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 Massacre autour du feu...

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Ayliän Faën
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MessageSujet: Massacre autour du feu...   Sam 26 Fév 2011 - 17:16

Une silhouette dans le ciel, voilant les étoiles, traçant un chemin irrégulier dans les airs assombris par la noirceur, passant devant l’astre des nuits, dévoilant alors un oiseau des plus braves portant en son dos deux elfes, porteurs de paix.

Voilà quelques heures qu’ils avaient quitté la cité d’Ardamírë, ils passèrent au-dessus du Labyrinthe d’Amarth, titanesque et mystérieux… et finirent par apercevoir la majestueuse statue des hommes leur signalant qu’Oryenna n’était qu’à quelques pas de là. Tandis que de l’autre côté, celle des vampires prônait fièrement, pointant de son épée Evanya elle-même. Le regard d’Ayliän sillonna chaque recoin, mémorisant aux détails prés les nouvelles terres. Le vol fut silencieux mais non sans émotion, les deux guerriers n’avaient pas à se parler pour se comprendre.

Les battements d’ailes sourds de Yalmenël permettaient aux voyageurs de rester discret à leur arrivée, survolant à présent la forêt du crépuscule, réputée dangereuse autant pour les humains que pour toutes les autre races. Lorsqu’enfin, Ayliän aperçut la tribu de Tarik, un feu prônait en son centre éclaircissant alors les barbares en pleine festivité, jouant semble t-il d’instruments bien étranges émanant de drôles de sons, buvant leurs alcools en chantant. Ils survolèrent la tribu discrètement et finirent par apercevoir un autre feu à une cinquantaine de mètre de celle-ci. Il ne fallut que quelques secondes à Ayliän pour comprendre que cet autre feu était au centre du camp des braconniers de la tribu. Le Gardien fit signe de la tête à Silmaredhel lui indiquant le camp qu’il avait certainement dû apercevoir lui aussi. Ils purent constater qu’il y avait quelques cages aux extrémités, formant un arc de cercle faisant ainsi face aux tentes des braconniers. A cette vision, le Gardien fut à la fois soulagé d’avoir eu raison et de l’autre attristé par cette barbarie venant des hommes. Yalmenël survola le camp des braconniers avant qu’Ayliän ne tira doucement sur son plumage pour que celui-ci ralentisse la cadence afin d’y poser le pied non loin.

Le faucon millénaire se posa délicatement et avec discrétion à une vingtaine de mètre du camp. Ayliän et Silmaredhel descendirent et préparèrent leurs armes pendant quelques minutes. Lorsque le Gardien eu finit, il sortit de sa sacoche blanche un bout de parchemin, une plume et un pot d’encre et se mit à dessiner la carte de ce qu’il avait vu des cieux. Avec une extrême précision comme à son habitude, il indiqua la tribu de Tarik et le camp des braconniers ainsi que la position qu’ils devront prendre car avant même de se poser Ayliän avait établit un plan.

Après une dizaine de minutes, son regard se posa sur Silmaredhel qui semblait être prés lui aussi. Ayliän se rapprocha de lui et posa le parchemin au sol.


Il pointa du doigt le nom de son ami et se mit à parler à voix basse.

- Tu te posteras derrière les cages, j’ai compté, il y en a cinq et de là tu attendras mon signal.
Moi je me posterai ici.


Il pointa ensuite son nom.

- Je me cacherai derrière les arbres à dix mètres du camp, j’abattrai l’un d’eux afin que les autres mettent toute leur attention en ma direction. C’est alors que je te donnerai le signal et tu libéreras les faucons.

Son regard se posa à Silmaredhel.

- Malheureusement, tu finiras certainement par te faire remarquer… mais nous aviserons.
Garde la carte, je la connais.


Il ramassa la carte et l’a tendit à son ami qui l’a prit et se relevèrent tous les deux.

- Silmaredhel, n’hésite pas à te servir de tes armes, ce sont des barbares, ils vendraient leurs propres enfants pour de l’argent… s’ils ne l’ont déjà fait.

Il fit une moue plus désolée et posa sa main à son épaule.

- Fais attention à toi mon frère.
Pour Evanya…


Ayliän porta alors son attention à Yalmenël plus loin, les attendant et hocha de la tête en sa direction, lui demandant de rester sage, ce que le faucon fit à son tour en basculant son visage sur le côté. Avant de s’en allait chacun de leur côté, Ayliän se retourna en direction de Silmaredhel, se remémorant alors ses dires à la cité.

- Je ne pourrai être un grand elfe sans les plus grands, Silmaredhel.

Le Gardien lui sourit et disparut à travers les arbres afin de se poster comme la carte l’indiquée.

Après quelques secondes l’elfe s’était accroupi contre un arbre, scrutant le camp des braconniers de son poste, espérant que son ami est fait de même. Le camp était beaucoup moins festif qu’à la tribu de Tarik mais les hommes semblaient boire tout autant, marchant maladroitement autour du feu, vacillant par-ci par-là en grognant. Un groupe de barbares s’était mis en rond à côté du feu, parlant de choses et d’autres qui semblèrent les énerver, se frappant entre eux tout en rigolant, recrachant leur ingurgitation, laissant l’alcool recouvrir leur barbe, d’autres se promenaient aux extrémités du camp, il fallait en conclure qu’ils étaient de garde. Ayliän ne pouvait s’empêcher ensuite de regarder les cages circulaires d’où les faucons semblèrent appauvris de vivres, s’essayant à briser les barreaux de leur bec avant de recevoir des pierres en plein visage de par les quelques barbares les surveillant. La colère du Gardien n’avait de cesse de grandir et intérieurement, il brûlait.

Comme à son habitude lors de ce genre de moment, Ayliän se parlait à lui-même à voix haute, essayant au mieux de contrôler son stress et ses émotions.

- Respire Ayliän…

Il prit son arc et y encocha une flèche, leva son arme et tendit la corde avec force.
Il lui fallait à présent dévoiler sa position et ainsi fixer toute l’attention des barbares en sa direction pour laisser Silmaredhel se charger des faucons. Et pour cela, il lui fallait abattre le barbare le plus au centre du camp, celui que tout le monde pouvait voir.

Un fin sourire se dessina à ses lèvres lorsqu’il eu choisit sa proie à une trentaine de mètres de lui, l’homme venait de se levait du groupe prés du feu. Ses yeux se plissèrent et sa corde était de plus en plus tendue, espérant que l’impact soit des plus violents et que le cri de sa proie soit des plus bruyantes.

Il respira profondément pour ensuite bloquer sa respiration évitant ainsi de bouger et décocha sa flèche qui partit en vrille à travers l’air, fendant l’espace entre l’elfe et le barbare, brisant ainsi la chaleur du feu pour ensuite se planter avec violence dans la poitrine de l'homme qui émit un dernier hurlement d’effroi avant de s’écrouler par terre telle une pierre. La flèche venait de fendre son cœur, arrachant sa vie d’un souffle. Les barbares se relevèrent tous d’un coup et hurlèrent, alertant l’ensemble du camp, certains sortirent des tentes, d’autres pointèrent du doigt dans la direction d’Ayliän, s’en pour autant l’avoir vu.

C’est alors qu’Ayliän se leva dévoilant ainsi à tous sa position, il encocha rapidement une flèche, tendit son arc et l’a décocha. La flèche traversa une partie du camp, passant entre deux cages, elle finit sa route en se plantant à un arbre devant Silmaredhel.

C’était le signal…

Les grognements des barbares crachèrent leur haine envers l'elfe.

- SALE FILS DE CHIEN!

- ON VA T’ECORCHER VIF!!!

Le Gardien était à présent à vue, pointé du doigt par les braconniers, certains se munirent de leurs arcs et se mirent à tirer en sa direction, d’autres munis d’épées rouillées à la main se ruèrent vers l’elfe. Ils semblaient tous regarder en sa direction, laissant alors à Silmaredhel quelques secondes pour libérer une partie des faucons millénaires sans se faire voir.

Bien qu’il sache que son ami ne pouvait l’entendre, il se mit à parler, espérant que Silmaredhel fasse de son mieux.

- A toi mon frère…

_________________

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Dernière édition par Ayliän Faën le Jeu 7 Juil 2011 - 16:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Massacre autour du feu...   Mar 1 Mar 2011 - 22:42

Sûnaiwë se sentait un peu mal à l’aise au début du vol, mais en bon aventurier intrépide qu’il était, il avait vite pris ses marques. Il n’avait jamais chevauché pareille monture et favorisait la marche plutôt qu’autre chose alors de là à voler, il y avait un sacré chemin. Obsédé par l’idée de réussir sa mission, de ne pas être un poids pour Aylän et de ne pas le décevoir, l’elfe ouvrait bien grand les yeux afin de ne rien rater de toute la scène qui s’offrait à lui. Il observait attentivement chaque détail que pouvait capter sa vue perçante elfique, enregistrant tout dans sa mémoire, sur une carte que lui seul pouvait revoir.

Le trajet avait été rapide et Sûna, comme on s’aimait à le nommer, commençait sérieusement à songer à se procurer l’une de ces montures volantes dans un futur indéterminé, lorsqu’il aurait les revenus, l’énergie et le temps de s’en occuper. Très vite, ils survolèrent leur lieu de destination : le campement de la tribu de Tarik. Le camp était en fête visiblement. De chants et de la musique - étrange au goût de Sûnaiwë - se faisaient entendre jusque dans le ciel étoilé, du moins, à leur altitude de croisière. Il commençait à se concentrer lorsqu’une autre lueur chatouilla sa rétine. Il y avait un peu plus loin, un autre campement. Pas de doute à avoir, il s’agissait bien de l’objet de leur quête. Des cages énormes étaient disposées en arc de cercle à l’extrémité Est du camp de braconniers, desquelles s’échappaient de temps à autres de petits cris strident qu’il reconnu comme ceux de Faucons. Il eut un pincement au cœur en pensant à ce que pouvait ressentir Yalmenël et une grande tristesse et désolation l’emplirent devant la cruauté sans borne de ces hommes. Ils les caillassaient de temps à autre, crachaient dessus pour les plus proches des cages et d’autres, devaient très certainement les insulter, aux vues de leurs gestes et leurs attitudes méprisantes. Cependant, il constata que les braconniers étaient eux aussi en fête et qu’ils étaient en majorité saouls. Ils n’auraient pas grand mal à pénétrer le camps, ou plutôt l’espérait-il.

Yalmenël amorça une descente non loin de leur objectif. Silencieux à souhait, il glissait majestueusement dans les airs. Il foula le sol avec une légèreté ahurissante aux vues de sa taille, mais cela n’étonna guère Sûna qui en était euphorique, mais il le garda pour lui. L’heure était au sauvetage. Il vit son aîné sortir un parchemin vierge, une plume et de l’encre et il se mit à cartographier la zone. Le jeune Dîn-Lothlossë sourit alors.

*Encore quelque chose qui ne changera pas… Malgré toutes ces années d’aventure, je ne suis point capable d’en faire autant… Tout au mieux, je peux mémoriser chaque détail dans mon esprit, mais le retranscrire ainsi à l’échelle…*

Ayliän Faën s’approchait de lui à présent et l’adrénaline commençait à se faire sentir partout dans son corps. L’elfe argenté vivait. Le Seigneur Faën posa le parchemin au sol et commença à lui énoncer le plan. Il écouta attentivement les paroles proférées par celui qu’il admirait pour ses qualités, mais aussi pour ces défauts, gravant chacune d’elles dans sa mémoire, notant au passage chaque changement d’expression et chaque geste du Gardien de la Nature.

-Silmaredhel, n’hésite pas à te servir de tes armes, ce sont des barbares, ils vendraient leurs propres enfants pour de l’argent… s’ils ne l’ont déjà fait.

A ces mots, Sûnaiwë Dîn-Lothlossë passa nerveusement la main sur les manches de ses sabres elfique qui trônaient sur son flanc gauche, accrochés à sa ceinture. Il n’avait encore jamais ôté la vie. Cependant, il était prêt à le faire pour Ayliän, pour défendre sa cause et ses idéaux, mais aussi pour sauver les amis de la Nature, les faucons millénaires, les frères et sœurs de Yalmenël. Ayliän, qui connaissait le point de vue à cet égard de l’elfe, anticipa et lui posa la main sur l’épaule en signe de réconfort et de compréhension. Sûna approuva d’un hochement de tête et d’un pâle sourire.

-Fais attention à toi mon frère.
Pour Evanya.

Sûna sourit alors.

« Soyez prudent aussi mon frère. Pour Evanya. »

A ces mots, il avait porté son poing droit à son cœur.

-Je ne pourrai être un grand elfe sans les plus grands, Simaredhel.

Ces mots se frayèrent un chemin en trombe dans le cœur de Silmaredhel qui ne su que répondre. Tout guerrier qu’il était, incapable de prononcer mot, il brandit de nouveau son arc, comme il l’avait fait plus tôt dans la soirée, cet arc que lui avait offert Ayliän et le porta à son cœur, faisant par la même la révérence. Il tourna les talons et fila à toute allure vers le point que lui avait indiqué le chef des opérations.

*Un grand ? Un des plus grands ? Est-ce vraiment ainsi que me voit Mon Frère ? *

L’elfe argenté se repassait la phrase en boucle dans sa tête. Il marchait à vive allure à travers la végétation forestière. Il se stoppa un instant, reprit ses esprits et poursuivit son périple. Il était déterminé à mener cette mission à bien afin de ne pas donner tort au Seigneur Faën, mais aussi pour rendre leur liberté à ces fières créatures.

CRAAAC !

Un bruit de branche cassée déchira les tympans de l’elfe. Il leva les yeux au ciel et eut à peine le temps de sauter en arrière. La branche se fracassa devant à ses pieds et …

*Un.. Un… *

"… humain !?"

Un homme était affalé sur le sol. Il se leva et fixa l’elfe, ahuri. Les deux êtres restèrent ainsi un petit moment puis le braconnier ouvrit la bouche, Sûna écarquilla les yeux, l’homme commença à reculer, l’elfe sortit un de ses sabres elfique, l’homme hurla.

"ALEerrrrrhh… "

Son cri s’étouffa aussi vite qu’il avait commencé. Sûna venait de lui planter son sabre dans la gorge. Il avait agît d’instinct et sans réfléchir. Il venait d’ôter la vie à un homme mais il n’eût pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Deux sentinelles approchaient de l’endroit où il se trouvait. Sans plus attendre, il attrapa son arc, tira une flèche de son carquois et lâcha un trait mortel qui se ficha en plein dans l’œil de celui qui était le plus avancé. Il sortit une deuxième flèche et décocha un nouveau trait qui se ficha dans l’abdomen de l’homme qui s’écroula à son tour. Il avait agît vite et sans réfléchir. Son cœur battait à tout rompre. L’adrénaline se diffusait à grande vitesse dans ses veines, ses sens étaient tous en éveil. Sans plus tarder, il délogea son sabre de la gorge du premier, l’essuya pour en ôter le sang et se dirigea vers les deux autres pour récupérer ses flèches. Il arriva en premier sur celui qui avait reçu la flèche dans l’abdomen. Il agonisait. L’elfe le retourna afin qu’il soit sur le dos et il croisa son regard suppliant. Un détail attira son attention. Une bourse gesticulante venait de glisser de sa main que Silmaredhel ramassa et ouvrit. Une fée en sortit et tournoya furieusement autour de son tortionnaire. C’en était trop. Sûna ferma son cœur, empoigna fermement son fauchon et abrégea l’odieuse existence de ce barbare. Il récupéra sa flèche, puis la deuxième, nettoya brièvement ses outils et rejoignit le point décidé par Ayliän. Il s’accroupit et attendit ainsi. Le camps semblait un peu plus calme. Soudain, quelque chose fit du bruit à son oreille et il leva la tête. La fée qu’il avait délivré virevoltait près de lui et semblait lui indiquer quelque chose sur l’arbre près de lui. Il s’agissait de…

« … la flèche d’Ayliän ?! »

Quand l’avait-il tirée ? Il n’en savait rien, cela devait faire moins de 5 minutes qu’il était là, deux minutes au plus. Il avait dû la
tirer juste avant qu’il n’arrive. Sûnaiwë bondit d’un coup, remerciant la fée au passage et se rua sur les cages laissées sous surveillance. Il empoigna ses deux fauchons et brisa les cordages qui maintenaient les barreaux des cages fermés. Il frappait à maintes reprises sur l’épaisse corde afin de la faire rompre. Une cage, puis deux, puis trois, il y allait aussi vite que possible, mais ce n’était pas évident. Il attaquait la quatrième lorsqu’il entendit des cris juste derrière lui. Il se retourna vivement, prêt à frapper mais resta coi devant le spectacle qui s’offrait à lui. Les trois faucons qu’il avait libérés étaient sortis de leurs cages.
Deux d’entre eux étaient aux prises avec des hommes qui étaient encore dans le camp. Ils devaient sans doute être dans les tentes et Silmaredhel ne les avait pas remarqués. A en en juger la distance qui les séparait lui et eux, ils avaient sans doute tenté de le prendre silencieusement dans le dos. Cependant, les faucons, avaient fait échouer leur plan. Trois hommes gisaient morts sur le sol et les autres les rejoignaient les uns après les autres. La fée qui ne lâchait plus l’elfe vint s’agiter de nouveau devant lui afin d’attirer son attention sur la scène derrière lui.Le troisième faucon entravait les cordes de la cinquième cage et l’elfe se jeta sur celle qu’il avait commencé, laissant ainsi sa sécurité entre les becs et les serres de ses amis à plume. Les deux cages s’ouvrirent en même temps et tous les volatiles furent libérés. Il se tourna de nouveau et constata avec joie qu’aucun n’avait l’air blessé et que plus personne n’était en état de les attaquer. Un homme tenta de s’échapper, mais Sûnaiwë ne lui laissa guère le temps de rejoindre la forêt. Une flèche bien tirée vint se ficher dans sa nuque. Les Faucons poussèrent un cri en simultané qu’il prit pour un cri de victoire.

Sûna alla récupérer une fois de plus sa flèche et la joignit aux autres dans son carquois. Le campement était vide, Ayliän avait donc réussi à les attirer, mais où ? Il ne fallait pas perdre un instant de plus. Il balaya le camp du regard et vit un cadavre percé d’une flèche. C’était l’œuvre du Gardien de la Nature à n’en pas douter. Il observa sa position et en déduit la zone d’où devait provenir le projectile. Il récupéra la flèche, la garda en main, empoigna son arc et se dirigea prestement vers la zone spéculée. Très vite, il vit des traces de pas, celles d’hommes, et au loin, devant lui, des flèches plantées çà et là. Il se retourna brièvement et lança un regard affectueux et plein de remerciement aux volatiles géants puis s’enfonça prestement en direction de là où devait se trouver Ayliän, la fée tournoyant toujours autour de lui.

« Attendez-moi Mon Seigneur. J’arrive ! »

Rapide, alerte et silencieux, il glissait à travers les arbres, ombre mortelle, prête à frapper au moment propice.
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Ayliän Faën
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MessageSujet: Entre les serres...   Mer 2 Mar 2011 - 19:10

Une course poursuite avait commencé en la forêt du crépuscule, Ayliän s’était mit à courir, éloignant ainsi les barbares, attirant la majorité des braconniers à travers la dense forêt. Agile et rapide, il sautait au dessus des troncs morts et des racines, des trous de terres et des cailloux, se frayant un chemin à l’aveuglette dans un noir bien trop ténébreux. Derrière lui, les hurlements des hommes, vomissant leur haine, tirant leurs flèches avec peu de précision de par leur ivresse, tandis que ceux armés d’épées semblaient plus à l’aise à la course.

- ATTRAPEZ-MOI CE SALE CREVARD!
- TUEZ-LE!!

Ayliän espérait être assez loin du camp, lorsque sa fine ouïe lui permit d’entendre les cris des faucons. Il se retourna et aperçu en plein vol, dans le ciel étoilé, les faucons millénaires du camp s’éloigner. Un léger sourire s’afficha aux lèvres de l'elfe, Silmaredhel avait réussit.

Il lui fallait maintenant survivre…

Il s’arrêta derrière un arbre, reprit son arc et y encocha une flèche.

- A toi Ayliän…

Il sortit de sa cachette et décocha une flèche qui vint à se planter dans la carotide d’un des barbares, le sang se mit à asperger le visage de ses compagnons avant que son corps ne rejoigne la terre.

- JE VAIS T’ARRACHER LES OREILLES!

Une deuxième flèche venant du Gardien fendit l’air, et celui qui venait de prononcer ces mots n’avait plus qu’une flèche en guise d’œil droit, transperçant par la même occasion son crâne. Ayliän ne savait combien ils étaient, il ne pouvait compter que sur les silhouettes et les bruits des braconniers, mais il sentait qu’ils se rapprochaient de plus en plus et à une vitesse préoccupante. L’alcool venait à décupler leur force et leur endurance mais s’en voyait aussi augmenter leur maladresse. Une troisième flèche atteignit le cœur de l’un d’eux… mais le Gardien fut distrait… Ayliän ne l’aperçu pas, la noirceur de la nuit l’ayant empêchait de la voir venir et pourtant elle se voyait en bonne trajectoire et finit pas se planter dans l’abdomen de l’elfe, ré ouvrant une ancienne blessure…

Le Gardien venait de recevoir une flèche en son ventre, en plein cœur de sa cicatrice autrefois recousu par Sarion, la blessure du petit bois enchanté d’Angaïla se remit à saigner. Ayliän tomba sur les genoux et un jet de sang sortit de sa bouche, il tenait son arc de sa main droite et de l’autre empoigna la flèche et la brisa afin qu’elle reste en son ventre, évitant ainsi de la retirer et de perdre plus de sang encore.
Ses yeux virèrent de côté, son esprit se mit à vaciller, jusqu’au néant…

Ses yeux s’ouvrirent de nouveau mais il n’était plus en Oryenna, il n’était plus en 243…
L’arbre aux milles lumières scintillait tant de par les nombreuses lucioles qui dansaient autour de lui.
Il regarda ses petites mains d’enfants… il avait 18 ans à nouveau…
Une silhouette apparut, s’agenouillant à lui, le guerrier posa ses mains à ses épaules.

- C’est le collier Ayliän… maintenant tu sais.
Relève-toi mon fils!


La noirceur de nouveau… le néant… puis le réveil…

Les yeux du Gardien s’ouvrirent, il était toujours agenouillé sur le sol, ses vêtements s’imprégnaient de son sang et un morceau de flèche était resté volontairement en son abdomen… mais il se releva.

Il se releva, encocha une flèche et tendit son arc avant d’envoyer le projectile en plein cœur de l’archer qui l’avait blessé, le dernier.
Ensuite, il lâcha son arc et s’empara de sa dague recourbée, les braconniers n’étant plus assez loin, il était temps de combattre au corps à corps.

Les hommes se mirent à marcher, s’approchant de l’elfe blessé, main gauche protégeant sa blessure et le bout de flèche qui en ressortait.

- SALETE D’ELFE… TU VAS CREVER!

Ayliän serra la poignée de sa dague avec force quand soudain des battements d’ailes sourds firent valser les cheveux du gardien, se retournant alors, il aperçut à quelques mètres de là un barbare prisonnier des serres de Yalmenël. Le faucon venait d’éviter à celui-ci de l’achever par derrière et le serra de toutes ses forces entre ses griffes acérées et d’un long cri strident, les hurlements du barbare se firent plus intenses tant les serres de Yalmenël brisèrent ses os, ses côtes se broyèrent entre elles, le sang se mit à jaillir de ses orifices et le bruit des craquements finirent par prendre sa vie.

Ayliän n’était plus seul, il se retourna face aux barbares horrifiés d’un tel spectacle et bien qu’il perde du sang, se mit en position de combat.

- A votre tour…

Un des barbares se rua sur l’elfe, balançant son épée dans les airs avant de la perdre aussitôt au contact de la dague elfique. Essayant de la reprendre, il ne pu apercevoir le coup d’Ayliän qui l’égorgea d’un rapide mouvement. Le sang se mit à tapisser le sol tandis que les autres barbares se mirent à marcher en sa direction. Ayliän ne pouvait faire face à ces huit barbares, sa blessure commençait à voiler sa vision et affecter ses mouvements, pourtant il se tenait prêt, jusqu’au bout…

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MessageSujet: Re: Massacre autour du feu...   Jeu 3 Mar 2011 - 0:12

Sûnaiwë se mouvait avec grâce à vive allure. Il semblait léviter au dessus du sol tant il se déplaçait vite. On avait l'impression qu'il était dans son élément et c'était le cas. L'elfe était à la recherche d'Ayliän Faën qui devait sans doute avoir les braconniers à ses trousses. Il espérait que rien de fâcheux ne lui soit arrivé et s'en voulait d'avoir pris autant de temps. L'obscurité était totale et même avec ses yeux d'elfe, il avait grand mal à percevoir distinctement ce qui se dressait devant lui. Il distinguait à peine les formes et se fiait plus à son instinct qu'à sa vue.Il se mit à espérer qu'il était sur le bon chemin il entendit des voix hurler.

- ATTRAPEZ-MOI CE SALE CREVARD!
- TUEZ-LE!!

C'était à n'en pas douter, des voix d'hommes, sûrement ces maudits braconniers. Son pouls s'accéléra et il accrut sa vitesse de déplacement. Son frère, comme il l'appelait, était donc en grand danger. Combien d'hommes étaient à sa poursuite ? Il n'en savait rien, mais une seule chose résonnait dans son esprit. Il était en vie !

- JE VAIS T’ARRACHER LES OREILLES!

Une nouvelle fois, un braconnier avait aboyé à travers la forêt, ce qui signifiait qu'il était certes toujours vivant, mais surtout qu'il avait dû engager un combat, à en juger par le ton de celui dont provenaient ces mots. Cette fois, le cœur du guerrier ne battait plus d'excitation, mais de peur. Il était mal à l'aise. S'il arrivait quelque chose au Seigneur Faën, ce serait de sa faute et il ne se le pardonnerait pas.

Sûna prit une profonde inspiration et fit le vide dans son esprit. Il savait à présent où étaient situés ceux qu'il poursuivait et savait aussi qu'il en était tout proche. Dans quelques secondes, il devrait certainement tuer de nouveau et de sang froid.

"Piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip ! Piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip ! Piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip ! "

La fée qu'il avait délivré précédemment s'égosillait. Des formes mouvantes étaient en vue.

"Oui petite fée, j'ai vu."

Il stoppa sa course et s'accroupit prêt d'un arbre. Il essayait d'évaluer la situation et de localiser Ayliän, tout en dénombrant les ennemis. Un long cri de souffrance vint déchirer l'obscurité et mourir dans les oreilles de Sûna qui eut un frisson. Un homme agonisait probablement dans d'atroces souffrances et il crut distinguer les formes d'un Faucon géant. Était-ce lui qui prenait la vie de cet être? La question mourut aussi vite qu'elle germa dans son esprit. Il reporta son attention sur la silhouette qui s'était redressée auparavant, une silhouette svelte et familière. Il se tenait étrangement debout, peut être était-il blessé. Nouveau frémissement. Un homme s'élança à sa rencontre. Cliquetis métallique de lames qui s'entrechoquent et bruit écœurant d'un homme venant de se faire égorger, la masse s'affala sur le sol et les autres silhouettes accélérèrent leur cadence, fondant sur celui qui devait être son mentor. Il prit son arc, encocha la flèche d'Ayliän qu'il avait toujours en main et compta.

*... six, sept... Huit !*

Ils étaient huit et visiblement, ils lui tournaient tous le dos.

"Piiiiiiiiiiip ?

-Reste en retrait petit être pur, cela risque de devenir fâcheux et une telle scène ne sied point aux yeux d'une si jolie demoiselle que vous.

Piiiiiip...."

Sûna sourit à la fée qui se posa sur une racine. Il retourna la tête, se concentrant sur les silhouettes. Son visage exprimait une profonde concentration et on pouvait voir brûler une flamme de détermination au fond de son regard d'argent. Il ferma les yeux, inspira longuement, expira et se faisant, il lâcha la corde, et attrapa une autre flèche qu'il arma à son tour.

TCHHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIIIIIP ! TCHHHHHHHHHHHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIIP !


Les deux flèches tirées coup sur coup avaient fusées dans l'obscurité et avaient fait mouche. Les deux brigands les plus en retrait venaient de s'écrouler quasi simultanément. Sûna avançait en en courant vers le théâtre des affrontements, toujours silencieusement, à la manière elfique. Un autre trait mortel, et un nouveau cadavre. Son cœur battait à tout rompre. Il lâcha son arc et saisit ses fauchons elfique aux manches nacrés et tous blancs. S'il devait mourir, autant que ce soit pour une bonne cause, mais il ne sentait pas encore son heure venue. Il resserra son étreinte et banda ses muscles.

"Me voici Seigneur ! "

Il avait hurlé expressément pour détourner l'attention des brigands. Deux d'entre eux, les plus en retrait et donc les plus proches tentèrent de se retourner pour attaquer, mais ils n'eurent pas vraiment le temps d'ajuster leur frappe. Bénéficiant de l'effet de surprise qu'il s'était créé, Sûnaiwë s'était frayé un chemin jusqu'à eux. Il entailla, d'un geste vif et assuré l'abdomen du premier qui s'affala, pivota sur lui même, faisant un tour complet qui lui permit d'éviter de justesse l'épée du second braconnier qui frôla sa hanche droite et déchira légèrement sa tunique, lui entaillant superficiellement la chair. Profitant de l'élan de son mouvement, il trancha, nette, la tête de son adversaire.

"Plus que trois ! Voici qui est plus équilibré, ironisa l'elfe. J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre mon Seigneur !"

A peine eût il prononcé ces paroles provocatrices qu'il dût faire appel à ses réflexes et stoppa la hache qui fondait droit sur son crâne, en croisant les lames de ses fauchons devant lui, au dessus de sa tête. Un homme plus imposant se tenait face à lui et avait vraiment envie de le tailler en pièce, de manière à lui faire ravaler son insolence. Les braconniers n'étaient plus que trois mais ce n'était pas encore joué. Celui qui lui faisait face avait l'air coriace et un long combat allait s'engager. Sûna n'était même pas sûr de l'issue du combat, mais un sourire malsain illumina son visage, un sourire macabre.

*Mon heure n'est pas venue, en revanche, la tienne...*

Il repoussa l'arme de son assaillant et entreprit à son tour de lui porter un coup fatal qui fut paré lui aussi. La lutte s'annonçait serrée.

*Tenez bon mon seigneur...*
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Ayliän Faën
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MessageSujet: Dans la souffrance...   Dim 6 Mar 2011 - 18:10

La terre se mit à prendre une toute autre couleur, tapissé d’un rouge, elle s’imprégnait du liquide de vie et bien que la nuit noire ne puisse permettre un quelconque discernement, Ayliän, lui, pouvait y sentir l’odeur se rependre autour de lui. Le sang des barbares… ainsi que son propre sang…

Sa respiration se fit plus insistante, ayant tant de mal à garder conscience, la mort semblait essayer de l’attirer vers elle, affrontant ses dernières forces. Sa vision se mit à vaciller, le flou n’avait de cesse de cumuler sa hargne en son esprit et l’elfe comptait à présent sur ses autres sens comme l’odorat ou encore l’ouïe. Huit silhouettes se tenaient devant lui et celle du milieu semblait bien plus imposante et dangereuse, une hache semblait prôner en ses mains. Illusion ou réalité, Ayliän remarqua que deux d’entre elles, aux extrémités, venaient de disparaître, s’effondrant au sol. Les braconniers encore debout semblèrent ne l’avoir remarqué et un nouveau s’effondra tout aussi vite qu’il aperçut une silhouette courir en sa direction, la forme de son arme fut la seule preuve à Ayliän pour comprendre l’arrivée de Silmaredhel.
Mais était-ce réellement lui ou la dernière image qu’il se voulait voir avant de sombrer?

Il ne fallut que peu de secondes à Ayliän pour espérer de nouveau à la vie lorsque son ami hurla avec puissance sa venue, détournant ainsi tous les regards en sa direction. L’un des braconniers sembla s’effondrer sur le sol, éventrer, tandis qu’un autre perdit la tête, laissant à l’abandon son corps meurtri.

Les paroles de Silmaredhel firent sourire maladroitement Ayliän, serrant à présent d’une poigne puissante sa dague, reprenant le dessus sur la mort. Mais tout sembla vite se perdre lorsque celui du milieu brandit son énorme hache dans les airs avant de rencontrer les lames de Silmaredhel.

- BROIE-LUI LES OS ALGARD!

Lorsque l'un cria son envie, l'autre fit face à l’elfe blessé et profita de l’inattention d’Ayliän à son ami pour donner un coup de pied puissant à celui-ci. Ayliän retomba au sol, un genou par terre, comme pour en faire la révérence. Un rire sadique sortir des entrailles des deux braconniers, avant que le donneur du coups ne posa la plante de son pied sur le bout de flèche qui dépassé de l’abdomen d’Ayliän. Il y exerça plusieurs pressions, enfonçant le projectile douloureusement, transperçant son ventre.

- SALE CHIEN, TU VAS COUINER!!!!

La douleur se fit sentir et les tourments entourèrent Ayliän, la noirceur obscurcit sa vision, voilant sa vie d’un épais brouillard. Atroce douleur, tendant inexorablement à l’inconscience que combattait Ayliän, serrant les dents, laissant échapper quelques filets de sang caressant ses commissures. Les braconniers voulaient le voir souffrir, le faire hurler… mais Ayliän se refusait de s’y soumettre, il lui fallait tenir bon, mais le morceau de bois ne cessa de stopper son horrible ascension dans le ventre de l’elfe, arrachant ligaments, transperçant organes, procurant bien plus de souffrances encore…

- SUPPLIE-MOI DE T’ACHEVER SALE CH…

Le pied relâcha d’un coup le torse d’Ayliän, le corps du braconnier tomba sur le sol, gisant sans vie. Un battement d’aile, un bruit sourd… Yalmenël se posa à quelques mètres plus loin, recrachant de son bec la tête de l’homme.

- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Le bec du faucon était ensanglanté, son cri fut long et puissant, son regard se posa sur Ayliän et ensuite sur le deuxième braconnier, tétanisé par ce qui venait de se produire, figé par la peur, ses lèvres se mirent à trembler à la vision du faucon le fixant. Il détourna son regard vers Ayliän et sentit une douleur atroce au niveau du ventre. La lame de l’elfe s’y était plantée avec puissance, le regard affaiblit du gardien se posa au sien et reprit les dires du braconnier sans tête.

- Un elfe ne supplie pas…

Ayliän remonta d’un coup la lame qui se mit à ouvrir le ventre de l’homme, ses boyaux se bousculèrent pour sortir avant de s’étaler sur le sol.
Il ne fallut que quelques secondes pour que le cadavre ne les rejoigne.

Et dans un dernier effort, le Gardien de la Nature ramassa son arc, encocha une flèche et tendit la corde, épuisant ses dernières ressources. Déstabilisé, saignant en abondance, vacillant sur lui-même, les mains tremblantes, il inspira avant de couper net sa respiration et se concentra sur le barbare à la hache qui menait depuis, un combat enragé avec Silmaredhel. Il lui fallut de longues secondes d’incertitude pour en venir à être certains de ne pas toucher son ami et décocha sa flèche avant de tomber sur les genoux.

La plume de la flèche était enduite de son sang, permettant sans le vouloir à celle-ci d’être plus lourde et donc plus précise bien que moins puissante. Elle se planta dans la jambe gauche du braconnier, posant celle-ci sur le sol d’un cri de douleur, s’agenouillant à Silmaredhel.

- Achève-le… mon frère…

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MessageSujet: Re: Massacre autour du feu...   Mar 8 Mar 2011 - 13:14

La lutte était acharnée. Silmaredhel ne voyait aucune ouverture dans la garde de son ennemi, ne parvenant point à lui placer de coups d'estoc assez précis pour le désarçonner. Il était aussi fort que le laissait présager sa stature. L'homme était imposant et maniait la hache avec une dextérité hors pair.

*Un Nain géant?*

A cette pensée, le guerrier argenté ne pu se contraindre d'éclater de rire, d'un rire nerveux qu'on ne peut contenir.

*Ne vais-je tout de même pas laisser ma vie dans cette maudite forêt loin des miens ? Après toutes ses aventures, ces duels et j'en passe et des meilleurs, mon histoire ne va tout de même pas s'achever dans cette contrée obscure, dans l'indifférence de tous?*

Cling! Cling! Cliiiiiiiiiing ! Les lames s'entrechoquaient dans une mélodie macabre où la peur de mourir et le désir d'occir son adversaire étaient maîtres. L'humain avait une force bien trop grande pour la musculature d'un elfe, aussi costaud soit-il. Là étaient donc les limites de cette race fière. Sûna n'en pouvait plus. Il n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait à côté de lui. Il n'entendait plus rien. Seules les bruits causés par les lames qui s'entrechoquaient, résonnaient dans son crâne elfique.

La hache fendit l'air avec une incroyable vitesse, inexorablement attirée par le sol, désirant fendre l'elfe en deux. D'un saut réflexe en arrière, Sûnaiwë Dîn-Lothlossë parvint à esquiver de justesse le métal qui voulait le trancher en deux.A quelques centimètres prêt et il se retrouvait fendu comme une bûche. Il tente à son tour de contre-attaquer mais il n'avait pas assez d'équilibre, donc peu d'appui et son coup ne fut pas assez appuyé. Le braconnier eut le temps de relever sa hache qui heurta la main gauche de l'elfe et envoya choir à plusieurs mètres de lui l'un de ses Lossënie, ses fauchons elfiques. D'un revers de main, l'homme tenta de "gifler" le guerrier qui se baissa et vit arriver, de l'autre main de son adversaire, cette fameuse hache assoiffée de son sang, alors qu'il se relevait. Le brigand était un adversaire de taille, peut être même trop fort pour Sûna. Il avait réussi à se créer des ouvertures à foison depuis le début du combat et Sûna ne s'en tirait que de justesse. Il se baissa de nouveau tout en s'écartant légèrement, latéralement. Il se releva pour placer un coup, mais l'homme était bien trop rapide et expérimenté dans le domaine du duellistique. Sûnaiwë l'appris à ses dépends. L'homme frappait avec le revers de sa hache de guerre et l'elfe tenta de placer son sabre sur son côté droit, le tenant à deux mains, la lame pointée vers le sol. Son pied heurta un obstacle.

*Un... Un corps?*

"N... NOON !!!"

Silmaredhel avait parlé avec force, plus à lui même qu'à autrui. Un sourire barra enfin le visage tendu de l'homme. La hache arrivait trop vite. Même sans cet incident, il lui aurait été impossible de parer pleinement ce coup, mais là...

"AAAAAARGH !!!"

Sûna se prit le coup de plein fouet et un flot de sang gicla de sa bouche. Il roula, faisant plusieurs tours sur lui même. La violence du choc avait été inouïe. Il avait entendu un bruit sourd. Il finit sa course contre un arbre non loin de là. On ne sait par quel hasard ou instinct de survie, il avait encore son sabre à la main. Il entreprit de se lever, il se redressa tant bien que mal en voyant l'homme arriver sur lui, confiant. Une douleur atroce se fit échos dans sa poitrine. La tête lui tourna, sa vue se troubla et un nouveau flot de sang sortit de sa bouche. Il tituba et tomba à quatres pattes sur le sol. A présent, seul les battements de son coeur faisaient échos dans sa tête, accompagnés par la douleur aux côtes qui tambourinait au même rythme. Son palpitant battait à tout rompre et il avait de plus en plus de mal à respirer. Sa vue était trouble mais il parvenait à distinguer la silhouette macabre qui courrait à présent vers lui, la hache brandie au dessus de la tête, bien incrustée dans les deux mains puissantes de celui qui la tenait ainsi.

*Eh bien ma foi... Qu'il en soit ainsi... Pardonnez-moi Seigneur Faën, mon frère, ma famille, Yalmenël... Petite fée... Pardonnez-moi je vous prie... Pardonnez-moi père, mère... Je ne puis vous donner descendance et vais être le dernier membre de la branche des Lothlossë. Je vais emporter ce Noble nom avec moi dans la tombe. Pardon...*


CREVE MAUDITE BRELLE ELFIQUE DE MES DEUX !!!!

L'homme écumait de rage. Il n'était à présent qu'à deux pas de Sûna. Ses yeux étaient injectés de sang. L'elfe d'argent ferma ses yeux d'un gris éclatant. Son visage était encore plus pâle qu'à son habitude et un le sang qui coulait de sa bouche jurait sur son visage neigeux. Il était prêt à abandonner la vie. En fait, pas tant que çà, mais il ne pouvait plus rien faire. Il n'avait que très peu de forces et il ne pouvait plus inverser la tendance de ce combat déjà perdu. Il offit sa nuque à son bourreau et attendit ce qui lui sembla une éternité, un impact qui n'arriva jamais.

"FILS DE P*** !!!!"

Tout se remit en marche en Sûna. Sa vue se fit de nouveau claire, il entendait tout. L'homme avait un genou à terre et visiblement, il ne lui prêtait plus attention, extirpant de sa jambe ce qui ressemblait à une flèche.

"Compris Messire ! "

Sûna rassembla ses dernières forces, profitant du cadeau fait par Ayliän. Il empoigna fermement son sabre et dans un ultime effort, l'abattit sur son opposant, lui ouvrant un large sillon ensanglanté sur son visage surpris.

"Désolé..."

Ces mots étaient à l'attention de celui qui venait de perdre la vie alors qu'il ne l'aurait pas dû. Sûna marqua un temps de silence à la mémoire cet être courageux qui venait de périr.

*Repose en paix...*

Il alla ramasser nonchalamment ses armes et se dirigea vers Yalmenël et son maître. Sûna se tenait les côtes. Il remarqua enfin la blessure d'Ayliän. Il voulut l'aider à se redresser, mais il n'avait plus de force et tomba à ses cotés.

"Vous êtes blessé Prince Faën... J'ai failli à mon devoir...

-PIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP

-Ah ! tu es encore là petite fée... J'espère que tu n'as pas trop peur de nous, êtres souillés par le sang...

-PIIIIIiiiiip

-Je vois... Messire, voici une amie qui était en otage de ces braconniers et que j'ai hasardeusement délivrée..."

Sûna était allongé sur le dos, les bras en croix, ses armes à côté de lui. Il regardait le ciel. La fée vint se poser sur son nez et il pu pour la première fois la détailler. Elle était somptueuse. Il sourit et prit la parole de nouveau.

"Vous êtes gravement touché mon frère ! Il faut que nous allions au plus vite faire examiner cette vilaine blessure..."

L'elfe n'en pouvait plus. Il se tut, attendant une éventuelle réponse de la part du Gardien de la Nature. Il entrprit de se lever. Quoi que dise Ayliän, mission achevée ou non, il le ramènerait en Evanya. Il se dressa face à son mentor, lui tendant la main, la fée tournoyant autour de lui.

"Rentrons !"
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MessageSujet: Re: Massacre autour du feu...   Mer 9 Mar 2011 - 18:48

Lorsque le corps de l’homme tomba lourdement sur le sol, s’en était finit du combat contre les braconniers. Un combat acharné à travers la forêt du crépuscule non loin de la tribu de Tarik où le sang avait coulé plus qu’il n’en fallait pour prouver encore une fois que les elfes n’acceptaient que l’on touche à leur contrée. Sensation déroutante d’une envie d’un voyage exaltant au bord de l’inconscience, caresse d’une mort bien trop apaisante pour y faire face… Ayliän ferma les yeux… écoutant le chant des sanglots et les cris des morts…

Silmaredhel l’enleva de ses songes lorsqu’il s’assit à ses côtés, blessé lui aussi. Ayliän ouvrit les yeux et tourna son regard vers son ami en souriant douloureusement, heureux qu’ils s’en soient sortit tous les deux. Il comprit qu’il n’y avait pas meilleur allié que lui en ce genre de moment, que tout ceci n’avait pas été le fruit du hasard, oh non, c’était le destin…

Une lueur apaisante éclaircit alors les lieux, Ayliän se mit à penser aux lucioles de l’arbre aux milles lumières… lieu qui n’avait de cesse de lui manquer depuis son départ en tant qu’émissaire. Cette lueur apaisa étrangement sa blessure, lui redonnant plus de force intérieurement… pour offrir une aura si réconfortante, il ne pouvait en être autrement… une fée d’Ephaëlya… Redressant la tête, il l’a vit et inclina doucement la tête à celle-ci qui lui répondit d’un petit cri.

- Je suis enchanté...

Quelques minutes passèrent, les guerriers elfiques n’avaient bougé de leur place, son ami était allongé sur le dos, tandis que lui pensait inlassablement à Ezëkielle qu’il reverrai dés demain, si elle n’avait changé d’avis. Il lui fallait se raccrocher à la vie, pensant à des choses agréables, comme à la jeune elfe aux longs cheveux dorés et au regard océan. Il en sourit timidement, levant les yeux au ciel, il se promit de l’accompagner le temps d’une vie, si elle en avait toujours l’envie. Yalmenël quant à lui était assis prés de l’elfe, certainement heureux d’être intervenu pour sauver ses confrères à plumes. Le regard d’Ayliän vacilla en sa direction et sa main se posa au cou du faucon au bec ensanglanté, le caressant avec fierté, attirant son regard qui se porta vers lui.

- Merci mon beau…

Ca n’était non pas un simple remerciement mais bien plus, autant pour Yalmenël qui l’avait tout de suite compris, balançant son bec contre l’épaule de l’elfe en signe de camaraderie. L’elfe n’avait discerné les mots de Silmaredhel tant il n’était qu’à moitié conscient, occupé à caresser son faucon. Mais lorsque celui-ci se leva et tendit sa main, Ayliän lui sourit et prit la sienne afin de se relever.

- Oui, rentrons…

La douleur se fit sentir à nouveau, il porta sa main au bout de la flèche brisée en son ventre, le sang coulait encore, mais la fée de Silmaredhel semblait stopper son ascension du mieux qu’elle le pouvait de son aura enivrante.

- Yalmenël, nous rentrons!

- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Le cri du faucon brisa le silence, mais ne put atteindre la tribu de Tarik, toujours à festoyer. Le chant des instruments sembla envahir toute la forêt… Le faucon millénaire s’abaissa doucement laissant à Ayliän la possibilité de monter pour ensuite inviter Silmaredhel et sa nouvelle compagne. L’elfe posa son visage contre les plumes de Yalmenël et prononça les mots avant qu’il ne s’envole, quittant d’un bruit sourd le camp des braconniers maintenant vide, la forêt du crépuscule, la contrée d’Oryenna… à travers le ciel étoilé qui orné le monde d’Ephaëlya.

- En avant mon beau… en route vers la cité.

Le vol fut silencieux, comme à son aller, les deux elfes s’étaient certainement endormis ou vacillaient vers l’inconscient, laissant toute leur confiance au faucon millénaire les conduisant chez eux.

Après quelques heures de vol, Ayliän ouvrit les yeux, Yalmenël s’était posé en plein milieu de la place d’Eléänya, la caserne elfique. Ses oreilles étaient comme bouchées, n’entendant que des bruits sourds, les voix des gardes de la cité… ceux-ci coururent en sa direction, appelant de l’aide. Se redressant avec mal, l’elfe était bien plus pâle qu’à la normale et remarqua le plumage rougeâtre du faucon, son sang s’y était répandu…

- Qu’est ce… qu’est ce que…

- Doucement mon commandant, nous sommes là.

- VITE DES MEDECINS, NOUS AVONS DEUX BLESSES!!

Lorsque les gardes le dégagea de Yalmenël, Ayliän aperçu Silmaredhel qui se voyait aider par d’autres soldats.

- Que s’est-il passé mon commandant? Vous m’entendez?? Commandant???

- Je… j’ai… je ferais un rapport. Ecout.. ecoutez, prenez soin de cet elfe, c’est l’un des nôtres…

Ayliän avait tant mal à parler, il était si faible, mais se força.

- Prenez soin de lui, il se nomme Silmaredhel et trouvez lui des appartements privés à la caserne… il y vivra dorénavant… s’il le veut. Et… et offrait lui 8000 pièces d’or de ma bourse, il en aura besoin s’il reste.

- Commandant Faën, vous êtes gravement blessé…

- Faites-le soldat…

- Cela sera fait commandant, nos soldats l'emmène à l'infirmerie de la caserne, les médecins feront de leur mieux, maintenant, c’est de vous qu’il faut prendre soin, nous allons vous conduire au donjon et les médecins vous y soignerons.

Ayliän inclina la tête avant de détourner son visage vers Yalmenël.

- Nous prendrons soin de votre faucon commandant, venez!

- Il se nomme Yalmenël…

Un voile noir brouilla sa vision, perdant le contrôle de son corps, Ayliän s’évanouit…


Arrow ~ Evanya ~ Ardamir, la Cité des Elfes ~ Donjon Suprême ~ Deuxième étage ~Salle du gardien de la Nature ~ La Prêtresse de coeur... ~

(Hrp : Merci Sûna pour le rp, c'était un plaisir!)

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