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 Un régiment d'humains sur la terre des nains.

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MessageSujet: Un régiment d'humains sur la terre des nains.   Jeu 17 Mar 2011 - 0:11

En regardant attentivement, on peut discerner une demi-douzaine de ce qui semble être des humanoïdes. En ce jour aride, impossible de distinguer quoi que ce soit à moins d'une quarantaine de mètres. Les immenses piloris de pierres rouges ne paraissent même pas droit et le sol, lorsque l'on regarde au loin, semble être une immense étendue d'eau, qui n'est en fait qu'un simple mirage, déroutant les rares braves personnes s'aventurant ici. Ces six entités se rapprochant, il est maintenant possible d'affirmer leurs races de par leurs caractéristiques physiques à peu près discernable. Des humains, probablement. Chaque pas leurs est pénible, sur ces terres abandonnées. Au milieu de ces hommes, l'un d'eux se démarque. Il possède une armure qui fait reluire ce soleil flamboyant. Cet homme semble moins exténué que ses compères, à l'allure plus grossières. Haletant, leurs épuisements domine le silence habituellement présent sur ces longs déserts. Intéressons nous un peu plus à ce personnage, nommé Sigurd de Mannheim.

Voilà plusieurs heures qu'ils marchaient sous cette chaleur abrutissante. Ces six hommes formaient le deuxième régiment de l'armée d'Oryenna, subdivisée par plusieurs dizaines de bataillons, comprenant tout les grades militaires. Sigurd, dont le nom ressortait de plus en plus dans les petits papiers des dirigeants, a été confié d'une mission, d'après ses supérieurs, de la plus haute importance. Des évènements qualifiés d'anormaux auraient été identifiés par un éclaireur dans la zone des chemins abandonnés. Pourquoi donner cette mission à des humains, situés à plusieurs journées de marches d'Angaïla ? Tout simplement parce que les dirigeants nains, eux n'ayant reçus aucun rapport sur cette zone, n'estimaient pas utile d'envoyer une patrouille dans ce coin. Peut être enverrait-il une petite unité, qu'ils avaient simplement conclus dans leurs lettre.

L'escadron d'humains était composé en son sein de Sigurd, en tant que dirigeant de la troupe, d'une bande de deux camarades, aussi incompétents que désagréables à administrer, un roublard portant une longue cape à capuche, emmitouflant son visage ainsi que son corps, un homme de forte corpulence, à la fois très grand et robuste, outillé d'un énorme maillet trônant dans son dos et enfin une femme au visage sombre n'inspirant pas confiance, dotée d'un arc long et d'un carquois bourré de flèches. Alors que les deux compères ne pouvaient s'empêcher d'exacerber le reste du régiment de par le brouhaha constant qu'ils infligeaient aux autres, les quatre autres membres du groupe cheminaient en s'arrêtant régulièrement, histoire d'attendre les deux fauteurs de troubles, toujours en retard et ralentissant grandement le bataillon.

Après deux bonnes heures de marches sous ce soleil bouillant, les deux amis insistèrent pour prendre une pause. Sigurd leur accorda cette halte, constatant avec frayeur leurs éreintements. L'archère s'écarta un peu du groupe et se mit à contempler le soleil en plissant les yeux et en utilisant sa main comme visière. Elle se retourna vers le groupe après une constatation d'une vingtaine de secondes. S'adressant en priorité à Sigurd, elle lui dit, un regard consterné en direction des deux complices.

- Le soleil est à son zénith, nous sommes en plein milieu de l'après midi. On ne peut pas s'arrêter maintenant, sous prétexte que ces deux idiots sont incapables de marcher plus de deux heures !

Sigurd, accablé par le comportement de ces deux écervelés, comme l'avait si bien dit cette femme, soupira un coût, comprenant sa frustration.

- Je sais bien. Malheureusement, mon rôle est aussi de vous gérer tout les cinq, aussi bien toi que ces deux gus. Particulièrement eux, d'ailleurs.

L'archère, exprimant son mécontentement, se figea, un air irrité imprimé sur le visage. C'est à ce moment là que la brute prit la parole, s'adressant plus par ce qui semblait être des grognements que des mots.

- Je propose qu'on les laisse ici.

- Totalement d'accord !

- Bonne idée.

Tour à tour, l'amazone et le roublard acquiescèrent à l'idée du barbare. La réaction de deux intéressés ne se fit pas attendre.

- Certainement pas !

- Ah ça, non ! Capitaine, dites quelque chose !

Sigurd été submergé par toutes ces réactions. Son groupe était rompu, et réconcilier tout le monde n'était pas une mince affaire. Il tenta de calmer tout le monde une première fois, en manifestant son mécontentement de façon modéré. Cependant, ses suppléants n'avaient pas l'air de se préoccuper de lui, et ils continuèrent à s'hurler dessus. Pour la seconde fois, il cria avec une rage tellement prononcée que tous se turent. Omnibulé par ce qu'il venait de se passer, il resta immobile, alors que les autres membres du régiment se mirent à le fixer. Cependant, leurs regards divergèrent bien au dessus de Sigurd, comme si quelqu'un de beaucoup plus grand s'était placé juste derrière lui. Interloqué, il questionna le roublard, situé à sa droite. Celui-ci glissa ces quelques mots à l'oreille de Sigurd.

- Derrière vous, monsieur...

Lentement, Sigurd se retourna, histoire de constater ce qui avait pu figer toute sa troupe. Son corps entier se paralysa. Une créature immense se trouvait la, immobilisé, son regard planant sur les six humains. Le capitaine eut à peine la temps d'utiliser un juron pour exprimer sa surprise, que la créature vociféra de toutes ses force. La bête leva sa patte en l'air, et l'abattu ou était regroupé le régiment. Sigurd, le barbare, l'archère et le resquilleur roulèrent sur le coté, évitant de peu le choc, alors que les deux arriérés se firent tout simplement écrabouiller.

Les quatre opposants restant sortir chacun leurs armes respectives. Le combat s'annoncé compliqué, et si du renfort n'apparaissait pas rapidement, le future serait bien incertain pour Sigurd et ses soldats.

[ HRP : La créature est un Ankheg. ]

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Un régiment d'humains sur la terre des nains.   Jeu 17 Mar 2011 - 5:07

Njörd était arrivé dans cette tourelle branlante la veille, alors qu'il descendait en direction du Sud pour un voyage sans but précis. Il avait décidé d'y faire une halte et avait donc rejoint pour la nuit quelques nains vagabonds gracieusement herbergés par deux vieux soldats. Il avait fort mal dormi sur une banquette qui avaient probablement vu défiler plusieurs générations. Aussi, après son repas de midi, il était monté en haut de la construction. Il espérait ainsi prendre une bouffée d'oxygène et de vent frais, la chaleur accablante de ce jour lui donnant l'impression d'être dans une étuve.

Njörd n'avait depuis longtemps plus senti un air aussi vivifiant. Du sommet de la tour de guêt en bois qui dominait les Chemins Abandonnés, il avait vue sur les plages rocailleuses de l'Océan des Titans, où venaient s'échouer régulièrement en grand nombre des fracas de planches d'un quelconque navire englouti dans les eaux noires. Et lorsque la mer avait été clémente, quelques malheureux naufragés y accostaient à bord de leurs chaloupes. En scrutant en direction des Chemins Abandonnés, il voyait à perte de vue des landes pliées sous le poids de la chaleur. Les arbres semblaient souffrir tellement leurs feuilles étaient jaunies, comme prêtes à s'enflammer à la moindre étincelle.

Les chemins zigzaguaient à travers la forêt et disparaissaient en certains points pour réapparaître des lieues plus loin. Le seul et unique point positif de cette journée qui devenait pesante était qu'avec l'absence de nuages et de toute brume, la vision devenait excellente. Njörd pouvait ainsi avoir tout le loisir de guetter à des kilomètres si quelqu'un arrivait. Les neuf mètres de hauteur de la tour suffisaient pour donner au nain assez de surplomb sur le paysage.

Décidant de ne pas reprendre la marche cette journée, Njörd s'éternisa sur son promontoire, observant attentivement ce qui se passait autour de lui. Il aperçut alors à une distance raisonnable un petit groupe d'individus peinant visiblement à avancer. Les personnes qui s'aventuraient en de telles zones à une telle époque étaient rares, et d'autant plus inconscientes et naïves des dangers potentiels qui pouvaient arriver à tout moment.

En regardant plus attentivement, il se rendit compte qu'il s'agissait d'humains. Que venaient donc faire des gens d'Oryenna en de tels lieux? Njörd, d'un naturel méfiant, ne se réjouit pas de voir des inconnus pénétrer en Angaïla. Les dirigeants nains, bien tranquilles à Kazad Duraz, étaient-ils au courant de tels agissements? Retenant leur position à ce moment précis, Njörd descendit quatre à quatre les marches abîmées de la tour et s'en alla voir les deux supposés gardes. Après avoir requis leurs conseils, et les voyant plus occupés à sculpter des pipes en frêne qu'à accorder intérêt à son questionnement, il prit la décision de partir en hâte se renseigner lui-même sur ces étrangers. Attrapant son tromblon et son arbalète, il quitta sa demeure provisoire, sachant quel chemin emprunter pour les rejoindre parmi la multitude de voies qui s'ouvraient devant ses yeux. Le néophyte serait fou de s'engager dans un tel labyrinthe car il y errait des jours entiers sans en trouver la sortie, et surtout en étant la proie potentielle d'un nombre relativement élevé de bêtes toutes plus dangereuses les unes que les autres.

Après une bonne vingtaine de minutes de marche aux aguêts d'un éventuel animal égaré, Njörd semblait prêt à croiser d'un instant à l'autre le groupe d'inconnus. Au détour d'un bosquet assoiffé, il les vit, prenant une pause. Il s'agissait visiblement de soldats étant donné leur attirail de combat. Le mécontentement d'une partie des compagnons tourna à la colère. C'était à celui qui élevait le plus la voix. Njörd riait intérieurement de tout ça, en se demandant ce qui allait advenir d'eux dans cet endroit désertique s'ils n'étaient même pas capables de s'entendre.

Son questionnement trouva vite réponse. Semblant surgir de nulle part, un ankheg se posta aux côtés des personnages, stoppant net leurs cris. D'une attaque très rapide, il élimina deux des soldats, les quatre autres ayant été projetés à plusieurs mètres. L'animal attrapa de ses mandibules l'un des corps inanimés au sol et le jeta au loin.
En une fraction de seconde, Njörd se remémora ce que lui avait enseigné un maître nain lors de son arrivée à Kazad Duraz. Il en avait appris beaucoup des créatures qui fréquentaient les contrées d'Angaïla. Il se souvînt ainsi des points faibles des ankhegs. N'hésitant pas - même pour des inconnus armés - il se lanca à l'attaque du monstre, surgissant par derrière. Njörd profita de sa petite taille pour se glisser sous le monstre de plus de deux mètres de haut, et de là, il tira un coup de tromblon dans son bas-ventre. Cette explosion sur sa partie du corps la plus fragile lui déchira l'abdomen et le fit rouler sur le côté. Se relevant d'un geste sûr, Njörd attrapa une poignée de cailloux sur le sol brûlant et en chargea son tromblon par le canon.

- Je vous conseille de vous préparer, il est loin d'être achevé.

A peine ces mots prononcés, Njörd regarda avec insistance les quatre autres personnes. Puis il posa un genou à terre pour prendre appui, et se prépara à tirer. A une dizaine de mètres de là, l'ankheg se relevait déjà, et malgré sa blessure apparente et dégoulinante d'une substance noirâtre, il semblait lui aussi prêt à venger cet affront.
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