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 Douces et tendres confidences

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MessageSujet: Douces et tendres confidences    Sam 29 Oct 2011 - 22:29

Cela faisait déjà quelques temps que Yasukun voyait la jeune elfe qu'il avait rencontré un soir en Evanya. A chaque nouveau rendez-vous, ils avaient ces gestes tendres l'un envers l'autre sans vraiment se dire en couple. Mais aujourd'hui il était décidé à lui avouer combien il l'aimait, combien elle faisait son bonheur et qu'il la voulait à ses côtés pour le restant de l'éternité. Le vampire attrapa une plume et le plus beau parchemin qu'il puisse trouver en sa demeure. Il s'installa à son bureau et commença à rédiger une douce lettre :


«  Chère Narya,

Depuis cette tendre soirée où nous nous sommes rencontrés et au fil des moment que nous avons passé ensemble, il s'est éveillé en moi un immense amour à votre égard. Je vous avoue pourtant que depuis la mort de ma femme, je ne pensais jamais connaître de nouveau le bonheur d'aimer car la douleur de sa perte prenait toute la place en mon cœur, devenu bien trop hostile pour d'autres sentiments plus légers. Et pourtant, je bénie mes pieds de m'avoir emmené en Evanya, votre lieu de résidence et je remercie ma maladresse de vous avoir bousculé cette nuit-là. Je crois que le destin m'a fait un cadeau, au détour de ce chemin dans cette magnifique contrée elfique qu'est la vôtre. Et je voudrais par cette lettre vous avouer tous les sentiments que j'ai à votre égard : je vous aime. Lors de notre premier baiser, il y eut comme une vague de chaleur qui me submergea, je me suis senti soudain pleinement vivant et non plus vampire. Et à chaque moment passé à vos côtés, je me sentais revivre ! Ce sentiment incroyable qui m'envahit lorsque nous sommes ensemble, il me semble qu'il s'agit d'amour et cet amour, je veux le vivre pleinement à vos côtés. Il est peut-être un peu tôt pour vous offrir la lune, mais laissez-moi en attendant vous offrir tout ce que je possède, et la meilleure tendresse dont je suis capable. Cependant, cet amour laisse en moi une terrible peur : celle que vous n'acceptiez jamais vraiment ma nature. Bien que les elfes vieillissent très lentement, ils ne sont pas éternels comme les vampires et même si cette pensée me projette dans un avenir peut-être irréalisable, elle me hante à chaque fois que je pense à vous. Je me nourris de sang frais, je dois vivre la nuit car le soleil m'est ennemi, mon corps est froid car déjà mort et vous risqueriez votre vie parfois à venir dans ma contrée. Même si je vous promets que je vous protégerai toujours jusqu'à mon dernier souffle, que je vous offrirai si vous m'en croyez capable tout le bonheur du monde, que je vous aime plus que n'importe qui à présent, le choix vous appartient à vous, et à vous seule. Ainsi je vous le redis, je vous aime.

Narya, première prêtresse d'Evanya, si vous acceptez mes sentiments et s'ils sont vôtres aussi, je vous attendrez à la porte de la cité d'Ambroisie à la tombée de la nuit et cela durant un mois, et jamais je ne faillirai à ma parole.

En espérant vous revoir bientôt.

Yasukun Vlad Lucifer, un immortel amoureux. »



Cette nuit-là et comme depuis quelques nuits, le vampire attendait dissimulé sous sa cape noire à l'entrée de la cité d'Ambroisie, quand soudain il l'aperçut. Oui, c'était bien elle, Narya la douce elfe qu'il aimait. Yasukun ôta la capuche de sa cape et lui offrit son plus beau sourire tout en restant à sa place, ne sachant s'il devait aller à sa rencontre ou non. Il se redressa et attendit en ne quittant pas des yeux sa tendre beauté elfique. Il l'aimait tant à présent.


Dernière édition par Yasukun Vlad Lucifer le Dim 20 Nov 2011 - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Douces et tendres confidences    Dim 30 Oct 2011 - 20:16

La prêtresse était assise dans la salle du conseil de garde, espérant y trouver un peu de tranquillité. Son regard émeraude était accroché à plusieurs parchemins éparpillés sur la table. Elle était si concentrée sur ses écrits que lorsqu’un soldat de l’armée elfique l’aborda, elle sursauta.

« Pardonnez-moi Mademoiselle Galdariel. Nous avons reçus cette lettre pour vous.»

L’homme argenté me tendit alors une enveloppe blanche sur laquelle le nom de la femme de haut rang était inscrit. Elle sourit à l’homme tout en le remerciant. La prêtresse examina alors le lit de la lettre, se demandant qui pouvait lui avoir envoyé. Un petit couteau était à proximité de la jeune créature. Elle le prit donc et, délicatement, elle entreprit de l’ouvrir. Lorsqu’elle commença sa lecture, un immense sourire prit place sur ses traits fins. C’était Yasukun, ce vampire dont elle c’était prit d’affection. Il y avait un moment que la prêtresse n’avait pas passé un doux moment à ces côtés. Dans un élan de bonheur, Narya serra la lettre contre son cœur même si elle n’avait pas terminé de la lire. La joie l’envahissait à une vitesse folle, créant de nombreux sourires qui ne voulaient pas partir. Elle se remit ensuite à lire. Son cœur battait de plus en plus vite et ce jusqu’à la dernière ligne. La rouquine devait aller à sa rencontre. Un regard vers la fenêtre lui indiquait que si elle partait maintenant, elle serait présente lorsque le soleil se coucherait sur Ephaëlya. Sans prendre le temps de ramasser les écrits sur lesquels elle travaillait, Narya se dirigea à toute allure vers ses appartements. La femme à la chevelure de feu croisa un valet sur sa route. Elle lui dit :

-Mon brave, préparer moi un cheval avec des provisions pour trois jours. Je désire qu’il soit prêt lorsque je redescendrais, dans quelques minutes.

Sans même attendre une réponse, elle continua sa course dans le Donjon Suprême. Elle prit quelques vêtements et elle les fourra dans un sac. Elle devait se dépêcher si elle voulait réussir à atteindre les terres vampiriques avant la tombée de la nuit de la prochaine journée. La prêtresse prit cependant le temps d’enfiler une longue robe noire. Elle désirait être à son meilleur lorsqu’elle rencontrerait le vampire. Celle-ci dessinait ses formes à la perfection et son regard paraissait plus vert. Sa chevelure paraissait plus rouge. Après une brève inspection dans le miroir, elle redescendit aussi vite qu’elle était montée. Elle franchit la porte avec empressement, ne laissant même pas le temps aux gardes de l’ouvrir à son approche. Le cheval, à son grand soulagement, était prêt.

-Je vous remercie grandement !


Ce fût les mots qui sortirent de sa délicate bouche à l’intention de son valet et de l’homme d’écurie. Elle partit donc en direction de Màvreah. La chevauchée était longue, mais pour voir cet homme, ne serait-ce qu’une seconde Narya était prête à faire des folies. Sans arrêt, le cheval de la jeune prêtresse avançait. Il avançait lentement afin de ne pas s’épuiser. La prêtresse gardait les yeux sur la route et celle-ci disparaissait doucement. La jeune femme commençait à être ensevelit sous la fatigue et ses yeux fermaient fréquemment. Après quelques heures de combat avec Morphée, elle céda finalement. Narya s’appuya sur le cou de son cheval, le laissant ainsi aller en direction de terres immortelles.

(…)

Les terres vampiriques approchaient, ainsi que sa rencontre avec Yasukun. Le soleil commençait doucement à disparaître et Narya apercevait au loin la fameuse citée. Lorsque les ténèbres avaient envahis l’horizon, la jeune femme n’était plus qu’à quelques mètres de lui. Un être encapuchonné attendait aux portes d’Ambroisie. Celui-ci retira la masse ténébreuse qui recouvrait son visage. C’était lui. Il lui sourit, elle fit de même. Son cheval s’approcha doucement. Elle en descendit, aider par le vampire. Elle posa son regard dans le sien, celui-ci était emplit d’étoiles. Elle le regarda, sans oser parler. La timidité peut-être ? Non, l’amour.

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MessageSujet: Re: Douces et tendres confidences    Mar 1 Nov 2011 - 20:38


Depuis qu'il avait envoyé cette lettre, Yasukun se rendait tous les soirs aux portes de la cité d'Ambroisie. Vêtu de sa cape sombre, il traversait la ville toujours impressionné par l'immensité de l'endroit, par l'architecture riche et noble se voulant à l'image d'une race pouvant être si cruelle et bestiale. Des êtres vivant avec la mort en eux, volant parfois le dernier souffle de vie d'autres créatures pour se nourrir. Comment une cité si majestueuse pouvait-elle se dire à l'image d'une race si imprévisible ? Ville de cadavres ambulants voulant paraître bien plus vivants qu'ils ne l'ont jamais été.

Pourtant, depuis quelques temps le vampire se sentait vivant comme lorsqu'il était humain. Il semblait retrouver petit à petit une certaine joie de vivre, un allègement de sa douleur due à la perte de son ancienne épouse, de la femme qui était la personne la plus chère au monde à ses yeux. Mais depuis ce soir en Evanya où il rencontra la jeune elfe prénommée Narya, une autre femme prenait une place importante dans son cœur au fil des moments passés ensemble. L'immortel se surprenait parfois à sourire lorsque le visage de la première prêtresse apparaissait dans son esprit, sourire inhabituel et amoureux.

Yasukun arrivait enfin aux portes de la cité d'Ambroisie, se demandant si Narya viendrait ou non. Avait-elle seulement reçu la lettre ? Et si elle venait, serait-ce parce qu'elle partageait ses sentiments ou pour simplement lui annoncer que l'amour du vampire était à sens unique ? Pourraient-ils être heureux à deux ? Pourrait-il lui faire du mal à elle, si un jour la Bête prenait le dessus ou saurait-il contrôler son envie de sang parfois insoutenable ? L'immortel semblait envahi par toutes ces pensées négatives, patientant dans la fraicheur de la nuit en Màvreah.

A sa vue, tous ses doutes se dissipèrent. Elle était là, Narya était venue ! Yasukun n'osait s'approcher dans un premier temps, mais il finit par s'avancer vers elle pour l'aider à descendre de son cheval, moyen de voyager bien trop inconfortable pour une haut gradée. Il ôta sa capuche et sourit sans peur de montrer ses canines aiguisées. La jeune elfe paraissait aussi timide que lui et ses yeux brillaient comme jamais, aussi beaux que les étoiles du ciel d'Evanya. Les deux être souriaient sans oser parler, ou sans oser rompre ce doux silence tout simplement. L'immortel passa la main dans la chevelure rousse de sa possible dulcinée et murmura :

« - Si vous saviez comme le temps me paraissait long à vous attendre. »

Le vampire l'avait attendu bien plus qu'elle ne le pensait, peut-être même depuis que les crocs de son père avait transpercé sa nuque pour le transformer. Il sourit de nouveau et approcha doucement son visage du sien afin de poser ses lèvres sur les siennes dans un tendre baiser. Yasukun semblait encore timide en cet instant, il recula et attrapa la main de la jeune elfe dans un geste doux. Dans un mouvement il indiqua la cité d'Ambroisie et lui proposa :

« - Je vous fais visiter ? »

L'immortel n'avait pas oublié le désir de Narya d'en connaître plus sur sa race et sa contrée. Bien que les elfes ne semblaient pas toujours les bienvenus en Màvreah à cause du passé mouvementé de l'impératrice et de son amante, la jeune prêtresse ne serait pas en danger tant qu'elle restait avec Yasukun, car il résidait aussi en Màvreah et appartenait au peuple dominant la contrée. De plus, une attaque serait considérée comme un grave incident diplomatique et nuirait aux relations entre races. Mais il n'avait pas oublié, elle souhaitait connaître la contrée vampirique et l'immortel serait son guide.
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MessageSujet: Re: Douces et tendres confidences    Sam 5 Nov 2011 - 3:15

Les lèvres du vampire étaient si douces. Le contact de celles-ci sur celles de la prêtresse déclencha une fois de plus de longs frissons. Un sourire en coin vers l’immortel, un regard dans le sien et le cœur en chamade. La proposition de Yasukun parvînt alors aux oreilles de l’elfe à la chevelure de feu.

-Avec grand plaisir. Une visite est toujours plus agréable en bonne compagnie.

Les pas des deux êtres résonnaient calmement dans la nuit. Le seul bruit perceptible était celui-ci. Les êtres habitant cette contrée étaient tous partis vers une destination probablement différente, à la recherche de nourriture. La cité était donc complètement déserte. La nuit enveloppait tout autour d’elle, créant une masse noire. Les étoiles étaient présentes, mais rare. Les deux êtres marchaient l’un près de l’autre depuis un bon moment. Dans la tête de Narya, des dizaines d’idées se bousculaient. L’elfe se demandait comment elle pourrait aborder le sujet de la lettre avec le vampire. À chaque fois qu’elle était sur le point de dire quelque chose elle se ravisait, trouvant que sa phrase n’était pas propice. Après plusieurs minutes, Narya ouvrit finalement la bouche se disant qu’il était plus que temps qu’elle avoue à Yasukun ses sentiments.

-Écoutez, je dois vous parler.

Les seuls bruits dans la nuit cessèrent. Le silence se fît alors écrasant, le cœur de la femme de haut rang battait rapidement. Son avenir allait peut-être se jouer suite à cette décision. Après une grande inspiration, elle leva les yeux et les posa dans le regard du vampire.

- Je suis venue ici afin de vous parler de cette lettre que vous m’avez écrite. Sâchez que je les mots que vous m’avez écrits ont faits battre mon cœur et que votre seul pensée illumine mon visage d’un sourire tendre et affectueux. Il serait un mensonge de dire que vous m’êtes indifférent. Ma tête pense à vous, mes lèvres souhaitent joindre les vôtres et mon cœur vous aime.

Les derniers mots de la prêtresse avaient été prononcés en murmurant. Les dernières paroles de celles-ci allaient s’éteindre doucement sur les murs qui les entouraient. Cédant place au silence une nouvelles fois.
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MessageSujet: Re: Douces et tendres confidences    Dim 6 Nov 2011 - 17:56


« -Avec grand plaisir. Une visite est toujours plus agréable en bonne compagnie. »

La jeune elfe et le vampire entrèrent dans la cité, silencieux, calmes. Les rues semblaient leur appartenir en cette nuit, comme si les congénères de Yasukun s'étaient donnés rendez-vous dans un autre lieu, loin des deux êtres. Le ciel de Màvreah sombre et dépourvu d'étoile n'égalait pas celui d'Evanya riche en astres lumineux mais les architectures elles, se valaient largement. Il espérait que la ville lui plaise et qu'elle soit à la hauteur de ses attentes. Il espérait que son univers plaise à Narya, tout simplement.

L'immortel et la première prêtresse marchaient dans un silence complet mais non pesant depuis déjà un moment. Il n'osait lui saisir la main affectueusement, ni ouvrir la bouche pour rompre cette complicité silencieuse. Le vampire la regardait sans cesse, il connaissait la cité d'Ambroisie par cœur et on pourrait même pu lui bander les yeux qu'il retrouverait son chemin. Il pensait à combien elle le rendait heureux, quand soudain Narya brisa le silence :

« -Écoutez, je dois vous parler. »

Ces paroles furent comme un coup de poignard dans le cœur du vampire, envahi par une peur soudaine et brutale. Avait-il pensé au bonheur trop hâtivement ? Cette complicité ne s'avérait-elle qu'illusion ? Le silence se fit pesant, lourd... Il déglutit tandis que la jeune elfe prenait une grande inspiration avant de plonger son regard dans celui du vampire.

« - Je suis venue ici afin de vous parler de cette lettre que vous m’avez écrite. Sachez que je les mots que vous m’avez écrits ont fait battre mon cœur et que votre seule pensée illumine mon visage d’un sourire tendre et affectueux. Il serait un mensonge de dire que vous m’êtes indifférent. Ma tête pense à vous, mes lèvres souhaitent joindre les vôtres et mon cœur vous aime. »

Au fur et à mesure des mots prononcés par la première prêtresse, le sourire de Yasukun se faisait plus large sur son visage. La nuit paraissait soudain très belle, aussi magnifique que la jeune elfe tandis qu'un long silence s'installa de nouveau dans la ville. Le vampire se mit à rire, d'un rire léger et heureux, sans moquerie aucune. Cela dura quelques secondes, puis il finit par reprendre son calme sans ôter son sourire et murmura d'une voix apaisée et douce :

« - Si vous saviez comme je suis heureux en entendant vos aveux. Et je ne sais que dire, je pense que les mots ne suffisent pas pour décrire ce que je ressens. »

Joignant le geste à la parole, il s'approcha de la première prêtresse et déposa ses lèvres sur les siennes tendrement. Sa main droite vint se poser sur la joue de Narya tandis que l'autre saisit la main de la jeune elfe pour entrelacer leurs doigts dans un mouvement amoureux et doux. Comment un simple contact pouvait-il vous rendre si léger, si heureux ? En cet instant, peu importe les questions qui pouvaient traversaient son esprit, Yasukun goutait au bonheur et ne voulait plus la quitter.

Leur baiser dura longtemps, puis le vampire l'interrompit doucement pour plonger son regard dans le sien, s'y perdant presque. Il sourit et se recula à peine pour mieux l'admirer. Comme elle demeurait belle, elle avait la beauté d'un ange et des yeux en diamant. A présent les deux êtres étaient liés, amoureux même. Souriant à cette pensée, l'immortel lui murmura doucement au creux de l'oreille :

« - Je t'aime. »
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