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 Une nuit comme les autres? [Terminé]

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MessageSujet: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Mer 9 Nov 2011 - 3:40

Douce et apaisante, voilà ce que serait cette nuit si la population vampirique que nous étions ne vivait pas lorsque la lune se pointait. Quel spectacle manquerions-nous si le soleil nous empêchait de voir toutes ces étoiles illuminer le ciel de mille feux scintillants. Mais cette nuit je n’avais guère le temps pour admirer ces boules de feu. Mes pieds se posaient l’un après l’autre, sur le sol pavé des rues de la cité, se devançant tout à tour, cherchant à aller plus vite l’un que l’autre. Mon corps évitait les obstacles ambulants de mouvements souples et vifs, les pans de tissus laissaient une trainé coloré sur mon passage. Heureusement que la nuit, tous les chats sont gris et que mon masque de dentelles noires était soigneusement posé sur mon visage, me rendant inconnue aux yeux des gens.

Mais vous vous demandez bien ce qui me poussait à courir à en avoir le souffle court et le cœur battant. Je me demande encore comment je m’étais retrouver à décamper comme cela, d’ordinaire les bourses pleines de pièce sonnantes se retrouvaient aisément vidées dans la mienne. Mais ce soir, j’étais tombée sur un bourgeois moins imbécile, ou plus chanceux que les autres, et ce fut par une chance inouïe, ou pour mon plus grand malheur, qu’il avait saisi mon poignet délicat en train de subtiliser son or. Je l’avais bousculé de mon bras libre et il avait défait sa poigne, s’étalant par la même occasion, sur son séant. Il faut croire que les gens enrobés on moins d’équilibre que les gens de corpulence ordinaire. Dans la lâcheté il avait bien vite hurlé à la garde. Deux patrouilleurs qui passaient non loin de là entendirent son appel à l’aide et se précipitèrent dans ma direction.

Leurs armures cliquetaient au loin, les gênant dans leurs mouvements, je pouvais sans mal les semer, mais la nuit s’annonçait clame et je préférais m’amuser un peu. Les deux étaient plutôt jeunes, des novices dans le domaine pouvais-je en conclure. Je m’amusais à les faire tourner en rond comme des bourriques, j’étais pour l’instant une souris qui s’amusait bien avec les chats.

J’allais ici et là, d’une rue à une ruelle, attendant que les deux miliciens s’épuisent et se lassent de courir après une cible inatteignable. Mon jeu serait alors terminé et je pourrais me reposer et rire de leur incompétence. J’allais parfois même jusqu’à m’arrêter et marcher normalement pour leur donner un coup de pouce. S’était un jeu dangereux, certes, mais je n’avais rien à perdre.

La course se prolongeait, mais je n’avais pas l’impression qu’ils allaient lâcher prise, à croire qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Je décidais de prendre une ruelle encore inexplorée pour les deux messieurs et de m’y engouffrer sans attendre. Les cliquetis n’étaient pas loin, mais je ne m’inquiétais pas pour moi. La ruelle était étroite, laissant presque que de la place pour deux personnes les épaules collées. Et là, je remarquais qu’il n’y avait qu’une seule sortie possible, celle qui était derrière moi. Une légère angoisse me prit, mais je ne baissais pas les bras. Un tonneau de bois se trouvait près du mur, il ne me suffisait que d’y grimper et d’escalader le muret pour traverser. Je ne devais tout de même pas me faire prendre aussi bêtement. Et puis une fois traversée, ils abandonneraient sûrement.

Je grimpais sur le tonneau et en me donnant un élan, j’attrapais le rebord du muret. Je me hissais ensuite à la force de mes bras, de l’autre côté de la paroi et me laissais glisser doucement au sol.


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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Jeu 10 Nov 2011 - 21:31

Un soir très étoilé, Jaral revenait vers la Cité d'Ambroisie après quelques jours passés dans la forêt des Murmures où il était parti chasser et dans la nuit sombre il se déplaçait silencieusement sur un sentier. Il entendait les murmures de la forêt mais il ne s’en préoccupait guère car il était en plein dans ses songeries. En effet il se sentait étranger dans ces territoires qui furent autrefois ceux de son enfance. Sa quête de rédemption l’avait ramené ici pour prendre un nouveau départ dans sa vie mais aussi pour montrer au monde que les Sangs-Mêlés sont forts. Après des heures de marche, il s’arrêtait près d’un point d’eau pour écouter encore plus les murmures de la forêt.

Puis quelques secondes plus tard, il se leva et remit de l’ordre dans ses pensées. Il décida de reprendre son chemin en direction de la Cité. Il marcha tout en accélérant sa progression et au bout de deux ou trois heures, il put enfin apercevoir les murs de la Cité. C’était dans cette cité qu’il pourrait enfin de prendre un nouveau départ dans sa vie. Il avança plus rapidement mais tout en restant sur ses gardes avec sa main gauche qui tenait le pommeau de l'une de ses dagues, chose qu’il faisait toujours. En effet il était tout le temps en danger car le monde était devenu risqué pour lui et pour ses confrères. Entendant un bruit il s’arrêta soudain de marcher et scruta alentour. Quelques secondes passèrent et constatant qu’il n’y avait rien, il reprit sa progression vers la cité et se perdit à nouveau dans ses pensées pendant qu’il regardait ses pieds. Au bout d’un moment, il s’arrêta à nouveau de marcher et leva les yeux. Il vit les portes de la Cité. Enfin il était arrivé, se disait-il en regardant au loin.

Jaral avança d’un pas plus assuré et aperçut une silhouette mais il crut à une hallucination. Cependant, intrigué par cette silhouette, il s’en approcha doucement mais d’un pas leste. Plus il se rapprochait de la silhouette, mieux il la distinguait. Puis arrivé à sa hauteur il constata que c’était une jeune femme, une vampire bien entendue. Elle ne devait pas être une vampire ordinaire se disait-il en la regardant. De plus il la trouvait très belle, mais il sentait qu’elle possédait une aura assassine. Se demandant quelles étaient les raisons de sa présence, il s’avança vers elle et s’éclaircit bruyamment la gorge. La jeune femme, surprise, se tourna vers lui. Il la dévisagea, puis ne parvenant pas à savoir si elle était effrayée ou simplement étonnée de sa présence, il prit la parole d’une voix douce.

Bonsoir mademoiselle, douce soirée n'est-ce pas?

Le vampire engagea la conversation avec la jeune femme se voulant agréable et respectueux car elle l'intriguait et il souhaitait en savoir plus sur elle. Peut-être que leur rencontre était un signe du destin mais il l'ingora mais au fond de lui il l'espérait..
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Ven 11 Nov 2011 - 7:57


Je fléchis les genoux en touchant le sol, évitant ainsi de causer trop de bruit. Je me redressais lentement et évaluais les lieux. Il s’agissait d’une autre ruelle, cette fois moins étroite que celle que je venais de fuir, des tonneaux et des amas de vieille chose rongeaient le bord des murs de pierres. De la végétation poussait entre les vieilles dalles du pavé. L’endroit était parfaitement désert. Je me retournais vers la mural que je venais de sauter et tendis l’oreille. Les cliquetis des armures des miliciens retentissaient de l’autre côté. Je me préparais à reprendre la course, si l’idée les prenaient de traverser le muret. Je m’éloignais lentement, prenant soin de ne pas faire de bruit. Les bruits métalliques et les échos de voix semblaient s’éloigner, mais je ne voulais pas prendre de chance.

Un bruit me fit sursauter et je me retournais en vitesse, faisant tournoyer les tissus de ma jupe. Un homme se trouvait là, silencieusement il s’était approché sans que je ne le remarque, trop occupé à surveiller les déplacements des deux compères. Je serais les dents tout en l’observant. Sa peau pâle et l’aura qui l’entourait trahissaient un vampire. Il avait fait beaucoup de bruit en s’éclairciras la gorge, je ne voulais pas qu’il parle en plus. Il risquait de me faire repérer, et cela, je ne lui permettrais pas.

Lorsqu’il m’adressa la parole d’une voix douce, je fus exaspéré. Il était évident qu’il allait parler, et les gardes ne s’étaient pas encore tout à fait éloignés. Je l’attrapais par un bras et l’attirais contre le mur. Cette approche pouvait sembler brusque pour un premier contact, mais je n’agissais que pour mon bien, et éventuellement pour le sien. Je plaquais ensuite ma main sur sa bouche pour l’empêcher de parler encore et murmurais à son oreille d’une voix presque inaudible : « Silence, ou cette nuit ne sera plus aussi douce. »

Je défis légèrement l’emprise que j’avais sur sa bouche et écoutais le silence. Une seconde et puis une minute s’écoula sans qu’aucun bruit ne parvienne à mes oreilles. Je relâchais complètement le vampire, m’en éloignant même de quelques pas. Cet idiot avait presque gâché une nuit magnifique. Il devait être sous le choc et se demander ce qui me prenait, ou encore me prendre pour une cinglée. Mais cela m’importais peu, j’étais désormais libre. Je le dévisageais encore, attendant de voir la réaction qu’il aurait. Je me méfiais également, qui sait ce que ce vampire recherchait.


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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Lun 21 Nov 2011 - 19:59

Jaral avait remarqué que dès lors où il avait ouvert la bouche, la jeune femme eut une réaction étrange comme si elle était effrayée par quelque chose ou meme quelqu'un. Elle se jeta sur le vampire et le plaqua contre lui. Elle avait réussi car Jaral ne posait aucune résistance contre elle, cherchant à comprendre ce qu'elle voulait. Puis elle ouvrit la bouche et dit d'un ton sec:

"Silence ou cette nuit ne sera plus aussi douce"

Jaral la regardait avec étonnement. Quel accueil se disait-il dans un coin de sa tête. Mais pendant qu'il était retenu par la jeune femme qui était une vampire, il put deviner dans ses yeux qu'elle avait été poursuivie par des personnes. Puis elle le relâcha tout en s'éloignant de quelques pas tout en le dévisageant d'un regard sombre. Jaral sourit devant ce regard qu'il ne connaissait que trop du à ce qu'il est. C'est-a-dire, le chef des Sangs-Melés. Il dévisageait la jeune femme également tout en se massant la gorge qu'elle avait failli étrangler. Quelques secondes qui parurent comme une éternité passèrent avant que le vampire n'ouvrit à nouveau la bouche et reprit la parole d'un ton courtois mais un peu froid du à ce que la jeune femme venait de lui faire vivre:

"Navré de vous avoir interrompu dans vos activités mais je suis sur que l'on vous a appris à etre poli. Votre comportement aurait mérité la mort si j'avais été dans un autre état mais je suis civilisé et je voulais uniquement engager la conversation"

Jara eut un rictus nerveux et reprit un sourire plus amical ainsi que le ton de la voix et dit:

"Pardonnez mon insolence mais votre attitude ne m'a pas plus. Bref je ne veux aucun mal et je me présente: Jaral Kerr et vous?"

Le vampire usait désormais de son charme pour essayer de l'amadouer et voulant trouver si elle était une sang-pure ou une sang-mêlée, il était prêt à tout. Il la fixa droit dans les yeux et attendit qu'elle réponde.
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Mer 23 Nov 2011 - 3:11

L’homme se laissa étrangement faire, il ne tenta même pas de résister lorsque je l’avais plaqué contre le mur une main sur sa bouche. Je le dévisageais étrangement par la suite, lui se contentait de porter une main à sa gorge, un réflexe d’entravé délivré de ses chaines. Il mit un temps qui sembla interminable avant de m’adresser à nouveau la parole. Je l’avais choqué, les paroles qu’il prononça et le ton froid de sa voix ne me trompaient pas. Mon air se fit alors plus hautain. Mon attitude l’avait choqué, la sienne me laissait sans voix. Me menaçait-il de mort?

« Pardonnez-moi, mais s’est de cette même mort dont je viens vous et moi de sauver en agissant comme cela. Et je suis certaine que cette proximité ne vous a pas déplu. »

Un rictus animait son visage, ma lèvre supérieur se souleva, laissant voir l’une de mes canines bien pointues. Je m’adressais à lui sur le même ton qu’il avait employé avec un peu de rancœur et de moqueries en plus. Il me devait carrément la vie cet abruti… Pourquoi ne s’en rendait-il pas compte? Je haïssais les mâles pour leurs esprits pervertis, tout en sachant que sans eux je ne pouvais me permettre un logement. Voilà que je rangeais cet inconnu avec les autres.

Il se présenta ensuite sur un ton plus doux, il avait cependant touché mon orgueil auparavant. Je levais le menton, indignée de ce qu’il avait laissé entendre. Sa voix s’était faite plus douce lorsqu’il s’était présenté à moi, devais-je en déduire qu’il ne me tenait plus rigueur pour l’acte passible de mort? Je retirais le masque noir de sur mon visage, si je me présentais aussi, il avait le droit de voir à quoi je ressemblais. Et surtout le masque n’avait plus son utilité première de me garder anonyme. Je le rangeais à ma ceinture et regardais ensuite Jaral dans les yeux. (Les hommes sont compliqués…)

« Je me nomme Ira. Mon nom vous est sans doute inconnu, comme le vôtre l’est pour moi. À moins que vous soyez un nouvel adepte du Refuge? »

Je tentais d’être polie et utilisait une voix douce en m’adressant à lui. Je n’avais jamais entendue parler de ce « Jaral Kerr » et ne l’avais jamais rencontré avant ce soir. Je me demandais ce qui l’avait poussé vers moi et ce qu’il voulait, après tout s’était lui qui m’avait adressé la parole en premier. Je le regardais ensuite de la tête au pied. Ses habits m’avaient contraient de ne pas laisser mes pensées s’échapper de ma bouche. Les clochards et les paysans ne portaient pas des étoffes comme les siennes. Je le regardais d’un œil nouveau, peut-être pourrais-je en tirer quelque chose si je savais y faire. Lui-même semblait désirer quelque chose, je n’avais qu’à trouver ce qu’il voulait pour en tirer profit.

« Puis-je savoir ce qui vous amène jusqu’à moi messire Jaral? »

J’usais de mes charmes pour l’amadouer, peut-être allait-il trouver ce changement de comportement radical, mais j’étais prête à tout pour ce que je voulais.


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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Dim 27 Nov 2011 - 5:46

« Pardonnez-moi, mais s’est de cette même mort dont je viens vous et moi de sauver en agissant comme cela. Et je suis certaine que cette proximité ne vous a pas déplu. »

L'attitude de la jeune femme se faisait plus hautaine et lorsqu'elle prononça ces mots, elle parla d'un ton plein de rancoeur et de moqueries. Cela ne choqua point Jaral qui s'en doutait qu'elle allait se mettre sur ses gardes car le ton qu'il avait employé auparavant était sec et haineux surtout. Au mot mort, Jaral leva un sourcil comme s'il faisait mine de ne pas comprendre ce qu'elle disait. En effet il devait faire comme s'il ignorait que la jeune femme était poursuivi par des gardes car elle aurait commis quelques méfaits dont il avait eu vent de la nature ainsi que du lieu où ils s'étaient produits. Cependant la vampire s'en moquait, il ne voulait rien en retirer de cette histoire. Enfin bref, il arborait son attitude hautaine également et en se présentant, il avait remarqué qu'elle avait retiré le masque qu'elle portait sur son visage. Derrière ce masque se cachait un magnifique vampire et Jaral en fut presque pas étonné, puis il l'entendit reprendre la parole tout en rangeant son masque à sa ceinture:

« Je me nomme Ira. Mon nom vous est sans doute inconnu, comme le vôtre l’est pour moi. À moins que vous soyez un nouvel adepte du Refuge? »

En entendant ses dires, le vampire sourit gaiement car il avait remarqué qu'elle tentait vainement de paraître polie en employant une voix douce. Il voyait également qu'elle devait se demander la raison pour laquelle il l'avait abordé, dont la réponse lui était sombrement inconnue. Il la fixa droit dans les yeux tout en laissant ses pensées vagabonder pour chercher où il avait entendu le nom de la vampire auparavant. Ce nom lui était totalement inconnu et il avait cherché dans sa mémoire, il ne trouva rien. Il en fut légèrement contrarié cependant il fut tiré de sa rêverie lorsqu'elle ouvrit à nouveau la bouche :

« Puis-je savoir ce qui vous amène jusqu’à moi messire Jaral? »

Jaral la dévisageait toujours et fut légèrement surpris par la dernière question d'Ira mais il inspira doucement et sourit largement . Il toussota un peu avant de dire d'une voix solennelle:

"Je ne peux vous donner de réponses claires car j'ignore totalement la raison pour laquelle je vous ai abordée... Mais je suis tout de même enchanté de vous rencontrer Ira. Et si je puis être indiscret, puis-je connaître la raison de votre présence en ces lieux?" Il appuya sa requête d'un large sourire dévoilant ses dents blanches.
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Ven 2 Déc 2011 - 3:01

Màvreah, cité vampirique d'Ambroisie.

Au sein de la grande Nébuleuse, brillait un immense astre à l'aspect laiteux, que de nombreux contemporains nommaient Lune. Une multitude de scintillantes lueurs embrasaient la voûte céleste, plongée dans une obscurité totale, pour un temps seulement. Le jour, depuis un moment s'était éteint, laissant place à la noirceur des ténèbres, à la douceur enivrante de la nuit. En Màvreah, contrée reculée, peuplée par des êtres éternels, se dresse la cité d'Ambroisie, bastion de la peuplade vampirique. Depuis la mort de la clarté de l'astre étincelant, une multitude de badauds grouillaient en son sein, sortant pour la plupart d'un sommeil inéluctable, vaquant à leurs activités quotidiennes. Il n'est pas nécessaire de préciser que cette activité de noctambules, est des plus normal pour des créatures ancestrales telles que les vampires. Toutefois, on pouvait dire que ces entités n'étaient pas les seuls à vagabonder dans cette cité. On y trouvait également des humains, des elfes parfois, et, beaucoup plus exceptionnellement, des Lycanthropes, dans les rares cas où ils y étaient tolérés, ou bien quand ils ne s'y trouvaient pas en tant captif, ou encore empalé sur une pic. Or, c'est bien l'un d'eux, fier créature que voilà, qui y séjournait en ce moment même. Frerenn Deadwood, personnage solitaire, venait de faire son apparition dans la cité impérissable depuis peu. Voilà maintenant sept lunes qu'il voyageait en compagnie de Lucius Von Hamer, compagnon de beuverie occasionnel, et illustre canaille de son état, en direction du Cimetière des Endormis.

D'après son nocturne et immortel compère , des combats clandestins devaient s'y tenir, incessamment sous-peu. En d'autres termes, cela signifiait plusieurs choses. En premier lieu, une source de revenu potentiel grâce aux paris qu'il était possible de dérober, aux combats que l'on pouvait truquer, aux quelques cou que l'on pouvait briser. Il fallait l'avouer, Frerenn ne recourait plus à ce genre de méthode depuis longtemps, toutefois, il devait concéder qu'il manquait cruellement d'argent, ces temps-ci. Comme le dit l'adage suivant, « la faim justifie les moyens ». Dans un second temps, ce genre de rassemblement était tout à fait propice pour faire quelques rencontres d'un certains type, établir quelques contacts utiles, et donc dans cette continuité, dénicher quelques personnages qui seraient à même d'apprécier les « talents » de notre cher Lycanthrope dans la force de l'âge. Et enfin, les événements de ce type étaient toujours fort intéressant, et à vrai dire, amusant. Certes, violents, mais amusant.

Leur route les avaient donc menée vers la cité d'Ambroisie, où il devaient faire halte quelques temps, avant de se remettre à voyager. Lucius l'avait conduit dans une auberge de la capitale, où ils devaient séjourner obligeamment durant la journée, pour des raisons, de toute évidence, pratiques. Pour ces même raisons, Frerenn avait senti l'ennui s'emparer de lui, à de nombreux moment du jour, et s'était décidé à s'aventurer dans les rues et ruelles de la déserte et magnifique cité. Le soir venue, il suivait le grand vampire blond dans ses délires de vole-à-la-tire, d’extorsion de fonds, et autres méfaits en tous genre. Ce genre de chose n'amusait que très peu Frerenn, et il commençait peu à peu à regretter la compagnie de ce personnage qui lui rappelait tellement de souvenirs, qu'il préférait chasser de sa mémoire. Pourtant, il demeurait en sa compagnie, curieusement. Au terme d'une soirée emplit de nuisances en tout genre, ils se retrouvaient à déambuler dans les rues de la capitale vampire. Les quelques patrouilleurs qu'ils croisaient sur leur chemin ne faisait que peu attention à Lucius, mais se retournaient sur le passage du Lycanthrope, méprisant. A chaque fois, ils passaient leur chemin, en les délestant toutefois de leur bourse. Ce jeu semblait d'ailleurs bien plus amusant que de voler de simple personnages courant les rues, et bien plus excitant. Les deux compagnons continuèrent donc leur route, détroussant habilement chaque patrouilleur qui croisait leur route. Au détour d'une ruelle, un nouveau détachement de gardes, et de bourses à ouvrir, se présentaient devant leurs mains expertes.

Un cri perça l'obscurité de la nuit, soudainement. Lucius venait de chiper la bourse d'un bourgeois corpulent, courtaud. Manque de chance, celui-ci avait rapidement remarqué la disparition de son bien. Des gardes, se tenant à proximité, se mirent à avancer énergiquement, dans leur direction. Les deux comparses, détallèrent d'un pas rapide, se tenant à bonne distance de la petite troupe. Les soldats s'arrêtèrent aux côtés de la bourgeoise silhouette, portant à la ceinture une fine lame. Le citadin pointait d'un index potelé les deux personnages qui se tenaient debout, non loin d'eux. Frerenn, ne put discerner que quelques mots dans la conversation rapide qui s'ensuivit, trop occupé à fuir le lieu de leur méfait. Il ne put surprendre que les mots : « vol », «brigands», « or », « arrêter ». Son compagnon lui jeta un prompt coup d’œil, avant de poursuivre sa route au côt de son compagnon d'infortune. La troupe de garde, au nombre de dix, sans compter le bourgeois, se dirigea vers les deux individus d'un pas plus rapide. Frerenn et Lucius les distancèrent, avant de s'arrêter. Le rentier adoptait une attitude véhémente, réclamant avec force l'argent qu'on lui avait volé, en beuglant dans la cité toute entière.

D'un pas vif, Frerenn se dirigea vers une ruelle qui semblait déserte, et tomba nez à nez avec petit groupe, deux personnes à vrai dire. Lucius, suivit son sillage, et observa les deux personnages qui se tenaient devant eux, avant de se retourner vivement. Les gardes venaient de les rattraper, et bloquaient la ruelle. Une rapide conversation s'en suivit, puis passa un cran au dessus de la norme. Les armes sortirent des fourreaux, émettant au passage quelques bruits métalliques. Frerenn se retourna à son tour, fixant de son regard gris acier leurs poursuivants.

« Et bien messieurs, en voilà des manières. »

« Qui es-tu toi, cette affaire ne te concerne en rien … Passes ton chemin ... Lycanthrope ... Avant que ta tête ne finisse au bout de ma lame. »

« Si tu ne t'écartes pas, ont te mettra dans le même sac que ce voleur. Tu devrais t'en rapprocher d'ailleurs, immonde créature. Vous êtes tous pareil, des bestioles infects, bon pour l'esclavage. A ces mots, le garde cracha aux pieds de Frerenn. Allé, casses toi, avant que je ne t’étripes ! Il semblerait par la même que la dame qui se tient derrière toi a également tenté de voler ce citoyen plus tôt dans la soirée, alors écartes toi, maintenant !»

« Infecte bestiole ?! J’espère que la leçon dont vous allez faire les frais vous profitera messieurs. Elle a d'ailleurs commencé, car je crois bien que cela vous appartient, dit-il en secouant devant leurs nez quelques bourses. Si vous tenez à les récupérer, au même titre que celle du bonhomme courtaud qui se tient à vos côtés, et qui réside sans doutes aucuns auprès de la dame que voilà, il va falloir venir les chercher. »

« Comptes là-dessus le Lycanthrope. Allons-y les gars, offrons leur une bonne correction, qu'il comprennent se qu'il en coûte de s'en prendre à la garde d'Ambroisie ! »

« Lucius, prépares toi, il semblerait que nous devons nous occuper de tes congénères. Se tournant vers les deux personnages qui se tenaient à présent derrière lui ; J’espère pour vous que vous savez vous battre. Pas question de tuer ces imbéciles. »
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Dim 8 Jan 2012 - 14:56

Jaral regardait attentivement la jeune vampire qui ne répondait toujours pas et il se demandait pourquoi. Par ailleurs en plongeant plus profondément son regard dans celui d’Ira, il avait remarqué une similitude avec le regard d’une personne qui lui était très chère, disparue il y a longtemps. Pour éviter d’y penser, il avait plusieurs fois secoué la tête mais ce vieux souvenir enfoui en lui refaisait de nouveau surface… Pourquoi maintenant… Qui était cette jeune vampire, car elle avait réellement les traits de … Non c’était peut-être une coïncidence, ça ne pouvait pas être… Tout en se posant de multitudes de questions, Jaral avait baissé les yeux pour regarder ses pieds et il fut transporté à ses souvenirs de jeunesse, tout particulièrement, ceux qu’il avait de sa jeune demi-sœur disparue quelques années auparavant…

Cent années plus tôt,

Papa était dans son bureau comme toujours, faisant ce qu’il avait l’habitude de faire. Quant à moi, j’étais à l’extérieur dans la cour de notre demeure afin de pouvoir m’entrainer au combat. Je dois vous dire que j’étais assez doué pour le maniement des armes et en particulier l’épée qui était l’arme de prédilection des humains. Je fendais l’air, combattant des ennemis imaginaires et je faisais en sorte de perfectionner mes talents de guerrier. Je venais d’avoir mes deux-neuf années et je n’étais toujours pas au courant que j’étais un hybride : en effet j’étais mi-humain par le sang de ma mère, mi-vampire par le sang de mon père, cependant c’était le vampire qui allait très bientôt prendre possession de mon esprit… Puis quelques jours après cet entrainement, j’avais décidé de quitter la demeure de mon père car celui-ci m’oubliait peu à peu et semblait n’avoir plus conscience de ma présence chez lui…

J’étais parti errer de par le monde tout en passant tout d’abord dans une sorte de demeure où j’avais enfin découvert ma véritable identité, en particulier de quelle race j’appartenais réellement. L’appel du sang avait aussitôt fait surface dans mon esprit et j’avais entrepris de chasser des humains, je n’étais pas à proprement parlé « un nouveau-né » mais j’étais obnubilé par le sang de tous ceux que je tuais afin de survivre. J’avais continué cela pendant deux années où je n’avais cessé de tuer tous les humains qui croisaient mon chemin… J’étais devenu fou mais ma conscience était revenue à la charge, me calmant enfin et me dictant de me poser quelque part où je serai tranquille pendant un long moment. Certaines personnes savaient que j’étais un membre de la famille Kerr… Je n’arrivais pas à y croire que mon père ait une si grande réputation dans la contrée, mais le fait y était. Et c’était ainsi qu’elle était finalement entrée dans ma vie, ma petite sœur Ira…

En effet, plusieurs mois avaient passé depuis mon établissement dans cette sorte de village vampirique où tout le monde se connaissait. C’était une atmosphère très agréable pour moi et je me sentais vivre en ce lieu mais un soir de pleine lune, une entrée fracassante d’une femme était venue troubler cette atmosphère. Elle avait failli décrocher la porte d’entrée ce qui m’avait totalement surpris et ma colère avait aussitôt monté ainsi que ma soif car je sentais que c’était une humaine. Je m’étais levé et faisais face à la femme qui semblait préoccupée mais non effrayée par ma présence, comme si elle ne redoutait pas les vampires. J’en avais aussitôt déduit qu’elle connaissait bien les vampires car sinon elle serait morte de peur. Je la fixais d’un air mauvais puis en baissant lentement les yeux j’avais remarqué qu’elle portait dans ses bras, un bébé. J’avais humé l’odeur du bébé et j’avais aussitôt fait un bond en arrière et m’étais écrié :

« Qui est elle ? »

L’humaine avait regardé sa fille et la tendait vers moi en murmurant d’une voix faible :

« Vous êtes le fils de Torak Kerr, n’est-ce pas ? » Elle s’était tue légèrement puis elle reprit en souriant mais toujours d’une voix faible : « Vous lui ressemblez… Cette enfant est votre demi-sœur, prenez soin d’elle je vous prie et par-dessus tout, faites en sorte qu’elle ne croise jamais le chemin de votre vampire de père… Adieu »

Sans me laisser le temps de répondre, elle avait déposé sa fille sur le sol et elle avait disparu à l’extérieur de la maison que j’occupais en ce moment. Toujours pétrifié par la nouvelle, je n’avais pas encore entièrement récupéré mes facultés mentales puis je regardais le bébé et j’avais immédiatement réagi et m’étais élancé à l’extérieur afin de retrouver l’humaine. J’avais couru le plus rapidement possible mais elle avait totalement disparu et je ne l’avais jamais revue. J’avais même appris quelques jours plus tard qu’elle s’était noyée dans une rivière… Pour l’heure, après une recherche active mais sans résultat, je rentrais dans ma maison et j’avais à nouveau cette enfant posée à même le sol. Elle était en train de pleurer donc sans l’avoir prévu, ni même rendu compte, je l’avais prise dans mes bras et j’avais commencé à la consoler. Aussitôt le bébé avait cessé de gémir et s’était blottie contre moi… Cela m’avait fait ressentir un sentiment jusque là inconnu mais c’était très agréable, si j’avais un vrai cœur, je pense qu’il aurait fondu comme de la neige au soleil… C’était la première fois de ma vie que je m’occupais d’un nourrisson et je trouvais cela très agréable. Je l’avais appelée Ira et depuis ce jour je n’avais cessé de m’occuper d’elle… Elle était, comme qui le dirait, ma fille même si c’était en réalité ma petite sœur. Par ailleurs pour éviter que notre père nous retrouve, j’avais entrepris de déménager le plus souvent possible… Rester au même endroit plus de quelques mois, devenait impossible…

Ira avait atteint l’âge de six ans et semblait totalement heureuse lorsqu’elle était dans mes bras. Elle me posait souvent des questions sur sa mère et sur son père mais à chaque fois je répondais évasivement. Cette année-là, elle avait insisté pour connaître son histoire et j’avais du déclarer forfait. Je lui racontais son histoire pour qu’elle sache les circonstances de sa naissance, elle était une fille très intelligente à cet âge. Par contre je ne lui avais rien dit encore sur notre père, hormis qu’il était un vampire afin de lui de lui expliquer pourquoi elle avait des crocs… Elle ne m’avait plus posé de question ce jour-là, mais je savais qu’elle n’en resterait pas là. Pour lui redonner le sourire, je lui avais proposée de se promener, elle s’était jeté à mon cou et nous étions parti en riant… Nous avions beaucoup joué ensemble puis je lui avais dit que j’avais des choses et que malheureusement je devais la laisser seule à la maison… Elle avait accepté mais elle avait dissimulé une larme… J’étais donc parti avec un air triste. J’avais entrepris ma mission en moins de temps qu’il ne fallait, cependant sur le chemin de retour vers ma maison, j’avais senti que quelque chose s’était déroulé… Ma première pensée avait été « Ma choupinette ». Je m’étais élancé le plus vite possible vers la demeure et j’avais constaté que la porte d’entrée avait été endommagée. Ma colère et ma douleur avait empiré lorsque j’avais constaté que la petite fille avait disparu… J’avais beau hurlé de douleur, cela ne l’aurait pas ramenée…

« IRA » pleurais-je tous les jours avant de partir errer de nouveau… Plusieurs événements s’étaient après la disparition de ma sœur mais je n’arrivais pas à l’oublier après toutes ces décennies …

Aujourd’hui

Jaral, fut tiré de sa rêverie puis il releva ses yeux en direction de la vampire face à lui. Ses yeux étaient brillants de larmes, mais il inspira longuement et fit comme s’il ne s’était rien passé, néanmoins il ne pouvait pas dissimuler qu’il avait ému par un souvenir. Il regarda de nouveau la jeune vampire face à lui et la compara à la petite tête qu’était sa sœur. Non c’était impossible, elles se ressemblaient vraiment… Comme si la jeune vampire face à lui était ce que serait devenue sa sœur lorsqu’elle aurait grandi…

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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Jeu 12 Jan 2012 - 8:12

Je sentais son regard peser sur moi, l’interrogation se lisait dans ses yeux bleus, pourquoi tant de questions… J’attendais qu’il réponde aux miennes, mais comme dans son regard, il ne me donna rien de concret, il avoua même ignorer ce qui le poussait vers moi. J’en fus déçus, le hasard ne donnais que trop peu souvent de bonnes choses. Au moins il ne semblait pas être de mauvais augures, car il m’indiqua être tout de même ravi de me rencontrer, je lui souris en retour. Puis il voulut connaitre la raison de ma présence dans cette ruelle, mon air se changea un peu, moins amusé. Il alla même jusqu’à sourire à en montrer ses dents pointues et blanchâtres. Devais-je lui dire que j’étais poursuivie? Non, il n’avait pas besoin de savoir, même si ça crevait l’évidence que je n’étais pas là par pur plaisir de me promener dans les ruelles sales de la cité.

« Qu’est-ce que je fais ici, dans cette ruelle? Et bien, disons que je chercher à éviter quelques ennuis routiniers. Rien de bien méchant. » Lui répondis-je en reprenant le sourire. Je remarquais alors qu’il était perdu dans ses pensées, la tête penché vers le bas, soucieuse je m’approchais un peu de lui. « Vous allez bien? » Il ne semblait pas dans son état, je me demandais à quoi pouvait-il bien penser.

Je m’approchais d’avantage, mais quelques bruits métalliques retinrent mon attention. Un homme fit irruption au calme de la ruelle, puis un deuxième. Le premier avait une odeur bizarre, un parfum rare en Màvreah et le second était un vampire. Je reculais aussitôt, mettant une distance entre Jaral et moi, les deux hommes qui venaient de perturber notre discussion semblaient soucieux et fuyant. Ils s’arrêtèrent à notre vu. Suivant les deux hommes, un raffut de cliquetis métalliques et d’incompétents. Je perdis le sourire à la vue des gardes qui rappliquaient en grand nombre. Je fis alors quelques pas en arrière, prête à fuir une seconde fois.

« Encore eux… » Soufflais-je au vampire que j’avais à nouveau rejoins.

À l’arrivée de la garde, les deux intrus se retournèrent vivement et sortirent leurs armes tout comme les soldats. Ils nous faisant dos, je pensais à fuir comme j’étais arrivée dans cette ruelle miteuse, Jaral me suivrait sans doute. La garde et l’un des hommes échangeaient quelques mots, mais le ton monta rapidement. Cela ne présageait rien de bon pour la suite. Quelques mots de l’un des gardes me restèrent à l’esprit, lycanthrope, l’homme était donc un lycan, cela expliquait son odeur qui me faisait retrousser les narines. Il désigna ensuite le vampire au côté du lycan comme étant un voleur et menaça l’homme-bête de l’arrêté comme complice avant de lui cracher aux pieds. L’attitude des gardes me déplaisaient, en plus d’être bon à rien ils étaient mal engueulés. Puis, il jeta un coup d’œil dans notre direction; « Il semblerait par la même que la dame qui se tient derrière toi a également tenté de voler ce citoyen plus tôt dans la soirée, alors écartes toi, maintenant! ».

« Revoilà les dites ennuies… » Soufflais-je encore d’une voix presque inaudible.

Voilà que les embrouilles me rattrapaient, je savais que je n’aurais pas dû m’attarder dans cette ruelle! S’était de sa faute à lui! Je lui jetai un regard noir, j’espérais également qu’il sache nous tirer de là, sans quoi je fuirais le laissant derrière. Tout en ruminant ses noires pensées, je me préparais à devoir combattre. Je passais lentement la main vers le fourreau de ma dague, bien que courte, elle restait une lame tranchante, je redoutais cependant que face à tous ces soldats elle ne soit que très peu utile. À ce même instant l’homme loup se tourna vers nous, nous confrontant à la bataille. D’une geste discret je consultais Jaral des yeux.
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Jeu 2 Fév 2012 - 3:07

Jaral était en train de penser à sa sœur disparue et il semblait ignorer que la vampire était toujours à cote de lui. Puis après de très longues minutes de pensées sombres, il revint à lui et au même moment ou il retrouva ses facultés mentales, elle lui répondit évasivement à sa question se la raison de la présence d'une jeune vampire comme elle en ces lieux étranges. Cependant quoiqu'elle lui disait, Jaral était connu pour lire dans ses interlocuteurs, par conséquent il avait tout de suie remarqué que la vampire était poursuivie par des gardes. Puis a ce moment la le chef des strakker sentit une odeur de chien mouillé indiquant la présence d'un lycan en ces terres. La tête que fit Jaral montra totalement qu'il ne comprenait pas comment se faisait qu'un loup vienne pénétrer dans le territoire des vampires . Ira s'était écartée de lui mais elle revint quelques minutes plus tard pour lui souffler quelques mots, puis après quelques minutes de plus, il aperçut deux gardes qui se querellaient avec un autre homme.., Le lycan... Jaral dans une autre circonstance, aurait tué ce loup mais il souhaitait faire bonne impression avec cette vampire qui ressemblait tant à sa sœur perdue.

Au lieu de tout ça, Jaral dit à Ira qu'il revenait donc il prit la direction des deux gardes et du lycan. Lorsqu'il fut à leur hauteur, il dit d'un ton sec mais calme:

- Messieurs, pouvez-vous vous en aller ailleurs car vous nous gênez?

Le premier garde sourit d'un air mauvais et répondit: "dégage ou crève " mais il ne savait pas qu'il allait subir une attaque. En effet au son même de la voix de cet homme, le chef des Mêlés ne s'énerva point, néanmoins il se tenait près à tuer quoiqu'il en soit. Il éclata donc de rire à la menace du garde, ce qui provoqua la colère du premier garde qui se jeta sur moi. Jaral répliqua aussitôt en tranchant la tête du garde puis il dit au dernier garde d'un ton mauvais mais contrôlé: " Si tu souhaites vivre un enfer comme ton camarade, alors continues sinon je tordonne de relacher ce lycanthrope

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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Mer 15 Fév 2012 - 5:45

Le vampire que je fixais avec des yeux questionnant me dit qu’il revenait après avoir retrouvé ses esprits. Je le regardais marcher en directions des gardes, me demandant ce qu’il allait faire. Discuter avec ces gens qui visiblement m’en voulaient? Je ne trouvais pas que ce soit la meilleure idée à adopter, ces hommes semblaient avoir la dégaine facile, et n’appréciaient pas qu’on leur barre la route. Jusqu’à maintenant j’avais toujours tout fait pour éviter ce genre de situation. J’avouais avoir le cœur palpitant à une vitesse anormalement rapide, pourtant je ne bougeais pas, me contentant de voir ce qui allait se passer. Jaral était arrivé au niveau des gardes et des deux acolytes, il était calme et ne semblait pas nerveux, contrairement à moi. De loin j’entendis ce qu’il disait aux gardes, son éloquence et son calme m’impressionnait, car j’aurais déjà pris la fuite s’il n’était pas là. Le garde n’apprécia pas l’ordre que le vampire lui donnait, il le démontra férocement en donnant deux choix au vampire. Jaral éclata d’un rire franc et moqueur, le garde en eu assez et se précipita sur lui. Mais la lame du vampire fut plus rapide que celle de l’homme… sa tête roula au sol et s’arrêta un peu derrière Jaral, entre moi et lui. Les yeux encore ouvert du garde fixait le vide le vide, répandant le peu de sang quelle contenait sur le sol dallé. Le corps choira mollement, salissant de son liquide vital d’une grande flaque rougeâtre sur la ruelle.

J’avais déjà vu de nombreux meurtres, mais jamais une qui fût commis avec un tel sang-froid, même de la part d’un vampire. Il fallait dire que d’ordinaire ceux que j’avais eu l’occasion de voir ne se déroulaient pas dans ces circonstances. Je regardais fixement la tête de l’homme, puis Jaral qui donnait au garde l’ordre de s’en aller pour ne pas terminer comme son compagnon. J’imaginais que l’homme ne broncherait pas et fuirait comme un lapin devant un prédateur. Moi je guettais toujours le moment propice à la fuite, ce vampire aurait bien pu laisser ces gardes s’emparer de moi, mais à la place il s’attirait les foudres à ma place, commettant un crime bien plus grave. Même si seule la loi du plus fort pouvait régner.

Le garde restant garda le silence, mais son air en disait beaucoup sur ce qu’il pensait. Il tourna les talons sur un air de « on se reverra » et disparut au détour de la rue. Je ne doutais pas qu’il ne tarderait à revenir avec une bande de copains en armure, il était donc temps de fuir. Je m’approchais du vampire qui venait de décapiter un homme, étrangement je ne le craignais pas et parvenais à me tenir à ses côtés sans trembler. Je jetais un simple regard aux deux compères, observant de la tête aux pieds cet étranger, puis revenait à Jaral.

« Il est temps de partir Messire, a moins de vouloir rester ici, mais ils reviendront et en nombre cette fois. », puis m’adressant aux deux autres, « Disparaissez, je vous le conseil, sans quoi on vous retrouvera en petits morceaux. »



Dernière édition par Ira Loremlace le Dim 26 Fév 2012 - 8:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit comme les autres? [Terminé]    Sam 25 Fév 2012 - 17:06

Jaral n’esquissa le moindre sourire, ni même le moindre rictus de joie ou de colère. Il trouvait cela ignoble de supprimer un frère vampire, néanmoins, il l’avait prévenu. Même si le garde était surentrainé pour éliminer quelqu’un, le chef des Strakker était trop fort pour lui et de loin beaucoup plus rapide. En effet, dès lors que le garde fut près de lui pour l’embrocher, en uniquement deux trois mouvements Jaral lui trancha la tête avec un sang-froid sans précédent. Il regarda la tête du garde rouler sur le sol avant de fixer l’autre vampire et lui intimer l’ordre de partir. Celui-ci, craignant de subir le même sort que son collègue, lança un regard assassin à Jaral puis se détourna et partit en trombe de la scène de crime. Jaral le laissa filer en le fixant jusqu’à ce qu’il ne fût plus dans son champ de vision…

Ne regardant même point le lycanthrope qu’il était venu aider, Jaral retourna vers la jeune vampire qui semblait totalement choquée par son acte. Le vampire essaya de parler pour justifier son fait mais la jeune femme l’empêcha en disant qu’ils devaient partir sur le champ et elle lui donnait le choix de partir de son côté et ainsi ils ne se reverraient plus jamais ou bien la suivre afin de continuer cette conversation dans un lieu plus propice et surtout moins dangereux. Elle l’avait appelé « Messire », chose que Jaral ne supportait pas particulièrement mais il l’acceptait venant de cette vampire. En la regardant un peu mieux, il découvrit à nouveau cette sensation étrange de la connaître, comme si elle était réellement cette sœur qu’il avait perdue quelques années auparavant… Il devait le savoir à tout prix désormais, il aimait sa petite sœur et il avait toujours voulu se faire pardonner d’avoir été aussi négligeant, ce qui avait conduit à sa disparition… Il s’était promis de la retrouver et tout accomplir pour ce faire. Sa sœur était la personne la plus importante de sa vie et ce depuis le jour où elle était entrée dans sa vie voilà déjà plus de cent années auparavant… Même si elle avait disparu, il savait qu’elle était encore vivante, il en était sur et certain…

Retrouvant peu à peu ses esprits, il reporta son attention sur la jeune vampire qui s’apprêtait à partir afin de quitter au plus vite ce lieu. Il inspira longuement, avant de parler d’une voix d’un calme apparent :

« Allons-y très chère, je me joins à vous. D’après ce que j’ai vu et compris de cette altercation avec ces fameux gardes de la cité, vous êtes recherchée. Je vous promets que cela n’arrivera nullement si vous êtes avec moi… Je vous propose de venir avec moi dans un lieu où nous pourrions réengager la conversation sans être si lâchement dérangés. Venez »
Voyant qu’elle acceptait d’un signe de tête, le chef de la Guilde des Sang-mêlés se mit en marche accompagnée de la jeune Ira Loremlace. Ensemble, ils prenaient la direction d’une taverne importante qui cachait de nombreux membres de l’Ordre des Strakker.

FIN
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Une nuit comme les autres? [Terminé]

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