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 La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk

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MessageSujet: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Dim 4 Déc 2011 - 2:25


Bataille de la guerre d'Ogzuk - La bataille de Kazad Duraz - L'assaut d'Ogzuk 5/5

Règles :
Spoiler:
 

Ordre de la bataille (remanié le 26/01/2012) :
Ogzuk
Anárion Fëanturi
Ayliän Faën
Sheiz Vulcain
Isâ Zelbreth
Ogzuk
Shun Atiël
Jake Grey
Mognar Germolish
Thrag Zagaz
Ogzuk
Narburz Voorknag
Orick Marteaufoudre
Estel Varno va in Cala
Eramos D'Irifuse
Denaro Romulus O'lray

Participant ne répondant plus à mes messages :
Frerenn Deadwood
Narvok C'Thuun
Uranie Poutrel

Le vacarme des canons tirant au Sud résonnait dans les profondeurs de la capitale naine. Ogzuk s’arrêta un instant, jugeant autour de lui de la réussite de son avancé. Il était clair que les tunnels Ouest menant à la capitale étaient trop protégés. Les troupes qu’il envoyait dans cette direction renvoyaient des informations inquiétantes, une résistance forte semblait avoir trouvé place dans les tunnels menant au Haut quartier de Kazad Duraz.

Les armées étaient nombreuses encore sous terre, malgré la perte considérable de troupes qui s’étaient mises à remonter à l’Est. Ces troupes égarées avaient tout de même offert un certain avantage, forçant des armées à se battre en dehors de la capitale tandis qu’Ogzuk remplissait les profondeurs de ses combattants sadiques. A présent, le chef de guerre gobelin avait gagné sa première bataille, il était maître des souterrains, il fallait à présent trouver des faiblesses dans les protections naines afin de remonter à la surface.

Quelques minutes passèrent tandis qu’Ogzuk restait cloitré dans une ancienne salle de réunion des tunneliers nains, recevant régulièrement des messagers qui l’avertissaient des différentes tentatives d’entrer dans la capitale. C’est alors qu’un des messagers arriva et annonça avec excitation au paoupaou (mot utilisé lors de la bataille du lac) des gobelins :
-Ogzuk ! Tas d’gobs pou grogas ! Gzag Draz à toi !
(En gros, les gobelins ont vaincu une résistance naine et ont une issue vers la capitale)

Ogzuk prit son arme et montra du doigt la sortie au messager afin qu’il lui montre le chemin. Les forces gobelins appercevant Ogzuk se mirent à le suivre sans réfléchir, ils savaient que là où il irait, le carnage pouvait être au rendez-vous. Après quelques minutes de marche et en empruntant des chemins menant de plus en plus haut, ils finirent enfin sur une salle naine remplit de tonneaux de bières où quelques gobelins faisaient halte en transperçant les tonneaux afin de boire tout en ruinant totalement le mobilier de la pièce. Ici et là on pouvait voir des dizaines de gobelins morts et quelques nains à terre. C’était là une cave de taverne naine ! Ogzuk avait enfin trouvé, il envoya ses troupes en haut, puis les suivant il ordonna l’ouverture de la porte de la taverne. La taverne était laissée à l’abandon car la famille la tenant faisait parti des troupes des Taillegorges qui avaient combattu durant la bataille du lac et étaient donc à ce moment précis à l’Est, combattant les troupes égarés. Les quelques nains mort dans la cave n’étaient que quelques gardes postés ici sachant que celle-ci menait vers les souterrains de la capitale. Ogzuk ordonna l’ouverture de la porte de la taverne donnant sur la rue, il vit alors quelques lumières des torches et deux nains qui se retournèrent et furent surpris de ce qu’ils voyaient. Là, des dizaines de gobelins commencèrent à sortir de la taverne afin d’attaque les deux pauvres malheureux. Après un rapide appel à la garde de l’un d’entre eux, ils furent en corps à corps avec les armées de la horde de plus en plus nombreuses. Des dizaines, des centaines, jusqu’à un millier, les rues du Nord-Est de la cité étaient à présent plus peuplé en gobelin qu’elle ne l’avait jamais été.

Les gardes et les gens de la ville firent rapidement des barrages dans les rues afin de stopper l’afflux de gobelins, c’était à présent la vrai bataille qui commençait. Des cors de guerres se mirent à remplir l’air de leur son, un appel à l’aide lancé aux troupes à l’extérieur.





_______________________________________________________________________

Olfur Murdefoi était dans le Haut-Quartier, il organisait le blocage des différentes portes menant aux souterrains, rendant honneur à sa famille, dont la plupart était dans les troupes du Molgor, à l’Est. Il venait de revenir au palais afin d’avertir quelques conseillers que seul une issue posait problème mais que Mogzar semblait tenir la position et avait prévu d’envoyer quelques tonnes de litres d’eau bloquer temporairement cette brèche lorsqu’il entendit les cors de guerre à l’Est de la ville. Sans prendre le temps de prévenir quiconque, il prit les escaliers et fonça jusqu’au grand cor de Kazad Duraz. Cette relique avait été créée au temps de Néhémiah, il y a près de deux siècles. C’était un cor de plusieurs mètres de long activable en tranchant une énorme réserve d’air contenue dans un sac de peau tendu qui pouvait faire un bruit si fort en hauteur qu’il pouvait être entendu jusqu’à cinquante kilomètres autour de la capitale. Il trancha la corde qui libéra l’air et c’est ainsi que le vacarme annonça à tout être vivant autour d’Angaïla que la capitale était en grave danger.

[HRP] A copier et à modifier après votre rp
Troupes alliées :
-Soldats kazadiens : 400
-Habitants : 700
Troupes ennemies :
-Ogzuk
-Des dizaines de chefs gobelins
-1000 gobelins en surface pour l’instant

A noter que je ne compte pas les troupes gardant d’autres issues qui ne peuvent partir de leurs positions ainsi que les jeunes nains réunis dans des salles gardées. Je ne note pas non plus les troupes du Haut Quartier qui restent en retrait.
Pour les gobelins, on ne sait pas quel est leur capacité de soutien.

Image de la bataille, désolé de la qualité médiocre :
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Mer 28 Déc 2011 - 15:25

Alors que mes frères affrontent l'ennemi en un véritable bain de sang, sacrifiant leurs vies pour l'honneur des nains, mes pieds il y a quelques minutes encore si puissants cèdent désormais sous mon poids. Pourquoi chute-je ainsi ? Est-ce ma fraîche blessure qui torture ainsi mes capacités physiques ? Non non, bien évidemment : cette lésion superficielle ne peut m'affaiblir ainsi alors quoi ? Oh... Enfin je sens la cause de ces meurtrissures. La folie... Mon esprit supplicié, martyr de celle-ci subit fièrement ses attaques à l'instar des rives de ma conscience lentement dévorées par une mer noire. Je ne peux freiner cet essaim de douleurs pénétrant mes veines et corrompant jusqu'aux moindres tumultes de mes pensées. Diverses visions d'horreur voilent mon regard me privant de ma fine vue. Les atrocités dont j'ai été témoin bien trop souvent se mêlent allègrement avec les jeunes souvenirs de la bataille passée. L'issue de cette guerre interne est dès lors très claire : j'ai perdu. Malgré mes nombreux efforts pour calmer la bête indomptée que mon cœur chaleureux héberge, la nuée des fous prend doucement le contrôle de mes actes. Cette flamme commune à tout elfe s'essouffle sous les fourbes coups de ce monstre misérable. Avant de perdre entièrement le combat contre ce sentiment insupportable qu'est le quotidien des dérangés, j'ouvre mes bras à ce funeste et terriblement proche avenir qui semble dorénavant parfaitement écrit. A l'instar d'une goutte de pluie qui se fond au profond malheur d'une flaque d'eau, j'accepte de me joindre à mon bourreau.


« Papa ? »

Le bruit d'un fouet fendant l'air et le son. La marque de mon père, guerrier habile ayant combattu les Titans aux cotés des plus grands. Il est mort. Alors comment ce fait-il que l'insupportable signature du passage de ce héros hurle dans mes oreilles ? J'ouvre doucement et difficilement mes yeux. Autour de moi, le néant blanc. Une sensation de flottaison envahit mon corps fou, comme si j'explorai les abysses d'un océan de folie. Devant mon regard fatigué se dessinent les traits de mon géniteur : ils étaient agréables bien que leur beauté était atténuée par les marques de la Grande Guerre. Anár Fëanturi – car tel était son nom – portait une tenue en soie délicate, son fouet unique dans sa main. Certains disent que cette arme rare aurait été créé à partir du cadavre même d'un fier dragon qu'aurait vaillamment éradiqué mon grand-père : Ostoher Fëanturi. Je n'en sais malheureusement rien, car je n'ai jamais pu hérité du fouet épineux.

« Papa ? C'est bien toi ? Que fais-tu ici ? »

Le corps de Anár n'est pas encore complétement apparu en face de moi, mais déjà une voix forte et rauque retentit dans l'immensité blanche.

« -Mon fils... Tu m'as tant manqué...
-Père...
-Tais-toi. Nous n'avons pas le temps de discuter. Je veux que tu m'écoutes bien, et sans m'interrompre compris ?
-Oui...
-Tu ne dois pas céder mon tendre fils. Tu ne dois plus te laisser ainsi submerger par tes émotions. J'ai vu un nombre indénombrable d'horreurs durant les batailles que j'ai mené avec nos frères, et jamais, JAMAIS je n'ai cédé ! Au contraire mon enfant, j'ai même battu la folie, mal héréditaire qui hante notre famille de génération en génération... »


La situation s'accélère étrangement, le sensation de flottaison s'affaiblissant, et le corps recomposé de mon parent se détruisant à nouveau, à petit feu.
« Regarde ! La rage te détruit... Tu dois comprendre une chose, et tu dois le faire vite. Ce fléau peut nous tuer, mais j'ai réussi, pour la première fois depuis qu'il torture nos frères et pères, à l'utiliser... Tu dois entendre les hurlements de cette bête souffrante, apprendre à les décrypter, et apprendre à soulager sa peine... »

Trop tard... Le monstre est déjà là, explosant l'endroit inquiétant dans lequel mon âme semblait avoir trouvé refuge. Mon père, lui, disparaît. Ses cendres invisibles se fondant à la masse bestiale. Une brise rapide faisant vibrer ma fine ouïe :

« Je t'aime mon fils... »


Drôle de bataille. Comme une marionnette, je me sens contrôler par un courant puissant. Je ressens la flamme elfique défaillir... NON ! Je dois dompter cet animal ! Je dois marcher sur les pas de mon père... Pour lui ! Pour ma mère ! Pour les nains ! Pour moi ! Un cri assourdissant me libère de mon supplice. Je sens cette même mer qui me meurtrissait il y a quelques minutes m'aider à me relever. Habitant mon corps d'une force encore non domestiquée. Le travail à commencé. Je me bats ardemment contre... que dis-je... avec ce sentiment brûlant. J'écoute ses gémissements, j'essaie de guérir sa tristesse, apprenant ses peines et tortures. La voilà mienne désormais... La puissance... La folie...

[…]

Un bruit assommant m'extirpe de ma torpeur. Un cor de guerre. Celui de Kazad Duraz. A mon réveil – Ô douloureux réveil, je ne portais plus les mêmes vêtements qu'avant mon évanouissement. Il semblerait que durant mon état léthargique, j'ai troqué ma légère armure contre les habits nobles de mon père. A mes pieds était religieusement disposée l'imposante armure d'Anár à coté de laquelle était soigneusement enroulé son fouet meurtrier. Les batailles risques d'être dangereuses, c'est pourquoi je décide de me diriger vers la capitale naine vêtu légèrement pour manier avec aisance mon nouvel outil. Lorsque je camoufle habilement les pièces d'armures derrière un arbre que je marque à l'aide d'un couteau, une image me revint soudain : moi, me dirigeant vers le Gardien de la Nature. Je me retourne rapidement, scrutant la forêt. Introuvable. Comme se fait-il que je me trouve aussi loin de l'endroit où je me suis évanouis ? Peu importe le temps est compté, j'oublie cette étrange situation et me dirige à toute vitesse vers la haute ville naine. Ma blessure me fait encore un peu souffrir, mais la toute jeune puissance coulant dès lors dans mes veines me permet de l'oublier plus ou moins.
[…]
Je cours encore et encore. Contournant les immenses montagnes entourant la capitale naine. Après une demi-heure de marche, j'arrive enfin à l'unique porte de la ville. Ici, les nains ont ouvert l'entrée principale et les héros d'autres batailles s'agitent et s'organisent. Une autre vision de dévastation, des cadavres partout ! J'ignore cette pagaille et pénètre enfin dans la cité, fin prêts au combat...
Spoiler:
 


Dernière édition par Anárion Fëanturi le Mer 28 Déc 2011 - 18:13, édité 1 fois
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Ayliän Faën
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Métier : Commandant de l'armée elfique
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MessageSujet: La dernière marche...   Mer 28 Déc 2011 - 17:28

Sur les flots majestueux de l’océan des titans, lorsque s’en vint le crépuscule, isolant la lumière jusqu’à sa perte dans les profondeurs éternelles… une vision idyllique apparut…

Un radeau à l’horizon… une voile rouge… la fin d’un long voyage… le début d’une nouvelle aventure…

- Ouvre les yeux… ordonna son père.

Le floue déstabilisa le jeune commandant, les bruits autour de lui brouillèrent ses pensées et la douleur le réveilla finalement…

- Il se réveille, mon capitaine!!
- Laissez-moi passer!
Commandant Faën? Vous m’entendez?


La gorge sèche, Ayliän caressa du regard le visage du capitaine Pilinethär qui forma un léger sourire.

- De… de l’eau… s’il vous plaît…
- DE L’EAU!!! VITE!!

Essayant de se relever, le commandant Faën fut aidé par quelques-uns de ses soldats.
Assis, sa vision devint de plus en plus claire… autour de lui, un campement elfique…

- Qui sont tous ces soldats, capitaine?
- Ce sont les volontaires venus d’Evanya en compagnie de Dame Estel.
C’est elle-même qui vous a sauvé… sans elle, vous ne seriez plus là, mon commandant.


Ayliän connaissait cette jeune personne, sa mémoire ne put lui faire défaut à sa rencontre à la flèche dorée en Ardamir.

- Estel Varno va in Cala…
Où est-elle?


- Nous ne le savons pas, mon commandant.
Elle a disparu depuis peu, tout comme Anàrion...
Vous aviez de sérieux dégâts, vous sentez-vous mieux?


Une légère douleur se fit sentir à hauteur de son épaule droite et à l’entre-jambe du même côté, à part cela, tout allait bien mieux.

- Je vais très bien, capitaine. dit l’elfe en se relevant doucement pour scruter les alentours.

Les troupes n’avaient que peu bougé de leur position contre les brigands, mais elles avaient réussi à les repousser bien que cette victoire n'eut d’autres prix que de nombreux combattants d’Evanya. Enfilant son armure bleutée soigneusement lavée et s’équipant de ses armes, le jeune elfe se tint prêt à assumer les pertes elfiques.

- Commandant, pensez-vous que la guerre soit finie?

Ayliän aurait tant voulu qu’elle la soit… il y pensait même, se voulant de répondre au capitaine et à ses hommes… mais le cri assourdissant du cor de Kazad Duraz se mit à retentir depuis son sommet. La capitale se mit à hurler… elle était en danger…

Le visage du commandant fut dépité… encore des morts et des souffrances qu’il se devra de supporter le restant de sa longue vie d’elfe… Tous les regards s’étaient posé à la capitale en hauteur, avant de se rabattre sur Ayliän qui répondit au capitaine.

- C’est loin d’être terminé…

Ayliän scruta le ciel étoilé avant que son faucon ne se pose à ses côtés, poussant un cri des plus stridents après que le commandant l’ai chevauché.

- Commandant, vous n’êtes pas en état! Soyez raisonnable!

Ayliän porta sa voix bien au-delà du capitaine Pilinethär afin d’atteindre les troupes elfiques restantes.

- IL N’Y AURA PAS DE FETE DE RETOUR… IL N’Y AURA QUE LES SANGLOTS LORSQUE NOUS REPRENDRONT LA ROUTE VERS EVANYA… ET CELA NE SERA QUE LE DEBUT DE NOS SOUFFRANCES…

CETTE GUERRE FUNEBRE EST UNE TACHE NOIRE QUI POURIRRA A JAMAIS DANS L’HISTOIRE DES ELFES…
JE LE SUPPORTERAI SEUL… OU AVEC VOUS…


La petite montagne du nord se mit à vibrer sous les acclamations des elfes au discours du commandant qui s’envola avec son faucon… Tous ces morts… ils ne seront victimes d’une guerre inutile… il n’en était pas question…

Les troupes elfiques se mirent en marche une dernière fois, commandées par le fier capitaine Pilinethär sous les ordres du commandant… une longue marche en direction de la grande porte de Kazad Duraz…

Au plus haut dans les cieux, la silhouette du faucon millènaire passa furtivement devant la lune avant de plonger en direction de la capitale naine…





[HRP] A copier et à modifier à la suite
Troupes alliées :
-Soldats kazadiens : 400
-Habitants : 700
-Soldats d'Evanya : 34
Troupes ennemies :
-Ogzuk
-Des dizaines de chefs gobelins
-1000 gobelins en surface pour l’instant

_________________

~ Livre de rapports d'Ayliän ~
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Mer 28 Déc 2011 - 20:00

_____________________________



_____________________________

Après avoir tué les derniers Brigand, le petit groupe de lycan avait pris tout de suite la route pour Kazad.
Sheiz, bien que son corps se régénérait, avec encore un mal fou à courir. Sa forme animale semblait mieux supporter la douleur. Le chef était accompagné de son second, qui lui avait sauvé la peau face à Alidan, et d'une vingtaine de loups. Presque une centaine de guerrier Croc Noir les attendaient derrière les grands murs de Kazad Duraz. Après quelques heures, il traversèrent un village désert au pied des remparts de la capitale. Les loups aperçurent la grande porte pour entrer dans Kazad gardé par deux nains armée d'hallebardes. Sheiz reprit sa forme humaine et se rhabilla tant bien que mal, ses plaies ne saignaient plus mais la cicatrisation rapide était plutôt douloureuse. Les loups gravirent le long chemin menant à l'entrée.

- Je suis Sheiz Vulcain, Chef...Chef de la Meute de Croc Noir.

- Nous savons qui vous êtes.

Les deux nains s'écartèrent et ouvrir la porte. Il y eut quelques cris venant du haut des murs. Puis les portes s'ouvrirent dans un fracas métallique.
Le chef entra dans la capitale,
Ils arrivèrent dans un petit village ou seul quelques gardes faisaient des rondes avec leurs torches.
Sheiz approcha Shun, encore dans sa forme louve.

- Dis... Dis à tes hommes de qu'ils peuvent se reposer un peu..

Il sortit sa gourde de son sac et y but tout le contenu . Après quoi il enfila son armure et ses armes. Une fois armée, il se laissa tomber sur une petite charrette naine pleine de foin.

- Shun ! Retrouve nos frères ! Réveillez moi si y'a un soucis, je dois dormir un peu ...

Dormir était le meilleur moyen de se régénérer pour un lycan, tous le savait. Alors que la fatigue de toute cette bataille sans fin l'emportait, il vit ses loups disparaître vers la coeur de la capitale.
Sheiz ne s'était pas posé un instant depuis la bataille du Lac dans le sud. Il entendait encore les pas des kazadiens qui patrouillaient autour de lui, puis ce fut le silence... Un sommeil sans rêve.




_____________________________

Sheiz ouvrit les yeux, quelques choses n'allaient pas. Il se redressa et regarda autour de lui, tout était calme mais quelques choses clochés... Il avait une terrible envi de pisser. Le chef se leva et se mit face au mur d'une maison vide. Il sifflota tandis qu'il vidait le contenu de sa gourde sur la petite demeure.
Du coin de l'oeil, il vit quelqu'un le regarder.

- Qu'est ce que tu regardes ? grogna le chef.

La forme noire ne fit aucun geste, Sheiz soupira. Il y eut un petit coup de vent alors qu'une odeur familière nauséabonde lui vint aux narines. Une odeur de vase, d'oeuf pourri et de pied mal lavé ...
Il termina son besoin sans stresser, se rhabilla et se tourna lentement.
La petite créature verte le fixait, sans bouger, une petite dague à chaque mains.

- Qu'est ce que tu fous là toi ?

Un gobelin ? Dans Kazad Duraz ? C'était pourtant improbable..
Sheiz ne chercha pas plus et se rua sur le peau verte qui poussa un cri aigu. Le gobelin prit la fuite, poursuivit par le loup à travers les petites rues.

- GOBELIN !!! UN GOBELIN !! hurla Sheiz en tentant de l'attraper à main nue, le rasant de prés.

Il entendit alors un cor de guerre tout prés de lui. Il freina sa course, en entendant des cris de tout les cotés. Le gobelin aussi s'arrêta quelques secondes en humant l'air.
La créature se mit à parler toute seules. Après quelques instant , le loup et le peau verte se regardèrent. Puis la course reprit de plus belle, cette fois le chef sortit son glaive, fracassant tout sur son passage.

- Je vais te crever petite raclure !!!!!

Il tourna dans une rue, le gobelin l'attendait au milieu, prêt à se battre.

- T'es bien courageux toi dis donc !

Il leva les yeux, derrière la petite créature, des centaines de gobelins apparurent. Les peaux vertes pullulaient dans la rue.
Sheiz recula lentement, voyant le petit gobelin le charger, il se mit à courir. Cette fois c'était lui le fuyard, c'était lui la proie.
Il réussit tout de même à leurs échapper. Il rejoignit un groupe de milicien nains qui montait un barrage avec quelques habitants.

- Ils arrivent, ils sont des centaines ! cria le loup. Comment sont-ils entrés ?

- Surement grâce à l'une des caves de nos maisons qui rejoint les souterrains, d'après ce que j'ai entendu, les peaux vertes ont complètement envahis nos tunnels...

Sheiz aida un nain à mettre des tonneaux pour barrer la route. Quelques kazadiens se mirent derrière, armés de tromblon, prêt à faire feu.

- Je vais allé chercher mes loups, je vais revenir avec une centaine de Lycan ! Tenez bon jusqu'à mon retour ! Compris ?

- Dêpéchez vous alors ... murmura le nain en observant derrière Sheiz.

Le nain sur sa gauche souffla dans un cor de guerre, annonçant l'arrivée des gobelins aux premiers barrages.
Le loup se tourna, les peaux vertes étaient bien plus qu'une centaine.. Ses yeux s'écarquillèrent alors que les rues semblaient inondés d'une gelé verte puante.

- MAITRE LOUPS !! ALLEZ !!!! hurla le nain et levant son tromblon.

Sheiz se mit à courir, derrière lui les premiers coups de feu fusèrent.

_____________________________


HRP
Tout les Croc Noir sont dans la cité.
Sheiz est seul.

Aucun mort..


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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Mer 28 Déc 2011 - 21:44

Ogzuk était tout excité. Les premiers chefs gobelins étaient déjà dehors tuant les nains surpris de cette invasion aussi rapide que violente. Le quartier populaire Nord-Est était pour lui déjà acquis. Il prit le commandement de son unité d’élite, des gobelins forts et intelligents, les pires de toutes son armée. Il resta proche du lieu d’invasion et décida de libérer de nouveaux accès pour accélérer l’attaque tandis que la horde tentait d’augmenter leur zone de contrôle.

Il regarda les maisons alentour et dit :
-Lin d’foué, pou foué pou gobs !

Après cette intervention hautement philosophique il entra dans les maisons, une a une pour trouver des issus vers les souterrains. Après quelques minutes de recherches et quelques nains morts au passage, il découvrit une grande habitation comprenant une grande salle où l’on pouvait voir des outils de minages divers et deux chemins menant aux souterrains. C’était un nouveau passage. Il s’engouffra de nouveau sous terre et remarqua qu’avec la prise de contrôle de la zone Nord-Est, d’autres issues avaient rapidement été découvertes par son armée. Il n’avait donc plus à se préoccuper d’ajouter de nouveaux chemins pour ses troupes.

L’excitation était trop grande, il ne savait pas par où commencer. Il se dirigea rapidement vers l’Ouest et entreprit de renforcer les rangs afin de tenter de se rapprocher des murailles liant le quartier populaire au haut quartier d’où il distinguait déjà le palais du Molgor. Il arriva dans un lieu de résistance naine assez efficace avec quelques arbalétriers et arquebusiers tirant par-dessus un mur de boucliers nains devancé par des tas de débris. Il fallait rapidement trouver une solution. Ogzuk décida de passer par les habitations et repéra un magasin nain d’où il put récupérer quelques explosifs. Il brisa les murs des habitations les uns après les autres afin de contourner les nains et leur défense. Ceux-ci, en entendant les bruits d’explosions, savaient qu’à présent il fallait se préparer à une attaque de flanc.

Une explosion permit de rejoindre une maison ayant une porte donnant sur l’arrière de la position défensive naine. Ogzuk envoya des troupes régulières tester le terrain. Des guerriers nains bloquaient la porte, mais sauraient ils résister à une bonne grosse bombe ? Rapidement, il envoya un de ces guerriers d’élites, portant un sac rempli d’explosifs divers. Il fut tuer avant même d’avoir franchi le pas de la pote mais la mèche allumé ne s’était pas éteinte, elle. L’explosion fut énorme, le mur fut détruit ainsi que quelques gobelins et nains. Là Ogzuk hurla afin d’exciter ses troupes et il ne put contenir ses propres troupes qui chargèrent les guerriers postés en arrière puis rapidement les arbalétriers et arquebusiers. La défense quant à elle fut briser par les assauts venant de l’Est, première victoire pensa Ogzuk. Il resta quelques instants dans ce lieu avec ses troupes s’assurant que les troupes continuaient à affluer.

Ogzuk était si sensible, une larme coula le long de sa joue, il voyait tout au ralenti, les nains tomber au sol, les gobelins perdre leurs membres, les maisons brûler tout autour de lui. Le paradis existait vraiment et il en était l’instigateur. Il repensa à son ascension, il tua son propre chef pour devenir chef à son tour, qu’il mangea d’ailleurs par la suite. La bataille du lac qu’il évita avec génie pour s’approcher du rêve de tous gobelins.
-Gzag Draz… Foué pou gobs…

[HRP] A copier et à modifier à la suite
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Jeu 29 Déc 2011 - 21:05

Nous nous amusions tant ! Mes frères et moi étions réunis tous ensemble sous la même bannière, que c’était beau, que c’était tendre. Que c’était sanglant !
Les chairs étaient douces à mes crocs et pourtant le regard rouge de mon cher vampire au sang pur illuminait mes nuits. Quelle joie de pouvoir combattre à ses côtés, quelle douce récompense.
Néanmoins quelque chose me frappait, l’odeur pestilentielle des loups n’était plus là. Je regardais Léonace, il avait remarqué cela depuis un moment. Peut-être testait-il mes instincts ?
Je criais, à pleins poumons.

« Camarades !!! En marche vers l’herbe fraîche !! »

Léonace s’ennuyait, je ne devais pas continuer ainsi. Après tout je lui avais promis plus de tension ce n’était pas pour récolter le travail des autres.
Néanmoins, il fallait prendre quelques temps pour rassembler les troupes, envoyer des éclaireurs et analyser le terrain que nous allions conquérir…. Pardon… aider les nains.
De douces pensées traversaient mon esprit, nous avons emprunté un chemin de terre bien à l’abri dans les arbres. Je vis que les lycans avaient eux aussi fait une pause, leur odeur si particulière était proche.
Nous avons établi une sorte de campement temporaire. Chacun comptait les pièces d’or volées, les armes dépouillées, je vis même l’un des vampires de Léonace avec un arc elfique…
Ce serait utile ! Il banda son arc devant moi et décocha une flèche, qui sortait d’on ne sait où, qui vint transpercer un vampire à mes côtés. Le pauvre homme s’écroula raide mort.
Je saisi l’arc du vampire en question, en lui faisant des remontrances puis je le brisais sur sa tête.
Il fut sonné un moment.

En marchant je me rendis compte que Aëdan n’était plus là, les vampires qui m’avaient accompagnés jusque là étaient rangés, ils ne faisaient pas un geste. Attendant les ordres… Mes ordres.
Aëdan avait du tomber sur le champ de bataille sans que je ne m’en rende compte, je versais à cet instant une larme pour son esprit. Je tenais beaucoup à lui. Léonace me vit, je séchais mon visage dans un tissu ensanglanté avant de le rejoindre.

« Nous devons faire vite. Les autres armées sont déjà en marche, ils ne doivent pas atteindre les armées d’Ogzuk avant nous. » dis-je.

Je vis deux vampires qui trainaient non loin, leur mandais de venir.

« Vous deux ! Partez devant et revenez le plus vite possible ! Vous avez été promus éclaireurs ! »

Les deux vampires partirent donc…

Je me nomme Zelfrïn. J’ai été nommé éclaireur il y a peu et je suis parti aussi vite qu’il me le fut ordonné.
Ma compagne m’accompagnait, nous avons franchit une colline, fait un détour sur je ne sais combien de kilomètres.
Nous avons croisé, en sous sol, un elfe qui était tout seul et apparemment pas frais dans sa tête.
Puis, en remontant de l’autre côté, nous avons senti des elfes…
Nous avons bifurqué sur l’Ouest, afin d’atteindre le palais de Molgor.
Plus loin encore, nous avons pu apercevoir le saint graal, la fameuse armée que nous cherchions tant dans le quartier populaire des nains.
Helena, mon amie, voulu s’aventurer plus près afin d’estimer à combien ils étaient. Ce fut un échec, trop proche. Ils l’ont repérée et l’ont démembrée devant mes yeux horrifiés.
Le fameux Ogzuk versa même une larme en voyant les carnages qu’il créait. C’était ça les fameux démens de la guerre ?
Je repris la route en sens inverse, passant par ce que je pensais être un raccourcis, je me rendis compte que des loups étaient dans la cité et un nombre inconnu de gobelins les affrontait. Je rejoignis en quelques heures seulement Isâ et Léonace qui comptaient sur moi. Je n’eu jamais couru aussi vite que ce jour là. Le nouveau né que je suis deviendrait-il un puissant vampire ?




Je vis l’un des éclaireurs revenir, seul. Il me fit le récit de ce qu’il avait vu et comment sa compagne avait disparu. Léonace se mit à sourire, moi de même.
Comme ça des combats avaient déjà commencés? hormis la résistance des nains populaires, personne ne bloquait l’avancée du "gros" des troupes d’Ogzuk ?
Nous devions faire vite, très vite.
Je donnais l’ordre aux vampires de l’armée d’Aëdan de se mettre en marche, Léonace fit de même avec ses vampires et ainsi nous avons remballés nos affaires en un temps record.

Nos cœurs étaient morts et pourtant, l’excitation était telle que j’aurais juré être un mortel devant la chose qui l’attire le plus au monde.
Je fermais les yeux une petite seconde, je vis une fleur. Une jolie fleur de couleur jaune, éclairée par un rayon de soleil.
C’était si doux, si calme, si répugnant.
Cette fichue fleur qui attendait la mort sans bouger, entretenue par le soleil qui décide de sa vie et de sa mort.

C’est ce que j’étais, je ne le suis plus et c’est ma propre volonté qui anime ce corps mort que je possède.
Je veux affronter l’armée d’Ogzuk, je veux détruire cette immense armée !
J’attends ce moment depuis ma naissance, car je le sens, je suis faite pour ça.
Mon sang bouillonne dans mes veines. Il appelle au combat, il en devient presque douloureux.
Je me mets à courir, en tête de mon armée, ma propre armée.
Celle qui mettra en pièce ces gobelins pouilleux. Je suis prête.

Papa, je peux bien mourir désormais, j’ai compris le sens de mon existence.


[HRP : Deux vampires sont morts.
Reste 16.
Léonace est avec Isâ.
Aëdan a disparut, les troupes d'Isâ sont toujours autant fictives et n'existent toujours que dans sa tête.
Le groupe de vampires est en marche vers le palais de Molgor pour rencontrer l'armée d'Ogzuk par le chemin le plus court, ils sont pressés.]
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Ven 30 Déc 2011 - 17:38

Un dernier craquement d'os retentit dans la plaine alors que Shun, sous sa forme animale, achevait un des derniers brigands. Il avait immédiatement rejoint Sheiz, son état l'inquiétait car il avait sur lui des blessures importantes. Son chef revêtit à son tour sa forme louve, son corps se recouvrant d'un pelage noir d'encre. Le jeune loup aux yeux vairons venait juste de s'assurer qu'il n'y avait aucun survivant que le petit groupe partit en direction de Kazad Duraz. Il ne leur fallut que quelques heures pour rejoindre le village qui entourait la capitale. Shun regardait autour de lui, il n'était jamais entré aussi loin dans la contrée naine et espérait un jour revenir pour visiter, ces petits hommes l'étonnaient vraiment. Le village qui entourait Kazad Duraz était sans vie, tout les civils se cachaient derrière les murs renforcés. Reprenant son sérieux, il s'approcha de Sheiz qui avait reprit forme humaine pour se présenter aux deux nains qui gardaient une porte beaucoup plus grande qu'eux. Ces hommes avaient été averti de l'arrivée du chef de meute et s'écartèrent pour ouvrir la porte, les battants grincèrent pour laisser un espace assez suffisant dans lequel Sheiz s'engouffra, suivit par Shun puis les autres loups qui ne disaient aucun mot, trop fatigués pour ça. Le lycan aux yeux vairons pu voir quelques nains en train de faire des rondes, torches en main, quand soudain son chef l’interpella.

"Dis... Dis à tes hommes de qu'ils peuvent se reposer un peu.."

Le loup couleur sable hocha la tête, ses oreilles couchées en signe de soumission. Il jeta un coup d'oeil aux autres loups qui s'étaient regroupés en un seul endroit, se couchant au sol pour souffler un peu. Il commença à s'approcher d'eux pour faire passer le message quand Sheiz s'adressa à nouveau à lui, il se retourna donc. Le chef lui demandait de retrouver les autres lycans de la meute, qui devaient traîner dans la capitale sans savoir ce que le petit groupe était revenu. Shun jeta un coup d'oeil à l'homme blond qui s'était jeté dans une charrette de foin, il semblait vraiment épuisé. Hochant une nouvelle fois la tête, il lui tourna le dos et lança un jappement amical à ses hommes pour leur permettre eux aussi de se reposer. Bien évidemment, ils ne se laissèrent pas prier et s'éloignèrent en groupe pour trouver un coin tranquille. Shun prit une autre direction, il devait retrouver les autres membres de la meute pour les prévenir de leur retour, tout le monde devait se préparer, après tout, la guerre était loin d'être finie. Tout en marchant, il revêtit sa forme humaine et s'habilla, replaçant son arme dans son dos, toujours prêt à la sortir à la moindre occasion pour se défendre ou attaquer. Il préférait quand même sa forme bipède, que se soit pour le combat ou la vie en générale, malgré le nombre d'années passé depuis sa morsure, il n'y était toujours pas habitué.

*************************
Le jeune lycan, nouveau second de sa meute, continuait d'explorer la capitale naine à la recherche de ses frères. Dès qu'il en trouvait un petit groupe, il leur indiquait de rejoindre ceux qui se reposaient, il fallait reconstituer l'armée de Croc-Noir pour gagner en puissance et pour cela, Shun devait se dépêcher de les trouver. Il était accompagné par deux loups qui avaient proposés leur aide pour trouver les autres qui devaient encore profiter de leur repos. Au tournant d'une rue, le trio se retrouva sur une petite place, tout était en ordre pourtant, c'était trop calme pour être naturel. Un bruit sourd du cor de guerre retentit dans tout Kazad Duraz, attirant l'attention des lycans. Les deux loups commencèrent à montrer les crocs tandis que Shun sortait doucement sa lame de son fourreau, avançant doucement. Des bruits venant d'une rue parallèle se fit entendre et il se plaqua au mur, prêt à décapiter la moindre menace qui en sortirait. Pourtant, ces deux autres lycans portant l'odeur de Croc-Noir qui apparurent, ils semblaient à bout de souffle et lancèrent au second, sortant à leur tour des armes simples:

"Des gobelins ont réussi à entrer!"

"Ils sont très nombreux et on a du prendre la fuite!"

"On ne sait pas où sont les autres."

Shun soupira, le temps de repos était fini. Faisant signe aux loups de se taire et de respirer un bon coup, il murmura:

"J'ai réussi à réunir tous les soldats, je ne cherchais que vous deux en fait. Il faut prévenir Sheiz de la menace, il était en train de dormir."

Il regarda dans la ruelle d'où venaient ses deux frères et aperçu un gobelin, puis deux, et le nombre ne cessait de croître au point qu'il ne distinguait qu'une nuée verte malodorante. Il resta contre le mur et commença à se diriger vers une autre ruelle, bien plus petite que les autres et fit signe aux loup de le suivre:

"Nous ne sommes pas assez nombreux pour les combattre, rester sur cette place c'est le meilleur moyen de se faire entourer et donc piéger. Il faut prendre les plus petites ruelles pour les forcer à se battre en plus petit nombre."

Shun passa devant les autres, arme en main, il espérait fortement avoir raison. L'inquiétude le rongeait de l'intérieur, après tout, il n'avait jamais vraiment affronté de bêtes dans ce genre et était désemparé. Il continua d'avancer dans la ruelle quand un groupe de gobelin leur tomba dessus. Par rapport aux autres, ceux là étaient moins nombreux, peut être une quarantaine, pourtant leurs corps verdâtres étaient déjà couverts de sang. Ils commencèrent à crier et foncèrent vers eux. Le second chargea en tête, décapitant les premiers gobelins qui se mirent dans son passage, ses frères se battaient aussi vaillamment et il ne leur fallut pas long pour tous les éliminer, ces créatures ne semblaient pas vraiment réfléchir et attaquaient où elles le pouvaient et à la moindre occasion. Les autres loups, eux, prenaient soin d'éviter les armes barbares et décapitaient net les gobelins, soit par les armes, soit par les crocs.Malgré le sang, les cris et l'odeur de peur qui émanait des cinq lycans, Shun sourit en voyant l'un de ses frères reprendre forme humaine pour cracher le sang visqueux de l'une de ses créatures, déclarant que c'était immonde. Quand ils furent certains qu'aucun de leur ennemi ne bougeait plus, le lycan aux yeux vairons huma l'air que le vent lui portait pour vérifier qu'aucun autre gobelin ne traînait dans les parages, ils allaient devoir utiliser leurs capacités au maximum et profiter de l'effet de surprise pour les groupes plus nombreux et ce jusqu'à ce qu'ils rejoignent le reste des troupes et leur chef. Ils continuèrent à marcher silencieusement, passant de petite ruelle à petite ruelle, le second cherchait à rejoindre le point de rendez-vous qu'il avait fixé à tout le monde, espérant que celui-là ne soit pas déjà attaqué par les gobelins, même si face à des loups de nouveau en pleine forme, ceux-ci ne feraient pas le poids.

Entendant soudain un bruit de course, Shun se figea et fit signe aux autres derrière lui de faire de même. Une odeur différente de celle des gobelins traînait dans l'air, elle lui était familière pourtant le sang séché autour de lui émanait un parfum qui ne lui permettait pas de distinguer celui de la personne qui arrivait très rapidement vers le groupe. Tenant son arme à deux mains, le second jaillit soudain pour placer sa lame juste sous le cou de la personne qu'il reconnu avec surprise:

"Chef?!"
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Lun 2 Jan 2012 - 22:59


Ogzuk regardait ses troupes avancer, il était à présent certain que l’avantage était à son armée mais les remparts étaient encore trop bondées de nains et les tirs d’arbalètes venaient massacrer les gobelins plus au Nord, trop proches des murailles. Il rassembla rapidement ses guerriers d’élites et parti au Nord. Il vit un escalier gardé par quelques nains en armures lourdes tandis que d’autres, sur les remparts, s’occupaient de nettoyer à coup d’arbalètes leurs ennemis en aval. C’était ici qu’il fallait agir ! Réunissant les armes de tirs des nains morts il prépara son escouade afin de tuer les gardes en armures. Après s’être avancé tout en s’aidant des habitations du quartier populaire de la capitale, il ordonna à quelques gobelins de se mettre à découvert et tirer en direction de l’escalier. Deux gobelins furent rapidement prit pour cible et tombèrent sous les carreaux mais ils eurent le temps de tirer quelques coups d’arquebuses et d’arbalètes. Assez pour affaiblir la défense naine. Il chargea alors, suivi rapidement par les troupes d’élites et redonna courage aux troupes gobelins du coin qui chargèrent à leur tour. L’escalier fut submergé d’une masse verte qui ne put être arrêtée, donnant alors aux gobelins l’avantage des remparts, tuant à vue les différents protecteurs nains s’y trouvant.

Il avait à présent une vue imprenable sur la cité, il constata que son armée avait prit tout le Nord-Est du quartier populaire. Il regarda de l’autre côté, en dehors de la capitale, il voyait quelques maisons ici et là, rien d’intéressant, son objectif c’était al capitale, pas des villages abandonnés… Il se retourna de nouveau vers la capitale, des troupes naines formaient encore des barrages à l’Ouest et au Sud, sans compter une force importante de lycanthropes et une poignée d’elfes. Les elfes pouvaient poser problèmes, les gobelins ont pour horreur les elfes, en ayant presque peur d’eux, c’est ce qui l’avait motivé à ne pas combattre dans la bataille du lac. Il était concentré à contempler ce décor lorsqu’un gobelin s’exclama :
-Tron boom !!! Ogzuk ya tron boom la !

Ogzuk regarda et constata un magnifique canon nain avec son tonneau de poudre et quelques boulets. C’était à présent le moment de faire appel aux bidouilleurs gobelins ! Ces fous qui ont le mérite de savoir manipuler les engins compliqués !

[HRP]
-Ogzuk est à présent loin de la bataille, dans les remparts au Nord-Est, il prépare les canons à faire feu sur les troupes au loin ou tout simplement faire un carnage sur les installations naines.
-Quelques nains sont morts, les derniers encore au Nord-Est.
-Frerenn perd son tour

Troupes alliées :
-Soldats kazadiens : 345
-Habitants : 689
-Ayliän et soldats d'Evanya : 35
-Sheiz, Shun et lycans : 101
-Anarion, seul
-Isa, Léonace et 16 vampires
Troupes ennemies :
-Ogzuk
-Des dizaines de chefs gobelins
-1050 gobelins en surface pour l’instant

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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Jeu 5 Jan 2012 - 3:49

Après avoir vu fuir la major partie de l'armée qu'il servait, Jake se regroupa avec les huit derniers soldats de l'aurore. Ensemble ils montèrent les cinq montures qui restaient, galopant vers la capitale pour retrouver les douze autres combattants d'Oryenna.
Ils mirent peu de temps à rejoindre Kazad Duraz, la grand porte s'ouvrit tout de suite à leurs arrivés. Les gardes nains s'écartèrent pour laissé passer les cavaliers.

Jake descendit rapidement de son cheval et quelques kazadiens apparurent pour amener les montures dans des étables. Rapidement le premier groupe retrouva l'autre. A présent une vingtaine, les hommes se posèrent dans une petite taverne, tous silencieux autour d'une petite table naine.

- Quel con ... grogna Nivek, en tapant sa pinte contre la table.

Jake leva les yeux.

- Ellyrion ?

- Pourquoi il a pété les plombs ?

Personne ne su répondre,
Leurs sergent-chef avait un peu perdu la raison lors de la dernière bataille, ce qui avait causé la mort de nombreux hommes, et la fuite d'une bonne partie de l'armée. C'était difficile pour les soldats restant d'accepter cette situation de lâche et de perdant qu'avait Oryenna dans cette guerre. Ils auraient pus facilement remporter ce combat mais la maladresse de leurs supérieur les avait conduit à leurs pertes.

- Que fait on maintenant ? demanda l'un des soldats blessé à l'épaule.

- On rentre ? demanda un autre.

Nivek jeta sa bière au visage du soldat.

- Tu veux qu'on se défile ? La réputation est déjà au plus bas !

Jake observa les deux soldats s'aboyer dessus. Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait là. Dans une taverne naine dans la capitale d'Angaila. Le jeune homme attendait, il attendait une opportunité pour prouver la valeur des soldats de l'Aurore, qu'il voulait représenter au mieux. Et remonter l'estime d'Oryenna aux yeux des autres races.
Il jeta un oeil dehors, des nains passaient en courant.
Jake sortit dehors, curieux.

- Qu'est ce qui s'passe ? personne ne répondit, il barra la route à un nain qui portait des boulets de canon. Qu'est ce qu'il se passe ??

- Les gobelins ont pénétrés la cité ! Ils sont des milliers !

Sur ces mots le nain disparut.
Jake entra à nouveau dans la taverne sous le regard de ses confrères.

- Messieurs... Il est temps pour nous de prouver les valeur de l'Aurore!

Il y eut un petit silence, puis tous se levèrent, ramassant leurs armes. Les vingts soldats se mirent à courir derrière les nains.

- Nous devons faire un barrage dans cette ruelle !! ordonna un chef de guerre nain.

Les hommes aidèrent les nains à barrer la route avec des chariots et des tonneaux. Les nains se postèrent derrière avec leurs arbalètes. Les hommes firent de même avec leurs fusils, d'autres nains se mirent au fenêtre, près à combattre.

- Ici est l'un des accès principales pour atteindre le quartier riche et le palais. Nous ne devons surtout pas les laisser passer !!!

Jake sortit son pistolet, bien planqué derrière quelques caisses.

- Tenez vous prêt...

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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Jeu 5 Jan 2012 - 19:50

Mognar avançait avec ses deux cents combattants vers la cité. Marchant lentement, ils virent au loin d’autres troupes alliées entrer dans la capitale. Les cors de guerre et surtout le grand cor de Kazad Duraz avait retentit, l’heure était grave, des gobelins étaient forcément dans la capitale. Mognar était agacé, lui l’immortel représentant des nains voyait le peuple gobelin réussir à entrer dans la cité. Peu à peu sortant de ses pensés il se rappela que Jork Murdefoi, conseiller affilié à l’architecture, lui rappelait certaines informations cocnernant la cité.
-… était forcément posté au Nord, les bruits de canons ont cessé depuis trop longtemps, mais les gobelins ne devraient pas être capable de briser le mur Est, sauf que le cor ayant sonné dans le haut-quartier, c’est inquiétant, des gobelins ont pu entrer par les souterrains. Je vous signale d’ailleurs que…
-Ca ira ! Garm Grumaz, une estimation des troupes en jeux !

Jork laissa place à Garm :
-Logiquement la population est réduite, notre départ pour l’Est a été accompagné par un certain nombre de petites milices se créant afin de partir vers l’Est et aider dans d’autre lieux que celui où nous avons combattus lors de la bataille du lac. Disons entre cinq cent et mille habitants tout au plus. Sans compter la garde de la ville, dans les cinq cent soldats kazadiens en réserve qui doivent surement avoir pris les armes.
-Faites plus vite Garm, et la milice qui est sorti, tu la comptes ?
-Non, il doit y avoir quatre cent soldats alors, un peu moins s’il y a eu de spertes, sinon la population a surement subit des assauts, peut être une perte de cent.

Mognar fit signe qu’il souhaitait réfléchir. Il arriva enfin au chemin en côte qui menait à la grande porte. Il regarda le visage de Néhémia sculpté au dessus de celle-ci et eu un certain sentiment de honte pour n’avoir pas mieux géré la situation. Après être entré, il vit que les troupes se massaient toutes au Nord, donc au Nord-Est de la cité. Sans prendre de pause, il prit la route vers les combats, son armée longeait les remparts Est, lui et sa garde du palais utilisant directement la muraille afin de pouvoir analyser la bataille.

Le Nord-Est était vert de gobelin, même les murailles étaient déjà tombées face aux forces d’Ogzuk. Il constata un grand nombre de barrages nains, mais aussi des troupes d’autres races, elfes, lycans, humains. La horde gagnait du terrain à l’Ouest puis un tir de canon retentit au Nord. Il alla s’exploser contre une maison éloignée, mais bien du côté que contrôlait encore les alliés de Kazad Duraz. Pourquoi seul les gobelins utilisaient les canons ? Pourquoi les nains ne tiraient pas ? Garm connaissait bien le Molgor et savait quelle question il se posait. Il s’avança vers lui et dit :
-Je ne me vois pas tirer au canon sur la capitale de Kazad Duraz.

Mognar comprit ce qui retenait les canonniers, il dépêcha rapidement quelques messagers afin de prévenir les canonniers des remparts Sud de tirer sans réfléchir sur les zones ennemis. Il reprit son avancé, lentement, afin de prévenir lui-même les canonniers des remparts Est de débuter les tirs.

[HRP]
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MessageSujet: Feu!   Ven 6 Jan 2012 - 3:44

Quelque part en Kazad Duraz, non loin des remparts de la cité naine, les peaux vertes envahirent les lieux… elles s’y déversèrent comme une masse verdâtre à travers les ruelles sombres, les petites places fortifiées et marchés abandonnés… les cris des enfants et les hurlements des parents ne purent qu’affirmer l’obstination grandissante d’Ogzuk… un être devenu en si peu de temps la terreur d’Angaïla.

Le grand cor de la capitale retentit, faisant frémir le cœur de ses habitants.
La panique et l’horreur commencèrent à voiler tout espoir au nord-est…

En cet instant même, lorsque s’en vint l’euphorie rageuse des troupes gobelines n’enivrant que leur hargne à une transe bien effroyable, une porte en bois s’ouvrit avec violence. Elle se brisa presque sous l’attraction qu’exerçaient Thrag et ses compagnons avant qu’ils ne se retrouvent nez à nez face à l’ennemi.

Remontant les tunnels pour échapper aux eaux du lac se déverser à travers les souterrains, les chasseurs d’Okri et quelques Brisefers se frayèrent un chemin bien différent des gardes de la cité et des nains sombres. Thorin et Brasok n’avait suivit les pas de leurs alliés, leur sort se devait certainement de trouver une autre issue en compagnie des autres nains.

Quoi qu’il en soit, les 19 chasseurs d’Okri ainsi qu’une dizaine de Brisefers venaient de franchir l’une des nombreuses entrées menant aux souterrains et n’avaient à présent d’autres choix que de se soumettre aux forces gobelines. A leur arrivée en trombe, il y eu un silence qui ne dura que l’instant de quelques désespoirs…

- Non… ils sont dans la capitale… dit l’un des nains dépité devant les regards des peaux vertes les fixer.
- Nous avons échoué… dit un autre attristé.

Les nains en première ligne se regardèrent, empoignant arbalètes, haches et autres armes, la ligne de front s’élança en hurlant, chargeant les peaux vertes qui suivirent le mouvement tandis que les troupes naines à l’arrière firent de même. Un bain de sang commença, éclaboussant une grande partie de la capitale de hurlements. Thrag était l’un de ceux en avant mais les choses changèrent vite, après quelques coups bien placés, évitant autres lames et griffes, il s’en vint à se retrouver à quelques mètres plus loin, tribuchant sur deux nains de la grande cité qui s'étaient cachés.

- OHHH!! Doucement, tu vas nous faire repérer!!!
- Mais.. Mais qui êtes-vous… ? VENEZ NOUS AIDER!!
- Nous sommes canonniers, nous protégeons les armes, vois-tu! dit l’un des nains en posant la main sur un vieux tissu recouvrant un canon.
- MAIS BON SANG QU’EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR TIRER DANS LE TAS!!!!!
- OH!! TU TE CALMES… A VOIR TON ACCOUTREMENT PRIMAIRE TU N’ES PAS DE LA CAPITALE TOI!!
- Ecoute, on ne va pas utiliser le canon dans la capitale tout de même! Nous n’oserions briser les plus grandes fondations de notre peuple!

Lorsqu’une boule de feu traversa les cieux et s’écrasa violement sur une maison, l’explosion fut si forte que le sol trembla. Tandis que les nains se battaient sur la petite place, les débris retombèrent sur certains, les tuant sur le cou alors que l’incendie se mit à éclaircir la bataille.

- TU VOIS!! LES PEAUX VERTES SAVENT S’EN SERVIR!! NOUS DEVONS PROTEGER LES CANONS!!

Déboussolé par toute cette agitation Thrag n’eut pas remarqué le messager du Molgor arriver précipitament.

- HEE!! HHEE!!!!! VOUS!! SOUS LES ORDRES DU… GRAND MOLGOR… FAITES FEU!!!!

Les canonniers se regardèrent non convaincus alors que Thrag se mit à enrager de ce comportement stupide.

- Le grand Molgor lui-même, dis- tu!??
- Oui… Oui… Je devais prévenir les canonniers du sud… mais les gobelins ne m’ont laissé le choix de venir jusqu’ici…
- Aux remparts du sud?? Nous ne pouvons nous en servir alors!

- BON SANG!!!!! BANDE D’IMBECILES, FOUTEZ LE CAMP!!!!! hurla Thrag en ejectant les deux nains contre terre avant d’enlever la couverture pour découvrir l'imposant canon sur roues.

JE VAIS L'FAIRE !!! JE M’EN CONTREFICHE DES FONDATIONS!!!!!
- TU SERAS PUNIS, VIEUX FOU!!!!!


Thrag porta un des boulets à côté du cracheur de feu et arma la bête. Il fit pivoter le canon en pleine troupe gobeline et alluma la mèche de par une torche accrochée au mur. Le bruit rendit le vieux nain quasiment sourd durant quelques minutes où il admira le boulet de canon hacher des corps gobelins ici et là, éparpillant une bonne quinzaine de peaux vertes avant d’exploser contre un mur.

- VOILA COMMENT IL FAUT FAIRE!!!!!

Après s’être brisées en deux, les troupes gobelines finirent par déclarer forfait en baignant de son propre sang.
Les chasseurs d’Okri et autres Brisefers achevèrent le travail.

Les trois canonniers, le messager et Thrag sourirent à ce spectacle mais ce n’était qu’une infime partie des troupes ennemies et tous le savaient.

- Il… il y a un barrage de chariots et de tonneaux fait par des humains et des nains à une trentaine de mètres au sud… grâce à eux, j’ai pu traverser sans casse un bout de chemin.. nous devrions aller les aider, non?

- Un barrage?? OUI, allons-y!
Prenons le canon!!
ordonna Thrag.

Les deux canonniers ainsi que le messager suivirent Thrag semblant être devenu le meneur de cette petite troupe. La bête était lourde, bien que sur des roues, les cannoniers étaient lents. S’engouffrant dans les ruelles en compagnie d’un canon, ils se dirigèrent vers le fameux barrage…



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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Sam 7 Jan 2012 - 20:52

Le regard noir d’Ogzuk se posait sur la capitale. Il réfléchit un instant et dit un simple mot, « Gzad Gob ! ». Il voyait déjà les taudis gobelins remplacer les habitations naines, voir de la nourriture sur toutes les ruelles. Une partie réservée aux chefs gobelins, organiser une nation pour son peuple. Son ambition surprenante aurait fait rire il y a un an mais à présent il était si proche, son peuple prenait le terrain là où aucun chef peau verte n’avait jamais réussit à mettre les pieds. Après le tir de canon, les bidouilleurs s’afféraient à recharger l’arme tandis que quelques contremaîtres improvisés les frappaient pour accélérer le mouvement.

Un bruit sourd se fit entendre, le bruit d’un canon. Au loin, il constata qu’un groupe de nains avait prit le dessus en ruinant une la formation gobelin qui à présent partait en déroute. C’était mauvais signe, il voyait ce canon se diriger vers un barrage en bon état qu’avaient monté les troupes naines, rejoint par des alliés de tous types. C’était à cet endroit que son armée pouvait être en désavantage. Il fit signe aux contremaîtres du groupe de bidouilleurs et lui montra le barrage afin que son prochain tir soit pour ceux-ci.

Il hésita quelque peu, les canons nains n’avaient pas encore parlé mais à présent, après ce premier tir, il pourrait y en avoir d’autres venants d’autres positions ennemis. Fallait-il qu’il reparte vers les souterrains, c’était mauvais signe, il pourrait reprendre une armée plus conséquente plus tard, et attaquer à nouveau plus tard en prenant soin de se trouver de nouveaux alliés.

A cet instant, le canon tira, extirpant Ogzuk de ses songes. Le tir était d’une précision tel qu’il frappa les troupes gobelins et roula jusqu’au barrage. Des gobelins moururent sur l’instant, démoralisant le reste des combattants qui rapidement reprirent courage en voyant que le boulet avait totalement détruit le centre du barrage nain. Cette action pouvait surement aider à cet endroit ses forces, il ne pensa plus à sa fuite et constata alors le reste des activités gobelins.

L’Ouest gagnait en puissance et arrivait à rompre les défenses naines, se rapprochant dangereusement du mur séparant le quartier populaire du Haut-quartier. Mais les positions au Sud-Est, malgré le tir réussi de canon, étaient fragilisées, Ogzuk décida alors de se déplacer sur les remparts et partir plus à l’Ouest, là où la bataille serait à son avantage.

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Orick Marteaufoudre
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Jeu 12 Jan 2012 - 0:08




Orick était sorti des souterrains en compagnie des vingt tunneliers qui l’avaient aidé à ouvrir la brèche qui inondait à présent les tunnels du Haut-quartier. Il revoyait enfin la capitale naine, mais cette nuit ne la mettait pas en valeur, les combats faisaient rage loin dans le quartier populaire. Les guerriers du palais se hâtaient à assurer la défense des remparts du quartier et beaucoup d’entre eux quittaient la zone pour renforcer les troupes à l’Est. Les tunneliers n’étaient pas dans leur élément, et Orick non plus. Il avait passé tant de temps sous terre, la surface n’était pour lui qu’un lieu qu’il ne visitait que pour se reposer ou faire des emplettes.

Un garde voyant le groupe sortir s’approcha d’Orick qui en imposante armure semblait être le chef de la troupe de tunneliers. Ce guerrier était vêtu d’une armure lourde et d’un bouclier sur lequel on pouvait voir le visage d’une naine sculptée dans le métal. C’était un garde du palais, portant avec fierté le visage de la légendaire Néhémiah comme principal héraldique. Hache à la ceinture, il s’avança et dit, la voie quelque peu étouffée par le casque imposant qu’il portait :
-Alors la situation ? L’inondation a fonctionné ?

Orick portait encore son armure familiale, il ne la quittait plus depuis la bataille du lac, c’était comme une seconde peau, le mithril n’étant pas si inconfortable pour un nain. Mais son casque était à sa ceinture montrant un visage fatigué et meurtri par les récents événements et les blessures de la guerre. Le garde restait là, quelque peu hébété par le manque de réponse lorsqu’un autre tunnelier s’avança pour accélérer la situation et s’exclama :
-On a réussi ! Les autres troupes arrivent !
-Bien ! Le palais a le minimum de défense possible, le reste des troupes doit immédiatement partir vers l’Est pour rejoindre les défenses en place, ils vous ouvriront lorsque vous arriverez à la porte du Haut-quartier mais attention, là bas c’est un véritable carnage selon les veilleurs.

Orick écouta ce petit échange et s’en désintéressa par la suite. Il quitta le groupe et partit vers la porte précédemment mentionnée par le garde. Les autres tunneliers interpelèrent Orick pour qu’il attende le reste des combattants et les différents chefs qui devaient arriver des souterrains. Orick n’arrivait plus vraiment à analyser la situation, la fatigue du travail sous terre et les blessures tant physiques que mentales revenaient à présent brouiller son esprit. Il lui fallait retourner à une situation où l’adrénaline reprendrait le dessus pour qu’il ne réfléchisse plus, tout s’embrouillait, les morts, les vivants, son passé et cet avenir toujours si sombre.

Il arriva à la porte du Haut-quartier qui était déjà ouverte, laissant ainsi passer les guerriers partant au combat ou les enfants et invalides fuyant le combat vers ce quartier encore sécurisé. Il marcha vers le quartier populaire puis prit la direction du Nord. Il remit son casque et prit son marteau runique en main, même si les runes n’auraient aucune utilité physique sur les gobelins, elles auraient au moins un impact psychologique sur ses adversaires. Le guerrier en armure antique naine pouvait avoir une chance, même seul, face à des groupes égarés.

Plus aucun sens du temps, un tir de canon était tiré au Nord-Est, puis un autre pas si loin à l’Est, ou bien était-ce l’inverse ? Il n’arrivait plus à analyser logiquement le monde extérieur, mais ce qu’il voyait à présent lui paraissait plutôt logique, la rue qu’il empruntait se finissait à présent sur un barrage plutôt bien construit, quelques arbalétriers et arquebusiers faisaient feu vers des ennemis qu’Orick ne voyait pas d’où il était. D’autres combattants s’organisaient en ronde afin de sécuriser les éventuelles brèches des bâtiments et petites ruelles. Orick entendit un cri rapidement étouffé dans une habitation à sa droite, il hésita à continuer son chemin pour rejoindre le barrage et décida enfin de pousser la porte de ce logis. Il faisait sombre, sa vision des souterrains bien entraînée remplaça la vue normale commune aux humains pour distinguer les reliefs des différents meubles de la pièce. Une table, quelques chaises, un tonneau de rangements divers et une forme grelottante à terre, celle d’une naine et à ses côtés un enfant nain immobile.
-Vous allez bien ?

Orick n’eut de réponse qu’un bruit de métal dans son dos, coup mal porté par un de ces vils gobelins qui profitant de sa position avait attaqué Orick sournoisement. Il se retourna brusquement et leva son marteau frappant le bas plafond d’où la poussière se décrocha. Le gobelin tenta de reculer pour éviter une fin fatale mais son ardeur le rendit trop maladroit et son corps se retrouva poussé par la force du coup vers le sol jusqu’à ce que les os éclatent dans une gerbe de sang qui vint s’ajouter au triste décor de cette pièce. Le nain victorieux se retourna et dit :
-Il faut sortir d’ici vous mettre dans un abri plus à l’Ouest !

Les sanglots de la naine s’étaient déjà arrêté, le silence était malsain. Orick posa son marteau masse au sol, manche vers le haut puis posa sa main sur le visage sans vie de la femme, puis de l’enfant. Il n’avait plus assez de lucidité pour réellement éprouver d’émotions et inspecta la pièce du regard, celle-ci proposait une porte menant vers une autre pièce qu’il emprunta après avoir repris son arme. Une nouvelle pièce au mobilier sans intérêt était cette fois-ci plus éclairée que la précédente grâce au trou dans le mur du fond. Se décidant rapidement il sortie par cette issue donnant sur une ruelle qui n’avait pour lumière que celle de la lune. Il marcha peu de temps sans direction précise lorsqu’il se retrouva face à cinq gobelins qui avaient suivi la piste de leur allié qui avait peu de temps avant tué une femme et son enfant.

La charge d’Orick fut immédiate, il porta son marteau sur la droite et balaya rapidement le petit groupe tuant net deux gobelins, un sur l’impact et le suivant écrasé sur le mur de gauche. Un des gobelins réagit immédiatement, il était un peu plus éloigné, il profita de cet avantage pour fuir et surement rejoindre un autre groupe plus imposant. Les deux autres n’eurent pas cette présence d’esprit, l’un restant à terre, le second levant une dague qu’il maniait comme un glaive porta un coup à Orick. Son armure encaissa tandis que le manche de son marteau venait pénétrer le crâne du téméraire par l’orbite de son œil gauche. La gerbe de sang et l’absence d’allié laissa tétanisé le dernier gobelin encore présent qui vit l’arme d’Orick se lever puis éteindre sa vie sans aucune pitié.

[HRP]
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Dim 15 Jan 2012 - 13:28

Estel était parti se faire de nouvelle potion non loin du campement t’attente des elfes, elle avait veillé auprès d’Ayliän pendant trois bonne heure, mais le bel elfe ne s’était pas levé, ni même réveillé, alors le laissant en compagnie sûr, elle prit le chemin du bois, afin de renouvelé son sac, bien faible depuis la guérison du capitaine d’Evanya. Elle guettait toujours l’horizon, s’attendant à une nouvelle attaque, ils avaient peut être gagné la bataille, mais la guerre régnait toujours et Estel ne savait que faire ! Devait-elle restait au chevet de cet elfe qu’elle appréciait où partir aider les nains. Pour le moment les cris se faisaient entendre en dehors de la ville, de cette capitale naine, alors elle se disait que temps que ces cris resteraient ceux des créatures, elle n’interviendrait pas ! Mais là, c’était un cri différent, un cri d’enfant qui la fit se mettre debout au plus vite.



Plus de toute possible, les bêtes étaient belles et biens entrés dans la capitale, sans plus attendre, elle remit son épée dans son fourreau sur sa taille gauche, son carquois dans son dos, son arc également, puis elle commençait sa course vers la citée, elle ne cherchait plus a comprendre, ils n’avaient plus besoin d’elle au campement, alors pourquoi rester ? Pour Ayliän ? Il l’avait apparemment bien oublié et il était entre de bonne main, alors elle n’avait pas d’attache ici, mise à part les cris d’enfants qu’elle venait de décerner parmi les hurlements des créatures.

Elle voyait enfin la citée, ils avaient escaladé un arbre ces gobelins, puis prit appui sur des petites pierres afin de passer la muraille, pas si idiotes que cela apparemment…. Les voyants facilement grâce aux yeux perçants de sa race, elle saisit son arc toujours dans une course sans relâche, pour ne pas gaspiller de munition, elle ramassait quand elle le pouvait des flèches non loin d’elle, oui ceux tiré par ses alliés ou ses ennemis ? Peut importait, le tout était qu’elles atteignent leurs but. Elle s’arrêtait pour la première fois, quatre flèches à ses cotés, la première arc bandait, alla s’enfonçait droit sur la tête d’un gobelin arrivait au sommet, qui dégringola de l’autre coté, mais il était mort ça elle en était certaine ! La deuxième et la troisième se suivirent très très vite, allant tuer les deux créatures proche du sommet, qui dans leurs descentes, en firent tomber d’autres du mur, quand à la dernière, elle vint figer sur le tronc de l’arbre, le monstre vert qui venait de montrer Estel du doigt pour prévenir les autres de l’emplacement de leurs ennemis !

Puis elle redémarrait sa course, certes elle pouvait tirer tout en courant, mais elle serait moins précise et là elle n’avait pas le droit à l’erreur, car de l’autre coté de cette muraille les appels à l’aide des petites voix étaient toujours présente ! Elle vit deux gobelins descendrent du grand arbre pour arriver contrer Estel, pour le moment ils étaient encore loin ce qui lui laissait le loisir de tirer de nouveau prenant cette fois, deux flèches au sol et trois dans son carquois, les cinq étaient destinaient aux cinq bêtes qui étaient encore sur le mur, tous tombèrent mort avant d’atteindre le sol ! Les deux coureurs étaient à 120 pas d’elle et elle les voyait pointant vers elle, ce qui devaient leurs servir d’arc, elle devait se méfier car dans 20 pas, ils pouvaient l’atteindre, mais ça ne l’effrayer pas, car elle allait avoir le temps de répondre à leurs attaques, ne regardant plus le haut de la muraille, se fixant sur ses deux ennemis.

Avec une grande facilité, elle esquivait les deux flèches, la première à 85 mètres, glissant un peu sur la gauche, la deuxième à 78 mètres, un peu trop haute, elle s’abaissait facilement, ils avaient donc mis 35 pas pour viser, tirer et atteindre leurs buts, Estel avançait de 3 pas à la seconde, alors que l’un d’entre eux remontait son mécanisme, le deuxième s’avançait vers elle, épée courte en main et hurlant certainement des jurons. S’abaissant vers son coté droit, elle sortait sa dague de sa jambière, puis la lança droit devant, loupant le premier qui souriait alors, mais touchant le deuxième en plein cœur. Cette fois, le sourire était sur les lèvres d’Estel, qui épée en main déchirait à présent en deux le corps du petit bonhomme vert, elle ne s’était presque pas arrêtée dans combat, mais maintenant elle fit une troisième halte. Dix flèches dans le carquois gauche, sept dans celui de droite, laissait seul par son porteur. Une nouvelle fois des tirs précis et juste, sur la muraille et dans l’arbre, car bientôt elle devrait gravir ce chêne à son tour et moins il y avait d’ennemi plus vite elle passerait. Deux flèches encore au sol et plus personne, elle les rangeait dans son dos, puis escaladait l’arbre en question, avec la même tactique que les gobelins, mais avec bien plus de rapidité et d’habilité qu’eux, sans même analyser mieux que cela la situation, Estel sautait de l’autre coté du mur, devant les enfants nains qu’elle entendait depuis le début. Devant elle, les gobelins avaient reculé d’un pas, horrifié par l’apparition de l’elfe qui n’était pas prévu… Sur un ton moqueur elle regardait les sept gobelins en face d’elle.

On ne frappe pas les plus petits que soit ! Je vais vous montrer ce que ça fait !

Elle partait épée en main, fonçant vers ses ennemis qui dans la panique ne savaient plus quoi faire, 1, 2, 3, tué dans le tourbillon de la lame, 4 et 5, décapité par cette dernière, les deux derniers fuyant Estel, ils allaient peut être prévenir les autres, alors prenant les deux flèches des monstres verts, elle vint toucher par l’arrière le numéro 6 et 7. Dans un cri de joie, les enfants l’applaudissaient.

*****
De l’autre coté de la muraille
*****

Vite mes chéris, cachez vous !

Mais ils n’en avaient pas eut le temps, les gobelins venaient de franchir la porte. Cette famille attendait pasciemment le retour du père de famille, parti en bataille pour défendre la citée et sans savoir comment, les gobelins venaient d’arriver dans les enceintes de la capitale, s’attaquant à leurs maison en premier. Alors la petite famille sortaient vers la deuxième porte de la maison, celle qui menait sur le coté de celle-ci mais aussi dans un cul de sac. La mère bien que petite, eut le temps de lancer une dague sur l’un d’eux et de verrouiller la porte en recomptant ses petits. Le courage des femmes naines n’étaient plus à prouver et cette maman de 5 cinq enfants venaient une nouvelle fois de montrer aux gobelins qu’ils n’avaient pas une tâche facile !

Vite sortons d’ici, allons prévenir les autres !

Mais il était trop tard, les gobelins avaient été rapide et venait de piéger les enfants et leurs mères dans ce cul de sac ! Les deux petites filles hurlaient de frayeur, elle réclamait leurs pères pour les défendre tous. La mère se tenait devant ses enfants, les protégeant de ses petits bras, écoutant les autres cris de la citée, les monstres étaient entré ! Il devait y avoir une dizaine de monstre et d’autres tombant de la muraille, alors c’était donc par là qu’ils étaient entrés, par ce beau chêne que la famille aimait. Les sourires sur les visages des créatures étaient effrayants, ce qui faisait que les petites filles continuaient de crier, alors que leurs frères regardaient droit devant eux, ceux qui allaient mettre fin à leurs vies. Deux d’entre eux se dirigeait vers la mère, qui sans arme allait tomber ! Mais elle s’était avancé, les poings serrés, près à se battre, ses deux ennemis épée en main, se moquait d’elle, puis la délivrance, un gobelin venait de tomber maladroitement de la muraille, s’écrasant sur les deux premières créatures. La mère ne mit pas longtemps à récupérer les deux armes des mains de ses assaillants, alors que les autres pestaient la maladresse de leur compagnon. Toutefois, ils s’aperçurent très vite, qu’il n’était pas tombé tout seul, car la flèche dans son crâne était bien présente. A présent, la mère était contente, cette flèche signifiait que derrière le mur les alliés arrivaient et que sa famille allait peut être survivre, les deux épées en main elle les provoquait.

Allez bande de crétin, venait tâter de ma lame ! Elle n’est pas d’une qualité naine, mais elle sera bien assez tranchante pour faire tomber vos têtes.

13, s’était le nombres de monstres qu’elle avait devant elle et elle ne les craignait plus, car maintenant elle pouvait se défendre et c’est ce qu’elle fit avec brio ! 6 tombèrent sous ses coups, mais elle reçu alors cinq flèches à la poitrine qui la fit tomber, son dernier regard vers ses petits alors que les gobelins lui marchaient dessus se dirigeant vers eux pour mettre fin à leurs jour.

Grimnir, dieu de la guerre sauve mes petits…

Quand elle eut fini ses mots, elle vit apparaître une elfe devant ses enfants, divagation où réalité ? Elle ne savait le dire, mais les monstres prenaient la fuite et les cris de joie de ses enfants en disaient long sur le résultat de la bataille, elle fut soudain soulevée du sol, retrouvant du regard l’elfe qui venait de les sauver.

****

Madame, ne bougeait plus, je vais vous soigner.

Autour d’Estel et de la dame naine, les enfants avaient accourus afin de poser leurs mains sur leurs mères. Estel examinait les blessures de la naine, mais elle ne pourrait rien faire, comment le lui dire ? Pas besoin, elle avait comprit toute seule.

Merci, dame elfique de nous avoir sauvé……… protégez les s’il vous plait……… Grimnir vous à envoyé………Vous êtes … leurs…gardienne… Je vous aime…les enfants…obéissaient lui… Je …vous…ai…me.

Les yeux se fermaient et l’âme s’envolait alors vers la terre sacrée des nains, Estel continuait de tenir le corps mort de la dame, alors que les enfants pleuraient sur elle. Grimnir, un des dieux nains, ainsi c’est lui qu’elle avait prié, Estel ne pouvait laisser les enfants là, seul, mais était il sage de les emmener avec elle ? Elle le devait de toute façon, car les laisser là dans la maison serait mortel. Elle s’adressait alors à eux.

Je sais que c’est difficile les enfants, mais nous devons partir, il faut trouver des alliés, car seul je ne pourrais vous protéger très longtemps.

Les garçons comprenaient, deux d’entre eux reculant leurs sœurs, le plus grand aidant Estel à poser leurs mère sur son lit, à l’intérieur de la petite maison, des armes sur les murs, bien qu’il ne serait peut être pas d’une grande aide, Estel confiait à chaque garçon, une dague et une épée courte, aux filles, une dague dont elle devait se servir au dernier moment, puis ils quittèrent la maison prudemment, Estel ne pouvait plus courir, elle devait faire survivre cette famille, un garçon, une fille, le plus grand à l’arrière, elle récupérait de nouveau des flèches dans les carquois des gobelins, les donnant à porter aux filles, son propre carquois plein. Elle se dirigeait vers le centre de la ville, mais dans les endroits où peu bruit résonné afin de protéger au mieux la famille. Devant elle, une femme naine courait, vers eux, criant.

Le haut quartier, vite, dans le haut quartier.

Plus loin, elle vit alors un nain se battre contre cinq gobelins, mais d’autre arrivé à leur place, il fallait sortir se guerrier de la ruelle, il pouvait mettre les enfants en sécurité qui sait et en plus Estel aurait un allié de poids ! Elle demandait à la première fille de venir juste derrière elle, commandant les autres de rester bien en file et plaquer contre le mur ! Estel plongeait alors sa main dans son dos pour recevoir un a un ses munitions, elle bandait son arc et dégotait ses flèche une à une, dès la première elle criait au maître nain.

Je vais vous sortir de là, j’ai besoin de vous !

Tuant encore deux créatures, le nain pouvait sortir de la ruelle, les créatures prisent aux pièges dans ce couloir pas très large, encore 7 flèches de l’elfe avant la fuite des monstres verts, les enfants lâchaient un petit cri de victoire, heureux d’avoir trouvé cette elfe sur leurs chemin.Le nain en question ne lui disait pas merci, ses yeux confirmaient que l’intervention d’Estel n’était pas nécessaire ! Quand il vit les enfants derrière elle, il ne comprenait pas, mais était bien décidé à ne pas les laisser avec elle. Il regardait l’elfe avec un air de dégoût, hors de question de lui dire merci quelque soit la chose qu’elle avait faite pour ces enfants! Les petits voyant que le nain n’aiderait pas leurs anges, changeaient de rue, afin de suivre la naine qui était passé par là auparavant.

Viens Estel, le haut quartier est par là, nous serons en sécurité !

Elle suivait les enfants, voyant encore la femme devant eux, deux portes s’ouvrirent et de nombreux nains étaient derrière, les enfants entraient, mais Estel ne le voulait pas, car il y avait là, trop de regard méfiant sur elle. Elle levait la tête afin de s’adressait à celui qui se trouvait au dessus des portes et qui semblait être l’un des chefs de ce haut quartier.

Où est le combat le plus proche ?

Au Nord, beaucoup sont partis au Nord !

Bien, merci.

Elle ne comprenait pas cette haine qu’avait les nains et les elfes, pourquoi cette différence ? Pour elle, il n’y avait pas de quoi se regarder de travers, dans ce cas elle aurait du défendre cette famille et laisser les enfants là ? Elle entendait les enfants qui en se retournant avaient remarqué la disparition de leurs gardiennes, la réclamant, on leurs répétait qu’ils étaient en sécurité et que ce n’était pas grâce à cette elfe. De petit pleurs, certainement des filles, une petite rébellion certainement des garçons, mais Estel s’en allait à présent bien loin, pour ne pas les entendre. Après une course pendant 2 minutes où elle ne trouvait personne sur son chemin, elle entendait alors un combat non loin d’elle, arrivant au lieu dit, un nain entrain de se battre, elle n’avait décidément pas de chance de tomber sur un nouveau grincheux, mais il était seul et elle aussi, avec une telle bataille, rester isoler n’était pas très bon. Il en avait fini avec son combat et Estel arrivait à ses cotés. Ne disant mot, elle l’accompagnerait !


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Dernière édition par Estel Varno va in Cala le Lun 23 Jan 2012 - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Sam 21 Jan 2012 - 19:07

L'entrée de la ville se profilait à l'horizon des cinq faucheurs guidé par leur commandant. Ils s'étaient séparés de Denaro et ses troupes, préférant ne pas éveiller l'attention sur un groupe trop garni. Pour le moment, Eramos préférait la discrétion à l'attaque car qui savait combien de bêtes vertes s'étaient amassées dans les murs de la cité de pierre ? Empruntant les lourdes portes de la cité, les gardes la surveillant les arrêtèrent afin de les prévenir du danger se produisant.

- Le nord-est de la cité est aux racailles vertes, c'est là que la bataille à lieu. Si j'étais vous, je rejoindrais le gros des forces à l'ouest, dans le haut-quartier. Avec votre petit groupe je m'etonnerais de voir tous les gobelins tomber !

- Merci soldat, nous utiliserons vos conseils avec sagesse.

- Kazad Duraz est donc en partie aux peaux vertes, demanda Nathan ? Cela ne me dit rien qui vaille, commandant.

- Une bonne raison pour rester sur ses gardes, faucheur. En avant.

Faisant signe à ses hommes de dégainer leur arbalètes chargées, Eramos s'immisça dans la cité à pas de loup. Après quelques pâtées de maisons parcourus, il se rendit compte que la place était déserte. C'était là une partie du quartier populaire qui semblait maintenant fantôme. Quand il comprit pourquoi, le vieil homme ne pu que retenir sa tristesse qu'avec peine. Là gisait plusieurs centaines de nains, la moitié seulement portant des armures et des armes. L'autre se composait de femmes tenant leur enfants dans leur bras dans une position maintenant éternelle. Le double de gobelin gisait aussi dans leur propre carnage. Le spectacle à regarder mais cela n'empêcherait pas le vieil homme de faire son devoir. Il s'agenouilla sur une dépouille de gobelin et toucha sa peau encore tiède. Regardant autours de lui, il comprit que le combat avait eu lieux il n'y a pas longtemps. Des cris de guerres se firent entendre alors un peu plus loin dans le quartier, la ville était bel et bien assaillit par l'ennemi. Il sentit un frisson sur sa nuque qui semblait provenir des remparts, en hauteur. Avec appréhension, il comprit que le siège gobelin s'y trouvait, une étrange peau-verte n'analysant de son oeil critique, démontrant un signe d'intelligence par rapport à ses congénère. C'était le gobelin de son rêve, Ogzuk.

- Commandant, demanda Nathan ?

- Nous devons rejoindre le gros des forces alliées en tentant de contourner la horde.

L'un des faucheur intervint alors dans la conversation. Sa voix emplit d’échos dût au heaume qu'il portait.

- Le quartier populaire est la source du danger, commandant. Nous devrions continuer de longer les ruelles pour atteindre le palais.

- Faisons cela. Faucheurs, avec moi.


Ils repartirent donc vers les ruelles adjacents à la place populaire. Il y avait toujours un danger de retrouver des troupes égarées mais pas le gros du combat. à six, il pouvait faire tenir leur double ou peut-être le triple de gobelin avec de la chance. Le vieil homme espérait ne pas en trouver d'avantage pendant leur périple. Comme si ses pensées se manifestaient d'elles-mêmes, un bataillon gobelin avançait vers leur position, rejoignant, apparemment, l'espace occupée par Ogzuk. Eramos ne perdit pas une seconde, ordonnant à ses hommes de se cacher dans l'ombre de la nuit et de tenter de ne faire aucun bruit. Avec chance, ils réussirent à se cacher sans éveiller de soupçon sur leur position. Les gobelins semblaient pressés, comme s'ils avaient un message important à apporter. Ils se remirent donc en route vers en route, se cachant à l'occasion car plusieurs bataillons se déplacèrent vers eux. Que pouvaient-ils bien faire ?

Bifurquant donc sur un autre passage, espérant trouver le palais bientôt, ils furent surprit par un ennemi bien différent des gobelins. Là s'amassait plusieurs dizaines de lycanthropes, parlant entre-eux apparemment. Il se demanda s'il pouvait reculer discrètement mais c'était trop tard, ils étaient découverts. Il reconnu dans la horde Sheiz Vulcain, le chef des Croc-noir avec qui il avait déjà parlé. Espérant que cette petite discussion pourrait pencher à sa faveur, Il fit un pas vers eux, arrêté tout de suite par Nathan.

- Commandant ... !

- Nous n'avons pas le choix, ils nous ont vu et ne feraient qu'une bouchée de nous. Reste calme, faucheur.

S'adressant alors au chef des croc-noir, il haussa le ton afin qu'il puisse bien l'entendre.

- Salutations chef de meute. Nous venons de l'est où les forces gobelines sont très présentes. Vous laisserez-nous passer pour rejoindre le palais ?


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« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Ven 27 Jan 2012 - 23:43



Ogzuk continuait à avancer vers l’Ouest par les remparts au Nord. Ses troupes d’élites le suivaient, d’où ils étaient, ils pouvaient contempler la capitale en guerre. Des coups de canons venaient de temps à autre remplacer le vacarme des combats, quelques unités naines tirant à l’arquebuse se faisaient eux aussi entendre, tandis que les gobelins démolisseurs utilisant les explosifs nains se faisaient joyeusement exploser partout en ville.

Des héros semblaient à présent se lever face à ses armées et le Sud du quartier populaire restait aux mains des nains et leurs alliés. A l’Ouest, le Haut quartier était une source de repli et aucun gobelin n’arrivait à se rapprocher du mur qui coupait en deux la ville séparant les deux quartiers de la capitale. Pourtant, Ogzuk espérait pouvoir remporter une petite victoire ne passant par les murailles du Nord, il pourrait peut être prendre le contrôle de ce mur qui serait alors un avantage majeur pour lui et son armée.

Il était à présent assez proche de son but, il déploya rapidement quelques troupes régulières gobelin au sol afin d’occuper les nains en dessous et en utilisa d’autres comme mur vivant afin de prendre d’assaut les tours naines. La charge fut rapide et peu concluante, une bonne partie de l’armée naine restait fidèle au poste de protection du Haut quartier et dés que les gobelins arrivèrent trop proche d’eux, les arquebuses et arbalètes réduisirent à néant les assaillants. Ogzuk ralenti son mouvement, voyant que la chaire à canon qu’il avait envoyé avait aussi rapidement été mis en morceaux. Il n’avait pas l’avantage, il fallait absolument trouver un moyen de déborder cette position. A ce moment, une explosion retentit plus au Sud, des gobelins avaient fait exploser une réserve de poudre, c’était surement la solution qu’il attendait.

Il rebroussa chemin tout en restant sur les murailles et chargea un de ses guerriers d’élites de passer un message aux gobelins en bas, il fallait qu’ils réussissent à déclarer un incendie proche du mur du Haut quartier, avec une visibilité réduite, les gobelins arriveraient rapidement au corps à corps et pourraient enfin profiter de l’avantage du nombre et de la confusion. Quelques minutes passèrent tandis que les troupes au sol se battaient et un incendie se déclara proche du Haut quartier. La visibilité diminuait peu à peu, la partie Nord Ouest du quartier populaire était à présent voilée d’un épais nuage de fumée.

HRP
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Sam 28 Jan 2012 - 23:08



HRP : Anarion passe son tour, Ogzuk prend un avantage.

Ogzuk profita de l'épaisse fumée et s'attaqua rapidement aux fortifications Ouest qui protégeaient le Haut quartier. L'attaque fut rapide et sanglante, une masse de près de cinquante gobelins débordèrent les positions adverses qui ne purent en tuer qu'une vingtaine avant de voir apparaître le fourbe Ogzuk prenant position sur la tour de garde. Le canon positionné dans cette tour fut rapidement utilisé par le chef à peau verte et le tir visa maladroitement le palais du Molgor à l'autre bout du Haut quartier. Le tir manqua sa cible mais toucha une bâtisse proche qui fut transpercée par le projectile, brisant la toiture en deux.

C’était un choc, plusieurs nains faibles tel que des anciens ou des enfants avaient pris refuges. La muraille était à présent rapidement submergée par des gobelins suivant Ogzuk et la porte séparant les deux grands quartiers de la capitale était à présent entre leurs mains. Les gobelins de l’Ouest du quartier populaire s’engouffrèrent dans le quartier du palais à une vitesse importante, les positions Est furent abandonnés à leurs sorts, juste quelques centaines tandis que le gros de l’armée fonçait rejoindre leur chef de guerre.

HRP :
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Ayliän Faën
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MessageSujet: Le dernier rempart...   Dim 29 Jan 2012 - 5:40

Le sang et la chair... leurs odeurs effroyables s’entremêlèrent aux fumées noires et épaisses des nombreuses explosions à travers la capitale assiégée où les cadavres des enfants et de leur mère, des pères courageux et des pauvres innocents n’ayant eu le temps de s’enfuir accompagnaient ceux des braves soldats de toutes races. Jonchant sur le sol, les yeux horrifiés d’un triste destin, tous moururent par la haine gobeline et les noirs desseins d’un tyran nommé Ogzuk qui ne pouvait qu’exulter dans son coin à ce spectacle abominable, son œuvre, celle de toute une vie…

Un elfe seul semblait désorienté, marchant à travers les ruelles sans réel but tandis que les lycans du grand Sheiz Vulcain s’étaient engagés eux aussi dans la bataille. Une énorme explosion… des morts… des hurlements et sanglots… des coups de feu ici et là…

Les vampires s’en étaient venus en la capitale également alors que les gobelins s’étaient appropriés un canon qui n’était le leur et exprimèrent une nouvelle fois leur hargne. Un autre canon retentit, brisant une troupe gobeline au nord-est, ce vieux nain en était l’investigateur, celui-là même que l’elfe croisa durant la bataille du lac.

De l’autre côté, quelques alliances entre humains et nains battirent des barrages pour bloquer l’avancée des peaux vertes, en vain… l’un d’eux fut anéanti par un boulet de canon… Un peu plus loin, une charge naine, celle de son vieil ami qu’il n’avait revu depuis Oryenna… si son nom n’était pas sortit de la bouche d’un des nains de la capitale, Ayliän n’aurait certainement pas prit part à la guerre avec autant de détermination.

Voilà le triste spectacle qu’Ayliän et son faucon contemplaient des cieux après leur plongeon en la cité. De par quelques flèches, l’elfe avait fendit plusieurs crânes de peaux vertes avant que Yalmenël ne se mette à raser le sol afin qu’Ayliän égorgent et lacèrent les troupes verdâtres, séparant un groupe d'une soixantaine de gobelins en plusieurs petites troupes afin d’éviter aux alliés de faire face à d’imposantes charges gobeline.
Mais cela n’était suffisant…



Le regard du jeune commandant se tourna à nouveau en direction de son vieil ami.
Orick ne semblait avoir besoin d’aide, en tout cas, pas plus que d’autres, en ce sens, l’elfe et le faucon bifurquèrent vers les troupes elfiques qu’ils repérèrent enfin, non loin du nuage noir enveloppant la partie nord de Kazad Duraz. Les elfes marchaient ensemble en direction du quartier populaire mais les gobelins avançaient rapidement vers le Haut quartier. L’un des canons cracha sa haine et brisa une bâtisse non loin du Grand Palais…
Il était temps d’agir avant que les gobelins n’atteignent le palais lui-même et d’ainsi faire tomber la capitale pour de bon.

Ayliän se précipita vers ses compatriotes et hurla avec force au capitaine Pilinethär, attirant tous les regards des faucons d’Evanya en sa direction.

- CAPITAINE, LE HAUT QUARTIER!!!!

A ces mots, les elfes, commandés par Pilinethär, se dirigèrent vers la grande porte séparant les gobelins du haut quartier où prônait fièrement le palais du Molgor.

- Yalmenël, allons-y, vite!

Alors que le faucon survolait une bataille entre nains et gobelins sur l’une des places de la capitale, Ayliän ordonna à celui-ci de raser le sol comme à son habitude. Il sortit sa dague elfique et défigura de nombreuses peaux vertes tandis que le faucon arrachait de ses serres mains, têtes et bustes gobelins. Mais une chose se passa sans que l’elfe ni même sa monture ne s’y attendent. Une main gobeline bien plus imposante que toutes autres s’agrippa à l’une des pattes ensanglantées du faucon et fit bascula l’elfe à la renverse, faisant quelques roulades contre la pierre, il finit sa route en s’écrasant violemment contre un mur en ruine d’une maison en feu. Ayliän se releva avec douleur, son arc fut perdu dans sa chute, il ne lui restait que son carquois et sa dague qu’il tenait fermement entre ses doigts.

Le responsable de sa chute était à quelques mètres de lui, le regardant avec furie. Il s’agissait vraisemblablement d’un chef gobelin. Il était bien plus imposant que les autres et son armure se devait certainement de montrer à ses frères qu’ils étaient bien plus qu’un simple larbin d’Ogzuk.

- MORU GALAK!!!!! MORU GALAK!!!!!!!! (Mort à l’elfe!!!!! Mort à l’elfe!!!!!!!!!)

Ne comprenant les mots que lui crachait le chef, Ayliän enserra sa dague tandis que quelques gobelins l’encerclèrent.

- Je vais t’apprendre à danser comme un faucon d’Evanya! Regarde bien!
ALORS, QU’ATTENDEZ-VOUS!!!!!!!


- LARRRR GALAK!!! (Tuez l’elfe!!!)

A cet instant, les gobelins chargèrent l’elfe qui fit une roulade avant en cisaillant les pieds de quelques-uns d’entre-eux qui tombèrent de douleur.
Se relevant rapidement, sa main balaya le vide avant de trancher quelques carotides. Le sang verdâtre se mit à gicler tout autour de l’elfe qui s’accroupit afin d’en finir avec ceux à terre, souffrant de leur blessure aux pieds. Après quoi, il se releva d’une nouvelle roulade, emportant quelques gobelins avec lui dans un manège sanglant en compagnie de sa lame courbée.

Le commandant se redressa devant le chef gobelin désappointé de cette situation. Derrière l’elfe, une dizaine de peaux vertes gisaient dans un bain de sang. La lame d’Ayliän transperça le haut de son casque et se logea en pleine cervelle gobeline. La dague fit un tour complet sur elle-même par la pression des doigts du soldat d’Evanya.

- Tu as fait un faux pas…

Retirant d’une traite la lame, le chef gobelin s’effondra par terre, rejoignant les siens baigner dans le sang.

Nul le temps de souffler, l’arc d’Ayliän tomba à quelques mètres de lui. Le faucon referma son bec et se posa devant l’elfe. Le commandant d’Evanya reprit son arme, grimpa sur le dos de Yalmenël et tous deux s’envolèrent de nouveau en direction du Haut quartier.

Il ne fallut pas longtemps pour réaliser l’ampleur de l’urgence en voyant les gobelins prendre d’assaut la grande porte séparant les deux quartiers.
Le faucon se posa de l’autre côté de celle-ci, là où de nombreux nains s’agitaient dans tous les sens, essayant de protéger la porte, seul rempart avant le Grand Palais.

- C’EST TROP TARD, MAITRE NAIN.
IL FAUT VOUS PREPARER A LA DEFENSIVE!!


Le nain en question se retourna vers le faucon et l’elfe.

- QUE VOULEZ-VOUS QU’ON FASSE D’AUTRE??
- RASSEMBLEZ TOUS LES HOMMES DU QUARTIER ET FAITES UN BARRAGE AVANT QUE LES PORTES NE CEDENT!!!

Le nain regarda la porte faiblir sous la pression des gobelins surexcités et ensuite en direction du ciel étoilé qui ne l’étaient que partiellement à cause de la fumée noire s’échappant des quartiers extérieurs.

- Que Néhémiah nous donne la force…

Le nain se retourna vers Ayliän et donna ses ordres à tous les autres aux alentours.

- FORMEZ UN BARRAGE, FIERS PROTECTEURS D’ANGAILA!!!!
PREVENEZ LES GARDES DU PALAIS!! QUE TOUS LES HOMMES VIENNENT ICI!!!


Ayliän descendit du faucon et se plaça à une quarantaine de mètres de la porte. Il encocha une flèche et attendit le moment venu. Les soldats du Haut Quartier le rejoignirent, formant une muraille impressionnante de prés de 300 nains, formée de soldats mais également de citoyens n’ayant aucune expérience au combat.

La porte se mit à se briser, le bois éclata sous les coups des nombreuses peaux vertes tandis que l’attente d’Ayliän et des protecteurs de la cité n’était que plus longue.

Lorsque la grande porte céda, les troupes gobelines chargèrent la muraille, dernier rempart avant le Grand Palais du Molgor...





HRP :
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_________________

~ Livre de rapports d'Ayliän ~
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Mer 1 Fév 2012 - 3:22



Sheiz courait alors que les coups de feu fusaient derrière lui, il traversa une longue ruelle vide. Fonçant droit devant lui, il y avait en effet un muraille qui se dressait devant lui protégeant les hauts quartiers nains.
Il accéléra, cherchant de l'aide, à retrouver ses loups quand Shun bondit de nulle part.
Sheiz sentit la lame du second se presser contre sa gorge.

- Chef ?

Il repoussa Shun d'un mouvement brusque.

- Ou sont les Crocs Noirs ??? Les gobelins ont envahis la capitale !! Il faut soutenir le barrage dans l'allée principale !!

Shun lui répondit qu'il avait regroupé une bonne partie de l'armée prés de leur position actuelle.
Plusieurs loups apparurent derrière Shun en forme animal. Le chef s'adressa à l'un d'eux.

- Valmont, appels les autres !!! Maintenant !!!

Le loup leva la tête, à travers les coups de feu et explosions un hurlement fin et perçant se fit un entendre, le cri de ralliement des loups de crocs noirs. Sheiz l'écouta un court instant, rassuré par ce son.

- Il y a un barrage à 200 mètres dans cette direction, il tente de contenir les gobelins, je leurs ai promis notre soutiens.

Alors que Sheiz faisait part de la situation à son second, les loups débarquaient toujours plus dans la rue, se regroupant. Il furent rapidement une cinquantaine. Quelques nains apparurent à leurs tours venant de l'Ouest, des miliciens Kazadiens venaient renforcer le barrage du chemin principal.

- Nous allons nous diviser en deux groupes, Il faut d'abord soutenir nos alliés au bout de la ruelle, un autre groupe doit faire le tour et attaquer par le flanc gauche. Si on réussi notre coup, on les repousse jusqu'aux murs, on les encercle et on les extermine jusqu'aux dernier ! aboya Sheiz.

Le chef se tourna, un homme approchait avec un groupe de soldat. Tout les crocs noirs se mirent à grogner, après la défaite contre Alidan, les lycans n'avaient pas très envie de recroiser des humains pour le moment.

- Salutations chef de meute. Nous venons de l'est où les forces gobelines sont très présentes. Vous laisserez-nous passer pour rejoindre le palais ?


Sheiz reconnut Eramos, rencontré dans une taverne.

- Le monde est petit.. grogna Sheiz. Tu ne devrais pas rester ici, mes loups n'ont pas mangés depuis un moment..

Il jeta un oeil agressif aux loups qui s'approchaient lentement en grognant vers les soldats d'Eramos.

- LAISSEZ LES PA....


Soudain il y eu un déflagration, à quelques mètres de Sheiz, Shun et Eramos, un boulet de canon vint exploser sur une bâtisse. Le chef sentit son corps décoller du sol pour s'écraser contre un mur, sa tête cogna brutalement. Sheiz se protégea le visage alors que les constructions s’effondraient autour de lui. Il resta au sol un bon moment, n'y voyant plus rien. Une épaisse poussière avait envahi la rue. Le chef se revela, cherchant ses loups.

- SHUN ?!

Sheiz s'entendit à peine crier, ses oreilles bourdonnaient. Il plissa les yeux, des ombres approchaient.

- Shu .. Shun ?

Quelqu'un se mit à hurler derrière lui, le chef se tourna. Valmont était face à lui, une épée à la main à hurler en pointant son dos. Sheiz se tourna à nouveaux vers les ombres, ses yeux s'écarquillèrent.

- GOBELINS !!!!

Le barrage avait du céder, les gobelins les avaient déjà atteint. Son plan d'attaquer par le flanc était tombé à l'eau. Il sortit son glaive et recula en titubant.

- Reculez !!! Regroupez-vous !!!!

Les loups se relevaient lentement autour de lui, il en voyait à peine une dizaine autour de lui. Puis quelques nains sortirent des décombres. Il fut ensuite rejoins par deux hommes d'Eramos.

- Ou est votre chef ???

Ils ne surent répondre. Sheiz regarda les hommes, les loups et les nains. Tous attendaient qu'il donne un ordre qui pourraient les sortir de cette situation désastreuse.

- Ne les laissez pas passer, à la charge !!!!!!!!!! hurla Sheiz.

Autour de lui des lycans prirent formes animales, les nains levèrent leurs haches et les hommes suivirent courageusement.
Les gobelins formaient une masse compactes sur la route, d'autres sautaient de toit en toit. Le chef sauta dans le tas en hurlant.


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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Lun 6 Fév 2012 - 23:53

Ogzuk regardait depuis la muraille nord la guerre qui se déroulait dans la capitale avec une excitation qu’il tentait de contenir pour ne pas foncer comme les autres et avoir sa part de chaos. Les guerriers gobelins d’élites qui l’accompagnaient avaient réussi à prendre place sur la muraille Nord, permettant ainsi de passer sur les murailles du Haut-quartier. Après avoir soutenu l’attaque de la grande porte du Haut quartier en lançant des ordres d’incendies divers, il profita des mouvements pour protéger la porte afin d’avancer vers l’Ouest depuis les remparts de la capitale. Plusieurs gardes du palais apparurent alors faisant face à ses troupes.

Les premiers formèrent un mur de bouclier tandis que ceux à l’arrière utilisèrent des arbalètes afin de toucher les gobelins et arrêter leur progression. Ogzuk était en mauvaise posture, il tentait d’envoyer des troupes gobelins mais la majeure partie d’entre elles se trouvaient à présent à l’assaut de la grande porte du Haut quartier. Il décida alors de ne plus envoyer de troupes se faire tuer par la protection sur les remparts qui même peu nombreuse, arrivait à éliminer les peaux vertes sans soucis, ayant l’avantage de l’étroitesse de la muraille.

Les gardes du palais avancèrent alors lentement, en formation, vers la position d’Ogzuk. C’était comme une lente coulée de lave avançant vers eux sans jamais pouvoir être arrêté. Ogzuk était inquiet, il fallait rapidement trouver une solution. Il ordonna au gobelin qui avait prit possession de la tour où il se trouvait d’abandonner le canon et de se préparer à faire exploser la tour, s’il fallait perdre cette position, il ne fallait pas la laisser aux nains. S’ils reprenaient le contrôle de la tour Nord entre les deux quartiers, l’avantage tactique serait catastrophique pour les forces d’Ogzuk.

Le grand chef gobelin s’éloigna alors de cette tour qui après une énorme explosion se transforma en ruine impraticable. L’explosion emporta quelques gobelins mais aussi quelques gardes nains. Après un rapide constat de la bataille, son instinct gobelin reprit le dessus. Il constata une chose évidente, il avait remarqué alors que la porte du Haut quartier cédait qu’il y avait de l’autre ôté quelques centaines de nains se préparant en un énorme rempart attendant les forces du gobelin. Il jugea d’où il était qu’il devait y avoir le double de gobelins encore en vie. Il vit alors depuis les murailles du quartier populaire qu’il avait rejoint en abandonnant les positions entre les deux quartiers que d’autres forces armées étaient présentes, elfes, lycanes, humaines et vampires. Le surnombre était peut être un avantage, mais un seul guerrier de ces races pouvaient tenir tête à trois de ses guerriers…

Ogzuk regarda ses troupes d’élite et ressentit la peur, s’il abandonnait, un de ces guerriers allaient l’abattre pour le remplacer, il fallait trouver une solution. Il regarda les troupes et tentant de jouer la comédie leur annonça qu’il fallait absolument profiter du tumulte pour tenter de passer en force par les souterrains. Rapidement, il se déplaça vers les réseaux souterrains quittant ainsi la bataille.

Ogzuk avançait dans les tunnels, une dizaine de guerriers d’élites l’entourant ainsi qu’une cinquantaine d’autres gobelins le suivant. Il se mit à trembler, tentant de le cacher, il accéléra le pas comme pour montrer qu’il avait hâte jusqu’à ce qu’il arrive vers les tunnels que les nains avaient inondés. Les troupes se rappelèrent de cet événement et Ogzuk leur anonça qu’il fallait vite repartir. Les troupes accélèrent le pas, Ogzuk étant à présent le dernier du cortège. Il hurlait qu’il fallait aller vite, sa voix était de moins en moins audible et les troupes faisaient tout pour suivre les commandements du grand chef.

Les troupes d’élites sortirent après une vingtaine de minutes perdues à errer dans les souterrains et attendirent leur chef à la surface. L’un d’entre eux compris que leur chef ne viendrait pas. Il regarda les autres guerriers et rapidement tua le plus fort d’entre eux d’un coup d’épée courte dans le dos. Il hurla alors, « moi gran Jarzuk !!! ». Ogzuk était remplacé, mais la horde n’était déjà plus sous control, elle chargeait pour faire tomber le palais du Molgor.

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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Ven 10 Fév 2012 - 17:19

Il hurla alors, « moi grand Jarzuk !!! ». Ogzuk était remplacé, mais la horde n’était déjà plus sous contrôle, elle chargeait pour faire tomber le palais du Molgor.

Les vampires avaient couru pendant des heures afin de rejoindre au plus vite les troupes gobelines.

« Boum » dis-je
Léonace se mit à rire à mes côtés. Il y avait eu une explosion. Nous étions passés non loin néanmoins assez loin du lieu d’impact pour ne sentir que le tremblement faiblard du sol qui souffrait de l’attaque.
Nous avions pris bon nombre de tunnels afin de semer diverses empreintes derrière nous.
Notre attaque avait commencé. Nous nous arrêtions un instant. Léonace et moi nous observâmes quelques secondes.
Ils avaient compris. Peu de temps après, les quinze vampires qui nous accompagnaient partirent chacun de leur côté. La mission était simple. Laisser des traces de sang et nos odeurs partout. Absolument partout.
Le but était que l’ennemi nous sente présent afin que notre petit nombre soit incalculable et bénéficier de l’effet de surprise. S’ils s’attendaient à voir une armée de vampires ils seraient fort surpris de notre capacité à masquer les centaines d’odeurs dans l’ombre.
La peur, telle était notre clé pour survivre.


Certains partirent du côté de l’explosion, afin de bénéficier de l’ombre de la fumée encore voletante et ainsi marquer les murs sans être repérés.
D’autres retournèrent en arrière. Tous s’étaient éparpillés comme cela un peu partout dans la cité et pendant une heure nous courrions tous, nous croisant parfois, afin de déposer notre odeur, un bijou, un bout de tissu voire même une arme que nous avions dérobée lors de la bataille face aux brigands.
Je croisais la route de certains chefs alliés. Apparemment Léonace aussi puisque lorsque je le retrouvais je le vis blessé à l’épaule.
Nul ne savait que Léonace était avec moi, nul ne savait que les vampires à mes côtés étaient des ennemis à l’origine.

Maintenant que je le dis… Où était passé Aedan et ses troupes ?

Nous nous réunissions à nouveau. Léonace vit mon air inquiet. J’avais perdu leur trace, perdu leur odeur, perdus de vue…
Mon Capitaine était peut-être en danger ! Peut-être avait il lancé l’assaut contre Ogzuk sans prendre de détour ? Nous devions nous hâter, réellement !

« Aedan et ses hommes ont certainement déjà engagé le combat, hâtons nous ! »
Léonace se mit à rire de plus belle. Il se hâta sur un air jovial, qu’est ce qui n’allait pas chez lui ? Nos troupes étaient peut-être en train de se faire décimer à l’heure où nous parlions !

Puis je sentis, au plus profond de mon être… Leur présence.
Les gobelins étaient en nombre, regroupés non loin de nous ! Dans un tunnel, tout proche. Je sentis la peur, je sentis l’angoisse, je sentis la mort. Léonace attrapa mon bras vivement.
« Ogzuk est mort » dit-il froidement.

Qu’il était imposant, mon cher Léonace. Cette posture, ce charisme. Un vrai sang pur, si noble et si fort. Je le respectais et mon cœur battait presque pour lui devant tant de sang sur ses mains.
« Que faisons-nous ? Demandais-je
-J’ai une idée, obéis. » Répondit-il sèchement.
Alors j’obéis.

Nous allions à leur rencontre, j’espérais qu’Aedan soit en sureté.

Papa veille sur eux s’il te plait, n’aie de craintes pour moi, protège les.

Je fis signe à Léonace que j’avais compris et que j’acceptais, j’ignorais juste quoi mais je l’acceptais.
Immédiatement il me saisit par le bras et planta ses crocs dans ma gorge. Il me fit si mal !
Les autres vampires semblaient excités à la vue d’une potentielle exécution. Mes forces me quittaient, je souffrais tant.
Léonace me vida presque, puis il me lâcha. Je tombais au sol, papa mes forces me quittaient.

Je fermais les yeux, au loin j’entendis un son si mélodieux. Une harpe je crois. Et elle jouait un air rythmé, endiablé ! Puissant et doux à la fois. Oh c’était si merveilleux, tellement que j’eu envie de danser. Alors une main prit la mienne. Une main chaude portant avec elle l’odeur de la rosée du matin. Dans une clairière, je sentais les arbres non loin qui murmuraient de tendres paroles à mon égard. Ce tout était si harmonieux, dénué du chaos, du sens du bien et du mal. Oh comme j’étais en paix.
Puis je sentais qu’on me tirait. J’entre-ouvris les yeux, Léonace m’avait saisie par les cheveux, non loin je vis des gobelins. Un chef dont je ne connaissais rien et qui semblait laisser l’anarchie régner sous ses ordres. Léonace prit la parole et se présenta à lui.

« Jarzuk, je t’apporte Isâ Zelbreth que j’avais mission de chasser. Après m’être occupée de son sort elle a émit le désir, spontané bien entendu, de nous aider dans la conquête de Kazad Duraz. Nous attendons les prochains ordres. »

Léonace souriait, je comprenais son plan et, ayant retrouvé un peu de sang dans les veines ainsi qu’un peu de forces par la même occasion, je me mis à genoux aussi vite que je le pu devant ce gobelin poisseux.

Une infiltration par l’intérieur, il n’y avait qu’à obéir en attendant que les nains, lycans, elfes ou autres chairs à canon fassent le gros du boulot, occupent l’attention du pouilleux pendant que nous pourrions le décimer en toute tranquillité.

En espérant juste que ce soit réellement le plan de Léonace. Que les autres vampires aient compris ce revirement de camp et que le Gobelin, chef de son armée, marche dans le piège et accepte ma venue sans m’exécuter.



[HRP Quinze vampires
Léonace
Isâ blessée. /HRP]
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Dim 12 Fév 2012 - 4:17

Jake observa la rue devant lui, des soldats nains y fonçaient en brandissant des armes puis disparaissaient dans la fumée. Le jeune homme vit des petits tonneaux de poudre contre le mur. Le soldat de l'Aurore s'adressa aux Chef de guerre nain.

- Pour quels raisons avez vous prévus cette poudre Maître nain ?

- Ce sont des réserves prévu pour l'artillerie prés de la grand porte.. Mais je crains qu'elle soit à présent détruites par les gobelins...

Jake observa au loin, une grande fumée semblait s'échapper des alentours de la grande porte.
Le jeune homme prit les tonneaux, aidé par l'un de ses hommes. Il les posa à une quinzaine de mètre devant eux, de chaque cotés de la route.
Formant un petit barrage sur toute la largeur de la route, les vingts soldats de l'aurore et dix nains se préparèrent. Jake était au centre, agenouillé derrière des tonneaux. Il pointait son pistolet vers la route déserte comme ses soldats avec leurs tromblons et les nains avec leurs arbalètes.
Ils attendaient, autour d'eux, ils pouvaient entendre des coups de feu, des hurlements, des cors, des explosions. Quelques choses approchaient au bout de la route.

- Les voilà !!! Attendez avant de faire feu !!

La petite masse grouillante approcha rapidement, se montant les uns sur les autres, les gobelins chargeaient avec rage.

- Attendez ...

Plus qu'une vingtaine de mètre avant l'impacte.
Jake jeta un oeil au capitaine Virsac, il lui fit un signe de tête.

- FEU !

Les balles fusèrent, abattant la première ligne, les hommes reculèrent, laissant une bonne visibilité au nain. Les carreaux nains sifflèrent à leur tour tuant la seconde ligne, pendant que les soldats humains rechargeaient.
Jake leva son fleuret, les hommes tirèrent à nouveaux. La masse s'écrasa à nouveaux sous les balles, les gobelins piétinèrent les cadavres de leurs confrères, impatient de tuer.

- Virsac !!! hurla Jake.

Le jeune garde de l'Aurore leva son pistolet, visant le tonneau de poudre. Virsac fit de même. Les flèches et les balles continuaient de ralentir la charge ennemie.

- Maintenant !

Les deux hommes tirèrent en même temps, faisant mouche. La rue explosa des deux extrémités, réduisant la charge à néant.
Jake monta sur la charrette formant le barrage.

- Chargez !!!!

Tous lâchèrent leurs arbalètes et fusils, sortant haches et épées. Ils sautèrent tous d'un même mouvement le barrage et foncèrent dans la fumée noire sur le bataillon gobelin encore sous le choc de l'explosion. Jake courut un petit moment, croisant des gobelins démembrés qu'il ignora. Le groupe tua les quelques gobelins encore aptes au combat puis avancèrent en ligne dans la fumée.

*Boom.. Boom... Boom...*


- Qu''est ce que c'est ? hurla Virsac.

Jake scruta devant lui. Il vit une ombre qui grandit..grandit . Le jeune homme leva les yeux devant la forme noire de plus de 3 mètres.

- TROLL !!!!!!!!!!!!


Jake plongea pour éviter le bras puissant du troll qui attrapa Virsac. Il y eut un hurlement dans la fumée, puis plus rien.
Le jeune garde se releva, cherchant son soldat du regard.

- Virsac ?

La partie supérieur du corps de Virsac vint s'écraser au pied de Jake. L'homme vivait encore, se vidant de ses entrailles.

- Cou.. Cours Jake...

Virsac mourut sur ses mots. quand Jake releva les yeux, il vit plusieurs grosses masses noires approcher.

- Battez en retraite !!

Fuyant au plus vite, il courut vers le barrage suivit de tout le groupe.

*Boom.Boom.Boom.Boom.Boom.Boom !!!*


Le nain sur la droite de Jake se fit écraser par une énorme masse, puis un de ses hommes reçut une morceaux de bâtisses naines de plusieurs tonnes sur la tête.

- La Grande Porte a cédé !!!! Des trolls sont entrées !!!!! hurla le chef nain. Il faut prévenir le Haut Quartier !!!

Jake entendit un coup de tonnerre, à une centaine de mètre devant lui, il vit un groupe d'allié exploser.

- Ils utilisent notre artillerie !!!

Jake tourna dans une petite ruelle et se cacha dans un tas de foin. Il vit passer quelques soldats qu'il tenta d'appeler suivit d'un bataillon interminable de gobelin parmi eux... trois trolls.
Le jeune garde baissa la tête, la respiration haletante...

C'était perdu d'avance... Kazad Duraz allait tomber..

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MessageSujet: Courage...   Ven 17 Fév 2012 - 5:07

Le groupe des quatre nains avança difficilement à travers les explosions, les coups de feu et gobelins, se faufilant dans les ruelles dans l’espoir d’échapper à la vigilance de l’ennemi. Le chemin fut bien plus rude qu’il n’y paraissait, le canon était si lourd et les canonniers si fatigués qu'ils ne reflétaient que bien mieux les pas de Thrag qui crut à quelques instants s’évanouir tandis que le messager du Molgor les guidait jusqu’au barrage des nains.

- COURAGE!! NOUS Y SOMMES PRESQUE!! hurla le guide.

Triste vision… tristes cadavres… triste ruines… triste Kazad Duraz…

Regarde-toi, fière capitale d’Angaïla… tu faiblis à chaque seconde… à chaque fois qu’un gobelin fait un pas en toi…
Regarde les nains… tes enfants… ils meurent pour toi… et finiront par basculer dans l’obscur néant afin de garder vivant ton souvenir... Regarde… regarde-toi, le cœur de la contrée des montagnes… tu meures.



Le cœur de Thrag se mit à déraper, lui procurant une atroce douleur en sa poitrine. Il s’efforça pourtant d’avancer pour ne devenir le mulet mais dû se soumettre à la souffrance qui le plaqua au sol.

- STOP!!! UN HOMME A TERRE!!

S’agenouillant à ses côtés, les trois nains le redressa et le fit marcher jusqu’au canon qui servit au vieux croûton de support à ses vieilles guiboles tremblantes. Reprenant doucement sa respiration, il releva son regard et observa ses confrères d’où en arrière plan les flammes jaillissaient des maisonnettes accompagnées de hurlements.

- Oh… vieux fou? Ca va mieux?
- Arrête Grimik, tu vois bien que non!
- Tu devrais surveiller le canon au lieu de surveiller mes mots, Torken!
- Je t’en donne des ordres moi? Vas-y toi! Abruti!
- TU M’AS TRAITE DE QUOI LA?
- … QUOI? QU’EST-CE QUE TU VAS FAIRE!? VAS-Y DIS MOI!!

De faibles coups entre les deux canonniers finirent par une bagarre des plus brutales, l’un s’arma d’une brique tandis que l’autre s’essayer au marteau.

- Cette guerre nous rendra tous fous… murmura le messager au triste spectacle que voilà.
- Ca ne peut pas se finir ainsi… c’est si bête… s’attrista le vieux nain en reprenant des forces.

Levant le regard, les étoiles n’étaient à présents plus visibles de par les épaisses couches de fumées noires… Même l’air si fraîchement alcoolisé n’arrosait plus les ruelles de ses diverses saveurs… N’ayant plus mis le pied en la capitale depuis si longtemps, elle lui manquait à présent…

La main du messager tendit vers celle de Thrag.

- Dorvan Pasadroit, messager du Grand Molgor.

Le vieux nain serra sa main et se présenta à son tour.

- Thrag Zagaz… vieux débris.

Ils esquissèrent un léger sourire, ensuite un regard dévoila le courage qu’ils avaient tous deux perdu.

- Reprenons la route, Thrag Zagaz.
- Oui, reprenons-la!

Les canonniers, quant à eux, s’étaient épuisés à se battre sans réelle intention. Ils se voyaient tous deux accrochés au canon comme deux loques.

- ALLONS-Y, FRERES!! cria Dorvan pour motiver les troupes.

- OUuullaaa… Doucement! J’suis mort là!
- ON est mort!
...?
Regardez là-haut! On dirait… on dirait un oiseau bleu!


Tous levèrent le regard et virent passer un faucon bleu à travers la fumée, il se dirigeait vers la grande porte du Haut Quartier. Suivant celui-ci du regard, Thrag se mit à réfléchir.

- C’est le commandant elfique…
S’il prend cette direction, ce n’est pas pour rien… peut-être…
Peut-être devrions-nous le suivre…


- Heu… mais… et le barrage?
- Je pense bien qu’il est trop tard…
- Comment ça, explique-nous?

Dorvan pointa une bâtisse en ruine à quinze mètres de là, elle s’était effondrée de tout son long à l’entrée d’une ruelle.

- Je pense que le barrage était là-bas… en fait, j’en suis même sûr.

Un long silence s’installa au sein du groupe mais les choses se précipitèrent une nouvelle fois lorsqu’une troupe d’elfes, marchant en rang, apparut devant les nains. Les soldats d’Evanya passèrent à quelques mètres d’eux, émanant une aura emplit d’honneur et de fierté. Marchant avec assurance, la troupe s’exposait sans peur aux dangers et bien que les explosions au loin pouvaient en effrayer plus d’un, aucun ne bougea un cil.



Grimik, Dorvan, Torken


Thrag, Dorvan, Grimik et Torken restèrent immobile à contempler l’avancée des elfes, suivant certainement leur commandant.
L’un deux s’arrêta devant les nains, il était muni d’une armure bien plus imposante et se devait d’être le meneur. Celui-ci les regarda avant de porter son regard au canon pour revenir finalement à eux.

- Maîtres nains, vous semblez bien faibles.
Laissez-nous vous aider. Nous sommes tous frères en cette guerre.


Thrag et ses compagnons furent soulagés, ne demandant pas mieux qu’un peu d’aide et le firent savoir par quelques regards amicaux.

- Merci… laissa échapper le vieux nain.

- SOLDATS, PRENEZ LE CANON!

Deux elfes s’empressèrent de se charger du canon retirant un fardeau qui paradoxalement allait être bien utile.

- Nous nous dirigeons vers la Grande Porte menant au Haut Quartier.
Si l’un d’entre vous pense ne pas y arriver, qu’il reste ici.


C’est ainsi que les quatre braves guerriers d’Angaïla rejoignirent la troupe d’Evanya. Et durant de longues minutes, tous marchèrent en direction de la Grande Porte qui apparaissait doucement au lointain.

- CAPITAINE PILINETHAR, LA PORTE VIENT DE CEDER!!!!! hurla l’un des elfes.
- OU EST LE COMMANDANT?
- DE L’AUTRE CÔTE, MON CAPITAINE!

- AU NOM D’EVANYA… ET POUR ANGAILA!!!!!

CHARGEZ!!!!!!!!!!


Les mots de l’elfe surprirent les quatre nains, touchant une corde sensible qu’eux même n’auraient osé imaginer.
Voilà bien une chose qu’il était bon d’entendre de la part d’alliés, d’amis et de frères d’armes.

Tous chargèrent, arme à la main, l’imposante armée gobeline sans se soucier d’y perdre la vie.
Le courage s’en était revenu en leur cœur et bien que tout cela semblait étrange, les elfes et les nains étaient ensemble.
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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Sam 18 Fév 2012 - 16:04

Mognar avança vers le haut-quartier, les gobelins avaient presque totalement abandonné le quartier populaire rejoignant le carnage qui se déroulait à présent dans le quartier où son siégeait son palais, signe de l’unité naine. Le pas lourd d’un voyage long depuis la bataille du lac, Mognar constatait le résultat des combats qui avaient changé l’apparence de la capitale avec tristesse. Les hurlements de l’autre côté de la porte du haut-quartier n’arrangeait rien à son sentiment. Des chefs nains isolés, des naines et nains rejoignaient peu à peu les rangs de l’armée kazadienne sur son passage lorsqu’une conseillère rejoint l’armée se hâtant de venir parler au Molgor :
-Seigneur Mognar ! Nos veilleurs ont constaté la disparition du chef Ogzuk, il est remplacé par un troufion de sa garde d’élite, l’armée des peaux verte n’a plus de vrai chef, ils sont à présent totalement désorganisés mais n’abandonnent pas le combat car le chaos semble leur donner raison et les armées naines et alliés se croient déjà perdu.

Mognar ralentit le pas, il avait reconnu Midia Dangel, conseillère d’une famille de prestige de la capitale, ses informations semblaient très précises et il fallait en savoir plus, il s’adressa alors à elle avec espoir :
-Midia, as-tu des chiffres, combien d’alliés, d’ennemis ?
-Moins de mille gobelins, votre armée compte à présent 300 combattants, les alliés des autres races sont moins de deux cent, la population est au combat, même les poils aux mentons participent ce qui donne près de cinq cent alliés supplémentaires.
-Je ne comprends pas, je lis dans les visages des femmes et hommes que je croise le désespoir d’une défaite proche, pourquoi ?
-Le chaos, le sentiment pour la première fois que la capitale est touchée de l’intérieur mais aussi la désorganisation. Les alliés des autres races se précipitent sans comprendre l’organisation des nains ce qui les met dans des situations très complexes, des trolls ont même été repérés.
-Moins de mille gobelins contre une force de près de mille protecteurs de la capitale ? Je ne permettrai pas à des rats d’égouts de démoraliser les fiers représentants des cinq races d’Ephaelya !
-Mognar, une poignée de vampires qui faisait parti des troupes des brigands ont des activités plus qu’incompréhensibles, ils semblent être nos alliés, mais je reste très perplexe.

Mognar n’écouta qu’à moitié cette dernière information et prit son cor de guerre en main avant d’entrer dans le haut-quartier nain, il souffla alors pour donner courage, ce n’était pas le cor de détresse, mais bien le cor de guerre, pour prévenir de l’arrivé des forces du Molgor.

Les combats continuaient tout au long de son ascension vers le palais du molgor, les gobelins qui s’attaquaient à la formation de l’armée kazadienne n’avais aucune chance. Certains chefs gobelins tentaient des stratégies pour vaincre les côtés de cette masse naine qui en son centre regroupait des tireurs mais en vain. Certains chefs cherchèrent à avoir des nouvelles de leur meneur, le légendaire Ogzuk, mais n’eurent d’autre réponse que les hurlements de rage des gobelins de bas étages fonçant aveuglément en tout sens. Les pertes se comptaient en dizaine du côté des gobelins tandis que l’armée naine de Mognar avançait sans trop de pertes. Les petits groupes isolés rejoignaient peu à peu la formation de Mognar, les grands chefs de familles donnaient rapidement les ordres :
-Guerriers en extérieur, tireurs au sein de la formation !
-Blessés et faibles, au sein de la formation !
-Eloignez les gobelins !
-Faites sauter ce bâtiment, il gène notre arrivé !
-Tirer sur les gobelins au dessus de cette maison !

En l’espace de quelques minutes, les fiers protecteurs du haut-quartier se rendirent enfin compte qu’ils étaient bien en train de gagner et que le vent de désespoir qui les habitait précédemment était surement le manque de vrais chefs pouvant les informer et les mener tous, les rallier en une seule et même force !

Même certaines troupes coupées de leurs régiments des autres races rejoignaient la force kazadienne, ils étaient accueillit avec respect par les chefs des grandes familles naines et Mognar hurla alors une phrase qui fut rapidement répétée par les nains jusqu’à être entendu partout dans le haut-quartier :
-Nous sommes les protecteurs de l’ordre contre le chaos, formons les rangs et l’unité détruira les ténèbres !

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MessageSujet: Re: La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk   Sam 10 Mar 2012 - 16:06

Orick combattait dans les ruelles tandis que dans les grandes rues la bataille faisait rage cette nuit là. Une elfe l’avait rejoint le soutenant dans ses différents combats. Sans un mot, sans aucune présentation, il continuait à avancer suivi par l’archère nordique. La fatigue pesait sur la volonté d’Orick qui avait du mal à réaliser ce qui se passait. Après quelques minutes à combattre les quelques gobelins qui erraient en ces lieux, il retrouva la grande route menant au Haut quartier, il avait donc finit par repartir vers le Sud, toujours aux côtés de sa nouvelle alliée. Orick regarda l’elfe qui semblait elle aussi assez silencieuse, surement avaient ils un point en commun, cette situation était pour eux totalement incroyable, une des quatre grandes capitales d’Ephaelya était à feu et à sang, et ils étaient là, tentant à leur manière de ramener l’équilibre en ce lieu.

La route principale de la capitale avait son lot d’atrocité, cadavres entier ou non jonchaient les trottoirs. Il n’y avait plus de traces de grands groupes, tout semblait venir de l’Ouest, le Haut quartier. Il fallait se dépécher, Orick avait du mal à se concentrer, il n’était plus réceptif à ce qui l’entourait comme il aurait fallu qu’il le fasse, peut être que l’elfe lui parlait, peut être n’était elle-même pas là… Il partit vers l’Ouest. Quelques gobelins sur la route ralentirent sa progression, mais aussi des troupes naines en cours de regroupement qu’il fallait éviter pour ne pas se retrouver enrôlé parmi un groupe organisé alors que Orick ne pouvait tout simplement plus faire parti de groupes ordonnés. La grande porte était proche, un cor sonna au loin, le son du cor de charge du Molgor, c’était une nouvelle importante, Orick se retourna et vit Estel, il hurla alors :
-Allié du Nord, allons assister le Molgor dans sa victoire !

Il se mit à courir en direction du Haut quartier.

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La bataille de Kazad Duraz : Bataille 5/5 - L'assaut d'Ogzuk

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