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 L'appel au massacre. - Terminé

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MessageSujet: L'appel au massacre. - Terminé   Mar 14 Fév 2012 - 20:41

Le sang ... Une chose si naturelle s'échappant d'une plaie béante qui ose encore porter l'emblème de la victoire aussi bien que de la défaite. L'essence d'une frénésie animale, la saveur de la bestialité capable de convertir un saint en une machine à tuer. Le fruit d'une œuvre intime, la satisfaction d'être la cause de cette déchirure ... Mais surtout, elle possédait le pouvoir d'apaiser l'appétit féroce de Thorolf. Sa faim se comptait en litres, une seule victime ne suffisait pas ... Il y avait tant d'êtres à tuer, tant de malheureux à éradiquer, égorger, dépecer, annihiler pour extraire leur vitalité part une lame froide et tranchante ... Et dans des rares occasions, à mains nues. Gïlh'Or, lui, ne pouvait peut-être pas comprendre cela ... D'ailleurs, qui le peut ? La démence était en train de fausser son jugement, de lui construire une toute autre réalité où les meurtres étaient un synonyme de respirations. Il se montrait comme la Bête Noire de la meute de Dracks, mais cela personne ne pouvait encore le savoir ... De nature impétueux lors d'un combat, tous voyait leur Maître de Guerre comme un dirigeant sévère et brutale. Mais ils n'imaginaient pas que cette brutalité n'avait aucune limite depuis fort longtemps. La nuit passée, il est parvenu à trancher la jambe de son adversaire, puis à l'utiliser comme masse jusqu'à rompre ses cervicales. Le corps s'était tut après un craquement sinistre et bref. Encore, cela n'était rien lorsque ses pensées lui dessinèrent l'événement du mois passé. Il avait osé ouvrir verticalement le thorax d'un elfe avant d'y plonger ses mains jusqu'aux coudes en étirant violemment la plaie sur les côtés. Dire qu'il avait plongé sa tête à l'intérieur serait quelque chose de dément. Mais un rire d'aliéné était monté au plus profond de lui, ses pommettes effleurant des organes ensanglantés, il se noya presque à l'intérieur des entrailles de son ancien ennemi. Il n'y avait rien à dire ... La vie était belle.

Cette journée s'annonçait d'une beauté radicale. L'un après l'autre, ses pas s'aplatirent lourdement sur le sol. Son moral était au plus haut, il scruta d'un œil attentif le lieu où ses jambes robustes le conduisaient. Aussi, il n'était pas pressé. Il se mentait en disant qu'il ne faisait qu'une simple visite. Les couleurs que possédaient le fleuve Celebrin révélaient un sentiment de quiétude intense capable de bercer les guerriers les plus colériques. Sans doute que beaucoup d'individus auraient défini ce lieu comme un repaire amoureux où le romantisme était à son comble, mais le vieux lycan ne voyait pas cela du même œil. Il entrevoyait un lieu sinistre où un étranger tentera de recracher le sang coincé au fond de son gosier avant qu'il demeure étouffé et embrasse la mort à jamais. Son subconscient lui dicta de continuer sa marche en cette direction précise comme un démon qui lui aurait partagé des murmures sinistres. La raison de tout cela ? C'était que son œuvre était en train de prendre la fuite. Enfin, vous savez ... Lui laisser naître en lui cette illusion libératrice. Qu'il se remémore encore un peu de sa famille et de son amour avant d'épouser les poings du Colosse. En réalité, il suffisait de suivre bêtement les trainés de sang jusqu'à la position du martyr. Heureusement, le fleuve ne possédait pas de dénivellations ou encore de pentes. Thorolf gardait dans sa main droite une preuve irréfutable que la traque allait finir à son terme : sa propre jambe brisée en deux, puis déchiquetée et sectionné à la hache.

Lorsqu'il le revit pour la seconde fois, ils échangèrent un bref regard. Ses yeux s'écarquillèrent et ses habits de noble devenus crasseux par la terre se mouvaient avec une précipitation délirante et ridicule. L'homme cria à en faire trembler son souffle. La paranoïa et l'angoisse étaient tout deux des facteurs qui arrivaient à leur sommet, déformant son visage avec horreur. La sueur empesta son corps, la bave s'échappa de ses lèvres, le sang qui dégoulina sur sa peau le rendait faible et paralysé par la peur de la mort et ... la crainte de se retourner à nouveau pour le revoir. Son cœur se noua et des paroles balbutiants s'échappaient de ses lèvres ouvertes rien qu'à l'idée de revoir cet oeil le fixer et ce sourire carnassier s'afficher sur son visage massif. Il s'enfuit maladroitement en rampant comme un ver, tantôt en essayant de sauter sur place pour espérer avoir une plus grande vitesse. Son moignon fraichement tranché paressait contre le sol et se montrait comme un poids que le martyr ne pouvait supporter davantage. Le vieux titan le rattrapa en marchant tranquillement à ses côtés et le dépassa, son oeil braqué sur l'humain meurtris. Ce dernier stoppa sa fuite et se retourna sur le dos, haletant comme un vulgaire cheval. Il cacha ses mains devant le visage comme un bouclier en suppliant grossièrement :

"Pitiez ... J'ai de l'or ! Beaucoup d'or !"

Thorolf resta silencieux, comme à son habitude. Il regarda son nouveau jouet entreprendre une panoplie de solutions qui ne pouvaient fonctionner en aucun cas. Son destin était scellé. Tout comme celui du vieux lycan : il devait le tuer. Sa main empoigna fermement la dernière cheville de sa victime, puis il l'entraina avec un seul bras au bord de l'eau. Le martyr braillait, suppliait et se tortillait comme un ver, les ongles restant plantés contre la terre en espérait ralentir la fatalité. Le guerrier le relâcha à l'extrémité du fleuve, puis un premier coup de poing se déclencha comme une catapulte et atteint la figure de l'homme. Les hurlement de ce dernier s'était estompé durant un moment après un "CRAC" glacial, il devait être étourdi. Thorolf se mit à califourchon sur lui, puis il l'agrippa par les cheveux et le força à le regarder. Pas un mot ne sortit de sa bouche, simplement un sourire simple et ... dérangeant. Il porta son index contre les lèvres, puis ... Le meurtre pouvait commencer.

Sans relâcher ses cheveux sales, il plongea la totalité de la tête de sa victime au fond de l'eau. Son reflet devenu flou était en proie à une crise de panique insurmontable. Gentiment, ses pouces se courbaient et finit par transpercer sauvagement les globes oculaires du martyr. La bouche de se dernier se déforma, relâchant une multitude d'écumes sur la surface de l'eau. Le sang s'échappa de ses orbites comme une seconde rivière, sa tête allant brusquement de droite à gauche. Thorolf rit légèrement et se parla à lui-même.

"Moi aussi je veux jouer ..."

En cet instant précis, il retira le visage de l'eau et hurla aussi fort que lui avant de le replonger à l'intérieur. Il répéta cette opération successivement jusqu'à ce qu'il sentit sa vie l'abandonner ... Au dernier moment, il retira la tête hors de l'eau en le maintenant comme deux solides étaux. Un violent geste sur le côté fut suffisant pour l'énuquer et rompre ses cervicales. Le corps qui s'était tant débattu se convertissait en un mollusque vulnérable, un automate sans vie. Il le relâcha par terre après avoir constaté que la gélatine de ses yeux s'était dispersé dans le fleuve si coloré. Il se remit debout en se suçant les pouces jusqu'à ce qu'il le vit pour la première fois : un prédateur de taille qui pourrait le conduire à une mort certaine.
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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Ven 17 Fév 2012 - 5:01

Mordrakan était aux abords du Fleuve d'argent depuis une bonne trentaine de minutes en train d'effectuer une patrouille de routine quand il vit un humain unijambiste sautiller vers le plan d'eau afin d'échapper à un prédateur tout à fait de race lycanthrope. Cet homme d'âge mûr était marqué par la violence comme lui, Mordrakan, l'était. Il le sentait par son odeur mais aussi dans le frisson qu'il ressentit dans le bas de sa nuque lorsqu'il le regarda. Il marchait d'un pas lent et presque joyeux vers sa victime qui lui hurlait à la mort en sachant son heure arrivée. Caché sous les arbres bordant le fleuve, le loup à l'armure noire décida de ne pas intervenir ou, en tout cas, pas tout de suite. Sans le vouloir vraiment, il sentit un sourire sadique se dessiner sur son visage pendant que le faible humain demandait grâce à son prédateur. C'était comme se revoir en train de perpétrer un tel meurtre; de l'art, tout simplement.

Après un moment, il comprit que le moment était venu que l'Homme passe l'arme à gauche quand le Lycan aux cheveux couleur de neige commença à le noyer, extirpant sa tête de l'eau avant de la replonger cruellement, ajoutant à la peur la souffrance de mourir à petit feu. Ainsi se dessina l'entrée en scène pour Mordrakan qui sortit de l'ombre, plantant ses deux jambes bien solidement au sol, regardant d'un oeil attentif la façon de se mouvoir de son adversaire. Ce n'était pas qu'un simple tueur, Mordrakan le comprit, car sa posture révélait un guerrier d'expérience, tout comme lui. Il n'avait utilisé aucune arme pour tuer ce type sinon ses poings et ses mains. Quand il se retourna pour lui faire face, Mordrakan ne put s'empêcher de rire à gorge déployer, voyant l'ironie de se voir comme dans un miroir.


- C'est ce que j'appelle un chef d'oeuvre, affirma-t-il en désignant le cadavre flottant sur les eaux redevenues calmes du fleuve. Je ne crains, cependant, que l'on doivent renommer ce ''lac'' pour Fleuve Écarlate désormais.

Penchant la tête de côté, il continuant en disant:

- Un ''artiste'' comme toi, errant dans la nature sans meute est un vrai gaspillage ! Si j'étais un vrai partisan de ma meute de te sommerais de nous rejoindre sur le champ.


Craquant sa nuque bruyamment, il reprit d'une voix emplit d'un malin plaisir:

- Mais j'ai plutôt envie de me battre contre toi, étranger. Ta force me semble de bon calibre pour moi... Enfin !


Décrochant son épée deux main, il la laissa reposer sur le sol mollement avant d'ajouter:

- J'espère pouvoir te crever les yeux aussi parfaitement que tu l'as fait pour le pauvre type qui coule dans les profondeur de cet eau !

Dans un élan surhumain, Mordrakan empoigna son épée et, à deux mains, la projeta à une vitesse folle vers le vieux guerrier. Après quoi, il n'attendit pas de voir le résultat, courant vers lui gantelets à pointes prêts à lacérer sa chaire pour s'amuser un peu avec lui.
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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Lun 20 Fév 2012 - 23:27

Une armure lourde d'un noir teinté contrastait avec l'horizon censé être coloré jusqu'à la moelle. Il se tint là, la tête haute, un rire carnassier se fit entendre plus comme un rugissement allègre qu'un simple rire guttural. Sa voix n'avait rien de réellement humain, elle exprimait une sauvagerie sans précédente qui aurait pu consumer l'âme de n'importe quel être-vivant ... Un deuxième chasseur d'âmes était né dans son esprit ... Bien avant que le sombre guerrier ne fasse entonner ses mots, il supposa clairement qu'un homme de sa stature devait tuer aussi bien que lui. Peut-être mieux. Un nouveau prédateur de ce genre ne devait en aucun cas être prit à la légère. Ses solides gantelets d'un noirs jais restaient pendus le long de son corps. Ce nouveau tueur devait être aussi vicieux que puissant, une machine équilibrée entre la résistante physique et les dégâts qu'ils pouvaient offrir en arborant une force indomptable dont lui seul possédait. Qui était-il ? Le parfum émanant de son corps sentait bien le fauve, l'aigreur et l'odeur descriptif de tous les lycans.

Il resta là à parler, puis parler et encore parler ... Il l'aurait pu lancer sa hache et le faire taire rien que pour cela. Mettre une justification, un sens à leur prochain combat était-il réellement nécessaire ? Car oui, son désir le plus profond était de le tuer ... Mais il écouta attentivement les paroles de ce guerrier à l'armure lourde qui résonnaient au plus profond de sa conscience. Son désir était clair : il voulait se battre autant que lui. Thorolf soupira ... Pourquoi autant de mots ? Etait-ce pour gonfler son égo ? Pour lui faire savoir qu'il allait attaquer ? Il ne comprenait simplement pas d'où pouvait venir ce plaisir à débattre avec sa langue plutôt que de laisser les lames s'entrechoquer avec aisance et virilité. A force de l'écouter parler, son esprit le quitta un moment ... Le jeune Thorolf était à ses côtés, baignant dans le sang que le cadavre avait trainé derrière lui avant de rejoindre les abysses du fleuve. Il le regarda d'un seul oeil en faisant la moue, comme à son habitude ... Le vieux lycan resta silencieux et impassible. Mais face à cette image lugubre de son passé, sa gorge déglutit avec peine ... L'enfant sourit. Sa petite voix masculine se fit entendre et déclara d'un ton innocent :

"Tue-le."

Le titan n'acquiesça même pas. C'était la volonté de l'enfant qui devait compter le plus, sa volonté à lui dans la plus brève des vérités. Cette énergie qui émanait de lui et influençait ainsi ses décisions se trouvait au-delà de la simple conscience ... Il était cette énergie. Un ours gronde. Un Vajura hurle. Un Thorolf tue.
Mais au même moment où sa tête se retourna pour tenter d'apercevoir son nouvel adversaire que ce dernier, prit d'un élan vigoureux, lui asséna un violent coup de coude en plein visage. Le titan barbu recula de quelques pas, la douleur était déjà cuisante, son menton était chauffé à bloc. Tout se passa très vite depuis cet instant. En rouvrant les yeux, il parvint à distinguer une lame gigantesque et colossale qui lui manqua de peu sa gorge. En effet, Thorolf s'était agenouillé à temps, la lame découpant même l'oxygène qui séparait ses cheveux de la sombre lame à deux mains. D'un violent coup de pied contre l'armure de son ennemi, il marqua une distance respectable pour se munir de sa grosse hache. Mais à peine avait-il eu le temps d'agripper le manche de son arme que le Bras Droit déchira l'air en atteignant horizontalement le torse nu du vieux lycan.

La taillade s'étendait sur tout son buste et commençait à saigner. Pris d'une colère folle, il évita la deuxième attaque avant de frapper avec son arme la grande lame de son ennemi. Il ne visait pas le corps, juste le fait de déstabiliser son ennemi pour ensuite porter son crâne massif contre celui du sombre guerrier. Cet instant se réalisa et une douleur fulgurante éclata, l'aveuglant un peu au point d'en être légèrement étourdi. Il parvint à tournoyer sa hache dans le but de trancher le bras de son ennemi. Mais Le coup était raté ... Il était bien trop rapide. Tellement rapide qu'il se faufila derrière son dos au même moment où Thorolf laissa la lame de hache chuter. Le titan sentit qu'il était dans une position de faiblesse et recula brutalement son coude qui heurta de plein fouet l'armure du lycan.
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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Mar 6 Mar 2012 - 20:26

Rage, incontrôlable sentiment provenant du plus profond d'une personne. Plus profond que la tristesse ou le désespoir, plus profond que l'amour, c'était la haine qui caractérisait une personne. Plus sa colère était grande, plus l'homme l'était et cet homme était un géant. Parler était un moyen de connaître cette dite hauteur et maintenant il savait qu'il aurait pu se faire trancher la tête nette pendant un court instant mais pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas fait ? Pourquoi n'en avait-il pas profité ? C'était pourtant simple, il aimait tuer et encore plus, il aimait faire durer le plaisir, Mordrakan le voyait à travers ses yeux, son âme aussi noire que la sienne d'apparence calme qui, au contraire, voulait déchiqueter le moindre centimètre carré autours de lui. Objet vivants, inanimés, peu importait, tant qu'elle pourrait lui faire du plaisir en sentant celle-ci se dématérialiser sous son commandement.

Le combat venait de s'amorcer et Thorolf avait reçu le premier coup qui n'eut même pas l'impact d'une mouche sur un mur de pierre, ce qui fit sourire le lycan à pleines dents. Le combat serait long et plaisant, sachant pertinemment que ses chances étaient plutôt égales vis-à-vis son adversaire. Il semblait un peu plus âgé que lui mais Mordrakan savait que cela n'importait que peu et même qu'elle était un atout précieux pour le maître de guerre. Il pensait à Coeur d'aigle, un humain des plus est âgé d'une cinquantaine d'années qui savait tué beaucoup mieux que la plupart des lycans dans la force de l'âge, alors ce Thorolf qui faisait une tête de plus que lui...

Après quoi, Mordrakan lança à l'attaque Corruption qui toucha le torse du géant, le tailladant parfaitement, son sang créant une toile anarchique sur la peau blanche de son coéquipier de bataille. Mais cela n'arrêta pas Thorolf qui lui envoya un coup de pied en pleine poitrine, quoi qu'armurée, lui coupa le souffle tout en l'envoyant plus loin. Pris d'une rage folle, le vieux lycan entrechoqua son arme sur Corruption, de déstabilisant l'homme sombre de plus belle, lui donnant le temps de lui en renvoyer un coup de hache qu'il évita de justesse en se plaçant derrière lui, maintenant à sa merci...

Qu'il ne put exploiter sans recevoir un coup de coude encore en pleine poitrine qui eut l'effet, une nouvelle fois de le déstabiliser, lui faisant manquer sa nuque. Mordrakan en reçu un autre mais en plein visage cette fois et un autre et puis un autre jusqu'à ce qu'il reçoive un coup du plat de la hache e Thorolf, achevant cette enchaînement avec brio, faisant chuter le Lycan à l'amure. Sans perdre un instant, celui-ci roula parterre, sachant que le vieux lycan assénait des coups à la terre qui éclatait derrière lui sans scrupule. Il put éviter de mourir en assénant un croc-en-jambe à son adversaire, le faisant chuter aussi. Sans perdre un instant, Mordrakan, maintenant le visage en sang, mit tout son poids sur Thorolf qui en vint prisonnier. D'un rire fou, il commença à lui fracasser la tête sur le sol, de plus en plus fort et de plus en plus rapidement mais comble de la surprise c'est pas un coup de tête que le maître de guerre réussit à se dégager, faisant de nouveau face à son adversaire, debout devant l'autre.

- Avoir une tête de mule a ses avantages, souffla Mordrakan en crachant une dent ainsi que le sang lui emplissant la bouche.

Cette fois-ci Thorolf ne lui laissa pas piper mot, lui envoyant un coup d'hache en plein sur le gantelet, coupant net la main qui tenait l'arme. Sans un cri, il regarda son gantelet tomber un sol, Corruption dans son étreinte. Relevant la tête, il se mit à rire d'une façon si spontanée et folle qu'on aurait cru qu'il agonisait mais il n'en était rien. Chargeant le taureau les cornes il s'élança de tout son poids pour fracasser sa tête contre celle de Thorolf.
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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Lun 12 Mar 2012 - 18:28

Spoiler:
 

Le combat suivant se montrait comme un boléro aussi sordide que meurtrier … Deux forces de la nature lycanthrope étaient en train de se tenir furieusement tête, ne laissant aucun répit à son adversaire. Les deux guerriers possédaient en eux l’expérience de plusieurs duels féroces et acclamait autant l’un que l’autre l’art de la guerre. Ensemble, ils auraient pu déclencher un puissant chaos sur le monde au point de piétiner des multiples cadavres difformes et ensanglantés qui pourriraient sous la chaleur épuisante du soleil. Trop fier ou trop digne, une alliance n’aboutira jamais. La rareté d’affronter un être aussi prometteur que soi-même semblait être un présent que la vie et le temps offrait au plus valeureux. Et là, pour Thorolf … Il avait eu tord de sous-estimer son adversaire.

Bien que sa fourrure camouflée par les multiples plaques d’armure noir empesta l’odeur des Croc-Noirs, ses attaques se montraient sans pitié. Il n’avait encore jamais affronté un Croc-Noir pareil … Pire, il se montrait parfois aussi tempétueux que n’importe quel colosse dans tout Thaodia. Le vieux titan à la barbe blanche était plus vieux … Mais sa ténacité tenait encore bon pour son âge. A cela, sa démence devait être chaleureusement remerciée car c’était grâce à elle qui masquait les limites de l’âge susceptible de retenir sa volonté de vivre … Comme de mourir.

Thorolf se montrait comme un automate qui cesserait de se battre uniquement lorsque son corps s’accapare entièrement de son souffle. Malgré sa robustesse, les coups qu’il encaissa durement des mains du guerrier noir parvenaient à faire surgir du sang sur son visage. En effet, une ouverture brève et fine se laissait apercevoir sous la lumière du grand jour. Plus le sang coula, plus le Maître de Guerre voulait plus … IL VOULAIT PLUS DE SANG ! Ils n’eurent qu’un seul instant de répit où Mordrakan profita de cette occasion pour pester contre lui. Il leva la tête et sourit à nouveau sans dévoiler un seul mot. Le silence était son arme, la parole, son coup. Ses dents sanguinolents étaient devenues crasseuses … Des filets de bave s’échappa de ses lèvres en imprégnant une bonne partie de sa barbe. Le résultat de ce massacre facial était dû au moment où Thorolf embrassa successivement et brutalement le sol, la main de Mordrakan agrippant ses longs cheveux d’une couleur neige. Une attaque dont la douleur risquerait de le tenailler encore durant la prochaine nuit.

Ses mains soulèvent la hache à mi-hauteur et la balança horizontalement. Le coup parvint à toucher son adversaire en sectionnant entièrement son poing. Les dégâts étaient intenses et pourtant … Le sombre guerrier réagit d’une toute autre manière complètement dégénéré qui parvint à étonner le vieux colosse. Il ne criait pas, ne hurlait pas de douleur, non … Rien de tout cela. Sa tête regardait la terre remplie de cailloux de différents volumes, sans un bruit, sans un mot … Thorolf scruta son moignon qui se cacha sous son bras valide. Des fines éjaculations sanguines ruisselaient contre la noirceur de son armure … L’attaque était fatal, la souffrance devait être inhumaine et pourtant LUI oscillait à peine ? Ce guerrier n’était pas normal … Il avait une capacité de résistance extraordinaire qui lui conférait bien plus qu’un simple avantage tactique et de solidité lors d’un combat. Mordrakan ne portait pas l’image de la mort, ni même d’une divinité …

Durant quelques secondes, une infime partie de son temps il eut l’occasion de se voir à travers de l’armure. Il incarnait son double, un jumeau sauvage. Bien pire que ce que l’imagination pouvait développer de pire en ce monde. Il laissa exploser un rire sonore qui grinça grossièrement et qui aurait pu courber l’échine de frayeur le plus brave des Hommes . Son œil baissa en direction de son gantelet … Son épée était restée solidement empoignée par la main démembrée. Une chance pareille ne devait pas être sous-estimée. Mais soudain, armé de férocité autant que de folie, le lycan mit son nouvel handicap de côté et chargea en sa direction. Il allait abattre sa hache et le décapiter … A partir de là, tout bascula très rapidement …

Il croisa l’œil noir et avide de sang de Mordrakan. Ce visage qui allait bien être grossièrement tailladé après un brutal mouvement de hache. Il voulait ensuite le désosser entièrement en grattant furieusement avec ses ongles jusqu’à apercevoir la moelle de chaque o … Mais juste avant d’accueillir l’impact, il se mit à douter d’une chose : voulait-il réellement qu’un guerrier de cet espèce meurt aujourd’hui ? La réponse était non. Et cela a été accueilli par une baisse de sa concentration en accueillant puissamment la tête casquée de son ennemi contre le sien. Cela scella sa perception du lycan qui pouvait incarner sans difficulté son rival le plus monstrueux. Thorolf ne tomba pas à la renverse … Il était encore entraîné par la charge de son agresseur jusqu’à rencontrer un arbre qui percuta vigoureusement son dos !

Il resta sonné un bon moment avant de recevoir un seul et même poing qui se répéta continuellement sur son visage en marquant chaque impact. Son nez se cassa, ses lèvres s’ouvraient … Seul son ultime œil était épargné. Il parvint à le repousser en usant de la force de ses bras et leva les bras en l’air pour … Remarquer qu’il n’avait plus sa hache. En effet, depuis la charge, elle traîna docilement à plusieurs mètres de sa position. Thorolf fut mis à terre en sentant un coup contre ses jambes et sentit une pression énorme venir lui couper toute respiration au niveau de la gorge. Un bras était entouré comme un boa implacable autour de son cou. Il put sentir son souffle saccadé contre son oreille … Pris à son tour d’une fureur démente, il parvint à se relever et à se rabattre contre l’arbre qui trembla de tout son long. Des branches et plusieurs feuilles retombèrent sur les deux lycans.

Thorolf en profita pour se dégager et plaqua le lycan à terre de tout son poids. Les coups de poing se succédaient encore et encore … Le casque glissa lentement pour laisser son véritable visage à découvert. Ses attaques décuplèrent de force mais lentement, l’épuisement se faisait ressentir … Il grogna et tapa mollement sur le visage de son puissant ennemi. Il arrêta ensuite de frapper pour se laisser tomber à côté, tentant de reprendre un semblant de souffle pour pouvoir continuer … Ses poings devenaient rouge entre la chaleur de ses mains, la douleur cuisante de ses jointures et le sang de son ennemi qui ce dernier s’imprégna sur la totalité de sa peau. Il ne pouvait plus se relever, le sang sur son visage lui masqua totalement la vue. Doucement, il ouvrit ses lèvres déchirées pour venir y déposer quelques mots saccadés :

« Tu … Tu n’as pas intérêt … à mourir de … de la main d’un autre. »

Lui seul, Thorolf, s’autoproclamait le mérite de mettre fin à ses jours. Personne d’autre que lui ne pouvait avoir suffisamment de dignité et d’honneur à le faire. La guerre approchait facilement … Il savait qu’il allait le revoir sans doute. Il repensa à leur prochain combat … Un rictus se dessina sur ses lèvres. Un sourire, ou plutôt une douloureuse grimace qui étirait sa peau. La douleur le tenaillait de toute part. Il avait réussi à calmer le titan en l’épuisant, en résistant à ses assauts mais de plus, il l’avait sévèrement meurtris jusqu’à ce que son corps ne puisse même plus le soutenir. L’hostilité était toujours de mise … Mais un respect particulier se dessina au coin de ses prochaines mémoires.


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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Ven 4 Mai 2012 - 1:20

Le sable et la terre se retournait à la force des pieds de Mordrakan qui le portaient avec une rapidité singulière vers son adversaire. Le géant aux cheveux blancs le regardait sans broncher, son unique œil transperçant sa chaire et son esprit afin de fouiller son âme à la recherche du dénouement que suivrait ce combat titanesque. Jamais Mordrakan ne s'était sentit aussi vivant qu'en cet instant, ironique quand on pensait au fait qu'il avait perdu sa main gauche, mais pour lui c'était la preuve tangible d'avoir rencontré le guerrier supérieur à lui. Depuis bientôt quarante-six ans, il ne vivait exclusivement que pour voir le monde s'écrouler par la main de ses hôtes et maintenant qu'il avait découvert ce lycan, il n'était plus inquiet, il se chargerait de tout cela pour lui.

Un sourire fou se dessina sur son visage toujours caché du heaume en tête de loup. Son adversaire possédait toujours sa hache tandis qu'il était désarmé. Il se faisait pas d'illusion, il allait mourir dans quelques secondes et ce qu'il apporterait dans les abysses serait sa fierté d'avoir tenu tête à un aussi puissant guerrier. Les dieux étaient vraiment miséricordieux ! Sa seule déception était de savoir encore Cœur d'aigle en vie après de s'être promit sa mort, mais qu'importaient au fond les promesses ! Il n'en avait tenu aucune depuis le début, alors pourquoi maintenant ?

Presque à porté d'arme et le lycan d'âge mûr n'avait toujours pas bougé, son regard perdu dans le sien. Qu'espérait-il accomplir en restant planté là ? Oh, mais il n'allait pas lui laisser la tâche facile. Prenant son élan, il sentit son propre corps se propulser vers l'avant, celui du loup blanc amené dans cette force surhumaine qui fit percuter les deux êtres au dos d'un arbre centenaire qui craqua et cracha ses fruits sous l'impact. S'apprêtant à utiliser son poing gauche, il se souvint l'avoir perdu avant de se servir du droit pour fracasser le visage du vieux contre la surface dure derrière lui. Il n'arrêta pas jusqu'à sentir son propre corps se soulever de terre et s'écraser durement sur le sol, un rire fou l'accompagnant dans sa chute.

C'était son tour de recevoir les coups, faisant chavirer sa protection faciale pour sentir réellement chaque puissant coup chèrement donné. Après tout, pourquoi se cacher devant une telle force de frappe ? Mordrakan ne tenta aucune défense, laissant les formes de son visage se disloquer, la fatigue commençant à le gagner. Il laissa donc le flot de son propre sang l'ensevelir dans l'espoir de mourir dans l'instant afin que la gloire du combat ne lui soit jamais oublié. Malgré tout ses efforts pour laisser la mort venir, elle décida à ne pas frapper, le vieux titan pouffant de fatigue. Entre deux inspiration, il laissa son ordre de ne pas mourir sous la main d'un autre s'échapper. C'était donc la fin ? Il allait le laisser partir ? Non, jamais ! Il devait le tuer, ou Mordrakan tenterait de le faire. Cette gloire ne pouvait lui échapper ! La colère le submergea, cherchant un rocher du regard afin de frapper l'odieux traitre, mais quand il vit le gantelet d'arme contenant son poing détaché, il eut une idée encore plus grandiose que de mourir sous la main du plus grand guerrier.

- Il y a une autre solution, grand guerrier.

Attrapant le gantelet, il le tendit à Thorolf. Oui, ils allaient devenir alliés, pour la plus grande bataille qu'ephaëlya ait connu, même mieux que celle des Titans. Ils allaient devenir ces géants invincibles combattant pour cette sanglante vérité: les faibles meurent sous les coups des puissants.

- Mon bras est vôtre, dit-il en tendant sa main détachée, un sourire fou venant embellir le champ de carnage qu'était devenu son visage.
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MessageSujet: Re: L'appel au massacre. - Terminé   Lun 7 Mai 2012 - 0:46

Son ennemi portait l'identité du diable, d'une créature où sa propre violence demeurait sans limite. Il s'était présenté face à lui comme un bourreau, prêt à extraire mécaniquement toute vie qui était encore perceptible chez le vieux colosse. Une sangsue sauvage qui l'aurait engloutit sans aucune rancune, absorbant son énergie, sa vitalité et ses mémoires les plus brisées. Il arborait un heaume capable de retenir les coups les plus puissants, les idéaux les plus corrompus et surtout de protéger une réalité qu'il contemplait de jour comme de nuit. Une réalité si différente que les êtres faibles ne pourront jamais comprendre. Une vision du monde dévastée par la puanteur nauséabonde de la justice, les lois d'Ephaëlya se dressant comme des étendards au-dessus des têtes des rejetés de la société ... De leurs têtes. Ils n'étaient simplement que des incompris qui refusaient de croire à cette justice aveugle, ce réseau social qui martyrisait les plus pauvres et surtout les plus fous pour les écarter, les isoler du restes du monde. Thorolf soufflait encore comme une bête à l'agonie ... Mais il avait compris à quel point cet homme lui ressemblait autant. Pouvait partager son idéologie d'incarner la terreur abjecte, le cancer d'un monde, la meute malade de Thaodia ... Une bête puissante, un fauve qui symbolisait la férocité d'un lycanthrope, un animal imposant et dominant qui ne reculerait devant rien ... Lui, son ennemi.
C'était sans doute cette meilleure raison du monde qui l'empêchait d'achever son nouvel adversaire ... Il était chef d'une armée nouvelle, le seigneur des Drack, le Maître de la terreur et avant tout, le cannibale de Thaodia ... Thorolf portait plusieurs noms dans son cœur, murmurés par les plus craintifs et hurlés par ceux dont la mort ne les effraie pas un seul instant. Même les plus pauvres dans sa nouvelle famille se montraient comme les plus redoutables et les plus instables ... Des aptitudes que le monde actuel aurait tout simplement renié, alors que le vieux titan a su observer ses nouvelles capacités et à les exploiter pour incarner la maladie meurtrière dans tout Ephaëlya.

Cet homme, ce mâle bestial méritait bien plus de venir grossir ses rangs. Peut-être n'avait-il pas eu vent qu'il venait d'affronter le chef d'un nouveau Drack ... Mais les conséquences ont eu raison de lui : son avant-bras fut tranché d'une manière non chirurgical. Un élément que Thorolf prendra en considération s'il acceptera de se joindre définitivement à ses côtés. Il ne le voyait pas comme un soldat. Pas comme un boucher non plus. Mais bel et bien comme un véritable fils. Comme son Second.

Il se mit difficilement sur pieds en cherchant son adversaire des yeux ... Peut-être n'en avait-il pas fini. Il remarqua avec quelle résistance il put encore se déplacer jusqu'à chercher un objet à proximité de sa position ... Il ne vit pas tout de suite ce qu'il put récupérer à terre ... La méfiance l'aveuglait, peut-être était-ce une arme et qu'il était prêt à réunir ses dernières forces pour tenter de l'éventrer brutalement. Thorolf le regarda froidement, les poings serrés ... Son interlocuteur venait de lui offrir quelques mots ... Une autre alternative qui pourrait conclure cette situation hostile. Le vieux titan ne baissa pas sa garde pour autant ... Mais il avait le mérite de préserver de la dignité en écartant les oreilles sans même charger derrière son dos. Une fois l'objet en main, il revint vers lui ... Un sourire dément éclaira son visage mutilé et contusionné de part en part. Thorolf chercha des yeux la raison de ce sourire, de cette soudaine illumination positive et grotesque ... Lorsque l'œil unique de l'ancien se posa sur le bras démembré du sombre guerrier, un faible sourire se dessina au coin de ses lèvres déchirées. Sans même attendre la suite de sa réponse, il savait pertinemment ce que le lycanthrope allait lui annoncer : un avantage.

Il voulait le tester. Voir à quel point son état était différent des esprits humanistes et pacifiques, des mentalités saines et remplie d'une compassion inutile ... Sa main empoigna le membre fraichement sectionné. Il ôta aisément le gantelet en détachant les lacets de cuir. Puis, tout en le toisant d'un regard impassible, il l'apporta en face de sa gueule barbue et ses crocs se mirent à transpercer la chaire dans un craquement horrible et sonore. Il commença ainsi à ronger le membre en face du guerrier qui possédait un nouveau moignon. Il savoura ainsi ce bras jusqu'à sucer toute la longueur du radius, ingurgitant ainsi la moindre miette qui pouvait rester incrusté. Enfin, il ne jeta pas l'os comme un vulgaire déchet. Au contraire, il se baissa en posant un genou à terre et le glissa lentement de sa main. Tout en se relevant, il lui parla pour la première fois d'un ton caverneux :

"Je veux bien plus que ton bras."

Il le voulait. Lui à ses côtés. Pas comme repas, ni même en le transformant en côtelettes ... Mais réellement à côté de lui, à la même hauteur hiérarchiquement. Ce démon, ce diable sans cœur à l'esprit envahi ... A lui seul, il savait qu'il était capable de déclencher une guerre et d'y faire face sans même baisser un seul moment les bras. Il possédait les atouts majeurs que chacun de ses soldats actuels doivent être capable d'assimiler en un rien de temps. Autant de violence, de rage et de colère... L'essence même de la bestialité. Lui seul pouvait également aussi bien régner que l'ancien colosse car il sentait ... Oui, il sentait qu'il était capable de retranscrire la même idéologie de terreur que tout le monde devra goûter un jour ou l'autre. Une horreur capable de rendre impuissant, même les guerriers les plus braves. Les élus les ont considéré comme des parias. Bientôt, tous devront s'incliner devant leur damnés et reconsidérer leur vision des choses : En ce monde, il n'existe ni élu, ni damné. L'égalité est partout, stable et immuable.

Il admira le moignon de son nouvel et puissant allié ... Le fait qu'il ait dévoré le membre manquant n'était pas considéré comme une provocation, mais bien comme une distinction. Lorsque Thorolf Gunnar engloutissait le corps d'un défunt, c'était pour l'honorer. Pour que l'âme de ce dernier soit protégé de tous dangers, abrité au fond de son estomac, en sécurité à l'intérieur du seigneur des Drack. Mais il pensa ne pas s'arrêter là. Il allait assurer ce sacrifice et y remédier personnellement. Lui offrir un cadeau capable de supporter ce manque. Peut-être que le forgeron des marais serait capable de lui implanter l'outil de son choix à l'intérieur de sa plaie béante ...

"Mon nom est Thorolf Gunnar. Pour le reste, tu le sauras très bientôt ... Je suis un sujet de conversation qui est discuté inlassablement là où je règne."

Il cracha du sang par terre ... Bien qu'il ne possédait pas autant de blessures marquantes, ce guerrier lui avait bien amoché lui aussi. Etant désormais chef, sa position devait l'inciter à devenir plus sociable avec ses interlocuteurs. Il continua à parler en allant au fin fond de sa pensée :

"Tu es un Croc-Noir, reconnaissable à ton odeur de fauve. Mais pas n'importe qui ... L'odeur de Sheiz te recouvre, pas celui de Sadko. Il y a une
justification claire à cela. Oh, inutile de m'en dire plus, je pense que j'aurai suivi le même chemin que toi ..."


Il décida de lui offrir un peu plus d'informations afin d'éveiller sa curiosité et de laisser une trace de sympathie suffisamment forte pour combler leur ancien combat.

"Je suis un Drack. Mais pas un Drack comme tu les connais ... Observe seulement ma sale gueule, elle est à lui seule la preuve de ce que je dis."

Un rire bref sortit de sa gorge ... S'il savait quel royaume il allait y mettre les pieds. Lui aussi pourrait ainsi retrouver toute son identité dans une famille nouvelle qui lui conviendrait bien mieux que les Croc-Noir. Il comptait réparer le sacrifice de son bras en lui remettant des offrandes qu'il ne pouvait refuser ...

"Je ne peux te faire pousser un autre bras, bien que la peau de ce membre coupé soit instaurée en moi. Elle a été bien accueillie dans mes entrailles.
Mais je peux t'offrir une visite dans un monde auquel tu n'as encore jamais aperçu auparavant ..."


Un monde auquel lui aussi pourrait se considérer à sa propre place. Thorolf comptait bien lui faire visiter les marais et l'accueillir dans son règne. Il sentait qu'à l'intérieur de son crâne, lui aussi possédait un cerveau en ébullition.

Spoiler:
 
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L'appel au massacre. - Terminé

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