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 Proie du calme - deuxième partie [terminé]

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Lun 12 Mar 2012 - 3:38

Le groupe de clients composé de crapules et bandits de la pire espèce, commençait à s'échauffer, le moment n'étant plus à la surprise mais au sang chaud. Eramos regarda rapidement les différentes sorties des lieux: la porte de devant -inaccessible à cause des dizaines d'hommes la barrant- et une porte de derrière donnant sur une ruelle par laquelle il était facile de semer une bande trop grande de prédateurs aveuglés par la haine. Cœur d'aigle posa alors ses yeux sur la chanteuse qui semblait résolue à, elle aussi, fuir.

La foule ramassa son courage à deux main -encouragé par leur grand nombre- et s'approcha dangereusement du duo qui reculait à mesure. Quand l'un d'eux s'avança trop prêt à son goût, l'assassin de réputation dégaina une arbalète à double sortie qu'il chargea à la vitesse de l'éclair et la pointa vers l'individu qui s'arrêta net, rejoins par le groupe qui lui n'arrêta pas. Alors, entrainé par la danse mortelle, les deux âmes reculèrent à mesure que les malfrats avançait pour garder la distance confortable entre eux.

Tout à coup, la jeune femme fit quelque chose qui déconcerta l'homme d'âge mûr. Lorsqu'un autre homme se détacha du groupe, elle le bloqua comme le protéger de cette prochaine attaque. Elle lui intima de reculer et quand il refusa, elle bloqua une attaque qui aurait du lui être grave sans problème. Retenant le poing massif du malotru, Cœur d'aigle put voir avec aise la facilité déconcertante avec laquelle la chanteuse réussissait un tel exploit et sut à ce moment qu'elle n'était pas humaine. À ce moment, elle s'adressa à lui, lui intimant la prochaine marche à suivre. Eramos gagna instantanément du respect pour la jeune femme qui, il y a quelques minutes, essuyait une insulte courageusement et maintenant faisait preuve d'un bon leadership.

La jeune artiste parla haut et fort pour que tous l'entende, elle déclarait qu'ils quittaient et ce sans effusion de sang. Puis, elle lui donna le signale pour s'enfuir qui se résulta par un coup de pied sut la porte battante laissant le duo s'enfuir par la ruelle qui menait vers les quartiers résidentiels.


Après plusieurs minutes de course, Cœur d'aigle vit les chaumières les accueillir au loin signifiant leur départ du quartier commerçant. Regardant derrière lui, il fut soulagé de ne voir personne à leur trousse même s'ils étaient maintenant sur la route principale, dense et non peuplée en cette heure tardive. Ils ralentirent le pas en arrivant devant une maison bourgeoise sans artifice sans lumière paraissant de l'intérieur, signifiant que le sommeil avait gagné cet endroit paisible et calme de la ville. Il regarda la chanteuse à côté de lui, encore étonné par sa transformation partielle, une tête de loup blanche ayant apparue à la place de la belle et innocente jeune femme qu'il pensait qu'elle était.

- Merci pour la sortie. Je ne crains qu'avoir essayé de vous aidé n'ait, en fait, put que vous donner encore plus d'ennuis.

L'humain allait enchaîné quand un bruit de botte raclant le sol attira son attention. De l'ombre des maisons endormies s'extirpèrent trois hommes lourdement armés à l'air sombre et belliqueuse. Celui de tête, un beau blond aux yeux bleus, sourit à pleine dents, révélant un sourire blanc et droit.

- Si quelqu'un m'avait dit que le Cœur d'aigle avait provoqué près d'une demie centaine d'hommes dans un établissement contrôlé par le Baron, je l'aurais tué par crainte qu'il ne soit devenu timbré mais maintenant que je vois avec qui il est en compagnie je comprend mieux...

Le regard calme mais sombre d'Eramos regardait les trois hommes entourer le duo en dégainant leurs épées longues d'où était gravé un sceau qu'il connaissait bien: l'Ordre écarlate, les guerriers d'élite du Baron. Le chef du groupe enchaîna, haineux:

- C'est bien pour cette raison que tu as tué mon frère, n'est-ce pas ? Pour une femme !

- Il a choisis lui-même son destin en privant celui de la pauvre fille qu'il était en train de violenter.

- Découpez-moi cet assassin, les gars et mettez sa tête sur une pique.

Cœur d'aigle pointa alors son arbalète sur le groupe d'hommes, nullement intimidés par l'homme sombre. Il dit à Lane:

- Ne reste pas ici, tu ne pourras pas empêcher le sang de couler cette fois.

Deux carreaux se fixèrent sur le premier homme qui tomba raide mort. Raccrochant son arme de prédilection, il laissa chanter sa lame au fer noir, l'extirpant de son fourreau en la pointant dangereusement contre le second adversaire.

- Cette fois-ci, tu mourras, Cœur d'aigle !



_________________

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Dernière édition par Eramos d'Irifuse le Ven 19 Avr 2013 - 23:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mer 14 Mar 2012 - 17:25

Lane et Cœur d’aigle avaient couru longtemps. La jeune femme n’avait pas voulu regarder derrière elle, ne pensant qu’à s’enfuir, le plus loin possible. Ils finirent par arriver dans le quartier résidentiel. La nuit était calme, et il n’y avait aucun bruit dans les rues. Ils s’arrêtèrent enfin. Lane regarda sa robe. Elle avait déchiré une partie du dos durant sa transformation. Ce n’était pas très grave, elle tenterait de la recoudre. Elle s’aperçu qu’elle avait laissé son instrument à la taverne, sur la scène. Lane était vexée et triste, elle ne pourrait difficilement aller le récupérer après ce qu’il venait de se passer et elle mettrait du temps à pouvoir se racheter un autre instrument. Elle gagnait à peine ce qu’il fallait pour se nourrir grâce aux leçons de musique qu’elle donnait aux enfants. En plus de cela, cet instrument lui avait été offert par sa mère adoptive. Elle y tenait énormément.
Mais ce soir là, plus rien n’avait autant d’importance que ce qu’elle avait accompli. Elle avait pris des risques certes mais elle était sauve et avait permis à un homme d’éviter une mort certaine. Pour la première fois, elle était fière d’être qui elle était, même avec ce monstre en elle.
Elle vit qu’elle avait une flèche plantée dans le mollet. Elle la retira d’un coup sec, soupirant. Une chance pour elle, elle n’était pas en argent. Du sang coula abondamment, puis sa blessure se referma peu de temps après. Elle s’assit quelques instants pour récupérer et se régénérer.


- Merci pour la sortie. Je ne crains qu'avoir essayé de vous aider n'ai, en fait, put que vous donner encore plus d'ennuis.
Lane le regarda et lui sourit.

- Cela en valait la peine.

Elle vit que l’homme était blessé au niveau du torse, on pouvait voir un peu de sang sur son vêtement. Elle s’approcha pour regarder. C’était une petite entaille, faite par une flèche certainement mais elle était superficielle, elle cicatriserait vite. Lane voulu ensuite regarder l’épaule de Cœur d’aigle. Peut-être pouvait-elle l’aider ? Son père lui avait donné quelques notions de médecine, partant souvent à la chasse aux loups et revenant avec des blessures diverses. Mais elle n’eut pas le temps, elle entendit des pas derrière elle. Elle se retourna et vit trois hommes armés, dont le premier, un grand blond qui interpella Cœur d’aigle.

- Si quelqu'un m'avait dit que le Cœur d'aigle avait provoqué près d'une demie centaine d'hommes dans un établissement contrôlé par le Baron, je l'aurais tué par crainte qu'il ne soit devenu timbré mais maintenant que je vois avec qui il est en compagnie je comprend mieux...

Lane ne savait pas qui étaient ces hommes, ils parlaient d’un certain « Baron ». Il devait être un homme puissant pour avoir une garde telle que celle-ci et contrôler des établissements de la ville remplis de malfrats en tout genre. Les trois hommes semblaient bien connaître Cœur d’aigle.

- C'est bien pour cette raison que tu as tué mon frère, n'est-ce pas ? Pour une femme !

- Il a choisis lui-même son destin en privant celui de la pauvre fille qu'il était en train de violenter.

- Découpez-moi cet assassin, les gars et mettez sa tête sur une pique.

Cœur d'aigle sortit l’arme étrange qu’il avait en sa possession. Elle ressemblait à une arbalète, en plus sophistiquée.

- Ne reste pas ici, tu ne pourras pas empêcher le sang de couler cette fois.

Il dégaina des flèches avec son arme mystérieuse et tua un des hommes. Il sortit ensuite une épée et la pointa en direction des deux autres.

- Cette fois-ci, tu mourras, Cœur d'aigle !

Cœur d’aigle poussa Lane loin derrière lui avant de commencer un combat à l’épée. Lane ne voulait pas voir ça. Elle ne savait pas s’il allait s’en sortir ou non et ne supportait pas l’idée d’avoir déclenché cette histoire et toute cette violence.
Elle s’accroupit plus loin, derrière une des maisons, mit sa tête dans ses genoux et mit ses mains sur ses oreilles, telle une enfant qui voudrait sortir d’un mauvais rêve et se réveiller. C’était trop pour elle. Elle se mit à pleurer. Finalement, elle n’était pas si courageuse que ça.

Quelques minutes après, elle sentit une main sur son épaule. Elle rouvrit doucement les yeux et aperçu Cœur d’aigle. Il était en vie. Lane voulu se précipiter dans ses bras, heureuse qu’il soit sain et sauf mais celui-ci s’écroula sur elle. Elle le mit sur le dos et lui donna quelques claques pour qu’il reprenne conscience. Il était blessé et perdait du sang. Son problème à l’épaule avait certainement dû lui porter préjudice pendant le combat. Elle tourna la tête et vit l’adversaire, mort, gisant sur les pavés, baignant dans son sang à côté du troisième homme, mort lui aussi.
Elle tenta de faire revenir Cœur d’aigle, et voyant que cela ne marchait pas, elle déchira une partie de sa robe pour lui faire un garrot rapide, afin qu’il ne perde pas plus de sang. Elle enlaça son bras autour de son cou et le porta jusque chez elle, grâce à sa force de lycan.

Elle rentra dans la maison, poussant violement la porte avec son pied, réveillant son cousin et sa compagne Irina. Elle l’emmena ensuite dans sa chambre, et le déposa sur son lit. Tous deux se précipitèrent dans la chambre et découvrirent l’homme blessé. Hayden courra rapidement à la cuisine pour prendre des plantes médicinales pour le guérir et faire stopper l’hémorragie, tendit qu’Irina partit faire bouillir des linges pour panser la plaie. Lane quant à elle déshabilla délicatement l’homme pour pouvoir soigner la blessure plus facilement.

Une fois le cérémonial des soins achevé, Lane le recouvrit délicatement d’une couverture, pour qu’il n’attrape pas froid. Elle pliât ses affaires, les déposa sur une chaise et nettoya l’épée, la remettant ensuite dans son fourreau, près du lit. Elle en profita pour recoudre le vêtement déchiré par la blessure, afin de pouvoir le laver dès le lendemain. Elle déposa un nouveau vêtement près du grand lit, emprunté à son cousin, le temps de recoudre l’autre. Elle s’assit sur un grand fauteuil pour commencer à coudre et s’endormit sur son travail au bout de quelques heures.

HRP:

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Jeu 15 Mar 2012 - 18:01

Eramos poussa Lane au loin, son courage aurait pu lui faire défaut en ce moment, ces brutes ne reculant en habitude devant rien pour assouvir leur pulsion animal et destructrice. Il se savait responsable des malheurs que recevait la jeune femme, un lycanthrope cachée parmi les humains. Ce qu'elle voulait, et il le comprenait maintenant, c'était faire taire cette partie d'elle-même , et avec les derniers évènements, elle ne pourrait plus le faire, peut-être plus jamais. Le second du blond s'élança vers lui, portant un marteau lourd d'acier qu'il faisait tournoyer avec autant de hargne que de facilité. Pas question de bloquer cet arme avec sa rapière, bien que surnaturellement solide, lui casserait le poignet sous l'impact. Il évita le premier coup en s'accroupissant mais ne put éviter le deuxième, enchaîné par un tour sur lui-même qui s'abattit sur l'épaule blessé de Cœur d'aigle. Cette fois, il ne put retenir un cri en se rendant compte que l'épaule venait de se déboiter de nouveau.

Sans attendre, Cœur d'aigle toucha la cible d'un coup d'estoc en plein centre de sa pomme d'adam, coup fatalement efficace. Sans pouvoir reprendre ses esprit, il bloqua in extremis le coup de taille que lui assénait le Blond avec une fureur non feinte. Ses coup étaient précis mais la force surpassait sa grâce et quand son ennemi tenta de l'achever en visant son cou, Eramos roula sur lui-même en faisant fit de la douleur et dès qu'il se releva planta sa lame en pleins poumons de son adversaire. Tombant face contre terre en tentant de reprendre son souffle, Cœur d'aigle l'acheva en transperçant son cœur, façon plus humaine de mourir, le corps s'engourdissant par manque de sang.

Dans un dernier effort, l'homme en noir se dirigea vers la jeune Lane afin de savoir si elle allait bien et quand il lui posa une main sur l'épaule, il se sentit chuter malgré lui, des ténèbres rassurantes l'entourant dans un sommeil sans rêve.


Se relevant d'un coup sur le lit, Eramos tira de son fourreau la dague d'argent posé près de lui. La douleur lacérant son épaule lui fit tant souffrir qu'il ne put se résoudre à rester trop longtemps redressé et il se recoucha, dans un état de semi conscience. En plus des douleurs au flanc et à l'épaule, sa tête tournait d'une façon si folle qu'il eut peine à regarder où il était arrivé. Cela ressemblait à une chambre commune mais il ne la connaissait pas. Tentant une nouvelle fois de se redresser, il réussit à s'accoter sur le rebord du mur froid au contact de sa peau. Il examina les bandages posés sur ses blessures et en conclut que c'était du bon travail. Soudainement, il se souvint de la jeune ménestrel du Bar à Cuda.

- La chanteuse..., souffla-t-il.

S'extirpant des couvertures, il s'habilla des vêtements propres lui étant aussi inconnus, mais à sa taille. En s'appuyant aux murs, il longeant un corridor pour arriver dans une salle à couture où la jeune femme était endormie. Il posa une main sur son épaule et lui dit en voyant sa mine surprise:

- Pardonnez-moi je ne voulais pas vous faire peur... Je voulais seulement vous...

Sans pouvoir terminer sa phrase, il se plia légèrement en sentant une nouvelle vague de douleur atteindre son épaule droite. Serrant les dents, il comprenait sa faiblesse sans pour autant l'accepter.

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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Lun 19 Mar 2012 - 0:21

Lane se réveilla doucement en entendant des bruits de pas dans le couloir et près de la porte. Lorsqu’elle se retourna, elle vit une main se poser sur son épaule, ce qui la surprit. Cœur d’aigle était réveillé.

Pardonnez-moi je ne voulais pas vous faire peur... Je voulais seulement vous...

Puis il arrêta sa phrase, se pliant sous la douleur de son épaule. Lane se leva et le pris par le bras, pour examiner celle-ci. Elle le regarda.

Je peux vous soigner ça si vous voulez, mon père m’a appris beaucoup de choses quand il chassait encore le loup… Votre épaule est déboîtée… Je peux vous la remettre en place.

Cœur d’aigle releva les yeux et regarda la jeune femme. Elle l’aida à retourner dans la chambre pour qu’il puisse se reposer et qu’elle l’examine de plus près. Elle l’aida à s’asseoir et elle se mit à côté de lui. Elle enleva la chemise blanche qu’il portait pour pouvoir se rendre compte de l’étendue des dégâts causés par le combat de la veille.

Je peux regarder ?...

Lane était un peu gênée. L’homme acquiesça de la tête.
Elle toucha délicatement son épaule afin de voir l’état de celle-ci. Ses doigts fins frôlèrent la peau de Cœur d’aigle. Elle était douce malgré un nombre de cicatrices important. Elle ne savait pas quel âge il pouvait avoir, même si les quelques rides présentent sur son visage le trahissait, ce qui lui donnait un charme certain. Il était marqué par le temps, sans pour autant sous entendre un âge réellement avancé. Possédant une musculature encore imposante, il paraissait en très bonne santé. Lane rougit légèrement, laissant entrevoir une forme d’intérêt pour Cœur d’aigle.

Quel est votre nom, douce demoiselle ?

Il ne connaissait pas encore son nom, pourtant l’expérience de la veille les avait comme rapproché, comme s’ils avaient appris à se connaître sans savoir qui ils étaient. Elle non plus ne connaissait pas son vrai nom, mais n’osant pas lui demander elle se contenta de répondre :

Je m’appelle Lane.

Leurs regards se croisèrent. Il y eut un long silence. Cœur d’aigle tendit la main vers le visage de Lane et caressa délicatement sa joue. Elle sentit quelque chose de chaud la parcourir. Le rythme de son cœur s’accéléra. Il s’approcha doucement puis Lane l’embrassa fougueusement. Cœur d’aigle enlaça la jeune femme et l’allongea sur le lit, se tenant au-dessus d’elle. Elle caressa son corps avec passion, tout en continuant ses baisers. Lane commença à retirer les bretelles de sa robe.

***
Soudain, elle sentit quelque chose sur son épaule et entendit un bruit. Sa vision devint floue.
Elle se réveilla en sursaut.


Pardonnez-moi je ne voulais pas vous faire peur... Je voulais seulement vous...

C’était Cœur d’aigle. Tout ceci n’était donc que le fruit de son imagination, elle venait simplement de rêver. Lorsqu’elle se retourna pour le regarder, elle se sentit affreusement gênée. Le rêve qu’elle le venait de faire la mettait très mal à l’aise, même si elle n’avait aucun contrôle sur son inconscient et qu’il s’agissait d’une situation certainement absurde. Cependant, elle avait gardé une boule au ventre. Elle finirait certainement par oublier tout de ça dans quelques minutes.
Cœur d’aigle s’arrêta de parler. Son épaule lui faisait atrocement mal. Lane se releva et l’aida à s’asseoir. Elle enleva la chemise et regarda.


Vous devez vraiment souffrir, votre épaule est déboîtée… Je peux vous soigner ça, mon père m’a appris des techniques médicinales quant il chassait encore.

Cœur d’aigle fit un signe de la tête pour approuver. Lane l’emmena dans la chambre et lui donna un chiffon.

Tenez, mordez là-dedans. Cela risque de vous faire mal.

Il mit le chiffon entre ses dents et serra très fort. D’un geste, Lane replaça l’épaule, maitrisant sa force pour ne pas le blesser davantage. Il poussa un cri étouffé et s’évanouit. Elle le rattrapa pour pas qu’il ne tombe. Elle l’allongea et lui passa un linge mouillé sur le visage pour qu’il revienne à lui doucement.
Quelques minutes plus tard, Cœur d’aigle sortit de son inconscience. Son épaule lui faisait toujours mal, mais la douleur était différente. Il sentait que son épaule était revenue à sa place. Lane se trouvait devant lui, souriante, tout en continuant de lui humidifier le visage.


Vous revenez enfin parmi nous… Vous vous sentez comment ? Vous devez avoir faim, non ? Je vais vous chercher quelque chose à manger.

Il n’eut pas le temps de répondre qu’elle était déjà sortie de la chambre pour aller chercher de la nourriture et lui préparer un semblant de repas. Le temps de se faire à la douleur et de sortir du brouillard qui l’envahissait, elle revint avec un plateau chargé de nourriture et le déposa sur le lit. Elle aida Cœur d’aigle à se relever doucement pour pouvoir manger et lui donna le plateau.

Il vous faut reprendre des forces maintenant et bien vous reposez.

Elle voulut se relever pour le laisser un moment tranquille mais il lui saisit la main. Elle se retourna et le regarda.

Comment vous appelez-vous charmante barde intrépide ? Ou devrais-je dire, charmante lycanthrope…

Il y eut un petit silence. Lane redoutait qu’il parle de cela. Elle aurait préféré éviter le sujet de sa nature de louve, mais elle ne pouvait plus. Peut-être était-ce enfin l’occasion de se confier à quelqu’un sur son réel visage. Elle revint s’asseoir près de Cœur d’aigle, lui tenant la main.

Mon nom est Lane. S’il vous plaît, ne parlez à personne de ce qui est arrivé… Trop de gens m’ont vu hier soir, je ne veux pas que cela m’apporte plus d’ennuis que je n’en ai déjà créé.

Elle serra sa main, comme pour le supplier, lui sous-entendant d’avoir à son égard un peu de compassion et de pitié.


H.R.P:

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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mar 20 Mar 2012 - 18:51

Eramos sentit la main de Lane se crisper dans la sienne, la peur la submergeant, imaginant le pire à propos de son secret. Il s'imagina à sa place, être obligé de cacher sa réelle nature afin de vivre dans un semblant de normalité humaine pour gagner sa vie. Si cela s'éventait, elle pourrait perdre bien plus que toutes chances de percer dans le milieu musicale et artistique, elle pourrait en perdre la tête. Le général Sëleucos Critias, dirigeant d'Aurore et d'Oryenna détestait ces ''bêtes'' qu'il apostrophait de monstres sans âme. Il avait tord, bien sur, mais le passé d'un homme est inaccessible aux autres, surtout si la souffrance le cimente.

Posant une deuxième réconfortant sur celle de la ménestrel, Eramos lui décocha un sourire se voulant adoucissant et d'une voix douce lui dit:

- Ton secret est bien protégé avec moi. Je ne le céderai pas même sous la torture, tu as ma parole d'honneur.

Le visage de la jeune femme s'illumina, un sourire se découpant par le soulagement des mots du vieil homme.

- Je ne sais comment vous remercier, les hommes d'honneur sont de plus en plus rares en ces temps troublés.

- Tu en as déjà assez fait, jeune fille. Je ne veux pas abuser de ton hospitalité plus longtemps. Je devrais...

En tentant de se relever, il sentit la paume de la jeune femme le retenir doucement. Une fois de plus, il analysa ses traits, décelant une certaine compassion sur ceux-ci.

- Je vous ai dit de vous reposer. Tenteriez-vous de vous déroger à mes ordres, Cœur d'aigle ?

Avec un sourire en coin et un sourcil haussé, Lane ordonnait qu'il se repose et bien qu'Eramos aurait voulu quitter, il n'en avait pas la force. Alors, il se laissa retomber sur le matelas en fermant les yeux un instant, laissant ses muscles se détendre du stress qu'ils avaient accumulés durant la soirée. Il avait bien faillit, encore une fois y passer. Ses réflexes devenaient avec le temps moins rapides et moins aiguisé. Malgré son apparence en santé, le faisant paraitre fin trentaine, il commençait à ressentir les effets de la vieillesse sur lui et pour Cœur d'aigle et ses responsabilités c'était tout sauf une bonne nouvelle.

Il attrapa le bras de la ménestrel qui s'en allait quitter et lui dit d'une voix douce:

- Je suis désolé pour les problèmes que je t'ai fait rencontrer. Une jeune femme comme toi ne devrait jamais voir le mal dans ce monde. C'est pour cela que nous nous battons... mais bientôt tout sera plus difficile...

Il pensait bien entendu à la guerre qui déchirerait Ephaëlya une nouvelle fois depuis la guerre vampirique-elfique, il y avait plusieurs siècles. Il voulait l'éviter à tous prix pour que les familles d'Oryenna n'ait jamais à découvrir l'horreur de la guerre. Une image d'un enfant habillé pour le combat passa dans son esprit le révulsant. Il rouvrit les yeux et croisa ceux de Lane aussi gris que ceux de Maëlia avait été. Cette jeune femme était d'une rare beauté et c'est maintenant qu'il le voyait. Cœur d'aigle avait été trop occupé à tenter de la sauver pour le remarquer maintenant cela lui sautait aux yeux. Sans s'en rendre compte, il la fixait encore sans avoir lâché son bras, l'empêchant de quitter la pièce dans laquelle il était couché.

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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mer 21 Mar 2012 - 0:49

Lane avait été rassurée par les paroles de Cœur d’aigle. Il avait promis de ne rien révéler, et elle sentait qu’elle pouvait lui accorder toute sa confiance. C’était un homme bon, brave et courageux. Elle n’aurait pas pu espérer confier son secret à une plus belle personne. Elle se sentit libérée d’une partie de ce poids immense qu’elle portait avec elle continuellement. Il était à présent un des seuls à savoir qui était Lane mais également un des seuls à l’accepter. Et cela ne le répugnait pas. L’homme avait l’air de ne pas être déconcerté et de considérer Lane comme un être humain. C’était énorme pour elle. Elle sentait pour la première fois quelqu’un qui l’acceptait avec sa nature de louve, comme elle était et qui la voyait comme une vraie personne, et non pas comme un monstre.

Il prit le bras de Lane, et lui présenta une nouvelle fois des excuses. En plus d’être un vrai gentleman, cet homme était réellement charmant et attentionné. Il lui dit qu’une femme comme elle ne devrait jamais être spectatrice ou victime des mauvais côtés de ce monde si triste et si violent, et laissa sous-entendre que l’avenir ne promettait pas de jours meilleurs. Ceci désola la jeune femme, malgré le fait qu’elle ne se sentait pas concernée par les nombreuses guerres qui s’annonçaient. Elle avait toujours vécue enfermée dans sa bulle, se cachant nuits et jours et se protégeant de tout. Elle connaissait la douleur et la souffrance mais elle n’avait jamais connu la guerre.

Cœur d’aigle ferma les yeux un instant. Il devait connaître ces horreurs que les hommes sont capables de commettre, et les autres races peut-être plus encore. Pourtant, il gardait une compassion et une empathie certaine pour Lane. Elle le sentait dans son regard par moment. Elle le sentit à nouveau quand il rouvrit les yeux. Son regard était doux, sans mauvaises pensées ou intentions malsaines. Ses yeux d’un vert captivant troublaient la jeune femme.
Il contempla Lane un moment, tout en continuant de lui tenir délicatement le bras pour qu’elle ne quitte pas la pièce. Sa main glissa sur celle de la jeune femme.


Pourquoi une jeune femme aussi belle que vous devrait-elle se cacher ?...

Lane devint écarlate en entendant le compliment de Cœur d’aigle. Ses petites joues rosées firent ressortir la noirceur grisée de ses grands yeux. Elle voulu se lever à nouveau du lit pour fuir ce genre de situation qui la mettait fortement mal à l’aise. Le charme de l’homme ne la laissait pas indifférente.
Lane ne savait pas comment gérer et réagir à ce genre de sentiments. Elle n’avait jamais connu le vrai amour, et tout ce qui pouvait s’y rapporter la terrifiait. Elle avait trop peur d’aimer et de décevoir à nouveau, ou d’être elle-même déçue. Cette crainte de l’échec et du regard des autres rythmait sa vie depuis sa plus tendre enfance. Elle avait toujours pensé qu’elle ne méritait pas d’être aimée. C’était tout cela qui la faisait sans cesse fuir, et qui lui donnait aujourd’hui envie de quitter la pièce.

Elle se releva, malgré qu’Eramos lui tienne encore la main et elle sortit de la pièce. Elle s’arrêta dans le long couloir, et se posa dos au mur en se laissant glisser contre celui-ci. Puis, elle éclata en sanglot.

Quelques minutes plus tard, elle entendit des bruits de craquements provenant de la chambre. Elle se releva et se tourna afin d’essuyer ses dernières larmes. Elle sentit alors une présence dans son dos se rapprocher et reconnu le parfum de Cœur d’aigle. Il la prit délicatement dans ses bras. Lane sentit comme des spasmes au niveau de son ventre et une vague de chaleur la traversa. Elle sentit des papillons bourdonner dans son estomac tendit que son rythme cardiaque s’accéléra. Elle n’entendit bientôt plus aucun bruit que celui de son cœur battant la chamane. La tête de l’homme se rapprocha dangereusement du cou de la jeune femme, laissant un léger souffle se dégager et venant caresser la peau claire de celle-ci. La main droite de Cœur d’aigle vint enfin se perdre dans la longue chevelure bouclée de la jeune femme. Il déposa un baiser dans son cou avec douceur et de nombreux frissons parcoururent son corps, venant se perdre jusque dans le bout de ses doigts. Elle ferma un instant les yeux. Elle aurait souhaité que le temps s’arrête.
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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Ven 23 Mar 2012 - 3:29



L’homme d’age mûr avait maintenant peine à s’échapper au regard hypnotisant de la ménestrel. Dans une mer grise l’on pouvait y voir une tristesse silencieuse qui ne faisait qu’ajouter au charme de la jeune femme. Sa main glissa jusqu’à la sienne, sentant la peau blanche contre la sienne lui donner un frisson étrange mais agréable, comme si l’énergie avait voulu souder ces deux âmes pour un court instant. Bien que le moment fut aussi captivant qu’empli de confusion, il s’arrêta, sentant Lane retirer sa main doucement en sortant de la chambre où Eramos resta couché, submergé par le remord.

Lorsqu’il entendit les pleures de la femme à la vois envoûtante, il se retint d’accourir vers elle pour lui pardonner son comportement qui avait pu être déplacé mais se retint, croyant mieux de la laisser seule à son chagrin. En effet, Eramos connaissait ce genre de mal aussi bien qu’elle car il ne provenait pas des autres mais de soi-même, caché au plus profond de notre être, il était soudé à notre âme. Le mal pouvait prendre bien des formes mais jamais il n’aurait cru il y avait une trentaine d’années qu’il pouvait prendre notre propre apparence ou bien celle de nos peurs.

Un soupire de chagrin brisa ses pensés, entendant toujours le rythme saccadé des pleures de Lane, accroupies dans le corridor adjacent la chambre où il était logé. Prenant son courage à deux mains, il la quitta doucement pour s’approcher de l’âme en peine, marchant sans bruit comme pour ne pas déranger un rituel religieux qui devait se dérouler dans le respect du silence mais bien qu’il n’avait fait de bruit à ses oreilles, elle l’entendu et se retourna pour sécher ses larmes, gênée de la situation, apparemment. s’approchant un peu plus, maintenant tous deux à un bras de distance, il parla d’une voix se voulant calme et posée, la sagesse elle-même parlant par sa humble bouche mortelle.

- N’écrase aucune larme qui coule sur ton visage car elles sont la représentation même de ton humanité. Avec elle tu te rappelles que le monde est meilleure à cause d’elles et, invariablement, à cause de toi.

L’enlaçant, Cœur d’aigle vint la serrer doucement contre son torse nu, sentant la chaleur de son visage encore rouge par l’émotion l’empreindre, ses sentiments se partageant par l’entremise de son corps. Laissant alors pour la première fois depuis bien longtemps son amour parler, Eramos glissa sa main dans les cheveux de Lane avec une délicatesse toute attentionnée. La gêne de la jeune femme pouvait alors se ressentir mais avec autant de douceur qu’il le put, l’homme d’âge mûre prit son visage entre ses mains, regardant sur celui-ci les lèvres serrées mais brillantes donner une touche de couleur automnale au décor si pur de sa peau aussi blanche que la neige tapissant le sol des mois de froid qu’il aimait tant. Glissant le dos de sa main sur sa pommette, il ne put s’empêcher, une nouvelle fois de se perdre dans l’océan argenté des miroirs spirituels qu’étaient ses yeux, flottant en eux comme un survivant d’une tempête, seul avec lui-même et la mer l’entourant.

- Ce que je vois ne peut que me laisser sans voix. Une telle merveille ne devrait pas pouvoir être aussi fragile mais pouvoir se conserver à travers le plus mauvais des maux à travers les ères et le temps.

Leur deux visages étaient maintenant à une distance extrêmement mince, sentant leur souffle respectifs les réchauffer d’un sentiment extrêmement fort.

- Me permettrez-vous de vous aimer au moins pour cette nuit ?


_________________

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Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Dim 25 Mar 2012 - 20:13

Cœur d’aigle caressa la joue de Lane. Il la regarda puis sembla se perdre à nouveau dans l’immensité de ses yeux, comme s’il avait été en transe. De sa voix la plus douce, il dit à la jeune femme :

- Ce que je vois ne peut que me laisser sans voix. Une telle merveille ne devrait pas pouvoir être aussi fragile mais pouvoir se conserver à travers le plus mauvais des maux à travers les ères et le temps.

Lane ne sût quoi répondre. Les mots de l’homme l’avaient profondément émue. Leurs visages se trouvaient à une distance très mince l’un de l’autre, la jeune femme pouvait alors sentir son souffle balayer ses pommettes encore humides de chagrin.
Pourquoi devait-elle s’empêcher d’aimer ? Elle avait toujours pensé que seuls les humains avaient droit à l’amour, et que les monstres ne pouvaient pas comprendre ce genre de sentiments. Pourtant, ce qu’elle ressentait pour Cœur d’aigle n’était pas simplement de l’attirance physique. Il y avait autre chose. Les lycanthropes pouvaient-ils donc connaître ce sentiment gracieux et passionné ? Pour la première fois, le regard de Lane changea sur sa nature de lycan et sur ceux de sa race. Même si elle avait appris à être humaine, et à vivre comme eux, la louve en elle était toujours là et ressentait aujourd’hui le même sentiment délicieux que sa part d’humanité.


- Me permettrez-vous de vous aimer au moins pour cette nuit ?

A ces mots, elle sentit quelque chose de fort la submerger. Lane le comprenait, maintenant. Elle était amoureuse, pour la première fois. Elle le regarda avec tendresse et échappa quelques mots en réponse à son amant.

- Pour cette nuit et pour le temps que vous aurez choisi…

D’un simple lever de talons, elle anéantit le vide qui les séparait encore pour venir déposer un baiser sur les lèvres de l’homme. Elle ferma les yeux et savoura cet instant si précieux. Elle cru que son cœur s’arrêta de battre et que tout allait s’écrouler autour d’eux. Elle rouvrit les yeux pour admirer le regard d’émeraude qui lui faisait face, encore sous l’effet de ce qui venait de se produire. Elle se figea quelques secondes.

- Quel est ton vrai nom Cœur d’aigle ?...

Il s’approcha tout près de son oreille pour lui murmurer. Elle sentit son visage chaud venir se blottir dans sa chevelure soyeuse.

- Mon nom est Eramos…

Lane referma doucement les yeux et sentit l’homme lui déposer plusieurs baisers dans le cou, tout en continuant de l’enlacer. La jeune femme sentit montrer le désir en elle, venant fusionner avec les sentiments amoureux qu’elle lui portait. Elle l’enlaça à son tour, sentant la chaleur de son corps musclé la réchauffer.
Soudain, elle se détacha de Cœur d’aigle. Elle lui prit alors la main et l’entraîna vers le fond du couloir. Elle le fit entrer dans la chambre et referma la porte d’un coup sec. Elle se retrouva dos à cette même porte, Eramos se situant juste devant elle. Il la regarda. Ses yeux brillaient de milles étoiles et son visage n’était à présent éclairé par les seules bougies présentes dans la pièce. La nuit était tombée et la noirceur de celle-ci avait envahi la chambre.

Eramos se rapprocha de Lane et l’embrassa à nouveau. Il caressa son visage, faisant descendre progressivement sa main jusqu’à son cou puis jusqu’à la bretelle de sa robe. Il l’enleva, puis enleva la deuxième. La robe tomba sur les hanche de la jeune femme, qu’elle fit ensuite doucement glisser jusqu’au sol. Cœur d’aigle parcourra le corps de Lane avec ses mains et sa bouche, sentant dans son dos les multiples cicatrices qui s’y trouvaient. Il la regarda, comme surpris, ne comprenant qu’une jeune femme puisse avoir été blessée ainsi. Puis ils continuèrent leur rituel amoureux jusqu’à ce que Lane enlève la chemise qui recouvrait la musculature de son amant. Elle lui retira avec passion et l’embrassa de nouveau avec une fougue incomparable.

Il la prit délicatement dans ses bras et la porta jusqu’au lit. Il s’agenouilla sur le matelas et vint déposer Lane sur celui-ci. Eramos retira ses derniers vêtements et colla son corps nu contre Lane sentant un peu plus l’alchimie qui était présente entre eux, et le désir débordant qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Il retira avec sensualité les sous vêtements de la jeune femme et une longue nuit érotique commença pour les deux amants.


***

Lorsque Lane se réveilla le lendemain, elle sentit le corps d’Eramos la recouvrir de toute sa grandeur, comme pour protéger un joyau précieux qu’il aurait eu en sa possession. Elle entrouvrit les yeux avec difficulté, la chambre étant baignée par la lumière des rayons du soleil. Elle sentait le souffle du sommeil profond de son aimé venir se perdre dans ses grandes mèches brunes, lui procurant quelques frissons. Leurs mains étaient scellées l’une dans l’autre et rien n’aurait pu perturber ce moment si doux et merveilleux. Elle se retourna, se laissant glisser dans les longs draps blancs pour regarder Cœur d’aigle dormir. Il était plus beau que jamais. Elle caressa son visage tout en essayant de ne pas troubler le sommeil et les rêves de celui-ci. Elle repensa à la nuit qu’ils avaient passée. Cette nuit là resterait gravée à jamais dans la mémoire de la jeune femme. Cette nuit où les ébats des deux amants ne s’étaient pas résumés à une simple mécanique érotique, mais à bien plus encore. Cette nuit enfin, où l’amour avait été présent dans le cœur de Lane pour la première fois.
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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Ven 30 Mar 2012 - 4:28

Depuis longtemps, Cœur d'aigle n'avait dormit aussi bien que durant la nuit qu'il avait partagé avec Lane, la jeune ménestrel. Il avait craint à un moment que la douleur -bien que très vieille- mais encore présente de la perte de sa défunte épouse ne le repousse d'un moment de ce style. Étrangement, il n'avait ressentit que de l'attirance pour sa compagne d'une nuit, voyant se refléter dans ses yeux couleur d'argent toute l'amour qu'un être humain pouvait donner malgré le fait qu'elle soit un loup-garou. La race n'avait que peu d'importance pour Eramos, ce qui comptait c'était le cœur et celui de Lane était autant d'or que d'une incroyable pureté.

Ses yeux s'ouvrèrent sur ceux de la jeune femme, se reconnaissant dans leur reflet. Détachant ses doigts des siens, il posa sa paume sur sa joue laissant les minutes s'écouler comme l'eau d'une rivière tombant dans la chute du temps. Maintenant, il savait que le jour où il avait perdu sa famille, cette partie de lui qu'il croyait perdu à jamais ne l'était. Tout l'amour et la confiance qu'il avait pour l'humanité semblait aujourd'hui se réveiller d'une hibernation trop longtemps stagnante au fond de son âme.

- Bonjour, dit-il simplement.

Aussi simplement, elle lui répondit, faisant apparaître le sourire qui enflammait les entrailles de l'homme mûr à chaque fois. Après lui avoir attiré la main pour l'embrasser, il se leva, s'extirpant des couvertures blanches encore nu. Regardant par la fenêtre, il reconnu la belle journée s'annoncer sur la cité -pourtant réputée comme celle des bandits et du crimes- comme une amie. Toujours dos à elle, Cœur d'aigle lui dit:

- Grâce à toi, j'ai pu vivre pour voir ce magnifique jour ce lever et pour cela je ne pourrai jamais assez te remercier. Tu as redonné le goût de la vie à une âme en peine depuis bien trop longtemps déjà.

Sombrement, il abaissa le front, le voulant pas soutenir le regard de la jeune femme pour qui il avait maintenant plus qu'un énorme respect. Il se mit à s'habiller, mettant son pantalon de cuir noir accompagné de ses bottes assortie, ainsi que sa tunique grise à col ouvert.

- Je ne suis pourtant pas digne d'être mêlé au même destin qu'une femme d'une pureté aussi prononcée que la tienne.

La toisant de son regard aussi vert que la verdure elfique, il lui dit:

- Il y a bien des choses que je ne t'ai pas dit sur mon compte et je crois que ce serait te manquer de respect de te cacher la vérité. N'empêche que le remord m'empêche de le faire, cette pierre logeant dans mon cœur depuis tant d'années que je pourrais dire avec exactitude où elle commence et où mon le réceptacle de mon sang se termine...

Plus sombre maintenant, il tourna son regard vers la fenêtre noyée dans le soleil matinal et, chuchotant pour lui-même, se dit:

- T'aurai-je corrompue toi aussi ?

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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Ven 30 Mar 2012 - 23:36

Cœur d’Aigle se réveilla et ouvrit enfin les yeux. Il caressa délicatement la joue de Lane. Ils se regardèrent un long moment.

- Bonjour…

-Bonjour… lui répondit-elle en souriant.

Il embrassa doucement la main de la jeune femme puis se leva et alla se poster près de la fenêtre, admirant la beauté du matin. Lane le regarda et resta silencieuse. Tout en contemplant son corps, elle se souvint de chaque détail de la nuit qu’ils venaient de passer. Elle se mordit la lèvre tant le repas présent sous ses yeux était appétissant. Dans un léger rire, elle se laissa retomber dans les oreillers et s’engouffra sous les draps. Elle entendit Eramos lui parler.


- Grâce à toi, j'ai pu vivre pour voir ce magnifique jour se lever et pour cela je ne pourrai jamais assez te remercier. Tu as redonné le goût de la vie à une âme en peine depuis bien trop longtemps déjà.

Lane sortit la tête du lit et le regarda. De quoi parlait-il ?
Elle le vit baisser le front et commencer à s’habiller avec ses vêtements, toujours posés près du lit.


- Je ne suis pourtant pas digne d'être mêlé au même destin qu'une femme d'une pureté aussi prononcée que la tienne.

Lane ne comprenait pas pourquoi Eramos lui disait ces choses. Qu’allait-il faire ? Partir comme un voleur après ce qu’il venait de se passer ? Il continua, la regardant à nouveau.

- Il y a bien des choses que je ne t'ai pas dites sur mon compte et je crois que ce serait te manquer de respect de te cacher la vérité. N'empêche que le remord m'empêche de le faire, cette pierre logeant dans mon cœur depuis tant d'années que je pourrais dire avec exactitude où elle commence et où le réceptacle de mon sang se termine...

Lane ne comprenait rien aux mots de l’homme. Celui-ci avait l’air particulièrement perturbé par la situation. Il s’approcha du lit et s’assit pour enfiler ses bottes. La jeune femme s’approcha et se colla à lui encore nue, les yeux fermés, l’enlaçant tendrement et ne sachant pas comment sortir Eramos de son tourment. Peut-être un long silence et une preuve d’affection pourrait l’apaiser quelques temps. Lane sentit qu’il tourna lentement sa tête vers la fenêtre. Elle l’entendu chuchoter ces quelques mots.

- T'aurai-je corrompue toi aussi ?

Elle rouvrit les yeux et lâcha Eramos. Elle prit son visage dans ses mains, comme pour l’obliger à la regarder.

- Que t’arrive-t-il ?...

A cet instant, elle se rendit compte qu’elle ne connaissait rien de lui. Pourtant elle pouvait sentir son mal, un mal indescriptible et profond. Qu’avait-il vécu pour en souffrir autant ?

- Parle-moi Eramos… D’où te viennent ces tourments ?...


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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mer 4 Avr 2012 - 13:55

Honteux, l'homme en noir gardait la tête basse à regarder les lattes du planchers. Puis, Lane lui prit la tête entre ses mains, douce et réconfortant, pour ramener son regard à sa hauteur. Eramos lut dans ses yeux une réelle compassion et cela l'émut une fois de plus. Comment est-ce qu'une femme aussi pure pouvait bien l'aimer, lui, la lame du Chaos ? C'était invraisemblable mais pourtant tellement agréable. Cela faisait tant d'années qu'il n'avait pas sentit la chaleur corporelle d'un corps étendu près du sien, sa propriétaire le traitant avec tendresse et générosité. Devait-il vraiment tout gâcher en lui révélant qui il était ou plutôt avait été ? Bien entendu. Le mensonge n'avait jamais été son lot quotidien, étant de nature honnête et impétueusement juste.

Il empoigna les mains chaudes de Lane pour les garder dans les siennes, flattant leur dos de ses pouces pour se donner le courage de ne pas reculer.

- J'ai fais... bien des choses qui ont rendus méfiant, voir hargneux, la population à mon égard. J'ai été un automate, gagnant de l'or pour ce que je suis le plus doué... Tu te rappelles, dans le Bar à Cuda, quand l'un des hommes m'a appelé l'Assassin ? Il n'avait pas tord, même si je suis honteusement déçu de moi aujourd'hui. Depuis bien longtemps je cherche la rédemption dans mes gestes, j'ai créé une guilde pour combattre l'injustice, croyant voir en elle mon le salut de mon âme torturée... Mais rien à faire, je suis Cœur d'aigle et je le resterai pour toujours car c'est ce que j'ai de mieux à faire.

Il n'espérait pas qu'elle comprenne, seulement qu'elle écoute. Regardant par la fenêtre, il se sentit soudainement mieux. La vue des gens heureux parcourant la rue d'Aurore le rassurait car quelque part il pensait bien agir pour eux en tuant les gens qui aurait pu altérer cette paix éphémère. La paix n'existe pas, lui avait un jour affirmé un client d'une taverne. Il le savait, plus que quiconque mais la quiétude elle existait. C'était le court moment où une âme pouvait se reposer entre deux combats qu'était la vie en générale. Alors, il la commandait par la mort, détentrice suprême du Pouvoir en Ephaëlya ; les dieux s'occuperaient du reste.

Au loin, une silhouette se découpa du ciel. Sombre et dangereusement grande, il passa au-dessus de la forêt du crépuscule en un éclair, se dirigeant vers le nord-ouest, vers Mavréah. C'était un dragon, Eramos en était certain. Il avait apprit à reconnaître ces bêtes qui avaient failli tout détruire en Aurore durant un raid auquel il avait participé. Ces monstres assoiffés de la peur des mortels venait saccager les villes pour une raison qui échappait encore à l'homme d'âge mur. Tout ce qu'il savait c'est qu'ils pouvaient être tué et c'était maintenant devenu le seul but de Cœur d'aigle, une fois de plus ; sauver Ephaëlya.

Se retournant vers la femme d'une beauté époustouflante, il perdit la voix sous se spectacle. Aucun elfe ne rivalisait avec sa pureté et pourtant elle était lycanthrope, lui donnant une parcelle sauvage et extrêmement séductrice. Il s'approcha d'elle en l'embrassant tendrement, échangeant un long baiser qui dura plusieurs minutes. Après quoi, il regarda son visage, ses mains collés sur ses joues rouge par la chaleur du désir. L'homme sentit une larme tomber sur sa joue, signe d'amour pour celle avec qu'il avait partagé sa nuit.

- Dit à nos hôtes que je suis désolé pour le dérangement et qu'il trouveront dans le bureau de quoi les dédommager. Mon amour t'accompagne Lane, ménestrel de mon cœur. Tu me reverras, il n'y a aucun soucis à se faire, si tu veux encore de moi.

Poussant les battants de la fenêtres, il sauta en bas, se réceptionnant sur Torpeur qu'il avait appelé auparavant. Le griffon monta haut dans le ciel, disparaissant dans la lueur naissante du soleil.

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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mar 10 Avr 2012 - 4:38

- J'ai fais... bien des choses qui ont rendus méfiant, voir hargneux, la population à mon égard. J'ai été un automate, gagnant de l'or pour ce que je suis le plus doué... Tu te rappelles, dans le Bar à Cuda, quand l'un des hommes m'a appelé l'Assassin ? Il n'avait pas tord, même si je suis honteusement déçu de moi aujourd'hui. Depuis bien longtemps je cherche la rédemption dans mes gestes, j'ai créé une guilde pour combattre l'injustice, croyant voir en elle mon le salut de mon âme torturée... Mais rien à faire, je suis Cœur d'aigle et je le resterai pour toujours car c'est ce que j'ai de mieux à faire.

Lane se rappela l’épisode de la taverne. C’était exact, un homme avait traité Eramos d’assassin, mais Lane n’avait pas voulu y croire et voyait plutôt Cœur d’aigle comme une victime de son passé. Elle préféra ne rien dire et laisser son amant à ses pensées. Un homme aussi courageux et brave ne pouvait pas être une mauvaise personne. Ce qu’il avait fait, il ne pouvait pas l’avoir fait sans raison valable. Il était si gentil et tendre avec elle qu’elle n’aurait pu imaginer une seconde qu'il eût tué des innocents. Lane le savait, Eramos était un homme bon, et rien ne pourrait changer cela pour elle.

- Ce n’est pas parce que ton âme est meurtrie que ton cœur est souillé… Je le sais, je le sens quand tu es près de moi. Je le sens quand ton cœur bat.

Lane posa sa main sur la poitrine de Cœur d’aigle, au niveau du cœur, pour sentir sa chaleur et son rythme s’accélérer. Il la regarda un moment avec tendresse et se leva à nouveau pour regarder par la fenêtre. La jeune femme pu apercevoir son visage s’apaiser à la vue des rayons de soleil et de la vie qui s’échappait de la rue plus bas. Soudain, son regard se leva sur le ciel, il avait vu quelque chose. Qu’était-ce ?

Il se retourna vers Lane et la contempla un instant. Sa silhouette se dessinait dans la lumière solaire provenant de la fenêtre. On aurait pensé à une apparition céleste.
Il s’approcha du lit dans lequel Lane se trouvait encore puis l’embrassa avec douceur et passion pendant un long moment. Elle sentit quelque chose de particulier dans ce baiser, comme un au revoir ou un adieu. Elle espérait que ce serait la première supposition qui l’emporterait. Il la regarda à nouveau longuement, ses mains enlaçant son visage de porcelaine. Une larme coula le long de la joue d’Eramos. Lane comprit. Il allait s’en aller et peut-être ne pas revenir. Elle passa délicatement le dos de ses doigts sur la pommette de son amant pour y récupérer sa larme et venir la laisser mourir en la collant à ses lèvres, comme pour goûter une dernière fois son parfum.


- Dit à nos hôtes que je suis désolé pour le dérangement et qu'ils trouveront dans la salle à couture de quoi les dédommager. Mon amour t'accompagne Lane, ménestrel de mon cœur. Tu me reverras, il n'y a aucuns soucis à se faire, si tu veux encore de moi.

A ces mots, elle le regarda une dernière fois. Elle ouvrit la bouche pour parler mais aucun son ne sortit. Son regard suffisait à lui répondre et lui exprimer son amour.
Il se dirigea vers la fenêtre, en ouvrit les battants et sauta. Lane se précipita par peur qu’il ne se soit blessé en se réceptionnant d’aussi haut. Elle n’eu pas le temps de pencher la tête qu’elle le vit sur le dos d’un majestueux griffon, certainement le sien. Il avait dû attendre l’arrivée de son maître. Il s’éloigna dans le ciel encore rosé de l’aurore, se perdant dans les nuages. Lane serra fort le drap qui entourait son corps nu contre elle. Le reverrait-elle vraiment ? Même si la vérité pouvait dans ses yeux, il restait un homme et elle les connaissait trop bien. Les hommes qui aiment un jour et oublient le lendemain, qui promettent la lune et l’abandonnent à son chagrin.

Elle ferma les yeux et se remémora ses dernières paroles. Il lui avait dit qu’il avait déposé de l’argent pour dédommager son cousin du repas et ses soins. Elle alla jusqu’à l’atelier de couture près de la chambre et entra. Elle regarda la grande table et vit quelque chose de poser dessus. En s’avançant elle distingua un parchemin. Elle le prit délicatement entre ses doigts et décrypta le sceau qui la refermait. Un aigle. Elle lu les courbes manuscrites qui se trouvaient au dos.


« Lane »

Il avait du l’écrire pendant qu’elle dormait. Elle l’ouvrit doucement. Et commença à la lire.




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MessageSujet: Re: Proie du calme - deuxième partie [terminé]   Mer 11 Avr 2012 - 18:44

" Très chère Lane,

Notre première rencontre s'est créée par la violence et je ne regrette rien. Tu as été en besoin et je suis heureux d'avoir pu t'aider. Cependant, j'aurais aimé, comme chaque, fois de régler cela sans violence. La mort m'a toujours suivit partout où je marchais et je ne l,ai jamais voulu. Les guerriers cherchant l'honneur et la gloire sont fiers de participer à la mort de leur ennemi mais pour ma part, mon unique talent est ce que je déteste le plus.

Si je t'écris c'est pour te dire la vérité sur moi et sur l'homme se cachant derrière ce surnom faussement glorieux qu'est le mien. Je suis un homme qui a beaucoup tué dans sa vie et, à un moment, j'ai aimé cela. Je ne tuais que pour l'or car je ne voyais pas quoi faire d'autre. Je n'ai pas été assassin toute ma vie durant, par contre. Au début, je vivais avec ma femme, Maëlia, comme une vraie famille. Quand elle et mes enfants sont morts au coups de douze mercenaires guidé par un assassin du nom de Mordrakan dit le Sombracier, j'ai craqué. Je ne devais pas avoir plus de vingt-cinq ans quand j'ai pour la première fois tué de sang froid l'un des meurtrier de mon bonheur. Pendant près d'une vingtaine d'années, j'ai donné la chasse à ces êtres que je qualifiais de démoniaque. Eux aussi avait une famille et des enfants mais cela ne m'a pas empêché de les abattre privant leur famille de leur père adoré. Mon âme s'était perdue dans la brume sauvage qu'est la vengeance.

C'est bien après que je me souciais de ce que j'étais devenu mais alors, je n,avais pas d'autres talents que de traquer et tuer. Je me suis donc enrôlé comme chasseur de prime pour la cité, faisant chaque contrat avec une précision qui était mienne. Je ne tuais pas, seulement ramenait les individus recherchés par la garde.

Et aujourd'hui, je ne suis plus capable de regarder une arme et pourtant j'en ai beaucoup à ma ceinture. Je continue de tuer mais pour une cause, cette fois. Qu'elle soit perçue comme bonne ou mauvaise, je la suis car j'ai l'intime conviction que si je suis sur cette terre, ce n'est pas pour jouer les hommes de paix mais bien un soldat souillant le sol du sang des ennemis de cette même paix.

Si je te raconte tout cela c'est pour que tu puisses bien comprendre toute l'ampleur de mon chagrin et que tu puisses t'envoler de tes propres ailes. Je t'ai promis que nous nous reverrions et je n'ai pas mentit, je ne ment jamais. Cependant, je ne crains que ce ne soit pas en tant qu'amant mais en tant qu'ami. J'ai le double de ton âge et bien que cela n'arrêterait pas mon jugement en habitude, tu es la chose la plus délicate et pure que j'aie pu croiser depuis des années. Je ne suis pas digne de te corrompre de mon savoir et de mes pensées qui doivent rester miennes, l'homme que je suis étant aussi sombre que son âme. Bien qu'une lumière s'est allumé en lui au moment où tu lui a fait confiance, je dois m'éloigner et toi aussi.

Cherche le mari idéal, il est ici, quelque part à t'attendre. Je ne suis pas l'âme qu'il te faut mais l'âme qui avait besoin. Mais pour toi, je serai toujours celui qui répondra à ton appel.


Eramos

Ps: Je t'ai déjà parlé d'un Guilde que je dirigeais. Si tu veux venir voir notre quartier, je te prie de suivre l'adresse qui est rattachée à la lettre et, aussi, de porter le présent que je t'offre.

Sois en paix et puisse le mal ne jamais te connaître.
"

[Y est attaché l'adresse du quartier général de la Guilde ainsi qu'un médaillon d'argent dont l'insigne symbolise un aigle en plein vol.]

***

Lane regarda longuement le médaillon. Elle le serra fort dans sa main et contre sa poitrine.
Les mots de Eramos étaient doux, mais comme les autres, il l'avait abandonné lui aussi. Le chagrin lui envahit le coeur. Ça y'est, il était parti. Et elle ne le reverrais certainement jamais.

Elle alla prendre un bain pour se laver de cette longue nuit qu'ils avaient passé. Elle pleura longuement, seule, plongée dans l'eau glacée. Puis, le regard figé, elle alla s'habiller. Elle accrocha le médaillon à son cou et l'admira. Elle le garderait toujours avec elle, en souvenir de Coeur d'aigle, comme un objet sacré. Peut-être irait-elle au siège de sa guilde. Ou peut-être pas. Pour l'instant, elle n'avait qu'elle seule idée en tête: quitter la ville. Elle sortit de la maison, et se mêla à la foule, en direction de la sortie de la ville.


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