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 Une terre pas si déserte

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Lolia Ambraleya
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MessageSujet: Une terre pas si déserte   Lun 23 Avr 2012 - 19:05

Quatre nuits ? Cinq ? Impossible d'avoir une idée précise du temps passé dans ces contrées lugubres. Impossible de savoir. Ici le ciel était toujours d'un gris jaunâtre dépriment. Ici chaque arbre, chaque rocher arborait une couleur sale et sombre. Ici le soleil perçait rarement la croûte nuageuse opaque. Seule la lune venait perturber l'obscurité constante, illuminant de sa blancheur parfaite la contrée des lycanthropes. C'était la seule lumière qui était tolérée ici, vénérée même. La lune était autant une source d'inspiration que de tourment, mais chacun la respectait.
Il n'y avait donc que la nuit qu'on pouvait enfin voir plus loin que le bout de sa truffe. Enfin, façon de parler. En journée, on y voyait quand même. C'est juste que le lointain était toujours perdu dans une brume noire et que tout chose semblait avoir perdue ses couleurs, sa vie. Le monde était gris. La lune le rendait bleu, c'était déjà mieux que rien.
Mais à quoi bon dresser un tableau sombre de l'endroit ? Après tout, Lolia y voyait plutôt mieux que la moyenne, encore un don de son peuple. Bien sûr, la grisaille constante ainsi que le manque de saturation l'atteignait tout autant. La nuance c'est qu'elle pouvait marcher de jour comme de nuit, sous le couvert des arbres comme en plein champ sans en ressentir une réelle différence. Les choses restaient claires.
Néanmoins, si sa vue n'était pas atteinte par Thaodia, son morale commençait à sérieusement en pâtir. Cette nuit ci, la énième selon ses compte, la neige s'était mise à tomber. D'abord avec douceur, la jeune elfe avait trouvé ça très agréable. Elle n'avait vu la neige qu'en de rare occasion. Elle avait donc profiter de la beauté qu'offrait la chute de flocons. Mais peu à peu, la douce chute s'était transformée en véritable tempête, glaçant même le sang, normalement insensible au froid, de l'elfe. La pauvre n'était pas chaudement vêtue. Elle ne portait, comme à l'accoutumée, qu'une simple tunique sans manche et, fort heureusement, de hautes bottes en fourrure qui lui arrivaient au dessus des genoux. Elle avait décidé de ne pas s'arrêter, il fallait éviter de mourir de froid.

La neige, battante, fouettant le visage d'un vent glacial. Une épée gelée dans son fourreau et un arc à la corde rendue acérée par le froid pendant dans un dos presque nu. Des pas dans la neige qui s’effacent plus vite qu'ils n'ont apparu. Des cils devenus de glace qui tentent vainement de s'ouvrir. Thaodia devenu tempête. La faim rode. La mort aussi.

Lolia gît dans une petite cabane de fortune qu'elle à trouvé à l'abandon sur le chemin. Il était impossible de continuer plus avant. Il fait froid, même avec le feu qu'elle a réussi à allumer. Les dernières branches sont mises en tas à ses côtés. Elle ne veut pas les gaspiller. Qui sait combien de temps la tempête va durer ? Allongée à même le sol, les membres à moitié réveillés par la douce chaleur du feu, endoloris toutefois, la jeune elfe attend, silencieuse. La fin est là.

Lolia se réveilla dans un silence réparateur. Enfin, le bruit incessant du vent s'était arrêté. Mais ce calme était il réellement une bonne nouvelle ? Impossible à savoir tant qu'elle n'aurait pas mit le nez dehors. La jeune elfe tenta de se relever. Elle était épuisée, affamée. Les elfes mourraient trop souvent d’inanition, elle s'était jurée de faire attention. Mais une fois encore, elle n'avait pas prévue assez de nourriture. Elle arriva à s'asseoir et décrocha sa gourde qui pendait à son flan. Le feu n'était pas tout à fait éteint, il y subsistait quelques flammèches. Elle s'empressa d'y rajouter quelques branches afin de le faire reprendre et d"y faire fondre sa gourde gelée. Une dizaine de minutes plus tard, Lolia était debout, légèrement revigorée par quelques bonnes lampées d'eau... fraîche c'est le moins qu'on puisse dire.
Néanmoins, rien ne l'avait préparé au spectacle qui s'offrait à elle quand elle ouvrit la porte. Elle avait déjà de la chance, cette dernière n'était pas face au vent, elle n'avait donc pas été totalement bloquée par la neige. Mais elle comprit tout à coup qu'elle avait bien fait de ne pas choisir une grotte, elle s'y serait certainement retrouvée coincée. Devant elle, la neige, blanche et purificatrice, avait absolument tout recouvert. De Thaodia il ne subsistait rien qu'un long manteau immaculé. Mais la tempête était partie, laissant place à un soleil plein de vie qui dardait ses rayons doré sur le visage de la jeune elfe.
C'est certainement ces rayons qui lui firent comprendre qu'elle ne se trouvait plus en Thaodia. La tempête ne justifiait pas un tel changement de climat. Elle comprit alors, persuadée qu'elle n'avait pas déviée, qu'elle était arrivée à son but : Omërie !

Et oui, c'était bien en Omërie, terre neutre et vierge, que la jeune elfe évoluait à présent. La neige était compact, on ne s'y enfonçait pas. Il faisait toujours froid, mais c'était bien plus supportable. Elle avait trouvé un pommier sur sa route. les pommes étaient insupportablement froide mais au moins avait elle mangé. Et puis, le spectacle en valait le coup. Même recouverte de neige, cette contrée ressemblait bien aux rumeurs qu'on en faisait ; elle était magnifique. Lolia était au anges ! Comment ne pas l'être ? Cette terre était vierge de (presque) toute exploration. Peu de gens pouvait se targuer d'avoir poser leurs pieds ici. Il y avait tellement de choses à découvrir. La jeune elfe se demandait quelle serait sa première surprise.
Celle-ci fut une cité. Ou du moins, ce qu'il en restait. Elle débarqua, par hasard, dans un véritable champ de ruine. Devant elle et encore plus loin, le sol était recouvert de murs effondrés, des bâtiments brûlés, de passages bouchés à jamais. Le spectacle était désolent. On n'entendait rien si ce n'était le vent entre les reste décomposés de ce qui avait du être une belle civilisation.
Lolia restait interdite, ne sachant si elle pouvait profaner ces lieux. Le regard brûlant d'une rage qui n'était pas sienne, qui n'était que le reflet de fantômes muets.
Qu'avait il donc bien pu se passer ici ?

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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Lun 23 Avr 2012 - 21:20

-Nous n'irons pas plus loin.

-Et je vous le demande pas, bougre de crétin ignorant et lâche. Alors rangez vous homme et arrêtez d'essayer d'me faire croire que vous êtes une menace !

Le capitaine pris un sérieux coup devant l'aplomb de ce vieillard qu'il avait jugé inoffensif.

-Nous avons un marché, vous, moi et votre coque de noix. Et je vous y tiendrais. Tout ce que j'attend de vous, c'est que vous fassiez le tour de l'île, que vous me la cartographiez avec soin et exactitude. Restez à la distance qui vous convient, mais honorez votre parole, ou je vous le ferai regretter !

Ce n'étaient pas des paroles en l'air. Un homme qui savait donner des ordres au corbeaux et qui était arrivé au port en chevauchant un ours était dangereux. De plus, une grasse paie l'attendait s'il me contentait. Il savait ou envoyer ses cartes, et je savais, bien sur, ou envoyer l'argent que je lui avais promis.
La traversée n'avait certes pas été aise.. J'avais moi même dus, après avoir affronté des tempêtes, prendre une lance et tailler le chemin de notre bâtiment a travers la glace. Mais finalement, ce navire de classe caravelle était arrivé en Omérie.
Bien sur, tout ce qui touche à ce continent semblait lié aux évènements récents et catastrophiques. Du moins, était-ce la superstitions des marins de cet équipage. Cartésien et féru de vrai sciences, je n'en croyais pas le moindre mot. Je savais que je trouverais ici des réponses, c'est pourquoi j'avais monté cette expédition, et comptais revenir en Evanya avec un rapport complet qui viendrait donner une foi plus grande encore à ma volonté d'oeuvrer pour le bien de mon peuple en tant que conseiller.


-Accostez, je descend, et je vous libère ensuite de ce continent qui vous fait peur.

Après une semaine à devoir supporter cette bande de.. Bref ! Je n'étais pas mécontent de les quitter. Je vérifiais ma ceinture.. Bien, toute mes bourses y étaient.. Mes manches ? Mes lunettes, mon camarade.. Mes bourses vides pour les échantillons.. Ma sacoches ? Voyons.. Mes vivres, ma verrerie.. Deux ou trois bouquins, quelques instruments. Parfait.


Je passais une lanière autour de ma taille, allant de ma ceinture à ma gorge. Cette dernière tenais, dans un grand tissus vert, deux objets. Les deux étant cachés et protégé par ce qui me servirait plus tard de couverture. Le premier était un magnifique télescope, le second.. Ma petite surprise. J'avais préparé mon matériel en fonction de ma faible constitutions, de façon à ce que ce dernier soit léger et transportable sans difficulté. Lorsqu'enfin je posais pied à terre, je remarquais que c'était vrai.

Je fis signe aux matelots de ma barque de revenir à leur bâtiment, et moi je pris ce qui ressemblait à un sentier naturel. Ca et là, dans ma progression, je ramassais des plantes, notais et décrivais tous les animaux que je voyais..
Je faisais en somme, un rapport aussi bien naturaliste que stratégique de cette île. Et ce petit livre bleu serait vraiment l'équivalent d'une mine d'or. Car oui, aucun des explorateurs venu ici, je le savais, n'avait pris le soin d'étudier cette terre. Se contentant généralement de seulement la découvrir. Et moi, venant ici avec mon matériel.. Un stylo et une feuille auraient suffis pour bousculer la science entière ! Une terre vierge ! Une terre qui était restée inconnue aux yeux de tous ! C'était forcément un immense pas en avant pour TOUTES les disciplines que de percer les secrets d'Omërie..
Et puis cette neige soudaine.. Je savais que s'il y avait un endroit qui me permettrais d'en savoir plus, c'était ici.. C'était le pourquoi de mon télescope. J'avais entendu parler du plus grand mont du monde connu.. Pour mes mesure atmosphérique, il n'y avais pas de meilleur endroit. Mais il allait encore falloir marcher..

Lorsque le soleil commença à décliner, j'accrochais ma lanterne au sommet de mon bâton de marche. Ce dernier arrivant a la hauteur de ma tête prodiguait, par la combustion de ma mèche cuivrée, ou douce lumière verte. Mon écureuil gambadait joyeusement a coté de moi, découvrant, tout aussi heureux que moi, cette terre nouvelle.
J'avais depuis déjà une trentaine de minutes pris la direction de ruines. La découverte de bâtiments ici était simplement grandiose ! Une nouvelle civilisation ! Une culture a déchiffrer, et peut-être même des races vivantes avec qui communiquer. Un véritable travail a la fois de culturiste, d’anthropologiste.. Bref, j'étais au comble de ma joie.
Quelle félicité.. Quelle terre !

Lorsque soudain, alors que j'arrivais aux abords de la citée en ruine, mon écureuil se figea, poussant un "Ieeeeeeek" strident.
Je m'arrêtais, toujours aussi tranquil et joyeux. Mes pieds nus bien campés sur ce sol froid et parfois enneigé, je fis raisonner ma voix, grave et sans la moindre hésitation :


-Qui va là ?

Puis je continuais, plus amical. Mes yeux, faibles à la nuit tombée ne pouvaient réellement distinguer une silhouette dans la pénombre.

-Je suis, pour l'instant, une âme amicale et même généreuse. Aussi vous auriez tout à gagner à ne pas vous cacher à moi plus longtemps.

Mon écureuil était certain.. Et moi même, par ma capacité à ressentir et percevoir, je savais qu'une personne rôdait par ici..
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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Mer 25 Avr 2012 - 13:59

Combien de lieues avait-elle parcourues? Aucune idée mais ce qui était sûr c'est qu'elle était bel et bien perdue, loin de sa contrée. La neige recouvrait tout, tombant en abondance, effaçant rapidement toute empreinte, dissimulant toute marque de végétation, modifiant de manière stupéfiante les paysages d'Evanya qu'elle connaissait quasiment par cœur. Même le soleil ne pouvait l'aider, régulièrement caché derrière d'épais nuages, empêchant Elwing de s'orienter suffisamment longtemps pour retrouver son chemin. Elle pensait se rendre à Lïm, elle était proche de la mer mais l'environnement lui était étranger. Errant depuis plusieurs jours maintenant, souffrant régulièrement de faim et de froid, l' elfe était tout de même suffisamment méthodique et expérimentée malgré son jeune âge pour trouver de quoi se nourrir régulièrement, n'hésitant pas à manger de la neige pour se réhydrater. Derrière son apparence de fille de bonne famille, studieuse et avenante, elle n'en restait pas moins dégourdie mais malgré cela, elle commençait à avoir peur pour son avenir. Egarée, loin de siens, fuyant même les gens pour éviter de faire une mauvaise rencontre, elle espérait trouver quelqu'un de sa race qui pourrait la guider car peu habituée à communiquer avec les autres races, elle s'en méfiait, se remémorant les diverses horribles histoires qu'on avait pu lui raconter.

Voilà maintenant une bonne demi-journée qu'elle arpentait la côte, restant tout de même à couvert entre bois et rochers. Elle n'osait pas faire de feu de peur d'attirer l'attention, ne pouvant se réchauffer, se sustentant grâce à quelques racines et des baies glacées, restées accrochées aux branches. Après quelques heures de marche dans une épaisse forêt, elle avait trouvé une sorte de cité en ruines, une civilisation avait du s'établir ici. Elwing chercha un lieu pour se reposer quelques heures, pour méditer sur la situation et trouver une solution pour se sortir de ce pétrin. La rudesse du climat rendait les choses plus compliquées mais fort heureusement, la jeune elfe trouva un pan de mur à l'abri du vent, avec une légère avancée à l'abri des averses neigeuses. L'endroit était exigüe et digne d'une bonne cachette. Un peu rassurée par cette découverte, Elwing réussit à entrer en transe, se mettant en boule pour tenter de conserver un maximum de chaleur et fermant les yeux, s'imagina près de l'arbre à lucioles, entourée de mille et une lumières, l'entourant de chaleur, de calme et de sérénité.

Elle commença par faire un bilan de son périple. Elle avait marché vers le nord, enfin c'est ce qu'elle croyait mais elle semblait avoir dévié à l'est ou à l'ouest. Déjà il faudrait qu'elle le sache pour retrouver son chemin. La plupart des dernières plantes qu'elle avait trouvées ne ressemblaient pas à celles qu'elle avait l'habitude de collecter pour l'officine familiale, preuve qu'elle n'était plus sur ses terres natales mais le plus troublant restait ce lieu inconnu. Elle n'avait jamais entendu parler d'une ancienne civilisation. Qui pouvait bien résider ici? Une autre race? Les écrits ne manquaient pas sur la guerre contre les Titans mais rien de ce qu'elle avait lu jusqu'à présent ne correspondait à cet endroit. Plus elle se posait des questions, plus elle sentait les affres du froid. Elle quittait la méditation malgré elle, elle avait de plus en plus de mal à se concentrer et quand Elwing revint pour de bon à la réalité, elle se sentit encore plus perdue. Pour la première fois de sa vie, elle éprouvait de la mélancolie et elle prit peur. La gorge nouée, le ventre criant famine, elle se sentait abattue. La nuit naissante rajoutait encore un peu plus d'angoisse et c'est tremblante comme une feuille qu'elle se leva prestement puis décida de quitter rapidement ce lieu qu'elle rendait comme responsable de cette soudaine tristesse.

Il fallait qu'elle s'en aille loin de cet endroit mais à peine avait-elle fait quelques pas qu'elle remarqua la silhouette d'un vieil homme visiblement seul ou presque. Un cri strident retentit, comme celui d'un petit animal, une sorte d'alerte qui signalait sûrement sa présence. Elle s'accroupit aussitôt, prostrée comme une petite fille, prise de panique. Elle était repérée mais l'ancien prononça quelques paroles bienveillantes à son encontre alors qu'il ne semblait pas l'avoir vue. Elle réfléchit quelques minutes, par peur qu'on lui tende un piège mais il fallait se rendre à l'évidence : elle ne pourrait plus tenir seule encore longtemps. Elle se remit debout puis fit face à l'homme, tentant de garder la tête haute malgré ses idées sombres. Elle lui fit une légère révérence, et se présenta à lui...


Elwing Dorthonion, Faucon d'Evanya. Je cherche à me rendre dans le village de pêcheurs de Lïm mais il semblerait que les caprices du temps m'aient joué un vilain tour...

Elle montra du regard les ruines environnantes puis s'adressa de nouveau à son interlocuteur...

Puis-je savoir à mon tour qui vous êtes?

La jeune elfe essayait tant bien que mal de garder une certaine prestance mais elle sentait ses forces diminuer. Il faudrait qu'elle puisse manger ou se reposer rapidement si elle ne voulait pas mourir d'inanition.
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Lolia Ambraleya
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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Sam 12 Mai 2012 - 9:19

Les minutes passèrent ainsi. Dans un silence lugubre, la nuit tomba sur les ruines d'Omërie. Lolia n'avait pas bougée, perdue dans images de massacres qu'elle n'aurait pas du endurer. Elle ne comprenait pas pourquoi ça la touchait autant. Il semblerait que l'empathie des elfes soit fort poussé chez elle. Mais elle n'aimait pas ça. Son coeur se sentait dévasté par une tempête intérieur bien plus puissante que celle à laquelle la jeune elfe avait survécu la veille.
Heureusement, le vent commençait à baisser. Il était grand temps ! Lolia ne pouvait se permettre de passer la nuit immobile dans un froid pareil. Elle en mourrait, payant bien cher sa compassion.
Mais cette réhabilitation à la réalité ouvrait d'autres questions. Où dormir ? Dans la cité ? Au moins y serait elle plus en sûreté, évitant le vent glacé et les éventuelles bêtes de la nuit. Sa tristesse pour ce qui avait dû se passer ne devait pas l'empêcher de survivre. De plus, c'est en entrant dans l'intimité de cette ville qu'elle en apprendrait le plus sur ses derniers habitants.
Sa décision était donc prise et elle commença à s'avancer vers les murs à moitié détruits.

Soudain, un cri strident résonna dans l'air. La jeune elfe sursauta vivement et s'accroupi en un même mouvement gracieux. Dans le noir et dans cette position, elle était difficile à repérer. Il n'y avait que ses longs cheveux blonds qui ressortaient dans la pénombre. Elle tendit l'oreille, tentant de percevoir la source du bruit. C'était un animal, à n'en point douter. Mais était-ce un animal dangereux ou un simple rongeur ?
Des paroles se firent alors entendre :


- Qui va là ?

Lolia tiqua. Il y avait donc des hommes par ici. La voix était rauque, grave mais assurée. La personne qui les avait prononcée ne devait pas se trouver bien loin. Une vingtaine de mètre tout au plus. La jeune elfe se demanda si elle avait été repérer ou non. Et si ce n'était pas le cas, ce qu'elle devait faire. Comment savoir si cette personne était pacifique ou non ? Elle ne savait même pas si c'était un habitant d'Omërie ou un simple voyageur comme elle.
La voix résonna à nouveau, confirmant qu'elle était toujours invisible :


- Je suis, pour l'instant, une âme amicale et même généreuse. Aussi vous auriez tout à gagner à ne pas vous cacher à moi plus longtemps.

Lolia hésita une brève seconde. Elle ne voyait pas son interlocuteur. Il devait être derrière ce mur, au tournant. Mais sa voix semblait vieille et sage. Elle voulut se lever mais c'est à ce moment qu'une autre personne parla, une fille cette fois, beaucoup plus jeune et beaucoup plus proche de Lolia, néanmoins, toujours de l'autre côté du mur.

- Elwing Dorthonion, Faucon d'Evanya. Je cherche à me rendre dans le village de pêcheurs de Lïm mais il semblerait que les caprices du temps m'aient joué un vilain tour...

La jeune elfe commençait vraiment à être étonnée. Elle comprit au moins que l'homme n'était pas son interlocuteur mais celui de cette autre elfe. Elle ne s'attendait pas à croiser quelqu'un ici et encore moins un Faucon d'Evanya. Décidément, cette aventure était pleine de surprise.

- Puis-je savoir à mon tour qui vous êtes?

Lolia n'y tint plus, elle trouva qu'il était temps de se montrer. Ces gens ne semblait pas agressif et une rencontre en un tel lieu ne pourrait qu'être constructif. Elle se redressa donc et avança vers le coin du mur. Elle tourna, prête néanmoins à dégainer son épée en cas de problème. Mais elle n'en eut pas besoin. Devant elle se tenait une elfe blonde et élancée, stéréotype même, à l'image de Lolia, de ce qu'était une elfe. Elle était de dos mais se retourna brusquement quand Lolia s'adressa à elle.

- Bonjour, je m'appelle Lolia. Je suis venue d'Evanya afin de découvrir ces terres. Et, sans vouloir vous commander bien sûr, je pense que vous devriez arrêter de dialoguer de loin avec cet homme. Elle s'adressa alors au vieillard qu'elle distinguait sortant d'une lueur verdâtre, Venez donc, nous ne vous ferons aucun mal.

Lolia avait accompagnée ses paroles d’abord d'un geste de paix avec la main et ensuite d'un grand sourire. Sa voix avait été calme. Elle ne voulait en aucun cas effrayer ses interlocuteurs.




[HRP : Je suis sincèrement désolée du temps de réponse. Je n'ai pas d'excuse. :/ ]

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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Jeu 17 Mai 2012 - 3:17

Ma main sur mon second paquetage, je fus heureux -quoique fort surpris- de savoir un faucon d'Evanya devants moi. Puis ensuite la consternation quand j'appris qu'elle avait cherché à se rendre à Lïm.
Comment dire.. Ce n’était pas la porte à côté ?

Je passais, calme, ma main dans ma barbe, l'observant et l'écoutant.. La pauvre enfant, on aurait dit qu'en soufflant dessus, on l'aurait fait tomber..
J'allais laisser tomber mon bras, prêt à répondre lorsque mon écureuil laissa tomber un second "Ieeeeek !"
La seconde présence ne se fit pas attendre. Une seconde elfe. Cette dernière semblait déjà plus solide sur ses deux pieds, et beaucoup plus.. Prudente.

Diantre... J'étais sur Omërie.. Le continent mystérieux.. En plein hiver... Désert jusqu'ici et cristallisant les plus grandes peurs de nos camarades du grand continent..
Et voilà que les premiers bipèdes pensants que je croisais étaient de chez moi. Probabilités ? Proches de 0 encore, et pourtant..
C'était doucement ironique que ce soit moi qui me retrouve seul sur une île inconnue avec deux jeunes femmes quand on sait que c'est le fantasme de la plupart des adolescents, toutes races confondus. Bref..

"Venez donc, nous ne vous ferons aucun mal"..
Eh, vu leur faible maîtrise de leurs équilibres chimiques, ces deux petites étaient à deux doigts de passer l'arme à gauche a cause du froid et de la fatigue, alors me faire du mal... Moi.. Le froid ne m’atteignait pas : pour preuve, j'étais pieds nus. En revanche, je semblais bien plus prêt pour un voyage ici qu'elles. Ainsi donc, cette rencontre pouvait être d'ordre providentiel pour elles.

Je passais a nouveau ma main dans ma barbe, et finit par répondre aux salutations et révérences en inclinant la tête, refusant d'aller courber le dos trop bas.
Faisant quelques pas pour me rapprocher du couple, je fis raisonner ma voix, à nouveau, mais plus douce et basse cette fois, n'ayant plus besoin de m'adresser à la cantonade.


- Je suis le Magister Olorion Laenian Abaster. En expédition ici en tant qu’Encyclopédiste pour observer, étudier, relever et rapporter. Le fer de la lance qui percera les mystères d'Omërie somme toute.

J'agitais la main et mon écureuil, bondissant dessus, se mit en valeur. On pouvait remarquer, c'était flagrant à présent, que quelque que soit la matière dans laquelle je marchais, terre ou neige, je ne laissais qu'une très légère empreinte, comme si j'étais incapable de m'enfoncer.

-Et cette boule de poils rousse, c'est Tieffelin, mon écureuil et compagnon.

Maintenant que ces deux femmes étaient dans la lumière de ma lampe, je pouvais enfin distinguer leurs visages. La grâce et la beauté même, deux des plus parfait exemple du beau sexe d'Evanya. Mais il était évident que j'avais face à moi deux fleurs en train de faner.
Aussi je repris, commençant à détacher mon barda à l’abri du mur duquel était apparu Lolia. Présentement, je ne me posais plus que des questions de sécurité, laissant la science à plus tard. Aussi, je continuais, plus pragmatique.


-Mais bien que je sois enchanté, charmé et surtout surpris d'être ici en d'aussi galante compagnie, je crois devoir céder à la nécessité. Nous sommes en Omërie, damoiselle Dorthonion. Et je crois que vous offrir une étape avant le voyage de retour ne sera pas un luxe. Surtout que ce dernier n'est pas des plus simple.

Tapotant les deux paquets tirés de mon dos et surtout les épais tissus qui les protégeaient, j'achevais :

-Vous semblez sensibles au froid et exténuées d'un voyage trop long. Je n'ai pas le pouvoir de vous donner la quiétude d'Ardamir, mais j'ai néanmoins le devoir et l'envie de vous proposer au moins des couvertures et un feu pour passer cette nuit. J'allais moi-même profiter de ces ruines pour bivouaquer efficacement, en un mot, je vous convie à partager mon équipement qui semble plus complet que le vôtre.

Et comment.. J'étais préparé depuis des mois, moi..
Je passais une main dans ma manche et en tirais une poudre gardée dans mon poing serré. Levant ce dernier, j'en aspergeais ma lampe qui produisit illico une flamme beaucoup plus imposante, éclairant de facto un plus large rayon. Je ne tenais pas spécialement à faire savoir que j'étais presque aveugle en dehors de ce rayon.


-Damoiselle Lolia, bien que vous ne sembliez pas perdue, vous êtes naturellement conviée. Je devine sous vos agréables et engageantes manières une lassitude qui semble vouloir vous rattraper au grand galop.

L'observation.. Mes 5, ou devrais-je dire mes 6, sens étaient tous entiers réquisitionner pour savoir à qui j'avais à faire. Et rien que grâce à ça, je pouvais dejà deviner une partie de la biographie de ces deux femmes.
Oui, oui... Je croisais deux parfaites inconnues et je leurs offrais de partager mes ressources alors que nous étions en milieu hostile et inconnu. Je n'étais absolument pas inquiet. D'une part car j'avais ma hallebarde, d'autre part parce qu'elles ne semblaient pas agressives. Enfin, parce c'était comme ça que j'avais toujours fonctionné, et que j'étais quelqu'un de débrouillard.
Levant le nez, je revins cependant à un détail plus pragmatique.


-Si vous acceptez de vous joindre à moi, alors il faudrait que nous nous trouvions une vieille tour ou une bâtisse surélevée dont le sol est sûr et où nous pourrions nous poser à l'abri du vent et de la neige, sur un sol passablement sec.

J'étais quelqu'un qui n'aimais pas s'attarder sur les mondanité ou civilités, allant droit à l’essentiel. Bonjour, tout ça, c'était fait. Ma proposition.. La logique voulait qu'elles l'acceptent. Autant, donc, s'attaquer à ce qui était du domaine de l'organisation donc. Je préférais me prendre un refus plutôt qu'avoir a jurer après du temps perdu.
Quant au feu, nécessaire à un bon bivouac.. Si nous trouvions un tel étage pour camper, alors il resterait forcément des restes de meubles passablement secs.. Et avec un peu de souffres, je pouvais allumer n'importe quoi.

Enfin, et afin de corriger mon approche peut-être un peu impersonnelle (on ne se refait pas, je suis un érudit et ermite, accoutumé aux livres, pas aux gens), Tieffelin sauta de ma manche et entreprit de grimper sur la main de la première de ces deux femmes -à savoir Elwing- pour en étudier les coutures et faire profiter de sa chaude fourrure (Bien sûr, il passait la moitié de son temps à l'abris dans ma manche..)
Quant à moi, je restais là, apaisé et apaisant, calme et harmonieux, faisant savoir que fermer la marche était ma coutume et que je laissais, heureux, la jeunesse guider mes pas dans ces ruines.

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Lolia Ambraleya
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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Lun 16 Juil 2012 - 12:32

Lolia ne s'était pas trompée ; elles avaient bien affaire à un vieil homme. Mais celui-ci semblait bien plus assuré qu'elle-même. Il avança d'un pas certain jusqu'à englober les deux elfes dans la lueur verdâtre de sa torche.
Lolia s'attarda peu de temps sur son apparence, ce qui l’intéressait vraiment fut son regard. Un regard profond et comme rempli de sagesse. D'ailleurs, sa façon de parler le confirmait bien :


- Je suis le Magister Olorion Laenian Abaster. En expédition ici en tant qu’Encyclopédiste pour observer, étudier, relever et rapporter. Le fer de la lance qui percera les mystères d'Omërie somme toute.

Il tendit alors son bras vers l'avant et un splendide écureuil roux sortit de sa manche avec panache. Ce devait certainement être lui qui avait poussé ce cri strident un peu plus tôt.

-Et cette boule de poils rousse, c'est Tieffelin, mon écureuil et compagnon.

Lolia trouva amusant d'avoir un écureuil comme compagnon. Mais surtout, ça prouvait une fois de plus la grande sagesse de cet homme. Pour dompter un écureuil, il fallait plus que de la patience. L'elfe savait de quoi elle parlait. Déjà rien que pour les observer, ce n'était pas une mince affaire.

-Mais bien que je sois enchanté, charmé et surtout surpris d'être ici en d'aussi galante compagnie, je crois devoir céder à la nécessité. Nous sommes en Omërie, damoiselle Dorthonion. Et je crois que vous offrir une étape avant le voyage de retour ne sera pas un luxe. Surtout que ce dernier n'est pas des plus simple.Vous semblez sensibles au froid et exténuées d'un voyage trop long. Je n'ai pas le pouvoir de vous donner la quiétude d'Ardamir, mais j'ai néanmoins le devoir et l'envie de vous proposer au moins des couvertures et un feu pour passer cette nuit. J'allais moi-même profiter de ces ruines pour bivouaquer efficacement, en un mot, je vous convie à partager mon équipement qui semble plus complet que le vôtre.

Lolia observa l'échange entre ces deux inconnus comme si celui-ci ne pouvait pas avoir d'autres issue. Toutes ces paroles semblaient menées à une acceptation positive car la nécessité fait son chemin dans les coeur fatigués. Elle fut donc quelque peu étonnée en voyant le visage du Faucon d'Evanya se crisper imperceptiblement. Avait-elle quelque réticence à partager sa soirée ?
Lolia n'eut pas le loisir de s'interroger plus avant ; elle sursauta légèrement. L'homme venait de rallumer vivement sa lampe qui éclaira plus que soudainement la scène. Bien entendu, Lolia n'en avait nullement besoin pour voir ce qui se passait ici. Mais le changement la surpris. Quand elle regarda à nouveau Elwing, celle-ci avait retrouver toute sa sérénité.
Le magister Olorion, ainsi qu'il s'était lui même nommé, se tourna alors vers la jeune elfe restante :


-Damoiselle Lolia, bien que vous ne sembliez pas perdue, vous êtes naturellement conviée. Je devine sous vos agréables et engageantes manières une lassitude qui semble vouloir vous rattraper au grand galop.

Le bougre avait vu juste. Malgré le fait qu'elle ne ressente que peu le froid d'habitude. Son corps était meurtri par la récente tempête et son esprit épuisé par les derniers évènements. Elle avait, plus que jamais, besoin de repos. Cette journée l'avait réellement affaiblie même si elle n'avait pas encore eu le temps de s'en apitoyer.

-Si vous acceptez de vous joindre à moi, alors il faudrait que nous nous trouvions une vieille tour ou une bâtisse surélevée dont le sol est sûr et où nous pourrions nous poser à l'abri du vent et de la neige, sur un sol passablement sec.

Lolia se souvint avoir vu, de son ancien promontoire, une maison dont les deux étages semblaient encore en bon état. Elle allait en faire part aux autres lorsque Tieffelin, ainsi qu'il se nommait, sauta joyeusement sur la main d'Elwing. Celle-ci l'observa un instant, un fin sourire aux lèvres avant de lever la tête vers Olorion. Ce dernier semblait attendre le départ des troupes vers le lieu de repos. Mais Elwing changea la donne.
La jeune elfe tendit sa main vers l'homme afin que son compagnon le rejoigne. Elle remercia poliment de l'offre qu'il venait de leur faire mais expliqua de façon incertaine qu'elle ne pouvait accepter. Certainement préférait elle continuer sa route sur le champ. Ou peut être n'avait elle pas l'habitude de faire confiance aux autres. Toute fois, après de rapides au revoir, elle disparut dans le noir.
Lolia la regarda s'éloigner un instant, surprise d'une telle réaction. Mais les gens n'étaient-ils pas libres de leurs choix ?
Elle se tourna alors vers Olorion et reprit là où elle s'était arrêtée :


- Derrière ce mur se trouve une entrée d'où l'on voit une grande bâtisse encore solide. Je pense que ça devrait faire l'affaire. Mais il ne vaudrait mieux pas traîner, le vent commence à se lever.

En effet, le vent soufflait de plus en plus fort et la jeune elfe craignait une nouvelle tempête. Il valait mieux se mettre à l'abris au plus vite. Elle se mit donc immédiatement en route, suivie de près par l’intriguent Magister. En quelques minutes seulement, ils se trouvèrent à l'entrée de la fameuse bâtisse. Lolia ne s'était pas trompée ; la maison avait bien deux étages et ceux ci tenaient encore fermement sur leurs fondations. L'endroit était donc idéal pour passer la nuit au sec et sans danger.
Elle jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. Comme Olorion ne semblait pas avoir de recommandation, elle s’aventura à l'intérieur. Le bas était couvert de neige, il aurait été dur de s'y établir. Mais une fois à l'étage, le sol était bien plus accueillant. La pièce était sombre et humide. Mais une fois qu'ils auraient réussi à y allumer un feu, l'endroit serait parfait.

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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Sam 21 Juil 2012 - 2:25

Je quittais à regret cette Elwing, craignant sincèrement pour sa vie. Mais le choix lui revenait, et de toute façon, je n'étais clairement pas en mesure de m'opposer à cela. Et puis je fus bien vite rappelé a des obligations lorsqu'une bourrasque vint soulever ma barbe et me força a faire un pas en avant pour garder mon équilibre. Gonflée par le vent, ma robe n'était décidément pas pratique.

Puis Lolia -laquelle n'avait pas eu la confiance de me donner son nom- me rassura avec une nouvelle fort agréable. Un mur m'aurait suffit, mais la perspective d'une nuit presque agréable était des plus jouissive.
Enfin.. Si Lolia ne ronflait pas..

Sans discourir plus avant, je lui emboîtais donc le pas. Suivant docilement, je la laissais entre en première. Il fallait bien que jeunesse se fasse. Ayant repris Tieffelin dans ma manche, je tapotais doucement cette dernière. L’écureuil en sortit. Suivant mon doigt, il prit l'escalier tout en s'arretant à chaque marche, sautiller sur le bois de chaque planche. Une fois en haut, il sauta du second étage pour atterrir sur l'épaule de Lolia. Pour se stabiliser, il enroula sa queue autour de sa gorge, douche chaleur.
Quant à moi, je tirais une noisette de mon autre manche et la lui lançait. Bien sur, il la saisit au vol et commença à festoyer proprement et discrètement sans quitter son perchoir.

D'une voix mélodieuse et enjouée, j'expliquais :


-Excusez-le, il est familier avec les personnes qu'il trouve agréable. Du reste, vous avez la parole d'un rongeur : cet escalier est solide.

Pour preuve, je quittais la neige du premier pour emprunter l'escalier avec tout mon équipement. Une fois en haut, j'examinais les planches et le toit crevé avec satisfaction.

-Vous aviez raison, jeune amie. Tout ici est parfait. On me laisserais une ou deux semaine et je saurais faire de cette ruine un véritable petit nid bucolique ! En attendant, pour cette nuit, tenez !

Écartant le tissus de mes deux paquets, je venais de saisis le manche de mon arme. D'un geste large et élégant, j'avais déroulé, d'un coup d'un seul, la couverture destinée à mon hôte.
J'avais donc à présent à la main une véritable hallebarde sculptée. Arme redoutable et maniée avec équilibre et légèreté. Un sourire éclatant aux lèvres, je déclarais :


-Ca n'a rien de royal et je doute que cela convienne réellement à une elfe de votre qualité, demoiselle, mais je n'ai rien de plus. Maintenant si vous permettez..

D'un gracieux bond, je m'approchais d'un vieux meuble rongé et délavé. Un léger coup de pied sur la hampe de mon arme souleva cette dernière tandis qu'une simple rotation du poignet la fit tournoyer en toute sécurité. Enfin, un flexion légère du bras fit s'abattre mon arme sur ledis meuble qui vola en éclat. Force centrifuge, frappe verticale.. On aurait pu douter qu'un vieil comme comme moi aurait pu réussir à manier cette arme de titan, mais il semblait alors évident que ma façon de manier excluait l'effort et se servait d'une science naturelle : celle des énergie de mouvement. Nul besoin de forcer, seulement orienter.
Rassemblant les morceaux, je laissais Lolia vaquer à ses occupations, Tieffelin ne semblant pas vouloir quitter son épaule.


Palpant le bois, je soupirais de le trouver humide. Sortant alors une poudre peu agréable d'odeur, j'en saupoudrais le tas de bois qui a présent formait un agréable foyer. Puis, saisissant la lanterne que j'avais laissé prêt de mes paquetages, je jetais la mèche dans le foyer. Après un grésillement, comme si le bois était parcourus de petites explosions, un feu d'une taille raisonnable pris d'un coup sec.
Reculant vivement, je finis par hausser les épaules, prenant garde à mettre ma barbe en sûreté.


-Maniez du souffre avec une barbe comme la mienne tien.. Vous finirez par ressembler à un steack géant.. Pfiu, un jour je finirai par cesser de faire l'enfant..

Je me parlais plus à moi même, mais j'avais profité de ce reproche pour expliquer la teneur de mon étrange combustible.
Mais à présent, il fallait protéger le feu. Le vent n'avait cessé de se lever et mes flammes oscillaient. Mais n'ayant pas quatre bras.


-Demoiselle, je vous pris. Aidez-moi et déballez ce paquet là. Oui, celui-là je vous pris. Attention, c'est fragile. Et si vous avez finis avant moi, vous trouverez dans ma besace de quoi manger un peu. Ah, et attention si vous y mettez les doigts. Il y a de beau fruits et légumes, mais je crois que j'y ai aussi laissé des tapettes à souris..

Je souris, pensant à tous ces réflexes que j'avais et qui pour une inconnue devait me faire passer pour une vieil excentrique. D'ailleurs.. En découvrant un magnifique télescope de pointe, verrerie exceptionnelle, dans le paquet que je lui avait désigné, ou mes autres appareils dans la sacoche, elle irait de surprises en surprise..

Quant à moi, j'avais déjà attaché le grand drap qui liait mes deux paquets a une deux des extrémité d'un bout du toit. A présent, ma hallebarde faisait le dernier pilier. Mais dès que j'avais tendu le voile.. Certes, la maison fut couverte et protégé, mais mon tissus se gonfla comme une voile; m'obligeant à user d'une force que je n'avais pas pour me maintenant. Éloigné du feu pour faire le dernier noeud, mes yeux faibles n'y voyaient plus rien, et il semblait évident que je n'arriverai que très difficilement à faire le lien.

Mâchoire crispée, muscles seyants et tendus, l'effort me faisait mal. Mon corps brisé par l'âge n'était pas habitué et l'épreuve était rude. Presque aveugle et tentant de lutter avec une vigueur que je n'avais pas dans les bras, je refusais cependant de demander de l'aide.

Si Lolia ne m'avait pas vu, avec mon sale caractère, débattre difficilement et vainement, avec mon drop, un puissant "Ieeeeek !" avait du lui faire tourner la tête vers ce vieillard qui murmurait d'une voix tendue des jurons dans des langues oubliées.
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MessageSujet: Re: Une terre pas si déserte   Jeu 16 Aoû 2012 - 19:06

Lolia était entrain d'observer les objets qui se trouvaient, épars, dans la grande pièce circulaire lorsque Tieffelin lui tomba dessus avec fougue. Il enroula sa queue touffue autour de son cou et posa sa tête docilement. Lolia sourit. Quelle étrange créature ; si sauvage et si affectueuse à la fois. Un animal qui devait réconforter bien des nuits solitaires. La jeune elfe trouva le Magister bien chanceux de porter avec lui une telle compagnie.
Ce dernier la rejoignit d'ailleurs à l'étage :


-Excusez-le, il est familier avec les personnes qu'il trouve agréable. Du reste, vous avez la parole d'un rongeur : cet escalier est solide.Vous aviez raison, jeune amie. Tout ici est parfait. On me laisserais une ou deux semaine et je saurais faire de cette ruine un véritable petit nid bucolique ! En attendant, pour cette nuit, tenez !

Lolia sourit amicalement, plissant ses yeux sous ce faite...avant de les ouvrir tout grand. Deux boules gris-vertes entrain d'observer un vieillard d’apparence fragile entrain de manier avec la plus grande dextérité une hallebarde des plus impressionnante. Ses gestes fluides, sa vivacité, jusqu'à l'étincelle de son regard trahissaient une expérience de vie fort peu commune et surtout fort mouvementée. Mais l'homme cachait bien son jeu, jamais Lolia ne se serait douté d'une telle hardiesse de sa part. De surcroît, il lui tendait à présent une couverture qu'il venait de détacher lors de son geste fluide.
La jeune elfe la prit délicatement entre ses mains, quelque peu surprise.


- Ça n'a rien de royal et je doute que cela convienne réellement à une elfe de votre qualité, demoiselle, mais je n'ai rien de plus. Maintenant si vous permettez..

Lolia ne savait quoi répondre. Qu'il la considère comme une elfe de qualité lui donnait surtout envie de rire. Quoique le compliment soit de plus flatteur.
Mais la pauvre n'était pas au bout de se surprise ; elle le comprit lorsque Olorion commença son entreprise "bucheronnière" avec les restes de meubles qui se trouvaient là. Lolia le regarda manier son arme avec dextérité et précision, puis décida d'arrêter de s'étonner. Il y avait certainement plus utile à faire que de rester là à observer son nouveau compagnon rassembler le bois qu'il venait de couper.
La jeune elfe mit à profit un de ses talents ; le tir à l'arc. En quelque sorte du moins. Il y avait deux fines fenêtres dans l'abris de fortune. L'elfe entreprit de scruter les alentours, flèche encochée, au cas où quelque animal serait attiré par les lueurs du feu. Le mieux aurait été d'étendre des draps devant les ouvertures puisque l'aération se faisait quand même par le plafond mais Lolia n'en voyait aucun.
Après tout, ils ne connaissaient pas la faune de ce mystérieux territoire. Personne ne pouvait affirmé qu'aucun danger ne rôdait tout proche. Il valait donc mieux jeter un petit coup d'oeil préventif. Fort heureusement, la lisière semblait plongée dans un calme muet.
Lolia sursauta quand une explosion retentit derrière elle. Elle se retourna d'un bon pour constater que le feu brûlait vivement.


- Maniez du souffre avec une barbe comme la mienne tien.. Vous finirez par ressembler à un steack géant.. Pfiu, un jour je finirai par cesser de faire l'enfant..

Il prit une courte pause, comme amusé par ses propos. Lolia aussi l'était. Décidément, cet homme semblait receler de bien plus de facettes qu'il ne le laissait croire à première vue.

- Demoiselle, je vous pris. Aidez-moi et déballez ce paquet là. Oui, celui-là je vous pris. Attention, c'est fragile. Et si vous avez finis avant moi, vous trouverez dans ma besace de quoi manger un peu. Ah, et attention si vous y mettez les doigts. Il y a de beaux fruits et légumes, mais je crois que j'y ai aussi laissé des tapettes à souris..

Lolia commença à farfouiller poliment dans le sac qu'il venait de lui désigner. Elle y trouva un splendide télescope tout d'argent et de cuire dont la lentille reflétait la lumière avide de la lune. Lolia sourit, à nouveau surprise.
Mais elle n'eut pas le temps d'admirer plus longtemps sa récente trouvaille. Un courant d'air froid lui passa sur les épaules alors que Tieffelin émettait un son des plus aigus dans son oreille. La jeune elfe se retourna vivement, prenant en compte le cri d'alarme de l'animal. En effet, Olorion était entrain de se débattre comme un forcené avec une toile qu'il essayait de tendre pour combler l'absence de toit. La vision du vieillard acharné sur sa tâche, jurant visiblement quoiqu'elle ne comprenne pas un traître mot de ce qu'il disait, était des plus cocasse. Mais la jeune elfe comprit vite qu'un rire risquait de ne pas être très bien reçu. Elle se jeta donc vers un coin de la toile qui s'était échappé et aida du mieux qu'elle pu.
Ensemble, ils arrivèrent à un résultat plutôt satisfaisant.


- Puisque nous avons finis en même temps, nous allons pouvoir manger ensemble. Excusez moi, je n'ai rien d'autre à vous proposer que de l'eau fraîche.

Lolia comprenait à présent avec quelle stupidité, voir avec quelle arrogance, elle s'était jeté dans cette aventure, cette gueule de loup grande ouverte qu'était Thaodia. Bien sûr, pour sa défense, elle n'aurait jamais pensé arriver aussi loin, ni même subir une tempête. Mais les imprévus faisait sans conteste parti de la vie d'un voyageur. Et elle ne pouvait se targuer d'avoir été digne de ce nom sur ce coup là. Mauvaise voyageuse est celle qui part les mains vide. Il ne fallait plus jamais qu'une telle chose se reproduise. Malgré son instinct de survie hors paire, son don pour la chasse et son excellente vue, rien ne valait la douceur d'un repas à l'abris du danger.
Les deux compère s'installèrent autour du feu dont se dégageait une odeur âcre à laquelle ils seraient forcé de s'habituer. Ils mangèrent en silence. Le froid, que la jeune elfe avait été étonné de sentir, la fatigue, les récentes expériences et le calme rassurant de Tieffelin avaient certainement eut raison d'eux. Lolia fixait l'écureuil d'un oeil affectueux. De longues minutes passèrent et elle ne fut pas surprise de trouver le Magister endormi lorsqu'elle regarda dans sa direction. Il s'était silencieusement enrouler dans sa couverture, l'arme à porté de main. Lolia décida de l'imiter sans plus tarder. Quoique pour elle, trois-quatre heures de méditation suffirait à la requinquer totalement.

Quand elle se réveilla, le feu était presque éteint et l'aube se profilait à peine à l'horizon. Lolia ramassa les derniers débris de bois qu'elle trouva et les positionna dans le feu. Ce dernier reprit rapidement.
La jeune elfe pensa un instant se rasseoir et attendre le réveil d'Olorion. Mais un regard par la fenêtre et le fin rayon de lumière qui parvenait jusqu'aux traits endormis du vieil homme lui firent comprendre que cette entrevue avait une fin et que celle-ci était proche. Un aide nocturne ne pouvait perdurer lors de la journée. Et Lolia avait prit bien trop de retard sur son expédition en Thaodia. Il était temps pour elle de partir. Elle ramassa ses armes et jeta un dernier coup d'oeil par dessus son épaule avant de descendre l'escalier. Tieffelin la regardait calmement.

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