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 Un Marcheur dans la cité

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Ashlyn Froñtaliem
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MessageSujet: Un Marcheur dans la cité    Jeu 26 Avr 2012 - 13:15

Tout était calme et silencieux autour du groupe de Marcheurs. Quelques cadavres jonchaient le sol de la belle cité d’Ambroisie qui était à présent sous leur domination. Les nuages se dissipèrent dans le ciel, les laissant à la merci de l’astre lunaire, qui nimbait de sa lumière spectrale les vestiges de la noble cité. L’une des créatures releva la tête, admirant le ciel qui lui avait été retiré depuis de nombreuses années. Quelque chose semblait lui échapper, la beauté de la scène ne la touchait pas comme elle aurait touché n’importe qu’elle être vivant. Une chose occupait son esprit, suivie d’une seconde comme celui de sa chef. Manger et Dominer.

Le peu d’âmes qu’elle avait consommé ne lui avait pas suffi. Elle devait également partager avec ses dix confrères et consœurs s’ils voulaient parvenir à assouvir totalement la région. Les êtres en ces lieux étaient si crédules que les dévorer n’était point difficile. Bien au contraire, il y avait quelque chose de plaisant dans cet acte, même s’ils ne pouvaient pas réellement ressentir le plaisir.

Lorsque la lumière de la lune frappa finalement le visage de la chef, son visage se tourna lui aussi vers le ciel. Sa chevelure blonde semblait capturer la lumière pour la redonner, ses yeux d’une clarté incroyable semblaient prendre la teinte de l’or. Tous les mortels et même immortels qu’elle avait croisé jusqu’à ce moment avaient succombés à son attraction. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire à présent, ordonner le lever du camp pour qu’ils puissent continuer à raser toute forme de résistance sur leur passage.

Se relevant, après avoir achevé son repas, laissant tomber au sol le corps désarticulé d’un jeune homme d’à peine quinze ans, elle fut rapidement imité par ses sbires et reprit sa marche, plus dangereuse que jamais.

____________________________

HRP :Aloñdra Frontaliem est suivie de 10 subalternes Marcheurs.
Il fait nuit et elle se dirige vers le château d’Ambroisie


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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 26 Avr 2012 - 18:27

Le soleil couchant auréolait l'horizon d'une touche rougeâtre, donnant au ciel l'aspect sanglant d'une bataille à venir. Comme attiré par les ténèbres, Mavréah s'éteignait progressivement, touché par la main des Marcheurs. Eramos, debout au pied d'une colline bordant la forêt des murmures, jeta un coin d’œil derrière lui à ses troupes. Une centaine d'âmes prêtes à donner leur vie pour l'équilibre du monde, une centaine d'âme ayant fait la paix avec leurs peurs et leur crainte de ne pas voir le jour se lever. Une centaine d'âmes défendant Ephaëlya. à leur tête se profilaient quatre autres individus parés de leur harnachement de guerre. Il les regarda tour à tour, ses lieutenants et plus puissants guerriers. Tous avaient répondu à l'appelle du sang sans hésiter. Lance Sanglante semblait d'une détermination sans pareille, regardant l'horizon avec une certaine impatience, Sylar, son fidèle compagnon, volant au-dessus du groupe, donnant à l'ennemi un aperçu de la terreur qu'ils ressentiraient en se frottant à eux. Falko était près de l'autre vampire, son visage caché par l'ombre que son capuchon projetait. Eramos avait une certaine crainte envers lui qui savait lire dans les pensées de tous. Pour une fois, il ne tenta pas à se refermer, sachant l'exploit impossible à réaliser. Cerrarë, sa recrue ayant le plus de potentiel, son visage aussi stoïque qu'une statue de marbre, figé dans le temps. Et Séléna, sa seconde qu'il ne quittait que rarement, ayant déjà été sa sœur d'arme à maintes reprises. Sa loyauté n'avait jamais a discuté et jamais ne le serais. Son regard fut attiré par l'arme d'argent qu'elle portait au fourreau, Espoir la rapière de lumière. Cet arme avait appartenu pendant maintes générations aux d'Irifuse sans vraiment leur appartenir, sa provenance étant inconnu de tous. Tout ce qu'il savait c'est qu'elle n'était vraiment meurtrière qu'en mains d'un cœur pur et qui mieux placer que Séléna pour remplir ce rôle.

Celui qu'on surnomme Cœur d'aigle pivota sur lui-même afin que tous puisse bien le voir. Il portait sa cotte de maille noircit en plus de la tunique de l'Équilibre, noire pour lui. Un manteau à capuche reposait sur ses épaule, cachant partiellement ses trois armes de prédilection, la dague d'argent elfique, l'épée aussi noire que le charbon et son arbalète à double sortie. Tous étaient fins prêts à commencer ce long périple vers, peut-être, les cieux. Il parla pour que ses généraux puissent bien l'entendre.

- Nous avons cents Faucheurs que vous pourrez manipuler à votre disposition en les séparant en quatre groupes. Chacun des groupe suivra l'un de vous, à vous maintenant de choisir leur fonction. Je veux deux troupes de corps à corps et deux troupes d'arbalétriers. Tous sont capables du rôle de l'autre mais attention à faire changer de fonction votre groupe au bon moment. Ils sont des faucheurs très capables mais pas des titans. Nathaniel, tu me suivras seul. Donc, l'un de vous aura deux troupes à se charger. Après moi, donnez le courage à vos troupes et partons.

Le vieil homme haussa la voix un peu plus pour que tous les soldats de l'Équilibre puissent bien l'entendre. Sa voix était d'une détermination exceptionnelle et capable de redonner le courage aux plus craintif. Il ne ressemblait plus à ce moment à Cœur d'aigle l'assassin mais à Eramos de commandant de l'Équilibre.

- Beaucoup pensent que notre guilde est un ramassis de voleurs, truands, pickpockets, hors-la-lois et brigands de la pire espèce. Beaucoup croit de plus fond de leur âme que vous êtes les pires individus que cette terre ait pue accueillir. Et pour la plupart ils ont raison ! Quand vous êtes venus pour faire partie d'un guilde croyant à un idéal, vous l'étiez très certainement mais regardez-vous un instant, revêtant en ce jour peut-être la première armure de guerre de votre vie, portant en votre cœur les même convictions que tous ces héros ayant dirigés tour à tour leur peuple vers la paix et leur bonheur. Alors peut-être qu'avant vous étiez des voyous mais maintenant vous êtes des Faucheurs, les guerriers qui guidera la lumière à-travers les ténèbres se jetant sur vos terres ! Vous êtes maintenant la légende, ceux de qui on parlera comme les sauveurs d'Ephaëlya alors criez ! Criez votre fierté que vous soyez humain, elfes, nains, lycans ou vampires, criez votre fierté de participer à la bataille qui propulsa qui que ce soit, à l'intérieur de Mavréah dans les abysses d'où ils viennent ! POUR EPHAËLYA !

Le cri revint aux oreilles de tous, prononcé en chœur par les cent-cinq guerriers.



_________________

« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 26 Avr 2012 - 20:54

Vers la bataille, le message d'espoir du Serviteur de la mort.



Le soleil se couchait sous un magnifique rideau rougeâtre, tel celui qu'on voit avant les batailles acharnées, tel celui qu'on craint. Siegfried avait répondu à l'appel de mobilisation, pas très étonnant lorsque l'ennui gagne notre esprit. Sa main droite tenait son immense faux, l'autre était placée dans la poche d'un air de lassitude, il portait un masque qui cachait son visage jusqu'aux yeux. Faisant parti des 5 généraux qui allaient guider la bataille, Siegfried s'était déjà préparé psychologiquement de 1 à assumer cette responsabilité, de 2 à utiliser son pouvoir qu'il déteste tant pour guider les troupes. Il ne faut pas cacher l'immense joie qui a circulé dans son coeur impassible lorsqu'il fût appelé comme tel, même si elle n'a guère été montrée : il est trop vieux pour cela, il l'est même plus que les arbres qui ornent ce paysage. Il regardait, ou plutôt examinait grâce à ses pouvoirs, la moralité actuelle des 100 hommes qui se tenaient fièrement devant lui, en oubliant presque les généraux. Il ne faut pas le nier, une certaine peur de la mort et de la puissance de l’ennemi circulait à travers eux. Même lorsque Syar, le légendaire maître du ciel et fidèle compagnon de Nathaniel, la lance sanglante, se montra, il en resta des petites parcelles.

Eramos, ou plutôt le légendaire Coeur d'aigle murmura quelques paroles à nos 5 généraux, puis, cria aux troupes, avec à la fois l'assurance et l'esprit persuasif d'un véritable chef :


"Beaucoup pensent que notre guilde est un ramassis de voleurs, truands, pickpockets, hors-la-lois et brigands de la pire espèce. Beaucoup croit de plus fond de leur âme que vous êtes les pires individus que cette terre ait pue accueillir. Et pour la plupart ils ont raison ! Quand vous êtes venus pour faire partie d'un guilde croyant à un idéal, vous l'étiez très certainement mais regardez-vous un instant, revêtant en ce jour peut-être la première armure de guerre de votre vie, portant en votre cœur les même convictions que tous ces héros ayant dirigés tour à tour leur peuple vers la paix et leur bonheur. Alors peut-être qu'avant vous étiez des voyous mais maintenant vous êtes des Faucheurs, les guerriers qui guidera la lumière à-travers les ténèbres se jetant sur vos terres ! Vous êtes maintenant la légende, ceux de qui on parlera comme les sauveurs d'Ephaëlya alors criez ! Criez votre fierté que vous soyez humain, elfes, nains, lycans ou vampires, criez votre fierté de participer à la bataille qui propulsa qui que ce soit, à l'intérieur de Mavréah dans les abysses d'où ils viennent ! POUR EPHAËLYA !"

Ce discourt, prononcé fièrement, était particulièrement beau, mais notre Faucheur n'en attendait pas moins de Eramos d'Irifuse. Les cris se profilèrent alors, les hommes criaient avec tout ce qu'ils avaient dans leur coeur. A ce moment la crainte s'estompa quelque peu dans le moral des troupes. C'était le tour de Siegfried, lui, il n'en avait pas préparé, de discourt, mais après un millénaire d’existence, cela n'est pas nécessaire, l'improvisation est largement acquise. Il s'avança vers les faucheurs afin qu'ils le perçoivent mieux et cela réciproquement bien sûr. On ne s'adresse jamais à ses troupes caché.
Il frappa 3 fois contre le sol avec son faux, faisant trembler l'esprit des humanoïdes présent, car ces 3 coups n'avaient pas seulement raisonnés dans l'air, ils avaient aussi raisonnés dans l'être de chacun des individus présents, tels les 3 coups de la chanson des morts. Ces 3 coups étaient loin d'êtres effrayants, justement, ils produisirent l'effet inverse dans l'esprit des hommes présents. Puis, prenant une grande inspiration discrète, ces mots remplis d'assurance et d'espoir et suffisamment forts pour se faire entendre sortirent de sa bouche :


"Bonjour à vous, Amis faucheurs, amis guerriers.

Certains me connaissent peut-être déjà, d'autres ont peut-être déjà vu mon Nom dans les livres ou entendu parler des mes histoires : Mon nom est Alsafalko, Alsafalko Siegfried. Ce n'est pas parceque je suis placé parmi ceux qui se tiennent devant vous que vous devez me considérer comme quelqu'un de spécial ou hiérarchiquement supérieur, car ce soir, je combattrai avec vous, je luterai aux côtés de nouvelles légendes qui se battent pour Ephaelya. Alors lorsque vous aurez ramené la tête de nos ennemis, appelez-moi simplement Siegfried."


Il fit une petite pause qui ne dura guère plus de quelques secondes, et reprit :

"Vous êtes ici, sous les yeux de vos ancêtres qui ont déjà combattu lors de la guerre des Titans pour une cause semblable à la notre aujourd'hui : La vie. Les marcheurs ne s'arrêteront pas qu'à Mavreah, s'ils ne sont pas stoppés, ils continueront à tout détruire, par soif de pouvoir et de vie, tout comme les Titans. Car notre tâche n’est pas seulement de gagner cette bataille, mais de gagner la guerre qui s'engage entre les marcheurs et Ephaelya. Ils se protégeront derrière une magie faiblarde et fictive qu'est la destruction, mais la magie qui circule dans vos coeurs est bien plus Grande et bien plus puissante : car la détermination et le courage de 100 hommes peuvent écraser n'importe quelle armée, quelque soit sa puissance.

Ce que vous verrez se lever à l'aube ne sera pas qu'un vulgaire soleil, mais le fruit de votre victoire.

Ce qui vous attend là-haut n'est pas la mort, mais la gloire.

Montrez à ces êtres dénués de sens ce que vous avez dans vos coeurs, battez vous avec la même ardeur et le même courage que vos ancêtres ont fait preuve il y a 5 siecles !!

BATTEZ VOUS POUR EPHAELYA !
"


Ce fût la fin de son discourt, les cris annonçant une victoire proche s'émanèrent, le sentiment de peur avait disparu du coeur des soldats. Siegfried afficha un bref sourire de satisfaction. Il fixa Eramos et lui murmura avec grande assurance :

"Je vais prendre en charge les 2 troupes de corps à corps, Vieil homme. Ce qui nous attend n'est nullement la défaite, mais la victoire."

Après un hochement de tête, il fît un léger signe de main pour dire qu'il avait fini et rejoignit sa place au sein des 5 généraux, examinant avec curiosité le futur discourt que les suivants allaient tenir.

__

[J’espère que c'est pas mal, étant donné que ceux qui Rp avec moi sont plutôt bons. =( ]


Dernière édition par Siegfried Cirth Alsafalko le Mar 8 Mai 2012 - 20:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 26 Avr 2012 - 22:17

Sylar et Nathaniel étaient présent pour cette bataille décisive dans l'avenir d'Ephaelya... Le fier Dragon survolait les troupes de la Guilde de l'Equilibre, tandis que Nathaniel lui se tenait légèrement à l'écart des troupes, préférant fixer la cité d'Ambroisie qui avait été en partie détruite par les Dragons il y a peu de temps... Cela faisait tellement longtemps qu'il n'était pas revenu sur cette terre qui était la sienne. Une terre marqué par la haine, la folie, le sang... D'un geste symbolique il se baissa et ramassa un peu de terre qu'il agita lentement au creux de sa main... Il en approcha son nez et il put reconnaître cette odeur familiale à tous les vampires de ce monde. Aucun Mort vivant ne pouvait oublier ses origines et cette terre leur rappelait à chacun de leurs passages... Il lâcha cette poignée de terre sèche pour fixer à nouveau la capitale vampire. Sa longue cape rouge virevoltait au grès du vent de Minuit, ses armes reflétaient la lumière blafarde de la lune dans un éclat argenté et ses yeux... Ses yeux étaient remplit de haine. Cette ville, ce pays... C'était tout ce que Nathaniel détestait au monde mais ce sentiment il l'avait toujours gardé au fond de lui espérant un jour que cela change. Aujourd'hui, l'Impératrice n'était plus. Elle avait fui, laissant son peuple aux mains des marcheurs. Aujourd'hui une nouvelle page s'écrivait pour les Nosferatu. Cette haine était justifiée face à ceux qui avaient ruiné sa vie ainsi que celles de millions d'habitants en Ephaelya. Elle l'était également face à cette nouvelle menace qui s'annonçait bien pire encore. Son dragon ressentait son mal-être intérieur et il vint se poser lentement près de son maître une lueur compatissante dans les yeux. Nathaniel se tourna vers lui, et approcha sa main pour caresser le rugueux visage de son compagnon. Le dragon renifla un coup, lâchant un peu de fumée depuis sa gueule et se laissa faire. Le vampire sourit légèrement, avant de reporter son attention sur la cité... Ce soir, Ambroisie allait à nouveau découvrir la Lance Sanglante... Ce Soir c'était la fin d'une Ambroisie qui sema la terreur pendant des siècles... Ce soir, ce nouveau fléau menaçant le monde serait éliminé. Mais la haine continuait d'envahir son cœur car tant que l'Impératrice serait en vie... Il ne trouverait jamais le repos.

Le discours d'Eramos commença, après que celui-ci lui ai demandé de rester à ses côtés. A cette simple phrase, Nathaniel connaissait son objectif. Pourfendre le marcheur aux côtés du vieux maître de la guilde. Son discours fut bref, clair et précis. Ce soir, cette citée allait être reconquise. Il n'y avait pas le moindre doute à ce sujet. Les faucheurs présents avaient peur certes, mais leurs déterminations et leurs espoirs pour un Ephaelya meilleur les maintenaient debout. Droits et fiers. Nathaniel se tourna un instant vers toute cette assemblée qui hurlait son amour et sa passion pour ce continent... Il se sentit débordé par un flot continu d'émotions. La joie, la peur, la tristesse... La joie de voir que ses idéaux avaient traversés les âges, la peur pour toute ces jeunes générations qui fonçaient probablement vers la mort à bras ouverts... A bras ouverts mais conscient du sacrifice nécessaire pour obtenir cette liberté et cette paix tant désiré au sein de la Guilde. La tristesse... Pour sa chère et tendre Victoria qui n'aura jamais pu voir cette aube nouvelle se profiler. Pour son pays natal et pour le pays de son Vampire bien aimé. Une fois le discours terminé, Nathaniel reporta son attention sur cette citée... Ils devaient en déloger les monstres qui l'habitaient. Mais pourquoi vouloir s'en emparer... Peu importe qui reprendrait les commandes, cette citadelle restera toujours un symbole du mal absolu sur ces terres, après les Titans et ces maudits des Dieux. Maudits... tel était leur nom. Ces êtres bannis par les divins créateurs pour leurs fautes et leurs pêchés. Le vampire remonta alors sa manche et observa les veines noires parcourant sa peau. Elles ne cessaient de palpiter et de gagner plus de territoire sur son enveloppe charnelle de jours en jours. Etait-ce le prix à payer pour ses fautes passés? Était-il également un Banni...? Les dieux ne lui portaient plus le moindre amour...? Cela allait plus loin que cela. Le blizzard qui c'était levé partout dans le continent était la preuve qu'ils avaient abandonnés tout le monde. Les guerres et les conflits n'avaient fait que les décevoir. Mais à cet instant il se jura d'arranger cela. Eramos lui avait rendu cette flamme intense qui brûlait autrefois dans son cœur. Apporter la paix et la sérénité en Ephaelya... Cela apportera le salut à toutes les races. Il ne devait pas penser qu'à lui....

Il posa alors un genou à terre et pria à la surprise de certains humains dans les rangs des Faucheurs : Malanée.


- Ô déesse bienveillante, phare de la justice, guide nos épées vers ce qui est juste.

Bien entendu il ne se passa rien, les Dieux ayant décidés de ne plus intervenir. Mais ce n'était pas pour lui qu'il priait ainsi... C'était en l'honneur de la plus grande Humaine qu'il n'ait jamais connu. Il se releva en entendant le discours de son homologue auprès des troupes qu'il devait diriger. Il ajusta sa cape, et après une douce caresse sur le visage de son compagnon volant, il se déplaça en silence jusqu'à Eramos.

- Ou que tu ailles je te suivrais, Eramos d'Irifuse. Mais... cette ville... Je ne pourrais supporter de la laisser intacte, elle a déjà fait bien trop de mal à ce monde. Lorsque cette bataille sera terminé, je devrais partir avec ou sans vous. Car au fond de moi, je ressens le besoin d'obtenir la vengeance... Elle ne s'en sortira pas ainsi.

Il parlait bien évidemment de l'Impératrice, Sophie-Anne Ancestry. La reine des Vampires et cause principale des différents conflits en Ephaelya... Si seulement les Vampires avaient eu un dirigeant plus souple, plus compatissant, plus bienveillant... Jamais autant d'horreurs ce seraient produites. Alors qu'il discutait avec le maître de la Guilde, une douleur fulgurante parcourut son bras droit... Il tituba, recula d'un pas, son visage crispé par la douleur... Son compagnon Sylar s'approcha de lui pour l'aider, mais Nathaniel donna un coup en arrière de son bras gauche, ne retenant pas sa force de Mort Vivant et faisant tout de même reculer l'animal d'un pas ou deux. Sylar couina légèrement, attristé du sort inévitable de son maître, conscient qu'il ne pouvait rien y faire. Nathaniel se releva rapidement, essayant de cacher au mieux sa douleur. Il se tourna vers son Dragon, lui exprimant une pensée de regrets pour l'avoir frappé ainsi... Le dragon répondit calmement que ce n'était rien. Le vampire se retourna à nouveau face à Eramos.

- Nous n'en serions pas là si elle était morte il y a plus de 200 ans, lors de l'assaut des Titans. Même après cela, elle aura continuée d'apporter plus de souffrances à ce monde, nous conduisant jusqu'à ce destin tragique. Je ne pourrais rester les bras croisés en sachant qu'elle foule encore cette terre qu'elle a bafouée au nom de la gloire, de la richesse et du pouvoir.

Sa détermination se voyait dans ses yeux, malgré la douleur qui le faisait souffrir. Il la dissimula rapidement, ne voulant montrer aucun signe de faiblesse. Il ne pouvait se le permettre. Il devait pouvoir manier sa lance et son Sabre avec brio ce soir. Il passera au delà de cela. Il surmontera sa douleur physique pour s'abattre sans pitié sur les ennemis de la paix. Il tourna le dos à Eramos, s'approchant un peu plus de la cité d'Ambroisie... Il fixa à nouveau cette citadelle, tout en parlant au maître de la Guilde.

- Je n'étais pas revenu ici depuis tellement longtemps... Et cette noirceur n'a jamais changé avec le temps. Ce soir, nous illuminerons cette contrée par nos actions et tous ce souviendront d'Eramos... La guilde de l'Equilibre... Le nouvel espoir d'Ephaelya.

Il lâcha un léger son, qui pouvait être assimilé à un rire.

- Je resterais un vestige du passé. Mais si ma lance peut à nouveau servir ces idéaux, elle brillera de mille feux sur le champ de bataille.

D'un geste rapide il détacha son arme fétiche de son dos. Il la fit tournoyer dans les airs tel une plume se détachant du corps d'un oiseau, retombant inévitablement vers le sol ma virevoltant avec joie et jubilation dans les airs. Il la planta dans le sol rugueux de Mavrëah, côté manche. . La lame elle, resplendissait à la lumière blafarde de la lune. Une lame simple mais efficace à la forme régulière et aux fragments d'argents d'une pureté incomparable, sans la moindre petite éraflure... Pourtant c'était cette même arme qui avait transpercé la chair d'un titan autrefois, sur ces terres. Cette arme lui avait toujours été fidèle et n'avait de cesse de montrer son utilité. Nathaniel la maniait comme personne, cela relevait presque du don. Il ne devait pas y avoir meilleur lancier dans tout Ephaelya bien que sa malédiction l'amoindrissait par rapport à ses prouesses passées. Il resta ainsi quelques secondes avant de la pointer en l'air en signe de défi aux marcheurs, comme tous les soldats au même moment avec leurs armes pendant le discours de Siegfried.

- Pour Ephaelya.


Dernière édition par Nathaniel Underwood le Mer 20 Juin 2012 - 19:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Ven 27 Avr 2012 - 2:30

Un paysage magnifique et annonciateur du terrible évènement qui allait se dérouler ici bas se déployait, dans le ciel et sur terre.
Le ciel était imbibé d'un rouge sanguin, le même rouge qui coulerait certainement dans peu de temps, ce rouge qui tapisserait entièrement le champs de vision des courageux guerriers. Des courageux membres de l’Équilibre qui marchaient sous ce ciel rouge. Et pourtant, de cette violence, de ce ciel annonçant la terrible boucherie qui allait s'ensuivre, tombaient par millions de flocons blancs et purs. Des petits signes d’espoir qui contrastaient avec le rouge sanglant qui enveloppait Màvreah. Le soleil sur le couchant, n'éclairait que trop faiblement la plaine, mais l'on pouvait distinguer au loin la cité d'Ambroisie, la terrible cité des Vampires.
Cerrarë haïssait les vampire. Sa mère lui avait toujours apprit à s'en méfier comme la peste, mais sous les couleurs de l’Équilibre, l'uniforme noir au col de fourrure et le médaillon de la guilde pincé à l’intérieur prouvant sa légitimité, il n'était plus Lycan. Il était un défenseur d'Ephaelya.
Arrivés en haut d'une petite colline, les cinq généraux, Eramos, Séléna sa seconde, Nathaniel et Siegfried, deux vampires, et lui même, Cerrarë écoutait les paroles du chef de l’Équilibre. Coeur d'Aigle leur expliqua comment ils allaient attaquer, puis il se retourna vers les soldats qui les avaient suivit malgré les bourrasques de vent gelé, les tempêtes de neige soudaines et implacables et la morsure du froid. Ils étaient au nombre de cinq cent, divisés en cinq groupes. Il harangua les troupes qui se réveillèrent d'un seul homme, criant quelques paroles justicières, levant leurs armes vers la cité non loin, perdant peu à peu leurs peurs, gagnant le courage qui ferait d'eux des légendes.

Nathaniel et Siegfried prirent ensuite la parole, exhalant à leur tour la foule. Leurs paroles touchaient droit au but, et c'est totalement désinhibés que les soldats sortaient de chaque discours, levant à chaque fois leurs armes et criant :

-Pour Ephaelya !

C'était à son tour de parler maintenant. Lui qui ne prenait la parole qu'en cas de nécessité devrait s’exprimer, réussir à prouver aux soldats qu'il était tout aussi capable de conduire ses hommes à la victoire.

-Aujourd'hui, nous entrerons dans Ambroisie comme des Héros. Mais nous en ressortirons en Légendes !

Le chasseur s'arrêta un instant, réfléchissant à ce qu'il pourrait dire ensuite. Il lança un regard aux trois hommes qui venaient de s'exprimer. Tous avaient le regard déterminé des guerriers qui s'en vont en guerre, ne sachant pas s'ils reviendraient un jour. A sa droite restait Séléna, une jeune femme qui prendrait la parole après lui. Il faisait passer son regard rapidement d'un général à l'autre, portant ensuite son regard sur les soldats. Pourraient ils supporter pareille bataille ? Supporteraient ils la pression du combat ?

-Vos mains ne devront pas trembler ! Votre foi ne devra pas vaciller ! Alors votre âme survivra ! Ces démons useront de leurs pouvoirs magiques pour nous faire déjouer, n'hésitez pas, ne vous posez pas de questions, écoutez votre instinct, et tranchez leur la tête dès que vous le pourrez. Ici, ni vos armes, ni vos armures, ni votre science pourra vous sauver. Pas contre pareilles créatures ! Seul votre instinct doit vous dicter ! Il sera votre allié le plus fidèle, votre armes la plus mortelle et votre armure salvatrice !
Défendez votre prochain de votre sang, remportez la plus éclatante des victoires ! POUR EPHAELYA !


Quand il eu terminé sa phrase, Cerrarë sortit l'une de ses lames jumelle qu'il pointa sur la cité, bientôt imité par les soldats de l’Équilibre. Leur rôle était d’empêcher tout déséquilibre dans le monde en rendant à chacun ce qui lui était du. Hors, les marcheurs n'étaient pas les légitimes dirigeants de Màvreah. Le ciel écarlate fit briller une lugubre lueur sanguine sur la lame de l'épée. Le massacre aurait lieu. Sên le lui murmurait.

-Ôh Sên, puisses-tu être toute puissante et guider mon instinct vers la Mort. Pardonnes moi des âmes que je vais éradiquer, et donne moi la puissance de les libérer de ce monde.

La prière chuchotée par le chasseur semblait résonner en son crâne comme un gong que l'on aurait frappé avec une puissance monstrueuse. Sên serait à ses cotés durant la bataille, mais elle ne serait pas sa seule alliée. Son allié le plus précieux était en lui même.

-Anfauglir, nous vivons peut être notre dernière lune. Nous allons peut être nous séparer ce soir. Tu iras hanter quelqu'un d'autre et moi je m'évanouirais ici, rejoignant les fantômes de ce monde. Donnes moi ta force. Donnes moi l'instinct du prédateur, du tueur, du démon. Donnes moi la force de tuer et levons nous pour Ephaelya.

Le Lycan ferma les yeux, entrant consciemment dans le monde du loup. Le ciel s'était obscurcit, d'un rouge sanguinolent, semblable au ciel de Màvreah, hormis le fait que la neige ne tombait pas ici. La forêt tout autour brûlait d'un feu nourrit, et au milieu des arbres calcinés, Anfauglir se tenait, laissant échapper un long hurlement.

-Ce soir Cerrarë, nous combattrons ensemble. Nous mourrons ensemble s'il le faut. Je tuerais pour Ephaelya comme tu le ferais. Je te donnerais la force dont tu as besoins pour venir à bout de tes ennemis, je te donnerais la force de survivre. Je te donnerais la force de combattre, de protéger et de servir Ephaelya ! Pour Ephaelya !

La mâchoire du loup se déforma et il cru y apercevoir un sourire. Ses pelage blanc taché de sang, ses canines retroussées, et ses yeux de citrine injectés de sang. Le loup s'évanouit en même temps que son hurlement, et Cerrarë rouvrit les yeux.
Ce soir, il vaincrait. Ce soir ils chasseraient les marcheurs du trône d'Ephaely.
Le chasseur se retourna vers Eramos pour lui parler. Il ne craignait plus rien maintenant qu'Anfauglir était à ses cotés et lui avait juré fidélité. Il s'adressa au vieille homme sur un ton décidé et sur de lui.

-Je prendrais avec moi une division d'archer. Je couvrirais l'avancée des troupes de corps-à-corps.

Cerrarë sortit son arc de son dos et se tourna vers la cité en ruine. D'abord les dragons, maintenant les marcheurs. Ambroisie était devenue le théâtre de batailles titanesques. Et ce soir, Ambroisie se coucherait avec un nouveau dirigeant à sa tête.
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 28 Avr 2012 - 0:59

Une couleur rougeâtre avait remplacé le bleu qui ornait habituellement le ciel. Un dragon, celui de Nathaniel, survolait l’armée qui n’attendait que le début du combat. Le cœur de Séléna battait rapidement et une émotion qu’elle connaissait bien l’envahissait doucement : l’adrénaline. Un nombre impressionnant d’hommes étaient rassemblés devant elle et les quatre autres généraux d’Équilibre étaient à sa gauche. Tour à tour, les hommes prononcèrent un discours des plus nobles et digne des plus grands commandants. Ces paroles avaient pour but de donner davantage de courage et de force à chacune des personnes présentes. C’était maintenant à son tour de parler afin de motiver sa troupe. Le silence pesait au sein des rangs, les hommes semblaient avoir l’habitude que les généraux prennent la parole l’un à la suite de l’autre.

« Soldats. Nous sommes tous ici pour diverses raisons, mais nous avons tous le même but. La victoire ! C’est pourquoi avec la force et le courage de chacun nous y parviendrons. Sachez que le doute n’a pas sa place dans votre esprit. En situation de guerre, vous ne pouvez doutez. Exécuter ces monstres et ne les laissez pas user de leur magie sur votre personne. Souvenez-vous également que vous n’êtes pas seuls. Nous sommes une équipe et c’est tous ensemble que nous parviendrons à la victoire. Nous ne laisserons personne derrière nous et l’entraide est primordiale durant ce combat. Je ne sais pas comment la nuit se déroulera, mais je suis certaine que nous sortirons de cette bataille en tant que vainqueurs. Les êtres de toutes races parleront encore de nos exploits dans cinq siècles. Dès l’aube, vous serez chacun et chacune des légendes. POUR EPHAËLYA ! »

La voix des hommes en armures imitèrent les dernières paroles de la guerrière dans un brouhaha impressionnant. Ils semblaient motiver et prêt au combat. La jeune femme tourna alors son regard vers les membres de la guilde qui avaient également la responsabilité d’une troupe.

« Messieurs, j’ai foi en chacun de vous. La victoire est à nous. »

L’humaine s’avança alors vers Cœur d’Aigle d’une démarche lente en regardant quelques secondes chacun des dirigeants. L’agitation se faisait sentir dans chaque recoin et dans chaque être présent. Séléna posa son regard brun dans celui de son général.

« Je prend avec moi une troupe d’archers. »

Elle prit une grande inspiration avant de laisser son regard aller vers la capitale des êtres froids. L’heure approchait.
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Ashlyn Froñtaliem
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Lun 30 Avr 2012 - 3:11

Seul le silence de la nuit était présent autour du groupe destructeur. L’aura de la mort planait sur eux, les animaux semblaient les fuir sur leur passage. Avançant sans réelle stratégie, seule la chef était en tête. Cette dernière ne cessait de lever les yeux vers le ciel, regardant soit les étoiles, soit la lune.

Au loin, des cris de guerre se faisaient entendre et finalement, la créature s’arrêta, ses sens aux aguets avant de faire demi-tour. Ils étaient suivit, mais pourquoi fuir un combat gagné d’avance ? Sans connaitre la peur de la mort, elle mena son clan à sa suite. D’une démarche assurée et vive, sous la douce caresse du vent, ils marchèrent. Avançant vers le champ de bataille définit par leurs adversaires, ils y allaient. Même s’ils avaient conservés un semblant d’humanité, ces créatures n’auraient pas eu peur. Damnés par les dieux, elles avaient commis les pires horreur, des horreurs telles que les dieux les avaient rejetés, maudits et enfermés dans une île. Malheureusement pour eux, ces êtres sans foi ni loi étaient partis et semaient chaos et destruction sur terre.

Traversant les dernières parcelles de forêt qui les séparaient des troupes, la marcheuse en tête du groupe resta au couvert des arbres, les regardants attentivement. Ils étaient beaucoup, énormément de nourriture en perspective. A vue d’œil, ils étaient plus d’une centaine, de quoi faire un fantastique festin, mais il y aurait des pertes, il faudrait faire des prisonnier pour prendre le temps de séduire pour les dévorer par la suite, tuer les plus récalcitrants et recommencer.

Quittant finalement le couvert des arbres suivis de deux autres membres de son groupe. Sa chevelure blonde, ses yeux, tout son être lui-même semblait rayonner. Comme une luciole, elle produisait sa propre lumière et s’avança vers les soldats sans crainte. Elle les observait, regardait les membres qui étaient à priori les dirigeants. Fermant les yeux, elle inspira doucement, sentant en premier lieu l’odeur de vampires qui dominait largement, suivie de celles des humains. Une seule odeur était plus bestiale et sauvage. Accompagnée d’une femme et d’un homme, la créature ouvrit la bouche et se mit à parle, d’une voix suave et envoutante.

« Bonsoir à vous noble guerriers. Que venez-vous faire ici ? Souhaitez-vous chasser les pauvres êtres en peine que nous sommes ? Allons, il ne faut pas mutiler ainsi la vie, briser les corps et donner la mort pour si peu. Faites-nous confiance. Faites demi-tour, joignez-vous à nous, ne nous tuez pas. Laissez-nous vivre, libre et sans contrainte. Laissez-nous en paix…. Pitié… »

Les deux Marcheurs aux côtés de la chef mirent un genou à terre, demandant le pardon et la clémence de ces soldats, les yeux d’or de la femme brillant de mille feux et allant d’un visage à l’autre, les passant tous au crible. Sans un bruit, sortant de la forêt, les huit autres subalternes arrivèrent et vinrent auprès du trio, prêts à se battre même si rien dans leur allure ne le montrait.

________HRP_________

Vous pouvez dès à présent commencer à attaquer les marcheurs. Bon combat à vous ! Vous saurez, lors du prochain post combien de marcheurs vous aurez tué

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Lun 30 Avr 2012 - 17:58

Après son discours, ses quatre généraux firent le leur, parlant aux faucheurs d'une façon dont Eramos ne s'attendait pas. Il vu en eux les anciens héros d'Ephaëlya, représentant chacun des commandants ayants poussé leur armée à défendre leur terre d'attache contre le feu danger que représentait les Titans jadis. L'ennemi était différent aujourd'hui mais tout aussi mortel si on en croyait le peu de légendes faisant mention des marcheurs. Ils furent, selon les différents grimoires portant sur les mythes et légendes ephaëliennes, un jour de guerriers puissants mais trop ambitieux. Ils défièrent les dieux de leurs lames étincelantes mais sous estimèrent les créateurs du monde en se faisant punir et maudits. Maintenant, ils cherchaient vengeance et les dieux eux-même ne pourraient les arrêter, ayant disparus des cieux laissant à la place un blizzard de désolation et de désespoir.

Reportant son attention sur les différents discours de ses compagnons, il étonné d'entendre les différents styles de chacun mais qui portaient tous le but premier, l'espoir et le courage. Chacun vint alors lui révéler les troupes qu'ils prendraient avec eux, Lance sanglante restant seul à ses côtés afin de trouver et frapper le cœur de l'ennemi. Malheureusement, ces plans ne seraient pas d'une grande utilités car maintenant le vieil homme voyait sortir de l'ombre les silhouettes de leur ennemi marchant sans crainte vers eux. Eramos comprit tout de suite qui était en tête du régiment de marcheurs, son air calculateur se voyant à travers son regard. La femme d'une beauté mortelle s'adressa au groupe, un ton doux et presque apeurée s'échappant de sa gorge. Cœur d'aigle savait que les marcheurs tenteraient de les charmer afin de se repaitre de leurs âme. Donc, il était primordial de ne pas les laisser aller trop loin dans leur yeux.

Après la demande du marcheur de tête, deux autres vinrent se placer à ses côtés posant un genou à terre en signe de passivité.

- Si vous vouliez la paix, vous n'aviez qu'à rester d'où vous venez.

Du coin de l’œil, le vieil homme vit la flore bouger, s'extirpant le reste des troupes sombres allant se poster derrière leur commandants.

- Embuscade, que tous se prépare à combattre ! Ne les laissez pas vous berner, encerclez-les !

Eramos resta en tête en dégainant ses deux lames d'une façon experte.

- Les dieux nous ont peut-être abandonnés, il n'en reste pas moins quelqu'un pour vous tenir tête, marcheur.

Spoiler:
 

_________________

« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Lun 30 Avr 2012 - 23:05

Un être doté d'une magie déstabilisante et de la folie qu'elle entraîne.



Lorsque les marcheurs se présentèrent, Siegfried était déjà dans leur tête, savourant avec passion ce "Néant" qui y était présent, ce puissant sentiment presque affolant, celui de ne rien ressentir, celui qui s'éloignait le plus de l'humanité, celui qui correspondait le moins au bonheur, malgré que celui-ci en soit une source pour Siegfried. Dés lors, l'instinct, ou plutôt le "pouvoir" de Siegfried s'éveilla d'un long sommeil, comme s'il avait été "appelé" par l'aura de ces hommes. La folie n'est pas qu'une simple sensation ou un simple coup d'humeur, c'est un Don des Dieux, mais parlons en, de celle ci, car peut importe la façon dont vous voyez les actions de Siegfried, celui-ci est loin d'être fou : Il est juste lassé des choses inutiles qui passent dans vos têtes, car enfaîte, s'il peut voir ce s'trimbale dans votre misérable tête, comme vos peurs et vos pires envies, il peut très bien devenir votre pire cauchemar. Ou simplement le pire cauchemar d'Ephaelya elle-même. Mais le Néant, c'est différent, car rien ne peut lui faire peur et rien ne peut le vaincre, ce simple mot peut être considéré comme plus puissant que "Dieu". Mais passons, j'ai autre chose à raconter, car ce n'est pas le Néant total qui est présent dans la tête de ces victimes, les marcheurs.

« Bonsoir à vous noble guerriers. Que venez-vous faire ici ? Souhaitez-vous chasser les pauvres êtres en peine que nous sommes ? Allons, il ne faut pas mutiler ainsi la vie, briser les corps et donner la mort pour si peu. Faites-nous confiance. Faites demi-tour, joignez-vous à nous, ne nous tuez pas. Laissez-nous vivre, libre et sans contrainte. Laissez-nous en paix…. Pitié… »

Ces mots, cette série de phrases... étaient pitoyables. Tels les mots de lâches, car ce qu'ils pensaient à ce moment présent n'était guère la paix, Siegfried le savait et il en avait déjà fait part par le biai de la pensée à toutes les troupes, i-comprit Eramos, d'ou sa réaction Négative. De suite, Eramos donna l'ordre d'encercler les marcheurs, les hommes de Siegfried s’exécutèrent de suite, leurs mouvements était incroyablement bien coordonnés, si bien que le cercle de guerriers enfermant les marcheurs fût "opérationnel" en moins de quelques minutes. C'est facile à comprendre, car c'est pour cela que Siegfried était un atout considérable dans cette bataille, il pouvait communiquer les ordres à ses troupes sans que l'ennemi n'en sache un mot, et cela immédiatement, car l'ordre passait directement dans la tête de tous les soldats. Les lycans et vampires, qui possédaient un force physique considérable, étaient placés en avant, les humains et elfes après, comme une sorte d'arrière garde. Tout cela en étant bien positionnés et suffisamment écartés, de sorte à ce que les sorts de destruction des adversaires fassent un minimum de dégats à chaque attaque. Il demanda aussi rapidement aux généraux qui commandaient les archers que ceux-ci tirent dés que ses hommes chargeraient, de sorte à ce qu'ils tombent sous une pluie de feu sur l'ennemi, renforçant l'effet de surprise en plus des chances que des marcheurs crèvent lors du début cette attaque, qui pouvait bien être la seule.

Se frayant un passage parmi ses hommes, Siegfried rentra à l’intérieur du grand "cercle", il n'écoutait plus Eramos, mais ce n'était pas nécessaire, il était sûr que celui-ci avait confiance en ce qu'il faisait.

Traînant sa faux qui produisait un horrible bruit au contact du sol, il s'approcha des marcheurs, sans crainte, sans peur, juste de l'excitation. Il leva son visage qui était caché par l'ombre de sa capuche fétiche, seuls ses yeux d'un bleu-ciel azur profond et les tribales électrifiés parcourant son visage étaient (vraiment) visibles dans cette lune profonde, car ils brisaient ce néant, donnant une étrange impression d'irréalité aux marcheurs, comme si cet homme qui s'avançait vers eux était un spectre... D'une apparence plutôt effrayante, surtout la nuit, la faux à la main, on aurait dit que la mort elle même se trouvait là, maintenant immobile à moins de 20 mètres d'eux.

Un ricanement

Suivit de plusieurs autres... Ils s'arrêtèrent sèchement, il n'y avait plus un bruit, aucun homme ni lycan, ni vampire, ni elfe ne parlaient. Des mots, bourrés d’impertinence et de confiance, sortirent de la bouche de Siegfried :

"Et bien vous êtes encore plus pitoyables que ce que je m'étais imaginé... Essayer d'user la parole pour arriver à vos fins... C'est une bonne chose que les dieux vous aient enfermés... Ils auraient même dû vous envoyer en enfer, auraient'ils eu pitié de vous ? "

Une brève pause... Puis :

"Et oui, vous n'êtes pas les seuls à savoir encore maîtriser la magie, et vous n'êtes pas non plus les premiers mages que je rencontre..."

Il baissa sa tête, ces derniers sons s'émanèrent de lui, mais ceux-ci étaient particuliers, car c'est comme si 2 personnes parlaient en même temps, tout cela en une seule fois :

"On dirait que nous allons devenir votre pire cauchemar... Fini de jouer, nous allons vous écraser, ici et maintenant ! Vos têtes seront nos trophées !"

Soudainement, tous ses hommes foncèrent sur les marcheurs, couvert bien sûr d'une pluie de feu extrêmement précise, déstabilisant les marcheurs et les empêchant d'utiliser correctement la magie...


Spoiler:
 

__________________________
♣ Hrp ♣

1- Après une petite mise en scène de Siegfried, les hommes de Siegfried (40) s’abattent sur les marcheurs sous une pluie de feu les ayant(s) déstabilisés. (flèches enflammées.)
2- Siegfried reste à l’écart, guidant ses hommes grâce aux pensées.
3- Il ne faut pas oublier que cette mise en scène n'avait que pour but d'attirer les attentions sur lui, permettant aux autres de se préparer correctement, si elle était suffisamment bonne pour effrayer les ennemis, tant mieux.


Dernière édition par Siegfried C.Alsafalko le Mar 8 Mai 2012 - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mer 2 Mai 2012 - 7:16

Alors que les troupes de l'Equilibre se préparaient, une obscurité intense se fit sentir non loin du camp militaire de la guilde... Les Marcheurs se dirigeaient droit sur eux, sans se cacher. Sylar confirma ses soupçons après s'être envolé pour surveiller depuis les airs... Nathaniel lui demanda de rester en l'air pour l'instant. Eramos s'avança un peu, voyant que la chef en question voulait parlementer... Nathaniel suivit le Maître de la Guilde de près au cas où c'était un coup fourré. Celle qui prit la parole et qui semblait représenter ce groupe en sa totalité était une femme d'une incroyable beauté... Sa peau pâle, sa longue chevelure, ses courbes élancés... Elle ressemblait en tout point à une humaine mais ce n'était pas le cas. Il s'agissait d'un marcheur, une créature bannie des Dieux et enfermé sur une île inconnue de tous. Seul le départ des Dieux leur avait permit de s'enfuir et de retrouver leur liberté. Mais si le prix à payer était la mort de milliers de personnes ils devaient être exterminés... Même si la mort leur apporterait une punition bien plus légère. Nathaniel resta sur ses gardes, jugeant du regard le Chef Marcheur ainsi que ses troupes... Ils semblaient être moins nombreux mais sur leurs visages ont pouvait lire une assurance redoutable. Ils n'avaient pas peur... Seul leur chef jouait la comédie face à Eramos. Et le vieil homme semblait l'avoir remarqué car rapidement, il les envoya paître et donna ses ordres aux troupes. Rapidement, les différents bataillons accoururent avec à leur tête Siegfried, Séléna et Cerrarë. Le vampire quant à lui resta aux côtés d'Eramos. Les deux généraux restant n'avaient pas de troupes pour les accompagner si bien que quelques Marcheurs avancèrent plus facilement de leur côté que de celui de Siegfried. Celui-ci faisait pleuvoir les flèches enflammées et les attaquait rapidement. Les soldats gardaient leurs distances pour prendre le moins de risques possible mais ces créatures étaient bien plus puissantes qu'il n'y paraissait. Bien plus puissantes que des Elfes ou des Vampires.

- Ceux qui menacent la paix mourront par ma lame...

Un Marcheur s'approcha de Nathaniel. Celui-ci fit tournoyer sa lance dans les airs, puis il frappa en avant, touchant l'ennemi en plein cœur. La créature - on ne pouvait la qualifier qu'ainsi, s'écroula au sol. Le vampire s'attendait à plus de résistance mais il fallait croire que l'argent pouvait les affecter aussi... Celui-ci devait être le plus stupide du groupe. Plusieurs autres foncèrent sur Eramos et Nathaniel. Sa lance n'allait pas lui être utile contre eux car si quelqu'un traversait sa garde il serait sans défense. Il lui fallait une arme de moins longue portée pour prendre moins de risques. Il fit tourner à nouveau sa lance, repoussant les ennemis, les incitants à reculer, puis il la planta dans le sol avant de dégainer son Katana en argent. S'en suivit un rude combat pour le Maître et le Vampire. Nathaniel para plusieurs coups tout en répliquant aussi fortement. Ils avaient une force surhumaine et leurs réflexes maintenaient Nathaniel en respect. Lance Sanglante se devait d'être patient s'il ne voulait pas être blessé inutilement... il se contenta de parer plusieurs attaques, observant et analysant ses ennemis dans les moindres détails. Leurs postures, leurs façons de combattre.... Ils n'étaient visiblement pas habitués aux tactiques militaires récentes. Leur formation était primaire dans ce genre de situation. Ils s'élançaient au hasard sur leurs ennemis se fichant complètement des projectiles des archers. Il n'y avait aucune discipline militaire chez eux. Étaient-ils à ce point sur d'eux...? Plus les flèches pleuvaient, plus Nathaniel se rendait compte qu'aucun d'eux n'était encore tombé.... Il para encore un coup porté à sa tête et répliqua d'un violent mouvement du bras faisant se planter sa lame dans la gorge de l'assaillant... Il recula et disparut derrière ses congénères. Nathaniel recula d'un pas ou d'eux, se mettant dos à dos avec Eramos.

- Attention, Eramos... Ils n'esquivent même pas nos flèches, et ils n'ont aucune formations militaires mais... Je sens quelque chose d'étrange. J'ai l'impression de combattre des militaires d'une époque lointaine. de ma jeunesse. Ils ne cherchent même pas à se regrouper face à nous alors que nous les encerclons. J'ai des doutes quant à l'efficacité de nos armes sur eux...

Une sensation de malaise s'empara du vampire... Il se retourna et vit sa propre lance foncer sur lui. Le marcheur qu'il avait frappé en plein cœur s'était relevé pour s'emparer de son arme. Nathaniel fût légèrement éraflé au visage, esquivant de justesse. Il se précipita alors sur son ennemi et le décapita d'un coup net et précis. Le marcheur lâcha sa lance et s'écroula une bonne fois pour toute par terre. Nathaniel s'approcha rapidement du corps pour l'observer malgré la bataille qui faisait rage autours d'eux. Il analysa la blessure au cœur de son ennemi et pour se faire il arracha la chemise. Une cicatrice bien nette apparaissait encore... Ils se régénéraient plus vite que des vampires? Face à une blessure d'argent...? impossible mais vrai... En tout cas, la décapitation semblait être une solution radicale. Aucun être vivant ne pouvait se régénérer sans système nerveux. Pas même un vampire qui par définition est déjà mort. Il ramassa en vitesse sa lance et l'attacha dans son dos avant de reprendre son katana. Il se fraya un chemin jusqu'à Eramos en frappant les quelques marcheurs qui étaient passés de leur côté. Il visait à chaque fois la tête pour s'assurer de ne pas voir un autre cadavre ambulant derrière lui. Malgré son âge et sa condition à cause de sa maladie incurable, Nathaniel bougeait encore comme un diable, esquivant, bondissant, courant à toute vitesse et surtout frappant d'une force surhumaine ses opposants. Une fois à nouveau près d'Eramos il lui intima.

- Il faut prévenir nos troupes de prendre garde. Les coups au cœur ne suffiront pas. Ils se régénèrent plus vite que ceux de mon espèce... Un coup à la tête devrait suffire mais il vaut mieux les décapiter pour s'en assurer.

Nathaniel appela un officier du bataillon de Séléna qui se trouvait non loin d'eux pour lui faire parvenir cette information. Il s'empressa se rejoindre les archers qui allaient devoir viser avec précision la tête de leurs adversaires. Le vampire porta ses doigts à sa bouche et siffla. Le son résonna dans la plaine et au loin ont entendit comme un bruissement d'ailes. Au bout de quelques secondes, Sylar surgit du ciel et vint atterrir derrière Eramos et Nathaniel dans un bruit sourd qui fit trembler la terre. En effet, Sylar était imposant, et plusieurs soldats prirent un peu peur avec cette arrivée violente. Le dragon porta son regard sur les Marcheurs et poussa un mugissement horriblement douloureux pour les oreilles. Même Nathaniel n'en revenait pas, se plaquant une main sur son oreille droite. Sylar semblait très en colère et aussi prêt à en découdre que tout les hommes présent. Le cercle des troupes s'élargit sentant que le dragon n'allait pas en rester là. Bien que les marcheurs soient des créatures surnaturelles, l'arrivée d'un Dragon était toujours mauvais signe car leur feu était en mesure de briser un nombre incalculables de magies mortelles... Quand était-il de la magie des Dieux qui avaient condamnées ces êtres à une vie d'errance...? On allait bientôt le savoir. Il se tourna vers Eramos pour lui dire...

- Lorsque le moment sera venu, nous irons droit sur eux... Sylar va s'occuper d'une bonne diversion nous permettant de briser leurs lignes et de les séparer les uns des autres. Ce sera notre seule chance de s'occuper d'eux. Ensembles, ils se protégeront. Séparés nous auront des pertes, mais eux aussi... Il faut que les choses avance sinon nous seront épuisés bien avant eux.

Nathaniel Hurla le nom de son dragon qui se leva sur ses deux pattes arrière. Et avec un cri puissant, il cracha un jet de flamme gigantesque sur la plaine, en plein sur la troupe des marcheurs. La chaleur était intense et quasi impossible à supporter pour les troupes présentes. Les quelques soldats qui étaient allés plus en avant pour combattre avaient reculés de justesse, évitant de finir carboniser. Sylar continua de cracher ses flammes pendant quelques secondes, bien qu'aucun hurlement ne se fasse entendre à l'intérieur du feu... C'était de plus en plus louche!

~ Musique ~

Sylar arrêta son jet de flammes, et c'est avec surprise qu'on vit qu'aucun marcheur n'avait ressenti les effets du feu pendant ces quelques secondes. La terre avait noirci sous eux et dégageait une odeur de brûlée mais cela ne venait pas des marcheurs qui étaient intactes... Leur chef semblait briller légèrement au sein du groupe. Si elle possédait d'autres pouvoirs ou une sorte de protection, cela ne pouvait venir que d'elle... Sylar se remit sur ses quatre pattes, poussant un cri de rage. Alors le Feu de Dragon ne pouvait rien faire... Nathaniel avait rencontré bon nombres de gens, même des nécromanciens... Rien en ce monde ne pouvait résister au Feu que les Dieux avaient donné aux Dragons. Sauf peut être leur magie à eux, ce qui expliquait que Sylar ne pouvait rien faire. Les Dieux avaient condamnés les marcheurs à une errance éternelle, incapable de mourir, obligés de se nourrir d'âmes.... Les sorts des Dieux étaient si puissants que même le Feu d'un Dragon ne pouvait rien y faire... Les troupes des marcheurs se remirent en mouvement, des rires macabres se faisant entendre dans la mêlée. Les bataillons de l'Equilibre cependant ne démordirent pas et s'élancèrent également, la bataille reprenant là ou elle était restée... Sachant que Siegfried pouvait probablement entendre ses pensées, Nathaniel rangea son katana, et s'élança dans la mêlée, laissant à Sylar le soin de protéger les arrières d'Eramos du mieux qu'il pouvait. Le vampire dégaina à nouveau sa lance et se faufila tel un spectre entre les différentes troupes.

* Siegfried... C'est probablement ce chef Marcheur qui aura empêché sa troupe de finir dans les flammes... Concentre bien tes troupes sur son flanc droit, je vais tenter de la frapper par la gauche sans qu'elle s'en rende compte... *

Nathaniel s'empara de sa lance à deux mains et frappa autant de marcheurs qu'il pouvait dans la mêlée, accompagné par plusieurs faucheurs humains. Ils se battirent comme des diables, tentant de les repousser pendant quelques minutes... Lorsqu'il sentit une fragilité dans le flanc droit ennemi, Nathaniel fit signe aux Faucheurs de reculer pour ne pas être submergés. Le vampire fonça droit dans le tas, voyant au loin le Chef Marcheur... Il esquiva avec aisance les coups des ennemis, donnant parfois un coup de lance à ceux-ci. Il la faisait tourner tout en courant. Cela lui permettait de frapper sans qu'on puisse pour autant l'approcher. Une fois à portée, Il siffla à nouveau. Sylar s'éleva dans les airs et plongea en piquet sur la position de Nathaniel, ses griffes de devant prêtes à frapper. Quelques marcheurs volèrent dans les airs, pourfendus par les griffes de son compagnon volant. Cela lui dégagea la vue et le chemin. Aussi rapide que l'éclair, Nathaniel courut de toutes ses forces vers Alondra, et d'un jet net et précis, il tenta de la frapper en pleine tête de sa lance. Sa force de vampire faisait craquer le bois entre ses mains, mais sa lance était solide et il y tenait énormément. L'abîmer ou la casser lui était exclu. De toutes ses forces il frappa, espérant la toucher ou bien la blesser. Auquel cas, il ne savait pas ce qui lui arriverait pas la suite.

Pour Ephaelya.



Dernière édition par Nathaniel Underwood le Mer 20 Juin 2012 - 19:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 3 Mai 2012 - 23:35

Les marcheurs avaient totalement désamorcé les plans d'Eramos, prenant les troupes de l’Équilibre de court. Maintenant, ils ne pourraient qu'engager le combat sur cette courte distance et c'est ce que fit le vieil homme malgré les belles paroles de la marcheuse qui se tenait en avance sur ses deux congénères, avant que huit autres ne viennent participer aux sanglantes festivités qui se préparaient. Rapidement, il commanda aux généraux accompagnés de bataillons d'encercler les ennemis qui leur faisaient face. Et rapidement l'un des vampire répondant au nom de Siegfried prit l'initiative de faire s'abattre une pluie de flèche sur les assaillants. La bataille était officiellement engagée.

L'autre vampire, Nathaniel, se battait aux cotés d'Eramos. Tous le deux tentaient de repousser les assaillants tandis que le chasseur bandait son arc pour tirer une première flèche. Il était seul, légèrement en retrait du reste du groupe. Sur sa gauche, l'un des régiments d'archer se tenait sans réaction.

-Vous n’êtes pas là pour regarder la chose se faire ! Vous êtes là pour défendre Ephaëlya, et défendre ces terres passe par l’annihilation de cette menace, alors tirer ! Soutenez l'effort des archers qui accompagnent le vampire !

Les ordres du Lycan étaient assurés et déterminés. Rapidement, les archers levèrent leurs arcs et tirèrent en direction des marcheurs.
Des salves de flèches tout d'abord mal coordonnées, puis au fur et à mesure, de plus en plus synchronisées fondirent sur leurs ennemis dans un vague mortelle. Mais malgré cela, malgré les flèches qui parvenaient à destination, les marcheurs semblaient continuer inexorablement le combat.
Au centre de la mêlée, le vampire avait appelé son dragon qui venait d'abattre les flammes de l'enfers sur le champs de bataille, calcinant la terre dans un cône monstrueux devant la créature. Quand le flot cessa, les marcheurs en ressortirent intacts, leur chef, cette femme qui s'était adressée à eux, était illuminée d'un halo de lumière, comme une fine poudre dorée qui se serait déposée sur la fine robe de la marcheuses et sur ses cheveux argentés qui reflétaient une teinte rouge sous le couchant pourpre du soleil qui semblait tenter d'échapper à la vue du carnage qui s’annonçait.
Les pouvoirs qui lui avaient été confiés par les divins semblaient pouvoir la protéger de tout et de n'importe quoi ainsi que son groupe.
En tout cas, il faudrait faire du cas par cas, tuer chaque marcheur un par un, sans chercher à tous les abattre dans un frappe couvrant toute une zone, sans quoi, leur chef pourrait à nouveaux s'interposer et mettre une barrière divine entre les attaques aussi violentes et déterminées soient elles, et les marcheurs.

Un messager arriva finalement à se défaire de la masse. Il s'approcha de Séléna au devant d'un bataillon d’archer et le Lycan tendit l'oreille. Il tenait un message de la part de Nathaniel qui venait de faire une découverte plus qu’intéressante sur les capacités de régénération de leurs adversaires. Ainsi donc, leurs talents surpassaient ceux des vampires dans le don de l'auto-guérison.
Alors comme ça, seule une section du circuit nerveux, une décapitation dans les règles de l'art, ou peut être une destruction du centre nerveux pourrait les arrêter. Viser la tête. Soit, il viserait la tête, tirant chaque flèche dans le but de tuer.
Pour les archers, le problème était simple. Cerrarë s’efforça alors de viser les marcheurs dans ladite zone. Les crânes des marcheurs devenant les cibles des projectiles. Les salves de flèches parvenaient régulièrement à destination, mais les crânes se semblaient pas touchés et les damnés parvenaient à continuer leur effort ininterrompu, retournant au combat sans cesse sous la pluie mortelle qui s'abattait sur eux.

A présent, on pouvait facilement distinguer le cercle qui s'était formé autour des assaillants, les archers faisant s'abattre des salves de flèches au centre du périmètre, tandis que les hommes munis d'épées restaient au contact d'Eramos et Nathaniel.
Ainsi les marcheurs étaient pris dans le piège. Nulle issue, nulle échappatoire ne leur était laissée.

C'est à ce moment que le dragon fondit vers les marcheurs. Un grondement se fit entendre et plusieurs ennemis empruntèrent la voie des airs. Le vampire qui contrôlait au dragon, Nathaniel, s'était élancé dans la mêlée en direction de cette mystérieuse chef aux pouvoirs divins.
Le vampire avait donc pour intention de frapper la tête.
Coupez la tête, le corps tombera comme on disait. Mais là, la cible ne semblait pas à la portée du vampire. Sans réfléchir, le chasseur sortit des rangs et se lanca à l'avant, cherchant une position de derrière les lignes d'où il aurait une position dégagée sur Nathaniel et la marcheuse.
Quand il trouva enfin la bonne position, il banda son arc, vérifiant avant que personne ne l'avait remarqué, et surveillait l'avancée du lancier, prêt à tirer sa flèche meurtrière au moindre signal.
Son prochain geste devrait être assuré, précis. Il n'aurait qu'une seule cartouche pour cette fois. Tuer. Il devait supporter Nathaniel dans son effort, lui permettre de venir à bout de la marcheuse. Tuer. Dans les secondes qui suivaient elle devrait s'écrouler, d'une flèche ou d'une lance peut importait. Tuer. La tête de la marcheuse était dans la ligne de mire du chasseur. Il respirait lentement, ralentissant son rythme cardiaque, évitant les secousses et tout facteur qui lui ferait manquer sa cible. Une goutte de sueur perla, partant de ses tempes pour venir rouler sur ses joues et s'échouer sous sa mâchoire.
Voyant Nathaniel tout proche, prêt à frapper, le chasseur détendit la corde de son arc, priant Sên pour que la flèche atteigne son but.
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 5 Mai 2012 - 5:11

Les marcheurs semblaient avoir à leur tête une femme d’une beauté impressionnante qui ne pouvait pas être humaine. Les êtres qui se dirigeaient vers eux étaient comparables à des fantômes. Leur peau blanche, presque transparente, dénonçait le fait que la vitalité n’était pas présente chez eux. Alondra s’avança alors vers Eramos et prononça quelques paroles qui avaient pour but de distraire les Aigles afin de pouvoir mieux les attaquer par la suite. Le vieil homme n’était pas dupe, il comprit dès les premières syllabes prononcées qu’il s’agissait d’un stratagème. Rapidement, l’armée d’Équilibre encercla leur groupe d’ennemis sous les ordres du commandant et Siegfried donna l’indication de tirer sur ceux-ci. Séléna commandait un groupe d’archers, il fallait donc leur donner la directive de lancer l'attaque. La voix de la guerrière raisonna avec force dans les troupes.

« Tirez messieurs ! Les flèches doivent pleuvoir ! »

Le message était court, mais avait pour but d’être précis. Le régiment de la jeune femme savait exactement ce qu’il devait faire. Les flèches commencèrent alors à pleuvoir massivement sur le groupe d'êtres énigmatiques. Séléna remarqua après quelques secondes que les armes n’avaient aucun effet vis-à-vis les bannis. Un bruit lourd survola alors le ciel avant de venir se poser tout près de Nathaniel. L'origine du bruit était simple : il s'agissait du dragon domestique de celui-ci. Il avait probablement fait appel à lui puisqu'il avait comprit que les armes n'étaient plus d'aucune utilité. Le feu était l’élément le plus puissant qui existait et il pouvait combattre certaines magies, même celles des Dieux. La bête suivit les directives de son maître et fit disparaître les rivaux de ce combat sous une couverture oragné. La jeune femme ne pouvait pas détacher son regard de ce spectacle à la fois si magnifique et troublant. Elle n'avait jamais vue un animal de la sorte de si près et encore moins en plein action. La scène ne dura que quelques secondes. Après que le souffle de l’animal ce soit arrêté, le sol sous les pieds des Marcheurs était complètement calciné et la neige avait totalement fondue. Malheureusement, les fantômes ne possédaient aucune blessure apparente. La magie qui coulait dans leurs veines semblait être plus puissante que le feu lui-même. La guerrière n’arrivait pas à quitter des yeux les êtres froids auxquels ils faisaient face. Pourtant, son attention fût vite attirée par un homme vêtu d’une armure qui s’approcha d’elle.

Celui-ci semblait être un messager. L’hypothèse émise par la Seconde de la guilde se concrétisa lorsqu’il lui fit part des découvertes de Nathaniel. Son regard se dirigea alors vers celui-ci. Le vampire se déplaçait vers le groupe de Marcheurs et son regard était fixé sur la chef. Il avait l’intention de la décapiter. Cerrarë comprit également l'action que l’être froid désirait commettre puisqu’il pointa une flèche en direction de la même cible que Nathaniel. Séléna ne pouvait pas rester là à ne rien faire. Il fallait aider ces compagnons d’armes à abattre la dirigeante du clan opposé. L’humaine se fraya un chemin à travers les soldats qui envoyaient toujours des flèches en direction de leur opposé. Elle contourna le groupe de marcheurs afin d’arriver à la gauche du groupe. Son regard noisette se dirigea instantanément vers le commandant au sang froid. Il s’approchait dangereusement de la femme et il semblait déterminé à l’éliminer. La guerrière n’avait pas réfléchit à ce qu’elle ferait pour l’aider. Il aurait fallut qu’elle le fasse avant de se mettre dans cette position compromettantes. Elle était maintenant facilement accessible aux bannis. Sans savoir pourquoi, Séléna cria le nom de la chef.

« Alondra ! »

Immédiatement après avoir dit ce mot, elle donna un violent coup de pied dans la neige qui jonchait le sol. Une importante masse blanche volait en direction du visage de la femme à la beauté surprenante. La guerrière espérait que celle-ci atteindrait son visage et la déconcentrerait afin que le vampire puisse la décapiter et que la flèche de Cerrarë puisse la toucher. Elle ne pouvait tenter de l’attaquer en même temps que son compagnon. C'était trop risquer et stupide.

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Ashlyn Froñtaliem
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 5 Mai 2012 - 13:39

Le chef refusa de négocier, il refusa de céder face aux marcheurs et malheureusement pour lui, l’ordre qu’il lança fut fatal pour de nombreuses vie. Les marcheurs étaient tous réunis à présent autour d’Alondra, se laissant même encercler par les troupes. Ils attendaient tous un ordre de leur chef, cette dernière regardant tour à tour les soldats, choisissant dès à présent ses victimes. La femme se tourna vers le vampire qui communiquait des ordres par télépathie aux soldats. Elle ne pouvait les entendre mais savait que quelque chose se passait dans le silence.

Une première salve de flèche se dirigea droit sur les marcheurs mais aucun ne bougea. Certaines se plantèrent dans leurs corps, d’autres tombèrent à côté. Retirant ces dernières comme si elles n’étaient que des jouets, la chef se permit même une soupire avant que sa voix douce ne donne enfin l’ordre.

« Attaquez les. Je ne veux pas de survivants, sauf les cinq peut-être. Faites à présent. »

Il n’y avait aucune marque d’énervement, aucune colère dans sa voix, juste une grande lassitude. Au moment où l’ordre fut donné, les Marcheurs se mirent tous à pousser un cri, mélange entre un sifflement et un feulement aigus, comme un cri monstrueux glaçant le sang de bon nombre des soldats. L’origine de ce cri ne semblait même pas possible et le visage des créatures se déforma soudainement. Leur beauté de jadis devint alors une laideur sans égale, ils montraient réellement leur vrai forme, une forme décharnée et terrifiante. Après cela, ils se mirent tous à bondir, vers les bords du cercle, fonçant au milieu des combattants sans craintes.

Ils tuèrent, ils brisèrent des os, des corps des vies sans aucune hésitation, sans faiblir. Les coups ne semblaient pas les atteindre, ils semblaient demeurer sans aucune faiblesse. L’un des leurs tomba, embroché par la Lance Sanglante. Un léger sourire se dessina sur le visage d’Alondra. Sous-estimer ses troupes serait mortel à cette guilde.

Seule leur chef restait pour le moment immobile à surveiller ses troupes, observant le combat, notant chaque détail, bougeant de temps en temps pour esquiver une flèche, retirant d’autres qui s’étaient figées dans sa peau. C’est uniquement lorsque la première tête tomba qu’elle se mit en action, saisissant la tête d’un soldat et lui brisant la nuque avant de se retourner pour arracher le bras d’un second, se saisissant de son épée pour lui ouvrir la gorge, d’un trait net fin et précis. Un léger pincement au cœur lui fit lever les yeux, un second Marcheur venait de tomber.

Un souffle ébranla le champ de bataille et la belle créature porta son regard vers la noble bête descendue des cieux. Un dragon qui semblait suffisamment dangereux pour cette époque, bien que par le passé elle en ait vu des biens plus terrifiants. Elle donna cependant un autre ordre à ses troupes un seul mot fusa, simplement parlé et non pas crié, cependant les survivants l’entendirent tous et s’exécutèrent.

« Rassemblement »

Les Marcheurs ne s’étaient pas beaucoup éloignés les uns des autres et pourtant, ils étaient tous là à présent, pouvant tous se toucher quand les flammes frappèrent le groupe. Sachant très bien que tous les regardait, elle se permit de toussoter légèrement agitant sa main sous son nez comme pour chasser l’odeur des herbes brûlées. Comme auparavant, elle se remit à scintiller brillant de milles feu. L’attaque ne leur avait rien fait, mis à part un léger désagrément, la chaleur avait été forte, mais pas mortelle. Il en fallait plus que cela pour des créatures damnées par les Dieux.

Les Marcheurs survivants se dispersèrent à nouveau, restant non loin de leur chef cependant, tuant, massacrant, démembrant les soldats sans pitié, sans répit, sans aucun remord. Tout commença à basculer quand Alondra réalisa qu’elle devenait la cible de plusieurs attaques et que bon nombre de ses hommes étaient tombés au combat, victimes du dragon ou des tirs des archers. Un vampire, un lycan et une humaine quant à eux s'occupaient de son cas. Elle ne s’intéressa qu'au vampire, tournant la tête vers lui et lui souriant. Ses yeux d’or commencèrent alors à s’illuminer de plus en plus, comme sa chevelure. De blond et dorés, ils devinrent lumière. La peau s’illumina, tout comme chaque parcelle visible de son corps. En quelques secondes, elle devint un véritable soleil, devenant l’unique point lumineux du champ de bataille, même la lune ne semblait plus vouloir éclairer de sa faible lumière les lieux, honteuse de ne plus être celle qui guidait la nuit. La neige fondit dans le halo de lumière avant même qu’elle ne puisse toucher la femme, la flèche se planta dans la gorge et la lance dans le cœur

Petit à petit la luminosité baissa et deux corps tombèrent au sol. Deux soldats de l’Equilibre venaient de mourir, chacun marqué par la poigne brûlante de la femme sur leur bras. Elle regarda Nathaniel et Séléna avant qu’un marcheur ne s’occupe de leurs cas à tous les deux, la chef s’éloignant rapidement des deux combattants, s’en prenant à de faibles soldats pour continuer. Elle prit cependant le temps de lancer un regard de défit à Eramos, ce n’était pas avec de faibles stratagèmes qu’ils pourraient la vaincre, ce n’était ainsi qu’ils pourraient gagner. Saisissant deux épées sur des défunts, elle tournoya au milieu des ennemis, avec une rapidité digne d’un vampire, combattant aux côtés des Damnés dans le but d’anéantir de toute pièce cette résistance dérisoire.

________HRP_________

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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 5 Mai 2012 - 17:33

Nathaniel se retourna une fois de plus pour lui parler, l'informant de ses découvertes par rapport à l'ennemi. Ils étaient invulnérables à première vue mais ce n'était pas le cas. La preuve étant que le vampire d'âge tricentenaire puisse en vaincre un en lui décapitant la tête. Le vieil homme vit aussi trois de ses fiers compagnons l'imiter, les flammes sacrées émanant de leur âme leur donnant leur réelle force de frappe. Personne ne pouvait rivaliser en puissance brute contre les marcheurs, pas même Cerrarë, le lycan du groupe ayant une force inimaginable comparé aux humains, et pourtant ce n'était rien pour un marcheur, une simple fourmis plus grosse que les autres.

Les cris et le sang giclait de toutes parts, laissant Eramos perplexe quant au dénouement de la bataille. Il avait ordonné à ses troupes d'encercler les marcheurs, pensant cette manœuvre la plus adaptée à la situation, mais toutes règles changeaient en compagnies de ces monstres aux yeux dorés. Jamais il n'aurait pu comprendre à temps qu'ils étaient terriblement puissants. Pourquoi est-ce que les dieux les avaient-ils rendus si invincibles ? Quelle était leur plan pour les maudire ? Était-ce une manière de les défier à s'enfuir de leur prison divine ; même en leur donnant tous les pouvoirs du mondes, ils avaient crus pouvoir les laisser en laisses. Ce qui était certain, c'est qu'ils n'avaient pas eu raison et que les marcheurs étaient sur une Ephaëlya sans dieux pour la protéger, laissant seuls leurs enfants dans le danger. Quels genre de parents feraient cela ? Leur arrogance était-il si disproportionnée à la réalité ? Le temps des dieux était-il révolu, remplacé par d'autres sortes de superpuissance ?

Quelqu'un lui cria quelque chose mais Cœur d'aigle n'entendit pas d'où la voix provenait ? Était-ce Nathaniel ou Séléna lui insufflant une nouvelle manœuvre à faire ? Était-ce Falko fouillant dans son esprit ou plutôt quelconque cri de guerre ? Le vieux guerrier comprit vite qu'il entendait la souffrance de ses hommes l'assaillir comme un voile difforme et destructeur. Le temps semblait s'arrêter pendant qu'il regardait autours de lui, du sang plein ses vêtements et son visage. Ce qu'il vu le révulsa au plus haut point, des dizaines d'hommes et femmes tombant comme des mouches partout autours de lui. Personne ne renonçait, continuant à guerroyer comme un seul être pour l'équilibre et son chef, lui, un ancien assassin ayant bien pu tuer sans le savoir leurs parents ou amis. Il comprit alors qu'il les avaient tous envoyés à une mort certaine contre ces démons de l'Outremonde. Il était comme ces dieux égoïstes qui avaient crus pouvoir enrayés la marche noire, mais qui, trop tard, avait découvert à leur dépend qu'il était impossible de les contrôler et encore moins de les abattre.

Eramos sentit un vide infini l'envahir, ses veines se glaçants dans tout son corps, maintenant figé devant une telle désolation. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'il empruntait la voie du bien d'autres que lui payait le prix fort ? Ses parents, Maëlia, Stenza et maintenant tous ces gens prêts à le suivre, tous ce monde qui avait cru en ses idéaux. Pourquoi et qui ? Qui avait un esprit aussi tordu pour le torturer ainsi ? C'était injuste et … les mots n'existaient pas pour décrire comment il se sentait.

Bientôt ce vide devint de la rage, une rage si dense qu'elle ramena ce que constituait le terrible Cœur d'aigle pour ses ennemis. Dégainant son arbalète à double tir, il la chargea en marchant lentement vers le chef des marcheurs qui croisa son regard de venu d'un vert éclatant. Était-ce à cause du contraste sanglant de la bataille ? Sans doute, mais quelque chose de plus profond qu'une simple couleur se refléta dans ces yeux d'une grand intensité. Ils étaient sans fond, prêts à accueillir une nouvelle âme dans les abysses de l'âme de Coeur d'aigle, le Tueur à l'arbalète, la Lame du Chaos.

Ne lâchant pas l'emprise que le regard que l'humain en noir projetait, Alondra envoya ses deux gardes du corps sur lui avec un sourire narquois. Pourquoi se prenait-t-il ? Continuant de marcher lentement, l'être devenu ténébreux laissa les deux marcheurs venir à lui d'une vitesse inouïe. Ils n'eurent cependant pas le temps de le toucher, un carreau se figeant dans un de leur œil, traversant leur chaire et brisant leur crâne pour venir toucher leur cerveau qui se noya dans leur propre sang, les faisant tomber par terre. Raccrochant l'arbalète à sa ceinture, Cœur d'aigle dégaina ses deux lames, l'une aussi noire que son âme, l'autre aussi lumineuse que son cœur, celle-ci faite d'argent. Toujours en train de marcher, alondra envoya un autre marcheur sur l'homme qui ne se décidait pas à mourir. Il fut accueillit par une estocade avec l'une des lames d'un feu faucheur. Eramos semblait n'avoir aucunement éviter le coup mais il n'y avait pas de blessure non plus sur lui, les mains du marcheurs ayant étés coupées d'un unique coup de lame. Contournant le marcheur devenu incapable de combattre, il s'approcha de plus en plus d'Alondra, son visage si rayonnant devenu colère et haine envers celui qui osait brimer sa liberté nouvellement gagnée en tuant ses compagnons.

Arrivé à une dizaine de mètre d'elle, Eramos la surprit en se mettant à sprinter d'une façon effrénée vers elle. La vitesse la prit de court mais son bouclier mystique bloqua l'estocade du vieil homme qui avait sauté en l'air d'un bond en retombant lourdement sur elle. Roulant par terre pour se rattraper, il lui fit face sans dire mot, la toisant de ce même regard qui aurait du être douloureux tellement il y avait d'intensité en lui. Le silence qui s'en suivit devint presque oppressant et l'assurance qui régnait sur le visage stoïque d'Eramos en était certainement pour quelque chose.

- À mort.

_________________

« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mar 8 Mai 2012 - 1:11

Don't Fear the Reaper.

Il avait tout fait, tout ce qui avait été demandé. L’encerclement avait été correctement effectué, l'attaque qui se fit par la suite était parfaite et la diversion pour Nathaniel aussi, même si ce dernier échoua. Il n'avait rien raté, absolument rien. Et pourtant la moitié de ses troupes se décimèrent, et 4 marcheurs se tenaient toujours là devant lui. Et en l’espace de quelques secondes, 5 autres de ses hommes tombèrent sous leur force, dés lors Siegfried ordonna un rassemblement, les hommes s’exécutèrent bien que certains ne réussirent pas à se rendre sur le point donné, les marcheurs étant trop rapides. Pendant se temps, Eramos avait engagé un combat avec Alondra après deux superbes exécution, Nathaniel et Séléna se trouvaient non loin de lui. La fuite vers le reste de l'armée était impossible, les marcheurs les écraseraient en cours de route, et Siegfried savait pertinemment que c'était le meilleur moment de faire diversion sur le reste des marcheurs, permettant ainsi à nos 3 héros d'avoir le temps de tuer Alondra sans que ses marcheurs viennent lui prêter main forte. Les hommes réussirent finalement à se rassembler, Siegfried était au milieux de la marche, devant ceux qui avaient survécu, 12 exactement.

Son âme s'usait, dévorée par son pouvoir, dévorée par la vieillesse, dévorée par la solitude, dévorée par la haine. Ses tribales commençaient à dégager une épaisse Aura noire qui n'était que peu visible grâce aux rayons de la lune. Ils s’enfonçaient dans sa chaire, le brûlant atrocement, d'une douleur plus terrible que la mort elle même. Qu'aviez vous pensé ? Qu'il pouvait utiliser ce "Don" indéfiniment, alors qu'il avait été scellé pendant la guerre des Titans ? Non. Son corps était peut-être encore jeune et vif, mais son âme était loin de l'être, en laissant son Don activé aussi longtemps et surtout en l'utilisant abusivement comme cela, il avait fortement pesé sur son âme, signant ainsi un contrat avec la mort, et ses chances de survies étaient minces, il n'avait plus beaucoup de temps. Les 12 hommes qui se trouvaient derrière lui étaient composés de vampires et de lycans uniquement ; un bon avantage pour un assaut suicidaire comme s’apprêtait à faire Siegfried, suivit de ses hommes.


"Dites moi, Avez vous peur ?"

Dit'il, d'un ton chaleureux... Les hommes répondirent tous :

"Non."

Alors Siegfried, impressionné par le courage des hommes qui se tenaient derrière lui, répondit :

"Alors ce soir, nous mourrons tous en tant qu'Héros. Divertissons-les, nous permettrons alors à ses 3 gourdes qui se tiennent devant cette pucelle de la finir"

Malgré des légers ricanement, tous répondirent haut et fort :

"Oui !!"

Les 3 marcheurs restant commençaient à s’avancer lentement vers notre petite troupe, la dégaine assurée et la haine présente dans leurs yeux maudits. D'une main rapide, Siegfried ôta sa capuche, laissant apparaître un visage couvert de tribales brûlant et dégageant une Aura noire, mais il était tout de même digne de celui d'un vampire. Alors ces sons, résonnèrent dans l'esprit des 4 autres généraux :

"C'est à vous de jouer, maintenant."

Soudainement, Siegfried et le restant de ses hommes foncèrent tels des barbares sur les 3 marcheurs, les Lycans jusqu’à présent restés sous forme humaine se transformèrent en loup, laissant leurs instincts bestiaux les emporter, les vampires s'élancèrent brutalement tout en ayant l'élégance et la puissance de leur race. Ils étaient prêts à mourir pour la victoire, il n'avait plus peur de la mort. Siegfried lui, avait fait son temps, il aurait dû disparaître de ce monde il y a bien longtemps, ce n'est plus qu'un vestige du passé et cette Aura noire est le prix à payer.

Leurs lâmes s'entrechoquèrent....


♣ Hrp ♣
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Dernière édition par Siegfried C.Alsafalko le Mar 8 Mai 2012 - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mar 8 Mai 2012 - 9:52

Lorsque Nathaniel s’élança sur Alondra, soutenu par Séléna ainsi que par Cerrarë, celle-ci se mit à briller tel un Soleil au milieu du champ de bataille. Le vampire poussa un cri de douleur, littéralement brûlé par cette chaleur. Il rata son coup, la lance touchant la créature en plein cœur... Un coup inutile face aux marcheurs... Il recula aussi vite qu'il le pouvait en récupérant sa lance... A peine ses brûlures furent soignés qu'un marcheur se précipita sur lui. Le monstre le frappa avec violence à l'épaule avec son arme. Nathaniel para de justesse avec le manche de sa lance avant de donner un puissant coup de pied dans le ventre de son ennemi pour le faire reculer. Plusieurs faucheurs hurlèrent des ordres et s'élancèrent dans la bataille encore une fois pour porter secours au Vampire en rouge. Celui-ci fit tourner sa lance dans les airs et l'abattit sur le Marcheur ennemi pour le trancher de l'épaule droite jusqu'à la cuisse gauche. Un coup qui allait encore être inutile mais qui suffirait à le faire reculer pour qu'il puisse enfin se sortir de cette situation... Les faucheurs arrivèrent, frappant avec violence les marcheurs qui se rassemblaient pour lancer un assaut sur lui, Séléna et Eramos... Les trois Héros se retrouvèrent rapidement seuls, les faucheurs tombant un par un. Nathaniel rangea sa lança, l'attachant à nouveau dans son dos et il dégaina son Katana en argent. Il se rapprocha d'Eramos, donnant des ordres par la pensée à Sylar, son fidèle Dragon qui se trouvait non loin des troupes de Cerrarë tout en se battant comme un diable. Il donnait de puissants coups de griffes et de queue, faisant hésiter les troupes de marcheurs... En effet, le dragon pouvait tout de même les écraser en bouillie mais ces monstres avaient également une grande force. Sylar ne devait pas montrer de points faibles sinon il y passerait aussi. Il faisait du mieux qu'il pouvait comme tout les guerriers présents Et certains faucheurs protégeaient son flanc droit pour lui permettre de se battre en toute sécurité. Lorsque Nathaniel regarda le champ de Bataille, bon nombres de faucheurs avaient trouvés la mort... Une bonne partie des troupes de Siegfried avait péri pendant la contre attaque des marcheurs et celui-ci n'avait plus qu'une douzaine de Lycans et Vampires avec lui. Il n'allait pas faire long feu. Nathaniel continua de réfléchir à une tactique potentielle mais la confusion régnait dans les rangs. Les marcheurs avaient brisés leur technique d'encerclement et la situation ne faisait qu'empirer de minutes en minutes.

- J'espère que tu as un Plan, Eramos... Nous n'allons pas pouvoir tenir ainsi pendant longtemps... Ils sont vraiment difficiles à abattre...

Un groupe de Marcheur avança sur lui, Séléna ainsi qu'Eramos. Tous menées par Alondra. De l'autre côté, la majeure partie de l'armée ennemie allait se préparer pour dissoudre le reste de la troupe de Siegfried. Les troupes se Cerrarë n'allaient pas non plus tenir longtemps... La chef avait décidé de se débarrasser des trois généraux isolés en bloquant également les deux autres généraux et leurs troupes pour éviter qu'ils soient interrompus. Ainsi divisés, le combat allait s'annoncer rude. Mais Nathaniel ne montra aucun signe de faiblesse et s'élança, tel un démon, au cœur de la bataille. Ses coups étaient puissants, rapides, violents. Il frappa de toutes ses forces ses ennemis qui tentaient de parer vainement ses coups. Le choc des lames provoquaient des gerbes d'étincelles à chaque fois si bien que les marcheurs redoutaient tout de même à avancer un peu plus. Certains furent touchés en plein cœur, d'autres encore perdirent des membres, mais rien ne semblait pouvoir les arrêter. Ils se régénéraient et retournaient au combat avec encore plus de rage et surtout avec le sourire. Un sourire macabre.... Nathaniel détestait se battre... Toute sa vie il avait essayé de faire ce qu'il pouvait pour éviter les conflits entre les races dans son domaine... Et de voir aujourd'hui, ces monstres bannis des dieux... il n'en revenait pas. C'était comme s'ils prenaient plaisir à se battre, à tuer, à faire souffrir ce monde. Cela le dégoûtait au plus haut point. Alors qu'il réussit enfin à briser la garde d'un des marcheurs pour le décapiter d'un coup net et précis une douleur fulgurante dans son bras droit se réveilla. Il poussa un léger cri avant de reculer en titubant... il plaqua sa main sur son bras endolori... l'un des marcheurs voulut en profiter: belle erreur. Nathaniel le fixa avec un regard remplit de colère et de haine. Il para l'attaque de l'ennemi par le bas, les deux lames s'entrechoquant dans une gerbe d'étincelle, et il l'abattit de haut en bas pour trancher le monstre de son épaule jusqu'au bassin. La créature poussa un cri horrible avant de reculer pour aller se soigner derrière ses congénères. Nathaniel jura, tentant de calmer la douleur dans son bras... Il n'y arriva pas. Il se tourna vers Eramos qui se battait également comme un diable. Plusieurs Faucheurs gisaient au sol. Ils étaient morts pour la plupart, sauf un humain mortellement blessé qui agonisait. Nathaniel s'avança vers lui, posa un genou à terre et prit l'humain dans ses bras. Seul le sang pouvait adoucir la douleur de sa malédiction...

- Achève... moi...

- Ce sera sans douleur.

Nathaniel le mordit au coup, et en quelques secondes il but le sang qui restait à ce pauvre humain. Celui-ci finit par fermer les yeux et mourut. La douleur de son bras commença à s'estomper et il se releva avec un petit plus d'énergie... Cela allait l'aider à tenir pour cette bataille décisive. Il récupéra son Katana, parant un coup d'un autre marcheur avant de l'envoyer voler d'un coup de pied dans l'estomac. C'est alors qu'il remarqua que le groupe d'Alondra avait porté toute son attention sur la jeune Séléna, la plus faible des trois généraux présents selon eux. Peut être avaient-ils tord, quoi qu'il en soit elle était encerclé. Nathaniel accourut vers elle. Elle se battait comme une diablesse également, parant les coups et répliquant avec force et vivacité. Mais elle n'avait pu voir le marcheur qui s'était faufilé derrière elle. Le vampire s'élança et la bouscula, la touchant dans le dos. Nathaniel prit l'épée du marcheur dans le ventre, l'empêchant ainsi de frapper Séléna... Mais les marcheurs se rendirent vite compte que le vampire venait de faire une grosse erreur pour sauver sa collègue. Plusieurs autres marcheurs s'approchèrent et frappèrent Nathaniel sans la moindre pitié. Il fut frappé au bras gauche, sur le flanc droit, à la jambe gauche ainsi qu'à l'épaule droite et une dernière lame non loin du cœur... Nathaniel cracha un filet de sang, et recula de quelques pas en titubant... Il pouvait à peine tenir debout et s'il ne retirait pas vite ces lames il ne pourrait guérir à temps pour continuer le combat. Les marcheurs s'empresseraient de l'achever. Un rugissant horrible se fit entendre non loin de là. Sylar avait assisté à la scène et son cri déchira la nuit. Il se précipita vers son maitre et vint atterrir devant lui dans un grondement sourd qui fit trembler le sol lui même. Les marcheurs ne reculèrent pas mais étaient légèrement inquiets. Sylar en écrasa un de toutes ses forces. Le marcheur arriva cependant à stopper l'attaque de l'animal à l'aide de ses congénères.... Le dragon se retourna et dans un mugissement à vous percer les temps il abattit sa queue sur le sol, tentant encore une fois dans écraser un, sans succès... Sylar leur fit face à nouveau et cracha de puissantes flammes, tout en donnant des coups de griffes pour les faire reculer et au mieux les toucher si cela était possible. Nathaniel lui, recula tout en enlevant une par une les lames qui lui transperçaient le corps... Il saignait abondamment. Une fois toutes les armes retirées ses plaies commencèrent à se soigner... Celles de son épaule droite plus lentement car la malédiction des Titans avaient bien progressé depuis quelques semaines. Il observa le sang noir couler le long de son bras et tomber par terre... Le hasard voulut qu'il tombe sur une petite fleur... La seule qui semblait avoir survécu au grand froid par ici. Lorsque le sang toucha la fleur... Celle-ci se mit à mourir lentement. Elle perdit sa couleur, se recroquevilla et disparut en cendres.... Nathaniel avait enfin une idée...

* C'est à vous de jouer, maintenant. *

Les troupes de Siegfried firent une percée monumentale, prenant par derrière le petit groupe de marcheurs d'Alondra. Ils venaient de percer les rangs principaux des marcheurs... Une technique bien dangereuse car désormais Siegfried était également encerclé. Restait les troupes de Séléna et de Cerrarë qui s'étaient dispersés pour combattre les marcheurs de tous les côtés. Un rassemblement s'imposait... Nathaniel quant à lui, s'approcha de Sylar, celui-ci grogna et protégea son maître comme il le pouvait. Le vampire enleva sa cape rouge et la déposa sur la selle de Sylar. Il enleva également sa chemise tâché de sang et troué et de partout. Il était torse nu... Sur son bras droit on pouvait voir de longues veines noires parcourant sa chair du bout de ses doigts jusqu'à son épaule droite. Elles palpitaient comme si c'était en vie... Une aura sombre, ténébreuse et malveillante s'en dégageait... Quelques vampires reconnurent cette aura terrifiante qui avait fait trembler Ephaelya par le passé. Les marcheurs quant à eux tournèrent leur attention vers lui. Ils reconnaissaient également ce pouvoir... La calamité des Dieux lâché sur Ephaëlya. Les Monstres... Les Titans... Sur le corps de Nathaniel on pouvait également voir d'énormes cicatrices. C'était une chose rare pour un vampire, qui plus est sur un sang pur! Mais la raison était bien plus horrible encore... Alors qu'il était mortellement blessé Nathaniel avait bût le sang d'un Titan en pensant se soigner. Il ignorait que leur sang était un véritable poison, ce qui le condamna à une vie de souffrance éternelle. Ses blessures ce jour là ne se refermèrent par correctement, le marquant à vie. Et ces veines noires qui désormais progressaient lentement... c'étaient le signe que les Dieux avaient abandonné ce monde... Cela voulait également dire que sa malédiction avait gagné en puissance. Cela le tuerait forcément mais là... Il avait trouvé une solution viable pour ce conflit....

~ Musique~

Il fit quelques pas en avant pour se préparer au combat, laissant Sylar s'éloigner doucement.

- Banni par les divinités un...? Venez, je vous attends... Nous verrons laquelle de nos malédictions est le plus à craindre...

Nathaniel se mit en garde, la lame tenue horizontalement devant son visage... Il passa sa main droite dessus, s'entaillant la chair. Un liquide noir se mit à couler lentement sur son arme pour enfin s'y loger. Le sang de titan coulait abondamment sur son arme. Un marcheur fonça sur lui, hurlant de rage. Nathaniel l'attendit le pied ferme. Le Marcheur fonça sur le vampire qui releva son épée dans les airs à temps pour frapper de haut en bas. Il brisa littéralement la lame de son ennemi dans une gerbe d'étincelles et il l'entailla au niveau du ventre. Nathaniel ne se retourna pas... Au contraire il répéta l'opération: il glissa sa main sur la lame, faisant couleur le sang de titan sur son arme pour l'imprégner de sa malédiction. Derrière lui, le marcheur hurla comme jamais auparavant. Ils gratta sa plaie, tentant d'enlever le poison mortel mais celui-ci dévorait déjà sa victime... Nathaniel avait su maîtriser sa douleur, calmer sa souffrance et surtout limiter l'action de ce sang car depuis plus de 200 ans il vivait avec. Mais les marcheurs eux ne pouvaient rien y faire. Même s'ils prenaient des vies pour survivre comme les vampires, ces créatures étaient bannies des Dieux et rien ne les protégeait contre un deuxième châtiment... Le châtiment qu'on appelle Titan. Le marcheur s'écroula au sol, ses yeux tournant à toute allure dans leurs orbites, une fumée malodorante se dégageant de sa plaie... Son hurlement s'acheva en gargouillis de bave et de sang... il finit par succomber au poison.

- Ne me parlez pas de Malédictions... ne me parlez par de malheurs... n'implorez pas ma pitié... Car jamais vous ne comprendrez les souffrances de cette terre et de son peuple.

Il venait de s'adresser à Alondra qui était entourée par ses marcheurs. Le spectacle qui venait de se produire ne les avaient sans doute pas laissés indifférents. En tout cas, la plupart des faucheurs avaient regardé la scène avec effroi. Nathaniel venait s'empoisonner son arme à nouveau... Il la pointa alors vers le Ciel en criant.

- Montrons à ces Monstres ce que le mot "TERREUR" signifie vraiment! POUR EPHAELYA! A MORT!

Le vampire fonça sur le groupe de marcheurs, accompagnés par plusieurs Faucheurs Lycans et humains. Les quelques soldats qui l'accompagnaient crièrent en chargeant l'ennemi. Les troupes de Siegfried reprirent en férocité et hurlèrent de rage également, continuant leur percée à travers les troupes ennemies. Le bras de Nathaniel le faisait horriblement souffrir... Mais cette souffrance allait enfin être le symbole de quelque chose. Quelque chose de significatif et de salutaire pour cette bataille. Grâce à cela, Nathaniel venait de trouver une nouvelle raison de se battre et de vivre plutôt que de se morfondre et d'attendre patiemment la mort... Grâce à ses souffrances qu'il portait sur ses épaules... Il allait apporter du réconfort aux différents peuples de ce monde. Son sacrifice allait signifier quelque chose et cela le rassurait. C'est sans peur, et le courage au ventre qu'il s'élança contre les Marcheurs ennemis. Il tenta de frapper à plusieurs reprises grâce à sa lame d'argent empoisonnée par le sang de Titan. Quiconque allait se faire toucher finirait par disparaître dans d'atroces souffrances...

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Dernière édition par Nathaniel Underwood le Mer 20 Juin 2012 - 19:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 10 Mai 2012 - 0:23

Les Dieux les avaient abandonné. Ils avaient laissé les terres d'Ephaëlya à leur sort. Un sort peu enviable. Des dragons, une neige mortelle et maintenant, des bannis, des exilés, des immortels aux pouvoirs incommensurables. Les marcheurs étaient peut être trop forts pour eux. Les pertes dans les deux camps ne cessaient de croître, et malgré les efforts des guerriers de l’Équilibre, Ambroisie semblait encore loin, Alondra se tenant face à eux, tel un mur, une forteresse imprenable. inatteignable...
Leurs tentatives avaient toutes échoué à la blesser.

Il aurait voulu laisser Anfauglir prendre le contrôle, s'abandonner aux plaisirs du sang, du carnage. Il aurait laissé le démon jouer à force égale avec les marcheurs. Mais serait il capable de contrôler sa sauvagerie furieuse ? Cette possibilité le révulsa. Il ne voulait pas créer un bain de sang inutile.

Le Lycan regarda autour de lui le champs de désolation et de carnage qui s'étendait dans le silence de la nuit sanglante qui tombait, silence uniquement entrecoupé des cris de rage et de souffrance des soldats.
Siegfried lança une diversion, accompagné d'une poignée d'homme. Un mince filet de soldats perça le champs de bataille, fondant sur leurs ennemis.

Dans le silence de la nuit, Cerrarë se prit à prier. Même si les dieux les avaient abandonné, même si ces derniers semblaient les avoir laissé à leur sort, Cerrarë croyait toujours en sa maîtresse. Il ferma les yeux. Il invoqua Sên, attendant de sentir sa présence bienveillante et toute puissante à ses cotés.

-Sên, accordes moi ton écoute, aide moi, aide mes amis dans cette épreuve qui nous est imposée pour sauver Ephaëlya de ces être que vous avez banni il y si longtemps.

Le Lycan recula jusqu'à un maigre buisson. Cela serait suffisant pour permettre à la déesse de lui transmettre son don. Il regarda où en étant la bataille. Toujours plus de seng, de cris et de larme. Ses compagnons se battaient tous avec le courage et la volonté des condamnés.

-Ô déesse de la flore, apaise nos esprits, met nous en communion avec la nature.

Il posa sa main sur la neige qui habillait le sol, dégageant la matière immaculé pour libérer l'herbe grasse qui se trouvait en dessous. Il sentait toute la puissance divine qui coulait dans les entrailles de la terre. Ephaëlya ne mourrait pas. Ils ne pourraient la laisser aux mains de marcheurs. Eramos, Siegfried, Nathaniel, Séléna... Il pensait à ses compagnons. Comment réagiraient t'ils si le don de la déesse venait à marcher ?
Au final, peu lui importait. Il faisait cela pour Ephaëlya. Il faisait ça contre les marcheurs.

-Ô Sên toute puissante... Fais le... Pour tes fils... Pour tes filles... Pour Ephaëlya...
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Ven 11 Mai 2012 - 7:56

La neige envoyé en direction de la dirigeante des marcheurs ne pût l’atteindre, elle fondit comme si elle c’était directement frotté contre le soleil lui-même. L’attaque qui s’avérait raté sembla renforcir la colère d’Alondra. Autour des commandants, les faucheurs tombaient avec une rapidité incroyable. Les marcheurs étaient sans pitié. Le regard noisette de Séléna parcourait le paysage de désolation qui s’offrait à elle. Des dizaines de corps portant l’emblème d’Équilibre étaient allongés au sol, inertes. Les flèches continuaient à pleuvoir sur la scène même si elles étaient inutiles contre les ennemis, celles-ci pouvaient les distraire l’espace d’une seconde. La femme en tête de l’opposition s’avança vers elle, Eramos et Nathaniel. Les bannis poussaient des cris stridents en courbant la tête à droite et à gauche. Une étincelle de plaisir était présente dans leur regard, ils semblaient prendre le combat pour un jeu et les trois commandants vers lesquels ils se dirigeaient pour des jouets. Le groupe ennemi avançait vers eux lentement en se crispant et en raidissant tous les muscles visibles de leur corps. L’être froid ainsi qu’Eramos se lancèrent, les yeux fermés, dans le duel. La guerrière n’eut pas le temps d’observer ces deux partenaires bien longtemps, un ennemi tenta de planter la lame de son épée directement dans son torse. Rapide, la jeune femme bloqua cette tentative à l’aide d’Espoir. Le rythme cardiaque de l’humaine était rapide et son souffle était saccadé. Séléna regardait la créature directement dans les yeux, une puissante colère était visible sur les traits de la jeune femme.

Après avoir repoussé de quelques centimètres son ennemi, la seconde de la guilde donna un violent coup de pied sur le torse de celui-ci. Il recula d’à peine un mètre, un sourire hideux au visage. Il avançait vers Séléna en titubant, une lueur de cruauté au fond des yeux. Celle-ci ne délogeait pas son regard de ce monstre, l’attendant de pied ferme. Quelque chose effleura alors son dos, un morceau de tissus plus précisément. D’un rapide regard sur le côté, elle constata que Nathaniel lui avait sauvé la vie. Un marcheur c’était sournoisement approché d’elle pendant qu’un autre, qui avançait toujours vers elle, semblait faire diversion. Séléna se propulsa dans les airs, un pied en direction du visage de son ennemi. Un violent coup de pied à la figure du marcheur le fît reculer de quelques pas. Un cri qui n’appartenait pas à la race maudite franchit les oreilles de la jeune femme. Nathaniel avait été durement touché et il était imbibé de sang. Il était si près d’elle il y a quelques secondes, mais était à présent si loin. L’attention de l’humaine fût rapidement redirigé vers son opposant. Elle toucha l’épaule du monstre dans un coup violent, mais celui-ci n’eût aucun effet. Le marcheur la regardait toujours avec cet horrible sourire. Avec simplement sa main, il la frappa avec force et la guerrière recula de quelques mètres avant de tomber sur le sol. Le commandant qui avait durement été touché semblait de plus en plus mal en point. Sylar semblait avoir été témoin de la scène puisqu’il se précipita aux côtés de son maître afin de repousser les envahisseurs du mieux qu’il le pouvait. Ces flammes et ces griffes étaient d’une grande puissance, mais n’étaient malheureusement rien face aux marcheurs.

Séléna chercha alors Cerrarë du regard, lorsqu’elle le trouva celui-ci se dirigeait derrière un buisson. Dans quel but ? Elle ne pouvait pas réfléchir bien longtemps à la question puisque le paysage qui s’offrait à elle était bien trop sinistre pour rester allongée à ne rien faire. Le marcheur devait la croire très faible ou même morte puisqu’il n’avait pas tenté une autre tentative contre elle. De voir tous ces gens allongés sans vies ainsi que ces propres amis en danger de mort fît naître une rage inattendue en Séléna. Celle-ci était puissante et sembla redonner une vague de courage à la jeune femme. Elle se releva d’un bond, semblant oublier les légères blessures qui ornait son corps frêle. La guerrière baissa les yeux et prit l’épée de l’un des morts. Dans son autre main était toujours présente Espoir. Elle se servit des deux lames afin de faire une paire de ciseaux. Il fallait leur trancher la tête pour qu’ils y laissent leur vie et bien elle allait en faire ainsi. Avant même que le marcheur qu’elle avait ciblée ne puisse la remarquer, Séléna se fondit dans la foule et fonça directement sur lui. Dans un élan rapide et armé d’un cri de rage, elle utilisa la paire de ciseaux qu’elle c’était créé pour lui couper violemment la tête. La tête de son ennemi tomba au sol et la guerrière la regarda avec un profond dégoût. Il fallait tous les éliminer.

Elle se retourna rapidement, un ennemi tentait de lui faire subir le même sort. Avec un nouveau cri, Séléna utilisa sa paire de ciseaux contre cet ennemi. La jeune femme ne remarqua pas si il y avait eût des résultats puisqu’elle se mit à courir en direction de Nathaniel. Il semblait avoir de plus en plus de difficulté à mener le combat et une étrange substance noire coulait dans ces veines. En quelques secondes à peine, la guerrière était près du vampire. Les deux lames toujours l’une contre l’autre, elle surveillait les alentours tout en veillant sur Nathaniel. Eramos ne devait pas être bien loin, mais la jeune femme ne devait plus se laisser déconcentrer. Elle ne remarqua même pas l’étrange énergie qui se dégageait de l’esprit du vampire, son esprit était totalement centré sur le combat.

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Ashlyn Froñtaliem
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mer 16 Mai 2012 - 14:49

Toute leur domination commençait à s’effondrer. Leur puissance diminuait et les forces des soldats devenaient presque impossibles à vaincre. Des cris et des rugissement ponctuaient les fracas des armes contre les boucliers, des coups d’épées contre épées, des bruits de la mort victorieuse ce soir.

La douleur qui vrillait le ventre de la chef ne cessait de se faire plus forte et puissante, trop de ses hommes étaient tombés, il n’en restait qu’un, un seul et unique homme, ils n’étaient plus que deux face à près de la moitié des troupes adverses. Ils allaient perdre. Elle ne se résigna cependant pas à cette mort, pas une fois qu’elle avait retrouvé sa liberté envolée, pas une fois que le ciel semblait lui avoir donné une énième chance de se racheter de ses torts. Mais comment une créature telle qu’elle pourrait donc obtenir le pardon céleste ? Comme le ciel pouvait il trouver en lui même la possibilité de lui pardonner, c’était impossible.

Comme pour lui donner raison dans sa déduction, un frissonnement parcourut son corps. Le vieil homme qui avait tenté en vain de l’attaquer se trouvait non loin d’elle mais quelque chose de pire arrivait. Lorsque les Dieux l’avaient chassés, deux déesses s’étaient montrées particulièrement dures et cruelles avec elle, Malanée, avec laquelle la belle créature des ténèbres partageait une partie de son pouvoir mais la pire d’entre toute était Sên. Lorsque le lycan l’invoqua la déesse qui pourtant était censée avoir abandonné les mortels entendit son appel. La fourbe venait de lui donner le coup de grâce. Pour la première fois depuis le début de l’affrontement, elle ressentit une émotion oubliée depuis des siècles, pour ne pas dire des décennies. Elle ressentit la peur.

Elle connaissait la suite, elle savait ce qui allait se passer, regardant la dernière survivante de ses troupes, elle se mit alors à rugir férocement, et se jeta sur un archer, lui arrachant brisant la nuque et récupérant son arc pour faire le plus de ravages possibles tant qu’il en était encore temps. Elle voyait déjà percer sous la neige certaines plantes qui causeraient sa perte. Un léger gémissement de douleur sortit de sa gorge quand elle porta son regard à sa consœur qui venait de se faire décapiter par une humaine. La fin arrivait bientôt. Regardant autour d’elle, elle vit les arbres qui leur avaient servi d’abri au début, ressembler à des murs de prison. Cette prison qui serait également son tombeau. Un vent léger agita les frondaisons qui répandirent lentement leurs spores, assaillant le champ de bataille et tous les guerriers.

Elle ne rayonnait plus, elle semblait être devenue une mortelle qui se battait comme une furie, malgré la tournure des choses, elle n’abandonnerait pas et préférait se faire tuer plutôt que de se rendre. Sa mort serait la seule issue.
.

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3 marcheurs en moins. Deux ont été tués par Nathaniel et par Séléna. Il ne reste qu’Alondra
Contra attaque des marcheurs :
7 soldats de tués
11 soldats de tué.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mer 16 Mai 2012 - 19:01

Musique


Tout s'était de nouveau arrêté autours d'Eramos, lui-même immobile devant la dirigeante des Maudits, entourée d'une bouclier de protection transparent qui empêchait chacune des attaques du vétéran de l'atteindre. Le feu des flèches brûlaient autours du combat, faisant voler une tornade de cendre et de neige sur les combattants. Sur le champ de bataille ne restait plus que les généraux d'Equilibrium à un nombre égal de Marcheurs, chacun d'eux combattait bravement et avec honneur, sans crainte de rejoindre l'Outre-monde, ou du moins sans avoir emmené leur ennemi dans leur chute. Du coin de l’œil, le vieil homme regarda tour à tour ses compagnons d'armes qui croisèrent aussi leur regard. Il sourit faiblement en se disant à voix basse: ''La gloire est notre, mes frères, ne la faisons plus attendre.''

Pour sa part, Alondra dégageait une émotion bien différente des courageux faucheurs, la peur la tenait prisonnière de son propre corps, elle se rendait maintenant compte de son arrogance en ayant voulu combattre les Ephaëliens sur leurs terres, les enfants des dieux n'étaient pas encore destinée à mourir. Le vieil homme savoura cette peur malicieusement, Cœur d'aigle ayant refait surface complétement de son subconscient, sa méchanceté avec lui. Tout ce qui avait de plus mauvais en lui semblait se refléter en son seul être, maintenant sans crainte, affichant une position presque arrogante, son visage à demi caché par son capuchon gris.

- Tu n'étais pas destiné à vaincre, Marcheur. Tu as conduis les tiens vers la damnation éternelle, que la honte te submerge pour l'éternité quand ton âme retrouvera retrouva les maudits des Abysses.

Semblant encore plus désappointée, Alondra transforma sa peur en rage, comme l'avait espéré l'Assassin. À la manière d'un tigre blessé, elle tua un archer promptement avant de lui voler son arme, se préparant à tirer sur le vieil homme, toujours immobile. Quand la flèche décolla à une vitesse folle de l'arc tenu par Alondra, les épée du vieil homme semblèrent apparaître dans ses mains tout juste au bon moment pour dévier le projectile qui émit des étincelles aux contact de l'argent de sa dague. Il avança à pas lent vers elle, se préparant à recevoir un autre projectile, qu'il ne put éviter cette fois, la recevant en pleine épaule. Cela ne sembla que l'effleurer, la douleur remplacée par la folie du Cœur d'aigle, cassant le bois de la flèche d'une façon presque désinvolte.

Enfin, d'un sourire maniaque, il se mit à courir, son épée noire déchirant la terre sous ses pieds, envoyant un flot de neige derrière lui. Bien que la vitesse des Marcheurs était extraordinaire, Alondra n'arriva pas à recharger son arme avant qu'Eramos le lui coupe en deux, transperçant de même le bouclier de protection surnaturel pour aller déchirer la chaire de son visage, faisant apparaître une profonde coupure sur tout le long de son visage. Une blessure superficielle, mais assez précise pour la déconcentrer pendant que ses congénères l'achevaient.

Chuchotant à l'oreille d'Alondra, il dit:

- Puisses-tu pourrir toi et les siens dans le Vide.

_________________

« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 19 Mai 2012 - 23:59

Un désespoir inégalé, la puissance des sentiments.



~ Thème ~


La bataille s'était terminée par la victoire de L’Équilibre, pour un total de plusieurs dizaines de pertes environ, majoritairement composées des hommes de notre télépathe. La vie d'Alondra était maintenant entre les mains de L'équilibre.

Siegfried ressentait, il LA ressentait : Sa douleur, sa haine, sa tristesse. Ce flux de sentiments aussi puissants que expressifs vacillaient dans son corps et dans son âme, lui rappelant son passé, à lui aussi. Pendant quelques secondes, il éprouva de la compassion pour cette fille, si belle et si dangereuse à la fois. Ses yeux, d'un bleu perçant et isolant, traversaient son corps et son esprit, pouvant la comprendre, pouvant ressentir ce qu'elle ressentait. Car il avait déjà vécu cela, longtemps avant, avant même que les titans dévastent cette terre, avant que l'impératrice naisse, avant même que l’Équilibre ne fasse surface.


"Tu n'étais pas destinée à vaincre, Marcheuse. Tu as conduis les tiens vers la damnation éternelle, que la honte te submerge pour l'éternité quand ton âme retrouvera retrouva les maudits des Abysses."

Ces paroles, en plus d'êtres arrogantes était prononcées sans la moindre once de sentiment, elle venaient bien d'un Homme qui n'avait jamais connu un puissant désespoir, mais Siegfried n'y prêta aucune attention particulière. Il était tellement absorbé par elle que ce monde là qu'était Ephaelya n'était que secondaire à ses yeux.... Quand soudain, l'épée D'Eramos vînt l’érafler profondément, le cri de douleur vînt perturber son pseudo-sommeil.
Reprenant rapidement ses esprits, il jeta sa longue Faux vers le ciel, dégaina de sa main droite la fabuleuse épée qui se trouvait dans son dos et fonça avec rapidité (mais sans plus) sur Alondra, essayant de lui porter un coup frontal en traître. Mais à la plus grande des surprises, celle-ci évita et tenta de lui asséner un puissant coup à la tête, chose qu'il évita plutôt facilement.
Leurs yeux se croisèrent et se défièrent, des yeux profonds qui connaissaient presque la même douleur, car ils avaient tous les deux vécu les mêmes horreurs, les mêmes erreurs. Faisant signe à Eramos qu'il s'en chargeait, il se mit en posture défensive, fixant toujours les yeux de la belle femme, lui confessant toujours son désespoir par rapport à ceux-ci.


"Je suis désolé..."

Il pleurait. Des larmes chaudes coulaient sur son visage, même si malgré cela celui-ci restait tout de même impassible.
Soudainement, il fonça d'une vitesse affolante droit sur Alondra, on aurait pu facilement croire que son épée argentée (reflétant les rayons de cette lune ensanglantée) fendait l'air par à sa rapidité et surtout grâce à la finesse de la lame. Alondra arracha une simple épée qui se trouvait dans le corps d'un soldat mort proche d'elle et fonça elle aussi sur Siegfried.

Le Clash entre les deux épées produisit un bruit sourd et résonnant, en plus de quelques puissantes gerbes d'étincelles, un combat entre 2 entités vivantes appartenant au passé commençait. Les tribales brûlaient de plus en plus profondément notre Faucheur tout en dégageant une plus grosse quantité d'Aura noire, comme si son pouvoir le "rejetait" ; tandis que la Vie d'Alondra se fragilisait lentement.
Ils se battaient maintenant grâce à leurs sentiments, guidés par leur rage et puisant leur force dans la haine. Siegfried se battait autant bien avec les pieds qu'avec l'épée, en plus de sa lame rétractable gauche, il ne laissait aucune ouverture en plus d'être incroyablement rapide, pour un vampire. L'apparence aurait laissée croire qu'il dansait avec ses armes. Mais Alondra était aussi talentueuse que lui. C'était un beau spectacle, digne pour eux. Pour Siegfried il n'y avait plus qu'elle, rien ne comptait plus à ses yeux pendant ce moment. Il n'était guère absorbé par son incroyable beauté, ni par sa vaillance ou sa force, mais juste par ce sentiment... Un sentiment qui ne peut être traduit avec mon faible vocabulaire.

Les épées s’entrechoquèrent violemment une seconde fois.


"Siegfried..."

. . .

"Je vais écraser ces divinités inutiles qui nous ont humiliées !"

. . .

"Après m'avoir confié tout cela... Ne vas-tu même pas me rejoindre ?"

. . .

"Pourquoi ?!"

. . .

"Ces yeux... Ce sont des yeux qui parviennent à me comprendre !!"

. . .

"Pour être qui je suis et pourquoi je suis là."

. . .

"Nous aurions pu être côte à côte..."

. . .

"Vas-tu... Après tout cela... Encore nier ce que je suis ?"

. . .

"Siegfried ?"


Ces mots sortirent tout droit de la tête d'Alondra, et ils étaient bien sûr adressés à Siegfried. Bien qu'il resta impassible d'apparence, ces paroles le choquèrent brutalement et profondément, lui laissant un goût amer en bouche. Était-elle sérieuse ? Ou cherchait-elle simplement à le déstabiliser ? Il ne pouvait le percevoir, son pouvoir devenait après tout petit à petit incontrôlable.
Alondra prenait lentement le dessus sur Siegfried, ce n'est pas étonnant, même si elle se battait en tant que mortelle, elle restait tout de même la commandante des marcheurs. Puis, vînt le moment ou elle tenta de porter le coup décisif. Proche de Siegfried, l'épée empoignée fermement à deux mains et dressée vers la nuit obscurément éclairée. Siegfried fît de même, sauf que son épée était elle dressée vers la terre, prête à la déchirer.

Les Deux coups partirent.

Encadrée d'un bruit sourd, l'épée d'Alondra se brisa et le coup de Siegfried lui déchira diagonalement et profondément le corps. Elle libéra un puissance cri de douleur, et la blessure ne semblait pas se refermer. Siegfried tenta de saisir sa tête de sa main gauche (Celle où était positionné son gant), mais elle écarta son geste d'un léger coup de bras et enchaîna en enfonçant brusquement l'épée brisée dans sa jambe droite. Elle s'écarta difficilement en titubant, sans remarquer que la faux s'était plantée près de là vers où elle allait. Siegfried, toujours inexpressif d'apparence, arracha l'épée de sa plaie après une petite giclée de sang, laissant sa régénération rapide faire le reste. Il fonça de nouveau sur cette femme, il tenta de lui asséner un coup mais elle effectua un geste de parade tellement rapide et précis que l'épée vola dans les airs. Sans lâcher l'affaire, il évita de justesse le puissant coup de poing qu'elle tenta de lui mettre en s'abaissant rapidement, le faux n'était qu'a quelques pas de là.


"Adieu... Alondra..."

De son long bras souple, il empoigna rapidement la gigantesque faux, symbole de sa rage et de son ancienne puissance.

Le jugement du prêtre de la mort s'abattit, le ventre se sépara des jambes, sous un puissant jet de sang et de douleur...

__

{ Hrp }
Spoiler:
 







Dernière édition par Siegfried Alsafalko le Ven 25 Mai 2012 - 19:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Lun 21 Mai 2012 - 17:32

Nathaniel était couvert de sang depuis tout à l'heure... Ses blessures reçues il y a peu de temps encore peinaient à cicatriser. Mais le Vampire s'en fichait complètement. Le dénouement était proche... Bientôt le dernier marcheur allait tomber. Le vampire soufflait péniblement, comme si sa respiration se bloquait. Les tremblements de son bras droit le déconcentrait légèrement. IL tenait fermement sa lame d'argent de sa main gauche et le sang du Titan coulait dessus comme un poison mortel qui allait bientôt frapper Alondra... Le marcheur sentait sa fin approcher... Dans un geste désespéré elle se précipita sur les archers et en tua un pour ramasser l'arme. Nathan fronça légèrement les sourcils... les flèches étaient en argent. Cela allait s'avérer légèrement problématique. Mais après tout, elle était seule désormais... L'un après l'autre les généraux s'élancèrent sur elle avec pour intention de la tuer. Eramos se précipita sur elle et attaque avec une vivacité digne d'un vampire. Nathaniel lui, continuait d'avancer sur elle, laissant derrière lui une longue traîné de sang. Le vampire était grandement affaibli après toutes ces blessures d'un seul coup. Il n'était pas au bout de ses peines. Alondra tira plusieurs flèches à une vitesse fulgurante! Elle essayait d'emmener le plus possible de ses ennemis dans la tombe. Elle perdait tous ses moyens, cela se lisait sur son visage... Alors que Nathaniel accompagnait deux Faucheurs ainsi que Séléna jusqu'à leur cible, il reçut une flèche dans l'épaule gauche... La seconde vint le toucher au torse, et la troisième non loin du cœur... Il cracha un filet de sang mais il n'arrêta pas sa course, continuant d'avancer... Ses marques sur son bras droit lui brûlaient la peau... Les veines noire palpitaient sous sa chair et progressaient désormais jusqu'à sa nuque... Un pic de douleur le submergea, il posa un genou à terre, poussant un léger cri de douleur ainsi qu'un juron... Il plaqua sa main sur la marque... Il ne réussit qu'à se brûler la paume. D'un geste négligeant il enleva les trois flèches qui laissèrent s'écouler encore plus de sang... Il devait boire s'il voulait se régénérer mais il n'avait pas les idées en place. Bientôt la bête allait ressurgir.... Chaque vampire, au plus profond de lui possède un monstre incroyable... le fait de boire du sang permet de maintenir cette bête dans un état de sommeil profond. Nathaniel avait constaté qu'avec le temps, son infection dû au sang de Titan interférait avec cela. S'il ne faisait rien, il allait se déchaîner et attaquer toute personne à vue. Il poussa un autre cri de douleur et sentit que les deux faucheurs derrière lui voulurent l'aider à se relever. Nathaniel posa sur eux un regard noir et envoya voler l'un d'eux d'un violent coup de bras. Il alla s'écraser par terre deux mètres plus loin.

- Ne me touche pas!

Le faucheur s'en sortit indemne mais tout de même sonné par la violence de ce coup... Eramos avait déjà pu voir à quel point l'appétit de Nathaniel pouvait le pousser à faire des choses violentes. C'était un fait, personne n'y pouvait rien... Le poison qui coulait dans ses veines le dévorait petit à petit... S'il avait rejoint l'Equilibre c'était avec l'espoir d'aider Ephaelya... C'était en toute connaissance de causes qu'Eramos l'avait accepté dans sa guilde... Il savait pertinemment que ce poison résistait à tout traitement moderne et qu'un jour il aurait le dessus sur son compagnon d'arme. Mais Nathan avait également dit à Eramos que lorsque ce jour arriverait, s'il n'y avait plus aucun moyen pour le calmer ou le stopper, si par malheur la bête reprenait le dessus sur lui, il devrait faire le nécessaire. Nathaniel ne lui en tiendrait pas rigueur.... Seule deux solutions existaient. Lui donner du sang - car c'est de cette manière habituellement qu'il contrôlait ce poison mais depuis le départ des Dieux il progresse mystérieusement... Dans son fort intérieur Nathaniel avait toujours supposé qu'une partie de la conscience de ce Titan avait survécu de cette manière, en s'infiltrant en lui... lui causant cauchemars, trouble du sommeil et douleurs. Les titans furent enfermés après la guerre... Cependant, comme les Dieux avaient abandonnés Ephaelya à son sort le sang de Titan avait à nouveau le champ libre. Rien que de penser qu'un Titan puisse être à nouveau libre en Ephaelya l'effrayait au plus haut point. Ce n'était que des suppositions bien sûr... Mais il était certains que les Dieux et ce Sang étaient liés. La seconde solution était de le blesser avec de l'argent au niveau de son bras infecté... ou de le tuer... Nathaniel voulait à tout prix éviter que ce sang le contrôle totalement même si cela impliquait de le tuer. Les conséquences seraient bien trop catastrophiques.

~ Musique ~

Ce n'était pas le fait d'être prit en pitié qui l'énervait. C'était surtout le fait qu'il était devenu un poison mortel pour n'importe quel être vivant qui le toucherait... Le sang du titan était coriace et vorace... Longtemps ce poison avait été retenu par la présence des Dieux en Ephaelya - bien que cela impliquait déjà d'énormes souffrances pour lui. Désormais les Dieux les avaient abandonnées. L'infection avançait librement... Depuis le temps qu'il vivait avec Nathaniel savait comment ralentir ce mal mais même du mieux qu'il pouvait cela ne faisait que retarder l'échéance... Et cette Echéance... Nathaniel avait peur de savoir ce que c'était. Dans sa tête il pouvait entendre cette bête hurler à ses oreilles, il pouvait la voir dans ses cauchemars, et chaque nuit il ressentait cette douleur... Cette même douleur qu'il avait ressentie lors de cette dernière nuit dans son domaine... Ce sang lui rappelait sans cesse que ce monstre avait survécu en lui. Le Titan qu'il avait vaincu il y a de cela plus de 200 ans... Il peina à se relever mais finit par y arriver. Il saisit son katana à deux mains et continua d'avancer vers Alondra. Elle était pétrifiée par la peur. Nathaniel le ressentait au plus profond de son être. Mais cette chose n'était plus humaine... Ils devaient la détruire pour sauvegarder la paix en Ephaelya. Avant cela, le vieux vampire aurait aimé lui soutirer des informations... D'autres marcheurs pouvaient se trouver dans les alentours... Ils ne devaient pas l'éliminer tout de suite sinon ils piétineraient pour se débarrasser des autres. C'est Alors que Siegfried s’élança contre elle. Nathan lâcha un juron, sachant pertinemment ce que cet arrogant de vampire allait faire. Un combat acharné débuta entre les deux combattants... Alondra ne faisait pas le poids, elle était bien trop épuisée après la perte de tous les siens... Cela lui rappelait son propre Echec... Il avait perdu son domaine ainsi que sa famille à cause des Dieux. A cause de L'impératrice... Son cœur était toujours remplit de rancœur et de haine vis à vis de ces deux entités. Divine et mortelle. Il comprenait Alondra... Il comprenait sa peine, ses souffrances. Il ne pouvait pas pardonner le mal qu'ils avaient accomplis ici dans cette citée bien qu'au fond de lui Nathan pensait que les vampires méritaient une correction. Alondra ne devait pas mourir tout de suite. Ils devaient obtenir des informations sur les autres marcheurs avant... C'est alors que Siegfried abattit sa faux et trancha le marcheur en deux. Nathaniel n'était plus qu'à un mètre ou deux. Il fonça alors sur Siegfried et frappa de toutes ses forces avec son Katana. La lame frappa la faux dans une gerbe d'étincelle. La faux fût brisée, entaillant Siegfried au torse. La lame de Nathaniel elle, ne subit aucune éraflure comme d'ordinaire. Mais les mains du vampire étaient ensanglantées. Il serrait si fort son arme qu'il c'était ouvert les paumes.

- Siegfried! Espèce d'écervelé!! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire?!

Nathaniel le traita de tous les noms, le fixant avec un regard plus qu'agressif. On pouvait voir dans ses yeux que Nathan perdait les pédales. Le sang de titan se répandait encore plus dans son corps lui faisant perdre la tête. Ce sang maudit allait bientôt réveiller la bête en lui et il serait alors incontrôlable. Les veines noires sur son bras droit progressaient désormais sur une partie de son torse et sur le côté droit de son visage. Il tituba sur le côté, perdant encore beaucoup de sang. Il cracha légèrement, colorant la neige d'un rouge pourpre.

- Elle devait nous dire ou se trouvaient les autres!! Même toi tu devrais savoir qu'elle n'était pas la seule ici !

Il faisait Allusion à cette puissante aura maléfique qui émanait du marcheur un peu plus loin dans la forêt. Nathaniel sentit alors les marques brûler la moitié de son visage petit à petit. Il poussa un cri de rage, posa à nouveau son genou à terre et hurla de douleur. Ses blessures ne cicatrisaient toujours pas correctement et il perdait beaucoup de sang. La bête en lui allait se réveiller. Il se traina jusqu'au corps d'Alondra et il le frappa de toutes ses forces. Il frappa, encore, encore et encore et planta son arme dans la carcasse du Marcheur. Le sang de Titan sur la lame coula sur le corps inerte d'Alondra qui commença à se dissoudre lentement... C'était l'œuvre du poison... Les Soldats qui assistèrent à la scène n'osèrent plus bouger. Un Faucheur s'approcha de Siegfried pour voir comment allait sa vilaine blessure... Elle était plutôt conséquente... Mais aucun n'osa s'approcher de Nathaniel... Même Sylar resta à distance, sachant pertinemment que son maître était hors de contrôle dans ces cas là. Nathaniel arrêta de frapper le corps d'Alondra et se concentra plutôt sur ses marques... Il n'arrivait pas à les arrêter... Il posa alors un regard affamé sur les différents faucheurs qui se trouvaient là... Il se releva lentement, s'emparant à nouveau de son Katana. Il n'était plus maitre de lui même... Nathaniel avait besoin de sang pour contrôler ce poison en lui, aussi il allait devoir le chercher à la source... Il voulut avancer lorsque Séléna lui bloqua le passage. Il posa sur elle le même regard qu'il avait donné à Siegfried... Un regard injecté de sang... Sa mâchoire tremblait légèrement, montrant ses canines affûtées comme des lames de rasoir. Il tremblait de tout son être, le sang s'écoulant lentement de ses blessures et les veines noire sur son corps palpitant, progressant lentement son bras, son visage et sur son torse...

- Éloigne-toi... Ou... tu seras... la suivante...

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Dernière édition par Nathaniel Underwood le Mer 20 Juin 2012 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Mar 22 Mai 2012 - 17:41

Ainsi, le don de Sên avait fonctionné. Sur tout le champs de bataille, un halo mystique s'était étendu, permettant aux forces de l’Équilibre de prendre enfin un avantage décisif sur le sort de la joute. Ainsi, les Dieux ne les avaient peut être pas totalement oublié, ou au moins avaient ils eu pitié des prières du chasseur. Quoi qu'il en soit, Cerrarë avait obtenu ce qu'il avait demandé. Sên était descendue pour appliquer à la marcheuse la vengeance d'Ephaëlya. Elle avait recouvert la plaine de sa magie, laissant la peur et le doute s'installer dans l'esprit d'Alondra, l'affaiblissant de manière considérable.
Voulant profiter de l'opportunité qui lui était ainsi offerte, le chasseur se saisit de son arc, conscient que dans quelques secondes il serait affaiblit, groggy, comme drogué, et qu'il ne pourrait ainsi pas aider ses compagnons, et décocha une dernière flèche dans la direction de la bannie. Il regardait la flèche transpercer le champs de bataille, filant au travers comme une comète. Un sourire se dessina sur le visage de Lycan, persuadé que son ultime attaque parviendrait à son but et permettrait d'achever la commanditaire de cette invasion. Malheureusement pour lui, la marcheuse avait récupéré un arc sur l'un des feu faucheurs avec lequel elle envoyait plusieurs salves de flèches aux pointes d'argent qui fendait la nuit de leurs éclats blancs, reflétant la lune. La dextérité avec laquelle elle maniant l'arme était telle qu'il lui semblait que la femme restait immobile, faisant simplement glisser ses doigts sur la corde alors qu'elle parvenait en réalité à faire pleuvoir les flèches par dizaines dans une fraction de seconde. Il regardait toujours sa flèche, sa vision se troublant, tandis que le temps semblait s'écouler au ralenti, avant de voir finalement une traînée blanche venir heurté le projectile du Lycan avant de venir frapper son épaule.
Dans un même tir, la marcheuse venait d'annuler l'attaque du Lycan et pour, finalement, parvenir même à le blesser d'une pointe d'argent. La douleur provoquée mêlée à l'état second qui enveloppait le chasseur lui fit fermer les yeux, s'abandonnant doucement, lentement, à un sommeil qu'il imaginait éternel. Jamais, depuis qu'il avait été mordu n'avait il été blessé par de l'argent et son ignorance à ce sujet lui faisait craindre les pires issues. Un court instant, il en parvint à maudit la déesse qui l'avait aidé, pestant contre la faiblesse qu'elle lui avait légué. Ainsi se perdit-il dans ses jurons, fermant les yeux et s'écroulant en arrière.
La dernière vision flouée qu'il eu fut la faux de Siegfried venant trancher la marcheuse en faisant couler une gerbe de sang...

-Tuer...

... Puis apercevoir Nathaniel se porter à la hauteur de ce dernier, lui portant un coup de katana que la faux amortit tant bien que mal, se brisant pour venir blesser le vampire et faire vomir à nouveau une traînée de liquide vitale qui s'écoula sur le sol.

-Tuer... Tous...

Cerrarë rouvrit les yeux dans un paysage familier. Dans ce paysage où la bataille contre les marcheurs avait fait rage. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, le champs de bataille était vide. Vide de ces corps mutilés, vide de cette nature blessée, vide de toutes traces du combat qui avait eu lieu.
Seul se dressait devant lui le loup. Anfauglir. Le démon était recouvert d'un brasier nourrit, sa toison blanche ayant laissée place à un pelage fait de flammes infernales, le tout venant se propager sur la terre qui brûlait malgré l’absence de combustibles d'un feu puissant, ravageant tout ce qui pouvait l'être sur son passage. Dans le ciel, la lune habituellement blanche pleurait des larmes de sang, annonciatrices du désastre à venir et l'incendie venait obscurcir le reste du ciel de ses cendre noires, cachant les étoiles.
Toute la rage du démon, toute sa colère et sa bestialité, venaient nourrir le brasier qui avait prit place sur sa fourrure et ses yeux brillaient d'une lueur autrement plus inquiétante. A l'accoutumée jaunes, pareils à deux petites perles, ses yeux ne présentaient plus aucune couleur. Ils étaient recouverts d'un noir opaque, profond mais insondable.
La faiblesse qui avait coulé dans le corps du chasseur mêlée à l'afflux de sang avaient réveillé la bête et en avait fait ressortir les pires cotés.
Dans un bûcher de plus en plus intense, le loup s'avança lentement hurlant sa rage en s'évaporant petit à petit, seuls les deux perles stygiennes venant à se déplacer, flottant dans l'air, comment indépendantes, prenant bientôt feu mais sans jamais se consumer. Arrivées à la hauteur du chasseur toujours allongé, les deux billes de geai vinrent s'incruster dans ses propres orbites, provoquant une douleur jamais éprouvée, encore bien pire que tout ce qu'avait pu vivre le Lycan.
Cerrarë voulu ouvrir les yeux afin de quitter le monde onirique d'Anfauglir mais lorsqu'il y parvint, tout autour de lui était baigné dans le noir le plus total. Prisonnier des geôles du démon.

Sur la terre ferme, sur Ephaëlya, dans notre monde matériel et bien réel, le corps du chasseur était resté immobile. Les yeux clos, un sourire aux lèvres, les mains lâches, il était étendu sur le sol. Mais bientôt de vives convulsions virent prendre son corps, le faisant s'agiter, ses yeux s'ouvrant pour se refermer instantanément, ses mains se crispant pour se relâcher aussitôt. Des cris muets voulurent s’échapper de son corps, mais il n'y avait rien à faire, le loup gagnait du terrain et prenait possession de son corps. Après quelques secondes de transe, le corps du Lycan s'immobilisa. Un calme salvateur avant une tempête sanguinaire...
Les crocs du chasseur s'allongèrent, toute sa mâchoire s'allongeant, ses crocs s'aiguisant à mesure que son nez joignait sa bouche dans un museau. Ses mains se crispèrent et des griffes apparurent tandis que ses phalanges raccourcissement. Ses jambes s’arquaient prenant l’apparence de pattes, ses talons venant se déformer pour former un membre lupin. Sa pilosité se développaient à une vitesse affolante, parcourant son corps telle une vague venant recouvrir une plage de sable fin. Ses oreilles se dressèrent, son corps se cambrât et alors il ouvrit les paupières.

Ses yeux se révulsèrent instantanément, présentant deux bielles d'un noir d'obsidienne qui lâchèrent un volute de fumée après qu'une étincelle bestiale et furieuse les eu illuminé.
La bête se releva, passant de sa position allongée à une position sur quatre pattes, prenant son élan vers la mêlée sans réaction préalable. Le démon était pleinement éveillé, au dessus d'eux la lune s'affichant, blanche, immaculée, pleine, offrant toute sa rage et sa puissance au démon, aveuglé par tant de colère.

Anfauglir était au paroxysme de sa rage, et surement aussi au firmament de ce que peut être le dégoût voué aux vampires, ainsi son sang ne fit il qu'un tour avant que la bête de muscle, assoiffée de carnage, s'infléchisse sa course pour fondre sur le vampire dont les deux mains tenaient les deux extrémités détruites d'une faux...
Il esquissa un large sourire à son approche, découvrant ses crocs avides de meurtres, ses babines se retroussant dans un sourire mauvais, sadique et vilain. Il posa ses dos pattes antérieurs sur le sol, avant de se relever, prenant toute sa hauteur pour jauger le vampire blessé. L'achever n'aurait été que trop facile à présent que sa proie était déjà bien affaiblie, et le loup se contenta de claquer ses mâchoires en face de lui avant de faire un pas en arrière, hurlant de rire.

Il se retrouvait à nouveau sur ses quatre membres alors qu'il comptait repartir en quête d'une proie plus appétissante. Tout proche du vampire se trouvait le corps d'Alondra, coupé en deux dans une diagonale parfaitement droite et nette, aussi propre que l'oeuvre d'un boucher. La marcheuse avait été vaincue, mais la rage du démon ne cessait de s'intensifier à mesure que les effluves de sang qui émanaient du champs de bataille parvenaient à ses narines.
Repartant en quête d'une proie il s'arrêta brusquement, ses oreilles venant de lui indiquer une nouvelle cible.
Dans son dos, Nathaniel, le second général vampirique amené par Eramos pour combattre les marcheurs sous l'égide de l’Équilibre, se trouvait face à Séléna, la menaçant en sifflant alors qu'il lui présentait ses canines aiguisées et prêtes à mordre.
Il reprit sa marche effrénée, une nouvelle proie dans son collimateur. De ses babines s'échappèrent quelques gouttes de salive dues à l'excitation et à la soif de meurtre du démon qui ne contrôlait plus ses pulsions meurtrières. Ses lourdes pattes venaient marteler le sol dans un vacarme assourdissant, l'entièreté se ses muscles saillant travaillant à faire avancer la machine de destruction à une vitesse prodigieuse. Certains faibles d'esprit auraient pu croire à un séisme. Mais même le plus violent des séismes est incapable de provoquer pareil tonnerre sonore. Le loup remarqua certains faucheurs se plaquer au sol, posant leurs mains sur leurs oreilles en émettant quelques plaintes de douleur. En face de lui, le vampire se rapprochait. L'avait il remarqué ? Nul doute possible qu'avec le vacarme émit il ne l'ai pas vu. Extériorisant toute sa colère, le démon lança une hurlement railleur sur Nathaniel avant que, dans un bon stratosphérique, le loup prenne son envol pour atterrir sur le vampire.

La vue de tout ce sang versé avait excité le démon. A présent, rien ne lui importait plus que de verser lui aussi le sang. Il ne voulait point en boire, y goûter ou quelque autre fantaisie qu'il réservait aux vampires. Il ne voulait que le voir traverser la plaine, venir éclabousser sa gueule, tâcher son pelage d'un noir infini.

HRP

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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Jeu 14 Juin 2012 - 18:15

Les marcheurs étaient de plus en plus nombreux à être décapités sur le sol. Une importante quantité de sang recouvrait la terre, qui était totalement blanche avant que le combat ne débute. Les rangs de l’Équilibre étaient pratiquement assurés de vaincre ces êtres autrefois bannis par les dieux. Séléna regardait autour d’elle avec les deux épées en main. Après une brève inspection du regard, elle en conclut qu’il n’y avait plus que des gens portant le symbole des aigles qui étaient encore debout. Seul la chef du clan opposé était toujours vivante et la rage qui avait consumé son cœur au cours du combat semblait doucement laisser place à la peur. Elle s’attaquait à des archers ou des faucheurs afin de feindre un semblant de confiance et de puissance.

En seulement quelques secondes, Eramos s’était élançé vers elle. Ensuite ce fût le tour d’un autre général. Un combat s’amorça alors entre les deux vampires. La majorité des aigles ne bougeaient pas, laissant ce duel un contre un se dérouler sous leurs yeux. Le regard noisette de Séléna était rivé sur les deux êtres de sang froid, lorsque Nathaniel s’élança vers eux. La jeune femme sursauta légèrement, ne s’attendant nullement à ce que quelqu’un intervienne dans ce duel. La scène se déroula avec une rapidité incroyable. Nathaniel semblait avoir blessé Siegfried puisque celui-ci laissa une grimace de douleur parcourir son visage l’espace d’un instant.

Pourquoi le général Underwood avait-il agit de cette façon ? La Seconde de la guilde s’attarda alors sur le visage du vampire, comprenant immédiatement que celui-ci n’était pas dans son état habituel. Le regard du général était d’une couleur rougeâtre et il semblait assoiffé. Le regard de l’être froid parcourait les rangs d’Équilibre avoir envie, cherchant probablement une proie. Le rythme cardiaque de Séléna s’accélérait, elle n’avait jamais assisté à un tel spectacle. Il fallait agir vite ou Nathaniel pouvait anéantir ce qui restait de l’armée des aigles avec sa soif. Sans réfléchir, la jeune humaine utilisa Espoir pour s’entailler le poignet droit. Quelques goûtes de sang tombèrent alors au sol avant que la blessure ne saigne davantage.

« Nathaniel ! »

Lorsque le regard du général rencontra le sien, elle lui présenta son poignet afin qu’il vienne se rassasier à celui-ci. Un hurlement parvînt alors à ces oreilles. Cerrarë ne semblait pas dans son état habituel. La jeune femme n’y comprenait plus rien. Était-ce une quelconque magie provenant des marcheurs qui avaient cet effet sur les deux hommes ?
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MessageSujet: Re: Un Marcheur dans la cité    Sam 23 Juin 2012 - 16:12

Les hommes tombaient, mourraient et elle continuait son ballet mortel avant de tomber face au chef, ce vieil humain qui pourtant, malgré le respect de ses hommes n’avait certainement pas été exemplaire durant toute sa vie. Il semblait décidé à en découdre avec elle et elle ne se laisserait pas faire loin de là. Sa faiblesse prenant de plus en plus de puissance, de plus en plus de force, elle perdait en puissance et avant qu’elle ne puisse recharger l’arc, ce dernier fut brisé en deux. Elle le lâcha et pour la première fois depuis des siècles, elle ressentit une douleur physique qu’elle n’avait plus connu, celle d’une blessure physique, une simple balafre qui pourtant était plus douloureuse que la perte de ses confrères réunis. Au moment où le sang apparut sur sa blessure, elle s’immobilisa soudainement, regardant sans comprendre Eramos. Elle semblait indécise, elle ne semblait pas savoir ce qu’elle faisait, elle semblait perdue, comme si elle venait de se réveiller d’un horrible rêve, d’un cauchemar qui se poursuivait dans la vie. Son regard alla jusqu’à celui du vieil homme avant que son expression ne change immédiatement.

Le fait que son visage puisse être ainsi scarifié mit la créature hors d’elle et elle devint véritablement une furie, plus dangereuse encore qu’elle ne le fut auparavant. Les douces paroles de menaces et de rejets prononcées par l’homme ne la touchèrent pas. Ce fut ensuite au tour d’un vampire de vouloir s’occuper de son cas, il la défiait en corps à corps, en un contre un et elle accepta, sachant pertinemment qu’elle pourrait le tuer. Saisissant une épée plantée dans le corps d’un mort à ses pieds, elle fonça sur le vampire avec une rapidité telle qu’il était presque impossible de la suivre, du regard. Seul la très faible trace de lumière elle laissait derrière elle permettait de la suivre, comme une luciole au loin.

Le combat se poursuivit jusqu’au moment où un coup toucha profondément la Marcheur. Elle fixa le vampire, en proie à ses propres chimères. Elle savait ce qui venait de se passer, elle pouvait écouter l’esprit des hommes si elle le désirait mais jamais elle n’avait put parler elle-même dans leur esprit. Elle savait qu’elle avait eu une influence involontaire sur son esprit qui n’avait eu pour effet que de le perturber. Elle vit le reflet de la lune sur la faux et elle sut ce qui allait se passer, elle n’allait pas mourir, pas maintenant mais pourtant, malgré cette certitude, son corps fut scindé en deux parties.

Même une fois à terre, elle reçut encore de nombreux coups de rage et de haine, mais cela était inutile, la femme semblait être morte, elle n’était déjà plus sur cette terre, elle n’était plus. Le sang du second vampire toucha son corps qui se mit à fumer et un léger spasme agita ses paupières. Le désordre aux alentours était inexplicable. L’ennemi était vaincu et pourtant la paix n’était pas revenue. Le sang avait souillé les lieux, la neige avait perdu sa pureté, tout avait changé. Les généraux se querellaient, tous auraient voulu tuer cette femme atypique mais ce n’était pas possible. Ils auraient voulu l’anéantir mais un seul avait eu cette chance, ou cette malchance. Le sang du vampire mêlé à celui des titans eut un effet étrange sur le cadavre de la chef des Marcheurs.

Son corps semblait fumer, se dissoudre, devenir quelque chose d’autre. Le sol lui-même autour d’elle se couvrait d’une sorte de magma noir étrange, composé de brume qui semblait venir d’ailleurs. Son corps tout entier, aussi bien la partie supérieur et que la partie inférieure de son corps semblaient se faire dévorer lentement par cette substance. Il en allait de même avec le corps des autres créatures. Petit à petit, chacune d’entre elles devint intangible et finit par se regrouper autour du corps de la chef. Prenant en hauteur, se modelant à nouveau sous l’effet de cette brume noire, le corps d’Alondra se reforma clairement. Elle n’était plus celle d’avant, elle n’était plus esprit, elle était entre les deux. Les yeux fermés, elle semblait hésiter entre les deux mondes, celui des morts et celui-ci. Un murmure semblait émaner du nuage qui la formait, un murmure semblable à une complainte, une malédiction prononcée dans une langue inconnue, dans une langue si vieille qu’elle était oubliée de tous, à moins que cela ne soit celle des Dieux. Elle ne semblait pas être apte à choisir et lorsqu’elle ouvrir brusquement ses yeux, tous ceux qui fixaient ce corps si sombre ne purent que voir que l’éclat qui les illuminaient était le même qu’avant.

Finalement, après quelques secondes, son corps finit par rester brouillard et la brume partit dans les tous les sens avec une vitesse fulgurante et il se dissipa dans la forêt comme si la femme et les marcheurs n’avaient jamais existés. Même le sang versé par les Marcheurs avait disparut, tout avait changé, tout laissait croire que l’Equilibre s’était battu contre ses propres hommes, que finalement, rien de tout cela ne s’était passé.

____________________________

HRP :
En cas de problème avec la disparition des Marcheurs, si vous trouvez que c'est too much, merci de me contacter en MP et de ne pas faire d'intervention sur la CB et sur ce sujet.
Merci

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