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 Terreur au coin du feu - Terminé

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MessageSujet: Terreur au coin du feu - Terminé   Sam 2 Juin 2012 - 3:22

Par delà les multiples forêts denses ainsi que l'immense lac nommé "Lac des mystères", se trouve dans les territoires des petits êtres trapus, une fissure, séparant les territoires d'Angaïla et le Thaodia, communément appelé "L'égorgeur du dragon". De nombreux aventuriers se sont aventurés en ce lieu où, chaque jour, des choses tout plus étrange que les autres se passent. Parmi eux, les trois quart n'en pas revenus. Les autres sont morts à ce jour, mais ils ont tout de même pu raconter les quelques mésaventures qu'ils avaient vécu mais qui n'ont pu atterrir aux oreilles de tout le monde.

Ainsi, Thargas, vieux nain au courage implacable, au cours d'une discussion avec un vieux brigand voyageur à l'auberge d'Azgal , il y a quelques jours, il avait appris quelques sombres histoires à propos d'un étrange lieu se situant au Nord-Est du territoire. Malheureusement pour lui, il ne put en savoir plus, le malfrat, ayant un peu trop bu, avait déjà commencé à l'insulté sur sa race et sa petite taille. En guise de cela, le nain s'étant rapidement mis dans une colère noire, l'avait tué en faisant provoquer une bataille générale avec la plupart des clients avaient participé.

Fortement attiré par le fameux "Égorgeur de dragon" qu'était la fissure, Thargas avait décidé d'organiser une expédition. Il n'avait point besoin de faire une très grande distance afin d'arriver à son but, car il séjournait déjà à la taverne. Avant de rejoindre sa destination, il fit un petit détour par le grand lac mystérieux, bien connu pour sa vue aussi splendide que trompeuse. Sa petite traversée de son territoire natale dura au total 4 jours. Quatre jours dans lesquels s'étaient dressés devant lui des ennemis de tout horizon ; allant des simples détrousseurs pourvu de coutelas usé et de fin gabarit au véritable bandits sans pitié, armés de gourdins solides et d'équipements volés. N'ayant pas une tête à rigoler, il les avaient juste désarmés et promis que s'il les recroiseraient, il s'occuperait de leur cas.

Au fur et à mesure qu'il se rapprochait de ce lieu couvert de légendes et remplis de créatures inconnus et hostiles, le froid assassin se faisait plus sentir. La nuit n'allait surement tardé à tomber vu la position du soleil. La lune, quand à elle, paraissait de plus en plus visible. Thargas avait prévu de dormir dans les environs. Dépourvues d'un quelconque type de végétation, les alentours était sec, aride et sans vie. Le sol, composé d'une terre sombre, était craquelé ici et là. Le campement devait être installé rapidement avant que le soleil disparaisse totalement. Ainsi, il installa au sol sa large peau de cuir d'animal et commença à installa quelques rondins et branches précédemment ramassées ; et bientôt, le feu allait donner vie à cette endroit où le silence était omniprésent, sans compter le bruit du vent qui soufflait tantôt doucement tantôt fort. Il avala quelques gorgées d'alcool dont il avait fait provision, malgré qu'il allait bientôt être à sec, avant de finir un morceau de viande un peu trop cuit. Le vent froid le fit frissonner et l'obligea à se couvrir de la peau d'animal. La nuit allait être rude.

Les légendes et rumeurs qui couraient sur ce lieu étaient nombreux. Certaines annonçant que de bêtes dotés de physique et de capacités incroyables, tandis que d'autres disait qu'une armée de créatures sournoises vous tendait une embuscade dés que vous vous rapprochez trop près de la fissure. Thargas, quand à lui, ne croyait aucune d'entre elles. Il croyait seulement ce qu'il voyait et non ce qu'il entendait.

L'atmosphère du lieu était reposante, malgré le fait que Thargas se sentait constamment épié. Il en devenait presque fou. Il avait hâte d'être le lendemain, afin d'observer de plus prés, en pleine journée cette importante crevasse. Le moment où il fut l'heure de dormir pour regagner des forces, car la fatigue l'assomait lourdement, il percut un bruit qui ressemblait à une voix. Il se leva aussitôt et s'écria dans l'obscurité de la nuit :

" Qui va là ?! Qui que vous soyez, vous gouterez à la lame de ma hache !"

Il n'eut aucune réponse. Ce n'était sans doute qu'une hallucination dû à la fatigue ? Thargas suggéra cette idée et se recoucha sur un sol incomfortable. Etait-ce la folie qui commencait à l'envahir à cause de ce lieu mystérieux ? Dieu seul le savait.




Dernière édition par Thargas Kor'gosh le Sam 9 Juin 2012 - 14:45, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Sam 2 Juin 2012 - 14:44

J’avais quitté la chaleur écrasante du désert de Zénith et la compagnie de Prodegara Wolwgard, pour retourner chez les miens en Thaodia, là où le froid et la glace perduraient encore. Mais à mi-chemin, mon instinct me fait dévier de ma trajectoire pour me rendre en Angalia, une patrie proche de chez moi et pourtant que je n’ai encore jamais visité. Je n’étais pas si pressé, donc je m’attarde en cette contrée nouvelle à mes yeux.

Cette contrée semblait assez sauvage et rude et il n’y avait pas que des animaux sauvages à y séjourner. Quelques brigands et coupe jarret de grands chemin, rien de bien insurmontable mais je préfère ne pas me faire trop remarquer. Malgré cet aspect assez rustre de cette région, j’ai pu apprécier de l’égorgeur du dragon. Je fais une pause et me prépare à chasser sous ma forme lupine, il me reste assez de temps avant la tombée de la nuit. Je réussi à m’attraper une belle perdrix bien grasse pour le dîner. Je la cuisinerai sur une broche accompagné de légumes venant d’une caravane désert.
A peine la nuit commence – t-elle, que le froid se fait de plus en plus fort. Il me fallait un endroit plus sûr et abrité de la neige. Le vent est fort et me pique le visage, je ronchonne à mi même :

- Bon sang ! Si je ne trouve pas vite un abri je vais devenir aussi blanc que mon pelage !

C’est alors qu’à travers le vent sifflant, j’entends une voix grave et rauque briser le silence sauvage de ces terres :

- " Qui va là ?! Qui que vous soyez, vous gouterez à la lame de ma hache !"

J’étais d’abord un peu surpris, je m’approche un peu plus silencieusement de l’endroit d’où provient ce cri. Ma main droite se pose doucement sur le manche de mon épée d’acier : Lupe. Je m’avance à pas de loup, puis j’entraperçois un homme barbu allongé sur le sol. Je peux ressentir combien il semble stressé et oppressé. Serait ce lieu qui le met dans cet état ? Je reste à une bonne distance de cet homme et tousse brièvement avant de lui demander :

- Excusez-moi ? Je cherche un endroit ou me restaurer et me reposer pour la nuit, me permettrez-vous de m’installer ici ? Je ne vous importunerais pas… »
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Dim 3 Juin 2012 - 17:19

A peine recouché sur le sol dur, une voix résonna dans ce lieu. Cette voix semblait à la fois assurée et éraillée.

- Excusez-moi ? Je cherche un endroit ou me restaurer et me reposer pour la nuit, me permettrez-vous de m’installer ici ? Je ne vous importunerais pas… »

Le nain se leva d'un bond et il tenait déjà dans ces deux mains couvertes de cicatrices sa lourde hache, qui n'attendait que de s'abattre sur le premier bandit venu. Ses forces étaient au plus basses ; il n'avait pas manger de vrai repas depuis 3 jours et sa fatigue prenait le dessus. Il en avait rencontré des charlatans et des bandits qui viennent vers vous - tantôt en vous suppliant - et vous demande de l'aide, puis, à la première occasion venue, vous saute à la gorge, vous assassine durant votre sommeil. Quoiqu'il en soit, il restait toujours méfiant envers les inconnus.

En observant plus attentivement, Thargas finit par apercevoir une silhouette à l'apparence humaine. Il vu également une sorte d'objet ressemblant à une longue épée qui était accroché à sa ceinture. Il plissa les yeux et fit un pas en avant, puis un second. La nuit était tombé depuis 10 minutes. Il tenait toujours son arme fermement entre ses mains et s'adressa à l'inconnu qui voulait de l'aide.

- Que faites-vous en ces lieux ? Je crains que vous n'avez pas connaissance des multiples légendes qui courent à propos de l’Égorgeur du dragon ? Et qui êtes-vous ? Êtes-vous un de ces inconscients humains où un de ces méprisants vampires ?

Après avoir prononcés ces quelques phrases en toussant à chaque questions, il s'approcha encore un peu plus de son interlocuteur. Ce dernier lui semblait non-dangereux. Durant quelques secondes, il ne cessa de fixer la silhouette un peu flou. Si c'était un de ces fichus vampire, il aller être en difficulté. Il n'avait pas la force de suivre un combat acharné.

Ses muscles tout comme les traits de son visage se relâchèrent. Ce dernier semblait plus détendu. Thargas ne semblait percevoir l'inconnu comme étant une menace. D'habitude seul au combat ainsi que dans ces périples, le nain pensa que ce personnage pourrait lui apporter un coup de main. Personne ne pouvait prévoir les créatures qui allait surgir de la crevasse et les combats épiques qui allait s'en suivirent. Tout à coup, le vent souffla fort ; tellement fort que les cheveux du nain furent décoiffés. Après quoi, un cri rauque qui paraissait sortir tout droit du fin fond des enfers résonna. Le nain tressaillit et n'attendait pu de réponse de l'inconnu, d'ailleurs, il ne pensa plus à lui. L'étrange cri qui avait été poussait par on ne savait quelle chose, quelle créature, l'obnubilait.

Mais le silence revenu, une nouvelle fois. Thargas sentait son coeur battre dans sa poitrine. Son feu s'était éteint et l'obscurité était omniprésente. Sans regarder l'inconnu apparut une dizaine de minutes plus tôt, Thargas sentit une présence hostile et s'exclama :

" Attention ! Quelqu'chose arrive et j'n'ose imaginer sa taille ni sa puissance ! Partons ! Vite ! "

Malheureusement pour le nain qui était beaucoup trop lent, la créature qui avait poussé ce cri strident l'avait dans le collimateur. Pourvues de grandes ailes et de griffes acérées, elle chargea brutalement Thargas. Ce dernier fut projeté en l'air durant quelques secondes avant de s'écraser sur le dos sur la terre rocailleuse. Il tomba dans les vapes.

La créature ouvrit sa gueule béante et laissa échapper un cri en hochant frénétiquement la tête puis finit par . Diverses blessures et cicatrices couvraient son corps ; son oreille droite et pointu était à moitié tranché. D'autres aventuriers avaient dû affronter cette créature des enfers. Celle-ci faisait 5 fois la taille de Thargas et 3 fois son diamètre. Elle avait l'air en colère contre les deux aventuriers un peu trop curieux qui étaient sur son territoire.

Serait-ils assez téméraires pour affronter la bête au regard perçant et au physique imposant ?


Dernière édition par Thargas Kor'gosh le Mer 18 Juil 2012 - 12:17, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Mar 5 Juin 2012 - 1:48

Je n’eus le temps de faire plus ample connaissance avec ce singulier personnage visiblement de petite taille, que les ténèbres s’abattirent sur nous. Quelque chose avait soufflé sur le feu et nous avait plongés dans l’obscurité. Mes yeux s’habituèrent très rapidement à l’obscurité, mes sens et mon instinct s’éveillèrent à l’affut. Puis un cri rauque et puissant, nous annonçait la venue d’une créature de cauchemar qui avait décidé de dévorer nos êtres. C’est alors que l’homme me mis en garde :

" Attention ! Quelque chose arrive et je n'ose imaginer sa taille ni sa puissance ! Partons ! Vite ! "


C’est alors que j’entraperçois une masse sombre et ailé fondre sur nous, j’eus à peine le temps d’éviter cette horreur en glissant sur le côté. Je pus voire à quoi ressembler notre messager de la mort, une sombre bête à la gueule garnie de dents acérées, un physique assez imposant. Sans doute avions nous pénétré son territoire, je pose mon sac en arrière et dégaine ma lame d’acier Lupe. C’est alors que mes yeux se posèrent sur le petit homme qui semblait inconscient, la créature ne prête pas encore attention à lui. Mais je savais que s’il ne se redressait pas au plus vite, ce monstre le broierait de ses puissantes mâchoires. Je n’allais pas laisser cet homme seul et le laisser seul face à un tel monstre, je m’élance et assène un puissant coup de lame dans le coin du museau de la bête. Celle-ci pousse un bref cri énervé et se met à siffler dangereusement en s’avançant vers moi.

Ma respiration et les battements de mon cœur s’intensifièrent, cette engeance cauchemardesque semblait avoir déjà tué grand nombre d’aventuriers qui avaient eu le malheur de croiser sa route. Dans un grognement sourd, le monstre s’élance vers moi et tente de m’asséner un puissant coup de mâchoire qui se referme sur le vide. Je sautille en arrière et fait éloigner la chose le plus loin possible de l’homme en espérant que celui-ci se lève et vienne m’aider. Soudain le monstre m’accule dans un coin et soulève sa gigantesque patte griffue pour me lacérer le corps, je m’élance et glisse sous le monstre esquivant de peu son attaque. Mais je sens sa queue me saisir la jambe et me projeter à mon tour assez près de l’homme. Le choc est assez violent, ma tête me fait mal et j’ai des vertiges. Je m’approche difficilement du petit homme et tente de le réveiller, alors que le bête se rapproche de nous. Je secoue ce compagnon d’infortune et lui cri :

« Réveille-toi ! Réveille-toi bon sang ! »

Je ne tiens pas à mourir ici, du moins pas sans combattre. Mais je ne tiens pas à laisser quelqu’un en arrière non plus.
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Ven 8 Juin 2012 - 23:26

Après être lourdement tombé sur le sol dur, le nain était alors dans l'incapacité de bouger ses membres. Seul ses sens étaient encore actifs. Ainsi, il entendait seulement des bruits de frottements, de pas, des sortes de rugissements difformes... Ses yeux étaient fermés, il n'avait donc aucun moyen de vérifier visuellement. Quoi qu'il en soit, il ne pouvait rien faire ; il devina que l'inconnu était entra de mener un combat difficile et perdu d'avance contre la bête ailée. En effet, le personnage ne semblait pas être assez puissant pour la vaincre. Il serait préférable de dire que nul personne serait capable de vaincre la créature seul.

Thargas sentit un choc lourd non loin d'où il se trouvait, puis une sorte de plainte pénible résonne à ses oreilles. Le vent froid soufflait toujours à ses oreilles : il avait l'air de s'intensifier. Comme si l'énorme oiseau aux allures maléfique influait sur l'atmosphère et sur le temps. Tout à coup, le nain ressentit une main se posa sur son dos puis elle le secoua avec force. Il avait une affreuse douleur à la tête. Il avait l'impression de retrouver les mouvements contrairement à quelques minutes auparavant où ses muscles étaient comme paralysés, endormis. Il ressentit une longue douleur qui lui parcourait le bout de ses jambes jusqu'au torse. Elle était désagréable.

« Réveille-toi ! Réveille-toi bon sang ! »

La voix était proche, à moins d'un mètre. Le ton était dur mais elle était saccadé. Il arriva donc à bougeait ses membres ; il eut d'abord récupérer la mobilité de ses membres supérieur puis du reste du corps. Il tourna immédiatement son regard en direction de la créature ; et il vit l'affreux visage qui formait un rictus. Cette dernière approchait à pas de géant. Il serait bientôt juste devant eux si ils ne déguerpissaient pas dans les secondes suivantes, et Thargas le savait. Il n'était pas encore debout et son compagnon était allongé sur le ventre à cet instant.A l'aide de ses deux mains, le nain put se relever en ayant toujours une douleur désagréable au dos, endroit où il était tombé. Se préparant à prendre ses jambes à son cou, il voulait tout de même faire quelque chose pour l'inconnu qui avait l'air d'un lycan. C'est ce qu'il fit.

Il attrapa les bras du lycanthrope et l'aida à se relever. Il le remercia d'un hochement de tête.

- Si vous arrivez à courir, faites-le ! Nous ne sommes pas de taille ! Mais je vais..."

Une explosion masqua sa voix. Derrière les deux aventuriers, une explosion avait retentit. De la fumée noir et épaisse avait surgi à quelques dizaines de mètres d'ici mais elle s'élevait haut dans le ciel. Le nain fit signe au lycan de continuer à s'en aller. Il se retourna alors vers la calamité qui ne cessait d'avancer - comme contrôlé par une force supérieur - et décida qu'il valait la ralentir. Le camp avait été désintégré par la bête qu'il avait broyait les tronçons.

Deux haches fendirent l'air avant de se planter dans chacune des ailes du monstre. Il n'en résultat qu'un cri assourdissant. Il avait rendu la bête encore plus furieuse. Celle-ci s'éleva dans le ciel avec difficulté. Il resta un moment dans le ciel qui devenait encore plus sombre, et encore plus assassine...

- Il faut frapper sur ces fou-foutus ailes !

En criant ces mots, il décrocha sa dernière hachette de sa ceinture et courut derrière un rocher afin de se mettre à l'abri durant un court instant.


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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Dim 10 Juin 2012 - 17:42

- Si vous arrivez à courir, faites-le ! Nous ne sommes pas de taille ! Mais je vais..."

L’homme à la barbe rousse était dans le vrai. Même en unissant nos forces, nous ne faisions pas le poids face à ce monstre imposant et cauchemardesque, cet affrontement était bien trop inégal. Ça ne m’enchante guère de fuir un combat mais il n’y a nul honneur dans la mort. J’acquiesce d’un signe de la tête au brave guerrier lorsqu’un lourd et violent choc se fait entendre. Je me retourne et aperçois cette monstruosité ailée qui vient de détruire ce campement. Mon compagnon d’arme me fait signe de m’éloigner. La douleur et la peur me paralysent à moitié les jambes… C’est comme ça que je vais finir ? Dévoré par cette chose ? Soudain, le guerrier téméraire lance deux hachette avec une force incroyable qui viennent se loger dans les ailettes de l’engeance d’ébène. Cette dernière pousse un hurlement de douleur et effectue une ruade en arrière soulevant ainsi un nuage de poussière. Le brave combattant me hurle comme une révélation :

- Il faut frapper sur ces fou-foutus ailes !

En voyant cette ténacité et ce courage démesurés, ma peur s’efface soudain et ma force et mes sens semblent démultipliés. Je mourrais de honte d’abandonner cet homme courageux face à un tel adversaire. Même si tuer cette monstruosité est impossible, si nous arrivons la blesser suffisamment, il se peut qu’elle décide de prendre la fuite et de nous laisser. Mais après les attaques qu’elle a reçues, elle se montrera prudente et impitoyable. Tout ce qu’il nous faut, c’est que son attention soit détournée ne serait ce que le temps d’une attaque. Réfléchis Ionos, il doit bien y avoir un moyen de… Une idée me vient alors, je cherche mon sac des yeux, je le vois non loin de ce monstre. Je pointe la lame de mon épée d’acier Lupe en arrière. Je dis au baroudeur barbu d’une voix un peu douloureuse mais déterminé :

- Je… Je vais tenter quelque chose… Tient toi prêt au bon moment…

Avant que ce brave homme ne me demande quel est mon plan, je m’élance rapidement, l’adrénaline me fait oublier la souffrance et la crainte qui me paralysaient, il y a quelques minutes de cela. J’atteins rapidement mon sac et fouille à l’intérieur. Notre imposant ennemi semble surpris de me voir aussi près, il émet un grognement sourd et fait claquer ses mâchoires mortelles. Je sors le faisan que j’avais précédemment chassé de mon sac et le lui lance. Aussitôt que l’engeance ailée aperçoit l’appétissant gibier, elle ouvre sa large gueule et le dévore avec sauvagerie. Je profite de cette inattention pour bondir et lui asséner un puissant coup de lame sur son œil droit en hurlant :

- Prends çaaaa !!

Le globe oculaire du monstre éclate et un épais liquide brun s’échappe de l’orifice et cette chose pousse un cri de douleur strident et assourdissant. Soudain je sens une incroyable puissance me rattraper et me plaquer au sol avec violence. Je lâche mon épée qui se plante loin de moi. Compressé par la patte de cette créature des abysses, je crache un mince filet de sang. Elle mon regarde avec son dernier œil, pousse un grognement léger. Je peux sentir son haleine nauséabonde me donner des vertiges et de la bave dégouliner de ses dents tranchantes. Non je ne veux pas mourir… Je tente de me débattre mais j’ai si mal… Serais ce… la fin ?
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Mer 13 Juin 2012 - 16:08



Le nain avait regardé la scène comme s'il était exclu du combat. Après avoir lancé deux de ses haches de lancer, il s'était aussitôt éclipser derrière le rocher où il se trouvait pour être hors de vue de la bête ailée. Alors que toujours la fumée noire et épaisse s'élevait dans le ciel également obscure dépourvu d'étoiles, le lycan, ayant l'air d'un farouche guerrier, murmura quelques mots à Thargas. Il avait remarquait que juste avant, ce même personnage était en train de réfléchir et s'était armé de sa large lame.

- Je… Je vais tenter quelque chose… Tient toi prêt au bon moment…

Il n'avait pas tout entendu tout ; un terrible brouhaha était provoqué par le monstre au corps lacéré de blessure - dû à ses combats passés. Ce dernier essaya d'utiliser ses ailes qui avait transpercés de deux armes lancés d'une puissance phénoménal mais, à chaque fois qu'il essayait, il poussa un cri de souffrance en retombant sur le sol lourdement. Quoi qu'il en soit, Thargas voyait déjà son compagnon fonçait à toute allure vers l'ennemi. Il haussa les sourcils et, était sur le point de lui demander ses intentions ; il se ravisa aussitôt lorsqu'il vu s’aperçut que son but était de prendre son sac. Ainsi, il se demanda qu'est-ce que son sac contenait de si important. Il suivait des yeux le lycan qui semblait savoir faire ce qu'il entreprenait. Il fut alors impressionné par son geste. Il avait pu attirer la créature naïf à l'aide d'un simple poisson. Elle avait sauté sur le poisson qu'avait lancé l'ingénieux aventurier et l'avait gobé d'un coup.

- Prends çaaaa !

Le lycan avait pu asséner un coup suffisamment fort pour percer l'oeil droit de la monstruosité en criant pour se donner de l'assurance. L'oeil avait éclaté en déversant un liquide brunâtre ayant une odeur atroce de vieux chou. Même Thargas, d'où il était pouvait la sentir et se couvrait la bouche et le nez avec sa main musclé. Le lycan ne semblait pas y faire attention. L'instant plus tard, il était dominé par l'animal difforme. Ce même-ci ne voyait qu'un oeil injecté de sang celui qui l'avait rendu borgne et avait tout de même pu lui rendre la monnaie de sa pièce. A l'aide de sa patte crochu il l'avait attraper et plaquer au sol.

Le nain alors immédiatement sortit de sa cachette, pris un peu d'élan avant de lancer sa hachette ; il tituba mais ne tomba pas au sol aride. L'infâme bête n'avait pas pris en compte le nain, du moins, il avait complètement oublié la présence d'un adversaire aussitôt redoutable que lui, adversaire que ne lâche jamais le combat, qui n'abandonne sous aucun prétexte... La hache lancé avec une puissance supérieur à celle d'avant venu se planter dans l'abdomen de la vorace créature. Cette dernière lâcha son emprise et battit des ailes, tout en poussant des cris frénétiques aigus. Les deux aventuriers se bouchèrent alors les oreilles. Les cris de douleur et de colère du monstre n'étaient pas supportable pour quelqu'un de bien formé. Après des battements d'ailes, la créature venu pour ôter deux vies s'envola dans les airs ; son unique oeil inspira une colère noire. En s'envolant en direction du ciel lugubre, il foudroyait les deux personnes qui devenaient de plus en plus petit.

- Rien d'cassé, mon gars ?

Le nain s'était assis sur le sol couvert d'un peu de liquide rouge-brun à moins d'un mètre du lycan qui était étendu au sol sur le ventre. Après avoir demander comment ce dernier se portait, il se craqua le cou. Il ne portait pas vraiment dans son coeur les lycans ; mais le compagnon qu'il avait secouru ne savait rien de son passé. Il fallait qu'il reste amical. Il ne voyait pas l'utilité de chercher les conflits, et encore moins avec des adversaires de taille. Il devinait la puissance du lycan muni d'une épée puissante.

- La créature a fuit... Mais j'donn'rais mon bras à couper qu'elle r'viendra !


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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Ven 15 Juin 2012 - 17:15

Le monstre éleva son immense tête et s’apprête à abattre sa puissante mâchoire sur tout mon être. Presque à bout de forces, je ferme les yeux espérant que mon trépas ne durera pas et que l’autre homme pu s’enfuir. Soudain une hachette de lancer fend l’air et se plante avec violence dans l’abdomen du monstre qui aussitôt lâche son implacable étreinte et pousse un cri des plus strident. Je trouve la force de me boucher les oreilles tant ce hurlement est insupportable. La terrible engeance ailée s’envola et commença à disparaitre dans les ténèbres.

Néanmoins elle n’avait pas encore décidé de nous laisser en paix. Ce n’étais qu’un maigre répit avant qu’elle ne nous attaque de nouveau, mais cette fois elle était grièvement blessé et ses mouvement allaient être ralentit. Le guerrier à la barbe rousse se mit à côté de moi, je sentais la méfiance à mon égard mais il n’est pas l’heure pour se méfier. Il doit savoir que si j’avais voulu le tuer je l’aurais il y a bien longtemps. Il m’affirme d’une voix grave et puissante :

- La créature a fui... Mais j'donn'rais mon bras à couper qu'elle r'viendra !

Je me lève difficilement, je secoue la tête pour chasser mes vertiges. Je ramasse ensuite ma lame d’acier et la range dans mon fourreau assez hésitant. Puis je dis d’une voix douloureuse :

- Je suis bien d’accord… Il nous faut nous mettre… hors de portée de ce monstre…

Je me relève avec difficulté et essaye d’avancer. Je peux entendre de nouveau le cri de ce monstre en moins strident nous avertir de sa prochaine attaque. Je dis à mon nouveau compagnon de fortune :

- Si nous voulons nous en sortir en vie, il faut nous entraider…

Je n’avais aucune envie de finir dans l’estomac de ce monstre, il me fallait espérer que ce brave guerrier comprenne que je n’ai aucune vile intention à son égard. Mais à présent tout ne dépendait que de lui. A deux nous avions une chance de nous en sortir.
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Dim 24 Juin 2012 - 15:47


Le nain cru d'abord à une victoire car l'affreuse bête volante avait fui mais, quelques secondes après, un cri strident avait retentit. Il ne pensait pas qu'elle allait revenir aussi vite. Thargas la craignait. Il fallait qu'il se prépare à la repousser ou à la tuer.

- Je suis bien d’accord… Il nous faut nous mettre… hors de portée de ce monstre…

Combattre la créature ou fuir ? Le nain courageux ne voulait en aucun cas déserter. Il voulait passer la nuit ici et c'est ce qu'il allait faire. Il avait déjà entendu parler de ces bêtes-là ; des Wyvernes, créature mi-dragon mi-vautour. Ils sont très agressifs avait-il lu.

- Non, nous devons lui tenir tête. Je ne partirais pas.

Le nain repris sa hache tombée au sol et la serra fortement. Il avait dans l'idée de combattre la créature ailée et était persuadé d'être victorieux face à elle. L'air soufflait si fort que les cheveux du petit homme dansaient dans les airs. Instinctivement, ce dernier mis ses mains devant ses yeux afin de les protéger du sable et de la poussière qui était transporté par les rafales de vent.

- Si nous voulons nous en sortir en vie, il faut nous entraider…

Le nain fit un hochement de la tête au lycan qui avait proposer une solution intéressante. Il était en effet d'accord avec lui. A présent, il ne voyait plus rien d'hostile envers sa personne.

" Préparons-nous à recevoir sa prochaine attaque"

Après lui avoir dit ce conseil, il lui montra dans le ciel la Wyverne qui fonçait sur eux, la gueule ouverte et les griffes en avant. Le nain courut afin d'éviter que l'oiseau agressif l'écrase. Il eut un point au niveau de ses côtes à droite. Il faisait noir, le vent glacial soufflait et Thargas n'avait pas la certitude de faire le poids contre cette créature qui faisait un bruit de tonnerre avec ses ailes impressionnantes. Tandis que le lycan qui avait déjà repris son arme s'était caché derrière un arbre mort, le dragon était atterrit sur le sol granuleux. Il guetta aussitôt les environs, les yeux rouges brillants tels deux beaux émeraudes dans la nuit.

L'instant après, l'engeance farouche poussa un cri de douleur. De son coup s'écoula un liquide noirâtre. Une hachette avait été lancé en direction de son coup de la part du nain qui s'était re-caché derrière un large rocher. Il fallait qu'il tue cette créature ailée s'il voulait passé la nuit ici.


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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Lun 25 Juin 2012 - 19:18

" Préparons-nous à recevoir sa prochaine attaque"

Les paroles du petit homme résonnaient dans ma tête. Tel un soldat suivant son Général de bataille, je me tenais à ses côtés, attendant la venue de notre implacable ennemi. Nous avions silencieusement conclu une alliance pour cette nuit, contre la créature cauchemardesque. A deux, j’avais la certitude que nous pouvions la terrasser, car malgré la petite taille du farouche guerrier, ce dernier avait la force et le courage d’une dizaine d’hommes à lui seul. Je serre le manche de ma lame d’acier, essaye de rester concentré sur l’instant présent, fixant au mieux l’ombre volante au-dessus de nous. Celle-ci pousse un long cri à vous exploser les tympans avant de fondre sur nous, tel un oiseau de proie se ruant sur des pauvres lapereaux.

Je me dissimule derrière le tronc d’un arbre mort tandis que le brave guerroyeur esquive une attaque frontale de cette mauvaise créature. Un éclair de lune permettait de mieux l’observait dans toute son horreur. Elle ressemblait à un dragon, ses ailes étaient dotées de larges membranes noire et légèrement déchirée par certaine endroits. Une queue longue se terminant par une pointe aussi acérée qu’une claymore en acier renforcé. Mais ce monstre avait un visage si repoussant, on aurait dit qu’il avait le crâne et le bec d’un vautour, mais garni de dents aiguisée comme des rasoirs. Son dernier œil aussi écarlate que le cuir de mon manteau. C’est alors qu’une nouvelle hachette fendit l’air, celle-ci se planta avec une force inouïe dans le cou de l’engeance ailée.

Je devais me montrer prudent, car bien que je tienne encore debout je pouvais sentir me jambes trembler. Je ne pourrais pas retentais la même attaque que tout à l’heure, néanmoins je peux affaiblir suffisamment cette chose pour l’empêcher de s’envoler et nous prendre par surprise. Je m’élance en zigzaguant, mais au moment où cette bête monstrueuse s’apprête à recevoir mon assaut, je m’écarte brutalement et lui entaille légèrement une de ses pattes. Elle pousse un grognement énervé et essaye de suivre mes mouvements. Elle tente de m’asséner un puissant coup de queue que j’esquive en glissant sur le sol rocheux.

Je continue mes attaques brèves et rapides, mon seul but et de l’épuiser suffisamment pour qu’à mon tour je puisse lui donner une attaque fatale. L’engeance démoniaque a perdu beaucoup de sang à la suite de nos féroces attaques, ses mouvements deviennent de moins en moins précis. C’est alors que me vient une idée, je me mets à bonne distance du monstre et celui abat une de ses pattes sur moi. Je retire mon manteau rouge vif au dernier moment, les griffes du monstre écrase mon long manteau mais ne remarque pas que ce dernier est vide. Dans cette obscurité, il me distinguait très facilement avec celui-ci. La lame de Lupe glisse le long du cou ensanglantée de la créature, cette dernière pousse un long cri déchirant et strident. C’était le moment ou jamais pour l’achever…
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Lun 2 Juil 2012 - 15:25


Juste après avoir lancé sa troisième et dernière hachette, le nain s'était une nouvelle fois adossé derrière le large rocher. Les gouttes de transpirations coulant sur ses tempes et sans cesse, cette peur d'être pris de surprise par la Wyverne, Thargas devait soufflait un peu. C'était au tour de son nouveau compagnon apparu depuis 30 minutes d'agir. Ce dernier l'avait bien compris. Il fonça avec le courage qu'il lui restait encore et, la main droite sur son épée, zigzaguait en direction afin d'éviter les prochaines attaques de l'engeance. Avec une agilité peu commune, le lycan glisse à quelques centimètres de la queue de la bête, et lui inflige de sérieuses attaques. La créature pousse des jappements de douleur. Elle n'arrive pas à toucher l'habile ennemi qu'il a en guise d'adversaire. D'ailleurs, le sang coule de plusieurs endroits.

Le nain piqué de curiosité, glisse sa tête pour voir le combat qui se déroule quelques mètres devant lui. Il est fort impressionné par les compétences de combat du lycan. Son agilité était égale à son intelligence. Ses mouvements étaient calculés, réfléchis. Quelque peu bouche bée, le nain décida de mettre également son grain de sel même si son compagnon semblait prendre le dessus.

La créature ailée lâcha un cri infernale qui déchira une nouvelle fois la nuit noire après s'être un fait pourfendu la gorge. De cette dernière, du sang s'écoula et tâcha le sol gris. La Wyverne tituba en crachant du sang. Ses ailes battaient l'air. Elle essayait une nouvelle fois de s'envoler pour essayer une dernière attaque ou fuir ce combat qu'elle allait perdre. Si les deux aventuriers voulaient passer la nuit tranquille, il fallait qu'ils en terminent avec l'engeance ailée. C'est d'ailleurs ce que fit le nain. Hache fermement tenu entre ces deux mains, le petit être courait en ligne droite avec un seul idée en tête : Asséner le coup fatal à la Wyverne qui semblait avoir perdu le fil du combat. L'importante quantité de sang qu'elle avait perdu et les nombreuses blessures qu'elle avait lui faisaient perdre la conscience.

Le nain, poussé par sa furie qui ne cessait de grandir, croisa le regard du lycan avant de frapper dans les pattes de la bête qui hurla aussitôt la mort. Elle ne pouvait rien faire contre ses deux adversaires. L'un la tambourinait de coup fracassant d'épée tandis que l'autre s'en prenait à ses membres inférieurs. La créature souleva soudainement ses ailes et tourna sur elle-même. Le nain et le lycan furent repoussé quelques mètres en arrière. Mais le nain ayant juré d'en finir, fondit sur la créature bientôt morte. Sa hache s'enfonça dans son dos. Elle resta accroché entre deux os de sa colonne vertébrale. Le nain n'arriva pas à la retirer mais c'est à sa grande surprise que la Wyverne réussit à décoller de quelques mètres du sol. Le petit être râla et tapa du pied sur le sol. Son arme venait de s'envoler. Mais un rictus se dessina sur son visage la minute d'après.

Le vautour vorace et gigantesque volait difficilement N’excédant pas quatre mètres de hauteur, la créature ailée finit par retomber sur le sol granuleux. Elle ne releva plus jamais mais garda son unique oeil flamboyant ouvert. Le nain arracha sa hache de la colonne vertébrale de la Wyverne ce qui provoqua un nouveau cri, mais cette fois-ci il semblait étouffé.

" Nous en avons fini avec lui. Je te le laisse. Achève-le et tu auras ma confiance, jeune lycan. "

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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Mer 4 Juil 2012 - 20:43

La peur de mourir avait disparu, mes mouvements étaient comme guidés par cette sensation des plus étranges que je ne pouvais définir. Je faisais confiance à ce singulier combattant, je ne craignais même pas qu’il me blesse, en vérité cette pensée ne me traversa même pas l’esprit. Pas de passé, pas de préjugés… Juste un affrontement à l’instant présent. Nous étions deux êtres qui dansaient avec leurs lames, qui combattraient jusqu’à leur dernier souffle, qui ne se laisseraient faire sans avoir fait couler abondement le sang de leur ennemi. Je ressentais une telle extase alors que nous mettions nos vies en péril, j’aurais presque envie d’éclater de rire tant je semblais me sentir au plus haut de ma forme. Je ne sentais plus mes blessures, je restais concentré sur ce que j’avais à faire : tuer pour survivre.

C’est alors que le monstre ailé reçu une attaque des plus violentes qui lui fut fatale. Je réalisais que ce n’étais alors qu’une question de temps avant que nous devions en finir. La bête agonisait sur le sol, l’adrénaline de ce combat acharné s’estompait. Mais les paroles du nain résonnaient encore dans mon crâne, car elles sonnaient comme une signature au pacte que nous avions établi précédemment pour survivre à cette nuit. Alors que nous ne nous connaissions pas, nous avions pris des risques pour l’un et l’autre comme des frères d’arme. Nous aurions pu nous entretuer aussitôt que ce monstre soit hors d’état de nuire, mais non. Nous admirions le courage de l’autre et notre combativité guerrière. Nous étions réunis là, en cet endroit et cette nuit contre un ennemi commun. Et à présent il fallait conclure ce combat semblable à une pièce de théâtre, mes mains soulevèrent ma lame d’acier Lupe. J’avais l’impression de ne faire plus qu’un avec elle.

La pointe s’abattit violemment au travers du cou épais de cette engeance maléfique qui poussa un cri de douleur suivit d’un sinistre gargouillis. L’épouvantable bête était enfin vaincu, je retire ma lame et essuie le sang épais qui peine à partir. Puis je prends mon sac trainant sur le sol. Ensuite, je regarde à présent ce compagnon d’arme et d’infortune que le destin m’avait offert pour survivre à cette bataille. J’hésite un bref instant avant de lui tendre la main espérant qu’il accepte de me la serrer et me présente :

« Je me nomme Ionos Selherand fier guerrier ! Je dois te dire que jamais je n’avais ressenti une telle hargne dans un combat… Et à deux nous avons triomphé d’un bien terrible ennemi… »

Je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine fierté, oui j’étais fier d’avoir combattu aux côtés de cet homme. Je me doute que grand nombre de gens se moqueraient de sa petite taille, mais moi je voyais la grandeur et la fierté de cet homme. Au fond de moi je savais que j’éprouvais envers lui une certaine sympathie. Mais à présent que plus rien ne nous liait, je ne pouvais prédire qu’elle serait sa réponse. Peut-être sa méfiance envers les lycans reprendrait son droit et alors nous serions devenus ennemis. Peut-être même allions nous conclure cette rencontre dans une mise à mort ? Le destin m’a souvent joué des tours que je ne savais pas ce qu’il me réservait cette fois.

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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Ven 6 Juil 2012 - 23:37


Le nain cracha par terre. La bête n'existait plus. Elle ne représentait plus de réel menace pour les deux aventuriers en quête d'action. Le nain était fier du combat qu'il avait fait. D'après lui, il n'avait nullement besoin de l'aide, et encore moins d'un lycan. Si par un heureux hasard, un de ces semblables serait arriver à la place du loup-garou, il aurait surement été plus jovial. Malheureusement, ce n'était qu'un de ces vieux chiens à la force semblable à celle des vampires lorsqu'ils étaient dans leur forme animal. Il était certes impressionné des compétences de combat de celui qui l'avait aidé, mais il n'allait pas être sympathique avec. Il avait pu affronter seul cette Wyverne ; il avait déjà affronté bien plus pire que cela. Ses traits se fermèrent alors que le lycan se présenta. Il n'avait pas envie d'être gentil avec lui, mais non plus d'être agressif. Son camp avait été ravagé par la créature ailée. Il était suffisamment en colère et s'il avait encore à faire au lycan, il allait très certainement le mettre en pièce. Il se sentait invincible et intouchable durant quelques secondes mais, il revint à la réalité rapidement quand le lycan se présenta.

« Je me nomme Ionos Selherand fier guerrier ! Je dois te dire que jamais je n’avais ressenti une telle hargne dans un combat… Et à deux nous avons triomphé d’un bien terrible ennemi… »

Sans écouter ce que le lycan racontait, il se redirigea vers le camp détruit. Il devait se reposer ; ses muscles lui faisaient mal. Il ne savait pas pourquoi. Une douleur lui brûlait le dos. Après une bonne nuit de sommeil, il aurait retrouver son aplomb. Son sac avait été écrasé. Ce n'était pas important. Il ne restait plus qu'une fade gorgées de bière. La seule chose qu'il désirait à ce moment était de se reposer devant un feu de camp bien chaud. Il ne cacha pas sa méfiance qu'il avait envers le lycan et lui fit part.

- Que faites-vous là ? Vous n'avez pas b'soin d'm'aider ! J'en ai marre de ces aventuriers de pacotille. Disparaissez avant que j"sois vraiment lassé d'vot' présence.

Il était désagréable comme à son habitude. Mais, il ne lui indiqua pas qu'il fut impressionné de sa technique de combat ; il voulu même lui demander où il avait pu dénicher sa lame - car lui-même était forgeron - mais s'en abstint. Son regard n'éprouvait aucune sympathie. Il avait posé sa lourde hache au sol, c'est pourquoi il ne cherchait en aucun cas une nouvelle confrontation. A cause des mèches humides collées à ses tempes, le petit homme broncha et attacha ses cheveux lisses en une queue de cheval.

Même si la Wyverne était au sol, le vent soufflait encore. Quel bien étrange endroit. Le nain espérait qu'aucune autre créature, de n'importe quelle taille, ne le dérangerait durant la nuit. Il se sentait assez faible et, si un quelconque visiteur viendrait lui faire une surprise, il ne serait ainsi pas en état de l’accueillir. Il fallait vite faire un feu l'histoire de réchauffer un peu ses muscles. Et, il s'empressa d'en faire un bien que cela pourrait attirer d'autre créature encore plus dangereuse. Cela lui réchaufferait le coeur et l'esprit. L'atmosphère était humide, le feu ne prit pas tout de suite. Il du s'y prendre à plusieurs reprises. Il attendait parallèlement la réponse du lycan qui ne venait pas. Les flammes montèrent doucement dans l'air frais de la nuit. Le nain se retourna machinalement afin de vérifier si le lycan n'était pas parti à cause de son agressivité qu'il aurait pu ressentir dans ses paroles. Mais non, ce dernier était toujours là. Impassible. Il ne semblait ne pas avoir fait attention aux paroles du nain grincheux. Insensible au vent, la main sur le manche de son épée et le regard perdu au loin, le lycan avait l'air de recevoir une réponse bien plus amicale de la part du nain. Ce même-ci secoua la tête. Après tout, ce n'était pas un bonhomme avec une épée qui allait modifier son caractère. Il remit sa couche - du moins, sa peau d'animal dépecé - au sol et allongea ses vieux os dessus. Quelque uns firent un craquement. Avant de fermer les yeux, il jeta un coup d'oeil au feu qui vivait mais qui allait mourir d'ici 1 à 2 heures et fit une annonce à sa compagnon :

- Soyez plus là d'main matin. Je n'ai pas envie de me coltiner un de ces lycans... Osez être là à l'aube et vous verrez !

Le nain ne cherchait pas un affrontement. Il voulait mettre au défi le Lycan. Il voulait savoir si celui-ci était vraiment un aventurier sans aucune peur. Il allait le découvrir au petit matin le jour suivant...



Dernière édition par Thargas Kor'gosh le Mar 17 Juil 2012 - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Lun 9 Juil 2012 - 16:23

Je me sentais profondément blessé dans mon orgueil après les paroles de ce guerrier. Il avait royalement ignoré ma présentation et ma poignée de ma main. Nous avions combattu ensemble et nous avions risqué nos vies pour survivre face à l’engeance ailée. L’image du guerrier brave et sans peur que j’avais avait disparu pour laisser place à un personnage bourru et désagréable. Si je m’écoutais je lui aurais volontiers tranché la tête, mais pour cela il aurait fallu qu’elle sorte un peu plus du sol et que je ne sois pas aussi fatigué. Je rengaine mon épée et cherche mon sac sur le sol rocailleux, je ne tarde pas à le retrouver, à contre cœur je dois me restaurer d’un unique quignon de pain et un morceau de volaille séché. Par chance ma gourde ne s’est pas brisée et je peux également boire quelques gouttes. Je décide de prendre de nouveau mes distances avec ce compagnon ingrat qui me dit d’une voix presque menaçante :


Je hausse les épaules puis pousse un soupir agacé avant de poser sur le sol une couverture en peau de bête et une couverture chaude en fourrure d’ours. Je m’installe avec difficulté sur le sol et essaye de fermer les yeux. Malgré l’odeur de carcasse infecte j’arrive enfin à m’endormir avec la mauvaise sensation que ce guerrier que j’admirais s’est joué de moi et que sa méfiance le pousse à se montrer assez égoïste. Je ferme les yeux, je suis trop fatigué pour pouvoir me disputer avec lui ou partir chercher un autre refuge. Je m’endors peu à peu et sombre dans les abysses de Morphée. Je ressens de nouveau ce pressentiment, je crains que je ne le revoie durant mon sommeil. J’ouvre les yeux et le distingue assis en face de moi. Mon autre moi, il me ressemble en tout point, mis à part que ses deux iris sont aussi écarlates qu’un rubis et que son sourire malsain me mette aussi mal à l’aise. Je ne le vois qu’un rêve, mais c’est dernier temps il apparait de plus en plus souvent pour me cracher son venin et ce n’est pas sans m’inquiéter. Il me demande d’une voix des plus sadiques :

- Quel combat mon petit loup ! tu t’es surpassé et tout ça pour rien ! J’espère pour toi que tu comptes faire payer à cet ivrogne barbu cette humiliation ?

Je lui rétorque d’une voix épuisé et las :

- Mêles-toi de ce qui te regarde… J’ai promis de me montrer le plus impartiale possible dans mes actions… Si ce guerrier est trop méfiant à mon égard tant pis… Je préfère en rester là…

Mon double s’avance vers moi, pour une fois il semble des plus irrité par mon choix et me réplique :

- Et que fais-tu de ton honneur de lycan ? Tu lui sauve la vie et ensuite il t’humilie sans te remercier, et tu considères ça comme un juste du ? Tu me donnes la nausée vraiment…

Cette fois je ne peux m’empêcher de laisser échapper un rire suite à cette étonnante réponse de mon double. C'est la première fois que je vois aussi hors de lui. Je lui réponds aussitôt :

- Hé bien regardez-moi ça ! Toi qui semblez t’amuser de moi te voilà outré dans ton vil orgueil. Pour ma part il n’y a nul honneur à tuer quiconque ne te comprend pas, je préfère laisser les autres dans leur ignorance plutôt que de me rabaisser à leur niveau. Mais je doute que tu puisse comprendre cela, c’est trop demander pour un animal…

A ces mots, le poing de mon double s’écrase à côté de mon visage. Visiblement lui aussi à ses faiblesses, sans sourciller je me contente de le fixer visiblement. Celui-ci me dit d’une voix hostile :

- Prends garde aux paroles que tu emploies petit loup. Je ne peux pas te tuer, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas te faire souffrir d’une autre manière. Mais je suis las de t’écouter, je vais te laisser sombrer dans ta propre arrogance…

Mon autre moi s’éloigne, pour la première fois je suis content de m’être enfin imposé. Je peux dormir tranquille pour cette nuit et ne plus craindre son poison.

Les rayons de l’aube me forcent à ouvrir les yeux. Je m’étire et constate que le guerrier continu de dormir et que son feu s’est complètement éteint. Je ne tiens pas à le réveiller ou à parler avec lui pour l’instant. Je prépare dans mon coin un foyer ou je mets quelques brindilles, puis une infusion grâce aux herbes offertes par Dame Ischaänd en Oryenna et que j‘ai gardé. Dans une poêle, je fais revenir quelques morceaux de pains avec des bouts de bœufs qui cuisent doucement. Le tout aromatisé de quelques herbes, un doux fumet s’échappe et enivre mes narines. Je m’assois et commence à déguster ce petit déjeuner, la carcasse de notre créature de cauchemar a déjà commencé à être dévoré par des charognards et les mouches. Ceux-ci ne nous prêtent aucune attention et se contente de déchiqueter l’épaisse carcasse de leurs crocs. Malgré ce spectacle un peu répugnant, ceci ne m’empêche pas de manger. Je me demande si ces charognards ne vont pas réveiller se guerrier, il risque de n’être que de plus mauvaise humeur. De toutes façons s’il se montre désagréable, je resterais de marbre.
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Mer 18 Juil 2012 - 0:34

Le nain grincheux avait passé une sale nuit. Il n'avait pas vraiment bien dormi. Dans cette endroit, les bruits diverses n'avaient pas cessés. Que ce soit le vent qui sifflait entre les branches des rares arbres presque mort ou les cris inquiétants des créatures inconnus qui régnaient en ce lieu, Thargas n'avait pas dormi autant qu'il l'avait souhaitait et donc, il n'avait pas pu récupérer toutes ses forces. Puis, il n'avait pas consommé de vrai repas depuis deux jours. Quand le soleil s'était levé à l'ouest, le nain affamé s'était levé et son humeur avait tout de suite changé. L'odeur de la carcasse à moitié pourri lui monte dans le nez et il manque de vomir de la bile et le peu de bière qu'il avait bu la veille. Le bruit du mouvement du nain n'alerte pas le lycan. Les vautours et autres rapaces avaient déjà dévoré la moitié de son corps. Les rayons du soleil lui avaient agressés les yeux. Il fallait dire qu'il détestait le soleil ; il n'en était pas allergique mais il essayait de l'éviter au maximum. Il aimait les lieux sombres tel que les vieilles mines désinfectés ou les tunnels en Angaïla qu'ils connaissaient comme sa poche. Enfin, ce n'était pas cela qu'il le tracassait le plus. Alors que le vent frais soufflait toujours, le nain ne voulait pas que le lycan remarque qu'il soit réveillé et, c'est pourquoi, il n'avait pas bougé d'un poil - mise à part pour se changer de position lorsque la précédente l'incomfortait.

Quelques temps après que les premiers rayons étaient apparus, le nain avait senti du mouvement non loin de lui. Il avait ouvert doucement ses yeux pour s'habituer au soleil. Peu à peu, une odeur de nourriture et d"épices enivrait ses narines. Le nain pensa immédiatement "Nourriture... MANGER !" Le nain gigote et essaye de voir ce qu'il se passe quelques mètres plus loin. Il voit alors le lycan le dos courbé, qui s'active en train de se cuisiner un petit déjeuner. Le petit homme devina du l'odeur du boeuf cuit revenu aux épices et il s'avisa de ne pas être brusque. Il était affamé mais aussi méfiant. Il n'était pas vraiment fâché envers le lycan qui s'était révélé plus téméraire qu'il l'avait pensé. Il l'avait sous-estimé. En faite, il n'avait jamais eu l'occasion de croiser ses combattants vertueux. Qui était-il exactement ? Quel était son but ? Ses intentions ? Tant de questions tourbillonnaient dans l'esprit du vieux nain loin d'être bête.

Ses yeux à peine entre-ouverts fixaient le lycan concentré à sa tâche. Il ne semblait prendre conscience que le petit homme à la barbe bien garni l'observait. Tandis que les mouches tournoyaient autour de l'imposante carcasse de Wyverne, les corbeaux, la faim assouvi, s’apprêtaient à repartir. Après quelques minutes, alors que le lycan commençait à avaler son repas goulûment, Thargas pensa qu'il serait préférable de ravaler son arrogance et son antipathie envers l'inconnu et lui demander un peu de nourriture s'il lui en resterait encore, bien entendu. C'est ainsi qu'il se leva péniblement, manquant de tomber deux fois. Une fois debout, les cheveux en bataille et le regard fatigué, il s'approcha à grand enjambé (qui n'était qu'un pas d'humain) du lycan qui s'était restauré. Et là, ses jambes le trahirent. En lâchant un petit cri rauque de surprise, il s'étala de tout son corps dans la poussière. Mais, aussitôt, pour ne pas se faire honte, il se releva en tapottant sur ses vêtements afin d'enlever la poussière qui s'y était accroché. Alors que le lycan porta attention à lui, à cause du bruit qu'il avait fait en tombant, un sourire se dessina sur le visage du nain. Ce sourire semblait amicale à premier vue mais, derrière celà ce cachait un mépris terrible envers le lycan qui se trouvait à une distance de deux mètres de lui. Poliment, il demanda donc sa requête à lycanthrope devant lui.

- Io-Io-Ionos, c'est çà, dites-moi ? Z'aurez pas encore un peu d'vot' barbaque ? J'ai pas manger d'vrais repas d'puis 3 jours! J'm'excuse pour hier, j'aime pas beaucoup les étrangers, voyez...

Il s'était repris à trois reprises pour dire le nom du lycan qui s'était présenté avec courtoisie ; il n'avait pas l'habitude d'appeler les personnes par leur véritable identité. Les vampires - qu'il détestait par-dessus tout - étaient les "suceurs de sangs", les humains, "les insectes" et les elfes, il ne l'ait apprécié pas trop et s'il pouvait les éviter, il le ferait. En continuant de faire un faux-sourire, il s'approcha encore un peu plus du lycan, persuadé qu'il serait généreux pour un petit homme fatigué.

Alors que toujours, le vent soufflait faisait arracher au passages quelques feuilles multicolores aux arbres, une nouvelle menace semblait se rapprocher. Ici et là, des mini-tornades de poussière se formaient. L'endroit était humide et froid. Il ne fallait surtout pas chercher conflit dans un endroit pareil, alors que n'importe quelle créature pouvait apparaître et vous sauter à la gorge sans même dire bonjour. Le temps semblait ralentir. Le ciel était d'un gris triste. Il faisait lourd. Le nain n'aimait pas cette sensation d'avoir chaud et d'être fatigué. Tandis que des courbatures faisait des aller-retour dans tout son corps, le nain attendait desespèrement une réponde affirmative du lycan qui semblait réfléchir. Son dos très douloureux lui fit verser quelques larmes qui tracèrent des sillons dans ses joues rouges. Il était en bien mauvaise étât et ne pouvait pas livrer un autre combat. La carcasse pourrissante de la Wyverne n'arrangeait pas les choses ; lorsque la température augmentera, l'endroit sentira la mort. L'odeur était déjà insuportable pour le nain alors, il ne fallait pas imaginer comment elle allait être plus tard.


Dernière édition par Thargas Kor'gosh le Mer 25 Juil 2012 - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Dim 22 Juil 2012 - 13:44

Mon compagnon d’arme de la nuit dernière me semblait être dans un bien piteux état. Je me demandais pourquoi devrais je me montrer généreux envers lui lorsque ce dernier se montra des plus ingrats et irrespectueux. Néanmoins je ne voyais pas l’intérêt de laisser ce pauvre homme mourir de faim, à voir les cernes profondes de ses yeux et le ton fatigué de sa voix. Je devinais que la nuit avais été rude et que sans nul doute, ce guerrier n’avait pas mangé de bon repas depuis quelques jours.

Nous avions combattus côtes à côtes le temps d’une nuit, il avait son caractère et avait des à priori sur les miens. Il ne tenait qu’à moi de lui montrer que les lycans ne se ressemblent pas tous. Je rempli à ras bord, une assiette de morceaux de viandes, de croutons et de quelques champignons puis la pose non loin de moi. Cette situation me fait un peu sourire car, on dirait que j’essaye d’apprivoiser une Ophale. Sauf que cette Ophale sait manier avec dangerosité la hache e que je tiens très peu à en recevoir une dans le coin de la figure. Je lui dis alors d’une voix des plus assurés et calme :

- Si tu veux manger tu peux me rejoindre…

Je voulais lui faire comprendre que je n’étais pas rancunier envers lui, mais que le jugement qu’il m’a porté était des plus faux et irréfléchis. Je ne connaissais pas bien cette race des nains d’Angalia. Les seules choses que je savais à leur sujet étaient des rumeurs certaines fondées sur des faits réels d’autres après avoir bu un tonnelet d’hydromel. Je savais que cette race était fière, un peu rustre et guerrière. Je crois aussi, que les nains avaient une prédilection dans l’art de boire 20 pintes de cervoise sans tituber. Maintenant est ce que les nains naissent des trous qui sont dans les sols ou si tu leur tranche la barbe ils meurent… Seuls idiots et les incrédules pourraient croire de telles balivernes saugrenues. J’attendais donc que ce fier guerrier décide de s’avancer vers moi et de renouer un peu, quitte à ce qu’il laisse son amour propre de côté.

L’eau que j’avais mise sur le feu se mit à bouillir, je la verse dans un gobelet ou j’y ais mis quelques herbes médicinales offertes par cette guérisseuse dans la cité de l’aurore. Ce breuvage me ferait le plus grand bien après cet affrontement que nous avions mené hier soir. Je propose alors à mon invité :

- Je peux vous proposer ces breuvages pour soulager vos blessures, c’est amer et ça ne vaut pas de l’hydromel. Mais il faut bien faire des concessions pour rester en forme et en vie n’est-ce pas ?

Je remplis un deuxième gobelet et le posa auprès de l’assiette. Le nain serait libre d’en boire ou non. Je me rassois et continua de savourer un peu ce repas avant de lui demander :

- Si je me rappelle bien, vous m’aviez dit que si j’achevais cette engeance vous m’accorderiez votre confiance non ? il semblerait que vous soyez plus méfiant envers les gens comme moi je me trompe ? Bah après tout je n’en ai cure, mais la prochaine que quelqu’un combat à vos côtés, desserrez un peu les dents. De plus la moindre des politesse quand quelqu’un vous donne son nom et de faire de même…
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MessageSujet: Re: Terreur au coin du feu - Terminé   Jeu 26 Juil 2012 - 2:40


Par l'odeur alléchante de la viande, le nain n'en peut plus d'attendre. A l'intérieur de lui, il se dit qu'il doit rester fort, qu'il peut se débrouiller tout seul pour trouver de quoi manger mais, son corps est torturé par des courbatures et des blessures qu'il lui font un mal de chien. Tout à coup, voilà que le lycan commence à remplir une assiette en argile de morceaux de viande encore juteux et de quelques suppléments non-négligeables à manger. Il dépose l'assiette débordante de nourriture encore tiède en direction du barbu blessé. Celui-ci se demande si cela lui est vraiment destiné car il a sans doute manqué de tact à propos des paroles qu'il lui a adressées.

- Si tu veux manger tu peux me rejoindre…

Le nain sursauta aux paroles de celui qui l'avait aidé à combattre la bête ailée précédemment. Il remarque que sa voix est étonnement calme. Pris légèrement de peur, le nain recule de quelques pas. Il avait en face de lui un lycanthrope. Une de ces personnes qui se transforme en bête affamé en un claquement de doigt ; il faut s'en méfier. Ne voulait-il pas dire "Si tu veux manger tu peux me rejoindre... Ta chair sera plus tendre lorsque ce sera à mon tour de te manger !" songea le nain. Mais, il chassa cette idée de sa tête. Il n'avait pas vu en lui de menace importante et il voit souvent juste lorsqu'il est question de dénicher les personnes à qui l'on peut faire confiance ou non. Il se regardèrent pendant quelques secondes dans le blanc des yeux mais le nain leva la tête en direction du ciel. Il ne remarqua aucun nuage. Seul le soleil éclatant brillait. Une petite larme coule sur la joue de Thargas et reste accroché à sa barbe hirsute. Des souvenirs d'enfance remontent soudainement dans sa tête. Tant de souvenirs. Tant de souvenirs que le nain préférerait garder pour lui. Des souvenirs trop difficile à raconter. Le petit homme fatigué secoue la tête et sent un parfum inconnu qui lui chatouille ses narines quasi-bouché par du sang coagulé.

Il fit une grimace en voyant la drôle de mixture à base d'herbes que lui concoctait le lycan. Thargas ne croyait pas en toute ces choses là. Pour l'unique solution miracle était une bonne cuite à la bière ; quitte à avoir le lendemain, un horrible mal à la tête. Tout ce qui provenait des plantes n'étaient pas pour lui même si de nombreuses personnes lui ont rabâchés qu'avec les plantes l'on pouvait fabriquer toute sorte de chose. Il eut un vague souvenir qu'autrefois lorsqu'il vivait avec son oncle ; ce dernier avait de vieux parchemins où étaient notés toute sorte de breuvage que l'on pouvait faire avec des plantes : poison, antidote, onguent... Les plantes pouvaient vous sauver la vie comme vous la retirer si vous ne connaissez pas la plante que vous consommez. Le nain ne voulait pas paraître nonchalant et faible en face du lycan qui semblait être en deux fois meilleure forme que lui. Chez les nains, leur force était leur principale atout.

Le nain s'approcha en toussotant en gardant l'oeil sur le lycan qui finissait son repas. Et tout en mangeant, ce même-ci repris la parole.

- Je peux vous proposer ces breuvages pour soulager vos blessures, c’est amer et ça ne vaut pas de l’hydromel. Mais il faut bien faire des concessions pour rester en forme et en vie n’est-ce pas ?

Désormais, un assiette de nourriture appétissante et un verre d'eau frémissante aux herbes sans nul doute médicinales était à sa portée. Le nain fut agréablement surpris de la gentillesse inattendu du lycan et se contenta d'hocher la tête en guise de réponse. Il fit encore un pas. Il n'avait à présent qu'à tendre la main pour attraper l'assiette garni de viande. Le lycan leva les yeux vers lui et repris la parole.

- Si je me rappelle bien, vous m’aviez dit que si j’achevais cette engeance vous m’accorderiez votre confiance non ? il semblerait que vous soyez plus méfiant envers les gens comme moi je me trompe ? Bah après tout je n’en ai cure, mais la prochaine que quelqu’un combat à vos côtés, desserrez un peu les dents. De plus la moindre des politesse quand quelqu’un vous donne son nom et de faire de même…

Thargas comprit que son compagnon de bataille ne représentait pas une menace. Cependant, il n'apprécia pas qu'il lui fasse la morale. Il grimaça et s'empara de l'assiette en argile. Il recula d'un pas et se mit assit en tailleur et balança ses cheveux en arrière pour éviter que l'un d'entre eux ne tombe dans sa viande. Il inspecta chaque ingrédients.

"Champignons... Croûtons... Boeuf.. un peu plus cuit, l'aurait été mieux." se dit-il à l'intérieur de lui-même.

Faute d'avoir de couverts, il utilisa ses doigts et il n'en fut pas gêné. Autrefois, ses semblables faisaient pareil. Il dévorer goulûment les morceaux de viande en tâchant son pantalon de toile sans s'en rendre compte. A chaque nouvelle bouchées, la viande bien que pas assez cuite pour lui, fondait sur sa langue. Il ressentait de la sympathie pour le lycan. Et voilà comment amadouer un nain malade : un repas bien goûteux. Les traits de son visage se décrispèrent peu à peu et Thargas crut finalement bon de répondre au lycan d'un ton non-agressif.

- Mon garçon... Je crains que tu m'connais pas pour dire ça. J'peux affirmer qu't'es encore un peu jeune pour avancer c'que tu dit là. J'suis dans c'monde depuis plus d'cent ans alors j'crois connaître les spécimens qui vivent ici mieux qu'toi ! D'puis bien longtemps, même avant qu'ta mère soit naît, j'n'accorde ma confiance à personne...

Il marque une pause alors que le lycan le regarde et l'écoute avec intention. Il attrape le verre contenant la boisson à base de plantes. Il ne se posa pas de questions sur la véritable contenance mais il avait vu Ionos en boire donc il conclut qu'il ne risquerait rien. Une fois une gorgée bue, il grimaça mais sentit l'eau chaude dévalait dans sa gorge. Ce n'était pas agréable dans ce lieu sec, chaud et venteux. Mais cela lui ferait du bien. Il aurait bien sûr préférait une choppe d'hydromel fraîche enfin... un tonnelet plutôt.

- Merci pour ce r'pas en tout cas. J'n'oublierais pas ton geste, mon bon'homme ! Si tu t'es senti offusqué d'mon comportement, c'est que n'as jamais côtoyé un des miens !

Il poussa un rire maladif qui finit en une quinte de toux. Aussitôt, il s'empressa de boire le reste de la boisson aux plantes. Il mangea silencieusement le reste de son assiette en adressant de temps à autre un sourire au lycan. Il se sentait déjà en meilleur forme dix minutes après qu'il eut mangé le premier morceau de boeuf. L'affreuse odeur qui émanait du cadavre de la Wyverne était toujours la même ; si bien que le nain s'y était habitué.

Cinq minutes plus tard, après avoir totalement terminé l'assiette, Thargas jugea qu'il fallait qu'il se présente. C'était la moindre des politesses envers quelqu'un qui lui avait offert un repas bien qu'il soit un peu maigre. D'un revers de manche, il s'essuya la bouche puis se remit debout. Cela lui fut douloureux mais il pouvait tenir sur ses deux jambes à présent.

- Oui... Eh bien... Je me nomme Thargas Kor'gosh, maître forgeron à Kazad Duraz. T'as sans doute déjà entendu parlé d'moi, non ?

Après s'être présenté, il sourit au lycan en dévoilant ses deux rangées de dents. Au dessus de lui, le ciel était dépourvu de nuages. Il était clair, azur... Le temps était le meilleur qu'ils puissent avoir. Ils étaient chanceux. Ils auraient pu écopaient tout deux d'une pluie battante. Seul le vent frais soufflait encore et éternellement. Il se désinteressa du lycan qui semblait perdre son regard dans le ciel infini. Sa hache une fois reprise, il s'éloigna et traversa l'Egorgeur de Dragon. Pas si dangereuse que cela, après tout. Il s'éloigna doucement et marchant en arrière puis haussa les épaules. Il ne prit pas la peine de dire au revoir et repartit en quête d'aventures encore plus frissonnantes...



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Terreur au coin du feu - Terminé

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