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 Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)

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MessageSujet: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Lun 18 Juin 2012 - 23:03

Un petit nuage de buée blanche, qui s'élève et se dissout lentement parmi les flocons... Comment suis-je arrivée ici, déjà ?

Appuyée contre un pilier effrité, je contemple la condensation de mon souffle et la neige qui recouvre les ruines de Mhornar. Après avoir quitté le désert du Zénith, le froid hivernal qui s'étend jusqu'ici me semble encore plus vif. Frottant mes mains gelées dans leurs mitaines, je referme les pans de ma cape sur moi pour préserver la chaleur qu'il me reste. Maldrik a fait du bon travail. Les trois épaisseurs de tissus luttent vaillamment contre l'air glacial et je parviens, lentement, à me réchauffer. Lorsque j'arriverai en Thaodia après avoir passé l’Égorgeur du Dragon, j'irai directement à Nord-Bois le remercier et aider les siens, en paiement. Dit comme cela, ça semble si facile et pourtant, je sais que mon projet de traverser Angaïla seule et sans armes par ces temps si étranges et peu sûrs tient de l'inconscience pure et simple. Mais j'ai fait le choix de ce voyage. Je veux atteindre les montagnes et voir de mes propres yeux si tout le pays est frappé par cet hiver contre-nature qui emprisonne Ephaëlya.

M'éloignant du pilier, je fais quelques pas dans les ruines silencieuses. La neige crisse mollement sous mes pas. Comme c'est la seule chose qui rompt le silence, il me semble qu'elle s'entend à des kilomètres à la ronde. Et je ne cache pas que, pour une fois, je ne me sens pas tranquille à cette pensée. J'ai eu de la chance jusqu'ici, je le sais bien. Aucune mauvaise rencontre n'a perturbée ma route ou mis ma vie en péril. Mais aujourd'hui, un sombre pressentiment couve au creux de mon estomac noué et je ne peux m'en défaire. Tous les sens aux aguets, je continue de marcher lentement, étudiant la neige autour de moi. A part les traces minuscules de quelques oiseaux, je suis seule ici mais mieux vaut ne pas s'y fier. La neige a vite fait de recouvrir toutes les traces alentours...

Un bruit derrière mon épaule. Un pas qui n'est pas le mien. Me retournant vivement, je m'abrite derrière un pan de mur en partie écroulé et guette le nouvel arrivant du coin de l'oeil. Ma cachette ne tardera pas à être découverte, mes traces sont encore fraîches. Mais je veux quand même voir avant d'être vu par celui qui s'approche. Je retiens mon souffle... et pousse un soupir de soulagement lorsque je reconnais l'éclat neigeux de sa chevelure sur l'écarlate d'un long manteau.


"Tu m'aurais presque fait peur... mais je suis soulagée de te trouver ici."

Je me redresse et lui sourit, sincèrement heureuse de le revoir.

"Bonjour, Ionos."


Dernière édition par Opale Ischäand le Mer 20 Juin 2012 - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Mer 20 Juin 2012 - 0:26

3 jours sont passés depuis ma rencontre avec le guerrier nain Thargas, et je ne dors plus très bien depuis que je suis en ces terres. Elles sont si sauvages et hostiles, elles mettent sans cesse mes sens ainsi que mes capacités au défi. Je m’étais remis de mes blessures contre cette engeance ailée, sans l’aide de ce nain, j’y serais resté. Le vent est léger, mais chaque souffle est aussi désagréable qu’une flèche de glace mordant la peau. Mes pas s’enfoncent dans l’épaisse couche de neige et accentuent ma fatigue. Je décide souffler un instant, je m’adosse contre un arbre mort et sors de mon sac un bout de viande séché et un bout de pain que j’avale de bon appétit.

Je passe une main sur mon visage, je dois être assez fatigué et j’ai à présent une barbe de trois jours qui a quelque peu durcis mes traits. Je pousse un soupir un peu agacé, c’est alors que je sens une présence non loin de moi. Je pose ma main sur le pommeau de ma fidèle lame d’acier : Lupe. J’ai presque l’impression d’entendre un grognement assez distinct. Puis plus rien, le silence totale. Aurais-je rêvé ? Peut-être suis-je plus fatigué que je n’ose me l’avouer. Alors que ma main desserre l’étreinte du manche de mon épée, celle-ci frôle également la petite bourse qu’Opale m’a offerte. Mon regard se pose alors sur des traces que je ne peux m’empêcher d’examiner. Ce sont celle d’un humain et elles portent une odeur que je connais… Ma curiosité me pousse à suivre les traces pour découvrir à qui elles appartiennent…

Le paysage enneigé d’Ephaëlya m’avait un peu manqué, mais l’environnement d’Angaïla me semble plus hostile et me fait regretter la chaleur du sable et les palmiers des oasis du désert du Zénith. Ces traces me conduisent non loin de ruines, en y réfléchissant l’endroit me semble idéal pour camper. Soudain et sans crier gare, une silhouette jaillit des ruines, je sursaute et pose ma main sur le manche de Lupe. Mais aussitôt, je reconnais le visage angélique et mat de la guérisseuse d’Oryenna, sa longue chevelure noir et bouclé et ses boucles d’oreilles en or : Opale Ischäand.

Son sourire toujours aussi honnête et chaleureux me font toujours un drôle d’effet, je la regarde un instant, je dois avouer que la revoir saine et sauf en ces terres dangereuse réchauffent mon cœur. Elle me dit de sa voix douce et chaude que je n’avais pas entendu depuis bien longtemps m’adresser :

"Bonjour, Ionos."

Je lui réponds d’une voix un peu timide :

-Bonjour Opale… Je… Je ne m’attendais pas à vous rencontrer en ces terres si dangereuses… Vous allez bien ?

Alors que j’aimerais savoir si elle a fait bon voyage au désert du Zénith et si elle a trouvé ce qu’elle cherchait. J’ai la mauvaise sensation de me sentir épié de nouveau, comme lors de ma rencontre avec le guerrier Thargas. Et cette fois je suis sûr d’entendre bien distinctement un grognement. Ma main droite se pose une nouvelle fois sur le manche de mon épée, mes yeux semblent cherche cette menace invisible et pourtant bien présente… Opale n'est pas armée, je lui dis comme avertissement :

- Dame Ischäand, bien que je sois heureux de vous revoir, nous devrions ne pas nous attardez. Les terres d'Angalia sont dangereuses et inhospitalière, surtout pour un non combattante.

Je ne cherche pas à l'intimider ou à lui faire peur, mais je sens qu'un danger nous guette, proche de nous et surement dissimulé quelques part. parmi ces ruines. Je ne suis pas tranquille à l'idée de me sentir chassé, mais je compte bien protégé ma bine ou celle d'Opale, surtout la sienne.



Dernière édition par Ionos Selherand le Ven 22 Juin 2012 - 11:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Mer 20 Juin 2012 - 19:17

Je dois le surprendre un peu car à l'instant où je quitte l'ombre du mur, sa main se crispe une seconde sur le pommeau de son épée. Mais il se détend dès qu'il reconnais et me sourit en me rendant mon salut. Je m'amuse un instant lorsque je l'entends me vouvoyer à nouveau. Il y a un peu plus de trois cycles que nous ne nous sommes vus, sa bonne éducation a repris le pas sur notre complicité d'un soir. Ce n'est qu'un détail qui ne change rien à mon plaisir de le rencontrer ici. Je m'approche de quelques pas pour lui répondre :

"Je vais bien et je t'en remercie. Mon passage dans le désert s'est déroulé sans encombres et j'ai même pu y trouver quelques plantes. Et toi, comment te portes-tu ?"

Alors que je prononce ces mots, quelques coups d'eoil me suffisent pour trouver moi-même une partie de la réponse et je fronce les sourcils, inquiète. Les traits de son visage sont toujours un peu tendus. Il ne se sert peut-être pas des plantes que je lui ais offertes mais la pâleur de son teint et une certaine raideur dans ses mouvements me disent que le problème est ailleurs. Cette légère gêne lorsqu'il bouge le buste, son souffle un peu plus dur... aurait-il été blessé ? Dans un endroit aussi périlleux que les Chemins Abandonnés, ça n'a rien d'impossible. Au moins a-t-il pu se défendre et rester en vie. Je lui proposerai mes soins si nous abordons le sujet.

Sa suggestion ne me surprend qu'à demi. Même si son arrivée m'a un peu soulagée, je ne suis toujours pas tranquille. Moi aussi, j'ai l'alarmante impression que nous ne sommes pas seuls, que ces ruines ne sont pas aussi calmes qu'elles veulent bien le montrer. Ionos a les sens plus aiguisés que les miens, il lui est sans doute plus facile d'évaluer la menace qui semble se rapprocher. Il ne me préviendrait pas de la sorte si le danger n'était pas réel. C'est quelqu'un de droit et de franc. Pourtant...

"C'est généreux de ta part de m'avertir. Tu as raison, sans doute. Mais je suis venue ici pour chercher quelque chose, je ne veux pas partir avant de l'avoir trouvé."

Je lui adresse un sourire avant de reprendre ma marche dans les ruines, examinant les pierres avec attention. Je ne lui en voudrais pas s'il souhaite partir. J'ai beau être consciente de la menace qui nous guette, il n'y a pour l'instant rien qui m'empêche de chercher ce que je veux. Je sais que c'est plus que de l'imprudence, que je pourrais déjà sembler folle d'avoir entrepris délibérément de traverser seule des contrées aussi dangereuses. Mais c'est de ma vie dont il s'agit et je la mène comme je l'entends. Alors que je formule cette pensée, un éclat sombre sur la neige accroche mon regard. Je tourne la tête et souris. Je ne pensais pas que ce serait si facile mais j'ai ce que je voulais. M'approchant du muret décharné, je m'accroupis dans la neige pour recueillir les feuilles ténébreuses et dentelées des belles-de-roche* qui sont parvenues à résister au froid. Etant de la même famille que le lichen, elles recouvrent la pierre en petites grappes noires, se mangent en salade et procurent un puissant somnifère à qui sait en extraire l'essence. Un bon allié contre l'insomnie, que j'espérais trouver ici puisqu'elles se plaisent mieux sur les pierres taillées que sur la roche brute. Ouvrant une de mes bourses, j'en récolte plusieurs poignées.

Jusqu'à ce qu'un crissement de neige ne m'immobilise. Cette angoisse sourde qui ne me quittait pas...

Elle est face à moi. Je n'ose plus bouger mais je la vois du coin de l'oeil sur ma droite qui vient de dépasser le muret pour me fixer de ses crayeux et mauvais, les babines retroussées sur un grondement silencieux. Une ophale solitaire ici, quelle surprise. La chance ne pouvait pas m'accompagner partout, semble-t-il. Je tressaille soudain. La bête ramasse ses muscles et bondit.

[*plante fictive]
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Ven 22 Juin 2012 - 11:21

J’aurais préféré qu’Opale et moi nous nous rencontrions dans un lieu plus hospitalier. Car j’ai du mal à répondre à lui tant mon inquiétude sur la menace qui nous entoure me préoccupe. Par ailleurs, bien qu’elle semble avoir ressenti ma crainte, elle me rétorque directement mais avec une voix douce et chaude :

- C'est généreux de ta part de m'avertir. Tu as raison, sans doute. Mais je suis venue ici pour chercher quelque chose, je ne veux pas partir avant de l'avoir trouvé.

Avant même que j’essaye de l’avertir de ne pas s’aventurer trop loin, elle ne m’écoute déjà plus et s’éloigne dans les ruines. J’ai du mal à croire qu’elle ait royalement ignoré ma mise en garde ! Agacé par son geste, je pousse un soupir et frappe d’un petit caillou qui tombe sur la neige. Une telle imprudence de sa part, elle tient à se faire tuer ma parole ! En même temps, si elle m’avait laissé le temps de l’avertir du danger que je sens non loin de nous, cela aurait trahi ma nature lycanthropique. Mais pourquoi ai-je autant de mal à le lui dire ? Je m’adosse contre le mur abimé d’une ruine et essaye tant bien que mal de me calmer. Si ça se trouve je suis seulement fatigué, je ne dois pas sombrer dans la paranoïa. Je prends une profonde inspiration et essaye de faire le vide dans mon esprit, de rester calme, détendre mes muscles…

C’est alors que mon regard remarque des empreintes non loin de celles d’Opale. Je m’approche par curiosité et commence à les examiner. J’ai déjà vu ce types d’empreintes il y a bien longtemps, elles ressemblent à celles d’un loup mais en vérité, elles appartiennent à une créature farouche et dangereuse. Les empreintes sont fraiches… Cette créature était là il y a quelques instants avant qu’Opale et moi-même arrivions en ces lieux. Soudain, mes sens s’éveillent, de nouveau j’entends ce grognement en direction des bois où s’est rendue Opale. Mon instinct me souffle à l’oreille qu’elle est en danger. Aussi vif que l’éclair, je bondis hors des ruines, atterris sur la neige et cherche Opale.

Après secondes, je vois avec horreur Opale en prise avec une Ophale, un loup au regard de sang, au pelage abimé et écorché, des crocs aussi tranchants qu’une dague d’assassin. La jeune guérisseuse est paralysée de terreur à la vue de ce loup de cauchemar qui semble l’avoir choisi comme proie. C’est alors que la créature bondit sur Dame Ischaänd griffes et crocs en avants. Le temps semble ralentir comme le lourd grain d’un sablier. Je fonce et dégaine Lupe hors de son fourreau de cuir. La lame d’acier s’entrechoque contre les crocs et griffes acérées du loup enragé. Ses pattes griffues tentent de me lacérer mon torse qui fort heureusement est protégé par mon armure de cuir. Tandis que je résiste à l’implacable assaut de la bête, je hurle à Dame Ischaänd :

- Opale ! Sortez d’ici ! Mettez-vous à l’abri !

Je n’ai pas le temps de voir si cette fois Opale a réussi à s’éloigner, car L’Ophale sauvage fait preuve de plus de sauvagerie et me plaque contre le sol, il semblerait que cette fois le loup enragé se soit finalement intéressé à moi. Tant mieux, car bien que je sois épuisé, je ne compte pas laisser Opale sans défense et la laisser mourir contre cette engeance. Mes jambes repoussent avec force l’imposante bête qui se réceptionne avec une agilité sans pareille. Je pointe ma lame vers elle et bien qu’elle ne me comprenne pas je lui dis d’un ton mauvais :

- Allez amène-toi… si tu es là, c’est bien pour tuer non ?

Le loup sauvage sent l’animal en moi, il sait que je protégerai cette humaine coûte que coûte. Quant à moi, bien que ce ne soit pas un lycan, je peux ressentir sa faim de chair et sa soif de sang. Ce sera donc un combat à mort dont l’enjeu est la vie d’Opale Ischaänd. L’imposant loup charge vers moi, mais cette fois j’ai sous-estimé la force de ce monstre qui me propulse sur deux mètres. J’atterris lourdement sur la neige, un peu sonné je reprends mes esprits suffisamment vite pour ne pas laisser cette créature me bondir de nouveau dessus et me mordre à la gorge. L’Ophale m’assène quelques coups de griffes que je pare sans difficulté, mais sa rapidité m’empêche de riposter. Soudain je suis acculé contre un arbre et avant que je ne puisse me dégager, le sinistre loup me bondit dessus. Cette fois le coup est plus fort et violent, je sens une vive douleur en moi. Je lâche mon épée et porte une de mes mains à l’endroit où ce monstre m’a blessé. La néfaste créature profite de ce moment d’inattention pour se jeter sur moi et me plaquer de nouveau au sol. Ses pattes puissantes me maintiennent avec fermeté au sol et m’empêchent de me relever, je tente de maintenir la gueule du loup garnie de dents pointues hors de portée de mon visage, mais peu à peu celle-ci se rapproche de moi. Lupe est beaucoup trop loin pour que je puisse la saisir et me défendre. C’est la fin alors ? Je… je vais mourir et Opale aussi ? Non pas question ! Elle a besoin de moi ! La hargne me gagne peu à peu. Oh non il est hors de question qu’Opale ou moi périssions ici ! Ma main droite tient fermement la gorge du loup le plus loin possible de moi, ma main gauche arrive à saisir une pierre sur le sol, puis je la frappe avec violence et à deux reprises contre le crâne du loup pour le faire lâcher prise. Ça marche et l’engeance n’a d’autre choix que de s’éloigner un bref instant, me regardant de ses yeux ténébreux. Cette fois Lupe est à portée de main. Je m’en saisis rapidement et juste à temps, au moment où l’Ophale fond de nouveau sur moi, avec les dernières forces qui me restent, je pointe alors ma lame droit dans sa poitrine et pousse un râle de guerrier. Elle s’affale aussitôt sur moi et nous nous écroulons dans la neige.

Un long silence de mort s’installe, pas un mot ou bruit ne semble se faire entendre à la suite de ce violent face à face. J’hésite à ouvrir les yeux, ma respiration est lente et pourtant j’ai un peu mal. Je décide enfin d’ouvrir mes paupières, et réalise que la bête est enfin morte, la lame de Lupe lui a transpercé le cœur. Cette attaque fut donc salutaire pour moi, mais j’ai eu beaucoup de chance cette fois… Je repousse avec difficulté le monstre mort pour me relever. Je reprends mon souffle, un peu exténué par ce combat, puis je cherche Dame Ischaänd du regard. Se serait-elle enfuie ? Est-elle en vie ? Je la vois enfin, elle semble ne pas avoir perdu nulle miette de cet affrontement acharné. L’adrénaline redescends peu à peu, je m’approche d’elle titubant et lui dis d’une voix douloureuse :

- Vous… vous êtes en vie ? Loué soit les divins qui…

Soudain un filet de sang s’échappe de ma bouche et une puissante douleur dans la poitrine me fait lâcher mon épée et m’agenouille sur le sol enneigé. Bon sang ! Il faut croire que cette chose m’a fait plus de mal que je ne l’imaginais. Je respire difficilement et commence à avoir quelques vertiges. Non il ne faut pas que je m’évanouisse ici, ce serait trop dangereux pour nous deux… Anüshka nous vienne en aide…


Dernière édition par Ionos Selherand le Mar 26 Juin 2012 - 12:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Dim 24 Juin 2012 - 18:32

Le temps... s'arrête. Mon champ de vision s'élargit. Chaque flocon de neige, chaque imperfection de la pierre, chaque détail de la gueule monstrueuse face à moi me parvient avec une infinie netteté. Ai-je peur ? Non... il ne servirait à rien d'avoir peur. Si ce sont là mes derniers instants... autant en profiter.

L'éclat froid de l'acier devant mes yeux...

Sans que je ne me l'explique, ce n'est soudain plus l'Ophale que j'ai devant moi mais le manteau rouge d'Ionos dont le cuir claque au vent. Surprise, je tombe en arrière et tente de comprendre la scène, interloquée. Mais que s'est-il passé ? Tous les muscles tendus, le mercenaire aux cheveux blancs résiste à la charge grondante de la bête, épée au clair. Pourquoi ?


- Opale ! Sortez d’ici ! Mettez-vous à l’abri !

Son cri me fait tressaillir et me sors de ma stupeur. Sans perdre de temps, je me relève et tourne les talons pour me mettre à l'abri, sautant derrière un éboulis. Mais, loin de fuir, je regarde toute la scène de là où je me trouve, le souffle suspendu. Il s'est jeté au devant de cette créature pour me sauver. Mais pourquoi ? Au fond de moi, je devine bien ce qui l'y a poussé. Moi même je n'ai jamais abandonné qui que ce soit en mauvaise posture, fut-ce au détriment de ma propre vie. Quelqu'un de droit et de bienveillant comme Ionos doit être poussé par le même sentiment. Pourtant, alors que je le vois lutter férocement contre l'Ophale sanguinaire, j'ai encore du mal à y croire. Et plus la bête multiplie ses attaques, jetant crocs et griffes dans la mêlée, plus je me sens gagnée par la peur. Je ne peux rien faire. Je voudrais aller l'aider mais, non armée et sans aucune expérience du combat, je ne ferais que le gêner, le mettre en danger plus que je ne l'ai déjà fait.

Soudain, la bête porte un coup imprévu qui fait lâcher son épée à Ionos. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine et, tout en sachant que je ne pourrais sans doute rien faire, je saute à nouveau hors de ma cachette pour tenter de les rejoindre. C'est de ma faute s'il est en danger. Lorsque mon imprudence n'engage que moi, ça m'est égal de me mettre potentiellement en danger. Mais, le sachant avec moi, j'aurais du l'écouter et partir tant que nous le pouvions encore. Il n'aurait pas eu à prendre un tel risque pour me sauver. Mais alors que je m'élance, je le vois soudain qui parvient à retourner in extremis la situation à son avantage. Éloignant l'Ophale d'un coup à la tête, il récupère son épée et la créature vient s'empaler dessus violemment. Je m'arrête, inquiète. Est-il...

Essoufflé, Ionos me voit enfin, s'approche de moi en quelques pas chancelant... avant de poser un genou à terre en crachant du sang. Aussitôt, je cours auprès de lui et le saisis aux épaules pour le soutenir. Je l'examine de quelques rapides coups d'oeil. Il a récolté plusieurs ecchymoses et quelques estafilades mais rien dont il ne pourra se remettre. Par contre, ce sont les chairs à vif que j'aperçois dans la déchirure ensanglantée de son armure qui m'alarme. Curieusement, la peur me quitte immédiatement. Je sais ce que je dois faire.


"Ne bouge pas. Tu es salement touché..."

Déballant mes affaires, je déploie aussi vite que je le peux mon bivouac et aide Ionos à s'étendre sur l'épaisse couverture de cuir de nous isolant de la neige. Si je dois lui retirer son armure, mieux vaut être autant que possible à l'abri du froid. Lui retirant son manteau, j'examine un instant les pièces renforcées. Je ne sais pas comment elles peuvent s'enlever et plutôt que de batailler avec les lanières, je préfère découper soigneusement les bandes de cuir avec mon couteau.

"Désolée, c'est pour la bonne cause. Mieux vaut perdre une bonne armure que sa vie..."

Cependant, rien n'est gagné. Les griffes de l'Ophale ont ouvert le flanc gauche en profondeur et s'il crache du sang, il y a des chances pour que les poumons soient abîmés et auquel cas, je ne peux rien faire ici. Mais je peux m'occuper de cette plaie qui saigne abondamment. Tout d'abord, freiner l'hémorragie. Je fouille mon sac à la recherche de mes bandelettes de tissus et retient un juron en ne les trouvant pas. Je pensais qu'il m'en restait encore, je n'ai pas pensé à refaire le stock à Kazad Duraz. Je jette un oeil à Ionos. Son visage est cireux et son souffle court. Ce n'est pas le moment d'hésiter ! Saisissant mon couteau, je déchire un large bout de ma chemise et en fait une compresse que j'appose fermement contre la blessure.

"Essaie de maintenir ça en place quelque temps."

Heureusement, comme je n'ai pas toujours l'occasion de faire un feu, j'ai pris l'habitude de conserver les plus utiles de mes préparations dans des flacons. Je peux donc désinfecter la plaie et y appliquer une pâte cicatrisante sans trop de problèmes. Lorsque c'est fait, je suis bien obligée de sortir et de récupérer quelques branches mortes dans le bois tout proche. J'en profite pour traîner la dépouille de l'Ophale à l'écart. Lorsque je reviens, j'allume rapidement un feu, remplis une de mes plus grandes écuelles de neige et la mets bouillir avant de récupérer le manteau d'Ionos.

"Je vais devoir le raccourcir un peu..."

Je découpe plusieurs bandes dans le cuir. Plus rigides que le tissu, elles me permettront de faire un bandage plus solide qui maintiendra mieux ses côtes en place. En attendant que l'eau bouille pour pouvoir les désinfecter, la tension retombe et je soupire longuement, fatiguée. J'étends sur Ionos une couverture de laine.

"Je peux te proposer quelque chose contre la douleur mais c'est une drogue. Tu préfères peut-être rester lucide.... Je te remercie de m'avoir sauvée. Tu as été blessé à cause de mon imprudence, je t'en demande pardon..."
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Mar 26 Juin 2012 - 16:16

La douleur était si forte que j’avais du mal à entendre certaines paroles de Dame Ischaänd, je secoue la tête faiblement, essayant de garder mes esprits le plus clair possible. Je la laisse alors s’occuper de moi, ôter mon armure… Il faut que je reste éveillé, il le faut. Les blessures infligées par ce loup malfaisant m’ont terriblement affaibli, j’aimerais dire à Opale qu’elle devrait me laisser en arrière et continuer sa route. C’est alors qu’elle déchire un bout de sa chemise, je peux voire un instant son ventre mate ainsi qu’une partie de ses gracieuses hanches. Je ne peux m’empêcher de rougir un peu et d’être un peu ému de me sentir ainsi traité par la guérisseuse.

Je ne comprends pas pourquoi elle prend autant de risques pour moi. Mais en même temps pourquoi ais je pris tous ces risques pour la sauver de cette Ophale ? Sans doute sommes-nous similaire sur un point, aider notre prochain autant que possible. Je sens la chaleur et l’odeur d’Opale imprégné sur le bout de sa chemise que je compresse sur ma plaie. Elle se retourne et fait fondre de la neige dans une marmite sur un feu qu’elle a préparé avec une rapidité étonnante, je remarque alors quelque chose qui me surprend et me fait un peu peur. Sur le bas de son dos je peux apercevoir le début de 4 fines cicatrices, pour moi ça ne fait aucun doute elles ont été fait par un lycan. C’est d’ailleurs à ce moment, malgré les vagues de douleurs, que je sens sur elle l’odeur d’un lycan, faible presque inexistante mais encore là.

Je n’ose imaginer le passé d’Opale, mais une chose est sûre, un lycan a laissé sa marque sur elle. Cette révélation, ne peut que me forcer à garder le silence sur ma nature. Si elle savait à mon sujet, est ce qu’elle m’aurait sauvé quand même ? C’est alors, qu’elle s’approche de moi et me dit d’une voix coupable :

"Je peux te proposer quelque chose contre la douleur mais c'est une drogue. Tu préfères peut-être rester lucide.... Je te remercie de m'avoir sauvée. Tu as été blessé à cause de mon imprudence, je t'en demande pardon..."

C’est vrai que je l’ai mise en garde du danger de cet endroit, pour avoir affronté une wyvern malfaisante dès mon arrivée sur ces terres, je savais de quoi je parlais. Mais je connaissais les risques en m’interposant et sauvant Opale des serres acérées de la mort. C’est alors que je fus presque submergé par un sentiment des plus étrange et indescriptible… De plus, son regard me mettais un peu mal à l’aise, bien que son inattention aurait pu me couter la vie, je ne pouvais pas lui en vouloir et j’ignorais pourquoi. D’une voix un peu faible je lui réponds sans aucune once de reproches :

- Je ne vous en veux pas … Je ne pouvais pas vous laisser… seule…Vous êtes vivante c’est le principal… Je… Je crois que le sommeil me gagne… Je vous… remercie…

Je sombre dans une torpeur. J’hésite à ouvrir les yeux, car je sais que je risque de le revoir encore. Il profite sans cesse d’un moment de faiblesse pour jouer avec moi comme un enfant capricieux avec une poupée de chiffon. Quand je décide de les rouvrir, je le vois cet autre moi, avec ses yeux écarlates comme le plus éclatant des rubis. Il me sourit avec cet air vicieux qui lui est propre et me dit :

-Bonjour petit loup… ça faisait un petit bout de temps dis donc...

Je préfère ne pas répondre essayer de rester calme et ne pas m’énerver. J’ai trop mal pour lui répliquer. Mais ce dernier connait bien mes faiblesses, il me dit :

- Elle est jolie et charmante cette guérisseuse à la peau noire. En plus elle semble avoir déjà gouté au charme lycan, tu pourrais facilement l’approcher et en faire tienne non ?

Je pousse un soupir agacé, je le hais tellement, je lui réponds sur un ton agacé :

-Ferme là ! J’en ai plus qu’assez de tes petits jeux !

Mon autre moi me regarde, mais cette fois il ne sourit plus et me regarde d’une manière assez inquiétante. Il se penche vers moi et m’affirme :

- Ce n’est pas moi qui joue petit loup. C’est toi et personne d’autre, j’ai hâte de voir comment tu comptes gérer ça…

La surprise m’envahit, que veut-il dire par là ? Je lui rétorque d’un ton assez inquiet :

- Je… que veux-tu dire ?

Il s’éloigne et de nouveau, le rêve commence déjà à s’effilocher, je ne comprends pas… Mes yeux se referment à nouveau. Seules les ténèbres m’entourent, je sens une aura chaleureuse à mes côtés qui semblent me guider… Quand mes paupières s’ouvrent à nouveau, je peux voir le visage d’Opale Ischaänd me sourire. Les paroles de mon double me hantent, j’ignore ce qu’il voulait dire par là, je vais essayer de ne pas trop y penser mais le parfum d’Opale me fait un effet des plus étranges. Je lui dis :

- Je… désolé d’avoir dormi aussi longtemps… Il faut que l’un de nous monte la garde…

J’essaye de me redresser, mais je suis encore souffrant je reste donc allonger. La nuit a posé son voile, j’attendrais qu’Opale s’endorme pour me transformer et accélérer la guérison de mes blessures. Pour le moment je dois jouer le rôle du mercenaire humain que je suis censé être, ou du moins je dois essayer. Sur un ton moins douloureux j’affirme à Opale :

- J’ai l’impression que vos soins sont d’une efficacité étonnante ! Je n’ai presque plus mal et c’est grâce à vous, bientôt je pourrais reprendre ma route…

Je ne peux m’empêcher de la contempler et la trouver à la fois intrigante et … je n’arrive pas à me l’avouer à moi-même. Mais il est vrai que Dame Ischaänd est attirante. Mais la douleur doit me jouer des tours, je lui souris en espérant que jamais elle ne percera ma nature.
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Sam 30 Juin 2012 - 0:09

Sur le moment, je suis tellement concentrée alors que je le soigne que je ne remarque par la gêne d'Ionos alors que j'ai déchiré ma chemise pour panser sa plaie. C'est à peine si j'ai senti le froid sur mes hanches. Mais pour tout dire, même si je l'avais vu rougir, je n'y aurais pas prêté plus attention que ça. J'ai soigné tant de personnes, examiné tant de corps parfois totalement nus que je ne suis plus très pudique depuis longtemps. Lorsqu'il s'agit de sauver des vies, je ne vois plus l'apparence des uns et des autres et la mienne ne me préoccupe pas plus que ça non plus. Pour l'instant, je mets toute mon ardeur à soigner sa blessure. Il est hors de question pour moi de le laisser dans cet état. D'autant plus qu'alors que je m'affaire, je ne peux empêcher une culpabilité sourde de me tordre l'estomac. Je n'arrive pas à m'ôter de l'esprit qu'il a été blessé à cause de moi...

C'est peut-être parce que je me sens à ce point coupable que la réponse d'Ionos me surprend autant. Étonnée, je tourne le visage vers lui et croise son regard couleur sang et sinople, proche et lointain, doux et perçant à la fois. Quelque part dans ma poitrine, je sens mon coeur battre plus fort alors qu'une immense gratitude m'envahit. Je connais ces paroles. Je les ai tant de fois prononcées moi-même, à tant de personnes que j'ai aidées : "Ton existence justifie à elle seule les efforts que j'ai fait. Je ne regrette pas de t'avoir sauvé". Ionos ressent cela, lui aussi. Ce sentiment que j'ai parfois du mal à expliquer, à faire comprendre aux autres, il l'éprouve avec moi. Sans réelle raison, cela me remplit soudain de la plus pure des joies. Posant ma main sur la sienne, je lui offre le plus sincère de mes sourires.


"C'est moi qui te remercie. Repose-toi. Je veille sur toi..."

J'ai déjà dit ces mots spontanément il n'y a pas si longtemps que cela. A une jeune demie elfe aux cheveux blonds dont la musique, la voix et le regard sont restés gravés dans mon coeur. Je les ai dit à ma fille autrefois, lorsqu'elle venait se rendormir près de moi après un cauchemar... Ionos ferme les yeux et s'endort presque aussitôt, épuisé. Sans rien dire, j'écoute sa respiration lente et profonde, j'observe les traits harmonieux de son visage. Les minutes défilent sans que je ne fasse rien d'autre. Je ne pense même pas à quelque chose de particulier. Je me contente de veiller sur son sommeil comme je l'ai dit, en écoutant les petits bruits et le silence qui nous bercent. La neige continue de tomber, j'ai dressé un auvent au-dessus du feu et remis du bois, la fumée s'échappe au dehors mais son odeur me parvient. La chaleur de nos corps commence à emplir le bivouac, la cape de Maldrik est agréablement chaude et lourde sur mes épaules. Les cris de petits animaux me parviennent de façon lointaine, sans doute à l'orée du bois. Le calme règne sur les ruines. Ionos sommeille. J'imagine son regard pénétrant sous ses paupières closes.

Brusquement, la cicatrice au bas de mon dos me picote. Surprise, je frotte doucement ma peau, pensive. Elle est peu profonde et tellement ancienne qu'elle ne me fait plus mal, pourtant. Les souvenirs d'une nuit pluvieuse et d'un corps impérieux contre le mien me reviennent. Ishüen m'a laissé cette marque lorsqu'il m'a prise, pour se retenir de me mordre. Parfois, il suffit que je ferme les yeux pour revoir l'éclat de ses yeux dorés et des crocs étincelants qui dépassaient de sa bouche alors qu'il allait et venait douloureusement en moi. Pourquoi est-ce que j'y repense aujourd'hui ? Je n'en sais rien. C'est comme ce rêve étrange que j'avais fait lors de ma première nuit à Oryenna, il y a un peu moins d'un mois maintenant. Tout cela a peut-être un sens mais il m'échappe et je n'ai pas plus envie que ça d'y réfléchir pour l'instant.

Quelques heures se passent tranquillement. A part alimenter le feu et préparer un léger repas pour nous deux, je n'ai rien fait de particulier. Mais ça ne me dérange pas. J'aime observer le temps présent quand j'en ai l'occasion. Ionos finit par se réveiller et s'excuse aussitôt, inutilement selon moi. Je ne vais pas demander à un blessé de prendre un tour de garde. Mais je ne peux m'empêcher de rire lorsqu'il vante l'efficacité de mes soins :


"Oh non, tu ne pourras pas avant un bout de temps. Tu as peut-être quelque côtes de cassées ou de fêlées, j'ausculterai ça plus tard. As-tu faim ? Ça te fera du bien."

Je m'approche de lui et l'aide à se redresser légèrement. Comme il règne maintenant une agréable chaleur sous le bivouac, je retire la cape de Maldrik et la roule en boule pour lui en faire un coussin. Ça lui permettra au moins de manger tout seul le petit bouillon que j'ai préparé. Pour ma part j'ai déjà mangé.

"Ne t'inquiète pas, tout est calme aux alentours. Tu peux te reposer encore si tu le souhaites. Ta blessure est sérieuse..."

Un bâillement m'interrompt. Je ne m'en étais pas rendu compte mais veiller sur le sommeil d'Ionos à également prélevé son tribut sur mes forces, déjà entamées par la peur et la concentration lorsque je soignais sa blessure. Mes paupières se ferment presque toutes seules. Je ne cède pas souvent à la fatigue de cette façon mais lorsque ça m'arrive, je ne peux rien faire.

"Tu peux dormir, si tu veux... Je vais juste... fermer les yeux..."

A peine ai-je dit ces mots que je me sens glisser dans le monde des rêves...
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Dim 1 Juil 2012 - 18:16

Je n’aurais jamais imaginé recevoir une telle attention, en particulier venant d’une humaine que je n’ai croisé qu’une seule fois. Je savoure le bouillon qu’elle m’a généreusement préparé et qui remplit mon estomac, je n’avais pas réalisé ô combien j’étais affamé avant que je n’entame ce féroce combat contre cette Ophale. Moi aussi je me suis montré imprudent et j’en paye le prix, si j’avais été au meilleur de ma forme, j’aurais occis ce loup enragé sans essuyer de sérieuses blessures. J’aimerais encore parler avec Opale, mais je remarque que ses yeux se ferment tout seul et que le ton de sa voix devient de plus en plus endormi :

"Tu peux dormir, si tu veux... Je vais juste... fermer les yeux..."

Puis elle s'assoupie. Elle a veillé si longtemps sur moi, au détriment de sa fatigue ? Je ne sais trop que penser. Ça me touche énormément en fait, mais je ressens malgré tout une gêne. Car en découvrant qu’un lycan a laissé sa marque sur elle je ne sais plus que penser de la guérisseuse à la peau mate. Si elle découvrait que j’étais un lycan, se mettrait elle à me haïr ? J’ignore pourquoi une boule se forme dans ma gorge et aussi pourquoi est-ce que je me sens aussi… étrange. De peur qu’elle tombe et qu’elle se blesse sur le sol enneigé, je me dis que la brave soigneuse a mérité de se reposer. J’arrive à me redresser et me rapproche d’elle.

Je la tiens doucement et la couche sur une des peaux de bête qu’elle a installé sur notre campement de fortune. Avant de la recouvrir de sa cape, je ne peux m’empêcher de la contempler encore un peu et de me sentir assez… troublé. Sa respiration lente, fait soulever sa gracieuse poitrine. Ses lèvres à demi ouverte donnent à Dame Ischaänd un certain charme, on aurait presque envie d’y déposer un baiser. Même endormie, elle garde toute sa beauté, sa sensualité et sa grâce. J’ajuste la couverture pour ne pas qu’elle ait froid, c’est alors qu’une de mes mains effleure une de ses joues. Je sens alors un bref instant le contact de sa peau, elle est douce et chaude. J’oublie alors un instant le monde qui m’entoure, mon esprit est comme hypnotisé par elle seule. Quel est donc ton pouvoir Opale ? Est tu une sorcière sous des atours de guérisseuse qui m’a ensorcelé ? Ou bien es-tu la plus intrigante humaine que j’ai pu rencontrer dans toute ma vie ?

Je retire doucement ma main en sentant une douleur au niveau de ma poitrine, je revois aussi le visage d’Amarÿelle Chal’di, son sourire et ses boucles dorés. Les sensations peu agréables que je ressens alors me rappellent à l’ordre. Je me sens honteux de m'être autant approcher de dame Ischaänd, mais je ne sais pas pourquoi est ce que je me sens autant déstabilisé par la beauté de cette femme.

Néanmoins, je ne laisserai pas Opale sans surveillance et ni la laisser mourir. Malgré les soins qu’elle m’a apportés, je sais que sous ma forme lupine, je mettrais beaucoup moins de temps à me remettre de mes blessures. De plus je pourrai mieux sentir les dangers qui nous entourent. J’ôte doucement mes derniers vêtements avant de me laisser subjuguer par cette sensation de liberté et d’indépendance qui fait la fierté des miens. Sous ma forme de loup, je sens mieux l’environnement qui m’entoure, je reconnais chaque petits cris d’animaux et bruits. à m’éloigner doucement du campement, mais soudain sans aucune raison apparente je jette un dernier coup d’œil sur Dame Ischaänd. Je m’approche d’elle. Elle semble sereine, c’est comme si les dangers de l’extérieur ne pouvaient l’atteindre et troubler son sommeil. J’approche doucement ma truffe de ses longs cheveux noirs et bouclés, je peux sentir son parfum. Empli de saveurs de plantes diverses, mais aussi d’un autre arôme que je ne saurais définir. Je m’éloigne enfin d’elle, de peur qu’elle ne se réveille et que son visage angélique ne prenne une forme horrifié en me voyant sous cette forme.

Je m’éloigne alors, suffisamment loin pour ne pas qu’elle sente ma présence mais assez près pour que je puisse garder un œil sur elle. Pour une fois, alors que je suis sous ma forme de loup au pelage blanc. Je ne me sens pas l’envie de m’éloigner de ce campement et de traquer une proie. C’est comme si l’odeur d’Opale ne cessait de me quitter, je ne sais trop que penser de ce qui m’arrive en ce moment. La neige continue de tomber et les étoiles du ciel semblent regarder cette scène, je me dis qu’à leurs yeux sans nul doute, elles doivent la trouver pittoresque.

Lorsqu’enfin je perçois les premières lueurs de l’aube peindre la nuit de quelques couleurs vives et chaudes. Mes blessures sont presque guéries et je peux à présent me déplacer sans aucune difficulté, mais je ne peux hélas rester en loup sous les yeux d’Opale, je me dois de cacher encore ma nature pour l’instant. Je retourne donc au campement, Opale est toujours endormie. A pas de loup, je retourne sous mes draps. Je sens mon corps se raidir un peu, désormais de nouveau sous ma forme humaine je referme les yeux. C’est étrange, je ressens encore son odeur qui continue à enivrer mes sens. J’aurais les idées plus claires après m’être un peu assoupi, puisse l’avenir ne pas me jouer plus vil tours qu’il n’en a fait.
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Mer 4 Juil 2012 - 1:01

Je ne sais plus de quoi j'ai rêvé cette nuit. Même en faisant un gros effort, je serai incapable de m'en souvenir. La seule chose dont je sois certaine, c'est qu'il y a longtemps, bien longtemps que je n'ai pas dormi aussi paisiblement...

Les pépiements d'oiseaux de la forêt toute proche me réveille, avec les lueurs de l'aube qui filtre à travers le bivouac et jette un éclairage tamisée sur la chevelure blanche d'Ionos, face à moi. Encore ensommeillée, je la regarde sans trop la voir. Je me sens encore étrangement apaisée par cette nuit de sommeil. D'ordinaire, je ne dors jamais que d'un oeil, à plus forte raison lorsque je voyage seule. Même lorsque je tombe de fatigue comme c'était le cas hier soir, je me réveille au moindre bruit suspect, parfois même au moindre pressentiment. Mais la veille, je me suis endormie profondément, comme si je savais que je ne risquais absolument rien. Je n'ai pas ressenti ce genre de chose depuis longtemps. Vraiment très longtemps... Un peu plus réveillée, je me redresse silencieusement sur un coude et observe Ionos qui dort encore. Son visage a repris quelques couleurs et sa respiration semble plus facile. Curieusement, je suis soulagée de le voir à côté de moi. Ce n'est pas comme s'il aurait réellement pu s'en aller mais... je ne sais pas trop comment exprimer ce que je ressens. De toute façon, je ne vais pas le fixer plus longtemps. Il a encore besoin de repos.

Je me redresse et ma cape glisse de mes épaules. On a dénoué l'attache pour ne pas qu'elle me gène et que je sois entièrement recouverte. Je m'interromps un moment, songeuse. C'est lui qui a fait ça. Qui d'autre, de toute façon ? Mais avec sa blessure, il a pu me coucher ? Je fronce les sourcils, légèrement inquiète. Je me demande pourquoi cette attention. J'espère que ça n'a pas aggravé son état. Quand il se réveillera, je l'ausculterai à nouveau. En attendant, je prépare tranquillement le petit déjeuner. Après être allé chercher du bois pour raviver le feu, je me débarbouille rapidement en faisant fondre un peu de neige puis entreprends de réchauffer le reste de bouillon de la veille en y ajoutant des morceaux de galettes de blé que j'ai achetées à Kazad Duraz. A côté, je prépare également un peu de thé. J'ai découvert cette boisson il y a peu et même si je ne peux pas m'en procurer souvent, c'est un vrai régal que je me permets chaque matin. Pendant ce temps, je réfléchis. Mon imprudence d'hier a failli nous coûter la vie, à tout deux. Je ne voudrais pas qu'Ionos se retrouve à nouveau blessé par ma faute. Car si je lui parle de mon projet de me rendre jusqu'à Nord Bois en passant par l'égorgeur du dragon, aussi seule et bien armée que je le suis actuellement... quelque chose me dit qu'il ne me laissera pas faire. Je voudrais pouvoir conserver ma liberté d'aller où bon me semble, sans pour autant l'inquiéter...

Un bruit derrière moi m'apprend qu'il se réveille à son tour. Je reviens à l'intérieur du bivouac, souriante.


"Bonjour. Tu as bien dormi ? Ta blessure est encore douloureuse ? Je t'ausculterai tout à l'heure mais pour l'instant, j'ai préparé un petit déjeuner si tu veux."

Je dépose l'écuelle encore chaude auprès de lui. Je le laisse manger tranquillement, songeuse. Peu à peu, un projet commence à se former dans mon esprit. Ionos est mercenaire, il me l'a dit lors de notre première rencontre. Moi, je suis guérisseuse. Même si je préfère donner que recevoir, je fais payer mes services à ceux qui en ont les moyens pour vivre. Bien sûr, je ne roule pas sur l'or, c'est même souvent difficile. Mais... cette idée me trotte dans la tête et m'empêche d'être totalement présente. Je ne suis même plus à ce que je fais et mon thé a bien trop infusé. Retirant les feuilles unes à unes, je décide de me lancer :

"Tu sais, je compte continuer mon chemin quand tu seras rétabli. Je veux franchir l'égorgeur du dragon puis traverser la forêt des Damnés en Thaodia, jusqu'à Nord-Bois."

Je lui jette un regard. Je sais que c'est de la folie et je suis presque sûre qu'il le sait aussi. C'est pourquoi, avant de lui laisser le temps de protester contre mon projet insensé, je continue :

"Dis-moi, combien prendrais-tu en tant que mercenaire pour escorter quelqu'un sur cette distance ?"
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Ven 6 Juil 2012 - 22:18

Je me sens perdu, comme un louveteau qui ne retrouverait plus sa mère. Je dormi sans me faire hanter par un cauchemar ou une autre vision de cet autre moi. Je somnolais sans pour autant ouvrir les yeux, la douleur avait presque disparu mais pas cette sensation des plus étrange qui emplissait mon être entier. Plus j’essayais d’éviter de penser à ce que je ressens, plus je ne peux m’ôter l’image de dame Ischaänd de ma tête et son odeur ne se fait que plus forte et enivrante. A présent son pas semble encore plus mystérieux à mes yeux que jamais, et pourtant je ne peux m’empêcher de me sentir un peu attiré par elle. Je peux entendre les crépitements du feu et les arômes du bouillon de volaille ouvrir mes yeux et me forcer à me redresser. Je lui adresse un timide « Bonjour » avant de déguster sa soupe, qui d’ailleurs est fort délicieuse.

C’est alors que Dame Ischaänd me demande d’un ton légèrement embarrassé :

"Tu sais, je compte continuer mon chemin quand tu seras rétabli. Je veux franchir l'égorgeur du dragon puis traverser la forêt des Damnés en Thaodia, jusqu'à Nord-Bois."

A ces mots, j’ai failli avaler de travers. Elle veut aller à Nord Bois ? Mais je pensais… sa blessure sur son dos… En y réfléchissant, ma meute est celle qui est la plus ouverte est sociale envers les autres races. Mais avant de s’y rendre, il faut traverser le reste d’Angalia et après ce qui s’est passé ce serait suicidaire et très dangereux pour un non combattante de s’aventurer au delà. Avant que je ne lui dise mon point de vue sur son voyage, elle me demande de sa voix chaude, mais cette fois un peu plus timide :

"Dis-moi, combien prendrais-tu en tant que mercenaire pour escorter quelqu'un sur cette distance ?"

Je ne sais pas que trop répondre… Si elle me pose cette question, c’est qu’elle compte peut être s'intéresser à mes services. Il est
vrai que lors de notre dernière rencontre en Oryenna, je lui ai parlé de mon souhait de faire plus dans de la protection. Mais si je l’accompagne jusqu’à
Nord Bois, je ne pourrais alors plus lui dissimuler ma nature lycanthropique. Sans doute me haïra t elle et ce voyage mettra fin à notre amitié. Mais en même
temps, je ne peux me résoudre à la laisser s’aventurer seule et sans escorte. Je lui réponds d’une voix posée :

- Parcourir Angalia est dangereux et je crois qu’à présent vous le savez mieux que quiconque. Comme je n’ai encore jamais fait de services de protection, je ne viderais pas votre bourse d’or comme un malfrat. Avec les soins que vous m’avez offert gracieusement, je dirais que vous avez payé mes services durant… 3 ou 4 jours je dirais…

Je souris un peu bêtement, j’ai toujours eu une relation assez distante à l’argent. Contrairement à mon ancien maître d’arme la Pie. Je ne suis pas assez égoïste pour
profiter et abuser de la générosité de quelqu’un comme cette guérisseuse. Je me redresse un peu, je pousse un soupir un peu douloureux et affirme à Opale :

- Mais je me passerais de l’auscultation si tu le permets…Bien que je sois encore convalescent, je peux encore marcher. Tes soins semblent avoir été des plus efficaces et je suis de nature assez résistant…

Je finis ma soupe, bien que je ne sache pas mentir je préfère ne pas révéler à Dame Ischaänd que je suis un des fils de la lune. J’espère que cela ne me jouera pas des tours pour plus tard, car au plus profond de moi. Je me dis que la blesser ou la rendre triste me briserait le cœur. Décidément je me demande si j’ai bien fais d’accepter son offre, je me sens encore plus troublé et perdu qu’avant.

Je pose mon assiette à côté de moi, puis la regarde. Les flamboyants rayons d’une aube timide et capricieuse éclairent sa douce peau foncée. La guérisseuse semble plus belle que jamais, ce qui me fait un peu rougir. J’ai un peu honte d’admettre que Dame Ischaänd semble avoir du charme sur mon être entier et en même temps je me sens bien auprès d’elle.
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Jeu 12 Juil 2012 - 0:49

Comme je le pensais, l'annonce de mon projet le surprend, au point qu'il manque de recracher la gorgée de bouillon qu'il vient d'avaler. Je lui adresse un petit sourire alors qu'il répond à ma question. Ça m'amuse de constater qu'il louvoie encore entre le "tu" et le "vous" pour s'adresser à moi. Peut-être n'y fait-il pas attention mais mon instinct me souffle que la réponse est ailleurs. Je n'y pensais pas la veille mais, dans bon nombre d'infimes réactions de sa part, j'ai l'impression qu'il ne sait toujours pas comment se placer, se comporter avec moi. Même dans son regard étonné lorsque j'ai parlé de mon périple jusqu'à Nord-Bois, il y avait un autre sentiment que je n'arrive pas à définir. Cette impression étrange qu'il tente de cacher quelque chose. C'est sans doute parce qu'il essaie de protéger ce secret qu'il conserve cette distance, même si son sourire est sincère. Pour moi, ça n'a pas d'importance. Il est libre de garder ce qu'il veut pour lui après tout. Et qu'importe s'il hésite encore à me faire confiance comme je le ressens. Ça ne change rien au fait que je l'apprécie beaucoup et que je suis ravie qu'il accepte de m'accompagner. Je lui tends une tasse de thé encore chaud, dans laquelle j'ai mis à infuser quelques plantes médicinales pour renforcer son organisme lutter contre les potentielles infections.

"Je te remercie, Ionos. Sincèrement. Tu es un homme bon."

Je ne peux rien ajouter de plus. Il est des sentiments face auxquels les mots sont impuissants. Comment de simples paroles pourraient décrire la gratitude infinie et la joie intense que je ressens soudain ? C'est bien parce qu'elles n'en ont pas le pouvoir que je laisse mon regard et mon sourire les exprimer. Rien ne l'oblige à accepter, il a même déjà largement payé de sa personne ma témérité. Et pourtant, il a pris la décision de venir avec moi et de me protéger, sans rien me demander en échange. J'ai déjà eu affaire à des gens aussi généreux et même plus souvent qu'on ne pourrait le penser. Mais, sans que je sache pourquoi, je me sens sincèrement heureuse à l'idée de savoir que nous serons ensemble pour un peu de chemin encore. Tellement que j'en suis presque troublée, soudain. Légèrement confuse, je commence à débarrasser les reliefs du petit déjeuner, nettoyant rapidement la vaisselle avec un peu de neige. Il faudra encore un peu de temps avant que nous puissions reprendre notre route, à cause de sa blessure. Mais à ce sujet, je relève vivement la tête quand Ionos m'affirme qu'il se passera de soins ce matin, abasourdie.

"Tu plaisantes ? Tu as une plaie ouverte, tes côtes et ton poumon sont peut-être abîmés. Tu es peut-être solide mais tu ne peux pas reprendre la route ou te passer de soins si vite, ce serait aussi dangereux que de sillonner seul et sans armes."

J'ai beau me permettre de faire un peu d'humour, je suis parfaitement sérieuse. Il est hors de question que nous partions d'ici dans son état, ça serait empirer son état à coup sûr. Mais alors que je m'approche de lui pour passer outre son refus, je m'immobilise. Maintenant qu'il s'est redressé, je m'aperçois que ses bandages sont complètement de travers. Comment est-ce possible ? Je suis sûre de les avoir mis en place comme il faut et j'ai déjà une longue expérience sur ce terrain. Les aurait-il enlevés durant la nuit ? Mais pourquoi ? C'est complètement absurde... Quelque part au fond de moi, une petite voix me souffle quelque chose. Elle est si basse et si ténue que je n'entends rien et elle s'évanouit presque aussitôt. Mais curieusement, je cesse aussitôt de m'en faire et reviens à ma place. Que je le crois ou non, si Ionos me dit qu'il peut reprendre la route aujourd'hui, c'est qu'il en est capable. Il y a une raison à cela. Une raison que je ne peux deviner, que je ne soupçonne même pas mais que j'accepte. C'est étrange... C'est comme si je la connaissais déjà, sans en avoir conscience. Comme il est inutile de s’appesantir là-dessus, je termine de ranger mes affaires et je lui adresse un nouveau sourire compréhensif, presque complice.

"Il faut croire que nous sommes un peu fous tout les deux. Puisque tu t'en sens la force, inutile de gaspiller mes 4 jours de protection. Je te laisse t'habiller. Ensuite, on lève le camp."

Je quitte effectivement la tente sur ces mots et prends mon manteau au passage, pour respirer longuement l'air sec et vif du dehors. Il est inutile de songer à tout cela. Les questions sans réponses ne feront qu'alourdir l'atmosphère et il a déjà suffisamment de mal à s'ouvrir comme ça. De toute façon, je crois que ça m'est égal. Ionos est un homme étrange, certes, mais sa compagnie m'est précieuse. Si accepter ses secrets est la condition pour que nous fassions route ensemble, ce n'est qu'un piètre prix à payer.

[Je te laisse le mot de la fin et je te souhaite de bonnes vacances ^^]
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MessageSujet: Re: Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)   Sam 14 Juil 2012 - 19:15

Lorsqu’Opale est sortie dehors, je me sentais un peu coupable de lui cacher ma nature alors qu’elle se montrait des plus soucieuses envers moi alors que nous ne nous connaissions à peine. Néanmoins je pouvais lire dans ses yeux qu’elle perçait que je lui dissimulais quelque chose, mais qu’elle ne semblait pas prêter trop attention pour le moment. Quand l’heure viendra je le lui dirais sans nul doute, mais pas de suite en tout cas. Car Dame Ischaänd aussi semble être entouré de mystères que je ne pouvais cerner. Des secrets nous suivant tout comme des ombres suivent leurs hôtes. Cependant, la présence d’Opale me fait l’effet d’un baume apaisant sur mon âme, sans doute étions-nous destinés à nous revoir. Maintenant ce qu’il adviendra de ce voyage ne dépendra que de nous.

Un premier lieu, je devais revêtir mon armure de cuire, mais avant cela il me fallait la réparer. Mon combat contre le loup sauvage l’avait sérieusement abimé. Je pris mon temps pour qu’elle puisse tenir jusqu’à notre prochain arrêt en Angaïla, avec de la chance elle tiendra jusqu’à Thaodia si nous ne faisons aucune mauvaise rencontre. Je m’habillais donc, avec un sentiment des plus étranges et indéfinissables m’envahir. Il me tardait de quitter le camp et de penser à autre chose. Je sors enfin habillé, mon long manteau rouge sur les épaules et aide Opale à démonter le bivouac. A deux nous ne mettons pas longtemps à éteindre le feu et ranger nos affaires dans nos sac respectifs, sans un mot ni un bruit. Parfois nos regards se croisent un bref instant, et alors je ne peux m’empêcher de lui adresser un sourire. J’ai l’impression que ses sombres yeux m’hypnotisent de nouveau comme lors de notre première rencontre. J’ai l’impression que le temps n’existe plus en me noyant dans les yeux de cette humaine.

Lorsque nous sommes enfin prêts, je prends la peine d’ouvrir la marche et de guider Opale à travers ces terres hostiles. Je laisse également de profondes traces afin qu’elle ne prenne pas froid à ses pieds. Je m’apprête à me retourner pour lui demander si tout va pour le mieux malgré ce froid, mais elle remarque cette petite attention que je lui porte et me souris de telle façon que je me retourne aussitôt rougissant comme une baie bien mûre. Telles des ombres nous poursuivons notre route en Angalia, porté par le courant capricieux et imprévisible du destin.
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Ombres et Vapeurs [Pv Ionos] Première partie... (Terminée)

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