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 L'amour présent, malgré l'absence. [Abandon]

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MessageSujet: L'amour présent, malgré l'absence. [Abandon]   Dim 1 Juil 2012 - 4:14

L'absence rime avec souffrance ?.

« -Nina... Je ne peux rester ici. Si Anfauglir revient... Si je perds à nouveau le contrôle... Je ne veux pas... Je ne veux plus tuer des innocents. Je dois partir Nina... Au plus vite... Pardonnes moi... Nina je reviendrais pour toi…

Anfauglir… Qui était-il ? J’eus cherché durant de nombreux jours un dénommé Anfauglir, pour le tuer, pour le faire souffrir, pour faire revenir Cerrarë. En vain. Anfauglir n’existait point…
------

Voilà plusieurs cycles qu’il était partit… Me laissant seule… Son front contre le mien, les larmes aux coins de ses yeux hantaient mes rêves… Je le voyais, essayais de le retenir et chaque fois il m’échappait me demandant de l’excuser… Je m’éveillais alors en sursaut, comme toujours.
La journée, j’affichais un sourire faisant mine que tout allait bien. La nuit je pleurais… Sans cesses. La tristesse me rongeait. Le manque de sommeil me rendait folle. On m’aurait parlé d’âmes sœur il y’a quelques cycles? Je n’y aurais point cru. J’aurais rigolé, et je serais partie. A présent j’y crois. Loin de lui je n’étais rien. Je n’étais que tristesse et désolation. J’étais si faible sans lui, j’étais si… Rien. Je n’étais pas moi, j’étais incapable de réfléchir. Je l’avais excusé d’être partit pourtant il ne pointa le bout de son museau durant ces nombreux cycles… Chaque jour, j’écrivais dans un carnet. Je prenais des notes, notant ma désolation sans lui. Je m’isolais un peu plus chaque jour. Devenais de plus en plus insociable. Je ne fuyais point mon rôle de chef de meute, car c’était devenu un devoir. C’était devenu ce qui me rattachait à la vie.

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Je m’étirais et décidais de quitter mon lit. Je marchais nue sur le sol froid de ma petite chambre. Je m’observais dans le reflet du miroir : des cernes couvraient une bonne partie de mon visage : Lorsqu’on m’interrogeait sur mes cernes, je prétextais travailler sur un projet nuit et jor… Sottises et mensonges en quelques sortes. Mon regard semblait sans vie, mon corps semblait flasque, Sên soit louée je n’étais pas si maigre que ça au final vu que je m’alimentais un minimum…

Me détournant de mon reflet je saisissais des sous-vêtements et une robe. J’étais libre aujourd’hui, je pouvais faire ce que bon me semblait la meute n’avait pas besoin de moi. M’habillant, je jetais un regard à mes armes et décidais de ne pas les prendre. J’ouvris les volets de ma chambre, saisit mon carnet, un flacon d’encre ainsi qu’une plume et sortis calmement pour m’aventurer dehors.
Mes pas me portèrent jusqu’à un lac. Je m’assis à son bord et observait la glace qui le recouvrait. J’écrivais… Une fois encore… A quel point il me manquait, à quel point j’aurais voulu contemplé la neige à ses côtés…
C’est alors qu’un bruissement retentit sur ma droite. L’instant d’après, j’étais plaquée au sol, une dague sur le cou. Mon carnet m’échappa. J’émis un grognement et repoussais le concerné de toutes mes forces. Hélas le concerné ne bougea pas d’un pouce et un sourire cruel se dessina sur ses lèvres :

« La chef de croc-noir, désarmée, sans gardes… Mais c’est mon jour de chance ? »

L’homme enfonça légèrement sa dague dans mon cou. Je grimaçais et envoyais mon genou dans son entre-jambe. Il grogna à son tour, alors que je pris forme lupine pour le fuir. Sous le coup de la stupeur l’homme avait relâcher sa dague ! Le saligot prit également forme lupine, surement provenait-il d’une meute de chiens errants… S’ensuivit une course poursuite sur la glace du lac ! La glace émettait de petits craquements à chacun de nos pas. Le loup fit un bond vers l’avant et la glace céda sous nos poids. Sous l’eau, le garou me mordit les deux pattes avant. Mon hurlement se noya sous l’eau.

Je sortis avec peine de l’eau glacée, et détalais. Mes pas se faisaient de plus en plus lents. De moins en moins assurés. De moins en moins rapide. Ma course se finissait avec lenteur, sous l’effet de la fatigue et du froid. L’ailant semé tant bien que mal –du moins pour le moment-, je reniflais l’air environnant pour voir où j’étais :

En plein terrain neutre.

Je fis quelques pas vers le nord. Je repris forme humaine et me dirigeais vers le grand sapin qui abritait mes vêtements de rechange. J’enfilais une robe, puis une cape, regrettant amèrement de ne plus avoir de bottes. Je rabattis ma capuche et remontais mes manches pour observer les plaies béantes sur mes bras. Je palpais la petite blessure à mon cou et grimaçais en constant que je saignais encore. Bien trop fatiguée, je sus d’avance qu’elles ne cicatriseraient pas de suite. Je me laissais glisser contre le sapin… Mes yeux se fermaient avec lenteur, j’étais à bout de force, la moindre course poursuite m’affaiblissait terriblement… Je me rendais malade… Pour un homme que je reverrais surement jamais… Les larmes bordaient mes yeux au souvenir de Cerrarë…
De la pénombre des arbres se distingua une ombre… Surement une hallucination…

L’ombre s’avança prudemment vers moi…

Un carnet à la main…

Une odeur familière sur ses vêtements…

Une démarche familière…

Un parfum plaisant…

Tapis dans l’ombre, sur sa droite se trouvait le chien errant.

Il nous guettait…

Il voulait…Ma mort…

Les yeux mi-clos je sombre doucement... »
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MessageSujet: Re: L'amour présent, malgré l'absence. [Abandon]   Lun 27 Aoû 2012 - 14:15

Le soleil envoya ses premiers rayons rougeoyants emplir les plaines de Thaodia. Comme un nouveau né, l'astre sortit de sa torpeur, éclaboussant peu à peu toute la région de son encre écarlate. Il était temps. Cerrarë se mit en route, son arc dans le dos et ses lames à sa ceinture, couvert par son épaisse cape de fourrure. Une voix l'appelait. Une odeur l'attirait. Loin vers le nord. Un appel irrésistible, un échos familier et réconfortant. Le chasseur partit donc, s'éloignant des sentiers, lieux de mauvaises rencontres, en s'enfonçant au plus profond des arbres morts et plaintifs, faisant résonner un échos mortuaire au gré des bourrasque du vent sifflant dans leurs feuilles inertes et dans leur tronc creux.
Plusieurs cycles avaient passé depuis sa première entrevue avec la meute de Croc Noir. Et, tout en sachant que Nina s'y trouvait, quelque chose le retenait, quelque chose d'inconscient et d'omniscient. Pour le moment, il n'irait pas rejoindre la Lycane. Il attendrait. Il pensait trouver les réponses là où l'échos sauvage le guidait.
Avec les premiers rayons incandescents du soleil, la neige commençait à fondre sous ses pas, comme brûlée par un contact enflammé. Ses pas laissaient derrière lui une piste fraîche et facilement pistable, heureusement bientôt effacée par sa cape trainant au sol. Les heures passèrent. Ainsi que les cycles. Les ténèbres laissant place à la lumière pour que cette dernière s'évanouisse à nouveau face à la première dans un ballet réglé comme du papier à musique.

Finalement, au loin se dessina le Rocher du Clair de Lune. L'étendue rocheuse, majestueuse, pointait en cette fraîche matinée, coupant le ciel en deux, bien séparé entre le début d'un cycle vers l'est, la lumière en inondant le flanc, et entre la fin d'un autre à l'ouest, les ténèbres persistantes glissant encore le long de la plaine. Et deux ombres filant le long des bois non loin. Parmi elles, une odeur familière, féminine. Une odeur qu'il pourrait reconnaitre entre mille. Nina. La louve traversa la mince plaine qui séparait deux bois, s'engouffrant entre les arbres morts pour disparaître quelques instants plus tard, bientôt suivie d'un autre loup, plus imposant. Plus menaçant.
Le sang du Lycan ne fit qu'un tour, sans réfléchir plus à la situation, il se précipita à la poursuite des deux bêtes, passant entre les branches sèches et acérées des arbres qui lui griffaient le visage, manquant de l'énucléer à maintes reprises. La forêt s'épaississait et le feuillage se ressemblait. Perdre leur piste aurait été aisé, fort heureusement leur passage laissait quelques traces bien visibles pour le pisteur qu'il était. Un sentier de feuilles piétiné, des branches tordues par le passage du loup...
Et une petite clairière, où la végétation se dissipait quelque peu. Adossée contre un grand sapin, la silhouette encapuchonnée de Nina. Dans sa main le carnet étoilé de sang de la chef de meute, trouvé plus en amont aux abords d'un lac. L'autre main serpentait sur le pommeau de l'une de ses lames. "L'autre" ne devait pas être loin. Il s'avança prudemment vers la jeune Lycan, endormie, guettant le moindre bruit, la moindre vision de cet "autre" loup. Il pouvait le sentir, à l'affut. Il était là, tapis dans l'ombre. Attendant le moment propice pour sortir de son couvert.

Arrivé à hauteur de la belle, le chasseur s'agenouilla, posant le petit carnet à ses cotés. Il découvrit la Lycane de sa capuche. Les yeux clos. La bouche légèrement entrouverte laissant s'échapper quelques frissons. Le visage marqué par la fatigue et l'effort. Cerrraë le savait, sa position n'était pas enviable. Il était totalement dépourvu et la bête ne tarderait pas à donner l'assaut. Le chasseur ne bougea pas, attendant que l'ennemi invisible se montre.

Le bruissement des branchages. Quelques pas feutrés sur la terre enneigée. Un grondement. Puis il sentit les pattes de la bête se faire plus lourds, le loup accélérant, prenant de l'allure et bondir sur sa proie. Le chasseur se retourna, dégainant se lame et, dans un mouvement d'esquive, planta se lame dans le flanc offert de la bête qui alla s'écraser sur le sol quelques mètres plus loin. La blessure était profonde et le sang jaillissait abondamment. Mais les capacités régénérantes des Lycans lui permettrait de s'en sortir sans trop de séquelles.
Cependant, il avait le temps. Les Lycans avaient beau posséder cette aptitude hors norme, il lui faudrait un certain temps avant de s'en relever.

Le chasseur se retourna vers Nina, posant sa main tachée de sang sur sa joue glacée, tapotant doucement son visage pour la réveiller.

-"Réveilles-toi, bon sang !"
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MessageSujet: Re: L'amour présent, malgré l'absence. [Abandon]   Dim 16 Sep 2012 - 11:57

Cette fois-ci tu ne partiras plus sans moi. Tu m'appartiens, tout au fond de moi même je le sais...

Alors que je sombrais un cri parvint à mes oreilles et une odeur de sang se diffusa. L’odeur était insoutenable et écœurante. J’étais persuadée que cette odeur nauséabonde aurait plus à Thorolf ! Il se serait réjoui de sentir la peur, le sang et de voir le dégout se peindre sur mon visage. Il en aurait ri et m’aurait amené ailleurs à coup sûr. Ceux de ma meute auraient-eut une réaction surement différente, du moins cela aurait varié en fonction de leur caractère respectif. Je me demande bien ce qu’aurait fait Frederik… Inconsciemment je me mémorisais toutes les personnes que je connaissais : C’était donc vrai. Aux portes de la mort, on se rassurait avec des visages familiers…

Soudainement l’odeur fut masquée par celle de Cerrarë mêlée a celle d’une autre femelle… J’entrouvris doucement les yeux alors qu’il tapotait avec douceur ma joue. J’émettais un long grognement en sentant l’odeur de cette chienne sur lui : Quelle salope avait osé le toucher, l’approcher et le serrer contre elle alors qu’il m’avait moi ? Je repoussais sa main avec le peu de force qu’il me restait alors que mes muscles s’engourdissaient encore et toujours sous le froid. Je plantais mon regard dans le sien alors que les larmes bordaient mes yeux : Le chien, il avait osé en fréquenter une autre.

Pourquoi m’avait-il sauvé à présent ? S’il en avait une autre, qu’importe il aurait pu me laisser crever ici comme une moins que rien. Surement voulait-il obtenir un minimum de mérite en revenant au camp et en disant qu’il venait de me sauver la vie, après me l’avoir détruite entièrement. Ou peut-être ne voulait-il simplement pas de ma place en tant que chef de meute. Je n’en savais rien et ce néant de connaissance me rongeait les tripes. Je voulais savoir le pourquoi du comment et j’en savais rien. Je ne savais même pas s’il m’aimait. L’homme m’avait promis qu’il reviendrait. Au lieu de quoi il en avait profité pour se taper toutes les catins de Thaodia grâce à son statut ?

La colère me prit d’assaut et ma main gauche s’écrasa avec force sur sa joue. Un bruit sourd résonna dans les environs. Ma main s’attarda légèrement sur sa joue rougie sous le coup… Je venais de le gifler pour son absence, pour l’odeur qu’il portait sur lui, et pour ces multiples choses qui faisait que malgré tout au final je l’aimais toujours. Mes mains tremblaient, mes jointures devenaient bleues a vu d’œil. Pourtant la rage m’habitait et je me relevais légèrement chancelante. Les larmes de frustration et de douleur coulaient le long de mon visage. C’était très mauvais de s’exposer aussi faiblement face à son second mais qu’importe… J’avais besoin d’évacuer toute cette rage, quitte à y laisser une part de mon humanité…Humanité qui s’envolait de jour en jour suite à son absence. Alors debout, dos à l’arbre, je laissais mes bronches s’ouvrir pour laisser échapper un cri de désespoir. Les yeux clos, le visage levé vers le ciel j’hurlais jusqu’à ne plus avoir de souffle. Au bout d’un moment je baissais mon visage baigné par la colère vers lui et dit d’une voix brisé suite au cri :

« Une autre n’est-ce pas. Ca justifierait donc ton absence sale chien. Cerrarë je te hais… Et elle va crever à mes pieds cette pute, tu m’entends ?! »

De mes yeux rougis par les larmes je le scrutais avec attention guettant sa réaction. Je martelais son torse de coups de poings. Je n’arrivais pas à le blesser, sous la faiblesse mais aussi sous l’amour. Puis au bout d’un moment un vertige me prit d’assaut. J’émettais un faible grognement et prit appui sur l’arbre au lieu de chercher du soutien auprès de celui que j’aimais toujours. L’odeur du sang s’était dissipée… Le lycan sauvage avait surement fuit… Intérieurement je me promettais de la tuer. Alors que mes yeux se fermaient sous la fatigue, je m’imaginais déjà l’avoir face à moi. Je m’imaginais déjà lui arracher le cœur et le jeter au loin en laissant mes mains baignées dans son sang : Folie quand tu me tiens... Je chutais sans le prévenir, surement avait-il anticipé ma faiblesse et ma chute car jamais ne vint le choc du sol.



Je m’éveillais en sursaut, comme d’habitude en disant un seul et même prénom : Cerrarë. Une fois encore il m’avait échappé. Dans la clairière… Pourtant j’étais sûr que cette apparition était enfin réelle. Je m’assis dans mon lit et l’observais dans un coin de la pièce. La scène était tellement familière qu’elle me fit lâcher un rire sous la folie. Il y’a quelques mois de cela, j’avais frôlé la mort et il m’avait sauvé une fois encore m’aillant arraché des bras puissants de la mort. Cette fois-ci l’odeur du lycan se mêlait à celle de la femelle mais aussi à celle du savon…Surement avait-il essayé au mieux de masquer cette odeur nauséabonde. Doucement mon rire se perdit et je l’observais sans relâche. D’une voix rude je lâchais ces quelques meutes :

« Tu fais honte à la meute. A notre meute Cerrarë. Tu es partit et tu reviens en me provoquant avec l’odeur de cette femelle. Tu sais très bien le sort qu’il lui est réservé. A présent tu vas changer ces vêtements et les bruler. Je veux plus sentir cette odeur sur la tienne compris ? »

Mes réactions copiaient étrangement celles de Thorolf... On élimine, on ne pense pas plus loin. Sauf que moi je ne mangeais pas mes proies ou du moins pour le moment.
Puis d’une voix plus douce, ne voulant plus me laisser partir dans un flot de larmes je murmurais :

« Cerrarë… M’aimes-tu ? »

Mes yeux scrutaient son visage alors que je passais un doigt sur la cicatrice qui barrait mon œil : Qu’avais-je donc fait pour mériter tout ce malheur bon sang…

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MessageSujet: Re: L'amour présent, malgré l'absence. [Abandon]   Dim 23 Sep 2012 - 18:44

« Cerrarë… M’aimes-tu ? »

Il fallait une réponse. Cerrarë ne pourrait pas rester de marbre éternellement. Mais il ne voulait pas répondre à l'emporte-pièce. Cette réponse était encore bien plus dure à formuler que l'avait été la question. Ils avaient changé, tous deux. Certains évènements étaient passés, et les avaient transformés. Et tout comme il avait changé, les sentiments du chasseur s'étaient métamorphosés. Ou plus simplement, il avait réussit à les comprendre comme il le devait. Jamais son amour pour Nina n'avait été charnel. Il la considérait comme une soeur, une personne avec qui il partage son sang. Ce qu'il partageait avec elle était encore plus fort qu'un simple sang. Il partageait une petite partie de son être qu'elle avait éveillé en lui. Ainsi, le chasseur se sentait lié à l'existence de la Lycane.
Ses lèvres s’animèrent calmement.

-"Oui..."

... Et non. Même si le chasseur appréciait la compagnie de la jeune Lycane, quelque chose n'était pas demeuré intact, comme un détail que l'on omet à première vue et qui saute aux yeux par la suite. Il l'aimait oui, cela n'était pas faux. Il l'aimait d'amour peut être même. Mais Cerrarë savait pertinemment que l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre était différent. L'amour qu'il portait à la nouvelle chef de meute était un amour fraternel. Sincère, fort, inaliénable. L'amour qu'il avait d'abord voué à cette dernière était erroné. Ou du moins troublé, flou. Cela n'avait en rien empêché une attirance mutuelle, et elle ne l'empêcherait jamais, mais le chasseur avait vu une certaine limite s'instaurer entre elle et lui. Une barrière infranchissable.

Cerrarë avait voulu continuer sa phrase, la terminer, lui dire la vérité, mais il s'était ravisé. La guerre contre Ardamir se préparait. Et si la chef de Croc-Noir venait à être vexée par son nouveau second, rien ne l'empêcherait de renier ce dernier. Et si elle partait en guerre et qu'il ne pouvait l'accompagner, le chasseur aurait l'impression de manquer à son devoir. De faillir à sa protection. Alors soit. Il lui mentirait, ou du moins éviterait-il la vérité. Il ne fallait pas qu'elle ne s'éloigne trop de lui. Il voulait la garder sous son aile, veiller sur elle, dans l'ombre de son rang, et s'il était destitué, la distance qui s'instaurerait entre elle et lui l'empêcherait de mener à bien sa mission.

-"Je t'ai toujours aimée du même amour Nina. Et cet amour est indéfectible. Je te le promet."

Les menteurs avaient toujours insupporté Cerrarë. Ainsi trouvait-il le mensonge répugnant. Il ne s'abandonnerait pas à pareille pratique. Mais il ne voulait risquer de blesser sa protégée. Il ne voulait prendre ce risque d'en être éloigné, de la laisser sans surveillance, de la laisser en proie aux griffes de la Mort.
Et pourtant, il avait déjà fait naître la jalousie dans le coeur de la Lycane, un premier tonneau explosif qu'il devrait manipuler avec attention et précaution.

Cerrarë remarqua la cicatrice qui barrait l'oeil de Nina. Il posa ses yeux inquisiteurs sur la vilaine trace qu'il en restait. Que lui était-il arrivé ? Il suffisait donc qu'il parte pour qu'elle se retrouve mutilée. Cette blessure l'inquiétait. Elle ne lui disait rien qui ne vaille, elle empestait la mort. Elle empestait quelque chose de malsain et de sanguinaire. Il ne connaissait qu'une personne qui pouvait dégager une telle odeur...

-"Qui t'a fait ça ?"

Sa voix n'était pas assurée. Il voulait connaître une réponse qui l'effrayait. Il avait peur de connaître la source de cette blessure. Son comportement avait changé à elle aussi. Sa réaction brutale n'était pas celle de la Lycane craintive qu'il avait rencontré. Elle avait gagné en assurance, mais aussi quelque chose de... Différent. Était-ce simplement dû à son statut de chef de meute ? Peut-être bien, il ne s'en formaliserait pas.

-"Cette odeur a beau empester Nina, elle ne cache pas celle de la mort..."


HRP :
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