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 Il n'y a pas que les oiseaux qui savent voler [Terminé]

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MessageSujet: Il n'y a pas que les oiseaux qui savent voler [Terminé]   Jeu 5 Juil 2012 - 20:43


Sois brigand, sois voleur, mais ne cesse d'être juste
Elif Uyanik


Le plan était simple, si simple que s’en était gênant. Entrer, et sortir, qu’est-ce qui pouvait arriver qui pourrait clocher dans cette mission ?

Il s’était assis à leur table alors qu’ils faisaient halte dans une auberge d’Oryenna, en leur demandant s’ils étaient intéressés à un petit travail de recouvrement. Aelon, le nez dans sa bière, avait levé un œil métallique vers l’homme afin de le jauger. Il semblait tout ce qu’il y avait de plus normal, à l’exception des parures qu’ils tentaient de dissimuler sous sa cape ; un riche qui ne voulait probablement pas être reconnu comme tel dans ce genre de milieu. Après un regard entendu à Melchiam, il avait fait signe à l’homme de poursuivre son récit. Le bourgeois mentionna alors qu’il s’était fait dérobé, il y avait quelques mois de cela, un collier en pierre précieuse, du saphir pour être plus précis. À cette mention, la tête de l’albâtre daigna enfin se lever. S’il avait la possibilité de se payer du saphir, le pauvre bourg avait aussi la possibilité d’aligner la monnaie…beaucoup de monnaie. L’elfe changea de position pour être plus confortable et avoir toute son attention sur l’homme qui les avait abordés. Celui-ci raconta qu’il croyait le collier perdu, jusqu’à ce qu’il le voit autour du cou d’une des femmes de la cour du sieur de l’endroit. Il avait tenté de raisonner le seigneur en lui mentionnant que le collier lui revenait légitimement, puisqu’il en était le propriétaire original, mais il fit la sourde oreille et refusa de lui remettre le cercle de saphirs. Après plusieurs tentative, le bourg, aculé au pied du mur, avait décidé d’engager des gens pour dérober le collier, pour le remettre à son propriétaire originel ; d’où sa présence en ce temps et lieu.

L’homme mentionna qu’il y aurait un bal vers la fin de la semaine, et que cela serait une bonne occasion de s’introduire parmi les convives pour pouvoir circuler plus aisément, ce qui semblait parfaitement logique à l’oreille de l’elfe. Ne restait juste qu’à parler de leur tarification. Étant donné la situation, et le désespoir de leur employeur, Aelon et Melchiam réussirent à presser le citron jusqu’au bout. Le quart de la valeur du collier leur serait versé maintenant, et le reste lors de la réception de la marchandise. Pour une mission aussi simple, la caravane s’enrichirait de près de dix mille pièces d’or, ce qui était une somme considérable, mais nécessaire pour effectuer quelques améliorations et réparations sur leur moyen de locomotion. Il leur laissa une bourse bien garnie sur la table, avant de se retirer pour retourner dans son manoir. C’était tellement simple que s’en était presque louche. Partageant son appréhension avec son collègue vampirique, ils convinrent que l’albâtre irait faire une reconnaissance des lieux durant la journée, afin d’estimer les défenses et les voies d’accès les plus plausibles pour la mission. Le mercenaire profita donc de la journée pour aller faire une doléance bidon chez le sieur, accompagné de Mishaila. Déjà, l’endroit semblait en ébullition, les préparatifs pour le bal étant en branle. Subtilement, il réussi à chiper un uniforme que porteraient les serveurs lorsqu’ils déambuleraient dans la masse compacte des invités. Il nota mentalement les endroits dérobés, les accès, estima le nombre de garde qu’il y aurait, et tous autres renseignement qu’il jugea utile.

La nuit tomba lorsque le mercenaire exposa son plan à Melchiam. Celui-ci, ayant des origines plus noble que Cyredatear, pourrait s’intégrer plus facilement à la foule et passer inaperçu, puisqu’il pouvait cacher ses oreilles avec ses cheveux, et il avait la prestance naturelle requise pour ce genre d’évènement. Son rôle serait de contenir la foule en un seul lieu, et de faire office de distraction pour le seigneur de l’endroit. Aelon, quand à lui, serait garçon de table, ce qui lui permettrait, avec un peu de chance, de circuler dans les corridors sans être suspecté. Le seul problème, était que l’elfe ne pouvait pas cacher ses origines aussi facilement que Melchiam. Il lui faudrait trouver un moyen de camoufler ses oreilles, et de changer la couleur de sa tignasse de neige. S’il pouvait mettre la main sur de l’écorce ou de la racine de noyer, il pourrait se concocter une mixture qui changerait la couleur de sa chevelure pour lui faire prendre une couleur noire avec des reflets bruns, qui paraîtrait beaucoup plus naturelle qu’un blanc pur. Par le fait même, il faudrait trouver des vêtements dignes de ce nom pour habillé l’invité au bal. Ce qui n’était pas une tâche facile, puisque les échoppes étaient rarement ouvertes de nuit… Encore une fois, la cadette des Caranthir offrit une solution particulièrement lumineuse. Étant donné son instinct pour la mode, elle pourrait choisir des vêtements appropriés, et Aelon, qui était à peine un peu plus petit que Melchiam ; et un peu plus trapu, pourrait servir de modèle. Elle pourrait ensuite faire les retouches nécessaires pour être sur que les habits fasse comme un gant à son frère aîné. Ce fut donc la stratégie qu’ils empruntèrent. Tout en faisant le tour des échoppes, l’albâtre réussis à mettre la main sur une longueur de tissus d’un carmin solide, qui pourrait lui couvrir la tête, dissimulant par le fait même ses oreilles elfiques. Ne restaient plus qu’à s’assurer de la localisation du collier en question. Selon les dire de leur employeur, la femme du seigneur des lieux le gardait dans sa chambre, dans un coffre verrouillé à clé. La serrure n’était pas un problème, mais cela tracassait le mercenaire de ne pas être armé et protégé par sa cuirasse. Pour une raison qu’il ne pouvait expliquer, il semblait que dès qu’il ne l’avait pas sur le dos, il se blessait gravement…

Les journées passèrent lentement, et le décompte s’enclencha, avec tous les préparatifs qu’il imposait. Deux jours avant le bal, le mercenaire composa sa décoction d’écorce de noyer, et se teint les cheveux. Se voir avec les cheveux noirs créa un choc chez l’elfe, un choc qu’il n’aimait pas vraiment, lui qui était habitué à être dans une palette diamétralement opposée. Il ressemblait presque à un mort, vu la pâleur de sa peau (étant albinos), et ses traits étaient beaucoup trop sérieux. Aelon espérait seulement que la couleur disparaîtrait avec le temps, et qu’il n’était pas pris à vie à jouer les corbeaux. Il pratiqua ses manières de serveur avec Mishaila, passant près à quelques fois de l’étrangler tellement elle voulait qu’il atteigne la perfection. Et le jour J arriva avant même qu’ils ne s’en rendent compte. Après avoir sommé la princesse de la caravane de ne pas les suivre ; la situation pourrait très bien virer au vinaigre assez rapidement, et les deux partenaires auraient l’esprit trop occupé pour la surveiller en tout temps, le mercenaire enfila son habit de serveur. Affublé d’une paire de pantalon en coton légèrement trop ajustée à son goût, d’une ceinture en cuir carmin, une chemise blanc boréal, un veston couleur nuit sans lune, et un foulard assorti à la ceinture noué autour du cou. Il se coiffa de son écharpe, et pris bien soin d’y dissimuler ses oreilles, et enfila des bottes vernies très désagréable à porter, et avec un talon qui claquait ; probablement pour localiser les serveurs lorsqu’ils se déplaçaient dans les bâtiments. Le soleil était encore haut dans le ciel lorsque l’elfe se dirigea vers la résidence du sieur, avec l’intention de se mêler le plus possible à la foule, et d’avoir les instructions de services. Il ne pouvait pas se permettre de sortir du lot pour cette mission, la discrétion était leur meilleure arme. Déjà que sa claudication le sortait un peu de la norme, il n’était pas pour être encore plus apparent.

Le plan était simple, tellement simple qu’il ne pouvait pas déraper.

Il se joignit à la masse uniforme des hommes et des femmes, tous humains, qui était pour faire le service se soir. Il écouta les ordres d’une oreille distraite, cherchant du regard les issues, et estimant encore une nouvelle fois le nombre de garde qui seraient en position. Puis, le sieur lui-même vint saluer son personnel, et donner ses dernières recommandations. Il était accompagné d’une des femmes de sa cour, tout habillé de bleu profond, avec à son cou, le dit collier en saphir.

Le plan était simple, tellement simple qu’il ne pouvait que déraper…

[J’ai voulu te laisser beaucoup de latitude, pour ne pas faire avancer trop vite la mission. S’il y a quoi que se soit, fait moi signe]


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas que les oiseaux qui savent voler [Terminé]   Lun 16 Juil 2012 - 17:54

La cité de l'Aurore était réputée pour posséder quelques petits bijoux de taverne où la bière était aussi riche que les informations qui y circulaient. La caravane avait décidé de faire halte à l'un de établissements qui jouissait d'une telle réputation. Les troupes avaient besoin de se reposer sans parler des bêtes qui tiraient l'énorme embarcation. Pour une des rares fois depuis l'arrivée du nain, de Mishaila et de Selemba, Melchiam se retrouvait seul avec le mercenaire elfique. Les autres avaient décidé de vaquer à d'autres occupations, laissant les amis d'enfance entre eux. Aelon avait rapidement commandé une bière et Mel, quant à lui, refusait les consommations que tentaient de lui payer quelques charmantes damoiselles un peu trop entreprenantes. Les deux hommes discutaient et la soirée allait de bon train quand soudain, un individu vint s'installer près d'eux, prétextant avoir du travail pour des hommes désirant être grassement payés. L'humain tentait visiblement de dissimuler sa richesse évidente sous une cape trop foncée qui attirait davantage l'attention. Subtilement, les deux comparses se jetèrent un regard entendu et écoutèrent le récit du noble, lui faisant ainsi comprendre leur intérêt pour sa cause.

Selon les propos du riche bourgeois, un énorme collier en saphirs appartenait à sa famille et, jusqu'à tout récemment, celui-ci semblait perdu. Or, l'humain avait vu récemment ce même cercle de pierres précieuses ornant le cou gracile de la femme de l'un des nobles de la région. Après maintes discussions et tentatives de ravoir son bien, le jeune homme avait donc décidé de faire appel à des mercenaires pour reprendre son bien légitime, c'est à dire, eux. Mel se câla davantage dans son siège et continua d'écouter les propos de l'humain au sang bleu tout en constatant l'intérêt soudain d'Aelon. Ils avaient visiblement pensé à la même chose : si cet homme possédait un cercle de saphirs, il allait surement l'argent nécessaire pour payer une expédition comme celle-ci, soit beaucoup de pièce d'or. D'un air davantage intéressé (et étant en parfaite synchronisation avec Aelon), le vampire se redressa sur son siège et jeta un regard déterminé à leur client potentiel. Suite à leur regain d'intérêt, le bourgeois eu un sourire et continua son récit, mentionnant au passage la présence d'un bal d'ici la fin de la semaine, dans les hauts quartiers résidentiels de la cité de l'Aurore. Voilà qui était une occasion en or de pouvoir s'introduire au sein de cette bourgeoisie trop guindée et de pouvoir mettre la main sur le dit joyau! Les négociations concernant le paiement pour cette mission furent mouvementé, mais après nombre tentatives de persuasion, le duo « elfique » réussi à soutirer la modique somme de dix milles pièces d'or, dont le quart serait versé avant la mission. Un sourire en coin perla sur les lèvres de Caranthir alors que ce dernier tentait de faire des pieds et des mains pour éviter de trop montrer son enthousiasme. Avec ça, ils auraient la possibilité de faire les rénovations nécessaires sur leur embarcations! De plus, ils garderaient une partie de cette or pour s'amuser un peu dans une taverne... ils avaient tous besoin de se détendre.

L'humain jeta donc une bourse considérable sur la table et se déclara qu'il devait se retirer dans son manoir, le tout effectué avec un mouvement des plus théâtrales. Voilà qui était étrange et Mel n'hésita pas une seconde à faire part de ses pensées à son camarade. Il y avait anguille sous roche, c'était plus qu'évident, néanmoins, ils ne pouvaient refuser une telle somme... Refermant sa main maîtresse sur l'objet de leur convoitise, Mel se laissa attirer à la suite d'Aelon, vers la sortie de l'établissement. Ils discutèrent d'un plan d'action et convinrent tous deux que Cyredatear irait en reconnaissance durant la journée accompagné de Mishaila (puisqu'elle était la plus distinguée de la caravane) afin de pouvoir s'immerger dans cet univers de luxe. Lorsque le matin approcha, le vampire se retira dans son tonneau de bois pour un sommeil bien mérité, laissant le travail diurne à sa sœur et son amoureux...

La nuit tomba rapidement et quelques coups résonnèrent sur la paroi de bois du lit de Mel, histoire de le tirer hors du pays des songes. Le vampire émergea donc non sans un bâillement puis écouta le plan que lui exposa Aelon. Ainsi, Mel jouerait le noble pendant cette soirée pendant que l'albâtre jouerait les garçons de table? Certes, cette idée lui plaisait bien. Mel savait se comporter parmi les gens de la haute société, puisque lui-même venait de ce même milieu, bien qu'en territoire elfique. Il dû admettre être flatté par cette proposition puisque, pour une des rares fois, Ae lui faisait un compliment dissimulé. Et puis Mel avait plus d'un tour dans son sac pour attirer l'attention des gens. Cela pourrait marcher! Évidemment, le vampire aurait besoin de nouveaux vêtements pour pouvoir jouer son rôle parfaitement, puisque les siens étaient désormais usés par le voyage. Mishaila proposa donc son aide pour trouver une tenue adéquate à Mel et déclara qu'elle accompagnerait Aelon dans ses courses. Les journées qui suivirent passèrent lentement et étaient entièrement consacrées aux préparatifs pour le bal. Aelon apprenait à bien se tenir en compagnie de Misha, Mel pour sa part, révisait ses notions de bienséances.

Puis, le grand jour arriva enfin. Lorsque Mel sortit de son baril de bois, il fut surprit de constater que sa cadette l'attendait avec sa riche tenue. Elle déclara qu'Aelon était parti quelques heures plus tôt et lui fit une description sommaire de la tenue de son camarade. Selon elle, ce dernier avait changé un peu son physique pour mieux se fondre dans la foule. Mel enfila donc un pantalon de cuir très foncé, des bottes hautes se terminant aux genoux et agrémentées de filaments d'or, une chemise couleur sang et un pourpoint sans manches noir ayant le même motifs doré que les bottes. Un tissu blanc légèrement plissé ornait son cou, surmonté d'un rubis scintillant. Ses mains étaient gantés d'un tissu noir et ses cheveux, attaché à sa nuque avec une boucle de soie rouge, couvraient partiellement ses oreilles elfiques. Juste avant de partir, Mel enfila sur ses épaules une cape rouge sang surmontée de fourrure de lièvre et fit la bise à sa sœur qui lui souhaita « Bonne chance ». Quelques flocons tombaient du ciel au même moment où le vampire s'approchait du manoir luxueux sur un cheval qu'il avait emprunté. Une fois aux portes de la demeure, il tendit sa monture à un garçon d'écurie et salua les gardes. À l'entrée du bal, il tendit une invitation finement travaillée (confectionnée par Mishaila et où le nom « Emilian Von Rosenbaum » était affiché) au majordome et eu l'autorisation de joindre l'assemblée bourgeoise. Au passage, un serviteur lui proposa de prendre sa cape et Mel la lui tendit immédiatement avec un air légèrement hautain.

La salle de bal était immense et richement décorée de plumes blanches et d'argent. Un orchestre jouait des valses mélodieuses, histoire de faire danser les convives sur le plancher de marbre de la piste de danse, alors que des serviteurs se promenaient avec des plateaux d'argent où trônaient nombre de flûtes cristallines dans lesquelles se trouvaient un champagne particulièrement populaire. Melchiam balaya les lieux de son regard ambré et nota que la foule y était plutôt dense; à croire que tous les bourgeois d'Oryenna s'étaient réunis pour célébrer le bal des Nuits d'Hiver! Nombre de femmes se trouvaient en ces lieux et il tenta de repérer le dit cercle de saphirs, sans grand succès. Tendant la main, le vampire se saisit alors d'une flûte cristalline et marcha dans la foule, histoire de se fondre dans la masse de bourgeois. Une main délicate l'agrippa alors au passage et une jeune femme à la chevelure de terre et aux bouclettes impressionnantes lui jeta un regard coquin. Une robe vert émeraude et doré recouvrait son corps. Malheureusement, il n'y eu aucunes traces de saphirs à son cou. Elle semblait toutefois bien jeune : 18 ans, tout au plus. Elle prit la flûte de Mel, en bu plusieurs gorgées et déposa celle-ci sur le cabaret d'argent de l'un des serviteurs qui passait par-là. Elle attira ensuite le vampire sur la piste de danse. Une fois sur le sol de marbre, Caranthir fit une révérence et prit la délicate main dans la sienne tout en passant son bras gauche derrière le dos de la jeune humaine. Ils dansèrent pendant quelques minutes sans piper mot et le cerveau de l'elfe d'origine fonctionnait à plein régime. Il devait quitter cette piste de danse pour retrouver le collier de saphirs!


- C'est la première fois que je vous vois en ces lieux, sir...? demanda soudainement la damoiselle.

- ... Emilian Von Rosenbaum. Je suis nouveau dans cette vaste région d'Oryenna. J'ai repris les affaires de mon défunt père, il y a de cela quelques mois.

- Oh et en quel domaine œuvrez-vous sir Von Rosenbaum? continua-t-elle avec un sourire coquin au visage. Ses yeux bruns pétillaient lorsqu'elle le regardait et Mel songea au fait qu'elle serait peut-être la couverture parfaite pour se mouvoir dans ce manoir.

- Dans le domaine de la soie. Mais dites moi, à qui aies-je affaire? J'aime toujours connaître le nom des jolies femmes avec qui je danse.

Un rire léger sorti de la gorge délicate de la damoiselle. Une légère teinte rosée couvrait ses joues couleur ivoire.


- Je me nomme Elizabeth DelaCroix, vous êtes actuellement dans le manoir de mon père et vous buvez le champagne qu'il a gracieusement offert à ses convives. Pour ma part, je suis ravie de danser avec un homme aussi charmant que vous.

Mel fut surprit d'une telle réponse. Il avait entre les mains la femme du propriétaire des lieux! Donc la mère de celle-ci devait surement être la détentrice illégitime du cercle de saphirs! C'était une occasion en or qu'il ne pouvait laisser filer! Il ne saurait dire si elle le trouvait vraiment beau ou si son attirance était dû au charme naturel des vampires, mais dans tous les cas, il allait profiter un maximum de la situation actuelle! Il fit tournoyer la jeune femme encore pendant de longues minutes quand un éclair bleuté attira son attention. Au loin, une femme à la chevelure noire parsemée de couettes grisonnantes se tenait au bras d'un homme de haute prestance au visage recouvert d'une moustache sel et poivre abondante. Les deux étaient très richement vêtu et possédaient la présence d'un roi et d'une reine! Ils étaient visiblement les parents de sa jeune cavalière... et le cercle de saphirs se trouvait au cou de la mère! Ramenant son attention vers Elizabeth, il termina la valse au même rythme que l'orchestre et l'attira hors de la piste de danse tout en lui offrant une flûte de champagne.

- J'ignorais que Lord DelaCroix avait une fille aussi ravissante et sublime... fit-il en portant la main gantée de la damoiselle à ses lèvres tout en plantant son regard ambré dans le sien. Un léger sourire en coin trônait sur ses lèvres fines.

Il avait l'intention de séduire cette femme qui possédait encore toute la naïveté de la jeunesse. À cette âge, les damoiselles désiraient par-dessus tout rencontrer le « prince charmant » et vivre de folles aventures avec ce dernier. Et bien, elle serait ravie! Ils discutèrent de leur vie respective et damoiselle DelaCroix riait aux éclats sous certaines blagues prononcées. Pour sa part, Caranthir ne lâchait Lady DelaCroix du coin de l'oeil et admira subtilement le collier de saphirs. Il devait trouver une façon d'attirer l'attention des gens pour permettre à Aelon - quelques parts dans ce château - d'œuvrer à sa guise! Puis, sa compagne du moment le prit par la main et l'attira parmi la foule tout en déclarant qu'elle désirait le « présenter à ses parents ». Il s'approcha donc de Lord et Lady DelaCroix qui lui jetèrent un regard intéressé. Mel s'inclina devant le père d'Elizabeth et baisa la main de la mère de celle-ci.

- Vous êtes ravissante Lady DelaCroix. Une véritable beauté, tout comme votre fille!

Il discuta avec eux pendant de longues minutes, jouant la carte du charme au maximum. Puis, une fois que la musique se tût. Il se saisit d'une flûte de champagne et d'une petite cuillère argentée. Il frappa délicatement le côté de son verre pour attirer l'attention de tout le monde sur lui puis attendit que les convives se taisent pour parler. Il remercia alors publiquement l'invitation de Lord DelaCroix et demanda à ce dernier de faire un petit discours à l'assemblée. Le riche bourgeois sembla touché de l'attention et parla d'une voix forte à ses camarades de haut rang.

Mel espérait ainsi donner du temps à Aelon... Ils ne pouvaient pas échouer!
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas que les oiseaux qui savent voler [Terminé]   Mer 25 Juil 2012 - 19:52

Jusqu'à présent, tout ce déroulait sans anicroches. L'elfe déguisé en humain parcourait la foule compacte, distribuant tantôt bouchées, et breuvages alcoolisés. Avec bonheur, cette masse n'avait que peut de considération pour la manœuvre servile qui les nourrissait. Pendant un temps, l'image d'une bande de cochons qu'on engraissait avant de les saigner. Il repéra bien vite son compagnon d'arme, qui semblait totalement à l'aise parmi cette bourgeoisie engraissée à l'or et l'argent. Il fit son chemin de service et arriva à la hauteur au moment où Melchiam posait sa flûte vide sur son plateau sans un regard. Évidemment, avec ses cheveux maintenant couleur encre et le bandeau qui lui enserrait la tête, il était assez méconnaissable, surtout si le vampire s'attendait à repérer un elfe à la crinière argenté. Aelon s'apprêtait à lui donner un coup discret dans les côte pour lui faire savoir qui il était, mais une jeune femme l'entraîna vivement sur la piste de danse. Un soupir s'échappa des lèvres fines, et l'elfe retourna faire son travail... auquel il se surprit à retrouver une certaine satisfaction. Le fait d'être invisible, d'entendre les commérages des grands de ce monde, lui permettait de mettre la main sur des informations qui pourrait très bien servir un jour où l'autre.

Alors qu'il parcourait la foule d'un pas lent et régulier, s'arrêtant presque à chaque seconde pour servir un des nombreux convives, il permit à son cerveau de disséquer la situation. Le collier tant convoité était pendu au coup de la maîtresse des lieux, qui l'exhibait sans vergogne. Ça aurait été tellement plus simple qu'il soit dans une pièce. Comme ça Aelon aurait pu s’éclipser pour faire opérer la magie, mais le fait qu'il soit à la vu de tout le monde compliquait intensément la tâche. À moins que... Un sourire s'étira sur son visage, et un plan s’échafauda dans son esprit. Il y avait encore bien des variables incertaines, mais qui ne tentait rien n'avait rien. L'elfe déguisé retourna au coin de service, histoire d'avoir un plateau bien garni, et se dirigea tout droit vers la foule. Comme à son habitude, la bande de cochons graissés à l'argent chapardèrent une bonne partie des vivres, mais il estima qu'il lui en resterait assez pour mettre son plan à exécution.

Il rejoignit Melchiam près du couple qui hébergeait le bal, et attendit le moment propice, où Lady Delacroix se retournait pour prendre un canapé sur le plateau. D'un mouvement vif et calculé, il fit basculer la plaque d'argent remplie de nourriture et de boisson sur la robe en soie de la dame. Le vacarme attira plusieurs regards, suivi par le cri d'indignation de la femme. Tout de suite, le faux humain se confondit en excuses et attrapa un linge qui pendait à sa ceinture pour essuyer la robe de la dame, et alors qu'il remontait vers le haut avec l'intention de dégrafer le collier et le cacher dans son ligne avant de s'éclipser dans l'ombre et s'enfuir. Malheureusement, le propriétaire des lieux, furieux de l'accident, hurla à ses gardes de saisir le malotru qui avait osé souiller les vêtements de sa femme.

Il n'eut pas le temps de faire quoi que se soit, que déjà, des mains enserrèrent ses épaules et ses bras pour le soulever de terre. Il croisa alors le regard ambré de Melchiam, avec la certitude que le vampire reconnaîtrait son regard couleur acier, et lui faire savoir qu'il venait de lui offrir une opportunité de se retrouver seul avec la dame. Il n'avait qu'à lui proposer de la raccompagner à sa chambre pour qu'elle puisse se changer, et il pourrait subtiliser le collier alors qu'elle assortirait de nouveaux bijoux à sa nouvelle tenue. Malheureusement, l'elfe doutait qu'il aurait la chance de pouvoir participer plus activement à la récupération des saphirs, car il se faisait présentement traîner vers ce qu'il estimait être les cachots de l'endroit. Sans ménagement, il se fit lancer contre le mur du fond d'une cellule, et eut le souffle coupé alors que la grille se refermait dans un grincement sinistre.

L'elfe poussa un soupir, et prit place sur le sol, les avant-bras posés sur ses genoux pliés. Il espérait que Melchiam avait saisit l'occasion, mais il ne pouvait pas laisser le hasard faire son travail. Il défit le foulard pourpre qui couvrait sa chevelure anciennement couleur neige, et en sortit une épingle qui maintenait le tout. Innocemment, il s'approcha de la grille, et passa ses bras au travers, comme pour s'appuyer nonchalamment. Il regarda les alentours, afin de planifier son évasion.

Il y avait un garde qui faisait une ronde parmi les cellules, et un autre qui gardait la porte de sortie. Visiblement, il était le seul prisonnier dans la pièce; il devait donc se débarrasser de ces deux cancres. L'elfe se recula, et se défit de sa veste et de presque tout ses apparats. Ne restait que sa chemise, ses pantalons et ses souliers. Après mure réflexion, il se défit du cuir verni dont les talons claquaient trop, ce qui hypothéquait sa discrétion; ce qu'il avait cruellement besoin présentement. De plus, sa patience serait mise à rude épreuve, car il devait attendre un moment d’inattention de la part des gardes. Il retourna par la suite à sa position d'avant, appuyé sur la grille, l'air las, et regarda les gardes évoluer dans l'espace. Après ce qui lui sembla une éternité, les deux hommes se rejoignirent pour entamer une partie de cartes. Un sourire s'étira sur le visage pâle d'Aelon, et il s'affaira sur le loquet de la porte. Heureusement, il s'était fait la main sur les serrures plusieurs années au par avant, lorsqu'il parcourait Oryenna en solitaire. Bientôt, un cliquetis se fit entendre, signe que la serrure venait de lâcher, mais il ne pouvait pas encore sortir. Même s'ils étaient occupés, les gardes obstruaient la porte principale, et il ne semblait pas y avoir de porte de service. Se mordant l'intérieur d'une joue en signe de réflexion, une idée lui vint bientôt à l'esprit et Cyredatear se dit qu'il s'agissait de la meilleure solution disponible pour l'instant.

Il héla un des gardes en réclamant de l'eau, et alors que celui-ci s'approchait pour lui mettre une raclée, l'elfe lui ouvrit la porte d'acier en pleine figure, avant de lui enfoncer son poing dans le plexus solaire. Le souffle coupé, il fit quelques pas vers l'arrière et s'effondra. Alerté, le second garde alla à la rencontre du prisonnier. Aelon eut à peine le temps de se saisir de la dague de l'homme inconscient pour parer l'épée qui l'aurait décapité autrement. Vif comme l'éclair, le mercenaire enfonça son épaule dans l'abdomen de l'autre garde, et l'emporta vers le sol. L'albâtre reçut un bon coup de poing au niveau des côtes, ce qui lui coupa le souffle pendant un moment, mais son expérience en tant que combattant lui permit de passer par-dessus cet obstacle. Il joignit ses poing et les abattit sur la tempe de l'homme; dont le heaume avait glissé dans la chute. Il avait maintenant deux gardes inconscients, et il devait regagner la salle de bal sans se faire remarquer plus que nécessaire. Il lui fallait aussi un moyen de circuler plus facilement et avec moins de restrictions qu'un simple serveur. Ayant soudainement une épiphanie, il dépouilla un garde, et revêtit ses habits, avant de les prendre un à un par le dessous des bras, pour les enfermer dans la même cellule qu'il occupait tout à l'heure.

Il rajusta les sangles de la cuirasse, et sortit du cachot, en prenant soin de verrouiller la porte de sortie afin de s'assurer que les gardes ne lancerait pas l'alerte tout de suite. Ainsi vêtu en garde, il retourna d'un bon pas vers le salle principale où se déroulait le bal, afin de s'informer sur la situation de son complice.


[C'est pas grand chose, mais on est un peu de notre côté pour l'instant, on se recroise lors de la fuite XD]
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