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 En terres lointaines

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MessageSujet: En terres lointaines   Dim 5 Aoû 2012 - 17:10

Voyant bien qu’il n’avait guère office digne de ce nom dans les environs de la cité de l’Aurore, après une semaine il abdiqua. Quelques turbins de forge, d’entrainements de soldats jusqu’à la protection de faux barons, rien de tout cela ne le rattachait vers une cause noble et juste. Déçu fut donc le belliqueux de finalement voir cette chère capitale qu’il entendit autrefois dans contes d’enfants, quasiment morte aux mains de l’ennui. Lorsque vint le jour que la caravane passa, il embarqua dans celle-ci encombré de tous ses avoirs de soldat.

‘’Charettier, je souhaite prendre direction vers le désert du Zénith’’

Semblant avoir comprit, le charettier fit fouetter ses sangles, les chevaux se mèttant en marche. Cela faisait déjà plusieurs semaines voir un mois qu’il était parti de chez lui, et cet acte que de prendre la route vers le Zénith était grave pour Broméus. *La lumière est le Zénith, je devrai donc faire face au lieutant car dans la honte je ne vivrai.*

Plusieurs semaines passèrent, et vint un jour où Broméus se réveilla tout bonnement dans la paillasse de la charette. Lorsqu’il ouvrit les yeux, abasourdi il fut de voir des elfes arborant la populace. Paniqué, il se retourna et aggripa l’épaule du charettier. ‘’Dites moi mon brave, en quel but allez vous vers l’Ouest lorsque je dois me rendre au désert.’’ L’homme se retourna vers Broméus et pointa son oreille, indiquant qu’il était sourd. Déconcerté de la situation, le belliqueux débarqua donc à la premiere auberge, voulant bien trouver charettier plus propice.

Voyant bien qu’il n’était pas chez les siens, il se vêti de couleures lin et d’une fourrure blanche, accoutrement qu’il mettait rarement pour taquiner la gueuse. Il entra donc dans cette auberge qui, semblait être la seule des environs. L’auberge était bondée d’elfes et de femmes, il prit donc ses grands airs et se dirigea vers le comptoir. Broméus s’assied donc, replaça sa cape derrère ses épaules et déposa quelques écus devant lui. Il regarda l'elfe devant lui et lui dit d'une voix rauque :

''Tenancier, j'aimerais bien boire de votre vin.''

D'un air de dégoût l'elfe lui servit une coupe empli d'un vin assez médiocre, sachant bien que les hommes ne conaissent rien du vin. Cela était bien la première fois qu'il rencontrait ces fameux elfes, et toute sortes de choses il avait entendu d'eux. Comme à l'habitude, rapidement le belliqueux se perdit dans ses pensées devant son verre, mais Florence n'y était plus..
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Dim 5 Aoû 2012 - 18:56

Saurïne parcourait depuis plusieurs semaines déjà les terres vampiriques. Elle s’arrêtait souvent plusieurs jours dans chaque coin de la contrée afin de rapporter chez elle ses fameux trophées. C’était une elfe, c’est pourquoi elle prenait toujours le temps de vivre et de se laisser vivre, de profiter de chaque endroit nouveau qu’elle allait découvrir. Elle profitait, et ne voulait oublier aucun lieu. Elle voulait tout voir car elle ne savait pas si un jour elle pourrait y revenir, et encore si elle pourrait sortir de chez elle. Elle savait également que les elfes de hauts rangs possessifs et jaloux pouvaient enfermer leur épouse dans des châteaux pour qu’elles n’en ressortent jamais sans eux. On lui avait toujours dit que c’était le prix à payer pour devenir quelqu’un d’important et pour faire honneur à sa famille et à sa lignée quand on est une dame. Les hommes eux, pouvaient vagabonder à leur guise et les tromper sans une once de culpabilité pendant que leur femmes restaient à la maison à coudre du linge ou à donner des leçons aux enfants.

Saurïne savait donc tout ça, cette vie de dame qui l’attendrait surement lorsqu’elle rentrerait en Evanya après son périple. C’était peut-être pour cela qu’elle n’avait jamais peur car elle pensait parfois que la mort pouvait être un chemin bien plus facile que celui d’être une épouse dévouée et honorable. Mais elle ne devait pas y penser, ou le moins possible, car un Këleïe ne se défile pas. Il affronte son destin avec courage et dignité.
C’était donc dans cet état d’esprit qu’elle continuait sa quête et qu’elle profitait de chaque instant, de chaque rencontre. Elle pouvait s’autoriser des folies, des combats, des sorties, des rencontres. Mais elle devait toujours garder ses distances et respecter ses limites. Elle était promise et ne devait pas décevoir sa famille.

***

Elle finit par stopper sa méditation et reprit le chemin du sud. La nuit tomberait bientôt et elle ne voulait risquer une nouvelle fois sa vie à dormir à la belle étoile comme elle l’avait déjà fait la dernière fois. Elle marcha donc longuement jusqu’à rencontrer une plaque de bois indiquant une auberge à quelques kilomètres. C’est donc avant la tombée de la nuit qu’elle pu rejoindre ce coin légèrement glauque mais où elle savait qu’elle serait plus en sécurité que dehors.

Lorsqu’elle entra, l’endroit était désert. Elle négocia une chambre avec une salle d’eau où elle pourrait se laver, la rivière de sang bordant Mavreah l’écœurant profondément. Elle finit par se perdre dans le dédale des couloirs et demanda où se trouvait sa chambre à une femme qui se baladait là, peu vêtue. Elle fut légèrement étonnée, cette auberge devait surement servir de maison de passe pour certains couples adultères ou non.

Elle finit par rejoindre sa chambre. Elle était étrangement décorée, ce qui finit par conforter l’opinion qu’elle se faisait de l’endroit. Il faisait à présent nuit et les seules lumières qui éclairaient la pièce étaient quelques bougies bientôt épuisées. Elle en chercha de nouvelles et les alluma pour y voir plus clair. Elle alla dans la pièce attenante pour se laver, dans une grande bassine d’eau tiède. C’était le bonheur, elle pouvait se laver les cheveux ! Elle se sentait affreusement sale après ces derniers jours passés en forêt. Après s’être bien lavée, elle enfila une petite robe, courte mais pas trop pour être plus à l’aise. Elle irait boire un verre dans la grande salle et manger quelque chose avant de profiter du lieu et de ses habitants d’un soir.

Elle chercha les cuisines, mais il n’y en avait pas. Elle pu donc grignoter un encas au bar en attendant que les clients arrivent. Elle remonta ensuite à sa chambre pour se coiffer. Elle faisait toujours très attention à son apparence en tant que dame. Au bout d’un moment, elle entendit enfin de la musique. Elle descendit alors les deux étages qui la séparaient de la grande salle du rez-de-chaussée et poussa des portes battantes.

Elle vit alors une horde d’hommes entrer petit à petit dans l’établissement, des femmes presque nues se jetant sur eux pour les courtiser. Elle n’avait donc plus aucun doute, elle se trouvait dans une maison close.

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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Dim 5 Aoû 2012 - 22:08

Durant quelques instants Broméus prit ses aises, croyant bien qu’il en était une taverne tout au plus ordinaire. Il sirota donc son hydromel qu’était devant lui, n’ayant point profité d’un bon vin depuis fort longtemps. Comme à son habitude, le jeune homme snobait la populace sans prendre la peine de parler à quiconque; Il n’était pas dans son habitude d’entâmer la conversation, surtout pas en telle infériorité.

Vint ensuite les heures plus tardives, un bataillon entier d’hommes semblait tout juste d’entrer dans la dite taverne. Voulant bien voir ce qu’il se passait, Broméus prit donc la peine de se retourner, observant la scène tout en buvant son verre. Bien assez vite, il comprit donc qu’il n’était pas chez les elfes, et qu’il n’en était rien d’une auberge ordinaire. Hommes de toutes classes furent assiégés par un nombre incalculable de dames qui semblaient venir de l’étage plus haut. Cela lui rappela plusieurs souvenirs d’antan, festoyant avec ses camarades et ses frères suite d’une belle bataille. Auprès des siens le belliqueux était reconnu pour ne pas manquer quelconque occasion de courtiser les demoiselles, mais pour ce soir sa bourse ne consentirait pas.

Dans sa main il compta donc ses écus restants, voyant bien qu’il n’était pas tant démuni. La couleur des piécettes attira donc une jeune dame vers lui, celle-ci s’assied donc sur ses genoux. ‘’Bien le bonsoir monseigneur, vous semblez bien seul dans votre coin.’’ Lorsqu’elle se posa sur lui, son regard dévia donc sur celle-ci. Bien qu’il était un homme aguicheur envers les demoiselles, celle-ci avait un manque flagrant de classe et de bonne conduite. Très peu vêtue et mal coiffée, à peine sur ses genoux qu’elle tentait déjà de lui tâter la cuisse.

Broméus laissa donc aller un petit ricanement, suivi de paroles dites d’un ton moqueur : ‘’L’armure n’est pas en but de me protéger du fer de mes assaillants, mais bien des mains baladeuses de catins de toute sortes.’’ Insultée au plus haut point, brusquement elle se leva pour ensuite gifler au visage le dit belliqueux. Après un moment, il retourna la tête vers la foule et scruta de ses yeux tous et chacun. Nombreux étaient ceux dévisageant Broméus suite à sa langue de serpent, mais son regard cessa net lorsqu’il remarqua cette elfe non loin.

Envouté durant un court instant par la beautée de cette dame il fut. De toutes les elfes, celle-ci était bien différente. Son doux visage semblait apprivoiser les traits uniques d’une humaine ainsi que la perfection des traits d’une elfe. Et puis finalement son regard croisa celui du belliqueux, du coup il dévia les yeux, ne voulant point trop attirer l’attention..
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Mar 7 Aoû 2012 - 22:48

Saurïne observa longuement de son poste ce qu’il se passait dans la salle.
D’un côté, il y avait les voyeurs, trop pauvres pour payer mais avide de regards. Il y avait aussi les charmeurs, trop occupés à s’accaparer la majorité des femmes présentes et à combler leur ego surdimensionné. Il y avait aussi les pervers, venus là simplement pour chasser la chair fraîche des prostituées présentes, seules acceptant leurs avances contre un peu d’argent.

Au milieu de cette ruche, il y avait un homme, seul. Il ne semblait pas s’intéresser aux courtisanes, comme s’il venait chercher ici quelque chose qu’il ne trouverait pas. Il semblait perdu, le regard plongé dans sa boisson. C’était le seul profil qui interpela la jeune elfe. Elle aimait deviner ce qu’il se passait dans la tête des personnes, rien qu’en les observant. Il semblait assez triste, comme s’il pensait à quelque chose qui lui tenait à cœur. Que venait-il faire dans un tel lieu ? Oublier quelque chose ? Quelqu’un ? Une femme sans doute. Aucun homme seul et malheureux ne viendrait dans une maison close si ce n’était pas pour oublier un amour perdu dans les bras chauds d’une fille de joie.

Saurïne se douta bien qu’elle ne trouverait pas grand-chose pour s’occuper ce soir. Elle avait presque peur d’être prise pour une des courtisanes. Et si on la touchait ? Et si on tentait de profiter d’elle. Cette pensée la dégoûta et elle préféra se tenir à l’écart de toute cette agitation pour l’instant.
C’est alors que l’homme qu’elle avait vu quelques instants plus tôt sembla attirer l’attention. Un silence se fit à ses mots. Une des filles le gifla. Qu’avait-il bien pu dire pour déclencher une telle réaction ? Tout le monde le regarda d’un air méprisant ou bien interloqué. Il fallait mieux qu’il se fasse à présent tout petit…

C’est en scrutant la salle qu’il finit par croiser le regard de Saurïne, qui le regardait elle aussi, surprise de cette scène qui venait de se dérouler. Il ne devait pas avoir sa langue dans sa poche. Ou bien préférait-il les femmes plus sophistiquées, se dit-il en voyant l’accoutrement de cette dernière et sa chevelure mal peignée.
L’homme détourna le regard en voyant qu’il avait fixé l’elfe quelques secondes de trop. C’est alors que, gênée par ce regard insistant, elle se cacha derrière un rideau. L’avait-il pris pour une fille de joie parmi toutes ces demoiselles ? Lorsqu’elle regarda à nouveau vers la salle, il s’était levé et avançait vers elle.

Elle sortit alors de son rideau, et ne sachant que faire, elle poussa les portes battantes d’où elle venait et se mit à avancer rapidement vers le fond du couloir. La suivrait-il ? Si oui, que voudrait-il lui faire ?

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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Mer 8 Aoû 2012 - 20:43

À sa grande surprise, cette gifle que lui donna l’une des courtisanes était du moins douloureuse, sentant bien sa joue engourdie. Lorsqu’il croisa le regard de cette gente demoiselle, celle-ci se cacha aussitôt sous le voile d’un rideau. Advenant qu’elle serait l’une des courtisanes, la plus belle de celles-ci elle serait. * Suis-je devenu si laid dût au manque de soleil qu’arborait mon teint autrefois le désert du Zénith? Mon regard était-il déplacé?* Il but donc quelques gorgées de son vin, comme l’on buvait pour se donner courage avant bataille. *Et puis quoi encore, si on me surnomme le belliqueux, ce n’est pas pour rien!* Semblant tout à coup trop confiant, il se leva donc se son siège. Se frayant un chemin dans cette foule de femmes et d’hommes, plusieurs catins lui agrippèrent le bras, mais il feint de ne pas s’en rendre compte. C’est une fois près de cette elfe qu’elle se leva aussitôt, et quitta la pièce vers l’étage du haut.

*Bien que je ne sois pas d’humeur pour courir les jupons, celle-ci m’intrigue au plus haut point. Et puis bon, pourquoi ne pas faire exception! Quitte à me faire gifler à nouveau, je dois au moins lui parler.* Sur son chemin il en bouscula plus d’un, jusqu’à ce qu’un homme assez baraqué lui barra la route. D’un geste assez violent, il empoigna le jeune et lui dit d’un ton complètement bourré : ‘’Eh p’tit gars, t’as bousculé mes deux demoiselles. Personne s’en prend à mes demoiselles!’’ D’un air bien calme, Broméus leva la tête pour pouvoir regarder son assaillant dans les yeux. Il enleva de son majeur une bague ornée du blason de sa famille, lui posa dans la main et lui dit d’une pure arrogance :

‘’Nous règlerons nos querelles en gents hommes, et plus sobre serez vous peut-être. En gage de mon bon vouloir je vous donne ce blason de ma famille, et plus tard il me fera plaisir de vous affronter. Sur ce, j’ai d’autres chats à fouetter.’’

Lentement, Broméus souleva les mains de l’homme posées sur lui, celui-ci bien trop confus et ne sachant trop comment réagir se laissa faire. Le belliqueux monta donc tranquillement les marches, sous le fracas du cliquetis de son armure. Une fois à l’étage, il prit le temps de se faire plus présentable, replaçant ses couleurs et sa cape. Maintenant bien près de la dame, il s’approcha de celle-ci et lui dit d’un ton charmeur :

''Pardonnez-moi gente dame, mais j’ai cru vous remarquer bien seule en cette douce soirée. Il serait donc de mon devoir de noble chevalier que d’accourir à votre aide, vous secourant de la solitude. ''

Suite à ses dires, Saurïne se retourna donc vers lui, l'envoutant à nouveau. Bien qu'elle ne devait être qu'une simple courtisane, si bien habillée et si bien coiffée il la trouvait. Chez les hommes, il la confondrait sans aucun doute avec une fille de bonne famille. Broméus la regarda donc dans les yeux et sans hésiter, lui baisa la main. Étrangement, il lui baisa la main comme l'on ferait envers une reine, baisant le bout des doigts en guise de respect et non point au centre de la main comme l'on ferait envers une catin.

‘’Vous êtes de loin la plus belle des dames auquel j’ai croisé en ces lieux, j’ai donc cru que vous seriez digne d’un fils du Zénith. Jamais des miens je n'ai pu croiser de regard d'un bleu aussi pur.’’

Au périple d’une seconde gifle, il la regarda dans les yeux, accompagné de toute son arrogance et d'un sourire en coin. Succomberait elle aussi facilement à ses avances?
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Mer 15 Aoû 2012 - 15:34

Saurïne se fraya un chemin entre les nombreux hommes présents qui tentaient de lui toucher une partie du corps, s’enivrant du jeu du hasard que celui-ci allait leur proposer de caresser. Elle n’aimait guère ces mauvaises manières. On ne touche pas une Dame ainsi ! Mais au milieu de cet endroit de débauche, il était bien difficile de faire autrement. C’est donc comme une anguille qu’elle se faufilait dans le dédale des couloirs pour pouvoir atteindre un endroit plus serein. Elle se demanda ce que l’homme qu’elle avait vu quelques instants plutôt couvrait ses arrières. La suivait-il encore ?

Si oui, elle en serait ravie. Elle ne savait pas s’il serait tombé dans son jeu et si son charme elfique avait eu raison de cœur de ce soldat. Mais elle adorait cela. Savoir qu’elle plaisait ? Rien ne lui faisait plus plaisir. Saurïne avait peut-être un égo un peu plus important que certains, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir envie de jouer avec cet inconnu pour le moins intrigant. Après tout, quel homme qui viendrait ici se montrerait autant désintéressé des plaisirs à porté de main ?
Elle su qu’il était à sa poursuite lorsqu’elle entendit plus loin la brute qu’elle venait de croiser remontant les bretelles pour une raison mystère du beau chevalier. Elle se retourna un instant pour observer la scène. Elle devait réellement l’intriguer pour qu’il donne un tel bijou en gage…
Elle eut donc un instant un doute. La prenait-il pour une prostituée ? Souhaitait-il la conquérir et profiter de ses faveurs ? Cette idée lui déplu fortement mais elle espérait que son œil brave l’ait distingué de ces courtisanes vulgaires.

La jeune elfe escalada les différentes marches des escaliers, jusqu’à arriver au premier étage de la bâtisse, là où des chambres pour les voyageurs étaient disponibles et où Saurïne avait pu trouver un cocon agréable pour sa méditation du soir. Juste au dessus, dans les chambres sous plafond, on entendait les cris de jouissance des catins du soir qui avaient été choisies par les visiteurs de passage. Pris dans leur affaire, ils ne se souciaient pas vraiment du confort des hôtes créchant au-dessous.
Elle entendait l’homme la courser grâce aux bruits de son armure. Elle finit donc par s’arrêter au bout du couloir, devant sa porte. Elle posa ses mains un instant sur le bois de celle-ci et respira. Elle le sentait se rapprocher d’elle. Elle entendit ces quelques mots sortir de sa bouche :


''Pardonnez-moi gente dame, mais j’ai cru vous remarquer bien seule en cette douce soirée. Il serait donc de mon devoir de noble chevalier que d’accourir à votre aide, vous secourant de la solitude.''

Lorsqu’il fut assez près, elle se retourna rapidement et se colla contre la porte. La première chose que Saurïne remarqua, à part son joli minois, fut son assurance. Il semblait bien sûr de lui pour conquérir une elfe de noble compagnie avec de simples paroles. Il l’observa à son tour avec attention. N’avait-il vu jamais d’elfe auparavant ? Peu importe, il croisa son regard puis se précipita de prendre sa main pour la lui effleurer d’un baiser délicat. Au moins, il connaissait les bonnes manières.

‘’Vous êtes de loin la plus belle des dames auquel j’ai croisé en ces lieux, j’ai donc cru que vous seriez digne d’un fils du Zénith. Jamais des miens je n'ai pu croiser de regard d'un bleu aussi pur.’’

C’est avec un ton légèrement arrogant qu’il prononça ces nouvelles paroles. Saurïne du froncer les sourcils un instant au vu de la tête de celui-ci. Le sourire enjôleur qu’il avait sur les lèvres disparut soudain, amorçant une réaction instinctive de la douce elfe. Et bien oui, il l’avait prise pour une catin ! Quel odieux jeune homme ! Elle retira donc sa main pour venir lui coller sur le visage. Celle-ci, il ne l’avait pas volé ! Elle lui jeta un regard méprisant tout en sortant sa clé d’une des poches de sa robe.

"Je ne suis pas une des ces femmes vulgaires qui courtisent les hommes à longueur de journée pour leur offrir leurs faveurs en récompense de quelques monnaies que ce soit ! Je suis une Dame !"

La joue rougie par la gifle, il la regarda un moment, comprenant son erreur. Malheureusement, son plan semblait tomber à l’eau. Elle se retourna, affligée par le fait qu’on l’est pris pour une prostituée. Elle tourna la clé dans la serrure pour ouvrir la porte puis senti l’homme se relever et s’approcher d’elle. Elle se retourna donc à nouveau pour éviter une mauvaise réaction de celui-ci et se retrouva dangereusement proche de son visage, toujours collée au bois derrière elle, craignant un geste brusque de sa part.
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Mer 15 Aoû 2012 - 18:10

Suite à ses belles paroles, il se tenait devant elle dans toute son assurance. Sachant qui il était, n’importe qu’elle dame du Zénith aurait succombée sous ses avances. Au grand désarroi de sa famille, à maintes reprises Broméus avait craché sur dames lui étant promises, retardant ainsi de puissantes alliances. Il n’avait que faire de mariages arrangés, méprisant du coup celles ne convoitant que sa richesse et ses éventuelles terres. À son tour parfois mesquin, il profitait donc de cette naïveté de leur part, ayant jusqu’aux ébats d’une nuit. Bien qu’il ferait tout pour rendre sa famille fière, les femmes étaient donc son courroux et ce tous le savaient. Lorsqu’on apprit sa relation avec cette dame de la basse dénommée Florence, ceci fut donc la goute de trop.

Il aimait donc, en quelque sorte, n’être qu’un simple chevalier errant, seulement muni de sa bonne parure et de belles paroles et non point quelconque richesse. Bien qu’il serait plus difficile pour lui que de courtiser gentes demoiselles, il appréciait donc cette situation.

Tout à coup, ses pensées se firent interrompues d’une violente gifle directement sur sa joue gauche. Broméus tourna donc la tête de côté, et d’un air découragé et à la fois amusé, il recouvra de sa main son visage violenté par la dame. *Aïe… La même que tantôt…* À sa grande et douloureuse surprise, cette elfe semblait bien raide pour une demoiselle de sa trempe.

"Je ne suis pas une des ces femmes vulgaires qui courtisent les hommes à longueur de journée pour leur offrir leurs faveurs en récompense de quelques monnaies que ce soit ! Je suis une Dame !"

Suite à ces dires, le belliqueux baissa donc sa main, dévoilant ses airs du moins confus ; Ses plans semblèrent être tombés à l’eau. Dans ses pensées rapides, il la dévisagea un moment. *Une… Dame ? Mais quelles sont ces balivernes ! Bien qu’elle semble me semble farouche, en quoi n’est-elle pas une simple courtisane ?* D’un air du moins insulté, elle tourna donc la clé dans la serrure, lui tournant le dos. Durant cet instant, il plaça quelques mots d’un ton bien arrogant :

‘’Permettez-moi gente demoiselle, mais je trouve bien étrange qu’une ‘’dame’’ se retrouve dans telle situation, loin des siens et ce dans une maison close. Bien que vous êtes ma foi ravissante, en quoi devrais-je donc vous croire?’’

Dame ou non, il l’aurait mise en colère et sous ses paroles le clic de la serrure se fit entendre. Ne voulant pas là laisser partir, d’un mouvement rapide il tenta d’entraver son chemin, en se mettant entre elle et la porte. Et si c’était la dernière fois qu’il verrait son doux visage? Non, il n’abandonnerait pas et cela ne pouvait se terminer ainsi. Et c’est donc, dans son élan de fougue, qu’il se retrouva nez à nez avec la demoiselle. Bien trop près du visage de celle-ci, il cessa net devant sa beauté. Il vit donc les fin détails de sa peau, parsemée de tâches de rousseurs. Jamais n’avait-il vu d’oreilles d’elfe d’aussi près, l’envoutant pendant ce bref instant. Et c’est lorsqu’il croisa son regard qu’il, après un instant, ressenti un léger malaise dans l’air. Broméus recula donc d’un pas, ne sachant trop quoi dire et Saurïne en profita pour ouvrir la porte devant elle.

Cette fois-ci, il réussi à se faufiler entre elle et l’ouverture de la porte, lui barrant la route. Semblant bien déconcertée, elle tenta de passer mais en vain. D’un air amusé, il regarda Saurïne et lui dit :

‘’Allons voyons! Avant de vous laisser passer, vous devez au moins me dire votre joli nom!’’

Sur ces dires, il protégea sa joue gauche de sa main, bien craintif des récidives de ses dernières paroles. Espérait-il que le prochain coup porté ne serait pas sous la ceinture…
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Lun 27 Aoû 2012 - 12:50

‘’Permettez-moi gente demoiselle, mais je trouve bien étrange qu’une ‘’dame’’ se retrouve dans telle situation, loin des siens et ce dans une maison close. Bien que vous êtes ma foi ravissante, en quoi devrais-je donc vous croire?’’

Saurïne fronça à nouveau les sourcils. Enervée, elle détourna la tête de lui une nouvelle fois, sans prendre la peine de lui répondre, ne pensant qu’à quitter cet odieux personnage le plus vite possible. Cependant, il avait tout de même raison. La situation ne jouait pas en sa faveur ! Elle se retrouvait dans cet endroit glauque, seule, loin de ses terres et de son pays, sans défense, telle une fleur fragile que l’on pourrait cueillir avec aisance. Peut-être était-ce ça qui avait séduit le chevalier ? La facilité ? Elle ne le savait pas réellement, mais peu importe la raison, elle ne souhaitait qu’une chose, rentrer dans sa chambre et se débarrasser de sa compagnie, vexée qu’on l’est mal jugée.

Elle réussit enfin dans l’énervement à débloquer la serrure. C’est alors qu’il se mit devant elle l’empêchant de passer. Ils se retrouvèrent très proches et le jeune homme eu une réaction inattendue. Il s’arrêta net, et la regarda longuement. Cherchait-il des réponses à ses questions ? Pourquoi la dévisageait-il ainsi ? Puis il sembla émerveillé lorsqu’il regarda ses oreilles. Après tout, ce n’était que des oreilles non ? Les humains étaient particulièrement sensibles à ce genre de choses, pourtant elle se demandait bien pourquoi. Il croisa alors son regard et comprit que la douce elfe ne le regardait pas de la même façon, mais plutôt avec un air d’agacement. Il y eu alors un malaise puis il se recula du peu qu’il le put, entrouvrant la porte de son pied maladroit. Puis, voyant la jeune femme pousser la porte, il se précipita à nouveau devant l’ouverture pour lui barrer la route.
Décidément, il ne semblait pas vouloir la laisser tranquille.
Elle tenta quand même de le pousser poliment mais ce fut en vain. Il était déterminé et il ne lui ficherait pas la paix. Dans un rire amusé il lui lança :


‘’Allons voyons! Avant de vous laisser passer, vous devez au moins me dire votre joli nom!’’

Elle vit recouvrir sa joue de sa main. Apparemment, il était conscient de son attitude fortement déplacée. Mais malgré l’envie d’aller orner son autre joue d’une délicieuse nouvelle gifle, elle s’arrêta devant lui, comprenant qu’il ne la laisserait que si elle lui donnait ce qu’il voulait. Elle prit donc cela comme un jeu et tenta de se calmer de son énervement précédant. Elle le regarda dans les yeux, calme. Elle attendit un moment avant de lui répondre. Elle l’observa. Elle posa son épaule contre la pierre du mur, croisant les bras. Ils se regardèrent et elle attendit. Elle savait bien que l’attente allait calmer son arrogance et surtout son assaut.
Puis, au bout de quelques instants, elle lui sourit sournoisement.


« Je m’appelle Saurïne, fille de la lignée des Këleïe, grande famille de la noblesse elfique. Mais vous devez surement ignorer tout cela vu l’étonnement donc vous avez fait preuve en voyant mes oreilles de près !... Et vous, vous êtes ? »

Elle lui lançait comme un regard de défi. Elle finit par s’amuser de la situation. S’il voulait être arrogant et téméraire, elle pouvait l’être aussi. Elle rentra donc dans son jeu petit à petit.

« Mais si jamais cela vous tient à cœur, noble chevalier, je peut devenir pour la soirée une prostituée et vous serez un vagabond errant sans le sous mais plein de belles paroles. Ceci me permettra peut-être d’arrêter de vous donner des gifles pour mauvaise conduite mais pourra me donner une excuse pour vous faire goûter à l’argent de ma lame… »

Elle savait qu’il ne fallait pas provoquer les chevaliers, ceci étant bien trop fougueux et bagarreurs. Mais peut-être comprendrait-il qu’il ne s’agissait que d’une simple plaisanterie, visant à le déconcerter. Même si la situation prêtait largement à la confusion, elle s’en amusa, tentant de perdre le jeune homme dans son propre tourbillon. Elle saisi ensuite la pince dans ses cheveux et les détacha, froissant ainsi de ses longs doigts sa chevelure libérée. Puis elle le regarda à nouveau, ses cheveux d’une couleur flamboyante venant se glisser le long de ses épaules et entourer sa poitrine.

Voila. A présent, si pour lui elle devenait une prostituée, autant qu’elle en est un peu l’air. Mais s’il y tenait tellement, alors elle ne le considèrerait pas non plus comme un chevalier. Elle se dit qu’il comprendrait surement ce qu’elle avait voulu lui communiquer.
C’est donc sous l’œil déconcerté de celui-ci qu’elle poussa délicatement la porte pour pénétrer dans sa chambre. Lui, resta debout, à son seuil, ne bougeant plus et hébété par la situation. Elle prit ensuite une robe moins habillée en plus courte dans un sac qui trônait sur une chaise et s’engouffra derrière un paravent. La robe qu’elle portait vola sur le lit puis elle enfila la nouvelle, cachée des regards indiscrets du jeune homme. Puis elle ressortit, affublé de sa tenue, plus sensuelle, bien moins habillée et lui offrant une praticité bien plus importante.
Elle s’avança vers lui puis s’arrêta, pour saisir son arme. Elle accrocha son fourreau à sa taille et ouvrit la fenêtre. La nuit était noire, seule la lune baignait la vallée de son halo de lumière. Elle enjamba celle-ci et s’accroupit sur le rebord. Elle tourna ensuite un dernier regard vers le chevalier, et lui lança son dernier défi.


« Vous n’avez pas été assez noble pour pouvoir me conquérir de Dame à Chevalier. Mais arriverez-vous à suivre une prostituée en tant que simple vagabond ? »

Dans ces derniers mots elle lui fit un clin d’œil. Elle chuchota enfin « N’oubliez juste pas de fermer la porte derrière vous ! » Puis elle sauta par la fenêtre. Elle le vit juste s’avancer d’un pas paniqué. Quand elle arriva près du sol, elle n’avait aucune blessure. Elle s’était assurée de pouvoir glisser et s’accrocher contre le lierre du mur au cas où. De plus, ce n’était pas très haut. Elle regarda ensuite par la fenêtre, attendant qu’il s’en approche. C’est en le voyant qu’elle commença à partir, s’enfonçant parmi les bosquets qui bordaient la maison close, cachée dans les herbes hautes.

Aurait-il le cran de la suivre ?



HRP:
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: En terres lointaines   Jeu 6 Sep 2012 - 20:28

Suite à sa question dite d’un brin arrogant, quelques instants passèrent, sans assaut ni de gifle. Mais ensuite, la dame sembla abdiquer, croisant les bras pour ensuite s’appuyer au mur. Un silence se fit, pour finalement laisser place aux regards. Ne voulant bien jamais perdre, Broméus se contenta de lui faire la moue, en guise d’arrogance inouïe. Bien ancré devant elle, il attendit jusqu’à ce qu’elle lui répond, comme l’aurait bien fait un gamin. D’un sourire prenant place au sein de son doux visage, elle prit finalement la parole :

''Je m’appelle Saurïne, fille de la lignée des Këleïe, grande famille de la noblesse elfique. Mais vous devez surement ignorer tout cela vu l’étonnement donc vous avez fait preuve en voyant mes oreilles de près !... Et vous, vous êtes ?''

Suite à ses paroles dites comme l’aurait fait une dame, le belliqueux ne put s’empêcher de faire les gros yeux. Avait-il fait une grossière erreur, ou était-elle en train de lui mentir au visage, comme l’aurait fait une courtisane en but de l’impressionner. Le rendant du moins confus, rien n’était certain, bien qu’il soit plutôt difficile que d’inventer telles sornettes. Chose sure, paroles suivantes lui montèrent à la tête, Saurïne lui lançant à son tour défi. D’un brin joueur et moqueur, paroles suivantes sortirent de sa bouche :

‘’Mais si jamais cela vous tient à cœur, noble chevalier, je peux devenir pour la soirée une prostituée et vous serez un vagabond errant sans le sous mais plein de belles paroles. Ceci me permettra peut-être d’arrêter de vous donner des gifles pour mauvaise conduite mais pourra me donner une excuse pour vous faire goûter à l’argent de ma lame…’’

Mais ensuite, le belliqueux lui répondit d’un regard amusé, son sourcil droit se levant vers le haut. Voulait-elle donc se donner des airs bagarreurs, ceci piquant encore plus la curiosité du chevalier. N’en voyant rien d’une menace, il y vu plutôt de belles paroles comme il avait l’habitude de faire. *Soit elle se moque, soit elle entre dans mon petit jeu !* Encore perdu dans ses pensées, l’elfe l’acheva en se libérant les cheveux, cheveux qui semblèrent de ce fait magnifiques. Ensuite, délicatement elle se fraya un chemin dans la chambre, ne sachant que faire Broméus la laissa passer. La suivant du regard, celle-ci prit le temps de se changer, bien voilée de son paravent. Ébahis de cette situation, le belliqueux se gratta longuement la tête : *Mais que se passe-t-il donc…*

Quelques instants passèrent, jusqu’à ce que Saurïne sortit de la couverture de son voile, vêtue d’accoutrements tout autres. Profitant de sa confusion palpable, de toute sa beauté elle s’approcha lentement vers lui. Seul geste qui lui sembla convenable fut celui de plonger son regard profond dans le sien, les mots se faisant parfois insuffisants; Cette dame l'envoutait au plus haut point. Maintenant armée d'épée à la ceinture, l’elfe se tenait maintenant non loin du hublot et l’ouvrit de ce fait. Avant de s’y lancer, elle fit l’erreur que nombreux faisaient à l’égard du belliqueux : Lui lancer défi.

''Vous n’avez pas été assez noble pour pouvoir me conquérir de Dame à Chevalier. Mais arriverez-vous à suivre une prostituée en tant que simple vagabond ?''

Les pensées du jeune s’éclaircirent à nouveau, les faits étaient là. Ces dernières paroles lui vinrent directement au cœur, remettant en question ses talents de séducteur. Sur le point de prendre la parole, Broméus s’avança vers elle, ne voulant pas qu’elle parte sitôt. Mais bien avant qu’il put placer un seul mot, la courtisane lui chuchota quelques mots, pour finalement sauter du haut du refuge. Vérifiant qu’elle fut saine et sauve, le chevalier à présent vagabond lui jeta un regard admirateur, et finalement elle détala sous le regard de la lune.

Tout cela c’était fait, selon lui, en un mouvement éclair. Quasiment offusqué de se faire devancer de la sorte, tout en se déshabillant il ferma la porte d’un coup de pied. Défaisant ses nombreuses sangles de cuir, son armure s’abattit de son lourd poids au sol. Fourrure, couleurs et gambison se retrouvèrent tous éventuellement au sol, pour finalement laisser place à un homme bien moins gigantesque. Tout cela fait dans la hâte, le belliqueux avait presque l’air d’une grenouille sautillante ;

Finalement dénudé, à la fenêtre il voyait un défi qu’il relèverait sans broncher. En plus de l’orgueil y avait-il au bout du compte une récompense, ou peut-être pas. Peu importe, sa soirée prenait de ce fait une tournure du moins intéressante. Sans plus tarder, il prit sa cape au sol et sauta dans le vide, comme l’aurait fait un parfait imbécile. Voulant stopper sa chute, de sa cape il s’accrocha à une branche non loin, branche qui cassa aussitôt. Sa première erreur était donc faite, le belliqueux s’abattant au sol de plein fouet. La douleur se faisant insupportable, il resta quelques instants couché en étoile, regardant difficilement la pleine lune que s’offrait à lui.

Lorsque sa cape rouge déchirée lui atterrit au visage, ce fut l’indice qu’il tardait bien trop. Éclatant de rire, d’un bond il se releva pour à son tour entrer dans les herbes longues. *J’espère seulement qu’elle n’ait pas assistée à telle plante !* Courant à toute vitesse, de ses mains il tassait les herbes et du regard il cherchait l’elfe. Quelques instants passèrent, jusqu’à ce qu’il vit une silhouette non loin. Croyant bien qu’elle courait elle aussi, il continua donc de son élan pour la rattraper, mais sa deuxième erreur était imminente.

D’une vitesse incroyable, Broméus fonça tête première directement au ventre du grand gaillard de plutôt, les deux hommes s’écrasant au sol. Avant de se faire placarder, l’ivrogne tentait bien de se vider les gourdes bien pleines. Emplis de douleur, tous deux gémirent quelques instants, toujours par terre. ‘’Encore toi ?! Je vais te vider de tes entrailles !!’’ Sur ces paroles emplies de colères, encore ivre le colosse se leva difficilement, en but de s’en prendre au jeune. Mais avant qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit, le belliqueux laissa aller de viles paroles soutenues d’un rire moqueur, pour ensuite disparaître à nouveau dans la nature :

‘’Avec ton surpoids flagrant, cela m’étonnerait fortement! Rattrapes-moi si tu le peux !’’

Broméus prenait-il son rôle peut-être trop au sérieux, toutefois il y prenait un plaisir fou. Galopant bien loin du titan fou de rage, sur son chemin il rencontra l’elfe responsable de tout cela, et d’un coup sec il s’arrêta devant elle. D’un sourire arborant ses lèvres, le dit chevalier la regarda dans les yeux pour ensuite dévier le regard, l’abruti s’approchant dangereusement d’eux. Détournant son regard à nouveau vers elle, Broméus lui fit un clin d’œil, agrippant sa main et reprit ensuite sa course. Tout cela ne faisait que commencer…
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En terres lointaines

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