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 De crocs et de sang

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MessageSujet: De crocs et de sang   Mar 7 Aoû 2012 - 23:53



۞ De crocs et de sang ۞


Des hurlements déchiraient les cris d'excitation ambiants, couinements d'abord menaçant puis de douleur et enfin de rage se répercutant contre les murs devenus sourds de trop de cris. Non, les murs n'ont pas d'oreille. Car jamais il ne parleraient et nul mot concernant une quelconque goutte de sang ne sortirait de cette salle. Tels les soubresauts d'esprits torturés laissant, la nuit, les cris d'agonie déchirer leurs gorges, les chiens partageaient leur douleur avec le monde. Et ces damnés en bataille fendaient l'air, déchirant le voile soyeux de l'univers dans des sifflements. Crocs, griffes, tout était bon pour mutiler la chaire ennemie. Et l'hémoglobine envahissant l'air de son odeur forte teintée de fer indiquait qu'ils y arrivaient plutôt bien. Des gens ayant perdu tout état civilisé s'accrochaient aux rambardes de bois déjà bien abîmées, les séparant de l'arène, soutenant leurs candidats à grand renfort de hurlements déchaînés comme si eux même se battaient pour leur vie alors que seules quelques sommes étaient en jeu. Les pièces circulaient sans bruit d'une main à une autre, le léger tintement du métal contre le métal passant des plus inaperçu dans la salle souterraine ou rien n'était silence. Il y avait bien quelques personnes calmes, des curieux plus calculateurs ou examinateurs que spectateurs. Ils observaient les bêtes comme une marchandise, musculature, santé, crocs et souriaient devant les choix judicieux du gérant de cette hôtel du dernier sommeil. En effet, aucun intérêt à voir s'opposer une souris et un chat. En revanche, deux molosses des plus massifs assuraient une représentation magistrale. Il fallait être bien cruel pour aimer ainsi voir deux bêtes se déchirer la gorge pour espérer survivre. Survivre juste un combat de plus.

Les deux matins au pelage sombre venaient d'en finir. L'un gisait, l'autre boitait alors que les cris de désolation ou bien victorieux remplaçaient ceux d'excitation. Autant de perdants que de gagnants. C'est vous dire que le combat était serré entre les deux bêtes. Quelques un lâchèrent leur monnaie avec réticence, attitude qu'aucun gagnant n'eut, bien évidemment. Dans le fond de la salle, assis sur la seule chaise de l'habitacle, un homme scrutait la foule en attendant. Trônant au dessus de l'arène comme un empereur disposant du droit de vie et de mort sur ses sujets. Et les choses étaient ainsi. Ses pupilles d'un rouge sanglant comme celles de la plupart des vampires luisaient d'un éclat malsain alors qu'il fixait ses tendres sujets. Du pain et des jeux pour le peuple. Lui se chargeait des jeux. Attendant patiemment que le calme revienne dans son antre il se redressa pour indiquer à tout un chacun qu'il avait une annonce à faire. Grand et large d'épaule avec sa chevelure d'encre d'une longueur infinie. Il était le cliché même du noble et cruel vampire. Le silence s'installant, seulement perturbé par les bruits des animaux dans la pièce voisine. Certains pleuraient de peur ou de douleur d'autres grognaient contre ceux qui sentaient le sang. Et comme si il s'agissait là d'un bruit de fond habituel personne n'y fit attention. Écartant un bras avec majesté il entonna d'une voix grave résonnant entre les murs :


Mes amis, ce qui nous réuni ici c'est le goût du jeu. Et il y a quelques temps je me suis demandé ce que valaient les lycanthropes au combat. Un grondement sourd monta de la salle voisine en réponse à l'ouverture de l'homme. Un gros chien ? Non, ils l'avaient déjà tous compris. Les autres bête se turent de peur alors que le son se faisait toujours plus grave et menaçant. Oh oui, il y avait un lycan dans la salle voisine. Et furieux. Et en ces temps enneigés où ces bêtes chassent plus que jamais, quelques uns de mes amis ont eut la chance de tomber sur l'un d'eux, et le voici pour nous réjouir ! On tapa du pied, poussa des hurlements d’impatience et des sifflements de félicitations. Leva une main pour y mettre un terme il reprit. Mais que peut un chien contre un loup ? Pas grand chose. Mais deux chiens, qu'en pensez vous ? Et si elle survit car il s'agit d'une femelle, je vous jure de ramener un ours ! 

Et dans sa cage la Sauvageonne grondait toujours, se jetant sur les épais barreau de bois qu'elle avait déjà endommagé. Demain il la changerait de nouveau de cage en essayant de lui donner un coup. Non, ils ne pourront pas. Demain il n'y aura plus de lycan entre ses murs. Elle ne comprenait pas ce qu'il se disait. Ignorait tout. Incapable de comprendre la langue des vampires. La seule chose qui l'avait poussé à gronder était la certitude que l'on parlait d'elle. Une promesse envers le régisseur. Je t'égorgerai. Elle restait constamment sous sa forme lupine, refusant de dévoiler son corps humain si fragile aux yeux de cruels geôliers. Des hommes s'approchèrent d'elle en ouvrir sa cage. Tiens, c'était nouveau ça. à toute vitesse une corde vint s'enrouler autour de son cou, la tirant de force. Suivit par une autre pour l'empêcher de se jeter sur le premier vampire. Résistant tant qu'elle pouvait, ses griffes ne trouvant nulle accroche glissant sur le sol, Selemba se voyait irrésistiblement tirer vers l'arène. Elle n'y était pas entré. Elle ne l'avait pas vue. Et pourtant elle savait exactement comme elle était. Tombeau de sable et de foule. Dans un élan de panique elle jappa, gronda, se rua. Les paris s'accéléraient à mesure qu'elle se démenait. Quand soudain elle bondit entre les deux homme, de telles sorte que les cordes ne la retiennent pas. L'un d'eux lâcha sous la secousse. L'autre vit aussitôt la louve bondir en sa direction, la gueule béante et les crocs luisant. Ses yeux verts ne disant qu'une chose. Je te dévorerai. Dommage que les vampires ne soit pas simples à tuer. Mais la violence de son crâne percutant le sol de pierre. Elle se redressa encore sur le corps tout en secouant la tête pour se débarrasser des liens, fermement campée sur ses pattes. Était-ce une bonne idée ? Valait-il mieux mourir en tentant de se libérer ou périr dans l'arène un jour ou l'autre ? Et dans le vacarme certains commencèrent déjà à fuir, l’extrême majorité de la fréquentation n'étant pas guerrière, d'autres à dégainer. Car mes amis, la louve était libérée.
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MessageSujet: Re: De crocs et de sang   Jeu 9 Aoû 2012 - 0:01

"Ton amitié m’est précieuse Ephidel. Toi et moi, mieux que quiconque nous savons ce qu’est la souffrance et la déception. C’est pour ça que je t’ai choisi, toi et moi nous ferons de grandes choses en Ephaëlya mon ami…"

Les mots que m’avaient prononcés jadis mon ancien maître et ami Nergal sonnent faux dans mon esprit. Et pourtant je dois avouer que je suis plus que content d’avoir enfin retrouvé sa trace. Les lames acérées de mes disques me démangeaient depuis bien trop longtemps. Sur les terres arides de Marvéah ma traque s’est arrêtée… Nergal m’attendait. Il n'avait pas changé. Toujours cette tenue noble avec cette cape rouge sang couvrant entièrement son avant bras droit. Son teint pâle et ses rares rides creusée. Lorsqu’il me vit, il me sourit de nouveau et me demandant avec curiosité presque malsaine :

-Je dois t’avouer que je t'aurais cru plus rapide mon vieil ami… Dis-moi, le meurtre de notre famille ne te ronges-t-il pas ? Arrives tu à dormir en repensant au visage torturés de ceux qui te considérer comme leur frère ?
Je réponds aussitôt sèchement au Baron déchu :

- Autant que le tourment que tu m’as causé en me volant ce que j’avais de plus précieux. Je n’ai plus que mépris et un désir de te faucher des plus bouillonnants… Assez parlé Nergal ! L’heure a sonné ! L’heure de ma vengeance !

Je bondis sur ma Némésis et tente de rapides attaques. Mais j’avais une sensation des plus désagréables qui m’envahissait. Plus je le combattais, plus j’avais cette impression que je n’arrivais pas à le toucher ou à l’égratigner. Un sortilège ? Impossible ! C’est alors que je sentis la paume de Nergal percuter mon torse, ce qui me fit reculer de 2 mètres en arrière. Nergal m’affirma d’une voix noble :

-Encore cette histoire avec cette humaine Ephidel ? J’aurais cru que tu l’aurais oublié assez vite. Elle t’aurait encombré plus qu’autre chose, je dirais même que tu aurais pu me remercier. Grâce à moi, te voilà devenu le vampire que j’ai toujours voulu que tu sois… Dénue de toute pitié, puissant et…

Avant que mon ancien mentor ne finisse sa phrase, l’un de mes disques en acier fend l’air à une vitesse folle et se plante avec violence dans l’avant-bras de Nergal. Ce dernier pousse un soupir douloureux, mais ne cesse de croiser mon regard à présent embrasé d’un feu païen. Je lui réplique alors d’une voix sombre :

- Et rancunier… Vaida allait devenir ma femme. Tu l’as tué par besoin égoïste comme un vulgaire charognard. J’ai ouvert les yeux mon vieil ennemi ! Il n’y a nul noblesse dans la non vie que tu m’as offertes !

Soudain, je ressens une vive douleur au niveau de mes yeux et le noir absolue. La main de Nergal se serre autour de mon cou, m’affaiblissant jusqu’à ce que je lâche mon autre disque. J’ai sous-estimé son opportunisme et sa cruauté. Nergal me dit d’une voix douce mais d’un ton aussi cruel que son aura :

- Malheureusement pour toi j’ai à faire et je n’ai pas le temps de m’amuser avec toi. J’étais à ta merci mais tu ne sembles pas encore prêt pour une échauffourée digne de ce nom. Je vais donc te laisser là, nous nous reverrons bientôt mon vieil ami. Le destin nous réserve encore beaucoup de surprises…

Nergal me jette violemment sur le sol. Je suis pris de quelques vertiges avant de sombrer dans une torpeur entre la vie et la mort. Désolé Vaida, j’ai essayé mais il faut croire qu’on peut toujours tomber sur plus monstrueux que soit non ?


A mon réveil ma tête est lourde et mes yeux ne sont pas encore totalement remis du tranchant de mes disques. Néanmoins je reconnais cet endroit. Oui je comprends mieux pourquoi Nergal a choisi cet endroit pour me revoir. C’est l’endroit exact où il m’a transformé à jamais en faucheur de la nuit. Boitillant et hésitant, je marche avec difficulté soulevant une légère poussière rouge derrière moi. Je ne sais pas où mes pas me guident, je suis comme un zombie ne sachant pas où aller. J’avais Nergal à portée de main et j’ai échoué… Lamentablement. Je m’écroule sur le sol… A quoi bon continuer alors que je sens que tout cela ne sert plus à rien ?

Ma vengeance n’a plus aucun sens à présent. Je ne fais pas le poids contre mon ancien maître et il m’a épargne juste par humiliation. Je lève un peu mes yeux et j’entraperçois un objet planté dans le sable de Marvéah à quelques mètres de moi… Un étrange sentiment m’envahit ? Un sentiment presque familier. Je rampe doucement vers cette chose qui semble si intime à mes yeux. C’est une arme, plus précisément une double lame élégamment taillé comme deux croissants de lune avec une poignée en cuir solide. Je réalise avec émotion qu’il s’agit en fait de mon ancienne arme humaine : Honneur. Je la pensais à jamais perdue, mais elle m’attendait, fidèle. Je me relève et la serre contre moi. Je fixe un point invisible à l’horizon. Je me dis à moi-même d’un ton plus sérieux et ténébreux :

- Je vais t’aiguiser à nouveau, tu seras aussi tranchante et mortelle que le premier jour. Nous allons ensuite tester ta sauvagerie en Marvéah. A présent tu ne seras plus Honneur mais… Vengeance. Ma lame, celle qui pourfendra Nergal. Hâtons-nous, il ne nous reste que peu de temps…



J’ai marché jusqu’à la forêt des murmures. Le fil de Vengeance était à présent très aiguisé. Il me tardait de l’essayer de nouveau sur… Quelqu’un ou sur plusieurs personnes. Après la défaite humiliante que m’infligea Nergal, il fallait que j’affute de nouveau mes sens et que je devienne plus fourbe, plus rapide et plus fort que n’importe quel autre vampire. J’avais beau être un nosfératu, je n’éprouvais aucune sympathie pour mes « semblables ». Je me fichais complètement de ce qui se tramait dans la sinistre Cité d’Ambroisie. Ville du sang, de la noblesse déchue et des complots… Une ville à l’image de son Impératrice. Impitoyable et sans cesse assoiffée.

C’est d’ailleurs en humant le sang que j’entre dans une salle ou plusieurs vampires semblent observer avec délectation différents combats à mort. Une arène clandestine hein ? Je m’approche pour voir une cage ou un combat semble attirer énormément de foules. Les paris fusent à tout va et les bourses d’or ne cessent de s’échanger suivi de cris de satisfaction ou de soupirs agacés. Une vampire à moitié vêtue me propose un échange des plus érotique. Je saisis son poignet et le brise aussi sec avant de lui demander de me foutre une paix royale avant que je lui arrache la tête juste par plaisir.
Je sens Vengeance me supplier de l’utiliser au milieu de cette foule. Mes nerfs et ma folie me démangent et au fond de moi, je sais que personne ne les regretteras, pas même l’impératrice. Je lance alors ma lourde pièce de métal en l’air. Lorsqu’elle atterrit sur la paume de ma main, j’entends des gardes s’approcher de moi, attendant une explication de ma part. L’un d’eux se montre impatient et me demande :

- Je peux savoir ce qui s’est passé ici ?

La lame d’acier de Vengeance tanche le cou du garde. Sa tête roule au loin et son corps s’écroule, mon autre main plonge dans sa poitrine à la recherche de son cœur que j’arrache avec violence avant de l’écraser dans ma main. Pas besoin d’argent pour tuer un vampire, il suffit juste d’un peu d’imagination. Je réponds d’une voix sadique :

- J’ai juste gagné à Pile ou Face.

Pourquoi ne pas rire de la situation? Je me lance dans une mêlée des plus sanglantes et barbares. Jamais je ne me suis senti aussi bien qu’en cet instant. Tuant de nouveau par plaisir de sentir le sang de mes ennemis sur ma peau. La panique régna et un agréable chaos prit place dans cette arène. Mais je sentais que quelque chose d’aussi féroce et aiguisé que mon être se rapprocher de moi. Allais-je le tuer ? Allions nous nous entredévorer ? Je n’en avais cure mais je brulais d’envie de voir… de sentir… Un peu d’anarchie en ce lieu… et de folie
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MessageSujet: Re: De crocs et de sang   Lun 3 Sep 2012 - 1:44

La louve grondait encore et encore. Toute sa haine, sa rancune et sa peur vibrant dans sa gorge, agitant sa fourrure hérissée de courtes vibrations. Elle n'en paraissait que plus imposante, alors qu'un filet de bave pendait à sa mâchoire inférieure, lui donnant une allure démente. Soudain elle se figea, le grondement en elle s’apaisant un instant pour n'être plus qu'un fond sonore lui permettant d'écouter. Des cris de douleurs dont elle ne pouvait en rien se ventait s'élevaient dans l'enceinte. Une autre bête était-elle lâchée ? D'un geste lent elle pivota, méfiante et angoissée. Un homme bataillait. Un homme comme jamais elle n'en avait vu. Sa peau était d'ébène et ses yeux d'obsidienne et de rubis. La folie luisait dans ses prunelles d'un éclat chargé de venin. Selemba le scruta de ses yeux verts, ne voyant en lui aucun allier. Mais était-ce pour autant un ennemi ? Sa lame était une extension de son âme et le sang son salut. Rien qu'un cocktail de cruauté et de démence. Tout deux voulant faire des débris de ce lieux leur empire de haine et cris. Mais allaient-ils pour cela s'allier ? S'ignorer ? Ou bien encore s'entre déchirer comme deux chiens errants près à tout pour s'échapper ? Un frisson bien peu discret parcouru sa fourrure, interrompant les mouvements transmis par son grondement.

La louve fit quelques pas. Il était entre elle et la sortie et rien ne personne ne l'empêcherai de fuir ce lieu. Les prunelles émeraudes ne quittaient pas la silhouette ébène, conscientes qu'il s'agissait de la plus grande menace de la salle. Malgré tout ses oreilles s'agitaient en tout sens. L peur la tenaillait. Impossible de négliger tout les autres, bien que la salle se soit bien vidée. Certains, pris en étau entre le vampire et la lycane, ne savaient par où s'échapper ni qui affronter. Si elle avait put communiquer avec ce vampire comme elle le pouvait avec les siens, un arrangement aurait été possible. Mais il était hors de question qu'elle reprenne sa forme humaine. Si délicate et peu intimidante. Et ne nous voilons pas la fasse, sans arme, elle ne résisterai pas longtemps contre n'importe lequel de ces vampires. Sa forme lupine avait l'avantage d'intimider en plus de toutes les capacités physiques qu'elle apportait. Mais qu'importe ! Elle était dans l'incapacité de communiquer et elle déchirai la gorge d'hommes venus avec leurs enfants s'il leur prenaient de lui barrer la route ! La lame qu'il tenait compliquait tout. Elle ne semblait nullement faite d'argent mais restait menaçante. Elle fit de nouveau quelques pas, décrivant comme une boucle autour du vampire. Si seulement elle pouvait se contenter de contourner les obstacles.

Un homme tenta de l'attaquer alors qu'elle lui tournait le dos. Un infime son de bottes frottant sur le sol la fit se retourner à vive allure. Grondant plus fort pour annoncer clairement à l'homme que si il osait bouger elle le mettrait en pièce, la demoiselle se reconcentra vite. Certains comprirent qu'elle n'attaquait qu'en se sentant menacée. De cette observation beaucoup se tinrent tranquilles. Le maître de cérémonie lui même n'était plus là. Après tout, ils n'en avaient rien à foutre que ce chien ait tué un inconnu et qu'il s'échappe. Nul ne tenait à ce point au spectacle. Ce n'était pas la première fois qu'elle se sentait réduite à rien pour une vulgaire représentation, la situation lui rappelant désagréablement l'époque où elle avait été une "artiste de cirque". Le vampire d'ébène exécuta un geste. Un seul. La meilleure des défenses n'est-elle pas l'attaque ? Et la peur poussant à l'agressivité, la louve se jeta sur lui dans un bond magistral, la gueule béante et les crocs au clair. Cerbère à elle seule.


HRP : Tu peux la blesser et même vaincre ou faire durer le combat, cela ne me dérange pas du tout !
A toi de jouer Very Happy
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MessageSujet: Re: De crocs et de sang   Mar 18 Sep 2012 - 18:07

Le sang a toujours la même couleur. Un rouge si éclatant, ce ton si écarlate qui le rend si poétique et agréable à contempler d’un œil malicieux. Finalement les gens sont des imbéciles. Que l’on soit un elfe, un lycan, un vampire ou même un nain. Le sang reste toujours aussi écarlate. Le sang que je répands sur le sol crasseux, sur mes mains et sur Vengeance semble être encore plus beau. Je commence à comprendre ce qu’a pu ressentir un peintre ou un sculpteur. Ma lame est comme un pinceau et je ne risque pas d’être à court de peinture. Mes pas sont lents et je ne cesse de pousser une série de rires malades et nerveux. La foule se dissipe de plus en plus, les cris de peurs et les pleurs se mêlent ensemble comme un chant plaintif dans un sinistre choral.

C’est alors que je vis ce qui semble être un animal… une louve plutôt enragée avec des yeux embrasés par la haine et la sauvagerie bestiale qui semblait l’habitait. Elle me scrute d’un regard à la fois curieux et craintif. Je ne sais pas ce qu’elle fait ici et je n’en ai cure. La vrai question est : Que vais-je bien pouvoir faire d’elle ? Mais dans mon état, je ne mets pas longtemps à décider. Vengeance et mon corps entier réclament plus de sang et de chair à déchiqueter. Alors que le sang coule à volonté ce soir ! La louve ose me tourner le dos, ce qui ne fait que m’énerver d’avantage. La rage bouillonnait en moi, je n’allais pas laisser un animal me narguer ainsi.

C’est alors que nous débutèrent un jeu. Un jeu cruel pour tester notre mentale et pulsions meurtrières. Je faisais jongler lentement ma lourde pièce fétiche avec mes doigts, la regardant et souriant à l’idée d’arracher sa tête et de l’enfoncer sur une pique et d’en faire un trophée. Je m’imaginais aussi en train d’arracher son cœur encore fumant de sa poitrine. Je me léchais les babines en savourant ses malsaines envies. Puis d’un simple geste, les choses s’accélérèrent. Lorsque je lançai ma pièce en l’air pour jouer à Pile ou Face, la louve fondit sur moi, sa gueule grande ouverte, elle était prête à m’arracher la jugulaire comme si j’étais une vulgaire proie. Mais en vérité, elle et moi étions tous deux d’implacables et sanguinaires prédateurs.

J’esquive rapidement sur le côté, je tente quelques attaques mais l’agile louve sut s’y soustraire sans grande difficulté. Puis, avec une férocité sans pareille je bondis sur la louve, lame en avant. Celle-ci bloque ma lame acérée de sa puissante mâchoire et me repousse avec violence. Je pousse un nouveau rire puissant avant de réattaquer mon ennemi. Je réussis à ne porter qu’un seul coup, sur son épaule, Vengeance glissa et se colora de son sang. Oh ! Quel beau rouge…

Je frissonne à l’idée de continuer ce combat, mais avant cela je tends mon poing droit contenant la pièce. Puis je demande à l’animal enragé de ma voix sadique et ténébreuse :
- Pile… ou Face ?

S’il y a bien une chose que j’ai apprise. C’est de ne jamais sous-estimer son ennemi, ou sinon c’est un premier pas vers la défaite. Mais ma nature est si imprévisible et chaotique, que nous réservait cette sanglante nuit ?
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