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 Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]

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MessageSujet: Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]   Jeu 16 Aoû 2012 - 23:29



Le sang ... Une chose si naturelle s'échappant d'une plaie béante qui a osé et ose encore porter l'emblème de la victoire aussi bien que de la défaite. L'essence d'une frénésie animale, la saveur de la bestialité capable de convertir un saint en une machine à tuer. Le fruit d'une œuvre intime, la satisfaction d'être la cause de cette déchirure ... Mais surtout, elle possédait le pouvoir d'apaiser un des féroces appétits de Thorolf. Cette faim se comptait en litres, une seule victime ne suffisait pas ... Il y avait tant d'êtres à tuer, tant de malheureux à éradiquer, égorger, dépecer, annihiler pour extraire leur vitalité part une lame froide et tranchante ... Et dans de nombreuses occasions, à mains nues. Gïlh'Or, lui, ne pouvait peut-être pas comprendre cela ... D'ailleurs, qui le pouvait ? La démence était en train de fausser son jugement, de lui construire une toute autre réalité où les meurtres étaient un synonyme de respirations. Les génocides effectués ne semblaient plus être autant aléatoires que dans le passé. Et c'est d'ailleurs par un ultime massacre de ce jour que Thorolf jeta un oeil par-dessus son épaule. Une longue lignée de prisonniers marchaient les uns derrière les autres, des lourdes chaînes reliant leurs chevilles dans un triste fracas métallique. Leurs pieds sales et terreux se mouvaient avec difficulté, les rares condamnés qui heurtaient brusquement le sol étaient immédiatement remis sur pied par un des gardes qui ne manqua pas de lui arracher une dent au passage avec un outil ressemblant à une pince rouillée ... La victime endolorie hurlait sa souffrance comme un terrible aliéné avec suffisamment de volume pour que tous puissent entendre et retenir son atroce beuglement comme un avertissement. Le sang frais qui se dégageait de leur cavité buccale éveillait l'appétit des Drack. En particulier, celui de Thorolf qui était perçu comme le plus gourmand et le plus vorace de tous ... Le cannibale de Thaodia. Les hommes tremblaient, les femmes étaient paralysées par la terreur, les enfants gémissaient en émettant des sanglots incontrôlables. Tous étaient des lycanthropes. Tous étaient censés être ses frères et sœurs. Mais ils n'étaient que le produit d'un tout autre monde. D'un monde différent de celui de Drack. Eux n'étaient pas capable de respecter la réalité de Thorolf, au point de renier des lycanthropes comme lui du système. Ils étaient endoctrinés par les "Elus". Une idéologie qui pouvait sembler incompréhensible, mais qui ne l'était pas lorsque Thorolf éclaira les interrogations à ce sujet.

Ainsi, le meneur des Drack marcha en tête. Son visage ridée et inondé de sang transpirait autant la mort qu'un état de sadisme évolué. Derrière lui se trouvait la lignée de prisonniers entourée de lycanthropes qui ressemblaient bien plus à des bouchers psychopathes qu'à de vulgaires mercenaires de fortune ... Encore moins des soldats impériaux aux visages lisses et justes. Certains aliénés trop instables possédaient les lèvres grossièrement cousues, leur pathologie mentale et désordonnée ne cessaient de les faire hurler de douleur jusqu'à s'égosiller ... Un geste que Thorolf jugea inutile, ce pourquoi il instaura ce processus pour répondre à ce "simple" problème. Tous étaient inondés de sang, de contusions profondes et de boue fraiche, le résultat d'une victoire en ayant rasé un avant-poste près de leur territoire dans les marécages. Suite à la succession du maître des marais, le monde a vite compris que Thorolf était une entité à éliminer. Une maladie vivante et contagieuse, un grave cancer. C'est d'ailleurs de ce fait que les avant-postes et les espions ne cessaient de venir en nombre pour avoir le maximum d'informations sur des plans qu'aurait élaboré le vieux titan. Heureusement, ce dernier possédait un cerveau en ébullition capable d'étouffer un minimum ses objectifs.
Soudain, un cri tremblant et débordant de colère surgit au milieu de la horde :

"Ils ... Ils te tueront un jour !"

Très vite, cette phrase si fragile était huée par les autres prisonniers qui murmuraient de ne pas dire un mot. Plusieurs même tentaient de le faire taire en le poussant. Mais dans une crise de panique, le prisonnier continua de s'époumoner :

"L'o... L'ordre sera rétablit ... Tu pourriras dans l'autre monde ... Tu ... Tu subiras les conséquences de tes actes ... Tu ..."

Un autre prisonnier tenta d'empoigner son cou pour l'étrangler et le faire taire. Mais sa poigne se détendit aussitôt comme si la chair lui avait brûlé entièrement la main. La cause ? Thorolf avait levé le poing pour ordonner aux troupes de s'arrêter. Le silence était revenu immédiatement. Le souffle était retenu, l'angoisse commençait à grossir dans leur coeur ... Lentement, le titan se retourna en fixant de son seul oeil valide tous ces visages déformés par une horreur sanglante. Tous savaient ce qu'ils allaient se passer ... Mais personne ne savait jusqu'à combien le cannibale allait cesser d'exécuter les prisonniers. Peut-être juste l'accusé, ou une petite dizaine ... Peut-être qu'il a décidé d'abattre tout le monde dans un élan furieux, de dépecer les corps, de les désosser un par un pour ensuite les dévorer à sa faim. Les cuisses du prisonnier qui avait eu l'audace de hurler cette hérésie commença à être tremper par l'urine ... Il voulait s'excuser, supplier et courir mais il était persuadé que le seul fait de remuer un cil était un blasphème qui attisait rapidement la colère divine du colosse. Ce dernier plaça un pas devant l'autre, puis encore un, et un autre ... Jusqu'à se retrouver devant le condamné aux yeux exorbités. Rapidement, des sanglots incontrôlables s'échappaient de ses prunelles fatiguées et de ses lèvres déchirées. Ses mains se crispaient maladroitement ... Thorolf le regarda d'un faciès totalement impassible, aussi neutre et froid que la pierre.

Soudainement, la main du seigneur des Drack empoigna le cou du mâle et le souleva. Ce dernier se mit à gémir en affichant une grimace remplit de terreur, ses pieds gigotaient dans tous les sens en heurtant ses frères et soeurs au passage dans le but de retrouver la terre ferme. Peu à peu, la suffocation se faisait ressentir ... Ses mains sales qui soutenaient le bras du vieux colosse manquaient toujours plus de force et de volonté de vie. Mais avant que ce dernier tombe dans l'abime, l'autre main agrippa une lourde hache. Rapidement, le cou partit en détachant la tête de son corps. Des éjaculations sanguines s'extirpaient de la plaie béante en inondant davantage les prisonniers et le cannibale. Le corps fut pris de secousses avant de tomber mollement sur ses pieds. Le lycanthrope dominant chassa le corps d'un coup de pied, puis il indiqua à ses fidèles d'une voix caverneuse sans même regarder le reste des prisonniers :

"On avance !"

Les prisonniers étaient dans l'obligation de trainer le nouveau défunt avec eux, ses pieds demeurait toujours enchainés. Durant le trajet du retour, personne n'osa plus se rebeller de la sorte. Encore moins respirer convenablement, car tous croyaient que le fait de respirer normalement était une abomination et risquait de subir un châtiment. Thorolf se remit en place et accéléra la cadence. Il avait hâte de faire entrer ces nouvelles ressources dans les abattoirs pour faire en profiter à tout le monde ... Et encore aujourd'hui, les Ephaëlyens ont encore l'audace de questionner sa générosité ? Les abrutis ...


Dernière édition par Thorolf Gunnar le Mer 29 Aoû 2012 - 0:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Face à face...   Ven 17 Aoû 2012 - 22:44



Thaodia... elle avait tant changé en si peu de temps...
Défigurée par la violence et déchirée par les cris d'agonies venant du marécage...

Le marécage...
Un lieu bien plus glauque qu'il ne l'était autrefois, bien plus effrayant encore que les abysses du Ventre de la Bête à l'extrême est de la contrée. La mort qui régnait en cet endroit conditionnait la totalité du territoire des lycans à l'état de soumission. Beaucoup savaient ce qu'il s'y tramait tandis que d'autres n'osaient guère en parler. Et au centre de ce cauchemar, la meute de Drack... Depuis l'abandon de l'ancien chef de meute, Gïlh'Or Rwênoskraj, celle-ci exerçait de forte pression comme à appuyer contre une plaie béante afin de goûter à plus de souffrance qu'il n'en fallait.

Thaodia saignait à présent sous cette pression absurde ornée de viscères sanguinolentes.
Les Dracks, autrefois de fiers lycans, de braves guerriers formant une meute pacifique comme il n'y en avait jamais eu.
Cette belle image mourut lorsque la levée au trône du monstre fut officielle.

Le monstre...
Le borgne du marécage, l'aliéné sanguinaire, Thorolf Gunnar.
Pour beaucoup d'illuminés, il s'agissait d'une entité cauchemardesque née des pires souffrances de la vie pour assouvir ses pulsions meurtrières. Pour d'autres, il était question d'un cannibale sans aucune once d'humanité, cherchant à sécréter le chaos dans les veines d'Ephaëlya. Ses troupes ne reflétaient que bien mieux leur mentor, se nourrissant de chairs des plus téméraires ne s'ayant soumis à lui. Constituées de malades mentaux, d'êtres difformes et de guerriers assoiffés, l'armée du monstre se préparait à la guerre.

La guerre, voilà la raison de sa venue en ses propres terres.
Epiant d'un regard enragé le flot d'esclaves que trainaient les hommes de Thorolf, la main du lycan enserra sa faux avec force. Dissimulé entre les arbres morts du marécages en territoire des Dracks, Krys Arquen n'avait qu'une simple idée en tête ; déchiqueter le monstre en tête de file.

Voilà deux jours à présent que Krys sillonnait le centre de Thaodia afin de récolter suffisamment d'informations sur les Crocs-noirs au nom de l'Alliance. De fil en anguille, ses pas finirent par le mener en cet endroit des plus morbides. Quelques contacts l'informèrent des événements et autres changements récents aux sujets des meutes et bien que les Croc-noirs se devaient d'être les plus craints... il n'en était plus rien face à la vision que Krys se devait de subir en cet instant bien précis chez les Dracks. La menace semblait bien plus grande. Les Crocs-noirs avaient l'organisation et l'intelligence mais quelques rumeurs balayèrent de nombreux espoirs qui se noyèrent dans les eaux marécageuses. Une alliance entre rebelles, les deux meutes autrefois rivales n'allaient faire qu'une. Mauvaise nouvelle... les Dracks, eux, avaient la force et la démence...
En clair, les Crocs-noirs avaient les bêtes les plus effroyables d'Ephaëlya et les lâcher sur Evanya n'en serait que plus chaotique. Et de cela, Krys ne pouvait faire faux bond et se soumettre à sa colère. La priorité se devait de divulguer l'information au commandant de l'armée elfique de toute urgence.

Les pensées du jeune Arquen se brisèrent aux cris étranglés d'un des esclaves. Il gesticulait afin que son bourreau le relâche mais celui-ci n'en fit rien, bien évidemment. Et contre toute attente, le monstre s'empara de son imposante hache en son dos d'où deux javelots y prônaient également. Le spectacle qui suivit fut embelli d'une giclée de sang recouvrant le torse du monstre jetant le corps sans tête de sa victime comme un vulgaire pantin sur le sol vaseux. Krys fit un pas, levant sa faux, la colère l'enserra avec force mais il était trop tard. Sa respiration fut saccadée, les battements de son cœur prirent quelques cadences irrégulières et un filament de sang s'écoula de sa commissure gauche par la pression de ses dents à sa langue.

C'était... inacceptable...

Si l'image d'Ayliän Faën, commandant de l'armée elfique, ne lui avait traversé l'esprit en cet instant, il aurait surgit de sa cachette pour faire face au monstre. Mais sa mission valait bien plus d'une vie. Bien que, le destin le poussa tout de même à cette initiative...

- Yéé!! T'es qui toi? s'interrogea un drack immonde avec quelques bosses sur le visage.

Ce retournant pour lui faire face, Krys ne dit mot et l'empoigna rapidement de façon à ce que la lame de sa faux effleure sa carotide bien en évidence.
Le lycan sortit du triste bosquet et se dévoila devant la troupe en la stoppant net.

"On avance!" s'écria d'une voix caverneuse le monstre.

- STOP! interrompit le lycan.

Le regard gris clair du jeune lycan s'engouffra dans le seul œil valide du monstre.
Portant sa voix tout en fixant Thorolf, Krys se présenta avec fierté et honneur bien qu'une étincelle de peur lui fit défaut.

- JE SUIS KRYS ARQUEN, LYCAN DE RIVIANA.
JE VOUS ORDONNE DE LIBERER CES HOMMES!!


Le lycan caressa de sa faux le cou du Drack qui se mit à saigner quelque peu.
S'adressant finalement au monstre, Krys ne prit la peine d'être courtois.

- THOROLF... espèce de monstre... relâche ces hommes sinon j'égorge ce lycan!

Aucun espoir, le jeune lycan le savait. Thorolf n'aurait aucun remord à tuer l'un de ses hommes. Pourquoi perdre du bétail pour un déformé sans cervelle?! Sur ce, il se résigna et égorgea le lycan qui s'effondra par terre en gémissant tandis que le sang le noyait.

- L'Alliance vaincra, Thorolf...

Krys brandit sa faux face au monstre.
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MessageSujet: Re: Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]   Lun 20 Aoû 2012 - 23:41



Suite à l'éradication d'un avant-poste à présent désolé, personne n'aurait cru être à nouveau stopper dans le chemin du retour. Le pont central qui conduisait à leur forteresse n'était plus très loin ... Leur foyer chaleureux où le confort régnait les attendait. Un foyer où l'ambiance festive était bercé par un orchestre de mélodies déchirées et stridents ... Des abattoirs se trouvaient ça-et-là, des personnes empaler en pleine rue, un commerce d'esclavages et des heureux clients qui abusaient de leur "produit" vivant en écartelant leur âme par le viol, la torture ou l'appétit vorace. Thorolf allait bientôt les rejoindre ... Rejoindre ce nirvana où le sang se définit comme son propre nectar divin, une substance inépuisable capable de guérir tous les maux autant physique que morale. Sa démence n'en serait que rassasié ... Il espérait encore contrôler son corps suffisamment longtemps pour mener à bien la guerre qui était en train de se préparer. En effet, impossible de fermer l'oeil durant ces dernières nuits ... Les cauchemars chaotiques ponctués par d'affreux messages subliminaux piquaient atrocement la curiosité du vieux titan. Il voyait à nouveau la chute de la meute Gunnar, sa famille disparaître, son "lui" plus jeune serrer l'oeil mort au creux de sa main alors qu'une substance aussi noir que la nuit coule inlassablement en-dessous de son orbite vide ... Des visions que jamais le seigneur des Drack ne pourra oublier. Le contrôle devait être absolu, donc assumer ses cauchemars en évitant de les rejeter semblait être le seul moyen de surpasser cet obstacle.

Thorolf beugla un ordre, suivi par une toute autre voix qui ordonna les troupes et lui-même de rester dans la même position qu'auparavant. Ses fidèles guerriers regardaient immédiatement dans une direction précise pour cerner l'origine de cette nouvelle voix. Le vieux titan rencontra le regard animé et brave du jeune loup qui lui faisait face, un otage à proximité de lui. Un de ses hommes. Le prisonnier ne tenta pas de fuir. S'il était réellement un Drack, cela ne devait même pas être une possibilité. Il resta ainsi silencieux en attendant d'embrasser la fatalité, une dernière épreuve à surmonter. Et cela se ferait devant son propre chef, un honneur digne de s'évanouir à jamais. D'une voix forte, le jeune guerrier se présenta en exhibant clairement sa faux et ses intentions. Ses fidèles se regardaient entre eux ... Pour finalement exploser dans un fou rire totalement barbare. Même Thorolf appuya cette manifestation avec un large sourire en coin. Qu'importait son nom ... Qu'importait ses origines ... Qu'importait encore ses intentions ... Ce n'était qu'un vulgaire morceau de viande sur pattes qui tentait de se justifier en pensant qu'une vie mérite d'être vécu.

Très lentement, Thorolf s'approcha plus près de lui pour mieux le toiser pendant que ses compatriotes tentaient de reprendre leur sérieux, des larmes de joie brillaient au fon de leurs prunelles. Le chef ne dit pas un mot, attendant patiemment que son interlocuteur finisse de s'expliquer ... Même s'il l'écoutait à peine. Et effectivement, l'importance de ses paroles devenait aussi vide qu'un Vajura dépecé. Après avoir donné son nom, une menace ? Tout en toisant le regard du lycanthrope à la faux, un rire sans joie s'extirpa de ses lèvres. Ce loup était brave ... Ou inconscient. Mais il voulu lui démontrer qu'un Drack était très différent de n'importe quel autre loup. Tout en levant la main au-dessus de sa tête, il s'exclama d'une voix rauque :

"Alduin ! Ortis ! Montrez-lui ce que vous êtes."

Deux Drack sortirent timidement du rang en se mettant aux côtés de leur chef. Nerveusement, ils agrippaient une longue dague rouillée de leur ceinture avant d'appuyer la lame sur leur cou. Ortis, un lycanthrope aux cheveux d'un noir ébène se trancha brutalement la carotide avant de porter ses mains à son cou. La déchire était profonde et douloureuse, si douloureuse que le loup dût poser ses genoux à terre et se cambrer comme un bossu en imaginant que la souffrance se dissiperait plus rapidement. Le sang s'extirpa sans peine, tâchant la moindre surface de son thorax nu et sale. Au final, sa tête heurta brusquement le sol et une mare de sang se forma peu à peu sous le regard fier, nerveux et colérique des Drack. Seul leur chef était totalement froid, impassible. Comme si cet acte était quelque chose d'entièrement naturel. Alduin avait admiré le suicide de son voisin, ce qui accentua le doute et la nervosité qu'il devait combattre à tout prix. Sa main tremblait, ses yeux se mettaient à briller, une salive épaisse commença à pulluler au coin de ses lèvres tremblotants. Puis au final, le cannibale tourna la tête et plongea son regard dans le sien. L'image de cet oeil suffisait amplement à ôter toute résistance ... Si bien que le lycanthrope planta la lame au fond de sa gorge avant de la remonter jusqu'à son menton. Des rivières sanguines coulaient à flot ... Puis le corps se désarticula comme un pantin avant de s'écraser sur son ancien camarade de guerre.

Pas de recueillements, ni de remerciements ... Thorolf était fier des nouveaux défunts. Et aucun soldat ne pouvait enlever cette fierté, ce rituel. Tous savaient et considéraient leur chef comme une nouvelle divinité, un dieu de la gourmandise sous toutes ses coutures. Thorolf allait dévorer Alduin et Ortis pour que leur âme puisse se reposer au fond de son estomac. Un abri impénétrable, une cachette où le repos et la sécurité étaient rois. Chaque Drack savait qu'à leur mort, le cannibale allait dans la mesure du possible dévorer leur charogne. Tous pensaient que personne ne pouvait tuer Thorolf. Donc le meilleur endroit pour être libérer de leurs tourments se trouvent à l'intérieur des entrailles de leur "gardien" suprême.

Très vite, le jeune lycanthrope comprit qu'il n'était plus en position de force pour demander quoique se soit, ce à quoi il l'exprima en exécutant son prisonnier. Les Dracks rugissaient et commençaient à charger quand soudainement Thorolf s'égosilla :

"PERSONNE NE BOUGE, IL EST A M..."

Une longue brûlure épouvantable lui arracha un hurlement sauvage. Krys l'avait attaqué sans même attendre ... Leur regard se croisait à nouveau et un autre coup de faux partit dans sa direction. Plus aux aguets, Thorolf esquiva cette attaque avant de se ruer vers son adversaire tel un bélier. La collision fut rude, tout deux étaient tombés à terre. Mais le jeune plus agile se remit rapidement debout et décocha un poing dans le visage du chef de meute. Celui-ci encaissa le coup en grognant, mais sa résistance physique parvenait à ne pas être aveuglé par la douleur. Son propre poing se leva, puis il le propulsa en direction du jeune homme. Sa main percuta son torse avec violence, mais son opposant tenait bon. Le mâle alpha se remit debout et attendit que son adversaire fasse de même. Il jeta sa hache et ses javelots à terre, puis il pivota son index au-dessus de lui pour signaler à ses hommes de les entourer. Inutile d'utiliser des armes, Thorolf ne cherchait pas à tuer mais à punir. A transmettre un message à un des représentants de cette race immonde que sont les elfes. La fuite n'était plus possible ... Surtout pas lorsqu'on a devant soi un membre de l'Alliance en territoire ennemi ...
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MessageSujet: Contre-attaque   Mer 22 Aoû 2012 - 21:32



Spectacle effroyable que celui qu'avaient offert les chiens de Thorolf avant que sa lame ne sectionne la carotide de l'éclaireur. Deux êtres soumis au bon vouloir du monstre s'étaient éteint de par leur propre geste, baignant à présent dans ce sang qui tapissait le sol jusqu'à atteindre les pieds de Krys. Au plus profond de lui, la peur se mit à pondre quelques immondes tâches noires entachant son courage, pénétrant en son cœur et cracher sur son honneur. L'éclosion ne fit que bien pire. Il y eu quelques ricanements suivit de rires comme à croire que les Dracks y dégurgitaient leur nourriture, crachant leur supériorité à la figure du jeune lycan jusqu'à l'humilier.

Effaré par tant de loyauté vis à vis de leur chef mais aussi par l'extrême violence des gestes, Krys, qui avait partout vécu de nombreuses horreurs n'avait encore jamais vu ce genre de chose auparavant. Son regard balaya les cadavres et remonta finalement à celui du chef sanguinaire. Il était clair pour lui que si tous les Dracks étaient de la mêmes veine, l'Alliance en Evanya se devait absolument de la savoir avant le jour fatidique. Il ne s'agissait guère d'un tsunami, se devant d'y faire face mais d'une déferlante, imprévisible et pourtant gigantesque. Les troupes du commandant d'Evanya y prendraient celle-ci de plein fouet et elle pourrait bien écraser tout espoir en un avenir meilleur.

Durant ses pensées, les barbares du marécage prirent un élan collectif en direction de Krys qui se laissa instinctivement entraîner d'un pas inquiet par l'arrière. Mais, le monstre les arrêta et le jeune lycan y vit une opportunité de sauver sa vie. Alors de sa faux, il fendit l'air et entailla quelque peu le colosse avant de frapper à nouveau. Malheureusement, Thorolf l'esquiva et chargea tout simplement. Le choc fut douloureux pour Krys face à cette masse et tous deux se retrouvèrent par terre.

Le jeune loup le savait... s'il ne se relevait en cet instant bien précis, le monstre l'écraserait en s'y acharnant dessus. A cette simple pensée, la douleur n'était plus un obstacle, contrôlé par la peur. Et rapidement, il fut de nouveau sur pieds et envoya par la même occasion son poing de toutes ses forces en pleine figure du borgne.

Non... Thorolf n'était pas un dieu, ni une divinité ou même une entité cauchemardesque. Il était comme tout un chacun. Il vieillissait et avait quelques faiblesses. Mais, il était vrai qu'il en donnait une image similaire. Quand Krys le frappa, son courage annihila cette gangrène obscure qui couvait en son esprit. Reprenant courage, il encaissa tant bien que mal le coup de son ennemi, posant un genoux contre terre, il ne s'écroula guère, bien au contraire. Le fier lycan se releva face à Thorolf, non sans douleur.

Une hache valsa et deux javelots s'en suivirent... un duel à mains nues... le désir du monstre.
La troupe de cannibales entoura les deux guerriers, il n'y avait donc plus d'échappatoire.

- J'aurai préféré vivre ce moment sur le champ de bataille, Thorolf...
Juste toi et moi.


Krys se mit à sourire voir ricaner et tourna en rond lentement sur lui même en tendant les bras, laissant sa faux caresser le vent.

- C'est ça... les Dracks!

Son regard perfora finalement celui du monstre, cette masse de muscles bonne à faire régner la souffrance et l'horreur.

- C'est lâche. lança le jeune lycan d'un air ecoeuré.

Sans attendre, sa faux tournoya dans les airs émettant un léger son au contact du vide.
Il n'était sans nul doute l'un des meilleurs en Thaodia à manier cette arme aussi facilement et de cela, il ne pouvait mieux le prouver en cet instant.
Sa seule lame se voyait, à l'œil nu, former une barrière tout autour du lycan.

Une tête... deux têtes...
Deux corps s'écroulèrent en la zone de combat avant que celles-ci ne retombent en plein milieu de l'arène. Les visages exposèrent un air neutre à croire qu'ils n'avaient vu le coup venir. Krys s'avança vers le monstre et posa fièrement son pied droit sur le crâne d'un des cannibales. Sa faux stoppa net et se planta dans l'autre tête. Abandonnant son arme, le jeune lycan n'avait plus ce sourire aux lèvres, sa détermination s'en voyait plutôt à punir Thorolf.

- Ca fait déjà cinq hommes de perdu, Thorolf.
Tu devrais essayer d'en garder un peu pour la bataille...
dit-il sur léger ton d'ironie.

A ces mots, Krys se précipita sur le monstre en écrasant la crâne sous son pied, prenant ainsi de l'élan pour faire un simple saut suivit d'un coup de poing qui laissa quelques séquelles sur la face du borgne.

Le jeune lycan n'était peut-être pas aussi fort que son adversaire, mais sa jeunesse lui donnait une rapidité que Thorolf avait perdu il y a fort longtemps. Il y profita pour l' asséner de coups qui ne semblèrent tourmenter le colosse.
Après s'être acharné dessus, le monstre contre-attaqua et d'un seul coup mit Krys en bien mauvaise posture. Un seul coup le mit à genoux à cracher du sang et enserrer son abdomen de ses bras. Le borgne visait juste, l'expérience était à son avantage.

Essayant tant bien que mal de se relever, Krys vacilla quelque peu par-ci par-là avant de recevoir un nouveau coup du monstre en pleine face. Cette fois-ci, le jeune lycan s'écroula sur le sol, dos contre terre. Les pas lourds de l'aliéné sanguinaire firent presque vibrer le sol, prévenant le jeune loup de sa venue.
Krys fit une roulade et évita de justesse un coup qui lui aurait été fatal en recevant ce pied immense sur la figure.

A quatre pattes, il s'efforça de se redonner courage et attendit l'approche de son adversaire. Au dernier moment, il envoya un crochet du droit en pleine mâchoire du monstre et se posta de nouveau à quatre pattes dans la boue rougeâtre en observant son ennemi encaisser durement le coup.

- Tu.. Tu vois ce qui t'attends, Thorolf!!
L'ALLIANCE VAINCRA!
furent ses derniers mots avant que la fatigue ne l'empêche de reprendre son souffle.

Le jeune lycan était bien mal en point, agonisant physiquement et écorché vif mentalement à se dire qu'il ne pourra peut-être jamais révéler ce qu'il sait aux alliés de l'Alliance.
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MessageSujet: Re: Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]   Jeu 23 Aoû 2012 - 19:20




Les troupes répondirent à l'appel. Le cercle se resserra autour des deux loups, des grognements percutaient l'air comme des échos animales définissant un duel qui possédait son lot de prestige. Thorolf ne comptait pas l'exécuter. Surtout pas. Tout être aussi chaotique que Thorolf aurait agi dans la plus grande cruauté, voire dans le sadisme à l'état pur. Ils auraient empalé son tronc devant la cité des opposants ou encore l'écarteler férocement en prenant compte d'abîmer ses muscles avant de le jeter en bas d'un ravin pour être sûr qu'il ne remontera jamais. Non, Thorolf n'était pas seulement chaotique ... Il avait la chance de garder un cerveau en ébullition. Le message devait être bien plus significatif, bien plus sévère qu'une simple lapidation d'une âme corrompue. Les elfes, même l'Alliance, ne connaissaient pas les Drack. Toutes informations sur eux étaient basés sur des rumeurs ou des témoignages monstrueux. Encore certains rares parvenaient à les espionner avant de sortir pour reporter le contenu de leurs observations. Et ensuite ... ? Rien. Pas d'invasion pour éradiquer cette meute malade, ni même une succession d'alliance qui les vise eux personnellement, pas même un avertissement reçu. La cause de ce long silence était simple : ils savaient ce que les Drack étaient capable de faire. Mais ils ignoraient comment ils agissaient. Quelles étaient leurs convictions, leur mentalité si différente ? Les réponses allaient sortir sans tarder ... Car cela faisait partit d'un plan conçu machinalement et sur le coup. Au même moment où le vieux colosse toisa le regard de son adversaire, divers engrenages de son esprit se mirent en route.

Il écouta son interlocuteur avec une certaine attention. Il parlait, parlait encore ... Pendant que le chef de meute restait totalement silencieux. Le ton sincère, suivit d'un ricanement jaune pour finir par un air dégouté ... Tant d'émotions désordonnés, de réponses aléatoires qui ne signifiaient qu'une seule chose probablement : le désir de se rassurer. Et pourtant, il reconnu les aptitudes du jeune loup lorsque celui-ci se mit en mouvement dans une chorégraphie meurtrière. Sa longue faux décapita deux de ses hommes en y incorporant une précision chirurgicale. La maîtrise de son arme était parfaite, l'agilité dont il usait et abusait par moment semblaient lui rendre honneur. Même s'il portait une langue pendante, ce n'était pas une raison pour sous-estimer ses compétences. Et après cette courte démonstration, un sourire se dessina sur les lèvres du vieux titan. Le guerrier à la faux devenait rapidement prétentieux en complimentant ses actions. Le côté narquois de sa réponse n'atteignait pas le géant qui resta là, à le regarder. Comme si ce jeune loup était la seule chose encore vivante sur terre. Comme si le temps s'était soudainement figé pour laisser place à une forme à anéantir. Une cible.

Sans même s'en rendre compte de la rapidité de l'attaque, Thorolf reçut le coup de point de plein fouet. Un craquement audible résonna dans l'air. D'autres attaques au corps-à-corps fusaient, le jeune loup passa à l'assaut en voulant terrasser son ennemi au plus vite. Sa haine farouche envers le seigneur des Drack portait l'emblème même de la justice ... ou d'un animal qui recherchait impérativement à tuer. L'ancien colosse subissait la rage du jeune lycanthrope ... Mais l'adrénaline et sans doute une bonne portion de démence agissaient comme une protection bénéfique. Il sentait les coups, si durs et violents ... Mais la douleur était enfouie sous une épaisse couche d'inconscience. Il profita de catapulter sa jambe en heurtant le thorax de son nouvel ennemi. Une fois ce dernier à genou, un de ses poings se leva haut dans le ciel avant de cogner sévèrement sa mâchoire . Ses gestes étaient lents ... Mais la puissance physique mais surtout la résistance de pierre dont il avait hérité grâce à son expérience parvenaient à le rendre difficile à vaincre. Les coups pouvaient s'acharner sur lui ... Mais il devait en ramasser énormément pour être à terre, totalement immobile. Sa défense était sa volonté de vivre sans même goûter au plaisir d'exister. Thorolf se montrait comme une machine de guerre. Et c'est ainsi, comme un automate, qu'il ne cessera de lutter jusqu'au bout.

Pas après pas, il s'approcha de l'espion en observant le moindre de ses mouvements. Arriver à proximité de son visage, il releva son énorme pied au-dessus ... Mais à nouveau l'agilité du jeune loup à la faux s'était tiré à son avantage. Le fuyard s'éloigna de quelques mètres à quatre pattes. Le lycanthrope se remit en marche pour tenter de l'empoigner mais un violent crochet marqua un puissant impact sur son visage. Il sentait un léger étourdissement l'envahir, le goût du sang qui remontait le long de son gosier ...

Le loup qui ne manqua pas de courage osa même s'époumoner d'un air triomphant la victoire de l'Alliance. Le guerrier était à bout de souffle ... L'ombre du géant entoura la surface de son corps. Mais Thorolf se baissa lui aussi à sa hauteur. Sa main partit pour l'empoigner, mais Krys la rejeta d'un coup de pied. Le cannibale se montra plus persistant en lui donnant un coup de revers avant d'entourer son bras autour de son cou.

"Tu parles trop. Et pourtant, tu ne sais rien."

Les Dracks commençaient à devenir intéressés ... Des yeux exhorbités à la limite de l'excitation se dessinaient aux creux de leurs prunelles. Leur chef allait-il briser ses cervicales avec férocité ? Allait-il s'emparer d'une épée avant de l'enfoncer à l'intérieur de sa bouche tout en remuant pour faire exploser cette sauce divine au-delà de sa cavité buccale ? Tout être barbare et chaotique l'aurait fait ... Mais il était important de souligner que Thorolf était plus que cela.

"Tu es un espion, pas vrai ? Tu parles de l'Alliance comme si tu leur léchais le pied chaque matin."

Son but n'était pas d'étrangler le jeune loup, mais celui-ci ne cessait de se débattre pour se libérer. Ses mains parcouraient son visage, sans doute pour obtenir une prise ou enfoncer ses phalanges à l'intérieur de l'oeil valide du colosse. La pression exercée sur son cou avait augmenté pour lui faire comprendre que le combat était fini ... Et que les paroles devaient débuter.

"Je veux leur transmettre un message. Un message pour Ayliän."

Aussi soudainement que cela, cette phrase semblait le surprendre car il arrêta sa lutte. Peut-être avait-il réalisé qu'il allait pouvoir vivre encore un peu plus longtemps ... Son visage s'approcha de son oreille, puis il murmura suffisamment doucement pour que le reste de ses soldats ne puissent écouter leur conversation. Sa voix était glaciale mais confiante. Thorolf savait ce qu'il voulait. Il savait ce qu'il cherchait et surtout ce qu'il allait trouver.

"Dis-lui d'amener toutes ses troupes, voire tout son peuple. Une véritable armée d'elfes capable de nous terrasser, de nous exterminer. Comme s'il devait conquérir Ephaëlya en un seul coup. Et rappelle-lui de n'avoir aucune pitié envers nous. Aucune."

Il était rare qu'un chef ennemi dévoile ainsi son plan. Normalement, les Dracks avaient eu l'avantage de demeurer dans le silence par rapport à cette guerre. De ne donner aucunes informations sur leurs intentions. Tout chef raisonnable aurait tenu sa langue, voire même jusqu'à la couper pour éviter de déballer des informations aussi précieuses à ses rivaux. Mais le cannibale avait une toute autre perception de cette guerre.

"Tu penses que je veux la victoire ? Tu penses que je donne une quelconque importance au triomphe autant qu'à la défaite ?"

Il secoua sa tête négativement en affichant un sourire carnassier :

"Je veux la guerre. Je veux qu'elle perdure aussi longtemps que possible. Qu'elle ne connaisse ni aube, ni nuit. Seulement l'éternité d'un moment. "

Thorolf le relâcha, puis mit rapidement une distance entre le jeune espion et lui-même ... Il connaissait assez sa rapidité pour s'en méfier. Mais apparemment, le guerrier paraissait être en pleine concentration, comme s'il ruminait chaque réponses du loup blanc. Thorolf ne pouvait pas lui en vouloir. Tous pensait que les Drack voulait la victoire des rebelles. Une idiotie pure et dure d'une naïveté sans nom. Où se trouvait l'intérêt dans la politique ? Pleurer un ancien frère pour se venger ? Se rassurer en se disant que l'idéologie est assez juste pour se battre ? Il écarta ses bras tout en réprimant d'une voix caverneuse et sauvage :

Et toi, que veux-tu ? La victoire ? Mais tu l'auras. En retour, il y aura des centaines, voire des milliers de cadavres qui joncheront le sol. Des personnes qui auraient mérité la vie bien plus que toi et moi. Et tu seras là, impuissant, à faire le deuil d'environ huit cents guerriers elfes. Sans compter tes frères et sœurs. Il y aura du sang, beaucoup de sang .. Mais surtout énormément de cadavres sauvagement mutilés. Et c'est dans le visage de chacun d'eux que tu verras le mien. Que tu te rendras compte ... Que j'aurai gagné."

Le plan n'était pas encore tout à fait dévoilé. Il ne savait pas si Krys pouvait comprendre ses mots qui pourtant débordaient de clartés. Son but n'était pas de le narguer. Mais d'informer une vérité absolue et ultime qui sera dans l'obligation d'exploser durant la guerre. La défaite était impossible. Thorolf était dans l'obligation d'accomplir son but.

"Il n'y a pas de guerre sans répression, sans deuils, ni sans grande tristesse. Il n'y a pas de conflits sans un tapis de charognes, de blessés aux rotules brisées ou de ceux qui empestent déjà la mort après trois nuits. Des familles déchirées, des survivants de guerre éclopés et enfouis dans la folie ... Ils verront à quel point leur vie est un cancer misérable, à quel point ils sont perdus. Ils seront rejetés par la société car tout le monde les jugeront, les qualifieront d'inférieurs. Tout le monde ... Sauf moi. Ils viendront tous à moi.

La propre guerre de Thorolf se montrait bien plus psychologique que physique. Il possédera plus de troupes. Mais également plus de viandes, puisqu'il compte bel et bien ramasser un maximum de cadavres et de prisonniers de guerre. La moisson. C'était ça le plan. Faire endurer une terreur atroce et sanglante jusqu'à endommager la santé mentale au point de briser les esprits. L'après-guerre annonçera une future augmentation de ses effectifs, mais également en terme de commerces, de ressources alimentaires et comme bonus, afficher son nom dans l'histoire d'une guerre dans lequel il ne s'y intéressait pas. La moisson.

"Avant de partir, tu dois savoir. Je vais amener des soldats humains innocents dans mes rangs. Des prisonniers qui n'ont strictement rien fait. Malgré votre honneur, vous serez obligés de les tuer. Je doute que vous les reconnaitrez.

D'un geste sec, il ordonna à ses troupes de s'écarter pour ouvrir une brèche dans le cercle.

"Mais tu sembles porter cette guerre trop à coeur pour y renoncer.Tu n'as aucun honneur. Je suis content de toi. Un vrai meurtrier."

Il dirigea son doigt à l'horizon tout en fixant le jeune loup.

"Va t'en. Préviens les elfes. Le moissonnage a déjà débuté. Et vous ne pourrez rien faire pour empêcher cela. "

Il observa le guerrier se relever, toujours en affichant un regard digne et fier ... Mais cela se voyait qu'il était intrigué. Il avait sans doute hâte de partir d'ici et de reporter tout cela. Thorolf remarqua son air ... Et en signe d'avertissement, il énonça simplement :

"Je te conseille de prier pour qu'on me tue. Car tant que je serai vivant, là où les guerres naîtront ..."

Il cracha un filet de sang en découvrant un sourire carnassier où les dents étaient teintés en rouge.

"... je foulerai la même terre. "
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MessageSujet: Re: Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]   Mar 28 Aoû 2012 - 18:28

Soumis par l'effroyable force du borgne, Krys dû boire chacune de ses paroles. Le monstre avait compris qu'il n'était là pour se battre mais pour récolter quelques informations en vue de la guerre. Un frisson parcourut tout son corps au souffle de l'aliéné sanguinaire à son oreille. Le traitant presque de chien de l'Alliance, Thorolf piétina le cœur du lycan de ses mots à transmettre au commandant de l'armée elfique.

Ses intentions étaient effrayantes et bien pires que celles des Crocs-Noirs.
Aucun but... à part le chaos permanent. A la seconde où la guerre commencera, la victoire de Thorolf débutera.
Il parlait de milliers de morts comme d'une purge... il parlait de moissonnage d'humains comme d'une grande récolte. Il parlait beaucoup, trop pour le jeune lycan... mais par le ton qu'il prenait et la sérénité à laquelle il s'expliquait dévoilée une sincérité effarante.

Krys, un meurtrier...
Il ne pouvait accepter ces mots, il n'était de ceux-là...
Mais la colère fut annihilée par les révélations de Thorolf si bien que le lycan ne put sortir aucun mot de sa bouche, effaré d'une telle folie meurtrière venant, semble t'il, d'un véritable stratège de guerre.

La troupe de cannibales ouvrit une brèche dans les rangs.
Suivant la direction du doigt de son bourreau, le jeune lycan avait la permission de survivre.
Krys se releva en reprenant cet air digne et fier mais au fin fond de ses entrailles brulait le sang d'un lycan enragé. Sa respiration fut saccadée, ayant beaucoup de difficulté à comprendre le colosse du marécage. Peut-être n'y avait-il rien à comprendre que le simple fait qu'une guerre sans fin le ferait jubiler jusqu'à l'extase.
Un fou allié au paroxysme de la démence pourtant stratège de guerre et cannibale vénéré des siens.
Le pire des adversaires...




Krys reprit sa faux, décrochant la tête du lycan... anciennement humain... peut-être...
Et sans se retourner, il avança en direction du bois, ne faisant guère attention aux insultes et crachats que la foule se permit de lui offrir.

Un fin filet de sang, un sourire carnassier... voilà la dernière image que Krys aura de l'aliéné sanguinaire.
Il y avait donc bien pire comme menace que les Crocs-noirs...

Il y avait Thorolf Gunnar...


Hrp : Nous nous reverrons à la guerre Thorolf!
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MessageSujet: Re: Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]   

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Le voile disparaît ... Et tu disparaitras avec lui. [Merci Krys !]

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