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 La Bataille de l'Egorgeur du dragon

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MessageSujet: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Mer 12 Sep 2012 - 14:06




L'Alliance arrive par le sud, les Rebelles par le nord.
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post de Thrag Zagaz, à chaque nouveau tour plus précisément.)


- Egorgeur du Dragon : C'est une fissure naturelle d'environ 20 mètres de largeur pour environ 120 km de longueur reliant Thaodia à Angaïla, de sombres choses s'y trament, seuls les plus téméraires la traversent. Grouillant de créatures volantes, de trolls ou autres arachnides et insectes géants, les montagnes en sont infestées. Un épais brouillard noir plane constamment en ce lieu empêchant les rayons du soleil d'atteindre le sol tandis que les parois rocheuses à chaque extrémités des falaises sont des plus tranchantes. C'est un véritable coupe gorge.

- Caverne des Trolls : C'est le repaire des trolls des cavernes. Ils ne sortent que rarement mais quelques-uns se doivent de le faire par moment pour ramener de la nourriture. Que ce soit un homme ou un animal, ils en restent de la chair. (Troll des cavernes : voir bestiaire)

- Hauteurs des Wyverns : Au sommet de la chaîne d'Huzhrung se trouve les nids de Wyverns. Celles-ci descendent par moment pour attraper de leurs serres des proies engagées dans l'Egorgeur du Dragon. Nourrir leurs petits est une priorité. Tout comme les trolls des cavernes, un animal ou un homme ne fera une grande différence. De la chair reste de la chair. (Wyvern : voir bestiaire)

- Montagnes Noires : Ce sont les montagnes de l'est qui mènent directement au Mont Hurleur. Les arachnides grouillent dans les tunnels et autres galeries, pondant leurs œufs par centaine ici et là. Elles restent une des plus grandes menaces en l'Egorgeur du Dragon pour leur supériorité numérique, leur discrétion et leurs nombreuses embuscades.

- Repaire des trolls montagnards : Tout comme les trolls des cavernes, ils ne sortent que rarement sauf lorsque l'appétit s'en vient. Plus barbares que les trolls des cavernes, ils peuvent perdre tout contrôle d'eux et écraser tout et n'importe quoi sur leur passage lorsqu'ils se sentent menacés. Bien heureusement, il sont plus bêtes que leurs frères des cavernes et s'infligent souvent eux-mêmes des dégâts. (Troll des montagnes : voir bestiaire)

- Cavités macabres : Ce sont des brèches dans la paroi menant tout droit au nid d'Arachnéas. Bien que les entrées semblent à découverts, les arachnides sont bien là, protégeant celles-ci, cachées dans l'obscurité. Elles sont prêtes à attaquer quiconque s'approchant de prêt aux cavités. Cet endroit grouille de ces bestioles lorsque vient le moment de la récolte de nourriture quotidienne. (Arachnéas : voir bestiaire)

- Nid d'Arachnides : Le saint des saints des araignées géantes. Si vous y êtes, vous n'en reviendrez pas. Soit une arachnéas vous y a emmené en vous trainant dans sa toile, soit, vous vous êtes égarés. Dans les deux cas, les tunnels forment un véritable labyrinthe à travers les montagnes noires... et vous n'en ressortirez certainement jamais.





Tout commence au crépuscule, l'air est tout aussi glacial que malsain en l'Egorgeur. Qu'il fasse jour ou nuit, en l'Egorgeur du Dragon, ce sont les ténèbres qui tapissent les lieux par un épais brouillard noir.





Thrag Zagaz, Meneur de l'Alliance en l'Egorgeur du Dragon, chasseur d'Okri & vétéran de guerre
Cerrarë Kel'Alanör, Meneur des Rebelles & second de le meute de Croc-Noir
Broméus de Cahal dit le Belliqueux, fils héritier du Zénith, protecteur du désert & chevalier de l’Ordre
Aaron Flamme Rousse, commandant en chef des armées d'Oryenna [Passe son tour]
David Heaven, guerrier solitaire & éternel voyageur [Passe son tour]
Cerrarë Kel'Alanör, Meneur des Rebelles & second de le meute de Croc-Noir [Abandon]
Mordrakan Sombracier, Meneur des Rebelles & tueur sanguinaire [La relève]
Krys Arquen, guerrier solitaire & mercenaire
Skul Sarihn, guide spirituel de la meute de Sang-Chaud
Shinra Hogan, valeureux lycan de la meute de Croc-Noir [Passe son tour]



(Après que tous les guerriers aient posté, Thrag démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)



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Il eut fallu un peu plus de trois jours de marche pour en arriver à contempler l'imposante barrière rocheuse séparant Angaïla de Thaodia. D'Ardamirë, grande cité des elfes en passant par la tour de défense au nord de la contrée naine pour ensuite contourner le gigantesque lac des mystères, les troupes de l'Alliance longèrent la fameuse chaîne d'Huzhrung afin d'atteindre la brèche.

La brèche...
L'Egorgeur du Dragon, un étroit passage obscur long de plus d'une centaine de kilomètres.
L'un des endroit les plus dangereux d'Ephaëlya...

Au sommet d'une petite colline faisant face à la brèche, les troupes de l'Alliance de l'Egorgeur du Dragon admiraient les montagnes s'affaisser pour y former un canyon d'où un brouillard noire y émané. Le spectacle fut quelque peu adouci par les dernières lueurs du crépuscule combattant avec hargne l'obscurité.




De ce lieu maudit, beaucoup d'entre eux n'en reviendront pas.
Les soldats de l'Alliance le savaient et ils étaient prêts à en payer le prix. Mais quelque fois la peur prenait forme sans pour autant y soumettre le courage et l'honneur, alors mieux ne valait pas trop attendre. Mieux valait avancer avant que les piliers du courage ne cèdent à l'idée de la peur meurtrière.

Sa respiration était lente, il avait déjà tant vécu...
Tant de massacres et de guerres, tant de morts pour la gloire et l'honneur... tant d'innocents arrachés à la vie... tant de souffrances accumulées en ces 286 années. Thrag Zagaz était un vétéran de guerre, un survivant de l'horreur et une personne de confiance, si bien que le commandant de l'armée d'Evanya le nomma meneur de cette bataille. En tant que nain et expert en art de la guerre, Thrag Zagaz ne pouvait mieux être celui-ci pour guider les troupes à travers sa contrée... à travers l'Egorgeur... à travers l'enfer et les sanglots.

Alors soit, il accepta et maintenant... il était là, face à son destin, lui et ses 200 faucons d'Evanya, ses 40 guerriers nains venus des quatre coins de la contrée et de nombreux autres volontaires d'autres races. Un seul nain menant une armée entière... il n'en avait l'étoffe... mais il se devait de l'assumer au prix de perdre la guerre.

- Qu'en penses-tu, Brasok!? demanda t'il à l'un des nains haut-gradé à ses côtés.
- J'en pense que pour un nain, commander des elfes est la plus belle des choses! répondit-il avec humour, essayant vainement d'effacer ses peurs.

Le visage rabougri du vieux croûton se laissa abandonner à quelques légers sourires avant que ne reprenne son ami avec plus de sérieux.

- Sincèrement, Thrag, ça ne me rassure pas du tout.
Ce lieu est un coupe-gorge, une véritable abomination, même pour notre peuple.
Et ça tu ne le sais que trop bien. Je sais que tu l'as déjà traversé, mais cette fois c'est différent, Thrag. Nous n'allons pas simplement essayer de franchir l'Egorgeur et d'y survivre, nous allons nous y battre.


Quelques secondes laissèrent au silence gangréner d'idées noires l'esprit des deux nains en pleine discussion.

- Il s'y trame d'affreuses choses que bien peu de monde peuvent raconter.
Mais... tes troupes t'on suivi, Thrag et nous voilà face à lui. Nous ne pouvons plus reculer.
Le plus important, vois-tu, c'est de ne pas oublier que tu n'es pas seul, mon ami.

- Oh... et je compte sur vous pour m'en convaincre, maître Chasseproie!
- Bien évidemment, maître Zagaz!
Sur ce, nous devrions reprendre la route, la nuit va tomber.

- De jour comme de nuit en l'Egorgeur du Dragon, les ténèbres tapissent les ombres.

Thrag détacha finalement le regard de la brèche pour y admirer les troupes de l'Alliance. Et d'un long et puissant cri, il interpella ceux-ci à continuer la route.

- ALLIANCE, EN AVANT!

Les troupes descendirent la colline rapidement et se mirent à marcher droit devant, en direction de la brume noire. Plus les pas les menaient à la brèche plus l'air devenait glacial, le sol dur et rocailleux et le silence régna dans les rangs pour la toute première fois. Une vaste étendue de terre morte séparait les guerriers aux montagnes noires.

Finalement, après une bonne vingtaine de minutes, les troupes arrivèrent à l'entrée de l'Egorgeur du Dragon. Un macabre passage à presque y croire en la frontière séparant le monde des morts à celui des vivants. Une bourrasque glaciale assiégea la troupe, la brèche dégurgita son haleine putride à presque grogner aux guerriers de l'Alliance de faire marche arrière. Mais Thrag hurla en réponse à celle-ci et tous les nains firent pareils, défiant le monstre de brume. Certains combattants d'autres races hurlèrent à leur tour, extériorisant leur courage face à la brise incendiaire.




L'Alliance avait une mission... tous l'avaient accepté.
Il fallait repousser les forces lycanes en Thaodia, les empêchant d'investir Angaïla pour remonter vers Evanya. Et cela, à n'importe quel prix.

- ALLUMEZ LES TORCHES! ordonna le vieux nain.

De nombreuses flammes apparurent dévoilant alors l'imposante armée de l'Alliance.
L'adrénaline se mit à bouillir dans le sang de Thrag Zagaz, meneur de l'Alliance en la Bataille de l'Egorgeur du Dragon.
Il se retourna, s'empara de sa hache et monta sur un rocher en tendant les bras.

- FIERS SOLDATS DE L'ALLIANCE!
SI C'EST LA MORT QUI NOUS ATTEND, ALORS NOUS LA DEFIERONS!!!


Les montagnes noires auraient bien pu trembler à la résonnance assourdissante des guerriers hurlant victoire et honneur à la suite des mots de Thrag. Celui-ci descendit de son rocher et marcha droit devant, s'engouffrant dans l'épais et sombre brouillard avant d'y disparaître. Les soldats le suivirent et les torches formèrent un gigantesque serpent de feu s'introduisant dans l'obscure cavité.



[HRP] (à copier/coller et modifier selon vos rps)
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Dernière édition par Thrag Zagaz le Lun 8 Oct 2012 - 2:35, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Mar 18 Sep 2012 - 0:12

Le calme avant la tempête...
(Partie I)


Tout commençait dans le calme. Le silence régnait dans les rangs Lycans, et ce depuis le départ de Nûldar, depuis que les troupes s'étaient scindées en deux. Une partie des forces suivant Nina et Kemya, l'autre partant avec Cerrarë vers le sud et l'égorgeur du dragon. Seuls les cliquetis des armes brisait le silence pesant. Les quelques Lycans qui montaient des fenrirs tapotaient les flancs de leur bête cherchant à les réconforter là où eux mêmes avaient besoin d'un soutien.
Cela faisait plusieurs heures qu'ils étaient partis et qu'ils s'étaient séparés. L'ombrum du Second tenait la cadence sans faiblir, sa fourrure d'ombre flottant dans l'atmosphère. Et derrière lui, les troupes de Croc-Noir suivaient, muettes et résignées. Silencieuses et concentrées. Prêtes. Chacun savait que cette guerre bouleverserait la meute, ils n'ignoraient pas que perdre la guerre pouvait avoir des conséquences désastreuses et que leurs vies garantissaient la survie de Croc-Noir. C'est décidés qu'ils marchaient vers les montagnes naines.

L'astre solaire disparaissait peu à peu alors que les derniers rayons éclaboussaient les sommets enneigés des montagnes de leurs éclairs sanguins. La nuit allait tomber tandis qu'ils traverseraient l'égorgeur de dragon. Mais cela ne changerait pas grand chose, ce dernier étant aussi obscur quel que soit le moment de la journée. Le passage se dessinait quelques centaines de mètres devant eux, comme une gueule béante n'attendant que les proies ignorantes qui se précipitaient dans son estomac. Le vent soufflant dans les entrailles rocheuses faisait résonner la gorge du monstre, chaque pas se transformant en un martèlement myotatique bruyant, et chaque respiration se répercutait en échos pour animer la bête d'un souffle terrifiant.
La centurie de Lycans qui suivait Cerrarë ne manifestèrent aucun signe extérieur de peur ou de crainte, que ce soit à la vue du monstre rocailleux, ou à l'approche de la terrible bataille qu'elle annonçait. Angaïla n'était plus qu'à quelques jours de marche alors qu'ils s'apprêtaient à passer l'étape la plus dangereuse de leur parcours. Ce long corridor montagneux était bien le pire endroit pour se battre et les créatures qui y habitaient étaient aussi dangereuses que fourbes. Il ne faudrait pas trainer en chemin et les pauses seraient proscrites. Ils devraient attendre Les terres d'Angaïla pour pouvoir se reposer.

Des regards discrets partaient scruter les fissures dans la roche, guettant les embuscades des autochtones. Les trolls et les arachnides pouvaient devenir leur pire cauchemar s'ils se laissaient surprendre. Quelques loups errants avaient suivis la caravane de Croc-Noir, venant s'ajouter aux effectifs du Second. Gérer une armée n'était pas dans les cordes du Lycan, lui qui avait toujours chassé seul, ou en tout petit groupe. Là, le chasseur se retrouvait avec plus de cents soldats, et bien que ceux-ci se montrent dociles et n'émettent aucun doute quand à sa position ou son savoir-faire, Cerrarë était quelque peu décontenancé par sa mission. Il devait mener ses troupes en Evanya en passant par Angaïla afin d'attaquer par le sud et ouvrir un nouveau front.

Anfauglir s'agitait toujours plus à mesure qu'il percevait les tambours de guerre frapper à ses oreilles au rythme de son rythme cardiaque. Il sentait le sang et le fer se croiser et se tutoyer. un feu intérieur le brûlait. Une excitation soudaine le surprit et le secoua, laissant le chasseur alerte. Il avait soif de sang. Anfauglir le déshydratait totalement de son brasier de hargne.

Cette guerre n'était pas la sienne. Ce combat, ce fratricide, il le répugnait déjà. Mais la guerre était là, les ordres de Nina avaient été clairs. Le front qu'il occuperait était sa position naturelle, celle du chasseur, celle du rabatteur. Il avait le rôle du chasseur. Il prendrait sa proie à revers, venant mordre à sa gorge au moment opportun. Ardamir paierai ses crimes à Croc-Noir, car plus la colonne de Lycans s'avançait, et plus le Second attendait le début des hostilités. Elfes, Hommes, Nains... le sang coulerait pour Croc-Noir. Le sang d'Ardamir s'écoulerait sur Evanya.

Croc-Noir triompherait.

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HRP :
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Jeu 18 Oct 2012 - 21:53



Bien qu’ils furent cavaliers de sang donc tous dotés de montures, longue fut la route des fils du Zénith. Partant des frontières lointaines du désert et faisant détour par l’Aurore, leur destination donnerait finalement sur l’Égorgeur du Dragon, lieu qui semblait tant méprisé des hommes. Pendant que légions se mordaient les doigts à l’idée de la guerre, côtes à côtes cavaliers de Cahal firent fibrer la terre de leur chants grivois et ce, tout au long de leur route. Était-ce l’ignorance qui leur donnait tant de courage, ou était-ce le simple fait que de la totalité de leur vies ils s’étaient tous ardemment entrainés en but d’une guerre, où l’enjeu serait de défendre l’humanité à tout prix. Quoi qu’il en soit, dans la vie comme dans la mort ils resteraient tous frères et unis, d’une confiance aveugle ils suivraient le belliqueux vers victoire comme dans la défaite. Ayant festoyés à mainte reprises durant jours derniers, à la veille de bastaille toute sorte d’hydromel leur furent proscris. Lorsqu’ils établirent avant-poste à l’écart des bataillons alliés, tous se mirent à la perfection de leurs attirails, ces hommes voyant la guerre comme un art. Sous la brise glaciale de la nuit, épées furent aiguisées, lances acérées et boucliers renforcés. Se voyant tous et chacun fier combattants, avec soin ils apprêtèrent leurs habits cérémoniaux qu’étaient leur armures, ornées des couleurs de leur chère patrie.

La soirée se faisant tardive, la plupart des troupes se mirent sous la couette. Bien qu’ils se veuillent reposés pour lendemain, difficile il serait de trouver sommeil, non point de crainte mais bien d’impatience. Sous cette ambiance quasi sereine, avec fougue le belliqueux entamait ses plans derniers; Milliers de possibilités lui virent en tête, empêchant toute possibilité de sommeil. Pendant qu’il traçait nombreux scénarios sur cartes, un homme levant le voile de sa tente défit sa concentration, lui demandant poliment audience. Détournant son attention vers son visiteur, Broméus s’approcha de lui et fit signe de tête en guise de salut. Faisant œuvre de politesse, le nouveau venu posa genoux à terre pour ensuite tendre devant lui tissu brodé de son blason. Baissant la tête, le jeune fixa le sol pour ensuite prendre parole. ‘’C’est ma femme qui l’a fait, en but de te remercier de veiller sur nous, belliqueux.’’ Sur ces dires, le chevalier se sentit du moins ému, voyant à quel point les liens de son peuple se faisaient tissés serrés. Nœud à l’estomac, le belliqueux fit quelques pas de côté pour ensuite retirer l’un des nombreux blasons à sa ceinture; Comme le voulait la coutume, en échange il lui donnerait de ses couleurs. ‘’C’est ma mère qui l’a faite’’ Broméus posa ensuite une main sur l’épaule du jeune Adrien, lui faisant signe de relever la tête. Plongeant ses yeux dans les siens, d’un sourire aux lèvres il répondit d’un ton bien fier :

‘’Bien que je veille sur vos âmes, vous tous veillez sur la mienne. Porte hardiment mes couleurs car je serai digne des tiennes. Ne formons qu’un durant bataille, dans la vie comme dans la mort. Rend moi fier, défenseur des hommes!’’

Son bref discours terminé, fermement il empoigna l’épaule du jeune devant lui. La crotte au cœur, Adrien se releva pour ensuite reculer de quelques pas. Le regard empli de fougue, il posa le poing contre le cœur et s’écria avant de s’en aller : ‘’Victoire éternelle, Cahal!’’ Au lendemain Adrien serait de la trempe des chevaliers, combattant comme il ne l’aurait jamais fait auparavant.

C’est donc aux petites heures du matin que Broméus sortit de sa tente, vêtu des habits cérémoniaux autrefois portés par son père; Armure brillante, bouclier aux épaules et heaume royal à la main. Cet acte était significatif, dévoilant ainsi l’avenir du Zénith; Dans la victoire, le fils héritier serait l’un des candidats au trône du désert. Advenant défaite, tel un prince il mourrait pour la gloire de son peuple. En rangs serrés était déjà rassemblés ses fidèles, le chevalier de Solare à la tête des armées. Quand Broméus mit les pieds à l’extérieur, Sir Antoine s’écria haut et fort en but de recevoir discours :

‘’CAVALIERS, SALU-EZ!!’’

Sur ces paroles, tel un tonnerre ils firent tous gronder le sol. Posant simultanément poing sur le cœur et collant les pieds, ses suivants retentirent cri de ralliement : ‘’HA!!’’ Sans plus tarder, Broméus ressentit papillons envahir son ventre. Dans toute sa prestance il marchait donc devant la cinquantaine de guerriers, tous dotés d’armures de plaques plus lourdes les unes que les autres. Bien qu’ils n’étaient pas nombreux, ce régiment se verrait inébranlable, voir impénétrable. Lances d’argent au dos, bâtardes au fourreau et pavois à la main, ils seraient donc une troupe de choc. Rapidement, de sa langue acérée Broméus dicta cette émotion palpable qui habitait à l’instant son cœur, démontrant à nouveau pourquoi ces hommes avaient choisis de le suivre. C’est donc d’un ton moqueur qu’il s’élança :

‘’Devant moi se tient l’élite d’Oryenna, je ne peux donc faire autrement que de pleurer nos ennemis!’’

Sur ces dires, tous éclatèrent de rire. Sourire aux lèvres, le chevalier continua sa marche devant le front pendant que tous s’esclaffèrent. La cacophonie une fois estompée, il reprit d’un ton ardent :

‘’Certains diront que seul les dieux peuvent savoir l’issu de cette bataille. Pourtant dans mon cœur je sais bien qu’aujourd’hui, tel des titans se tiendront les fils du Zénith! Longtemps j’ai rêvé de guerre, livrant bataille aux oppresseurs de l’humanité mais surtout, DE COMBATTRE CÔTES À CÔTES AVEC MES FRÈRES!!’’

Lorsqu’il fit en face du jeune Adrien, le belliqueux s’arrêta net. Haussant la voix, il dégaina son épée pour la pointer vers le ciel et continua son discours, empli de belles paroles :

‘’Unissons nos forces, ne formons qu’un! Rendons fier nos femmes, nos familles mais surtout, NOTRE PATRIE!!! Ensemble nous défierons la mort, ensemble nous brandirons le fer. ENSEMBLE, NOUS SERONS VICTORIEUX!!''

Sur ces paroles, le jeune Adrien pointa à son tour épée vers le ciel, puis s'écria haut et fort : ''Gloire au belliqueux!'' Puis tous firent de même, plus que satisfaits et motivés par paroles de Broméus. Un palefrenier vint donc porter au chevalier sa chère monture, puis tous se déplacèrent en rangs serrés. Au pas cadencé il rejoignirent peu à peu les rangs alliés, en but de les impressionner mais surtout de les motiver à leur tour. Aujourd'hui, les fils du Zénith feraient ravage et ce, peu importe ce qu'il en adviendrait.

L'armée des cavaliers se constitue de 10 chevaliers, 20 lanciers, 15 phalanges et 5 soigneurs. Tous portent une armure lourde ornée aux couleurs de leurs familles, pavois, bouclier et épée.
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Jeu 25 Oct 2012 - 17:26

Le calme avant la tempête…
(Partie II)

Rien ne pourrait l’effrayer. Rien ne pourrait le détourner de sa route, toute tracée jusqu’à Ardamir. Il marcherait, il vaincrait, déployant le flot de sa rage et de sa vengeance contre les armées unies d’Ephaëlya. Leur attaque était juste. Ils gagneraient, car Anushka était à leurs côtés, et Anushka leur donnerait la force de passer outre les défenses, mêmes les mieux préparées, de leurs ennemis, quels qu’ils soient. C’est donc d’un pas décidé que l’Ombrum de Cerrarë remontait le long corridor sinueux de l’Egorgeur du Dragon. Mais alors que la caravane continuait son avancée, le second de Croc-Noir fut secoué, frappé en pleine peau par un souvenir, une image. Celle d’une jeune louve qu’il avait rencontrée et dont son cœur s’était épris. Celle d’une femme qui, malgré ce qu’il lui avait fait subir, avait tenté de le comprendre, et l’avait aimé. Pensait-elle toujours à lui ? Peut-être… Lui pensait à elle. Et celles-ci se firent plus craintives à mesure qu’il avançait toujours plus en avant de ses troupes, toujours plus profondément vers la bataille. Et puis, le Lycan releva la tête, inspirant l’air frais qui se dégageait des hautes montagnes d’Angaïla pour s’engouffrer dans le couloir de roches. Outre les senteurs mêlées des nains et des hommes qui devaient y pénétrer par l’autre ouverture, un parfum délicat emplit ses poumons. Les armées venaient d’entrer sur le champ de bataille, mais derrière elles se trouvait quelque chose, quelqu’un que son instinct lui ordonnait de retrouver. Ses regards passèrent alors d’un bout à l’autre de l’Egorgeur, balayant derrière lui ses troupes, devant lui son avenir incertain. La guerre empestait plus que tout autre l’endroit. La Mort avec elle.

Faudrait-il qu’il se batte pour retrouver celle qu’il aimait ? Chose sûre, elle allait s’engouffrer elle aussi dans l’Egorgeur, il n’en était possible autrement. Son odeur était bien trop proche pour qu’il puisse en être autrement. Lane allait se retrouver au milieu de la guerre. Une guerre à laquelle elle n’était pas préparée.

Arrêtant net sa monture sur le sol caillouteux, Cerrarë se retourna vers ses troupes. Il allait rejoindre sa louve. Il la porterait hors des griffes acérées de la bataille qui allait faire rage, et il fuirait, à ses côtés, ils s’exileraient loin, loin d’ici, loin de tout. Omerie. Des éclaireurs avaient fait état de cette île, au large du continent. Des bateaux effectuaient le transit entre les deux terres. C’est au delà de la mer qu’ils trouveraient leur salut.

Le Lycan dévisagea la caravane qui s’arrêta à son signal. Tous étaient là pour se battre. Certains affublaient déjà des crocs salivant, la main posée sur la garde de leurs armes. Le carnage serait inévitable. Lentement, l’entièreté des soldats se turent, attendant que leur général ne s’exprime. Le regard du second se posa tour à tour sur chacun des hommes qui constituaient son armée. Il reconnut certains d’entre eux, d’autres visages ne lui rappelant rien. Mais derrière leur courage et leur soif de sang, tous deux de façade, il savait bien que quelques-uns avaient une famille, une femme, des enfants peut être bien. Alors ils étaient réellement tous prêts à se battre ? Tous ici présent tueraient sans hésitation des innocents qui, comme beaucoup, n’avaient rien à voir dans le conflit engagé ? Cerrarë en doutait. Il ne doutait aucunement de leurs capacités, mais il doutait de leur résolution, de leur foi dans cette guerre. Il savait qu’ils couraient maintenant à leur perte, que la balance des forces ne leur était favorable et que le nombre qui était autrefois leur force, ne suffirait pas cette fois à submergé l’adversaire qui, cette fois ci, arriverait en supériorité numérique. Le Lycan ouvrit la bouche, pesant en amont chaque mot qu’il allait distiller. Dans son esprit, la suite des opérations était claire.

-"Mes frères, sentez-vous ce parfum ? Sentez-vous la bataille qui approche ? Oui, vous la sentez tous. Elle arrive à grand pas. Mais pouvez-vous l’entendre ? Ouvrez vos oreilles, et écoutez. Ecoutez le glas de la victoire qui résonne dans l’Egorgeur ! La déesse est de notre côté, nous ne pouvons que vaincre, car toute autre issue serait un échec. Et nous n’avons pas le droit de déshonorer Anushka. Êtes-vous prêts à inscrire vos noms dans l’histoire d’Ephaëlya, mes frères ? Êtes-vous prêts à gagner cette guerre et à venger nos frères ? Vous l’êtes, certainement. Mais êtes-vous prêts à vivre ? La Mort vous guettera à chacun de vos pas dans l’Egorgeur. Montrez lui donc ce que signifie être un Croc-Noir ! Qu’importent les ravages du temps, qu’importe le sang perdu, lors des guerres d’antan. Les Crocs-Noirs, toujours, se relèveront et, pour toujours, les Crocs-Noirs vaincront !"

A ces mots, la foule, qui était restée jusqu’alors muette, buvant sans broncher le discours du second, hurla d’un seul loup à la lune qui venait se trôner haut dans son palais céleste. Un sourire illumina le visage de Cerrarë. Au moins partiraient-ils à l’assaut gorgés de confiance. Son rôle était terminé. Le rideau commençait déjà à se baisser pour lui. Dans un dernier chuchotement, il leur adressa son ultime ordre en tant que chef des troupes de Croc-Noir :

-"A l’assaut, mes frères. Que rien ne vous arrête. Partez à la victoire…"

Un clignement de cil plus tard, et Cerrarë avait disparu. Ses yeux ne furent là pour contempler la surprise de ses troupes alors qu’elles cherchaient vainement du regard leur chef.

Déjà plusieurs centaines de mètres plus loin, l’Ombrum galopait, disparaissant dans les ombres du corridor montagneux en faisant parler sa célérité. Il ne pensait déjà plus aux soldats qu’il venait d’abandonner ou à Croc-Noir qui venait de devenir orpheline de son second. Une malédiction touche ces derniers, car jamais ils ne restent longtemps à leur poste. Les pensées de Cerrarë étaient maintenant toutes dirigées sur Lane. Il lui fallait rallier la sortie de l’Egorgeur avant que les troupes ennemies ne soient trop avancées, ou qu’elles ne tombent sur la Lycane. Si elle venait à évoquer son nom, nul doute que le sort qui lui serait réservé serait semblable à celui qui aurait dû s’abattre sur le second. Alors, il demandait à sa monture de toujours augmenter l’allure, et celle-ci répondait, filant toujours plus rapidement entre les crevasses et les roches jonchant le passage étroit.

Mais ce qu’il avait redouté se révélait à lui comme une triste réalité. Les armées unies étaient déjà entrées dans l’Egorgeur. Le Lycan dû s’arrêter un instant. Parmi les ombres, il observa les troupes ennemies qui s’engouffraient dans le tunnel d’ombres, haranguées par les cris d’un nain. C’est alors que le Lycan se sentit perdre pied, soulevé dans les airs. Un regard rapide vers son épaule lui arracha un cri de surprise. Une énorme arachnide venait d’agripper son Ombrum qui commençait à braire, se débattant inutilement contre l’arthropode. Dans un réflexe de survie, le chasseur pris forme animale et recula un peu de la paroi, se mettant à l’abri de la bête, à découvert. De nouveaux cris se firent entendre alors que des flèches venaient s’abattre tout près de lui. Il était fait. Piégé. L’issue qu’il avait tant redoutée lui tendait les bras, l’invitant dans son étreinte mortuaire. Une charge se fait entendre. Le Lycan fait face. Il observe les soldats qui viennent le cueillir. La bête se campe sur ses pattes arrière. Elle ne se rendra pas sans combattre…

Lane Girith se trouvait devant la cicatrice de Thaodia. Elle regarda un temps le fond du gouffre, sans l’apercevoir réellement. A ses côtés gisait le cadavre d’un loup blanc, couvert brûlures autour de ses profondes entailles. La Lycanne porta son regard sur la bête inanimée, une nouvelle larme solitaire parcourant sa joue vide de couleurs. Comme cette dernière, Lane était seule désormais. Mais maintenant qu’elle avait rallié le ventre de la bête, elle savait qu’ils se retrouveraient tous deux autre part et pourraient être à nouveau ensemble. Elle tomba à genou, s’allongeant sur le corps sans vie du Lycan, pleurant les dernières larmes que son corps pleurerait. Elle passa ses mains sur la fourrure, écarlate par endroit, de la bête, enfouissant son visage mortifié là où elle pouvait le cacher. Elle caressa une dernière fois le crâne du loup, posant un dernier baiser entre ses yeux clos, et fit basculer leurs deux corps, à jamais unis de leur étreinte…


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Dernière édition par Cerrarë Kel'Alanör le Lun 29 Oct 2012 - 1:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Ven 26 Oct 2012 - 22:42

L’honneur lui avait semé d’être sur le champ de bataille parmi les troupes lupins de l’ouest. L’honneur et la gloire... À l’écart des autres Croc-noir, Mordrakan et une quarantaine de loups avec lui discutaient, riant grossièrement ensemble faisant tournoyer leurs énormes armes dans leurs énormes mains. Ces hommes lui étant loyaux étaient des frères de chasse et des admirateurs du seul véritable Croc-noir pour eux: Sombracier. Ils arboraient des peintures de guerres rouge sang et ne portait que pour armure des tacets de cuir robuste et leur témérité; le géant en armure noir était leur chef et il les appelait comme faisant parti de l’Ordre écarlate, une filière d’élite chez lez Croc-noir. En réalité ? Des psychopathes désireux de sang et de meurtre.

C’est alors que la plupart des loups de l’ouest se turent en dévisageant l’Ordre de Mordrakan, ses membres ne semblant pas du tout respecter le second en chef (ni leur chef de meute d’ailleurs), continuant à rire en ignorant Cerrarë, mais quand Sombracier leva sa main unique, tous se turent. Sombrelame, son épée deux main fait d’un métal noir, sur l’épaule, il s’avança pour écouter le discours du jeune second en chef. Il se révéla être un bon orateur, gonflant le cœur des vétéran de courage tout en rassurant les plus jeunes, mais le loup écarlate ne le trouvait pas assez violent dans ses propos. Quand il disparut, il fut le seul à ne pas manifester sa surprise tandis que son groupe ria aux larmes devant la fuite. Mordrakan lui restait silencieux devant son problème; un groupe sans chef risquait de mourir en quelques minutes sous l’attaque ordonné de l’alliance.

Décidé, il arbora son sourire le plus carnassier tout en s’avançant vers le groupe pour prendre la place de Cerrarë.

« Notre dirigeant est un LÂCHE ! »

Le silence lui répondit, la crainte se lisant dans le regard des plus valeureux.

« Mais ce n’est pas notre cas, il ne nous mérite, ni ne nous méritera jamais ! »

Cette fois, la majorité firent comprendre leur accord, même si leurs cris manquaient encore d’enthousiasme.

« Je suis le Sombracier et je vous dirigerai à la bataille ! Car oui, nous ne sommes pas encore défait et tant qu’un seul lycan restera debout, les Croc-noirs continueront à régner en maître sur Thaodia et Ephaëlya ! Je promets sur mon honneur de venger la mort de Shun Atiël, assassiné par ces elfes abjectes dénués de tout sens de l'honneur et de testostérone ! »

Les rires fusèrent de toutes parts.

« Alors, loups de l’ouest suivez-moi dans l’enfer et montrons aux dieux notre force et qu’ils aient une per noire de nous ! POUR SHUN ATIËL ! »

La foule cria d’une bestialité sans pareille, les cris ressemblant à ceux d’un démon se répercutant sur les murs en rocs de l’Égorgeur, atteignant la troupe de l’Alliance sans pitié.

- Maintenant, nous sommes prêt, se dit-il.

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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Sam 27 Oct 2012 - 23:54

Fiers soldats de tous horizons, Douce Ephaëlya ne peut en être que plus fière également.
Nains, hommes, elfes et lycans, marchant en direction des montagnes noires de la chaîne d'Huzhrung qui séparent Angaïla de Thaodia.

L'Alliance...

De tous temps, elle n'a jamais était plus belle et plus grande qu'en cet instant décisif pour l'avenir du monde. Le jeune lycan meurtri par son passé et qui devint un guerrier sanguinaire mais bienveillant au nom et pour Thaodia se devait à présent de défendre à nouveau ses terres de la menace venant à même la source. Mais plus féroce encore que toutes, il s'agissait là d'autochtones, ceux-là même qui autrefois protégaient leur terre et qui, maintenant, se voulaient d'y semer le chaos, car, s'il y a bien une chose à laquelle Krys Arquen était sûr, c'est que l'Alliance allait entrer en Thaodia pour annihiler la menace grandissante au prix d'y devoir détruire une partie de la contrée lycane.

Mais s'il fallait détruire pour rééduquer les meutes rebelles, alors, qu'il en soit ainsi!

Krys Arquen choisit la bataille en l'Egorgeur de par son passé, et surtout par son passage en celui-ci, il y a quelques temps, en compagnie de son ami le nain, Thrag Zagaz et Ayliän Faën. Les choses avaient bien changé, le nain commandait les troupes de l'Alliance en ces lieux tandis qu'Ayliän Faën était bien loin d'ici, à se préparer pour une autre bataille. Krys avait déjà franchi ce long et macabre tunnel, bien que seul et discrètement, se cachant parmi les ombres en évitant celles des créatures vicieuses y résidant.

Au milieu des troupes, Krys s'arrêta comme tout le monde devant l'entrée de l'Egorgeur lorsqu'une bourrasque caverneuse souffla sur l'Alliance l'ordre de rebrousser chemin. Le meneur nain hurla, grognant sa hargne aux sombres montagnes et beaucoup suivirent en rugissant de plus belles. Krys ne fit rien, affichant juste un léger sourire en levant son arme, une imposante faux, en direction de Thrag Zagaz. Le nain cria quelques mots à la foule en délire et tous le suivirent en s'engouffrant dans la gorge du monstre.





L'Egorgeur, un étroit passage large d'une vingtaine de mètres à peine, un canyon fissuré de toute part par les trolls et autres créatures, mais le pire en était certainement ce que personne ne voyait. Car ces montagnes étaient infestées d'Arachnides, des centaines et des centaines de galeries menaient ici et là, jusqu'à finalement s'y perdre et le seul moyen d'en ressortir était d'attendre qu'un arachnide passe dans le tunnel et vous emporte pour vous mener à l'une des nombreuses chambres de moisson et d'y être dévoré.

Krys était en deuxième ligne, vacillant le regard de gauche à droite, de falaise en falaise, restant attentif au moindre éboulement de rocher, surveillant également le ciel et les ombres. Le silence s'empara de l'Alliance et le froid s'installa dans le cœur des hommes car l'épais brouillard empêchait toute vision et quand bien même, ils avaient de nombreuses torches allumées, on y voyait à peine à plus de 10 mètres. C'était une mauvaise chose pour les elfes, n'aimant l'obscurité et n'ayant une vision bien plus développé qu'à la vue d'un paysage sans ombre. Les nains, quant à eux, étaient bien plus confiants, étant habitués aux profondeurs de la terre et de cela, Krys pouvait le remarquer à la démarche des nains accompagnant le meneur en première ligne, tous avançaient d'un pas rapide. Tandis que les hommes d'un imposant guerrier, couvrant les arrières de l'Alliance, ne semblaient guère préoccupés par cela.

Et Krys...
Il avait peur, bien évidemment, mais le courage y était également, guidé par l'honneur et la justice, alors finalement, celle-ci n'était plus un problème.

Au bout d'un moment, quelque chose sembla se rapprocher au loin, car Thrag Zagaz venait de donner l'ordre à l'Alliance de stopper l'avancée et une vingtaine d'archers elfes se mirent en position, tendirent leur corde et attendirent l'ordre du meneur.

Quelques longues secondes passèrent avant que le nain ne grimpe sur l'une des parois rocheuses surplombant les troupes, fixant du regard un point précis à une trentaine de mètres devant. Et d'un coup, le nain ordonna de tirer vers les ombres lointaines...

Lorsque les flèches disparurent dans le morbide nuage, un cri strident, affreux et inhumain se fit entendre. Il s'agissait d'un arachnide et bien plus encore, le hurlement de souffrance d'un homme déchira le silence.

La surprise fut effrayante et Thrag Zagaz ordonna à dix autres Faucons d'aller jeter un coup d'œil. Krys ressortit des rangs, poussant quelques guerriers avant de se tenir face à l'Alliance, regardant le nain dans les yeux. Thrag détourna le visage et hocha légèrement de la tête en signe d'approbation. Le jeune lycan courut à vive allure droit devant, disparaissant presque pour rejoindre les dix autres soldats. Ceux-ci s'étaient attrouper autour des cadavres. Krys en poussa quelques-uns et contempla le massacre.

Une énorme arachnéas morte, quatre flèches en son abdomen, laissant tout de même les nerfs faire gigoter ses longues pattes velues.

Deux autres archers étaient postés à 5 mètres de là et tirèrent leur flèche, laissant alors à la victime échapper un dernier cri de douleur. Krys n'y comprenait rien et comme les autres, il quitta l'arachnide pour en savoir plus.

Un homme... un lycan... il venait d'être exécuté froidement.
A cette scène répugnante, le lycan s'interposa.

- Imbécile... il aurait pu nous être utile. cracha t'il de colère aux archers.





Krys s'approcha du cadavre, il tenait toujours debout, suspendu par les deux flèches contre la paroi. Inspectant celui-ci, il reconnut son visage, à sa grande surprise.

- Par toutes les divinités... il s'agit du Second de Croc-Noir.

Les dix hommes autours de lui eurent le souffle coupé.

- C'est Cerrarë Kel'Alanör.

Un sourire s'afficha sur les visages des elfes.

- Ses troupes l'ont donc abandonné!?
- Mais alors... la bataille est finie! Nous sommes victorieux!! suivit un autre.
- Il faut croire... murmura le lycan, intrigué d'une telle découverte.

A cette grande nouvelle, l'un des elfes se retourna, s'avançant de quelques pas avant d'hurler victoire au reste de l'Alliance.

- CERRARË KEL'ALANÖR, SECOND DE CROC NOIR, EST MORT!!

L'assemblée n'était pas bien visible mais les cris de joies se firent bouleversants pour tous.
L'Alliance s'esclaffa et les armes se levèrent sous un tonnerre de rires et de bonheur sans nul autre pareil.

Tous s'esclaffèrent... jusqu'à ce que les rugissements lycans ne retentissent jusqu'à eux, broyant tous hurlements euphoriques en un étranglement ahuri.
Un macabre silence s'en vint à nouveau à la louange mortuaire des rugissements lycans non loin de là.

Krys ne s'en étonna guère, il connaissait assez les Crocs-Noirs pour savoir qu'ils n'étaient des lâches.
Abandonnant le cadavre du second de meute, il se tint en plein milieu du passage.

- A peine avons nous tué le second de Croc-Noir qu'ils rugissent de victoire. dit-t'il troublé.
- Je ne comprends pas, que ce passe t'il!? s'interrogea un elfe dépité ayant cru échapper à la guerre.

- Un lycan a récupéré le flambeau, tout simplement... un nouveau chef est sur le trône.

Krys détourna le regard en direction des deux archers.

- Je pense que vous n'avez tué qu'un traître... désolé.

Krys empoigna fermement sa faux, ses poignets enserrent son arme.
Alors que tous pensaient que les lycans avaient capitulé, il n'en était que tout le contraire finalement.



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Skul Sarihn
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Lun 29 Oct 2012 - 13:15


a jeune femme était fermement accrochée à la bride de sa monture qui venait de quitter le camp d’entraînement, elle aussi manquait visiblement d’aise. Il fallait dire que l’égorgeur était bondé de plusieurs centaines d’hommes et elle n’avait pas beaucoup de place pour se mouvoir. Elle était obligée de sans cesse pousser les soldats du bout du chanfrein afin d’éviter de les piétiner accidentellement. Le soleil disparaissait, laissant des teintes orangées et violacées dans le ciel, ciel qui n’allait pas tarder à disparaître à mesure que l’armée avançait dans les profondeurs du Gouffre. Meyrik, la chimère de feu de la Guide spirituelle, faisait de son mieux pour contrôler les flammes de sa crinière afin de ne pas brûler les hommes qui l’entouraient, cependant, elle dégageait toujours une lumière et une chaleur bienfaisante, l’obscurité n’était ainsi pas totale et le froid, qui s’accompagnait d’humidité ne venait pas nuire à Skul.

L’astre solaire avait complètement disparu alors que la marche se poursuivait. La dernière halte remontait à plusieurs heures plus tôt, mais ceci n’affectait pas la louve qui était encore trop perdue dans ses pensées pour ressentir la fin ou la fatigue. Elle se remémorait toute sa vie dans la meute de Sang-Chaud, meute qui avait choisi d’être neutre dans ce conflit. Seule elle avait décidé de se sacrifier pour protéger les autres qui ne mesuraient pas l’importance capitale qu’ils avaient à s’engager dans ce conflit : celui de rester une meute libre et de garder la paix en Thaodia voire même sur la totalité du continent Ephaëlyen. La monture sentait la nostalgie de la jeune femme et tourna légèrement la tête sur le côté pour la regarder du coin de l’œil, elle secoua ensuite légèrement sa bride pou la tirer de ses songes en douceur. A vrai dire, elle avait entendu quelque chose qui aurait pu encourager Skul au plus haut point. En effet, la jeune femme se redressa immédiatement sur la selle de Meyrik.

Au loin, derrière les montagnes qui bordaient l’Egorgeur, elle pouvait entendre les hurlements des loups de Sang-Chaud. Elle devait rester discrète et ne pas signaler la position des troupes de l’Alliance à l’armée ennemie et, ainsi, s’efforça de se retenir pour ne pas se transformer dans le but de répondre à cet appel. Elle reconnaissait chaque voix, même si elles résonnaient toutes dans le lointain, et elle fut surprise en entendant celle de sa chef de meute, plus forte, plus puissante et plus enjouée que les autres. La fierté et le courage vinrent envelopper le cœur de la jeune guide et elle sourit avant de soupirer pour se purger le corps d’une grande inspiration.

Elle regardait les parois des montagnes, du moins, elle essayait de les deviner distinctement dans cette purée de pois, elle devinait la faune hostile et grouillante qui s’y camouflait dans l’espoir de venir se repaître des cadavres d’hommes et de bêtes laissés à l’abandon après le combat.
Les arachnéas seraient de leur côté : elle regarda la trace de ses propres crocs qu’elle avait autour de son poignet. C’était là la preuve de son appartenance à Sang-Chaud et ainsi du don de sang qu’elle avait fait à ces créatures. Elles pourraient ainsi être des alliées précieuses pour cette bataille. Les nombreuses cavités qui bordaient les flancs des falaises grouillaient de ces hybrides de femme et d’araignée. Elle s’imaginait tenter aussi un appel aux crevards du gouffre afin de leur proposer nourriture en échange d’aide contre Croc-Noir.

La jeune femme pria les hommes se trouvant devant elle de se pousser de son chemin, Meyrik trotta d’un pas lourd jusqu’à un officier, un capitaine qui n’aurait certainement aucun problème à prévenir Thrag Zagaz, le nain prenant en tête l’expédition. Elle voulait l’informer de son départ, afin d’aller chercher du renfort. Une fois arrivée à sa hauteur, elle mit pied à terre et s’inclina devant l’homme.

- Capitaine, j’aurais l’amabilité de vous demander la permission de partir au devant de la troupe afin d’aller chercher du renfort et ainsi permettre ma contribution la plus totale à cette bataille.

Elle prit la bride de Meyrik et la tandis à l’Elfe avant de retirer son armure pour se retrouver nue.

- Je vous laisse ma monture ainsi que mes armes et armures. Si le moindre problème surgit pendant mon absence, lâchez là, elle me retrouvera et je serai ainsi présente plus rapidement à vos côtés.

Après une intense réflexion l’homme finit par lui permettre de partir. Elle pensait d’ailleurs que c’était à cause du tatouage dans sa nuque, celui représentant le pacte fait avec Anushka et qui lui conférait ainsi le don de parole avec toute créature d’Ephaëlya. Elle se détourna de lui et se mit sur le côté, là où elle était sure que sa transformation de gênerai personne, et surtout où personne ne pourrait la méprendre avec un éventuel espion de Croc-Noir.

~*~


Cela faisait maintenant un bon moment que la louve au pelage blanc maculé de roux foncé escaladait les parois abrupte de la montagnes, allant de rocher en rocher avec la plus grande précaution dont elle était capable de faire. Elle flaira l’air. Il était devenu nauséabond, un signe qu’elle approchait d’un nid. Arrivant sur un plateau d’environ dix mètres sur vingt, elle se transforma de nouveau en humaine. Au fur et à mesure que ses os craquaient pour retrouver leur forme initiale, de petites billes jaunes firent leur apparition derrière les rochers.

Avec respect, la lycan s’agenouilla et se baissa vers l’avant. Elles étaient là, la meute avait donc pris soin de la devancer pour prévenir les Arachnéas, voilà le but de leurs hurlements incessants. Elle se redressa ensuite vers une créature immense, mi femme, mi araignée. Cette dernière vint lui prendre le bras en la tirant vers elle. Elle lui renifla d’abord les cheveux pour vérifier si elle portait bien l’odeur de Sang-Chaud, afin d’éviter une supercherie. Une fois cela fait, elle hocha la tête et murmura quelques mots dans une langue incompréhensible. Elle reprit fermement le bras de Skul, sans aucun douceur alors que d’autres arachnides faisaient leur apparition. Elle regarda sa cicatrice tandis que Skul les regardait toutes, là devant elle. Elle était nue comme un vers devant des centaines de pattes, elle releva ensuite la tête vers l’Arachnéas qui lui examinait le poignet : c’était la plus grande et un nombre impressionnant de peintures de guerre décoraient son dos, son visage et ses bras, peintures, dont le rouge écarlate restait clairement identifiable, faites avec du sang.

En raison de sonn absence dans les rangs, elle n'était en rien au courant de la neutralisation de Cerrare Kel'Alanor, second de Croc-Noir.

[HRP]

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This animal I have become ....


It is the real me !

En possession du parchemin "Murmure de Gaïa", lui conférant le pouvoir de communiquer avec les animaux sauvages et créatures d'Ephaëlya.



[♦️ Capture de ma chimère de feu : Ici.]
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Mar 6 Nov 2012 - 0:37




L'Alliance arrive par le sud, les Rebelles par le nord.
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post de Thrag Zagaz, à chaque nouveau tour plus précisément.)


- Egorgeur du Dragon : C'est une fissure naturelle d'environ 20 mètres de largeur pour environ 120 km de longueur reliant Thaodia à Angaïla, de sombres choses s'y trament, seuls les plus téméraires la traversent. Grouillant de créatures volantes, de trolls ou autres arachnides et insectes géants, les montagnes en sont infestées. Un épais brouillard noir plane constamment en ce lieu empêchant les rayons du soleil d'atteindre le sol tandis que les parois rocheuses à chaque extrémités des falaises sont des plus tranchantes. C'est un véritable coupe gorge.

- Caverne des Trolls : C'est le repaire des trolls des cavernes. Ils ne sortent que rarement mais quelques-uns se doivent de le faire par moment pour ramener de la nourriture. Que ce soit un homme ou un animal, ils en restent de la chair. (Troll des cavernes : voir bestiaire)

- Hauteurs des Wyverns : Au sommet de la chaîne d'Huzhrung se trouve les nids de Wyverns. Celles-ci descendent par moment pour attraper de leurs serres des proies engagées dans l'Egorgeur du Dragon. Nourrir leurs petits est une priorité. Tout comme les trolls des cavernes, un animal ou un homme ne fera une grande différence. De la chair reste de la chair. (Wyvern : voir bestiaire)

- Montagnes Noires : Ce sont les montagnes de l'est qui mènent directement au Mont Hurleur. Les arachnides grouillent dans les tunnels et autres galeries, pondant leurs œufs par centaine ici et là. Elles restent une des plus grandes menaces en l'Egorgeur du Dragon pour leur supériorité numérique, leur discrétion et leurs nombreuses embuscades.

- Repaire des trolls montagnards : Tout comme les trolls des cavernes, ils ne sortent que rarement sauf lorsque l'appétit s'en vient. Plus barbares que les trolls des cavernes, ils peuvent perdre tout contrôle d'eux et écraser tout et n'importe quoi sur leur passage lorsqu'ils se sentent menacés. Bien heureusement, il sont plus bêtes que leurs frères des cavernes et s'infligent souvent eux-mêmes des dégâts. (Troll des montagnes : voir bestiaire)

- Cavités macabres : Ce sont des brèches dans la paroi menant tout droit au nid d'Arachnéas. Bien que les entrées semblent à découverts, les arachnides sont bien là, protégeant celles-ci, cachées dans l'obscurité. Elles sont prêtes à attaquer quiconque s'approchant de prêt aux cavités. Cet endroit grouille de ces bestioles lorsque vient le moment de la récolte de nourriture quotidienne. (Arachnéas : voir bestiaire)

- Nid d'Arachnides : Le saint des saints des araignées géantes. Si vous y êtes, vous n'en reviendrez pas. Soit une arachnéas vous y a emmené en vous trainant dans sa toile, soit, vous vous êtes égarés. Dans les deux cas, les tunnels forment un véritable labyrinthe à travers les montagnes noires... et vous n'en ressortirez certainement jamais.





La nuit est tombée mais qu'importe car en l'Egorgeur, il n'y a nulle différence. L'obscurité, aussi malsaine soit-elle, est reine.
L'épais brouillard noir résidant en ce lieu macabre voile tout espoir d'aperçevoir la mort arriver.





Alliance :
- 200 Faucons d'Evanya (soldats elfes) et 40 nains de tous horizons sont sous les ordres de Thrag Zagaz.
- 50 soldats du Zénith sous les ordres de Broméus de Cahal.
(10 chevaliers, 20 lanciers, 15 phalanges, 5 soigneurs)

Total :
- 240 guerriers de l'alliance
- 50 soldats du Zénith


Rebelles :
- 175 lycans sont sous les ordres de Mordrakan Sombracier
(125 Crocs-noirs +-10 lycans vagabonds + 40 hommes d'élite de l'Ordre Ecarlate)

Total :
- 175 Crocs-Noir




Thrag Zagaz, Meneur de l'Alliance en l'Egorgeur du Dragon, chasseur d'Okri & vétéran de guerre
Mordrakan Sombracier, Meneur des Rebelles & tueur sanguinaire [En pleine bataille - Passe son tour -]
Broméus de Cahal dit le Belliqueux, fils héritier du Zénith, protecteur du désert & chevalier de l’Ordre [Abandon]
Aaron Flamme Rousse, commandant en chef des armées d'Oryenna [Abandon]
David Heaven, guerrier solitaire & éternel voyageur [Abandon]
Skul Sarihn, guide spirituel de la meute de Sang-Chaud
Krys Arquen, guerrier solitaire & mercenaire
Shinra Hogan, valeureux lycan de la meute de Croc-Noir [Abandon]



(Après que tous les guerriers aient posté, Thrag démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)



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Quelque part, en-dessous d'épais nuages formant un funeste voile recouvrant les montagnes noires et délimitant la crevasse de l'Egorgeur, un cri déchira le silence, et l'écho de celui-ci partit en vrille, résonnant aux alentours.

"CERRARË KEL'ALANÖR, SECOND DE CROC NOIR, EST MORT!!"
"CERRARË KEL'ALANÖR, SECOND DE CROC NOIR, EST MORT!!"
"CERRARË KEL'ALANÖR, SECOND DE CROC NOIR, EST MORT!!"


S'en suivit alors les cris d'euphories de l'Alliance, pensant avoir échappé à une bataille désastreuse.
Le bruit du métal s'entrechoquant fit vibrer l'air ambiant d'une aura rassurante et victorieuse.
Les torches se mirent à gesticuler dans tous les sens sous quelques pas de danses improvisées de certains soldats.

Mais ce moment de joie collectif fut bien éphémère, car venant de l'autre côté, non loin de là, surgirent des rugissements effrayants, n'émanant qu'une bien mauvaise nouvelle.
Le soulèvement des Rebelles.

Le silence reprit le dessus et les torches si joyeuses s'arrêtèrent net de bouger.
Un chef était mort, un nouveau chef venait certainement de s'imposer et tous le comprirent.

La guerre était bien là, la bataille allait éclater au centre de l'Egorgeur et bien que malgré la retombée d'espoir et de joie des soldats, tous reprirent un semblant de courage mais également de dégouts en reformant les rangs. Dans un sens, les rugissements lycans venaient de broyer le peu d'espoir qu'il restait à l'Alliance de repartir saine et sauve.

Le vieux croûton s'était posté sur un rocher afin d'y voir plus clair l'arrivée de ce lycan à présent mort. Il pouvait apercevoir Krys Arquen et les dix archers d'Evanya à une bonne vingtaine de mètres de là, grâce à sa vision perçant quelque peu l'obscurité.

Rabaissant sa hache après avoir crier victoire également, ses lèvres formèrent une triste moue, soumises aux grognements des troupes adverses qui ne devaient être bien loin à présent. Mais bien plus que le désespoir encore, c'est la rage qui s'éprit de lui, une colère indescriptible qui fut chasser à l'arrivée d'un lieutenant elfe, Rïsil Hälawe.

Il se présenta devant le promontoire, levant le regard vers Thrag Zagaz, portant à bout de bras une armure et accompagné d'une chimère de feu dont l'impressionnante crinière embrassée donner autant de lumière que toutes les torches de l'Alliance réunies. Le vieux nain fut surpris d'une telle bête en ce lieu pour ensuite plonger son regard vide dans celui du lieutenant Hälawe.

- Maître Nain,
Je suis le capitaine Hälawe, section de l'Egorgeur par ordre du Commandant Faën.
dit-il à voix haute.
- Rïsil Hälawe, oui, je connais mes troupes! Mais qu'est-ce donc que tout ça? demanda le vieux nain.
- Une jeune femme, une lycane, certainement des Sangs-chaud!
- Une Sang-Chaud! Je pensais qu'ils s'étaient refusés à la guerre!
- Sauf elle, apparemment. Elle portait un tatouage sur la nuque, celui du pacte de sa divinité.
Et selon la légende, les Sangs-chaud auraient le don de parler aux créatures et de s'en faire des alliées.
Elle m'a confié ses biens et sa monture avant de disparaître à travers les montagnes noires sous forme lycane. Elle disait chercher du renfort. Je n'en sais plus, mais je viens vous en faire vent.

- Humm... soit.

Le nain resta songeur devant la chimère de feu.

- Lieutenant, déposez les affaires de cette lycane sur sa monture.
Nous allons faire diversion grâce à elle.

- Quel est votre plan? suivit le lieutenant Rïsil, quelque peu troublé.
- Nous ordonnerons à la chimère de gravir les parois rocheuses des montagnes noires.
Sa lumière attirera les regards lycans en sa direction tandis qu'au même instant, une salve d'une centaine de flèches retombera sur les Rebelles!
expliqua le fier nain.

L'elfe forma un léger sourire et attacha l'armure sur la bête à penser qu'un guerrier y serait en selle.
Thrag Zagaz descendit finalement de son rocher avant d'apercevoir Krys Arquen revenir à pas de course et faire face au nain.

- Thrag, les Rebelles sont à environ 300 mètres de notre position, nous pouvons à peine les discerner mais il semblerait qu'ils avancent à grand pas.

Le nain hocha de la tête et se retourna vers l'Alliance.
Elle était à mi-chemin de l'Egorgeur, presque en son centre et selon les cartes, la crevasse était une ligne droite sur environ un à deux kilomètres.
Idéal pour lancer une salve de flèches dans un obscur brouillard.

- ARCHERS!
AVANCEZ DE VINGT PAS!
ordonna-t'il.

Une centaine de Faucons d'Evanya munis d'arc et de flèches s'avancèrent jusqu'au cadavre du Second de Croc-Noir et se postèrent en plusieurs rangées.
Encochant leur flèche, ils attendirent l'ordre de les libérer.

De son côté, Thrag pointa du doigt la falaise, montrant le chemin que la chimère se devait d'emprunter.

- Chimère, quand tu seras à bonne hauteur pour observer l'ennemi, rugit de toutes tes forces!

Maline, la bête sembla comprendre le plan du nain et s'exécuta, gravissant la paroi rocheuse de façon gracieuse et devient une boule de flamme grimpant les montagnes noires au loin.




Le nain et le reste de l'Alliance des troupes s'avancèrent à leur tour, se postant derrière les rangées d'archers. Le silence se fit alors, et tous purent ressentirent les vibrations de la terre des pas lourds des Crocs-Noir. Thrag se faufila finalement jusqu'à la première rangée pour être en tête de ligne. Il s'arma de son arbalète en laissant tomber sa hache par terre et y déposa un carreau avant d'y tendre la corde. A présent, il ne fallait plus qu'attendre le rugissement de la chimère... et ce fut là, les plus longues secondes dans la vie du nain. Car devant eux se dressaient les troupes ennemies de plus en plus visibles. Elles semblèrent sortirent des enfers comme à faire face à l'armée des ombres, celle contre qui personne n'en revient jamais.

Et puis, comme un coup de gong libérateur, comme un cor de guerre sorti des enfers, la chimère rugit.
Elle s'enflamma de plus belle et continua sa route dans les hauteurs en formant une rivière de flammes derrière elle.

- TIREZ!!!!!!!!! hurla Thrag, d'une puissance telle que le cœur des archers s'arrêta une demi-seconde avant de lâcher la corde.

Une centaine de flèches disparurent dans l'épais brouillard, espérant que celles-ci surprennent les lycans ayant les yeux rivés sur la créature de feu.

Des cris se firent entendre, la douleur...
La salve s'abattit sur les troupes adverses.

Aussitôt les lycans extériorisant leur souffrance, le meneur de l'Alliance chargea seul, ayant reprit sa hache et rangé son arbalète en son dos, il courut en hurlant sa rage, poussant la colère à son paroxysme avant de disparaître dans le sombre brouillard.




Les archers s'accroupirent, stratégie elfique signifiant que les troupes en arrière se pouvaient de passer à travers les rangés d'arcs à flèches. C'est ainsi que l'Alliance suivit Thrag Zagaz, chargeant sous quelques hurlements vers leur destinée alors que les archers les couvriraient à distance.

Il n'eut fallu que quelques secondes pour que l'imposante et effrayante armée des Rebelles ne se dévoile enfin face eux. Et à une vingtaine de mètres plus loin, Thrag Zagaz venait de porter son premier coup de hache dans l'abdomen d'un des nombreux lycans de Croc-Noir, début d'une bataille aussi épique que sanglante.

Le contact fut brutal entre les troupes car elles s'écrasèrent violement l'une contre l'autre, submergées de jets de sang et de cris.

Et c'est ainsi que l'horreur commença...







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Ephaëlyen accompli
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Dim 6 Jan 2013 - 17:33

Le silence était toujours pesant sur le plateau. Plus rien ne se passait, et le temps lui-même semblait s’être arrêté. Prise dans son angoisse, Skul en avait presque oublié la guerre. Elle ne pouvait pas dire combien de temps l’Arachnéas avait mis à l’inspecter. A vrai dire, elle ne savait pas ce qui se tramait dans les rangs de ces créatures. Une agitation importante toute fois. Un sifflement strident s’échappa de la gorge de l’une d’elle qui claqua puissamment de ses fines et longues pattes, construites comme de véritables lames d’os tranchantes, sur le sol en dégainant son épée. Leur chef se retourna subitement en criant un ordre toujours dans une langue inconnue a celle de Skul et l’autre se calma immédiatement. Elle se concentra de nouveau sur la lycan, lui faisant la demande de se prononcer. Skul baissa la tête. Elle ne voulait pas gâcher ses forces en cet instant … Elle allait en avoir encore énormément besoin … Mais bien. Si elle activait son pouvoir elle pouvait bien avoir 2h devant elle pour s’expliquer et donner des plans de bataille. Si toute fois les créatures acceptaient de livrer leur aide. Elle murmura une petite incantation à Anushka qui laissa les Arachnéas perplexes mais à la fois pleinement intéressées. Elles vénérait elles aussi cette déesse de la Terre, protectrice de Thaodia, et donc de leur territoire qu’elles partageaient avec les loups de Sang-Chaud. Une forte migraine vint lacérer le crâne de la louve qui se laissa tomber à terre, une main plaquée sur la tempe en grimaçant. L’étau se resserrait encore et encore, et allait bientôt être à la limite du supportable. Elle poussa un grognement profond jusqu’à rouvrir ses yeux d'un bleu limpide. Plus rien. La douleur avait complètement disparu. Elle redressa le visage et regarda la femme-araignée qui la dominait de toute sa hauteur. Elle se redressa alors, au centre d’un cercle de créatures qui se faisait de plus en plus oppressant tant de nombreuses autres arachnéas s’étaient ajoutées aux premières. Elles couvraient maintenant les flancs de la montagnes et tenaient Skul prise au piège au centre de l’assemblée.

« - Voici la preuve de mon pacte avec notre déesse, mais aussi celui de mon appartenance à la meute de Sang-Chaud. Comme je vous l’ai expliqué précédemment, je me nomme Skul Sarihn, guide spirituelle … Et mon sang fut l’un des premiers à vous être offert. Si vous voulez bien m’aider. Je jure une protection éternelle à l’Egorgeur en gage de ma reconnaissance … Je vous implore ici, pauvre créature que je suis, nue et sans armes. »

Un frisson parcourut le public de la louve et les lames se rangèrent au fur et à mesure que la méfiance s’estompait. La chef de clan s’inclina alors devant la louve et sa voix cristalline tinta dans l’air ambiant, dans une langue que Skul pouvait comprendre à présent. Louée soit Anushka de lui avoir procuré ce dont de parole aux créatures d’Ephaëlya … Louée soit aussi la meute.

«  - J’admire ton courage jeune louve. Je dois avouer que la guerre ne nous concerne pas et que nous n’avons rien à faire dans toute cette histoire … Cependant … Il est vrai que ta meute et notre clan entretiennent depuis un moment déjà des relations particulières dirons-nous. Nous nous protégeons les uns les autres et ta place dans cette meute n’est pas sans conséquence. Ton cœur est pur et ton sang d’une qualité des meilleures, ta lignée sera protégée … »

Elle marqua un temps d’arrêt tandis que le cœur de Skul se resserrait dans sa poitrine. Que voulait-elle dire ? … Était-elle simplement en train de lui souhaiter un bon courage pour cette bataille qui se préparait ? Pour la première fois de sa vie, elle se sentait perdre le contrôle. Une douleur puissante lui cingla le mollet de l’intérieur alors que ses os commençaient à se déformer et à se déboîter. Deux utilisations de capacités allaient lui coûter beaucoup d’énergie … Elle n’allait pas pouvoir s’en sortir seule … Une fois la transformation achevée elle tituba et se fracassa comme une poupée de chiffon sur le flanc devant le regard incompréhensif des arachnéas. Elle entendait mal … Très mal, ce qui se passait autour mais elle fut prise d’un éclair de lucidité en entendant un cri de guerre retentir à l’unisson et les épées se dégainer. Une des créatures vint la soutenir en formant un crochet de sa patte, la tractant par le dessous des pattes antérieures afin de la redresser. Elle reprenait ses esprits, tremblant encore légèrement.

«  - Je livre 50 de mes guerrières sous tes ordres. A toi de les guider et d’en prendre soin. Elles sont vaillantes, expérimentées et très douées au corps à corps … Je te fais confiance, Skul Sarihn. Prouve moi que tu mérites cette confiance en repoussant le mal. »

Skul sentit un frisson comparable à une décharge électrique lui pourfendre le dos et hocha sa lourde tête, un regard compréhensif, doux et à la fois déterminé animant ses yeux de glace. Une fois ses pattes de nouveau à terre, Skul s’ébroua et claqua des mâchoires, regardant les chimères décorées de peintures de sang et d’armures impressionnantes. Elles disposaient chacune de deux fourreaux dans le dos dans lesquels étaient rangés de magnifiques sabres. Dans leur main se dressait une lance décorée d’un petit pavillon sur lequel se dessinait leur blason : Une araignée recouvrant un crâne de sa toile.

Elle s’inclina devant le premier rang de guerrières. 50 … dans ça tête, cela ne faisait pas beaucoup, mais en considérant la taille des arachnéas et leur gabarit … Cela allait être un avantage des plus précieux. Elle poussèrent ensemble un cri de guerre sonore, tandis que Skul poussait alors un long hurlement afin de les accompagner. Elle se détourna après s’être inclinée devant la chef, ses combattantes la suivant docilement lorsqu’elle vit une lueur au loin, une lueur mouvante. Qu’est-ce que … Meiryk ? Alors que le doute planait dans sa tête et que ses peurs la reprenaient, elle lâcha un gémissement déchirant en entendant la chimère rugir au loin. Elle accéléra le pas, glissant de rocher en rocher, le cœur lourd. Si il lui était arrivé quelque chose … Elle s’en voudrai alors pour toujours …

Alors que la pente se faisait plus abrupte, elle dut prendre son temps et s’arrêter, se retransformant, des larmes coulant sur son visage. Une de ses sœurs d’armes s’approcha alors d’elle.

«  Jeune louve. Que faisons nous ? … Vous pleurez … Economisez vos forces. Grimpez sur mon dos. Nous descendrons ensemble, pendant ce temps vous m’expliquerez vos plans. »

Elle essuya une de ces légères perles d’eau qui glissaient le long de sa joue du revers de la main et se laissa alors hisser sur le corps lisse de l’araignée. La texture n’était pas écœurante, au contraire elle était solide, dure et recouverte d’une sorte de velours noir … La descente s’annonçait être rapide. Elle entendait les 400 pattes claquer sur la roche à l’unisson, comme un bourdonnement sinistre, pareille à la charge d’une cavalerie immense. Elle prit une inspiration.

«  - Je dois d’abord récupérer mes armes et mon armure. Ensuite, nous irons au front … par les collines. Nous les prendrons par le flanc, par l’arrière. Ils seront pris dans un étau et devront se battre sur deux fronts. Meiryk, ma chimère de feu sera avec nous … S’il ne lui est rien arrivé d’ici là … »

Après ces mots, elle regardait vers les sommets, la boule de feu était dissimulée par l’épais brouillard. Au moins, les ennemis ne la verraient pas non plus. Tout du moins il fallait l’espérer. Une fois au pied des falaises, elle se laissa tomber de la bête. En lui demandant de la suivre avec ses compagnes.

«  Restez en dehors des rangs. Je vous rejoins d’ici quelques instants. »

Complètement nue, et sous le regard choqué de plusieurs soldats, elle se lança à la recherche de l’officier à qui elle avait laissé ses affaires. En tête des rangs, elle le retrouva.

«  - Officier ! Les renforts sont postés et m’attendent. J’irai combattre l’ennemi par l’arrière, ainsi il combattra par deux fronts. Le meilleur moyen pour le déconcentrer. »

Elle récupéra ses couteaux, son glaive et son armure. Quelques minutes plus tard, elle couru dans le sens inverse des troupes qui quant à elle ne comprenaient plus le manège de la louve. Elle retrouva ses partenaires de bataille et se glissa sur le dos de sa précédente monture. Elles longèrent les troupes de Thrag et de Broméus de Cahal sous des cris de joie mais aussi d’effroi de la part des soldats. La lycann leva son glaive et prit la parole une fois devant les lignes alliées.


«  - Mes frères et sœurs d’armes. Anushka nous entendra. La guerre sera gagnée. N’ayez crainte ! Ecoutez les ordres de vos supérieurs, ils savent ce qu’ils font. N’ayez aucune pitié, et ne montrez pas vos peur. Pensez à la liberté que vous devez sauver. Penser à ce que vous devez au précédents défunts de vos peuples. Pensez à ce que vous devez changer dans ce triste monde ! Pensez à un avenir meilleur, avec ceux que vous aimez. Maintenant, allez ! Et faites confiance en votre destin ! »

Les acclamations redoublèrent et quelques applaudissement naquirent ça et là alors que la caravane d’arachnéas disparaissait dans les gravats qui couvraient les flancs de la montagne afin de contourner les troupes ennemies au-delà de la nappe de brouillard qui pourrait ainsi les dissimuler de leurs éclaireurs. Au fur et à mesure de l’avancée, elle n’espérait qu’une seule chose, que Meiryk soit sain et sauf.

Une dizaine de minutes après qu'elle fut partie, elle entendait déjà l'horreur se préparer. Elle entendit les cris de guerre rugir en bas de la falaise qu'elle escaladait avec sa troupe. Elle était en sécurité. Mais pour combien de temps encore ? Il fallait se dépêcher de contourner tout cela et elle se devait de retrouver Meiryk avant.

[HRP]
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This animal I have become ....


It is the real me !

En possession du parchemin "Murmure de Gaïa", lui conférant le pouvoir de communiquer avec les animaux sauvages et créatures d'Ephaëlya.



[♦️ Capture de ma chimère de feu : Ici.]


Dernière édition par Skul Sarihn le Lun 14 Jan 2013 - 1:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Dim 13 Jan 2013 - 22:50

Les cors de guerre grondèrent à travers l'Egorgeur du Dragon et les troupes se mirent à courir vers leur dernier combat.

Venant du nord, il y avait les crocs-noirs, portant d'imposantes armures pour les plus costauds alors que d'autres ne portaient que de vieux tissus, s'agissant certainement des lycans qui s'en viendraient très vite à endosser le rôle de chiens de guerre sous leur forme lupine.

Venant du sud, l'Alliance, fière armée interraciale, était composée en queue de peloton, des soldats d'Oryenna, ensuite s'en venaient les elfes d'Ardamir et les nains toujours si hargneux. Ces derniers furent les premiers à charger en compagnie du meneur, Thrag Zagaz, mais ceux-ci furent inévitablement rattrapés par les faucons d'Evanya. Certains formèrent des groupes de dix et lancèrent quelques salves de leur arc, d'autres empoignèrent leur lame, dagues elfiques ou longue épée, avant le grand choc.

Les cailloux se mirent à sautiller sur le sol, les troupes de l'Alliance et des rebelles n'étaient qu'à quelques secondes du massacre. Le vacarme était tant assourdissant par les cris et les hurlements de tous ces guerriers que toutes les créatures présentes en ce lieu venaient, sans aucun doute, de se réveiller. Ce qui ne devait être une très bonne chose, à savoir, que la bataille allait éclater en plein centre de cet effroyable coupe-gorge froid et brumeux. La tactique du vieux nain avait marché, les lycans avaient porté leur attention à la chimère de la jeune lycane qui avait disparu depuis un bout de temps à présent. Essayant de l'abattre, ils n'ont pu s'attendre à la salve destructrice des elfes et beaucoup tombèrent. Le jeune lycan solitaire courait à vivre allure, tenant sa faux des deux mains, il la porta en l'air pour ne blesser les siens et se fraya un chemin dans la mêlée, avançant inexorablement vers le combat imminent. Puis, des regards se sont dirigés en direction des falaises des montagnes noires, certains s'arrêtèrent d'autres continuèrent à courir tout en regardant, intrigués. Des cris se firent entendre, des acclamations éclatèrent ici et là... et une jeune lycane apparut au sommet des rochers. Derrière elle, une troupe insensée d'Arachnéas, de véritables machines de guerre. Les paroles de la guerrière enflammèrent le cœur des guerriers, broyant toutes peurs et annihilant les idées noires. Elle tapissa l'Alliance d'un voile de mots qui donna courage et honneur. Et lorsqu'elle chevaucha une arachnide, tous purent voir l'impressionnante troupe d'arachnéas la suivre.




Ce fut alors le coup d'envoi... et tous les guerriers ayant stopper la marche reprirent leur course, hurlant bien plus fort et bien plus fièrement, serrant les pommeaux des épées, tendant les cordes des arcs et empoignant les manches des dagues et des haches.

« Skul Sarihn »

C'est ainsi qu'elle se nommait.
Et ce nom se répandit comme un chant glorieux à travers les troupes de l'Alliance, une louange à la victoire. A sa prononciation, les combattants accélèrent le pas et ce fut enfin le grand choc. Krys stoppa ses pas, il n'avait pu participer à la première vague lycane et ne le pouvait car les troupes elfes du premier rang se battaient à présent. Les lames s'entrechoquèrent sous les cris de rage et de douleur mais personne ne pouvaient y voir ce qu'il s'y passait réellement. Malheureusement, l'étroit passage ne faisait qu'une vingtaine de mètre de largeur et Krys se trouva confiné en plein milieu de l'armée sans y pouvoir avancer ne serait-ce que d'un pas. Une rumeur se mit à se répandre de bouches à oreilles depuis la queue de peloton. Broméus de Cahal aurait fuit les siens, laissant les soldats d'Oryenna sans chef. Quelle tristesse de subir la lâcheté de ces hommes qui se croyaient invincible jusqu'à rebrousser chemin en constatant qu'il ne pouvait faire fasse à la simple peur de mourir. Mais bizarrement, il semblait que les troupes humaines n'avaient suivit leur chef et se voulaient de combattre pour leur honneur, ce qui engendra une certaine estime envers eux de la part des autres.

Quand les troupes purent reprendre la marche, il était évident et malheureux de comprendre que les morts s'enchaînaient à une trentaine de mètre plus loin et qu'il y fallait d'autres guerriers pour les remplacer. Le jeune lycan ne pouvait attendre plus de morts pour avancer et il se mit à bousculer quelques elfes et autres nains, se frayant un chemin à travers la mêlée. Certains profitèrent de ce mouvement pour le suivre et se fut finalement une troupe d'une vingtaine de soldats qui apparut derrière lui.

Arrivée aux portes de la bataille, un amas de cadavres de toutes races jonchaient le sol, faisant trébucher certains, aidant d'autres à prendre de la hauteur tandis que le sang se mit à se répandre à travers la roche. Celle-ci devint rouge et le brouillard noir se mit à y émettre cette même couleur, prouvant que l'Egorgeur du Dragon respirait et qu'il y échappait naturellement ce nuage sombre et, à présent, sanglant. L'ambiance était lourde et l'odeur nauséabonde des boyaux étalés sur le sol commença à monter à la tête de certains combattants venant à vomir en plein combat. Un spectacle ignoble s'offrit à Krys Arquen et ses hommes...

Par où commencer...
Faut-il marcher sur les cadavres et grimper les monticules de chairs pour prendre part à la bataille, s'engouffrant dans un chaos répugnant, ce marécage sanglant?

Oui, ils n'avaient d'autre choix que de faire cela.
Et ce fut Krys qui fit les premiers pas non sans en avoir la nausée et un sentiment de honte à marcher sur ses alliés. Finalement, après quelques pas, il leva les yeux et n'y prêta plus attention. Il fallait aider les vivants et oublier les morts pour l'instant. Posant de nouveau le pied sur le sol rocheux, ses chaussures s'imprégnèrent d'un mélange de sang et de vomi, mais qu'importe, il se mit à courir et frappa de sa faux un lycan...tranchant une tête parmi tant d'autres déjà par terre.

Le combat le plus invraisemblable de son existence venait de commencer...

Les Crocs-Noirs avaient dans leur rang de vrais barbares, des colosses destructeurs, déchirant la chair et brisant des crânes à la seule force de leur main. C'était eux qu'il fallait briser en premier. Krys venait de couper un bras et une jambe à deux lycans avant de planter sa faux dans le ventre d'un loup qui hurla avant de cesser à jamais. Il fallait qu'il atteigne l'un de ces géants afin d'ouvrir quelques brèches pour l'Alliance, car bien que les lycans n'étaient aussi nombreux qu'eux, ils étaient, avec certitude, bien plus forts. L'un d'eux avec un bouclier à son bras gauche et de la droite, il semblait éjecter ses victimes dans tous les sens sans se préoccuper d'écraser l'un des siens avec son "projectile humain".




Dans un élan courageux, le jeune lycan se mit à courir, sautant au-dessus de cadavres, évitant de rouler sur quelques têtes, écrasants boyaux menant à quelques corps dont les visages semblaient encore hurler à la mort. Finalement, il sauta avec grande agilité et défigura le monstre avant de lui porter un coup de poing au ventre qui ne lui fit pas grand chose. Le colosse se mit à rugir et balança d'une force impressionnante le jeune loup à quelques mètres plus loin. Celui-ci tomba sur un croc-noir et l'acheva de sa faux avant qu'il ne se relève lui-même. Il ne pouvait abandonner sa cible et reprit sa course jusqu'à lui avant qu'une flaque de sang ne le fasse vaciller pour finalement se retrouver à plat ventre sur le sol humide et écarlate.

Krys ne se releva pas tout de suite, regardant autour de lui, quelques corps tombèrent ici et là.
D'autres barbares bien plus costauds et en armure se réjouissaient de briser des elfes un par un tandis qu'aux extrémités des falaises, le sang avait attiré des arachnides. Et de quelques brèches montagneuses, certains cadavres et autres blessés proches des roches disparurent, emportés dans les montagnes par de longues pattes velues mais restant néanmoins dans la noirceur afin d'éviter le massacre de la bataille de l'Egorgeur du Dragon.




Le lycan ferma les yeux, espérant que la jeune lycane et ses troupes d'arachnides viennent interrompre ce carnage... cette abomination...
Il enserra fermement le manche de sa faux et se releva. Son visage était peint de moitié par le sang versé et la colère monta en lui à chaque pas en direction du colosse qui continuait son manège incessant. La longue lame effilée s'introduisit dans le crâne du géant et s'y extirpa, laissant à quelques morceaux de cervelle l'occasion de prendre l'air. Le monstre vacilla quelque peu et s'effondra finalement, écrasant quelques cadavres et tuant sur le coup l'un des siens.

Krys Arquen leva sa faux bien haut et hurla, poussant un cri de rage.
Cet acte laissa à une troupe d'elfes une brèche à travers la mêlée, celle-là même que Krys emprunta.
Ils disparurent dans ce champs de cadavres, entre giclées de sang et cris d'agonie.


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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Sam 2 Fév 2013 - 19:43




L'Alliance arrive par le sud, les Rebelles par le nord.
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post de Thrag Zagaz, à chaque nouveau tour plus précisément.)


- Egorgeur du Dragon : C'est une fissure naturelle d'environ 20 mètres de largeur pour environ 120 km de longueur reliant Thaodia à Angaïla, de sombres choses s'y trament, seuls les plus téméraires la traversent. Grouillant de créatures volantes, de trolls ou autres arachnides et insectes géants, les montagnes en sont infestées. Un épais brouillard noir plane constamment en ce lieu empêchant les rayons du soleil d'atteindre le sol tandis que les parois rocheuses à chaque extrémités des falaises sont des plus tranchantes. C'est un véritable coupe gorge.

- Caverne des Trolls : C'est le repaire des trolls des cavernes. Ils ne sortent que rarement mais quelques-uns se doivent de le faire par moment pour ramener de la nourriture. Que ce soit un homme ou un animal, ils en restent de la chair. (Troll des cavernes : voir bestiaire)

- Hauteurs des Wyverns : Au sommet de la chaîne d'Huzhrung se trouve les nids de Wyverns. Celles-ci descendent par moment pour attraper de leurs serres des proies engagées dans l'Egorgeur du Dragon. Nourrir leurs petits est une priorité. Tout comme les trolls des cavernes, un animal ou un homme ne fera une grande différence. De la chair reste de la chair. (Wyvern : voir bestiaire)

- Montagnes Noires : Ce sont les montagnes de l'est qui mènent directement au Mont Hurleur. Les arachnides grouillent dans les tunnels et autres galeries, pondant leurs œufs par centaine ici et là. Elles restent une des plus grandes menaces en l'Egorgeur du Dragon pour leur supériorité numérique, leur discrétion et leurs nombreuses embuscades.

- Repaire des trolls montagnards : Tout comme les trolls des cavernes, ils ne sortent que rarement sauf lorsque l'appétit s'en vient. Plus barbares que les trolls des cavernes, ils peuvent perdre tout contrôle d'eux et écraser tout et n'importe quoi sur leur passage lorsqu'ils se sentent menacés. Bien heureusement, il sont plus bêtes que leurs frères des cavernes et s'infligent souvent eux-mêmes des dégâts. (Troll des montagnes : voir bestiaire)

- Cavités macabres : Ce sont des brèches dans la paroi menant tout droit au nid d'Arachnéas. Bien que les entrées semblent à découverts, les arachnides sont bien là, protégeant celles-ci, cachées dans l'obscurité. Elles sont prêtes à attaquer quiconque s'approchant de prêt aux cavités. Cet endroit grouille de ces bestioles lorsque vient le moment de la récolte de nourriture quotidienne. (Arachnéas : voir bestiaire)

- Nid d'Arachnides : Le saint des saints des araignées géantes. Si vous y êtes, vous n'en reviendrez pas. Soit une arachnéas vous y a emmené en vous trainant dans sa toile, soit, vous vous êtes égarés. Dans les deux cas, les tunnels forment un véritable labyrinthe à travers les montagnes noires... et vous n'en ressortirez certainement jamais.





Un feu se nourrissant de cadavres et de pauvres vivants, illuminant la zone de combat... Un brouillard écarlate n'émanant que bien mieux la couleur du sang... Un étroit passage, un canyon étriqué... Une bataille épique dans le pire des endroits de ce monde... Il fait nuit mais qu'importe, en l'Egorgeur du Dragon, le cauchemar est permanent.




Alliance :
- 140 soldats de l'Alliance (100 elfes, 40 nains), se sont abattus violement contre les troupes Rebelles.
- 38 guerriers de l'Alliance périssent durant le grand choc.
- 50 arachnides de la lignée des Arachnéas passe par le flanc des montagnes noires et s'abattront par l'arrière sous le commandement de Skul Sarhin.
- 100 archers elfes restent à distance pour couvrir les troupes.
- 50 soldats du Zénith, en fin de queue, attendent de pouvoir combattre.
(10 chevaliers, 20 lanciers, 15 phalanges, 5 soigneurs)

Total :
302 guerriers de l'Alliance
Composition :
- 202 guerriers de l'alliance
- 50 arachnides sous les ordres de Sku Sarihn
- 50 soldats du Zénith

Rebelles :
- 175 ont percuté de plein fouet les troupes adverses (125 Crocs-noirs +-10 lycans vagabonds, 40 hommes d'élite de l'Ordre Ecarlate).
- 40 lycans meurent après la violente charge (25 Crocs-noirs et 15 hommes d'élite de l'Ordre Ecarlate).

Total :
- 135 Crocs-Noir (100 Crocs-noirs +-10 lycans vagabonds, 25 hommes d'élite de l'Ordre Ecarlate)




Thrag Zagaz, Meneur de l'Alliance en l'Egorgeur du Dragon, chasseur d'Okri & vétéran de guerre
Skul Sarihn, guide spirituel de la meute de Sang-Chaud
Krys Arquen, guerrier solitaire & mercenaire



(Après que tous les guerriers aient posté, Thrag démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)

ATTENTION, IL NE RESTE PLUS QUE DEUX TOURS A CETTE BATAILLE (2 RPs CHACUN)!
Pas d'inquiétude car bien que les batailles arrivent à leur fin, la guerre n'est pas finie et d'autres batailles s'en suivront!

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Le vieux nain était essoufflé, vacillant de gauche à droite maladroitement, tendant sa hache et la faisant valser ici et là... dans un crâne lycan, dans le ventre d'un loup ou dans le dos d'un de ces géants barbares des troupes ennemies. Tel un entonnoir, toutes les troupes de l'Alliance ne pouvait y venir aider les premières rangées, il fallait soit attendre que les cadavres s'enchaînent pour libérer de nouvelles places ou se frayer un chemin sur les parois des falaises.

Evidemment, les trolls des montagnes profitèrent de quelques soldats trop hâtifs pour les embarquer avec eux dans leur antre. Mais bizarrement, ils ne sortaient entièrement de leur cachette vu le vacarme incessant et la nourriture gravissant les roches jusqu'à eux... La vraie menace n'était celle de ces monstres difformes mais bien l'étroit passage qu'offrait l'Egorgeur du Dragon... car bien que l'Alliance était en surnombre comparée aux rebelles, il était difficile de charger tous en même temps. Les troupes se devaient d'attendre leur tour par rangée de 20 à 25 soldats. Pourtant la victoire tendait inexorablement à l'Alliance, elle avançait à grand pas, repoussant les lignes ennemies en direction de Thaodia.

Il fallait les assommer par derrière, afin d'y donner le coup de grâce.
Et tous le savaient, tous même le vieux bougre.

Celui-ci ordonna à une dizaine d'archers elfes d'enflammer leur flèche et d'y arroser d'une pluie de larmes flamboyantes les Crocs-Noirs à proximité... ce qui fut très vite fait. Quelques guerriers s'enflammèrent et hurlèrent. Les nains ayant accompagné Thrag Zagaz le suivirent alors afin d'y achever les corps des calcinés en train de gesticuler dans tous les sens afin d'échapper à cette inépuisable chaleur leur consumant le corps.




Tous le savaient, c'était à Skul Sarihn de porter le coup de grâce.
Et à cet espoir, les troupes tenaient le coup, aspirant à voir surgir les arachnéas de la jeune lycane au lointain. Il fallait tenir bon jusque là... alors Thrag Zagaz hurla sa frénésie.

- SOLDATS DE L'ALLIANCE, LA VICTOIRE EST PROCHE!!! cria t'il avant de broyer un buste de lycan de sa hache.

Des acclamations se firent entendre et s'étendirent jusqu'aux soldats du Zénith refermant l'Alliance et ne participant au carnage.

- Tant que tu ne viendras pas, Skul Sarihn, nous défierons le mal et attirerons son attention à nous... nous t'attendons. murmura le meneur de l'Alliance avant de plonger tête baissée dans les flammes et le sang à travers les rangées de cadavres et de guerriers.

Thrag Zagaz avait reçu des ordres du supérieur, Ayliän Faën.
Ils étaient clairs... traverser, quoi qu'il arrive, l'Egorgeur du Dragon et rejoindre Thaodia par le sud afin d'envahir le repaire de la meute de Croc-Noir. En espérant que le premier objectif soit une réussite, il savait au plus profond de lui que la guerre n'allait pas s'arrêter à cette simple bataille mais qu'elle s'étendrait bien plus dans le temps et l'espace... d'autres batailles seront à suivre... d'autres morts et de souffrances...

Pour la justice et l'avenir d'Ephaëlya...





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Skul Sarihn
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MessageSujet: Re: La Bataille de l'Egorgeur du dragon   Mer 6 Fév 2013 - 17:01

Le seul bruit qui se répétait et qui donnait de longs frissons à Skul était le cliquetis incessant des 400 pattes d'arachnides qui heurtaient le sol. Elle ne discernait rien de bien net, si ce n'était quelques torches 200 mètres au bas du flanc de montagne. Elle sentait son coeur se serrer dans sa poitrine et son ventre se tordre, elle tremblait un peu sur le dos de l'arachnéas et poussa plusieurs longs soupirs pour tenter de sortir toute cette tension qui lui prenait le coeur. La roche noirâtre de l'Egorgeur se prolongeait à perte de vue, comme si elle plongeait dans le néant, dans les limbes oubliées du territoire. Ce territoire qui était d'ailleurs celui de sa meute et qui n'avait, au goût de la guide, aucun raison d'être victime de la guerre. Elles se rapprochaient du point par lequel elles allaient charger l'ennemi, elles avaient perdu quelques mètres d'altitude et étaient maintenant en mesure d'entendre le hurlement et le bruit des armes et des boucliers qui s'entrechoquaient plus bas. Le hurlement des chiens vagabonds et des lycans transformés lui firent froncer les sourcils et lâcher un profond grognement. La bête en elle ne voulait qu'une seule chose : prouver sa force à travers cette bataille et pouvoir se battre ouvertement contre ses rivaux, elle voulait prouver qu'elle n'étais plus une adolescente mais maintenant une adulte qui méritait le respect de ses semblables, elle voulait aussi prouver ses valeurs en souvenirs de ses parents. Qu'importe si la guerre était à la clé de cette bataille, au moins elle serait tombée pour sa meute, pour sa famille et pour ses valeurs. En cet instant, alors que les Arachnéas formaient deux rangées de 25 bêtes, protégées par des barrages de pattes osseuses, aux extrémités aiguisées comme des couteaux, Skul avait l'impression qu'une tonnes de plomb était venu se poser sur elle. Elle se sentait alourdie par la peur, non ... Pas par la peur, plutôt par une crainte incroyable, elle irait au combat, elle irait mêler son épée à celles de ses frères et soeurs d'armes, même avec la crainte de tomber ou de voir la paix s'anéantir. Alors qu'elle y réfléchissait encore et encore, cette crainte redoutée vint alimenter sa motivation.



Elle n'étaient qu'à une cinquantaine de mètres des dernières lignes ennemies, tandis qu'elle levait la tête, elle aperçut une boule de flamme percer l'épais brouillard et la force revint encercler son coeur, la libérant de tout le poids qui, quelques instants plus tôt, la terrassait littéralement alors qu'aucun coup n'avait encore été porté. La troupe se rapprochait encore et encore. La surdité, Skul était tellement concentrée que rien ne parvenait à ses oreilles. Bien sur, les troupes ennemies étaient trop occupées à faire circuler les blessés nécessitant des soins et à faire circuler de nouveaux combattants pour remplacer les morts.

Le choc était proche et Skul poussa un cri déchirant, mêlé à celui des Arachnéas, strident et faisant se boucher les oreilles à la louve tant il était insupportable. Plusieurs soldats vinrent s'embrocher sur les pattes des arachnides, d'autres trébuchant et tombant sur les lames de ceux qui étaient devant eux dans leurs propre rangs. La première ligne d'Arachnéas libéra alors leurs sabres de leurs fourreaux et frappèrent puissamment tout ce qui se trouvait devant elle en continuant de hurler, parant d'un côté, frappant de l'autre. Les hurlements avaient attiré Meiryk. Sans que personne ne s'y attende, une boule de feu protégée d' une armure imposante fracassa plusieurs loups de ses pattes, balayant les rangs de sa queue, ruant de ses pattes de bouc et balayant ce qui se trouvait à son front de ses longues cornes. Skul releva la tête et une étincelle de joie vint éclairer son visage en voyant la bête revenir. ceci n'avait duré qu'une fraction de seconde, il fallait qu'elle reste concentrée dans la guerre, les coups perdus seraient surement très présents d'ici quelques instants.



Skul regardait les rebelles totalement paniqués, le regard incompréhensif et plein de surprise. elle se retourna pour regarder le deuxième rang d'arachnides amoindrir les souffrances des blessés de forces rebelles en laissant leurs pattes broyer leurs os en des craquements sinistres, venant arracher des nausées violentes à Skul. La guerre était réellement quelque chose d'horrible, l'odeur du sang faisait tourner la tête de Skul dont la forme lupine avait plus que jamais l'envie d'échapper à son contrôle. Elle laissa son regard fuir un instant vers Meiryk, il était pris d'assaut par trois loups dont un vint se jeter sur son flanc. De justesse, la louve retira son armure et se transforma, la rage au coeur. Ses yeux bleus étaient cernés de rouges, toutes dents au dehors, elle se jeta du dos de l'Arachnéas, bousculant plusieurs soldat à la fois sur deux ou trois foulées avant de se jeter sur le lycan qui mordait alors la croupe de la chimère. Balayé par le choc, ils vinrent tout deux se heurter à la paroi d'un rocher. se redressant, ils se firent alors face, tous crocs au dehors, poussant chacun à leur tour de puissant grondement et des jappements agressifs, la parade d'appel au combat avait commencé. Presque immédiatement Skul vint le heurter d'un coup de poitrail, au même moment, son adversaire se redressa et la domina en taille, la faisant basculer sur le côté, la dernière chose que la louve pu faire fut de lui mordre puissamment une partie de cou, de la joue et de l'oreille pour le traîner au sol avec elle, l'empêchant ainsi de mordre à son tour en l'immobilisant. s'il bougeait, il serait égorgé presque instantanément. Alors que ses mâchoires se resserraient et qu'elle se préparait à secouer sa tête de toutes ses forces, elle senti sa proie décoller du sol d'un coup, elle sursautait alors en voyant la queue reptilienne de Meiryk la propulser dans le mur où sa nuque vint soudainement se briser. Les yeux ronds et les pupilles entièrement dilatées, la louve continuait alors à se battre, se faisant mordre, mordant puis se faisant secourir par un de ses alliés, se laissait souffler quelques instants afin de laisser ses plaies se soigner peu à peu. Elle fit l'état des lieux : trois arachnides étaient tombées et continuaient d'agiter leurs puissantes pattes pour éliminer dans un ultime effort les assaillants qui les entouraient encore afin de les traîner eux aussi dans le gouffre de la mort, à l'image du passage des troupes de la Guide, qui ne laissait que ruines après celui ci.



HRP :
Spoiler:
 

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En possession du parchemin "Murmure de Gaïa", lui conférant le pouvoir de communiquer avec les animaux sauvages et créatures d'Ephaëlya.



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