Partagez | 
 

 La Bataille de la Muraille de Melehtë

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Mer 12 Sep 2012 - 14:22





L'Alliance arrive par la Plaine Infinie et les Rebelles par la forêt des damnés de l'autre côté de la faille frontalière..
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post d'Elanora Mëllys, à chaque nouveau tour plus précisément.)


Muraille de Melehtë : Chaîne de montagnes faisant face au lac Miriel. Elle fut l'un des obstacles des Titans d'autrefois qui bien qu'avec beaucoup de mal finirent par former un passage à travers celle-ci ; La Faille Frontalière (Falkä Lánda en elfique). Melethë signifie "puissant", en clair ; La muraille de la puissance.

Tour de défense : Une tour de guet munis de quelques arbalètes imposantes. Elle surveille la Faille Frontalière par le sud.

Falkä lánda : Plus communément appellée "La Faille Frontalière" puisqu'elle s'étend sur les deux contrées en traversant la frontière. Son gouffre est sans fin, le néant noyait dans une obscure et froide faille. Un ravin immense déchirant la grande Muraille de Melehtë, trace des titans d'autrefois. Il est possible de la contourner pour se retrouver de l'autre côté mais il faut être prudent car les éboulements sont très fréquents et la chute est mortelle. C'est certainement de par ce chemin que les lycans s'en viendront.

Lac Miriel : Le joyau d'Evanya, un paradis terrestre pour toutes personnes de toutes races se voulant de connaître l'endroit le plus agréable et reposant d'Ephaëlya. Malheureusement cette belle image se voit tâcher par la triste et dangereuse forêt des damnés se rattachant à la plaine à la frontière séparant Evanya de Thaodia. De nombreuses rondes de troupes militaires s'engagent à défendre la plaine des menaces environnantes. Le lac Miriel fait face à la Muraille de Melehtë.

Forteresse Alpha : Ancienne forteresse n'étant plus l'ombre que d'elle même. Une riche idée d'un haut-gradé maintenant disparu avec les siens lorsqu'elle fut assiégée par des hordes d'Ambrales. A la base, le riche lycan se voulait d'ériger la plus belle et grande des forteresses de Thaodia, d'où son nom. A présent, plus personne n'y met les pieds depuis le massacre mais certaines rumeurs laissent à penser que de nombreux Ambrales y grouillent encore.
(Ambrales : voir bestiaire)


Tour de Sên : C'est un lieu de culte pour tous les elfes. Cette tour rend hommage à Sên, la divinité de la Nature. Elle alimente le courage et l'honneur des elfes. La destruction de celle-ci pourrait bien faire perdre la raison à certains et en démotiver d'autres à combattre. Il est impératif que ce lieu soit protégé.

Territoire des Nord-Bois : Zone territoriale de la meute de Nord-Bois.

Plaine infinie : La Plaine infinie est une très vaste étendue verdoyante. Aux abords du lac Miriel, sa faune et sa flore enrichissent de plus belles la beauté de ses terres. Où la bataille se déroule, elle sépare le lac Miriel de la fameuse Muraille de Melehtë. Aux abords de la Muraille, la verdure disparaît et meurt, étouffée par la roche.

Océan des Titans : Elle enlace Ephaëlya de ses eaux et la berce de ses vagues. Elle est l'œuvre des Titans d'autrefois qui submergèrent les terres s'accolant à l'ancien monde.





Le ciel est tapissé de couleurs chaudes, le crépuscule offre un spectacle que les combattants n'oublieront jamais.
Quelques bourrasques ressortent du gouffre donnant à l'air un doux parfum caverneux.






Elanora Mëllys, Meneuse de l'Alliance à la Muraille de Melehtë, conseillière & garde personnelle du commandant de l'armée
Thorolf Gunnar, Meneur des Rebelles & chef de la meute de Drack
Héra Calliope dit La Rose Noire, grande guerrière des Dracks & compagne de Thorolf Gunnar
Izilbêth R. Faelivri, Faucon d'Evanya & guerrière solitaire
Logan Ditesin, Capitaine de section & stratège de l'Armée d'Oryenna [passe son tour]
Liam Menethil, chirurgien schizophrénique instable des Dracks [passe son tour]


(Après que tous les guerriers aient posté, Elanora démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Quittant Ardamirë, cité des elfes et fierté de la contrée, les troupes du Commandant Ayliän Faën et celles d'Elanora Mëllys parcoururent ensemble un bout de chemin avant de prendre des directions différentes. De ce fait, le Commandant continua tout droit en direction de la frontière avec une importante armée alors que la meneuse guida ses troupes vers le nord. Vers les hautes montagnes de la Plaine infinie protégeant le lac, sa faune et sa flore de la forêt des damnés.

La jeune Mëllys, conseillère et garde personnelle du commandant d'Evanya fut promue au grade de capitaine et meneuse des troupes de l'Alliance qui avaient pour mission de bloquer le passage à la Faille Frontalière, Falkä Lánda. Un gouffre effroyablement profond et gigantesque déchirant la chaîne montagneuse, la Muraille de Melehtë.

Longeant depuis quelques heures les montagnes, l'Alliance atteignit finalement la Faille.
Passant à côté d'une tour de défense, surveillant par le sud la fissure menant à Thaodia, le Capitaine Mëllys ordonna à six archers elfes d'investir les lieux en attendant l'ennemi. En haut de celle-ci, trois grandes arbalètes prônaient et il fallait bien deux archers pour s'en servir d'une.

Continuant par la nord, la majestueuse Tour de Sên imposa sa présence par les nombreux Faucons s'inclinant à elle, aussi loin soit-elle. Un lieu de culte situé à quelques centaines de mètres que beaucoup s'aimaient à contempler et à honorer. Cette grande tour de pierre rendait hommage à Sên, mère nature d'Ephaëlya et protectrice des elfes. Rien qu'au simple regard, les troupes elfiques d'Elanora étaient fières, les cœurs emplis d'honneur, nourrissant le courage et la détermination à la préservation de leur terre. Sa destruction pourrait bien détruire psychologiquement les plus superstitieux, il fallait donc la protéger.

~ Lieutenant Arcandë!
- Capitaine Mëllys?
~ Envoyez vingt de vos hommes à la Tour de Sên.
- A vos ordres, Capitaine!

Nul besoin d'expliquer cet ordre, le lieutenant s'empressa de regrouper quelques-uns de ses hommes alors que les autres troupes marchaient en direction de la Faille Frontalière. Celle-ci n'était pas dur à situer vu la forme que prenaient les montagnes loin devant eux. Baignée dans les couleurs chaudes du coucher de l'astre brûlant, la vue était époustouflante. Il s'agissait certainement d'un moment important pour beaucoup. Il s'agissait du dernier crépuscule pour de nombreux soldats. Qu'ils soient elfes ou non, l'Alliance n'avait été plus fière qu'en cet instant des plus décisifs pour l'avenir des deux contrées mais également celle du monde.





Elanora s'arrêta un instant, se laissant bercer, retrouvant ses habitudes de petite fille, observant avec fascination ce présent qu'offrait le jour avant sa mort. Elle n'était formée à commander des troupes et n'avait pour ainsi dire jamais donner d'ordre avant de devoir endosser ce grade. Elle en était fière, bien sûr, mais tant de responsabilités semblaient peser lourd sur sa conscience et dans le pire des cas, elle ne supporterait d'être la meneuse d'un massacre. Elle n'avait donc pas la choix, la défaite n'était une option. Seule la victoire comptait et à n'importe quel prix.

- Les Faucons sont en route vers la Tour de Sên, Capitaine Mëllys.
~ Bien, Lieutenant...

Tous deux contemplèrent la magnificence des couleurs flamboyantes dominer le ciel, accompagnés des 200 faucons d'Evanya et des nombreux combattants d'autres races, soutenant les mêmes valeurs, derrière eux.

- La Faille Frontalière... je n'ai jamais aimé cet endroit.
~ C'est le chemin le plus court pour rejoindre Ardamirë.
- Pensez-vous qu'ils vont essayer d'atteindre la capitale?
~ Si l'opportunité s'offre à eux, je ne vois pas pourquoi ils ne la prendrait pas.
Mais ils n'iront pas très loin et nous offrirons à cet endroit le souvenir d'une victoire.


Les hauts-gradés regardèrent une dernière fois les montagnes au loin avant que la meneuse de l'Alliance ne finisse par laisser la hargne l'envahir et s'écria haut et fort afin de se faire entendre de tous.

~ C'EST EN LA MURAILLE DE MELEHTË QUE NOUS CRIERONS VICTOIRE!
EN ROUTE, FIERS COMBATTANTS DE L'ALLIANCE!


Les armes se levèrent et c'est en chœur que les combattants de l'Alliance hurlèrent en reprenant la route. Après une bonne quinzaine de minutes, les pas des guerriers fouillaient le sol rocailleux, jonché de cailloux et morceaux de rochers par quelques éboulements des falaises de chaque côté de Falkä Lánda. Mais la plus grande menace se voyait être les éboulements au bord de la Faille, en clair, il ne fallait trop insister à y admirer le vide infini.

~ QUE LES ARCHERS SE TIENNENT PRÊTS!!

Plus d'une centaine d'elfes se mirent en arc de cercle autour de la Faille Frontalière côté Evanya, tendant leur corde en direction de Thaodia et de ses grands arbres morts au loin. Les autres combattants se placèrent de façon à former un véritable mur des deux côté du ravin.

- Et maintenant, Capitaine Mëllys?
~ Maintenant... lieutenant Arcandë...

La jeune guerrière s'arma de son arc et tendit la corde. Elle se tenait au milieu des troupes, face au gouffre, pointant sa flèche vers Thaodia.

~ ... on attend.

Entre les montagnes de la Muraille de Melehtë, encerclant le gigantesque gouffre, les troupes de l'Alliance attendirent l'arrivée des lycans dans un silence mortuaire.





[HRP] (à copier/coller et modifier selon vos rps)
Spoiler:
 


Dernière édition par Elanora Mëllys le Dim 30 Sep 2012 - 21:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Mar 18 Sep 2012 - 0:41




brom brom brom brom brom brom BROM BROM ... Plus d'une centaine de pas se succédaient les uns après les autres. Lourds. Déterminés. Impatients d'accélérer le rythme. De marcher sur d'autres pieds plus petits en évitant de s'embourber dans les plaies géantes et étroites des cadavres atrocement mutilés. Les branches de la forêt éclataient sous les nombreux pas. Les cliquetis des différents métaux résonnaient mètre après mètre, comme si chaque guerrier voulait se faire entendre de par leur présence. Tous étaient silencieux, extrêmement détendus et excités à la fois. Un bon groupe de mâles psychopathes devait posséder une solide érection en attendant que le chaos se déclenche. Car c'était ce qui allait se passer. La guerre ? L'Alliance ? A quoi bon résonner lorsque la fin d'une guerre ne définit pas qui avait raison, mais qui a survécu. Qui sait, tôt ou tard une alliance se réaliserait pour anéantir un ennemi commun encore plus redoutable. Thorolf, étant en tête de toute une armée, le regard fier, le regard totalement impassible et les muscles contractés avait une mission. Un objectif bien plus raisonnable que de trancher des têtes aussi gratuitement pour corriger les erreurs de ceux qui sont déjà dans l'au-delà. Qu'importe les morts alors que les vivants peuvent encore manger, se nourrir et tuer ...

La moisson. L'objectif principal. D'une part, cela allait favoriser leurs effectifs. Ce n'était pas la guerre en elle-même qui allait satisfaire tout son peuple. Mais l'après guerre. Il n'y a pas de guerre sans répression, sans deuil, ni sans grande tristesse. Il n'y a pas de conflits sans un tapis de charognes, de blessés aux rotules brisées ou de ceux qui empestent déjà la mort après trois nuits. Des familles déchirées, des femmes incomprises devant tant d'infortune, des hommes qui doutent de leur santé mental, des survivants de guerre éclopés et déjà enfouis dans la folie ... Ils verront à quel point leur vie est un cancer misérable, à quel point ils sont perdus. Ils seront rejetés par la société car tout le monde les jugeront, les qualifieront d'inférieur .. De démunis. Des parasites que personne ne veut ... Sauf Thorolf. Ils viendront à lui. Ils viendront tous à lui.

Ensuite, quoi de mieux pour un carnivore que de posséder encore plus de viandes ? Les ressources alimentaires allaient fluctuer positivement pour le bien de tous. Non seulement les abattoirs en seront remplis, mais le commerce des esclaves, de la viande et des forges délaissés dans le champ de bataille vont bientôt devenir très profitable pour la meute. Une mine de richesse que personne ne veut. Ou que peu de soldats oseraient remettre les pieds sur une terre qui s'annoncera aussi sanglante que sinistre. La moisson. Ils combattront tous pour la moisson. Ou presque tous ... Héra l'avait rejoint, marchant à ses côtés, comme une compagne fidèle prête à se déchaîner avec fureur. Une véritable lycanthrope démoniaque. Une louve qu'il ne quitterait pas des yeux. Il était difficile de s'imaginer à quoi elle pouvait penser. Est-ce qu'elle pensait seulement ? Sans doute que non. Elle ne voyait pas le même monde que lui. Dans un univers peuplé de Vajuras, de géants de forêts, de nains, d'elfes, de vampires, d'anciens, de gosses, d'insectes, de maladies, de bétails, de poissons, de chevaux, de citoyens, de seigneurs ... Il n'y avait que Thorolf et elle. Et c'était mieux ainsi. Le cannibale pouvait dans ce cas lui donner le meilleur de lui-même sans en être importuner : sa présence.

Son regard sauvage quitta cette délicieuse image des yeux pour regarder au loin. Ils approchaient. Ils pouvaient déjà les sentir car des grognements sourds se faisaient déjà entendre derrière son épaule. Les prisonniers, livides et enchainés, se taisaient, priant pour recevoir une flèche au lieu d'une hache dans la tête. Thorolf allait mener une guerre psychologique. Il savait que les Elus, comme les elfes, possédaient un code d'honneur et une loyauté sans faille. Pour briser leur morale, il devait les forcer à détruire leurs sacrements. Une fois sortie de la forêt, tous pouvaient apercevoir les elfes au loin. Ils étaient nombreux ... Et le seigneur des Drack pouvait jurer qu'aucun tremblement ne secouait leurs mains. Fidèle à leur culture, les elfes tendaient leurs arcs bien au-dessus de leur tête, capable d'envoyer des volées de flèches dans leur direction à une distance très impressionnante. Thorolf leva haut le poing pour ordonner à la troupe de s'arrêter au bord de la forêt. Inutile de s'exposer davantage, surtout que les derniers arbres pouvaient encore les abriter. Il fallait compter sur les derniers préparatifs avant de charger impunément. Il s'avança de quelques pas, puis se retourna pour faire face à ses partisans et ses fidèles. Tous étaient prêts, arborant leurs armures construite d'une manière primitive qui se rapproche de la culture tribale. Thorolf ajusta ses épaulières, puis ôta son casque un moment afin de prendre la parole :

"Pas de sermon paternel, pas de discours solennel. Attendez mon ordre lorsque nous serons à l'intérieur des rangs ennemis. Ils pensent que nous sommes des êtres primitifs et sauvages. Des chiens avec une mauvaise discipline et cherchant à tuer son voisin afin de se masturber devant la charogne sous les yeux agars de ses propres enfants. Ils ont raison. Mais ils n'imaginent pas que nous sommes plus que cela. Ils ne savent pas qui nous sommes."

Thorolf les regardait tous. Un par un, marchant à proximité de chaque soldat situé au premier rang. Des femmes agiles et armées jusqu'aux dents, des hommes épais comme le roc. Bon nombre d'eux possédaient les lèvres grossièrement cousus. Des psychopathes instables qui ne cessaient de hurler à la mort en subissant des délires atroces. Mais leur instabilité allait servir. Un Drack peut se battre en crachant du sang avec une jambe et un bras arrachés. Ils se battront jusqu'à leur dernier souffle. Il regarda droit dans les yeux de Liam et lui sourit froidement. Ils s'étaient presque entretués ... Il était content de l'avoir à ses côtés. Un chirurgien dément ne pouvait faire plus de mal que de guérir un elfe en le vidant de ses organes.
Ensuite, il y avait elle. Héra se trouvait parmi eux, entourés de ses propres guerriers de l'Ombre. Il s'arrêta devant elle, le visage légèrement renfrogné pour éviter de paraître intrigué devant une telle beauté et de la prendre devant le regard de tous ses hommes ... Il s'exclama pour tous en ne quittant pas sa femelle de son unique oeil :

"Tuez-les tous."

Plusieurs soldats s'occupaient à enduire tous les prisonniers d'un liquide dangereusement inflammable. La plupart était des elfes. Des êtres qui allaient périr par la main de leurs frères et sœurs. Les autres faisaient partie de la lignée des Hommes. Mais tous étaient innocents. Et pourtant, tous vont mourir ... Que cela soit par les flèches ou par le carnage que les Drack allaient exercer. La lignée des prisonniers étaient en place. Derrière eux se trouvaient des guerriers armées de lance. Des piquiers. La stratégie était simple. Embrocher le dos des condamnés et les pousser en avançant en direction des elfes. Leur peau servirait de bouclier humain. Leurs beuglements stridents et endoloris serviront de cri de guerre. Les troupes se cacheront derrière les prisonniers et continueront d'avancer en transportant les corps abattus s'il le faut. Et si des soldats périssaient sous les flèches ... D'autres piquiers derrière seraient prêt à embrocher les cadavres pour refaire un second mur de chair. Thorolf n'avait pas de machine de guerre ... Mais tout comme un cancer, il possédait un nombre d'agent pathogènes tout autant mortels. Tous les prisonniers imbibés du liquide inflammable claquaient des dents, leur salive écumant pleinement leurs lèvres, l'urine inondant leurs parties ...

Thorolf remit son casque et fit face aux elfes en s'emparant d'une épée et d'une hache.





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Jeu 20 Sep 2012 - 18:52

Partir

Aux sombres héros de l'amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide

Always lost in the sea…

Tout part toujours dans les flots
Au fond des nuits sereines
Ne vois-tu rien venir ?
Les naufragés et leurs peines qui jetaient l'encre ici
Et arrêtaient d'écrire...

Always lost in the sea…

Ami, qu'on crève d'une absence
Ou qu'on crève un abcès
C'est le poison qui coule
Certains nageaient sous les lignes de flottaison intimes
A l'intérieur des foules.
Aux sombres héros de l'amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide...

Always lost in the sea…


Parfois on court. Parfois on marche. Parfois on fait le chemin inverse. Mais toujours on revient sur la réalité. On dépose une intention, un verre cassé, on ne doit plus rien toucher. Il faut laisser la réalité couler. Lire ce qu’on ne lit pas. Dire ce qu’on ne dit pas. Pour se retrouver. Parce qu’on se perd dans notre plus bel apparat. Il faut du sang pour faire vivre le monde. Ce même sang qui permettra aux hommes de devenir vivants. Parce que derrière le sang se cache la vérité des hommes. Ce même sang qui fait que les guerriers vivent dans la mort déjà. Parfois ils pleurent. Parfois ils tombent. Mais le néant les entoure toujours. Le chaos est d’eux. Le chaos est en eux. Ils sont le chaos. Parfois on tombe. Mais on se relève toujours. On dessine nos images sur des papiers mâchés. On a souvent peur de ne pas y arriver. Cette peur de perdre ou même de gagner. Il va falloir mesurer la grandeur de l’homme aujourd’hui. Des hommes sur leur terre. Aujourd’hui est l’élévation de leurs peurs les plus cruelles. Aujourd’hui le sang va enfin couler lors de la grande guerre. Entre l’Alliance et les Rebelles. Aujourd’hui les Lycans allaient devoir se battre pour sauver leur honneur. Il faut donner du sens à cette guerre. Pour qu’elle ne soit pas cruelle. Qu’elle entre dans les anales. Qu’on fasse d’elle la plus grande des guerres de la terre. Que les peuples entendent la voix des morts. Qu’ils sentent la peur. Qu’ils s’unissent pour rien. Mais qu’ils meurent. Que l’on vienne me dire que je mens. Qu’on vienne me l’afficher en me l’acclamant haut et fort. Je ne suis pas invisible, j’accuse même les coups et leur couleur bleuté. J’accuse même ce nous qui nous aurait fait miroiter. J’aimerai entendre un cri venant du néant. L’entendre déchirer la toile que j’aurai pu créer dans nos yeux. Je ne connais rien à part le noir. Cet immense noir qui me permet d’exister. Il existe. Je le vois dans le fond de mon cœur comme une évidence fatale. Fatalement vrai. Une erreur que j’aurai du trouver. Des tords que j’aurai du garder. C’est du passé. Du conditionnel. Sa marche avec toi. Sa marche avec moi. Sa m’arrache le corps d’apprendre à aimer. Cette vie que je passerai comme un navire puant à prendre des matelots juste pour la beauté de leurs traits. Qui j’aurai été avec toi ? Aurai-je évité le pire ? Le meilleur ? Une préférence que je n’ai jamais comprise. Une préférence que je me pense acquise et puis qui part. Parce que tu l’as voulu et que je n’ai fait que cracher dans le bocal. Payer. Payer une dernière fois ce que j’ai dit. En ultime combat se dire qu’on avait tout lâché pour rien. Se dire que la liberté en vaut le détour et qu’il fallait simplement la détourner. Ce vice de mensonges. Un tourment. Un tournant que je prends avec plaisir. Parce que je n’offre rien à personne. Parce que le temps attendra que la mort sonne. Je vois des ombres se profiler dans mon âme. Des intrusions étranges que personne ne réclame. Je suis l’amour du vide et les hommes me pardonnent. Par pitié ou par simple égalité. Définir l’homme, se serait comme définir le rien ou le tout. L’homme c’est une grand vide remplit de rien. Un grand Chaos remplit de trop. L’homme a des limites. L’homme a des rêves. Il veut qu’on le regarde et qu’on ne parle que de lui. L’homme à des regrets qu’il souhaite dire dans des silences qu’il faut comprendre. Comme un code secret qui le mènerait à sa propre délivrance. L’homme ne sait pas quoi faire quand la tristesse lui prend ses biens. Il se demande encore pourquoi il doit exister. L’homme a des répliques. L’homme veut un public. L’homme se fait un Dieux pour se faire pardonner. Il cesse d’être intelligent quand on lui montre le danger. L’homme a peur de ce qui le dépasse. L’homme veut à tout prix retarder sa mort. L’homme se dit capable de protéger ses semblables. L’homme croit qu’il peut faire ses lois et les imposer aux hommes. Il veut devenir le ciel et faire trembler la terre. L’homme aime créer des machines pour pouvoir faire croire qu’il est homme. L’homme ne sait plus la valeur des marques de son passé. L’homme est seul. L’homme ne sait rien de l’homme. L’homme se vante d’avoir était un singe mais recule devant l’hypothèse qu’il lui ressemble. L’homme se contredit. L’homme ne s’entend pas. L’homme n’est qu’un homme. Et dans homme il y a limites. Dans homme il y a mensonge. Car l’homme ne veut pas connaitre la difficulté. L’homme préfère s’encombrer de débris et de se débarrasser d’une poussière. L’homme se néglige. L’homme s’invente des rêves. L’homme veut voler dans les airs. L’homme veut savoir, toujours, ce qui le concerne, le reste n’a pas d’importance. L’homme ne pense qu’à lui. L’homme veut pouvoir appuyer sur un bouton et commander les autres. L’homme se met en meute, comme les loups. Mais l’homme ne veut pas être un animal. L’homme trouve ça dégradant. L’homme aime la finesse et les beaux discours. L’homme veut du grandiose. Il veut de ‘L’incroyable talent’ L’homme ne sait plus ce qu’il dit. L’homme ne sait plus ce qu’il fait. L’homme est passé de date. L’homme a peur. L’homme se surprend. L’homme se déteste. L’homme est pitié. L’homme est tout sauf neuf et inventif. L’homme est plus que pitoyable. L’homme arrive à sa fin. L’homme devrait se taire et laisser parler la vérité. L’homme ne sait que mentir. L’homme est vicieux. L’homme est un morceau. L’homme est une poussière. L’homme accuse des innocents. L’homme n’agit que par intérêts. L’homme est méchant. L’homme est gentil. L’homme n’a rien d’un idéal certain. Il ne veut pas ressembler. Comment je sais tout ça ? Parce que moi aussi, je suis un homme. Et dans homme se trouvent toutes ces religions idiotes qu’on apprend à nos enfants et dans nos livres. C’est un zèle aveugle et passionné, qui nait des opinions superstitieuses, et fait commettre des actions ridicules, injustes, et cruelles ; non seulement sans honte et sans remords, mais encore avec une sorte de joie et de consolation. Le fanatisme n’est donc que la superstition mise en action. Voyez SUPERSTITION. Le fanatisme a fait beaucoup plus de mal au monde que l’impiété. Que prétendent les impies ? Se délivrer d’un joug, au lieu que les fanatiques veulent étendre leurs fers sur toute la terre. Zélotypie infernale ! A-t-on vu des sectes d’incrédules s’attrouper et marcher en armes contre la divinité ? Ce sont des âmes trop faibles pour prodiguer le sang humain : cependant il faut quelque force pour pratiquer le bien sans motif, sans espoir, et sans intérêt. Il y a de la jalousie et de la méchanceté à troubler des âmes en possession d’elles-mêmes, parce qu’elles n’ont ni les prétentions, ni les moyens que vous avez. On se garde bien au reste d’adopter de semblables raisonnements, qui ont fait le tourment de tant d’hommes aussi célèbres par leurs disgrâces que par les écrits qui les leur ont attirées. Mais s’il était permis d’emprunter un moment, en faveur de l’humanité, le style enthousiaste, tant de fois employé contre elle, voici l’unique prière qu’on opposerait aux fanatiques : « Toi qui veux le bien de tous les hommes, et qu’aucun ne périsse ; puisque tu ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, délivre-nous, non pas des ravages de la guerre et des tremblements de terre, ce sont des maux passagers, limités, et d’ailleurs inévitable, mais de la fureur des persécuteurs qui invoquent ton saint nom. Enseigne-leur que tu hais le sang, que l’odeur des viandes immolées ne monte point jusqu’à toi, et qu’elle n’a point la vertu de dissiper la foudre dans les airs, ni de faire descendre la rosée du ciel. Eclaire tes zélateurs, afin qu’ils se gardent au moins de confondre l’holocauste avec l’homicide. Remplis-les tellement de l’amour d’eux-mêmes qu’ils puissent oublier leur prochain, puisque leur pitié n’est qu’une vertu destructive. Hé ! Quel est l’homme que tu as chargé de soin de tes vengeances, qui ne les mérite cent fois plus que les victimes qu’il t’immole ? Fais entendre que ce n’est ni la raison ni la force, mais ta lumière et ta bonté, qui conduisent les âmes dans tes voies, et que c’est insulter à ton pouvoir que d’y mêler le bras de l’homme. Quand tu voulus former l’Univers, l’appelas-tu à ton secours ? Et s’il te plait de m’introduire dans ton banquet, n’es-tu pas infini dans tes merveilles ? Mais tu ne veux pas nous sauver malgré nous. Pourquoi n’imite-t-on pas la douceur de ta grâce, et prétend-t-on m’inviter par la criante de t’aimer ? Répands l’esprit de l’humanité sur la terre ; et cette bienveillance universelle qui nous remplit de vénération pour tous les êtres avec qui nous partageons le don précieux du sentiment, et qui fait que l’or et les émeraudes fondus ensemble ne sauraient jamais égaler devant toi le vœu d’un cœur tendre et compatissant, encore moins expier l’horreur d’un homicide. »

« Réveille-toi. Héra. Il est temps. La guerre t’attend. »



Encore un matin sur la terre d’Ephaelya. Un matin livide qui ressemble à tous les autres. Le souvenir d’une nuit gâchée ou simplement dépassée par le soleil. Cette tiédeur froide qui fait de la femme la coupable. Cet avenir sombre qui se pose sur une tombe, comme si les morts pouvaient voir le soleil. Comme s’ils pouvaient comprendre ce qu’est la chaleur même du corps. Il fallait sauter le pas. Une fois de plus. Héra. Héra ? Ses yeux s’ouvrent. N’avait-il jamais été toujours ouvert ? Calmement. Sauvagement. Sagement. Ses yeux turquoise s’ouvrent. Ils se grandissent pour voir la douceur du matin. Un matin qui n’a rien de normal. Une tombe. Deux tombes. Trois tombes. Un cimetière. Ou es-tu tombée ? Héra ne bouge pas. La bouche pâteuse encore d’une nuit froide. Elle ne sent plus le froid depuis des années, presque un demi-siècle. Presque une éternité. Ses lèvres rouges tremblent. Elle sent qu’elle n’a rien à faire ici. Hier elle avait été prise de folie et elle avait du se reposer. Une folie qui ne va pas avec son corps parfait. Un décalage singulier qui est propre à sa race. Sa terre natale, sa terre qu’elle avait oublié avec le temps de peur de reconnaître son passé. Immense et dense. Sa peau blanche se confond avec les pierres de marbre. Son oreille collée contre le sépulcre froid. Elle essaie d’écouter les morts. Elle essaie de savoir si au bout de ce tunnel qu’on lui avait refusé on se sentait bien. Son regard vaquait entre les ruines. Un cimetière qu’on avait oublié parce qu’il renfermait des secrets, ces défunts qu’on avait laissé faute de temps et qu’on regrette quand ils nous ont servit. Héra n’était pas de ceux là. Elle ne regrettait pas Thor. Elle ne l’aimait plus depuis qu’elle avait rencontré Thrololf. Et ça depuis des jours et presque des mois. Chaque seconde lui rappelait ses caresses. Son souffle. Ce qu’il avait fait d’elle. Quelqu’un de sensible qui se voulait trop féroce. Quelqu’un de fort. Héra n’aurait jamais pensé qu’on puisse changer au contact d’un homme, elle qui avait subit la malédiction de sa propre beauté. Thorolf qui avait fait naître en elle se besoin de vivre et d’exister. Héra portait son habituelle robe de soie noire. Une robe qui s’arrêtait au dessus de ses genoux, qui laissait entrevoir et imaginer ses courbes délicieuses. Sur son bras gauche coulait un tatouage, une marque sur la peau. Des coquelicots. Trois. Thor. Elle. Leur enfant. Une marque qui n’avait pas perdu son éclat depuis tant d’année. Une marque qu’elle s’efforçait de montrer au monde entier puisqu’elle ne pouvait plus crier sa douleur. C’était sa façon à elle de se révolter. Un premier mouvement. Ses longs cheveux noirs se soulèvent sa tête aussi. Entre ses cuisses une lanière pour tenir son arme. La lame du dragon. Animal légendaire. Arme unique. Un poison qui tue les autres. Un poison qui la soigne. C’est son propre sang. Elle se lève lentement. Toujours avec une grâce immatérielle. Un rêve. Héra marche toujours pieds nus. Le contact avec le sol la rend un peu plus vivante. Si elle était ici c’était pour une chose, trouver un magicien qui puisse lui offrir des plantes qui permettent d’atténuer sa douleur. La longue cicatrice qu’elle porte sur son ventre comme un fardeau lui faisait mal. On lui avait arraché des morceaux d’elle avec son enfant. Elle se souleva pour être enfin droite. Une légère grimace qu’elle effaça immédiatement. Elle ne voulait rien laisser paraître. Le silence était encore bien présent autour d’elle. Héra posa une cape de soie rouge sur ses épaules qu’elle avait acheté la vielle pour cacher son corps aux vautours. Elle attacha celle si puis posa sa broche dans ses cheveux. Une broche que lui avait offerte son premier compagnon. Héra regarda une dernière fois autour d’elle. C’est que tout les matins se ressemblent et que tout les cimetières sont les mêmes. Il fallait qu’elle trouve la confrérie des ombres. Pour la guerre qui se profilait. Elle devait protéger ce qu’elle aimait aujourd’hui. Thorolf. Le reste lui était égal. Il fallait qu’elle meure un jour. Ses employeurs se servaient d’elle comme un chien. Un fouettement dans l’air. Le visage impassible. Les yeux décidés. Un craquement vers la droite. Un sourire sur ses lèvres. Ils l’avaient trouvé. Ils l’avaient observé. Peut-être toute la nuit sans qu’elle s’en rende compte. Ils étaient forts. Ils étaient menaçants. Héra ne bougea plus. Patiente. Sachant qu’ils n’accepteraient certainement pas sa requête. Des solitaires. Héra ferma les yeux. En une fraction de seconde une ombre se déplaça pour venir devant elle. Héra ouvrit les yeux et regarda. Un homme d’une stature de deux mètres. Fin. Elancé. Il portait une immense cape noire en lambeaux qui cachait l’intégralité de son corps. Autour de lui émané une sorte d’aura morbide. Son visage était recouvert lui aussi d’un turban noir qui laissait entrevoir des yeux rouges vifs. Aucune parcelle de sa peau n’était découverte. Aucune peur dans son âme. Avait-il seulement une âme ? La confrérie des ombres était une confrérie presque légendaire, personne n’avait vu réellement l’un de ses membres qu’on nommait les maudits. Des êtres impitoyables gérant leur clan avec minutie. Solitaire et surtout peu investit dans les affaires du reste des races. Cette confrérie ne travaille pour personne et est presque inexistante aux yeux du reste du monde. Réputée pour sa cruauté et surtout ses membres plus qu’entrainé. Cependant Héra s’était suffisamment renseignée pour savoir que ces hommes là, n’étaient pas que de simple légende. L’homme était immobile. Presque sans respiration. Ses hommes étaient autour d’eux. Héra ne bougeait pas. Un seul mouvement et elle y restait. Mais elle devait à tout prix les avoir pour cette guerre. Ils devaient sauver ce qu’elle ne voulait pas perdre. Et seule elle savait qu’elle n’y arriverait pas. L’homme attrapa la dague qu’il avait autour de la taille et s’approcha d’elle. Héra tendit son bras. Le pacte par le sang. La promesse de ne pas être un ennemi. L’ombre attrapa calmement le bras de la belle et ouvrit une petite plaie avec la pointe de sa lame. Aucune douleur. Héra fixa ses yeux rouges. Le chef de la confrérie était un certain Azor. Un homme sans pitié ne laissant personne entrer dans son territoire, normalement. Pourtant elle était dans leur territoire et il faisait un pacte de sang. Avec elle, la femme la moins fiable de ces terres. Le sang rouge coula le long de son bras, mais elle ne fit rien contre l’homme. Le maudit prit une goute de sang sur son doigt et regarda la femme.

-Pourquoi nous cherches-tu, Rose Noire ?


La voix était rauque et puissante, Héra savait qu’ils l’avaient reconnu. Elle pénétra alors dans son esprit.

« L’heure est grave, la guerre va commencer sur nos contrées. Les Lycans sont en dangers, les Elfes jurent vengeance contre nos peuples et nos innocents. Vous devez nous aider pour vaincre cet ennemi. »


-Dis-moi, pourquoi La Confrérie entrerait dans une guerre qui ne la concerne pas ?

« Parce que les ombres ne se laissent pas mourir et que je vous demande de l’aide. »


Azor claqua des dents. Ses yeux se posèrent sur la minuscule créature qu’était Héra. La Rose Noire demandant de l’aide. Elle devait avoir de bonnes raisons. Sans savoir vraiment pourquoi l’ombre découvrit son bras et s’ouvrit l’avant bras. Leurs regards se croisèrent. Ils venaient de se lier par le sang. La Confrérie des ombres entra dans la guerre, Héra se sentait confiante. Plus que la veille ou elle avait rêvé de démons et de perte. Ils parirent alors en direction de la Muraille de Melehte.


Trois jours de marches au cours des quels Héra avait pu observer les trente soldats qui marchaient aux cotés d’Azor. Tous avec la même allure. Celle des guerriers des ombres. Sortant tour droit des entrailles de la mort. Héra avait troqué sa robe noire de soit contre un vêtement plus léger qui facilité ses mouvements et déconcentrerai certainement l’ennemi avec facilité. Elle était belle. Azor lui avait fait part de ses différents types d’attaque mais elle n’était pas stratège et acquiessé presque tout ce qu’il disait. Un compagnon de guerre. La guerre qu’elle ne connaissait pas. Héra savait ses faiblesses devant plusieurs soldats. Elle savait qu’elle allait peut-être mourir, mais elle n’en avait guère. Elle devait se battre. Pour son honneur, son amour. Un héro meurt sur les champs de batailles. Elle avait aussi prit deux grandes épées qu’elle avait pu manier durant les derniers jours. La lame du dragon ne serait pas d’utilité en guerre. Une longue cape noire et intimidante qui lui donnait l’impression d’être un démon sortant des enfers. Héra avança tout droit pendant trois jours qui lui semblèrent durer une éternité. Au bout de ce chemin se trouvait son destin. La confrontation entre les Rebelles et l’Alliance ne la concernait pas vraiment. A vrai dire, elle s’en fichait. Ce qui l’importait c’était lui. Et lui seul. Azor avait comprit que cette guerre relevée d’une simple guerre pou la Rose Noire. Elle s’était rapprochée de lui. Parfois même un peu trop. L’identifiant à Thorolf. Puis au bout de ces trois jours elle arriva avec ses hommes sur le champ de bataille. Elle le vit. De loin mais ne l’approcha pas. Elle passa entre les troupes. Observant les hommes avec le regard sauvage et cruel. Les femmes au bord de la folie en attendant les ordres de leur chef. La confrérie des ombres ne passa pas inaperçu. Les maudits eux aussi feraient partit de la guerre au grand désarroi des elfes. Héra avait besoin de se rassurer. Elle allait certainement mourir dans cette guerre. Azor avait comprit cette peur et suivait sa déambulation d’assez près. Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Pourquoi Thorolf était devenu ce chef de meute. Pendant un instant elle détesta tout ce qui l’entourait. Elle voulait gifler les soldats. Manger les femmes. Mais sa folie se désintégra en elle comme une poussière au milieu du désert. Il lui fallait du courage. Thorolf l’avait changé certes. A tel point qu’elle était prête à mourir dans cette guerre pour le sauver. La guerrière sombre se mit dans un coin un moment en guettant les elfes et autres êtres attachés sur des pics. Les soldats les imbibés d’un liquide qu’elle imaginait être inflammable, vu l’odeur qui s’en dégageait. Les trente ombres de la confrérie s’éparpillèrent entre les troupes. Se faufilant discrètement sans bruit, dans le vacarme des cliquetis des armes. Ils étaient fiers. Tous ses soldats étaient tellement fiers de faire cette guerre pour leur race. Monde de brutes. Héra se sentait observé. Presque mal à l’aise devant ces charognards qui allaient tout détruire, mais qui allaient aussi le sauver. Lui. Il était occupé. A donner des directives aux autres soldats. Oubliant même qu’elle était là. L’avait-il vu. Héra baissa la tête. Elle était un château de carte. Elle n’était presque plus cette guerrière redoutable sans peur. Aujourd’hui elle avait une peur et cette peur pouvait se réaliser aujourd’hui. Ils pouvaient encore partir tout les deux. Mais qu’est-ce qu’il penserait d’elle si elle lui demandait de fuir ? La sauvagerie de leur rencontre était encore dans son cœur, et s’il la voyait faible. Héra serra les dents et attrapa dans son dos une longue épée. Fine et luisante. Tout n’était qu’une question de temps. Le temps était découvert. L’aurore avait laissé place à de gros nuages noirs. En quelque seconde la lumière se fit presque invisible. Ils devaient défendre cette muraille, survivre et surtout enlever de nombreuses vies pour nettoyer le sol des vermines arrogantes. Azor attrapa alors l’arme d’Héra pour y verser un liquide noir qui se trouver dans une petite fiole. Il expliqua que ce liquide provenait d’une fleur très puissante et qu’une fois que ce poison atteignait les veines, le sang de la victime se figeait. Héra le remercia. Mais cette fois ci elle n’allait pas tricher avec du poison. Elle attrapa un pan de sa cape et essuya la lame. Les yeux rouges d’Azor se délectèrent alors de l’âme de guerrière d’Héra. Presque sure d’elle. Héra frappa le sol pour y tester la solidité, mais surtout savoir quel type de terre le terrain était recouvert. De la terre mélangée à du sable. Puis les troupes s’aliénèrent. Comme un garde à vous. La belle ne bougea pas observant leur chef marcher entre les rangs. Beaucoup d’entre eux allé mourir. Vite. Trop vite. Thorolf se mit à parler.

"Pas de sermon paternel, pas de discours solennel. Attendez mon ordre lorsque nous serons à l'intérieur des rangs ennemis. Ils pensent que nous sommes des êtres primitifs et sauvages. Des chiens avec une mauvaise discipline et cherchant à tuer son voisin afin de se masturber devant la charogne sous les yeux agars de ses propres enfants. Ils ont raison. Mais ils n'imaginent pas que nous sommes plus que cela. Ils ne savent pas qui nous sommes."

La troupe cria alors un moment. L’agitation qu’Héra observa avec un petit sourire de satisfaction. C’était lui. C’était ses mots et personne ne pouvait lui enlever cela. Ses peurs se dissipèrent dans son âme. Son regard bleu turquoise reprit la dureté de sa folie. Elle était cette meurtrière qui allait tuer autant de soldat qu’elle le pouvait. Parce qu’il devait être fier. Parce qu’ils devaient vivre ensemble. Thorolf avait raison, les elfes ne savaient pas que les Lycans étaient pires que n’importe quelle race. C’est à ce moment là qu’Héra prit conscience de la taille de l’armée sous le commandement de son mâle. Elle devait tuer. Elle voulait tuer. Maintenant. Tout de suite. Sa folie s’alluma dans ses yeux. Une lueur. Un cauchemar. Elle allait tous les anéantir comme des cafards. Tous même ceux qui étaient de son coté. Elle s’en fichait du moment qu’elle pouvait tuer. Sa main se serra autour du paumau de son épée. Si elle tuait maintenant, les Lycans la prendraient comme une ennemi. Elle voulait l’ordre de Thorolf pour dégommer. Pour en finir avec ceux qui l’avaient offensé. Elle allait charcuter. Autant qu’elle le pourrait. Jusqu’à leur dernier souffle, ou jusqu’à son dernier souffle. Le gigantesque male se tourna alors vers elle. S’arrêta devant elle. La figure impassible. Ses yeux étaient durs. Elle trouva le même homme qu’elle avait rencontré la première fois. Elle le trouvait étrangement beau. Quand deux folies se complètes. Son unique œil l’observa. Elle le mangea du regard. Qu’est-ce qu’ils feraient sur tout ces corps ? Abuserait-il d’elle ? Le corps de la femme se mit à frissonner. Elle le voulait. Pour elle. Mais pas devant ces soldats. Elle ne voulait pas le réduire au statut d’homme faible face à une femme. Elle ne voulait pas non plus que son image d’imprenable forteresse soit brisée. Il la regarda. Son cœur se mit à battre. Elle avait chat. Elle devait faire quelque chose. Son cœur explosa quand il prononça ces mots

"Tuez-les tous."

Les crocs de la belle lycan sortirent de sa bouche. Elle faillit en l’espace d’un instant se laisser emporter et lui sauter au coup pour qu’il la possède encore. Plus fort que les autres fois. Plus fort que tout. Mais son élan de bonheur et de rage fut calmé par la main d’Azor qui se posa sur son épaule. Héra lui montra les crocs mais se ravisa bien vite. Sachant qu’il lui serrait utile. Mais surtout qu’il avait raison et qu’elle n’avait pas à lui sauter dessus sans raison. Héra retourna à sa place. Elle allait tous les tuer. Un à un s’il le fallait. Elle regarda Thorolf se mettre en place non loin d’elle. Elle ne le quitterait pas des yeux. Du moins elle tenterait. Du moins elle essaierait de le protéger avec ses petits bras. Thorolf remit son casque. Dans son armure il semblait intouchable et immortel. Héra souffla en mettant son épée devant elle. Déjà elle voyait au loin les elfes apparaitre. Ils étaient nombreux et Héra poussa un soufflement. Les Lycans devaient réussir. Ils devaient se battre pour protéger ceux qu’ils étaient. Héra fit un sourire à Azor qui resta immobile devant les troupes ennemies. La guerre allait commencer. Qui allait mourir, qui allait vivre. Les Dieux ne le savaient pas. Le ciel commença à gronder. Les animaux derrière la belle s’agitèrent. La terre allait boire du sang. Le sang allait boire la victoire. Plus rien ne serait comme avant. La guerre change une personne, Héra allait changer. Elle se tourna vers Thorolf. Un regard différent de celui qu'elle lui portait avant. Un regard qui portait une certaine anxiété. Elle l'observa. Le grand guerrier qu'il était et qu'elle admirait. Elle entra dans son esprit et lui envoya un message que lui seul pouvait entendre. Un message qu'elle ne lui aurait certainement jamais dit s'ils n'avaient pas été en guerre. Mais un message qu'elle pensait tout de même au plus profond d'elle même. Son coeur se serra fort.

« Fais attention à toi… Je t’aime. »


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Izilbêth R. Faelivri
Ephaëlyen accompli
avatar

Messages : 938
Métier : Herboriste/Guérisseuse
Age du personnage : 125
Alignement : Neutre
En couple avec : Seule
Double Compte : Morwën S. Valyriën

Feuille de personnage
Réputation: 0
Avertissement: 0/3

MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Mer 10 Oct 2012 - 17:10



Peu de temps après son inscription sur les listes des combattants de l’Alliance, l’elfe avait été assignée à une bataille. Une bataille qui se trouvait tout prêt de sa demeure. Le lac Miriel qui était un endroit d’habitude si calme et si paisible allait être rapidement foulé par des armées avides de sang. Avides d’une vengeance qui en soit n’était pas forcément la meilleure façon de se battre. « L’issue d’un combat alimenté par la haine est bien souvent aléatoire. » Se souvenait l’elfe. Un grand homme lui avait dit ça, un jour. Il avait sûrement raison. Mais au final, l’elfe s’en fichait un peu. Elle avait hoché la tête à la vue du parchemin qui annonçait la répartition des batailles. Elle avait alors indiqué à l’un des chefs de guerre qu’elle possédait un cheval. Il lui donna alors une adresse où elle pourrait trouver de quoi équiper son cheval. Elle regarda brièvement les diverses personnes présentes dans la salle. De nombreuses personnes avaient répondus à l’appel. Homme comme femmes. L’elfe était surprise de voir le nombre de femmes présentes dans la salle. Elles devaient elles aussi être avides de vengeance, puisque c’était un mot qu’elle avait entendu à de nombreuses reprises depuis son arrivée dans la salle. Le brouhaha était presque effrayant. Les hommes se serraient joyeusement la main et les femmes, les trais tirés se préparaient déjà à l’assaut. Izilbêth, elle, était toujours aussi ignorante de la raison pour laquelle elle venait de s’enrôler dans cette guerre. Silencieuse, effacée, l’elfe n’était désormais qu’une guerrière parmi tant d’autres et cet anonymat lui plaisait tout particulièrement. Ici, personne ne savait qui elle était. Elle avait tenté de retrouver l’elfe croisé plus tôt dans la maison de l’ancien, mais il y avait tellement de monde que cette tentative était vaine. Elle avait remarqué une jeune femme seule, dans un coin de la salle. Peut-être qu’elle aussi n’avait personne avec qui partager ce nouvel événement qui allait changer la vie de quiconque y participerait. Elle s’approcha alors lentement de la jeune femme, reculant sa capuche sur son crâne afin qu’elle puisse voir son visage.

« Ma sœur, j’ai l’intime conviction d’être la seule en ces lieux à ne pas savoir pour quelle raison faisons-nous la guerre et surtout contre qui. Accepteriez-vous de m’expliquer ? » Murmura-t-elle tout bas en elfique afin que seule la jeune femme l’entende. Les grands yeux éberlués de l’elfe lui firent comprendre qu’elle n’était pas au courant de quelque chose qu’ici, tout le monde savait. Elle resta littéralement stoïque, si elle avait sourcillé, elle se serait sûrement attiré les moqueries de l’elfe en face d’elle. Celle-ci la regarda un long moment sans rien dire avant de lâcher un long soupir triste en regardant autour d’elle vaguement. Visiblement, une nouvelle avait profondément attristé le peuple elfique et elle n’était pas forcément à l’aise de voir qu’elle était la seule à ne pas avoir été mise au courant de cette triste nouvelle. Lentement, calmement, l’elfe lui expliqua en quelques mots les raisons pour lesquelles elles allaient se battre dans les prochains jours.

« Et bien ma sœur, sachez qu’un de ces loups puant à osé porter une atteinte grave à notre peuple. Narya Galdariel, a été assassinée par Shun Atiël, l’un de ces membres hystériques de cette meute ; les Crocs Noirs. Ils s’en sont pris sauvagement à une personne qui était chère à notre peuple et Ayliän, le commandant de notre armée a lui-même vengé dame Galdariel. Ces chiens puant de Crocs Noirs veulent désormais vengeance alors nous nous devons de répondre à leurs attaques. »

Izilbêth paru surprise à l’entente de ces mots. Narya Galdariel était une femme d’importance auprès du peuple elfique. Izilbêth avait connu un loup par le passé, il était tout sauf violent envers les autres et de savoir que ces « chiens » comme disait cette femme s’en était pris à une représentante de son peuple mettait la jeune elfe hors d’elle. Le peuple avait été vengé, mais désormais, les Crocs-Noirs cherchaient vengeance et ils feraient tout pour l’obtenir. Izilbêth remis sa capuche afin de cacher son visage et s’inclina face à la jeune femme qui lui rendit un salut courtois et rigide comme les elfes avaient l’habitude de le faire. Il lui fallait désormais s’équiper, elle et son cheval. Bien que ce soit une prise de risque pour elle et son compagnon, elle ne se voyait pas fouler les terrains du champ de bataille sans la bête. Il était toujours dans l’un des box de la caserne, attendant patiemment le retour de sa maîtresse lorsque celle-ci arriva les bras chargés d’une armure qu’elle venait tout juste d’acheter pour lui. Elle avait en effet gagné une somme confortable de pièce d’or durant tout le temps ou elle avait vagabondé entre les diverses contrées. La bête leva immédiatement la tête en voyant sa maîtresse et sortit la tête par la petite fenêtre que faisait la porte du box. Il vint alors doucement frotter son museau à l’épaule de l’elfe qui le regardait d’un air tendre.

« Wilwarin, mon ami.. »

Elle lui donna une caresse affectueuse sur le chanfrein avant de délicatement ouvrir la porte du box. La bête se recula afin de laisser entrer sa maîtresse et lentement, elle commença à harnacher la bête. Izilbêth se souciait plus de la sécurité de son cheval que de la sienne. Le savoir blessé ou bien affaibli par cette guerre lui serait une peine bien plus douloureuse que de se voir amputée d’un bras. La bête sentait que quelque chose se passait. Qu’il en allait de leurs deux vies. Mais Izilbêth n’avait pas de temps à perdre à rassurer l’animal qui restait toujours aussi placide en compagnie de sa propriétaire. Les boxs voisins se vidaient peu à peu à mesure que les différents cavaliers venaient chercher les chevaux. L’elfe prenait son temps. Elle savait très bien que ce moment serait peut-être le dernier qu’elle passerait avec son cheval sans que les hurlements et les gémissements de douleurs ne deviennent son lot quotidien. Elle ne savait pas combien de temps allait durer cette guerre. Ni les elfes ni les lycan n’allaient abandonner et les rivières allaient sûrement très vite se teinter du rouge que déverseraient les corps meurtris sur le sol durant cet acharnement sanguinaire. L’elfe n’était pas du genre à s’acharner volontairement sur une personne douée de parole. Elle s’était battue par le passé contre un dragon dans une arène aux côtés de nombreux représentant de différentes races. Mais dans les prochains jours qui allaient arrivés, la haine et la rancœur allait emplir les visages de tout le monde. Le sang allait couler comme rarement. Une violence que les terres Ephaelyennes n’avait connu qu’une fois par le passé. Un passé qui était pourtant si lointain. Les pas lourds des armées avançant vers une inexorable fin allaient faire trembler la terre. La faille devant laquelle des hommes et des femmes allaient mourir allait se remplir de carcasses déchiquetées. De nombreux loups allaient périr. De nombreux elfes allaient tomber. Mais tout le monde était concentré sur la seule chose que tout le monde espérait depuis l’annonce de cette guerre ; la victoire. Izilbêth n’avait aucunement de haine envers qui que ce soit. Elle souhaitait juste faire partit des rangs de ses frères et sœurs. Si elle pouvait se rendre utile, ce serait une bonne chose.
L’air grave, la jeune femme avait sortit la bête de l’écurie en la tenant par la bride. Le cheval la suivait toujours docilement, comme si de savoir que lui aussi se jetait dans la gueule du loup ne lui faisait pas peur. Petit à petit, les rues de la cité se remplissaient de nombreuses personnes, armées jusqu’aux dents, prêtes à partir elles aussi pour ce bain de sang. Trois jours de marche étaient nécessaires pour se rendre au point de rendez vous avec la mort. Le cheval était prêt, la cavalière aussi. Lentement, elle se mit en selle en regardant autour d’elle. Silencieusement, elle observait tous les visages tirés de ses confrères. La tristesse était visible sur le visage de la jeune femme qui était cependant camouflé par sa capuche. Lentement, elle attrapa les rênes et glissa une caresse affectueuse sur l’encolure de l’animal qui restait immobile, attendant sans broncher que le cortège se mette en route. Le ciel s’était assombri depuis l’instant où la jeune femme avait appris cette nouvelle. Cette terrible nouvelle qu’elle avait si longtemps ignorée. Encore une fois, elle leva les yeux vers ce triste ciel qu’elle venait de provoquer sans même savoir pourquoi. L’épée de son père était attachée à sa taille. Elle l’avait faite travailler par l’un des meilleurs forgerons d’Evanya. Et désormais, cette arme était devenue redoutable. Encore fallait-il que la jeune femme parvienne à s’en servir. Son arc était attachée à son dos tout comme son carquois et sa dague était soigneusement rangée dans son fourreau, à sa place habituelle. Lentement, le cortège pris place. Avançant lentement vers de nombreux jours de souffrance, de peine et de tristesse.



Ils étaient nombreux, très nombreux. Elle n’avait jamais vu de pareille armée. Et pourtant, ils étaient peut-être en infériorité numérique par rapport aux Lycans. Ça, personne ne le savait et ils ne le sauraient peut-être qu’une fois arrivés face à eux. Izilbêth avançait en retrait par rapport aux autres, les regardant de loin sans essayer de se mêler à eux. Les jours de marche défilaient et peu de repos leur était accordé entre chaque levé de soleil. Il fallait avancer rapidement pour rapidement se trouver face aux loups qui devaient déjà trépigner d’envie d’éviscérer les elfes. Izilbêth avait fini par freiner sa peine. Si bien que lorsqu’ils arrivèrent devant la faille immense qui séparait la terre de part et d’autre, l’elfe ferma les yeux. Une dernière brise délicate le long de son cou. Une dernière minute loin de tout cet acharnement. Peut-être était-ce ses derniers instants. Elle n’en savait rien. Lentement, elle lâcha les rênes de la bête qui ne bougeait pas. L’animal ignorait totalement tout ce qui l’entourait. Peut-être allaient-ils tomber ensembles. Elle l’ignorait. Et c’était pour l’instant le cadet de ses soucis. Lentement, elle fit tomber sa capuche en arrière. Ses immenses cheveux bruns se libérèrent et tombèrent le long de son dos qu’elle avait protégé d’une armure noire. L’étalon faisait cliqueter son mors dans sa bouche. Grattant le sol de son antérieur droit. L’animal semblait aussi impatient que les confrères de la jeune femme. Elle, commençait tout doucement à prendre conscience de ce dans quoi elle venait de se lancer. Doucement, elle leva les yeux vers le ciel. Elle s’était glissée entre quelques rangs de cavaliers sans avoir vraiment pensé à chercher où était sa place. Elle avait remis sa capuche afin de se camoufler une nouvelle fois du regard des gens qui pouvaient l’entourer. Elle ne souhaitait pas que l’on puisse lire la crainte sur son visage. Car oui, malgré tout, l’elfe avait peur. Peur de ce qui pourrait lui arriver en ce jour funeste. Un jour qui se terminait. Mais cette fois, la nuit ne serait pas reposante. Le chant des lames remplacerait celui des oiseaux au petit matin. Étrangement, les émotions de l’elfe n’influaient pas sur le temps qu’il faisait. Une main posée sur le pommeau de son épée, elle regardait au loin, restant stoïque face aux grondements des elfes qui se soulevaient face aux encouragements de la femme qui menait cette bataille. Elle ignorait tout ce qui l’entourait. Tout ce qu’elle voulait, c’était voir les têtes de ces lycans tomber, une à une. Cette guerre allait ravager bon nombre de familles. Bon nombre de personnes allaient tomber sous les coups de crocs des adversaires. Il n’importait plus en rien de ce qu’étaient les âmes qui habitaient ces corps. Désormais, tous étaient des animaux sanguinaires. Tous, autant qu’ils étaient allaient se jeter sur leurs ennemis. Seule la souffrance comptait. Tirant son arc, l’elfe sortit une flèche de son carquois. Des flèches offertes par son père, lorsqu’elle su enfin manier l’arc. Peut-être n’allaient-elles atteindre personne. Mais elle espérait pouvoir se laisser accompagner par son défunt père lorsqu’une de ses lames d’argent transpercerait un cœur en son milieu.
Au fond d’elle, elle espérait pouvoir réussir à faire plier un genou à terre à l’un de ces loups présomptueux qui étaient persuadés de gagner la guerre. Bandant son arc, la jeune femme attendait son tour. Elle attendait silencieusement le droit de pouvoir se lancer au grand galop parmi ces terres rocailleuses. Son cheval renâclait. Elle sentait ses muscles puissants se contracter sous ses cuisses. Il voulait plus que tout se lancer dans cette guerre. Il ne voulait plus qu’une chose. Exterminer. Sur son passage, peut-être rencontrerait-il une lame. Peut-être tomberait-il sur sa cavalière qui mourrait écrasée sous le poids de l’animal. Mais Izilbêth lui vouait une confiance toute particulière. Elle savait qu’il la mènerait vers leur propre victoire. Les lèvres rouge sang de l’elfe étaient entrouvertes. Les yeux clos, elle attendait qu’ils s’élancent tous ensembles. Elle sentait les plumes de sa flèche caresser sa joue doucement. Les pas des loups résonnaient comme des tambours de guerre. Elle ne savait au final pas ce qu’il lui faisait le plus peur. Les grondements des loups, ou ceux de la terre enragée. Le monde allait s’écrouler. Demain serait un autre jour. Un autre jour où les lames s’entrechoqueront encore et encore. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un. Ils s’entretueraient tous un à un jusqu’à ce que les plus faible rebroussent chemin.

A Olórin i yáresse
Mentaner i Númeherui
Tírien i Rómenóri
Maiaron i Oiosaila
Manan elye etevanne
Nórie i melanelye?
Mithrandir, Mithrandir, A Randir Vithren
ú-reniathach i amar galen
I reniad lín ne môr, nuithannen
In gwidh ristennin, i fae narchannen
I lach Anor ed ardhon gwannen
Calad veleg, ethuiannen.



L’arc bandé, la jeune femme attendait silencieusement l’arrivée de ceux qui allaient, en ce jour funeste être ses ennemis jurés. Le visage levé vers le ciel, elle priait les dieux. Espérant que ceux-ci soient cléments avec son peuple. Bien que ce soit totalement vain, elle continuait d’y croire. Encore et encore..

Spoiler:
 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Lun 29 Oct 2012 - 12:42





L'Alliance arrive par la Plaine Infinie et les Rebelles par la forêt des damnés de l'autre côté de la faille frontalière..
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post d'Elanora Mëllys, à chaque nouveau tour plus précisément.)


Muraille de Melehtë : Chaîne de montagnes faisant face au lac Miriel. Elle fut l'un des obstacles des Titans d'autrefois qui bien qu'avec beaucoup de mal finirent par former un passage à travers celle-ci ; La Faille Frontalière (Falkä Lánda en elfique). Melethë signifie "puissant", en clair ; La muraille de la puissance.

Tour de défense : Une tour de guet munis de quelques arbalètes imposantes. Elle surveille la Faille Frontalière par le sud.

Falkä lánda : Plus communément appellée "La Faille Frontalière" puisqu'elle s'étend sur les deux contrées en traversant la frontière. Son gouffre est sans fin, le néant noyait dans une obscure et froide faille. Un ravin immense déchirant la grande Muraille de Melehtë, trace des titans d'autrefois. Il est possible de la contourner pour se retrouver de l'autre côté mais il faut être prudent car les éboulements sont très fréquents et la chute est mortelle. C'est certainement de par ce chemin que les lycans s'en viendront.

Lac Miriel : Le joyau d'Evanya, un paradis terrestre pour toutes personnes de toutes races se voulant de connaître l'endroit le plus agréable et reposant d'Ephaëlya. Malheureusement cette belle image se voit tâcher par la triste et dangereuse forêt des damnés se rattachant à la plaine à la frontière séparant Evanya de Thaodia. De nombreuses rondes de troupes militaires s'engagent à défendre la plaine des menaces environnantes. Le lac Miriel fait face à la Muraille de Melehtë.

Forteresse Alpha : Ancienne forteresse n'étant plus l'ombre que d'elle même. Une riche idée d'un haut-gradé maintenant disparu avec les siens lorsqu'elle fut assiégée par des hordes d'Ambrales. A la base, le riche lycan se voulait d'ériger la plus belle et grande des forteresses de Thaodia, d'où son nom. A présent, plus personne n'y met les pieds depuis le massacre mais certaines rumeurs laissent à penser que de nombreux Ambrales y grouillent encore.
(Ambrales : voir bestiaire)


Tour de Sên : C'est un lieu de culte pour tous les elfes. Cette tour rend hommage à Sên, la divinité de la Nature. Elle alimente le courage et l'honneur des elfes. La destruction de celle-ci pourrait bien faire perdre la raison à certains et en démotiver d'autres à combattre. Il est impératif que ce lieu soit protégé.

Territoire des Nord-Bois : Zone territoriale de la meute de Nord-Bois.

Plaine infinie : La Plaine infinie est une très vaste étendue verdoyante. Aux abords du lac Miriel, sa faune et sa flore enrichissent de plus belles la beauté de ses terres. Où la bataille se déroule, elle sépare le lac Miriel de la fameuse Muraille de Melehtë. Aux abords de la Muraille, la verdure disparaît et meurt, étouffée par la roche.

Océan des Titans : Elle enlace Ephaëlya de ses eaux et la berce de ses vagues. Elle est l'œuvre des Titans d'autrefois qui submergèrent les terres s'accolant à l'ancien monde.





La nuit est tombée bien vite comme-ci le jour se voulait de fuir la bataille, laissant à la lune se cacher derrière quelques épais nuages noirs. L'air semble plus froid et du gouffre s'échappent quelques souffles caverneux.




Alliance :
- 200 faucons d'Evanya (soldats elfes) sont sous les ordres d'Elanora Mëllys.
(6 Faucons ont investi la tour de défense au sud de la Faille Frontalière, celle-ci est munie d'arbalètes de grandes tailles et 20 Faucons protègent la Tour de Sên, au nord de la Faille.)

Total :
- 200 soldats elfes

Rebelles :
- 130 guerriers enragés de Drack sont sur le point de charger en utilisant des prisonniers comme bouclier humain (50 prisonniers elfes et humains prêts à être sacrifié.)
- 30 chiens de guerre transformés en loup attendent le signal.
- 30 mercenaires de la Confrérie de l'Ombre (fidèles à Héra Calliope).

Total :
- 190 lycans de Drack




Elanora Mëllys, Meneuse de l'Alliance à la Muraille de Melehtë, conseillière & garde personnelle du commandant de l'armée
Thorolf Gunnar, Meneur des Rebelles & chef de la meute de Drack
Izilbêth R. Faelivri, Faucon d'Evanya & guerrière solitaire
Wulfstan Treabaen, baroudeur des grands chemins & fier guerrier nain
Liam Menethil, chirurgien schizophrénique instable des Dracks [Abandon]
Logan Ditesin, Capitaine de section & stratège de l'Armée d'Oryenna [Abandon]
Héra Calliope dit La Rose Noire, grande guerrière des Dracks & compagne de Thorolf Gunnar [Passe son tour]


(Après que tous les guerriers aient posté, Elanora démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------






Encerclant la Faille Frontalière du côté d'Evanya, les archers elfes se tenaient prêts depuis quelques minutes. Leur corde tendue en direction des hauts arbres morts de la forêt des damnés, ils espéraient faire mouche du premier coup afin d'y éviter une confrontation brutale.

Les grands arbres noirs au loin se mirent à tanguer de gauche à droite, d'énormes branches semblèrent tomber sur le sol pour s'y briser.
Les lycans approchaient... tandis que la nuit gagna sur le jour. De sombres et épais nuages cachaient de moitié cette lune si triste d'un tel spectacle.

La forêt lycane semblait subir la marche grossière des troupes ennemies, jusqu'à ce que finalement, une partie sortit des bois. Des monstres, des barbares, grognant leur furie à presque en vomir leurs tripes. Les fers de leurs armes s'entrechoquèrent, applaudissant cette guerre comme des enfants à un spectacle de marionnettes.

Nul doute sur l'identité de l'adversaire qui se dévoila bien vite devant ses chiens, alors qu'une bonne partie se devait encore d'être dissimulée à travers la forêt, les protégeant. Un imposant barbare sortit des rangs pour y faire face, tournant le dos à l'Alliance, il ôta son casque afin de parler aux siens, marchant en va et vient le long de la première ligne de front.

- Ce sont les Dracks... échappa le lieutenant Arcandë.
~ Oui... Thorolf Gunnar, le boucher du marécage. suivit, inquiète, le capitaine Mëllys.

Aucun bruit derrière et autour d'Elanora Mëllys, à croire que l'Alliance avait fuit, bien qu'elle était toujours là, souffrant en silence, attendant le grand choc.

Effroyable surprise que de voir surgir parmi les rangs ennemis des esclaves en piteux états, trainés dans la boue, les vêtements arrachaient. Une cinquantaine peut-être plus, des hommes et des elfes, formant à présent la première ligne de front de l'ennemi.

Une vague de panique submergea l'Alliance par quelques murmures incendiant le courage et l'honneur des combattants de la justice. Mais envers et contre tout, le silence se brisa par quelques cris de stupéfaction lorsque les troupes barbares du vil Thorolf Gunnar enduisirent d'un liquide, probablement inflammable, les pauvres innocents. Leurs pleures se firent entendre de tous, des cris, des gémissements collectifs... une véritable abomination.

- Par Sên, mais que font-ils???
~ Vous le savez aussi bien que moi... murmura Elanora, dépitée d'un tel sadisme, au lieutenant Arcandë.

Personne ne s'attendait à un tel retournement de situation.
Les monstres du marécage se servaient de la pitié des elfes et des hommes pour les détruire psychologiquement. Les esclaves n'étaient que de simples appâts à ce sentiment dévastateur qui déferla sur les troupes de l'Alliance. La jeune Elanora se sentit dépassée par les événements. Une situation détestable pour un haut-gradé que de ne pas savoir quoi faire en un moment aussi critique.

Une idée vint finalement à germer en son esprit.
Le capitaine Mëllys s'avança de quelques pas sur le flanc droit de la Faille Frontalière.
Entre elle et les lycans, un gouffre énorme les séparait, régurgitant quelques souffles macabres des profondeurs.

Se tenant debout, seule, elle appela un Faucon tenant une torche.
Celui-ci s'approcha d'elle, ne sachant réellement ce qu'elle allait faire.
Mais tous comprirent bien vite, lorsque le jeune elfe enduisit la flèche du Capitaine et l'enflamma.

- QU'ALLEZ-VOUS FAIRE, CAPITAINE?? LES NOTRES SONT LA-BAS!! hurla le lieutenant, sachant pourtant le dessein de la chef.

Le capitaine Mëllys fit mine d'ignorer et tendit sa corde, laissant au flamme embrasser la pointe de sa flèche. Elle se devait à présent de se concentrer, sa cible était énorme mais difficilement acceptable. Finalement, ses doigts libérèrent la corde qui expulsa la flèche haut dans le sombre ciel, passant au-dessus du gouffre. Mais qui malheureusement chuta à quelques mètres du bord et comme une larme de feu, celle-ci disparut dans le néant de la Faille.

Les rires sarcastiques des lycans se firent entendre, se moquant personnellement d'Elanora Mëllys et de ce coup raté. Chose qui irrita la jeune guerrière, respirant nerveusement avant que la rage n'emplisse son cœur. Elle s'avança à nouveau d'une vingtaine de pas à presque être face aux troupes de Thorolf, le borgne.

Le jeune faucon l'a suivit sous ses ordres, enduit une nouvelle flèche et l'enflamma.
Cette fois, la jeune guerrière s'accroupit afin d'exercer une forte pression sur le sol pour y tendre la corde de toute ses forces. Les flammes caressèrent son visage de souffles chauds, sa rage contenue, elle se concentra sur sa cible. Respirant profondément, son cœur suivit le rythme. Et d'une déchirante délivrance, elle y murmura quelques mots en lâchant la corde.

~ Que Sên me pardonne.




La flèche fendit l'air, passant au-dessus de Falkä lánda, ce gouffre gigantesque, avant de se planter violement dans le ventre d'un des esclaves qui s'enflamma aussitôt. Réaction en chaîne, tous les esclaves à proximité s'enflammèrent chacun leur tour pour finalement former une muraille de chair et de flammes d'une cinquantaines de corps hurlants à la mort. Une véritable barrière de feu s'imposa devant les troupes de Drack. Il fallait, à présent, en profiter.

~ ARCHERS, AVANCEZ ET TIREZ!! hurla la jeune guerrière.

Horrifiés d'un tel acte de la part de la meneuse de l'Alliance, les archers se devaient pourtant d'obéir car les ordres étaient les ordres. Tous s'avancèrent à hauteur du Capitaine Mëllys, que ce soit du flanc gauche ou droit du gouffre. Tous s'accroupirent mais n'enflammèrent leur flèche, il n'était plus utile d'embrasser quoi que ce soit à présent mais personne ne tira.

~ JE VOUS AIE DIT DE TIRER!!! insista la guerrière.

Malheureusement personne ne comprenait ce geste déloyal de la part du Capitaine qui se devrait de supporter son acte toute sa vie durant si elle se voyait survivre à la guerre. Mais soit, son choix, aussi effrayant soit-il, ne laissait plus d'obstacles majeurs entre les Rebelles et l'Alliance, bien plus encore, ce brasier aveuglait momentanément les barbares du marécage.

~ TIREZZZZZZZ!! reprit une nouvelle fois Elanora Mëllys avec plus d'insistance en envoyant une troisième flèche.

Cette fois, une salve d'une bonne centaine de flèches passa au-dessus du gouffre, se précipitant vers les troupes ennemies telle une pluie de larmes à travers l'obscur firmament.




Mais sans attendre l'impact, le Capitaine ordonna de charger afin d'y donner un semblant de surprise.

~ A L'ATTAQUEEEE!!

La charge fut immédiate, les cavaliers prirent le dessus sur celle-ci, suivit des épéistes en laissant les archers à bonne distance, couvrant les premières lignes de front. Les deux flancs de Falkä lánda furent prisent d'assauts par l'Alliance, se précipitant en direction des troupes ennemies et de son impitoyable chef.

Le massacre avait commencé...



[HRP]
Spoiler:
 


_________________



Dernière édition par Elanora Mëllys le Mar 27 Nov 2012 - 19:28, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Lun 12 Nov 2012 - 12:25

Trouvant son chemin à la lueur d'un feu mourant, il l'avait vu travailler. Une grande aiguille dansait dans sa main, suivant un tracé ésotérique et précis ; les nœuds et les boucles d'une couturière des anciens temps. Sous son aiguille, le corps de la femme contractée et frémissante faisait bouger la table en bois. Une fascination morbide le poussa à avancer, jusqu'à ce qu'elle se tourne vers lui son pâle visage ensanglanté, plantant l'aiguille dans la chair. Elle s'adressa à lui sur un ton maternel

"Je suppose que tu es son amant. Tu as toi aussi été infidèle, c'est à ton tour de te faire recoudre."

Son père avait des cheveux d'or. Et sa mère, de cendres.

---------------------------------------------------------------------------------------



Malgré l'impatience et la soif de sang de ses troupes, Thorolf attendit. Un geste peut-être déplacé de la part d'un barbare sanguinaire, mais qui renforçait sa propre réputation de tyran réfléchi. Ce n'était pas à eux de charger impunément en embrassant leur fatalité. Ce n'était pas à eux de faire comprendre aux elfes qu'ils n'étaient que des bêtes. Il fallait attendre qu'ils se rapprochent. Attendre qu'ils se changent en guerriers impétueux à leur tour afin de combattre un peuple soumis à une misère si instable par le sang qui rappelle à l'ordre une seule et unique volonté : tuer. Des monstres. Les opposants avaient l'avantage de pouvoir attaquer à une très longue distance. Un savoir que tout lycanthrope ne pouvait rivaliser. Une technique ancestrale qui a fait la réputation de la race elfique par la solidité de son arc et la pointe meurtrière de ses flèches. Néanmoins, il attendait patiemment que la lutte au corps-à-corps se fasse dans la plus terrible des férocités. Car c'était dans ce contact brutal qu'un véritable lycanthrope pouvait retrouver une source de chaleur aussi agréable qu'être parmi une famille saine et joyeuse. Une bestialité insatiable que les autres races restaient impuissantes car cela était une connaissance qu'ils ne pouvaient maîtriser mieux que les loups. Thorolf préservait sa position pour garder son avantage à lui. Mais il était conscient qu'entre sa position et celle du leader des elfes, un chemin ouvert et fatal semblait prêt à être souillé de leur sang. Une route de pierres et de terre sèche suppliaient d'être abreuvés. Une situation que le cannibale avait planifié contentieusement une stratégie pour réduire les pertes … Ou en augmenter brutalement en utilisant les prisonniers. Il n'était pas un simple lycanthrope avec des crocs et des griffes. Il avait su porter la toge du monstre morbide capable d'éradiquer, d'annihiler et d'exterminer un être sous toutes ses coutures afin de recycler les corps. Pourquoi donc fallait-il enterrer des corps dénués de douleurs, remplis d'organes, de peau corporelle et de sang ? Tout était recyclable pourtant ! N'était-il pas plus utile de se nourrir de charognes devant l'ennemi pour alimenter sa panse en même temps que l'horreur ? N'était-il pas judicieux de tuer son prochain pour l'ouvrir entièrement et s'y installer à l'intérieur entre organes et une chaude et épaisse couche d'hémoglobine pour ne pas mourir de froid ? Et pour finir, n'était-il pas plus séduisant de catapulter des corps au-dessus de plusieurs têtes afin de couvrir le ciel d'une nouvelle couleur : celle d'un tapis de défunts nauséabonds et horriblement mutilés symbolisant la folie insensé des Drack ?

L'œil perçant du cannibale toisa le regard de son ennemie à un bon nombre de lieux d'ici. C'était avec le corps ébouillanté de sueur et capable de dompter une nervosité qui semblait être baigné entre la furie et l'excitation que le chef de meute s'apprêtait à charger. C'était l'heure. L'heure de satisfaire le plaisir sadique des gueux dans une éternelle rivalité qui ne s'estompera jamais. L'heure de commettre un puissant génocide encore capable d'exciter la verge d'un vieux centenaire sénile et impuissant. L'heure, oui c'était l'heure et …

« Fais attention à toi… Je t’aime. »

Une terrible chute. L'âme de Thorolf se refroidit intensément. Son visage à l'intérieur du heaume d'acier se décomposa comme une floraison déchue, passant d'une haine enflammée d'assurance à un doute profond et incertain. Ses muscles violemment contractés se détendaient lentement, bercés par cette vérité inattendue. Co … Comment ? Bien entendu, tout deux s'étaient exprimé leur amour dans le regard, le sang, le sexe et la violence … Et dans d'autres directions bien plus vicieuses. Mais jamais le "mot", la confession fatidique avait franchi leurs lèvres. Jamais. Et c'était à cet instant précis qu'Héra jugeait important de dévoiler ce terme qui lui pompa une grande partie de sa concentration. Son cœur se noua et déchargea une énergie remplit de passion qui fit vibrer son cœur d'une telle force qu'il eut du mal à respirer. Soufflant comme un bœuf à l'intérieur de sa cage de fer, il renonça à la regarder par-dessus son épaule. Il savait que s'il le faisait, le fait de voir son visage de guerrière, son corps de chienne tant désiré et son odeur de femelle avaient un risque de le convaincre de rebrousser chemin et de renoncer à cette guerre, quitte à éliminer tous ses hommes pour détruire les témoins de cette soudaine faiblesse de la part du tyran. Il ne devait pas faiblir … Et pourtant ce désir commençait à serpenter à l'intérieur de ses veines comme un mal rongeur capable de liquéfier ses intentions pour les remplacer par d'autres beaucoup plus significatives ... Il voulait l'embrasser avec amour. La violer dans une sauvagerie commune. Le doute le faisait tressaillir. Un dilemme cauchemardesque qui était l'auteur de ses écoulements de sa sueur. Y avait-il un autre monde, baigné dans une lumière purificatrice, qui l'attendait en-dehors des remparts de sa folie meurtrière ? Est-ce que la guerre, la sienne, celle de son existence, pouvait aboutir à une conclusion ? Y mettre un terme serait-il possible en fin de compte ? La guerre pouvait-elle disparaître ? Pouvait-elle mourir alors que lui demeurerait en vie ?!

Une longue tige meurtrière déchira le ciel … pour plonger dans les abysses nocturnes du fossé. Des rires se déclenchaient autour de lui, de l'animation, de la vie … Alors que lui restait aussi immobile qu'un mort, suant par la pensée, enfermé dans un brasier imaginaire où se détenait une vérité absolue. Il brûlait. Comme si la flèche enflammée l'avait percuté en pleine poitrine, fondant son armure d'un feu blanc phosphorescent. Thorolf avait deviné les intentions de l'archer … Mais il ne bougea pas. Peut-être par flemmardise. Ou peut-être parce qu'il en avait absolument rien à foutre que des esclaves pouvaient être incinérés vivants alors que lui semblait être dans une lutte constante entre son cœur et son esprit. Le temps se figea dans un ralentit grotesque et désagréable. Il apercevait au loin des mouvements de l'archer qui tenta de rectifier son tir. Un tir meurtrier qui enflammerait les condamnés à la même cadence que la furie des lycanthropes et le doute chez les elfes. Elle devait tirer. Elle devait les tuer. Tous les tuer. Devenir une meurtrière à son tour. Porter le fardeau de plusieurs âmes et de les accepter comme ferait un Drack. Les elfes n'étaient pas si différents en fin de compte. Ils pouvaient évoluer avec des principes raffinés, mais au lieu d'utiliser la diplomatie selon leur coutume, c'est une soif de sang qui se comptait en litres qu'Aylïan et son armée avaient besoin d'abreuver. Les pauvres … Dans ce conflit à grande échelle, c'était eux qui se montraient aveugle sur leur réelle nature. Un monstre n'était pas né par le biais des veines d'un loup. Mais d'une entité qui a assez de désespoir pour exploser une rage en corrompant ses propres valeurs. Les seuls êtres qui reniaient cette toute puissance, cette synergie entre la haine et la force, se trouvaient en face de son œil valide. Ce jour, les Drack n'allaient pas combattre des elfes. Mais des meurtriers primitifs. Et c'est en laissant son esprit former cette seule pensée qu'une confirmation brutale surgit à nouveau dans le ciel avant de frapper durement un esclave : une flèche enflammée.

Le tir était parfait. Thorolf l'avait à peine remarqué. La flèche transperça un esclave qui en une demi-seconde se mit à se consumer de haut en bas dans un purgatoire de flammes. Le reste du troupeau était collé les uns sur les autres pour y retrouver un contact protecteur, l'image d'un bouclier qui pourrait retenir leur vie de leur corps maudits. Mais tous se sont enflammés sans même avoir eu le temps de regretter cet espoir de couverture. Un véritable incendie commença à se propager à la vitesse de l'éclair devant les rangs des Drack.




Les fidèles du premier rang furent d'ailleurs grièvement touchés, six soldats portaient leurs mains tremblantes sur leur visage rongé par un feu vivant. Les soldats étaient outrés, surpris par ce retournement de situation …. Mais un fou rire sauvage et gras se déclenchait aussitôt. Le fait de voir leurs confrères brûlés autant rapidement que les esclaves, percevoir leurs bras voler dans des moulinets incontrôlables étaient ridiculement drôles. Mais Thorolf ne partagea pas tout de suite cet humour. Cet élément, ce feu quasi ancestral, réveilla à nouveau la haine infinie du chef de meute. Peu à peu, il comprit qu'il avait été distrait par la déclaration de sa femme, mais qu'en même temps, il avait voulu que les elfes débutent un conflit sans espoir de retour. La chaleur ardente embrasait les corps sous un orchestre d'hurlements sordides et inhumains, brûlant au passage les armures des troupes de la canicule si significative. Une flamme jaune brillait dans l'œil valide du vieux titan lorsqu'il s'exclama impunément :

"Chiens de guerre, foncez au nord en vous abritant derrière les arbres avec trois troupes de soldats ! Liam, tu passes avec eux et tu m'ouvres ces pantins à mon signal !"

Les elfes n'attaquaient pas encore. Peut-être subjugué par ce terrible spectacle qui était un événement habituel aux yeux des Drack. Mais peu à peu, lui-même comprit que le ciel allait s'assombrir sous une pluie épaisse de flèches d'un noir ébène. Corps calcinés ou vivants, cela n'avait plus d'importance. Les cris s'étaient estompés, mais la chair était encore dure.

"Héra et le reste, avec moi. Empaler les corps et levez-moi des boucliers !"

Très vite, les soldats se mettaient à réagir comme des automates. Plusieurs piquiers se mirent dans les deux premières rangés pour perforer les charognes en feu et les soldats blessés qui eurent le souffle coupé lorsqu'une hallebarde transperçait chacun de leur thorax. Les corps étaient levés de telle sorte qu'un plafond et des murs latéraux de chair étaient réalisés pour protéger une bonne partie des troupes : Un char d'assaut mortuaire et sanglant qui pourrait les protéger de l'assaut des archers. Cette défense avait un inconvénient, il n'était pas parfait, il y avait des failles à certains points et le bloc devait se déplacer plus lentement. Mais cela serait bien suffisant pour parvenir presque tous jusqu'aux rangs des opposants. Ayant libéré le chemin en soulevant les cadavres enflammés, le bloc en formation de tortue commençaient leur marche en faisant le tour par le sud. Liam et les chiens de guerre continuaient sans doute de longer l'entrée de la forêt par le nord. Soudain, une première vague de flèches s'abattirent sur les corps. Des guerriers tombaient à la renverse définitivement morts. Mais pourtant, ceux qui tombaient étaient ramassés par des piquiers derrière eux pour les lever et garantir davantage de protection. Plusieurs volées de flèches se plantaient sur les cadavres, déstabilisant les défenses mais n'affectant en rien la cadence. Plus les tirs s'effectuaient, plus les corps inanimés chutaient par terre dans un bruit mât, récupérés ensuite par leurs compagnons à l'arrière. Les fidèles suffoquaient à l'intérieur, grognaient sauvagement car tous se bousculaient pour tenir leurs rangs. Thorolf dû même catapulter un soldat d'un violent coup de poing pour qu'il cesse de toucher Héra. Le soldat fut éjecté de la formation pour subir un torrent de flèches qui perça la totalité de sa chair. Le cannibale ramena sa femme contre son buste pour garder un œil et un contact physique sur elle. Impossible de deviner son état d'esprit. C'est avec la confiance d'un maître qu'il marchait pas après pas. Mais qu'en était-il pour elle ? Un sergent se mettait à s'égosiller pour se faire entendre de la nouvelle situation qui se présentait à eux :

"Ils chargent !"

Une bonne nouvelle. Les Drack auraient subis plus de perte avec leur faible vitesse si les elfes étaient restés sur leur position. Et cette attaque de la part du peuple opposé confirma ses pensées : ils étaient devenus des monstres. Ils ne tenaient déjà plus en place, aveuglés par un sentiment qui était bien loin de leur paix coutumière : la haine. Ils désiraient corps et âme commencer un conflit pour le finir au plus vite. Que Sên les regarde et les exploite comme des vulgaires pions de combat … Car c'est ce qui allait effectivement se produire. La moisson avait déjà commencé.

"Serrez-vous, bande de vers ! Ne les laisser pas vous atteindre !"

Les guerriers s'exécutaient en poussant des grognements frustrés. Il sentit une chaleur délicieuse émanée de son sexe. Le fessier d'Héra ne cessait de se frotter sur son entrejambe tout en marchant comme elle pouvait. Lui tenta de séparer ceux qui osaient la presser comme un citron de plusieurs coups de coude. Il espéra qu'elle n'allait pas suffoquer avant de combattre … Il tentait de protéger cette précieuse créature qu'était sa femelle, mais il savait que bientôt … Il n'aurait plus assez de yeux pour veiller sur elle. Il recouvra son ventre de son bras robuste, puis la ramena contre lui. Le vieux colosse poussa ses dernières gouttes d'humanité bien au-delà de la Bête dans cette dernière étreinte.

Vous ne combattez pas pour Drack, ni pour Thaodia … Vous combattez pour MOI !"

C'est avec cette conclusion que Thorolf s'écarta de sa femme, bouscula ses soldats pour briser la formation en poussant un terrible rugissement sauvage et presque inhumain. Les boucliers humains s'effondraient pour laisser place à une meute enragée en quête de meurtres. Les bras levés et armés, le chef de meute ne se fit pas prier pour se mettre à découvert à peine à quelques mètres des premiers rangs elfiques, accompagnés de très près par ses bouchers psychopathes. Les elfes avaient eu l'avantage … Maintenant, c'était à leur tour de le reprendre … par la force.





[HRP]

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Izilbêth R. Faelivri
Ephaëlyen accompli
avatar

Messages : 938
Métier : Herboriste/Guérisseuse
Age du personnage : 125
Alignement : Neutre
En couple avec : Seule
Double Compte : Morwën S. Valyriën

Feuille de personnage
Réputation: 0
Avertissement: 0/3

MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Sam 17 Nov 2012 - 3:56





Le déclin du soleil avait été rapide, comme si celui-ci avait voulu se cacher de l’horreur à venir. Tout le monde autour de l’elfe était tendu. Personne ne semblait accepter la situation dans laquelle ils s’étaient retrouvés. Silencieux, concentrés, chacun d’eux se fixaient d’un air grave. Ils savaient tous qu’ils courraient vers un funeste destin. Mais tout le monde ici ne voulait qu’une chose : que tout se fasse rapidement afin d’avoir une chance de pouvoir revenir vivant de ce massacre. Un massacre qui allait sûrement laisser des traces dans les esprits de tous. Chaque personne ici espérait revoir quelqu’un, un proche, un membre de leur famille. Izilbêth, elle, n’avait personne à revoir. Elle espérait juste pouvoir vivre un peu plus encore pour continuer de vivre une petite vie paisible comme elle l’avait toujours eu. Malgré sa solitude, elle savait que son père la voyait là où il était. Elle savait qu’il la protègerait. Mais peut-être était-il en train de la maudire de prendre de tels risques. Il ignorait sûrement à quel point ce sentiment d’inexistence la tiraillait, jours après jours. Depuis toujours, elle était restée dans l’ombre afin de venir en aide aux personnes qui avaient besoin d’elle, mais jamais elle n’avait vraiment eu le sentiment de se sentir réellement utile. Elle regardait autour d’elle, se demandant quelle était sa véritable place dans ce monde dans lequel elle se sentait légèrement de trop. Elle avait fini par abandonner tout espoir de vivre normalement, elle avait besoin de vivre une vie palpitante. Elle voulait sentir son cœur battre dans sa poitrine. Sentir qu’elle était vivante et qu’elle méritait la vie dont elle bénéficiait. Elle ne voulait pas être vivante uniquement pour vivre, justement. Elle voulait prouver à son père qu’elle méritait de vivre. Lentement, elle prit une longue inspiration, rouvrant les yeux vers un ciel presque noir. C’était une nuit sans étoiles, elles aussi s’étaient cachées. La lune avait fuit elle aussi. Tout ici était réuni pour que chaque être se sente oppressé. Oppressé par une noirceur qui fut rapidement brisée par la barrière de feu qui s’affichait devant les lycans. Les hurlements et les gémissements des prisonniers vinrent jusqu’aux oreilles de la jeune elfe qui se crispa. Ils voulaient déstabiliser leurs ennemis et y parvenaient aisément. Prendre pour bouclier, des alliés et des frères de sang, n’avaient fait que déchainer un peu plus la soif de vengeance des elfes dont le visage se tiraillait désormais de grincement de dents des plus énervés. Le cheval d’Izilbêth piétinait, il voulait foncer au combat et écraser un à un les lycans, sentir leurs os craquer sous ses sabots qui martèleraient le sol un peu plus fort à chaque foulée. L’armure dont le cheval avait été affublé cliquetait contre la cote de maille qui recouvrait presque intégralement son poitrail. La bête renâclait, grattant le sol en piétinant. Izilbêth était toujours aussi concentrée, visant le ciel comme si elle avait voulu le transpercer de sa flèche. Puis, la première salve de flèches s’abattit sur les lycans, comme une pluie acide tombant sur des personnes se pensant à l’abri. De nombreux corps tombèrent sous les flèches qui les transperçaient de part et d’autre. Les esprits des elfes s’échauffaient de plus en plus. Ils voyaient les lycans approcher petit à petit vers eux. Izilbêth, qui avait envoyé sa première flèche tentait de viser pour la seconde, son cheval restant cependant relativement immobile alors qu’elle ne tenait même pas les rênes. La bête saurait quand elle pourrait se lancer, afin de foncer toujours plus vite vers sa cible. Cependant, l’elfe tendit l’oreille vers la commandante de l’armée et le message fut clair. Exterminer.


Le galop était rapide, les sabots des chevaux frappaient le sol avec une violence inouïe à mesure que ceux-ci s’approchaient de leur cible. Les lycans s’étaient séparés en deux blocs distincts. Izilbêth murmura alors tout prêt de l’oreille de la bête qui soufflait de plus en plus. Lentement, la jeune elfe tira son épée, faisant siffler la longue lame d’argent héritée de son père contre son fourreau.

« dˈɛgi ni ˈulunn »


Elle ordonnait à son cheval d’écraser le moindre lycan sur son passage. Elle n’hésiterait pas désormais. S’il le fallait, elle s’occuperait d’achever elle-même l’un de ces chiens qui avaient osés capturer des membres de son peuple pour en faire de vulgaires boucliers. Désormais, le visage de l’elfe était déformé par la haine, son regard translucide témoignait son désir de mort. Elle voulait voir la vie de ces hommes et femmes les quitter sous sa lame. Venger la mort de ses frères, venger ces Hommes bons, qui se battraient à ses côtés et qu’elle verrait sûrement tomber. La haine de la jeune femme éleva de grandes bourrasques de vent qui agitaient désormais les terres qui vibraient sous les sabots des chevaux qui fonçaient tout droit vers leurs cibles. Brandissant son épée vers l’avant, la jeune femme s’apprêtait à percuter de nombreux corps sur son passage. Son cheval, fièrement dressé galopait, comme si l’envie de tuer était présente en lui après les mots de la jeune femme. Désormais, il était trop tard pour reculer. Il fallait tuer pour survivre, sans quoi, la mort serait atrocement douloureuse. Si elle tombait au combat, elle serait sûrement dévorée vivante par un de ces loups qui n’hésiterais pas à l’éventrer au milieu du champ de bataille. Elle et son cheval devaient rester en sûreté. La course folle paraissait interminable. Les cavaliers avançaient en un bloc soudé en direction des quelques lycans qui s'étaient dirigés vers eux. Aucun des deux groupes ne savait qui allait gagner, mais tous allaient se battre. Désormais, seul le grondement des sabots des bêtes et les hurlements guerriers occupaient -l'espace qui, quelques instant auparavant était si calme. La nature allait se cacher pour laisser les deux clans s’entre-tuer dans un bain de sang interminable. L'aurore serait rouge. Sên pleurerait ses enfants morts pendant qu'Izilbêth, le visage couvert de sang, continuerait de se battre, telle une furie. L’impact avec les loups allaient bientôt se produire. Tenant fermement son épée, l’elfe avait lâché les rênes, elle se contenterait de pencher le poids de son corps d’un côté ou bien d’un autre pour que son cheval tourne. Leur osmose allait très probablement leur sauver la vie. Mais la roulette Russe était un jeu dangereux et le but de ce jeu était d’en tirer son épingle, la mort allait devenir son leitmotiv. Survivre.



Spoiler:
 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Mar 27 Nov 2012 - 22:54

Bien. On m'a placé avec l'infanterie, comme il le faut. Mes haches vont pouvoir se régaler du sang adverse. Je regarde autour de moi les soldats qui attendent le choc avec l'ennemi. Voir un Nain au milieu d'une armée d'Elfes tsss...ça me rappelle une petite légende que Papy m'avait raconté ou des Elfes, des Hommes et un Nain défendaient une forteresse. Même que le Nain n'y voyait rien Là je m'égare.

La tension était palpable dans l'air. Tous attendaient d'en découdre avec ceux qu'ils considéraient comme des meurtriers et des sauvages. Personnellement je suis juste venu donner une leçon aux Elfes et m'éclater un peu. Je pris rapidement une gorgée de bière et m'éclaircis la gorge avant de lancer d'une voix forte
Vous savez ce qu'on dit par chez moi sur vous? On se moque souvent des Elfes en disant qu'ils passent leur temps à natter des poneys ou à manger de la soupe. Mais il y a une chose qu'on a jamais nié! Et c'est votre talent de guerriers! On connait vos prouesses au combat et on sait à quels points vous êtes doués! Alors ce soir, vous allez me le prouver! Montrez-moi la férocité des Elfes! Montrez-moi que vous avez du coeur et de la rage à revendre! Ne leur cédez pas un pouce de terrain et le premier qui replie aura affaire à moi! Faites gicler le sang de ces chiens et préparez-vous à revoir vos ancêtres! Ce soir, nous dînerons ensemble en ENFER!!!!
J'accompagnais ma dernière phrase d'un geste du bras, levant haut l'une de mes haches puis me tournait vers mon voisin
Tu tiens le compte Blondinet? Le perdant offre une tournée de ce que le gagnant veut ça marche?



Haches en main, j'attendais le contact avec l'armée Lycane, comme tout Nain qui se respecte, en tenant sa position fermement, ancré comme un roc sur le plancher des vaches. Qu'ils essayent de me déloger d'ici. S'ils y arrivent, je leur donne une médaille...et un grand coup dans la gueule.

Un peu plus loin, je voyais des Elfes lancer une charge. Un peu moins d'une centaine à vue de nez. J'ai aucun ordre à donner mais je ne sais tout de même pas quoi faire s'ils viennent à être débordés. Tenter une contre-offensive de soutien au risque d'affaiblir notre flanc? Ou alors tenir la position dans le but d'encaisser une contre attaque de la part des loups, dans le risque de voir les troupes qui ont attaqués se faire massacrer? Raah c'est tendu. Voyons avec les hommes. Voir leurs frères se faire décimer porterait un coup au moral mais rompre la formation pour une tentative de secours risquerait de nous coûter plus que ce que ça pourrait nous rapporter. Et ça pour le moral c'est catastrophique. D'autant qu'une formation brisée pourrait nous faire perdre la bataille. Non. Il faut mieux la jouer à la naine
Tenez vos positions! Soyez plus durs que la pierre et plus tranchants que vos lames! Pas de quartier et les 30 premiers sont pour moi! YYYAAAAAARRRGHHH!!!!



A la mort! Pour l'honneur, le sang et la bière!

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: La chaîne...   Mer 9 Jan 2013 - 9:26




L'Alliance arrive par la Plaine Infinie et les Rebelles par la forêt des damnés de l'autre côté de la faille frontalière..
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post d'Elanora Mëllys, à chaque nouveau tour plus précisément.)


Muraille de Melehtë : Chaîne de montagnes faisant face au lac Miriel. Elle fut l'un des obstacles des Titans d'autrefois qui bien qu'avec beaucoup de mal finirent par former un passage à travers celle-ci ; La Faille Frontalière (Falkä Lánda en elfique). Melethë signifie "puissant", en clair ; La muraille de la puissance.

Tour de défense : Une tour de guet munis de quelques arbalètes imposantes. Elle surveille la Faille Frontalière par le sud.

Falkä lánda : Plus communément appellée "La Faille Frontalière" puisqu'elle s'étend sur les deux contrées en traversant la frontière. Son gouffre est sans fin, le néant noyait dans une obscure et froide faille. Un ravin immense déchirant la grande Muraille de Melehtë, trace des titans d'autrefois. Il est possible de la contourner pour se retrouver de l'autre côté mais il faut être prudent car les éboulements sont très fréquents et la chute est mortelle. C'est certainement de par ce chemin que les lycans s'en viendront.

Lac Miriel : Le joyau d'Evanya, un paradis terrestre pour toutes personnes de toutes races se voulant de connaître l'endroit le plus agréable et reposant d'Ephaëlya. Malheureusement cette belle image se voit tâcher par la triste et dangereuse forêt des damnés se rattachant à la plaine à la frontière séparant Evanya de Thaodia. De nombreuses rondes de troupes militaires s'engagent à défendre la plaine des menaces environnantes. Le lac Miriel fait face à la Muraille de Melehtë.

Forteresse Alpha : Ancienne forteresse n'étant plus l'ombre que d'elle même. Une riche idée d'un haut-gradé maintenant disparu avec les siens lorsqu'elle fut assiégée par des hordes d'Ambrales. A la base, le riche lycan se voulait d'ériger la plus belle et grande des forteresses de Thaodia, d'où son nom. A présent, plus personne n'y met les pieds depuis le massacre mais certaines rumeurs laissent à penser que de nombreux Ambrales y grouillent encore.
(Ambrales : voir bestiaire)


Tour de Sên : C'est un lieu de culte pour tous les elfes. Cette tour rend hommage à Sên, la divinité de la Nature. Elle alimente le courage et l'honneur des elfes. La destruction de celle-ci pourrait bien faire perdre la raison à certains et en démotiver d'autres à combattre. Il est impératif que ce lieu soit protégé.

Territoire des Nord-Bois : Zone territoriale de la meute de Nord-Bois.

Plaine infinie : La Plaine infinie est une très vaste étendue verdoyante. Aux abords du lac Miriel, sa faune et sa flore enrichissent de plus belles la beauté de ses terres. Où la bataille se déroule, elle sépare le lac Miriel de la fameuse Muraille de Melehtë. Aux abords de la Muraille, la verdure disparaît et meurt, étouffée par la roche.

Océan des Titans : Elle enlace Ephaëlya de ses eaux et la berce de ses vagues. Elle est l'œuvre des Titans d'autrefois qui submergèrent les terres s'accolant à l'ancien monde.





La nuit noire enveloppe le firmament comme une ombre ténébreuse enlaçant la bataille en l'attente de nouveau volontaire pour la rejoindre. D'épais nuages noires apparaissent et quelques bourrasques de vents s'en viennent à déséquilibrer la charge. Du fin fond du gouffre, on peut entendre grogner le vent fantômatique...




Alliance :
- 200 faucons d'Evanya (soldats elfes et autres cavaliers) chargent en direction des troupes ennemies.
Composition :
100 faucons chargent par le sud, commandés par Elanora Mëllys.
60 faucons chargent par le nord en compagnie d'Izilbêth R. Faelivri.
14 archers restent en retrait.
6 faucons ont investi la tour de défense au sud de la Faille frontalière, celle-ci est munis d'arbalètes de grandes tailles.
20 faucons protégent la Tour de Sên, au nord de la Faille.
- Un nain courageux et téméraire, Wulf Treabaen, se trouve en plein milieu de troupes elfiques, attendant le grand choc.

Total :
- 200 soldats elfes
-1 nain

Rebelles :
- 30 dracks ont péris durant la première attaque elfique.
- Les esclaves ont presque tous péris sous les flammes alors que les autres ont été embrochés par les piquiers lycans.
- 70 guerriers dracks ainsi que 30 mercenaires de la Confrérie de l'Ombre chargent par le sud, en compagnie de leurs chefs, Thorolf Gunnar et Héra Caliope.
- 30 chiens de guerre et 30 autres dracks chargent par le nord sous le commandement de Liam Menethil.

Total :
- 160 lycans de Drack




Elanora Mëllys, Meneuse de l'Alliance à la Muraille de Melehtë, conseillière & garde personnelle du commandant de l'armée
Thorolf Gunnar, Meneur des Rebelles & chef de la meute de Drack
Izilbêth R. Faelivri, Faucon d'Evanya & guerrière solitaire
Maïlyanaë Ràwayëlle, vagabonde des rhaws & assassin en quête de vengeance
Krobor Shraper, colosse dégénéré des dracks & cannibale instable
Wulfstan Treabaen, baroudeur des grands chemins & fier guerrier nain
Héra Calliope dit La Rose Noire, grande guerrière des Dracks & compagne de Thorolf Gunnar [Disparue en pleine bataille]


(Après que tous les guerriers aient posté, Elanora démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Un hurlement inhumain venant des profondeurs du borgne du marécage, Thorolf le sanguinaire, signala la charge des lycans et par la même occasion celle de l'Alliance. Au nord comme au sud de la Faille frontalière, les charges furent accompagnées de cris de guerre elfes et lycans. Les deux camps se précipitèrent avec furie l'un contre l'autre, armes brandissants vers la chair voisine en avançant inexorablement pour enfin se confronter. Les terres rocheuses qui déchiraient la chaîne montagneuse de Melehtë se mirent à vibrer sous les imposants pas des courageux guerriers. Pour certains, ils en seraient leurs derniers avant de sombrer dans l'obscurité pour l'éternité. Lorsque fut le moment précis de l'impact, les troupes elfiques du sud firent une chose qu'elles n'auraient du faire. Elles ralentirent... ce qui entraîna une violente déferlante lycane et repoussa de quelques mètres les troupes de l'Alliance. Mais pourquoi...?

Elanora Mëllys en fut la première surprise en ralentissant elle-même le pas.
Les dracks, des barbares affamés, défigurés et n'ayant à priori aucune notion de la souffrance.
Cicatrices partout au visage et membres manquants, bavant à la vue du sang, la douleur leur semblait bien égale et les frapper au corps ne leur offrirait que de simples trophées. Il y fallait trancher leur tête ou encore sectionner les carotides pour les mettre hors combat définitivement. Mais il était trop tard, d'ici quelques pas, tout allait changer, tout allait se perdre dans un sanglant chaos et la meneuse aurait pu hurler ses conseils de toutes ses forces que personne ne l'aurait entendu.

Peut-être avait-elle était trop vite... peut-être n'avait-elle pas pris le temps de réfléchir.

Les piquiers lycans furent les premiers à embrocher les elfes. Ce fut les premiers morts, ils furent empilaient sur les lances qui elles-mêmes soutenaient les corps des esclaves calcinés. Une énorme masse noire fit face à Elanora Mëllys, Thorolf Gunnar en personne, poussant un hurlement de rage comme jamais elle n'en avait entendu. La jeune elfe ne pouvait laisser passer cette occasion et retira da sa ceinture ses deux dagues jumelles. Lorsqu'elle fut à quelques centimètres du borgne, elle prit de l'élan et sauta sur celui-ci de sorte à basculer sur le côté. Son corps, si fin soit-il, ne toucha guère le sien mais d'une de ses dagues, elle enfonça la lame à travers l'épaulière droite du monstre et la retira tout aussi vite avant de reposer les deux pieds au sol, derrière lui.




Une fine coulée de sang s'étendit sur 3 centimètres de sa lame. Vu la stature imposante du chef de meute, ce n'était qu'une simple blessure mais le but du capitaine Mëllys n'était autre que désavantager les reflexes du monstre en frappant à l'épaule. Elle aspirait à ce qu'il n'en soit que plus faible. Se relevant au milieu des troupes lycanes, elle lança un bref regard au borgne avant de s'infiltrer dans la mêlée ennemie. Les présentations étaient faites!

Elle s'était mis à courir à vive allure, tranchant des gorges, s'aspergeant de jets de sang lycans. 1, 2 , 3, 4 ... 8 ... elle ne les comptait plus, les morts qu'elle engendrait sur son passage. Mais jusqu'où pourra-t-elle aller comme ça... jusqu'où pourra-t-elle courir et se faufiler à travers la masse sombre des dracks sans se faire embrocher. Elle se savait presque perdue et plus rien n'avait d'importance qu'à tuer avant d'être tué, alors elle courait encore et encore. Et comme un ver à travers une pomme, les elfes les plus agiles perforèrent les troupes dracks et suivirent l'avancée de leur chef. Une infiltration des plus héroïque mais néanmoins suicidaire.





Quand elle arriva miraculeusement au bout, elle aperçut au loin des troupes noires avançer en compagnie d'Héra Calliope. A cette vision, la jeune guerrière épuisée se sentit partir, mais un jeune guerrier elfe posa sa main à son épaule avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience et ne la sorte de sa torpeur.

- Capitaine... ils sont trop... nombreux... nous... nous n'y arriverons pas... capitaine.

Aux mots de l'elfe, Elanora détourna le regard et vit ses camarades chuter dans le ravin, poussés par la seule force de la charge lycane.
Oui, ils étaient trop nombreux et bien plus forts. Oui, la bataille du sud était perdue d'avance en espérant que celle du nord fasse mieux.

- Vous êtes blessée, capitaine.

Le regard d'Elanora se porta à son abdomen où une tâche de sang se mit à s'agrandir à travers le tissu en-dessous de son armure. Elle avait été touchée, semblait-il, durant sa course effrénée et la gravité de l'entaille lui était inconnue et se devait mieux de le rester. D'autres elfes se joignirent à la conversation, tous en piteux état, défigurés par l'horreur. Quelques bourrasques de vents déferlèrent sur le champ de bataille à l'avantage des elfes. Le vent était fort et pouvait aider l'Alliance du sud à pousser les lycans dans le vide. Il fallait en profiter.

~ Nous devons former un arc de cercle autour des troupes lycanes et les mener vers le ravin.
- Comment-ça? Et les troupes noires? Elles arrivent! s'interloqua le jeune combattant.
~ Nous n'aurons pas suffisamment de force pour nous occuper de tout le monde... faites circuler l'information, soldats. reprit la meneuse en posant le regard sur chacun des 5 elfes autour d'elle.
- Vous avez compris! lança le jeune guerrier aux autres qui partirent par les flancs des montagnes pour éviter le bain de sang.
~ C'est notre dernière chance... notre dernier salut. échappa fébrilement Elanora en laissant sa chevelure se détacher au vent.

Les bourrasques ne venaient directement du ciel au-dessus d'eux mais du nord, guidées par une force autre que celle de la nature.
Etait-ce Sên... en tout cas, cette pensée lui redonna espoir.

Au centre de la bataille s'étaient concentrées les troupes lycanes et elfes. Combattants férocement pour leur survie en tapissant de sang la roche. Et si toute cette essence de vie s'en venait à former une rivière elle en aurait résulté d'une effroyable chute se déversant en le gouffre. Les cris et la souffrance des elfes s'entremêlaient avec les rires lycans entre folies et euphories. La victoire était proche mais l'Alliance n'y prendrait part. Elle allait payé l'impatience et la haine de la meneuse elfique qui, bien que trop tard, comprit son erreur.

Sur le côté Est de la bataille, des elfes formèrent un arc de cercle non sans mal, une chaîne afin d'étrangler la bataille et la repousser vers le vide.
Les 40 combattants de la justice s'avancèrent alors et refermèrent les rangs en obligeant les lycans à se diriger vers le ravin tandis qu'ils ne comprenaient réellement la stratégie, bien trop occupés à se battre.

- CAPITANE MELLYS, LES TROUPES NOIRES SONT A 100 METRES!
- N'Y PRETEZ PAS ATTENTION! CONTINUEZ DE REPOUSSER L'ENNEMI VERS LE GOUFFRE!!!!

- Capitaine, et nos hommes en la bataille? Il faut les prévenir! s'inquièta la jeune recrue.

En repoussant les troupes, certains elfes tombèrent sous les lames, brisant alors la chaîne qui se reformait par un nouveau venu et ainsi de suite.
Mais combien de temps pouvait t'elle encore durer... Faisant mine d'ignorer les mots du jeune guerrier, Elanora ordonna de continuer.

~ REPOUSSEZ LES! NOUS Y SOMMES PRESQUE!

De nombreux lycans chutèrent alors, basculant dans le vide infinie de Falkä Lánda, la Faille frontalière. Quelques elfes ne purent s'échapper de cet entonnoir, payant l'irresponsabilité d'Elanora Mëllys et le spectacle vue du nord se devait d'être atroce. Mais la chaîne continua à étrangler la bataille. La meneuse espérait tant voir Thorolf Gunnar chuter à son tour et qu'importe les pertes elfiques.





- CAPITAINE MELLYS, LES TROUPES NOIRES!!!! hurla l'un des faucons horrifié.
~ JE VOUS AI DIT DE....

La parole d'Elanora Mëllys fut interrompue lorsqu'une longue lame noire transperça son corps, brisant ainsi son armure sans la moindre difficulté. La lame s'y extirpa doucement et la jeune elfe se retourna, désappointée. En face d'elle, Héra Calliope, entourée de ses ombres guerrières, nettoya sa lame de son gant tout en affichant un léger rictus de victoire. Les regards des deux femmes se croisèrent, l'une était souriante, l'autre se savait perdue. Un fin filament de sang s'échappa de la bouche d'Elanora, et l'entaille était parfaitement visible en son ventre, suffisamment pour noyer le sol de son sang. La jeune elfe s'effondra par terre telle un pantin délaissé par la vie. Le visage d'Héra fut le dernier qu'elle croisa avant de perdre connaissance.

Les guerriers noirs de la sorcière s'occupèrent ensuite des elfes de la lignée afin de libérer les troupes lycanes de son étreinte.
Alors, de leur dernière force, les elfes de la chaîne exerçèrent une puissante pression pour y faire chuter le maximum de guerrier dans le fossé... le dernier cri de guerre de l'Alliance du sud...


[HRP]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Sam 12 Jan 2013 - 16:01



La guerre.
La guerre ne meurt jamais.

Depuis la nuit des temps, depuis que nos ancêtres ont découvert le pouvoir de tuer avec de simples pierres, le sang a été versé au nom d'une divinité, de la vengeance, de la justice ou même simplement de la folie meurtrière. Des innocents appauvris ont répandu le sang à la recherche de richesses et de sécurité. La bourgeoisie s'est construite pour de l'or et de la terre et ainsi naître un empire hiérarchique. Même les elfes ont transformé leur peuple exsangue en une surpuissance économique. Mais la guerre ne meurt jamais. Elle résonne au nom de la discorde, le moyen brutal d'éliminer l'oppresseur. Qu'importe la victoire, la fin d'un conflit ne détermine pas qui avait raison … Mais qui a survécu. Elle était leur sublimation. Leur pardon. Leur raison inexcusable d'arborer le visage de leur maladie. Leur raison de repousser davantage une existence supplémentaire jusqu'à un avenir toujours incertain. D'ébranler le monde suffisamment fort pour que les élus puissent encore les entendre … Et encore les craindre. En ce bas monde, rien ne vit et ne meurt. Seul le temps se permet d'éradiquer un élément purement naturel, de le faire disparaître entièrement. La guerre restera toujours en vie tant que le cannibale sera vivant.
La tension était palpitante, elle se faisant entendre distinctement en montant en crescendo. L'espoir et un sentiment de surpuissance gonflaient aussi bien les cœurs que les veines qui se remplissaient d'afflux intenses. Les rires moqueurs et les hurlements de rage, le tambourinement de pulsations féroces qui faisaient vibrer leur corps, l'écume de bave qui s'échappait de plusieurs gueules ouvertes ... La charge avait débuté et c'est d'ailleurs par ce seul instant où elfes et lycanthropes pouvaient au mieux se ressembler les uns des autres. Hache à la main, l'alpha courrait en tête avant de se faire dépasser par les piquiers. Il resta à l'arrière, son œil froid et méticuleux analysant des archers qui seraient susceptibles de vider entièrement leur carquois … Le cannibale se sentait immédiatement visé, mettant tout son corps en mouvement pour esquiver au mieux les redoutables flèches. Il entendit encore des couinements pitoyables derrière son épaule. Des Drack devaient encore en train de subir la dangereuse adresse de ces pitoyables êtres à sa place. Qu'importe ces sous-êtres qui osaient mourir avant le combat … Lui devait survivre. Même si cela devait lui coûter son peuple. A quelques mètres seulement de l'impact, l'influence de leur férocité dominante avait prouvé encore une fois qu'elle était toujours l'emblème de leur force primitive. L'intimidation se dégagea de la meute, les elfes ralentissaient sensiblement la cadence, le regard fort mais devenu inquiet … La collision était imminente. Le vieux colosse souriait à dévoiler ses crocs carnassiers. Les piquiers fonçaient tête baissée, embrochant au passage les soldats du premier rang avant de retirer épées et haches de leur fourreau respectif.

Immédiatement, le combat de front était devenu une boucherie bordélique composée d'une centaine de gémissements différents. Les corps se poussaient, les lames s'infiltraient dans la peau, les membres partaient à la volée au-dessus de leurs têtes … Une multitude de corps ensanglantés tombaient sur les vivants avant d'être repoussés brutalement, d'embrasser le sol et de se faire piétiner par un troupeau de guerriers. L'honneur d'un combat loyal n'existait pas. "Se foutre sur la gueule" impunément convenait mieux à la description d'un tel désordre. Un autre puissant rugissement se déploya à nouveau comme un signe de mauvais augure pour ses adversaires, mais redonnant force et courage à sa lignée. Thorolf décapita autant de têtes qu'il put, tranchant les membres avec une brutalité quasi-inhumaine. Son oeil valide était en éveil, repérant tout ceux qui essayaient de l'atteindre. La loyauté des Drack lui offrit une couverture en encaissant les coups à sa place, ce à quoi le chef pouvait catapulter son poing en atteignant heurtant un visage à longues oreilles. Il repoussa ses fidèles sur les côtés pour obtenir un espace vital. Une erreur de sa part apparemment, car une guerrière osa l'attaquer avec une précision chirurgicale. Thorolf ne la vit pas arriver, mais à l'inverse, il avait senti sa peau s'ouvrir en y dégageant une brûlure atroce au niveau de sa clavicule. Son regard toisa cette personne infecte ... Des cheveux d'un blond lumineux qui contrastait énormément avec les couleurs de la bataille. Une stature fine, mais possédant une solide vélocité et très probablement un cerveau en ébullition ... Tout comme lui. Elle devait être la meneuse. Ses yeux coléreux, capable de franchir tous les défis ... Dont celui-ci.

Le chef de meute n'eut pas le temps de foncer dans sa direction car rapidement elfes et lycanthropes s'interposaient au milieu, la dissimulant derrière. Il la perdit de vue rapidement ... Thorolf pesta un juron. Elle se croyait héroïque alors qu'elle condamnait son peuple dans une destruction qu'elle ne pouvait comprendre. Il ne la blâma pas. La faute revenait à Aylïan, ce chien qui du haut de son trône pensait sans doute combattre dans une idéologie juste. Bien au-delà de son caractère conciliant, il n'était qu'un pantin qui se trouvait au même niveau que les rebelles. Condamner toute une armée pour venger la mort d'un seul être. N'est-ce pas là un choix pragmatique, une décision qui va à l'encontre de sa propre morale ?

*Aylïan ... Tu es un parfait idiot. Mais je te trouverai ... Je dévorerai ta lignée devant toi, puis je te laisserai en vie. Tu es tellement brutale que la mort ne m'effraie pas. Car après ce jour, tu me remplaceras.*

Brusquement, quelqu'un le bouscula. Thorolf reprit rapidement ses esprits dans une réalité où la douleur était à l'origine de tout ce sang versé. Mais le vieux colosse en voulait plus. Un elfe adroit parvint d'ailleurs de profiter de cette pénalité pour lui tirer une flèche au bras. L'alpha gronda d'une voix caverneuse, incapable de retirer la flèche tant l'action était omniprésente. Il se contenta de briser le bois avant d'attraper un de ses javelots, puis de le lancer dans sa direction. Mais un elfe en plein combat avec un fauve le ramassa à sa place. La vermine ! Un ruisseau sanguinolent s'échappa de la plaie ouverte ... Cela l'avait handicapé, il ne pouvait plus se battre avec sa lourde hache pour le moment. Il la relâcha à terre, puis joua des poings en fracassant mâchoires et déformant le plus de visage qu'il pouvait rencontrer. Ses gantelets pouvaient parer les coups de lame, mais malheureusement il devenait plus vulnérable. Il espérait simplement vivre assez longtemps pour que sa régénération puisse garder son âme déchiré à l'intérieur de ce corps monstrueux.
La sueur et les plaies coulaient abondamment … Mais l'alpha tenait bon. Il ôta rapidement l'épave qui lui servait d'armure en le laissant glisser à terre. Il handicapait ses mouvements désormais.




Il possédait encore des ressources, sa faiblesse étant sa vitesse bien plus réduite que la plupart des elfes. L'occasion rêvé de profiter de l'environnement pour additionner des victimes supplémentaires.

"Mettez-vous tous derrière moi ! Allez, allez !"

Deux groupes tentaient de battre en retraite jusqu'à se retrouver dos au chef de meute. Ce dernier chargea comme un bélier avant de percuter deux boucliers qui résista au choc. Ses guerriers aliénés firent de même. Il s'empara des boucliers, puis poussa en utilisant toute la force de ses bras. Le ravin se trouvait juste derrière eux, mais seul ceux de la dernière rangée tentait d'alarmer leurs compagnons du réel danger que se cachait cette simple lutte au corps-à-corps. Très rapidement, des cris effroyables remplaçaient les mises en garde. Les guerriers elfiques tentaient vainement de contourner l'attaque … Mais en vain. Thorolf arracha son heaume et l'écrasa sur un elfe qui voulut le prendre à revers. Il estima de les aider au mieux en hurlant exagérément de douleur :

"GRAAAaarRAAARGHH !"

Les Drack accompagnaient cette moquerie pathétique en s'exclamant de plus belle, certains crachaient du sang en s'étouffant à moitié de rire. Un chœur formé de lamentations douteuses résonnait dans l'air. Le moral de ses troupes reprenait le dessus, appréciant l'humour. Leurs vociférations se retrouvaient mêlées à celles des elfes en chute libre. Une sinistre mascarade qui pourtant ne faisait que forger l'identité de la meute. La pression devenait si forte que les bras tremblaient de chaque soldat commençaient à trembler furieusement, canalisant également toute leur attention dans ce simple but : pousser. Mais l'attaque ne dura pas aussi longtemps qu'il l'avait espéré. En effet, des escouades ennemies se mirent à les encercler afin de répéter le même stratagème. Les Drack durent se résigner à sortir leurs armes pour combattre des deux fronts, toujours en ayant l'audace de propulser pieds et épaules pour ralentir leur cheminement jusqu'au rebord du ravin. Un piège diabolique en somme qui commençait à se retourner contre eux. Plusieurs Drack glissaient avant de tomber, non sans essayer d'enfermer un elfe dans ses bras avant d'embrasser leur fatalité. Thorolf grogna de plus belle ... Ils étaient piégés et les effectifs commençaient à salement diminués. Il fallait agir ... Vite, une stratégie ... Mais laquelle ? Comment s'enfuir de son PROPRE piège ?

Ce qu'il vit au loin lui redonna des ressources endurantes. Héra et la Confrérie approchaient ... Non pas vers lui, mais vers Elle. La chef impérieuse qui l'avait blessé avec une agilité déconcertante. C'0était une honte de n'avoir rien vu venir, mais très excusable dans un aussi beau merdier. La transpiration coulait abondamment sur tout son corps déjà rempli de larges contusions ouvertes, de poussières et du sang qui appartenait à son rival, refusant de s'assécher en accueillant toujours des flots supplémentaires.

*Plus vite Héra ... *

Une dizaine de lycanthropes chutaient en même temps en bas. Thorolf cracha un autre juron ... Car il devenait impuissant. Mais Héra avait atteint son but. Elle se tenait juste derrière la meneuse de l'Alliance, la fixant d'un regard qu'il ne connaissait trop bien. Un regard si intense à faire pâlir le plus brave des guerriers. Le temps s'était soudainement ralentit ... Thorolf oublia même qu'une lutte physique était toujours présente. Héra leva la lame. L'elfe se retourna. Le visage de cette dernière se transforma, passant de la colère à la décomposition de sa confiance dans la bataille. Elle savait ce qui allait arriver durant cette si petite seconde. L'arme de sa chienne la transperça, pénétra profondément sa peau. Son corps se mit à basculer en arrière, ses yeux ouverts avec efforts pour ne pas succomber dans l'inconscience. Mais cela était trop tard ...
Les elfes l'avaient remarqué. Ils prenaient pour cible sa femme, c'était une évidence extrême. Mais également Thorolf qui était toujours à deux mètres du rebord. D'autres fidèles tombaient à la renverse avant d'exploser leur voix. Il fallait faire quelque chose ... Et quelque chose d'assez gros et osé pour déstabiliser leurs rangs : la transformation. Le chef de meute beugla de mettre cet ordre à exécution. Les elfes profitaient de cette occasion en or de redonner des coups d'épées tant que les lycanthropes n'avaient pas abouti à leur métamorphose. Plusieurs tombaient à terre, la carotide étroitement déchirée.

Nénamoins, une nuée de fauves sauvages commençaient à reprendre le dessus, repoussant et annihilant davantage les forces de l'Alliance.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Izilbêth R. Faelivri
Ephaëlyen accompli
avatar

Messages : 938
Métier : Herboriste/Guérisseuse
Age du personnage : 125
Alignement : Neutre
En couple avec : Seule
Double Compte : Morwën S. Valyriën

Feuille de personnage
Réputation: 0
Avertissement: 0/3

MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Lun 21 Jan 2013 - 3:43




Le galop des chevaux semblait interminable. Couchée sur l'encolure de la bête, l'elfe observait fixement les lignes ennemies vers lesquelles ils allaient se jeter. La mort attendait bon nombre de personnes de l'autre côté de ce mur d'hommes hurlant à la mort. Les lycans étaient tous animés d'une folie meurtrière dans laquelle il avaient tous pour objectif de faire tomber le plus de têtes possibles. Le sang avait déjà commencé à couler plus loin, de l'autre côté de la brèche, vers laquelle se battaient déjà frénétiquement les elfes contre les lycans. Au fond du gouffre, résonnait des grondements sourds, significatifs de la terre qui se déchaînait sous les pieds des combattants. Plus rien ne pouvait désormais faire changer les choses. Rêver d'un jour meilleur ne pouvait être que la solution utopiste qui permettait aux plus pessimistes de garder un quelconque contact avec le rêve. Mais désormais, il n'y avait plus de place pour le rêve. Tous les yeux étaient désormais braqués sur Evanya où le choc était imminent. Probablement des dizaines, voir des centaines d'elfes avaient déjà péris ailleurs. Et la simple pensée de dizaines de cadavres empilés. Les cadavres de ses frères et soeurs, rendait l'elfe folle de rage.

Une rafale de vent plus violente encore secoua les arbres qui commençaient à se coucher sous la puissance du souffle provoqué par la haine de l'elfe. Le ciel s'était soudainement assombris, comme si la lune avait voulu se cacher derrière les nuages. Désormais, il faisait nuit noire. La seule lueur qui éclairait les lieux étaient la rangés d'esclaves qui brûlaient au loin. Empalés sur des lances, les esclaves constituaient une barrière de feu entre les elfes et les loups. Le tonner commençait à secouer les cieux qui renfermait désormais toute la haine que pouvait contenir la jeune femme. Son cheval galopait toujours plus vite, toujours plus fort. La bête semblait gonflée à bloc et ne ressentais aucune peur. Le cheval était régis par une folie meutrière que l'elfe connaissait bien à son monture. Cette bête était, avant de représenter le seul ami que pouvait posseder la jeune femme, un animal emplis de haine et de violence. Sûrement battu lors de sa jeunesse, il avait été lié à l'elfe au premier regard qui les avaient unis. De nombreuses chûtes avaient valu une complicité à toute épreuve que la jeune femme était la seule à partager avec cet animal. Animal qui tuerait n'importe qui oserait approcher sa maîtresse d'un peu trop près.

Les guerriers à cheval suivaient l'elfe de près. Certains brandissaient leurs épées, d'autres des lances, tandis que les plus habiles tiraient toujours des flèches. Izilbêth, elle, qui était désormais en tête de ligne, pointait son épée vers l'avant en direction des lycans alors que, à présent à quelques mètres de l'impact, le cheval de l'elfe ralentissait la cadence, ses foulées se faisant soudainement plus lourdes et plus écrasantes. Toutes les montures se préparaient au choc, les cavaliers se redressèrent, près à recevoir la violence de l'impact entre les poitrails de leurs montures et les ennemis qu'ils allaient sûrement écraser sur leur passage. Les hurlements des lycans faisaient ralentir les bêtes qui suivaient Izilbêth d'une confiance presque aveugle. La jeune femme serra alors ses jambes, son cheval agitant la tête en accélérant de nouveau la foulée.



Beaucoup de sang coulera cette nuit..


Soudain, le temps sembla s'arrêter. Les yeux s'exhorbitèrent pour certains, se fermèrent pour d'autres tandis que la mort perforait déjà certains coeurs. Les hommes et les femmes tombaient sous la violence de l'impact des cavaliers. Certains d'entre eux étaient déjà désarçonnés tandis que d'autres s'agrippaient fermement à leurs montures afin d'éviter la chûte. Izilbêth, elle, sentit les muscles de son cheval se déployer sous son corps. L'animal, puissant, enfonçait profondément ses sabots dans la boue qu'avait causé les piétinements des lycans. Des hurlements de douleurs s'échappèrent de certaines bouches tordus par la haine, la peur et l'affolement. La lame de l'elfe, conduite par une haine instinctive, vint violemment s'écraser dans le corps d'un lycan. Préférant éviter certains regards, la jeune femme continuait d'avancer à cheval, la bête mettant à terre de nombreux hommes de la simple force de son poitrail alors que la lame d'argent de la jeune femme continuait de virevolter parmi les loups qui tentaient de saisir l'elfe afin de la désarçonner. Wilwarin sautait adroitement par dessus les corps ou même les épées tendues vers ses membres, évitant ainsi une blessure assurément mortelle pour lui. Soudain, la lignée lycane fut traversée. Les cavaliers, ou du moins ceux qui n'avaient pas été désarçonner dans l'attaque étaient à présent derrière les troupes ennemies. D'un mouvement sec, la monture se cabra et fit demi-tour sur ses postérieurs, faisant alors de nouveau face aux lycans qui étaient à présent dos à eux. Les troupes à pieds venaient de rejoindre la bataille tandis que les archers continuaient de couvrir le champ de bataille de flèches meurtrières. Izilbêth se tourna alors vers les cavaliers, dont certains semblaient hésiter à attaquer de nouveau. L'elfe haussa alors la voix, son cheval piaffant et se cabrant d'impatience de retourner au combat.


- Pour vos frères et soeurs ! Pour vos amis, votre femme et vos enfants ! Nous ignorons si notre salut est à la sortie ! Mais nous devons refaire front et attaquer tant que la vie de l'arbre aux lucioles nous emplit ! Frères et soeurs d'armes ! Pour Evanya !

Les épées se levèrent alors que des hurlements de douleur résonnaient depuis le champ de bataille. Du côté du gouffre, de nombreux elfes et lycans tombaient, poussés vers une mort certaine alors que la jeune femme hurla, tenta de donner du courage aux troupes. Soudain, un éclair fendit le ciel et vint s'abattre sur un arbre, l'embrasant rapidement avant que celui-ci ne devienne une torche éclairant le champ de bataille d'une lumière lugubre. Izilbêth tendit alors le bras vers la bataille et lança sa monture dans un galop encore plus rapide que le précédent. Le tonner grondait à présent de plus en plus fortement. La bataille faisait rage, nombre d'entre les elfes allaient périr. Peut-être même elle. Elle l'ignorait. Mais désormais, elle ne pouvait plus reculer. Les forces montées la suivait aveuglément et l'elfe ne pouvait faire preuve d'une quelconque crainte. Elle devait les mener à la victoire, ou bien à la mort. En leur faisant cependant miroiter un retour au foyer.. Les commandants de guerre mentent toujours.



Ce soir là, il n'y aurait ni chants de victoire ni festins. Les divinités pleureront les pertes de leurs créations.


HRP:
Spoiler:
 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Mer 30 Jan 2013 - 22:45


Tout se passa très vite. Un éclair. Un mort. Les images défilèrent devant mes yeux. Enragée. J'étais devenue une bête, un animal.
Comme Dialga.

J'y étais. Je la tenais. Ma vengeance. Enfin. Au bout de la dague. Là, tout près. Je jubilais. Dialga avait peur je le sentais. Il piaffait. Mais il était excité aussi. Première bataille. Et pas des moindres. Son excitation était contagieuse. Je frissonnais d'envie. Toute cette agitation cette mêlée de corps de cadavre de sang de sueur et de lame m'appelait. Mes muscles étaient tendus à l'extrême, prêt au moindre geste. Je respirais vite l'air frais de cette nuit sombre et sans précédent. La source de lumière était apparemment des esclaves qui servaient de mur de feu. L'orage grondait de plus en plus violent. Et j'étais bien. Tendue, mais sereine. Voilà ce que j'aimais dans ma double. Le côté sombre de l'âme. Pas commun pour une elfe certes. Mais la noirceur de l'âme est une chose passionnante. Jusqu'à quel point chacun est_il prêt à aller pour sa survie ? Les elfes sont de nature si calme si tranquille. Mais ce ne sont que tempête sous une mer plate. J'aimais sa. J'aimais la guerre. J'aimais la violence. J'aimais le sang. La corruption. La puissance du mal.

*Cataclop cataclop* Le galops des chevaux semant la mort sonnait comme une douce mélodie à mes oreilles. Le vent s'engouffrait dans mes cheveux, dans ma cape. Mon armure cliquetait au rythme des foulées. Une dague dans une main de dos, l'autre dague avec la main tenant la renne. Je sentais tout. Les muscles de Dialga se tendre et se détendre. Mes futures victimes. L'odeur du sang de la destruction et de la mort. Ma main serrait sur la dague. Le choc était imminent. Tout les guerriers galopaient autour de moi. Ma rage monta. Ma respiration est devenue rauque. Je sentais presque le sol trembler.

Le choc arriva.

Ce fut un énorme massacre. Ne me tenant plus qu'avec mes jambes, lancée au grand galop, je semais la mort. Un coup de dague dans la gorges, je pivotais un second dans l'estomac. Je penchais en arrière pour éviter une lance avant de lancer ma dague sur l'agresseur. Je me penchais pour la récupérer, non sans trancher une jambe ou deux. Et sa repartait. Le cercle de la mort. On voyait dans les yeux de la peur de la rage de colère de la pitié de la vengeance. Mais moi je en voyais rien. Tuer. Encore et encore. Cette phrase me monta à la tête. Je tremblais. Je ne savais pas ce qu'il se passait. Je ressentais un changement en moi. L'adrénaline de la guerre. Je croisais le regard de Dialga. Puis je compris. Sa peut c'était transformée en un sentiment mélangeant rage désespoir et vengeance. Je continuais ma danse mortelle le sourire aux lèvres. J'aimais sentir cette puissance. Je me sentais invincible. Enfin presque.


Une fois la ligne des lycans traversée, je fis retournée ma monture d'un bloc. J'écoutais notre meneuse qui nous exhortait à semer la terreur. Pas besoin pensais-je. Ce même élan, ce même sentiment reprit. Mais beaucoup plus fort. Cette fois je fermais les yeux et libéra sa puissance. Je les rouvris.

Je n'étais plus la même. J'étais devenue un bête, un animal. Sans conscience. Sans remord. Comme Dialga.

Mes yeux s'éclaircirent au point de ressembler a ceux de mon cheval. Couleur foudre. On était en osmose. Comme en suspension dans le temps. Chaque coup vibrait dans ma tête et dans mon bras. Chaque chair déchirait me procurait du plaisir. Je ressentais chaque foulée. Je criais ma rage je la laissais exploser. Un éclair foudroya un arbre, le consumant. Cela créait un ambiance lugubre et maléfique. Les ombres dansaient au même rythme que la lumière. Tout cela ressemblait à un ballet. Le ballet du chaos. Le sang tapait dans mes tempes. J'étais comme un poisson dans l'eau, continuant à voler la vie. A faire gicler le sang pour abreuver la terre. Tout se passa très vite. Et j'aimais ça. J'aimais la mort. La guerre. Une pluie fine se mit à tomber. Sa fraîcheur me ramena à mes pensées. Ce sentiment partit. Quel dommage. Tout cette puissance cette noirceur... C'était bon. L'éclair dans mes yeux disparut aussi. Ce fut bref, mais tellement enivrant ! Je redoublais d'effort et de rage. Je tenais ma vengeance. Oh oui, elle était juste là. Je souriais.

La pluie redoubla. Comme si les Dieux pleuraient les pertes.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Jeu 31 Jan 2013 - 18:55



Un long filet de bave s'écoula depuis la bouche béante de Krobor à la vue des troupes elfiques. Le liquide visqueux entra en le heaume d'un guerrier croc-noir à quelques 60 centimètres en-dessous de ce géant. Le soldat lycan se retourna et fit une mauvaise mine à Krobor.

Mauvaise idée...

Ses énormes mains s'emparèrent de la tête du lycan, et le colosse la retourna à 360° avec une effrayante facilité avant de l'arracher de son corps d'une violence inouïe. Le bruit des ligaments se déchirant excitèrent le monstre. Il porta la tête du croc-noir à hauteur de sa bouche et lécha quelques morceaux de chairs pendouillant le long du cou arraché alors que les guerriers à côté s'écartèrent de lui, effrayés.

- FAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM!!!! hurla t'il en envoyant la tête lycane loin devant lui.

Elle avait un mauvais goût... il voulait de l'elfe... il voulait quelque chose de différent.
Il se lécha les babines en imaginant croquer un morceau de ces êtres si fragiles. Il aspirait à arracher les carotides par dizaine pour s'y abreuver de sang... ouvrir ces sacs des viandes et les vider avant des les dévorer. Les intestins étaient un délice, le cerveau un pur régal mais les nerfs se voyaient être de résistants filaments qu'ils s'aimaient à arracher par simple plaisir sans pour autant les manger car il s'y étranglait à plusieurs reprises en les avalant.

Chair... sang... cadavres...
Krobor était affamé... il ne pouvait plus tenir en place...

Il se mit de mauvaise humeur, c'était trop long.. pire encore, il était le meilleur de sa meute et pourtant, il n'était le meneur des troupes. Il eut fallu que ce soit ce morceau de viande putride de Liam Menethil... il était en première ligne.. et ça, Krobor ne put l'accepter plus longtemps. Le géant des Crocs-Noir bouscula violement les lycans, avançant furieusement vers la première rangée avant de rejoindre Liam lui-même. Il se plaça face à lui et vomit sa hargne. Il prit le lycan par la peau du dos alors que celui-ci se mit à hurler de douleur et rapprocha son visage du sien.

- KROBOR CHEF... LIAM ORDURE!!! hurla t'il en crachant quelques morceaux nauséabonds de salives entremêlés de chairs sur le visage de Liam telle une purée de viande humaine.

Après quoi, le corps du pitoyable lycan fut éjecté comme un vulgaire pantin et frappa violement quelques rochers à cinq mètres de là. Liam Menethil se releva à quatre pattes, effrayé par Krobor et s'introduisit dans les rangs, laissant ainsi au colosse la place de chef.

Quand au sud, le hurlement de son chef, Thorolf Gunnar, retentit, Krobor s'empara de sa longue lame noire courbée et se mit à charger en compagnie des ses acolytes. Levant sa lame, il se voulait de fracasser des crânes et d'y goûter leur contenu. Devant eux, ce sont des cavaliers qui chargèrent et quelques flèches s'en vinrent à s'infiltrer dans la chair lycane. De nombreux croc-noir tombèrent mais cela n'arrêta guère le monstre cannibale.

Ce fut alors le grand choc...
La lame de Krobor coupa quelques têtes, encaissant certains coups avant de les rendre plus violent encore. Il parvint même à s'emparer d'un elfe et de lui arracher la carotide des dents avant de lui croquer un bout d'oreille qu'il recracha tout aussitôt. Les oreilles elfiques n'étaient pas des plus comestibles et il le comprit très vite. Sa violence exprimait une puissance que nul autre pareil ne pouvait avoir. S'en était effrayant... toute cette rage pour de la bouffe...




- KROBOR FAIM!!! hurla t'il à nouveau en plein milieu de bataille.

Une cavalière passa juste à côté de lui, elle semblait être une meneuse car bon nombre de chevaux la suivaient également, mais soit... le colosse continua ses atrocités en exprimant sa faim. Tranchant le buste de quelques elfes, et s'y agenouillant pour y manger la chair, il reçut bien des coups dans le dos qui ne lui fit rien. Au contraire, le repas n'en était que plus grand à chaque contre-attaque! Mangeant trop vite, dévorant tout et n'importe quoi afin de combattre en même temps, Krobor fut prit de spasmes. Il était en train de s'étrangler par un morceau d'intestin bien mal broyé et s'infiltrant dans son œsophage de façon irrégulière. Le monstre se mit à faire valser sa lame dans tous les sens, tuant par la même occasion lycans et elfes avant de se tenir contre le bord d'une falaise pour y déglutir ce qui le gêné. Vomissant ainsi les restes d'elfes, il ne s'essuya la bouche et préféra continuer à perforer des ventres et ouvrir des crânes. Le ciel se mit à gronder et la pluie à tomber, laissant au sang parsemant la sol répandre sa délicieuse odeur.

Tous ces cadavres... toute cette nourriture à terre, piétiner par les guerriers... quel gâchis...
Pourtant, il ne relâcha pas et découpa quelques morceaux de membres de cadavres et autres souffrants. Il continua à découper de l'elfe tout en croquant des bras et des jambes elfiques. Il accrocha quelques membres d'elfes à sa ceinture, ce qui rendit ce monstre bien plus effrayant encore. Une panoplie de bras et de jambes déchirés décoraient son bassin.




Finalement, il ne faisait guère attention à la bataille proprement dit.. il n'avait pas conscience de la guerre... seule la nourriture importait... tant qu'il en avait en abondance, il était heureux. Avait-il seulement la moindre idée de ce qu'était la guerre? Quelle importance...

Alors Krobor Shraper, le dégénéré instable et cannibale des Crocs-Noirs continua sa propre moisson d'elfes.
Un festin mouvementé... mais quel bonheur de pouvoir festoyer en combattant!



[HRP ]
- Buffet à volonté pour Krobor!
- C'est au tour de Wulfstan Treabaen


Dernière édition par Krobor Shraper le Ven 1 Fév 2013 - 12:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Jeu 31 Jan 2013 - 23:14

Je pouvais entendre désormais les clameurs des combats. Nul doute que le massacre devait être sanglant. Je sentais derrière moi les guerriers trépigner d'impatience, ne sachant vraiment que faire, ne recevant nul ordre. Bon il est temps que je m'y mette.
Je retire ce que j'ai dit. On va pas rester là à rien faire pendant que vos potes se font charcuter? Levez vos armes! A l'assaut bande de tafioles!!!! Y'a du loup au menu ce soir!!!

Je m'élançais alors dans une charge que je jugerais moi-même de terrifiante. Haches brandies, un cri de guerre enragé sortant de la gorge et courant droit vers l'ennemi. Les elfes durent me regarder de travers, moi un simple nain, chargeant comme un idiot une horde de loups-garous, puis ils finirent par se ressaisir et j'entendis dans mon dos leurs voix se joindre à la mienne pour ne former plus qu'un rugissement rageur.

La course s'avéra plus longue que prévue, mais mon orgueil m'obligeait à ne pas ralentir, bien que plusieurs elfes m'aient dépassés. J'étais porté par le reste de la troupe dans un élan où la fièvre de bataille faisait oublier tout sentiment de peur ou de fatigue. Nous ne formions qu'une lame qui allait s'abattre sur les chiens. Je ne suis pas tacticien, et nous nous sommes élancés en ligne droite sans savoir si nous attaquions un flanc dégagé ou au contraire, une masse de lycans. Néanmoins, cette attaque devrait obliger les loups à se concentrer sur nous et donner du répit aux autres soldats encerclés. C'est un point non négligeable. A espérer que le moral des lycans vacille à la vue d'une contre-charge alliée et la bataille pourrait bien tourner en notre faveur.

Enfin le contact. Comme je l'espérai, notre approche n'attira pas trop l'attention de la meute et la plupart furent surpris de nous voir. Aussi le choc fut brutal et nous permit d'alléger bon nombre de lycans de leurs surplus de tripes. Bon il est temps de montrer aux elfes comment un nain se bat.
Mes haches volaient, taillant, fracassant, tranchant tout sur leur passage. L'avantage quand on est petit, c'est que personne ne s'attend à devoir viser (ou parer) un coup venant d'en bas. Mon avance n'en fut donc que facilitée et plusieurs lycans tombèrent avant que les autres se rendent réellement compte qu'ils avaient à faire à un Nain. Mais l'effet de surprise s'arrêta là. Un colosse s'avança vers moi, un sourire carnassier aux lèvres. Il brandissait une masse d'arme couverte de sang et me chargea instantanément. J'esquivai le coup en me couchant par terre et me relevai dans l'instant, profitant de son trop grand élan pour me jeter entre ses jambes écartées et lui asséner un grand coup de hache dans le bas ventre. Le géant hurla, s'agenouilla sous la douleur et reçu finalement l'absolution de ma main, son visage finalement coupé en deux par ma deuxième arme.
Une fois cet ennemi à terre, je pus me relever. Je pris rapidement un instant pour me resituer et me rendre compte...que j'étais au beau milieu des forces ennemies. Je ne fis ni une ni deux et me mis à effectuer une pirouette sanguinaire, mes deux haches à l'horizontal. Je fis plusieurs tours sur moi-même, recevant des giclées de sang de toutes part. Au bout de quatre tours, je stoppai la tornade de coup qui s'était abattue sur mes adversaires. J'aperçus l'elfe avec qui j'avais fait le pari avant la bataille.
Hey mon grand! Et de 11!
Il se retourna lorsqu'il entendit ma voix. J'aperçus un sourire se former sur ses lèvres avant de voir du sang gicler abondamment de sa bouche. Hébété, il regarda sa poitrine d'où jaillissait la lame d'une épée. Ses yeux se révulsèrent et il tomba au sol, raide mort
NOOOOOON!!!
Sans attendre, je chargeai son bourreau et lui assénait aussitôt une pluie de coups qu'il ne put tous parer. Sa tête se décrocha de son corps moins d'une minute après avoir abattu l'elfe.

Je repris conscience de l'objectif de cette charge. Dégager un peu la pression exercée sur les autres elfes. Après une longue inspiration, j'élevai la voix et hurlai
Hey les tantouzes? Bandes de petites chiennes en chaleur. Vous vous laissez vous faire torcher le fion par un demi-portion! Venez un peu vous battre. Je croyais affronter des guerriers lycans, pas des pucelles!
Voilà qui devrait les énerver.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Derniers ordres...   Ven 1 Fév 2013 - 22:22




L'Alliance arrive par la Plaine Infinie et les Rebelles par la forêt des damnés de l'autre côté de la faille frontalière..
(Cette carte sera mise à jour à chaque nouveau post d'Elanora Mëllys, à chaque nouveau tour plus précisément.)


Muraille de Melehtë : Chaîne de montagnes faisant face au lac Miriel. Elle fut l'un des obstacles des Titans d'autrefois qui bien qu'avec beaucoup de mal finirent par former un passage à travers celle-ci ; La Faille Frontalière (Falkä Lánda en elfique). Melethë signifie "puissant", en clair ; La muraille de la puissance.

Tour de défense : Une tour de guet munis de quelques arbalètes imposantes. Elle surveille la Faille Frontalière par le sud.

Falkä lánda : Plus communément appellée "La Faille Frontalière" puisqu'elle s'étend sur les deux contrées en traversant la frontière. Son gouffre est sans fin, le néant noyait dans une obscure et froide faille. Un ravin immense déchirant la grande Muraille de Melehtë, trace des titans d'autrefois. Il est possible de la contourner pour se retrouver de l'autre côté mais il faut être prudent car les éboulements sont très fréquents et la chute est mortelle. C'est certainement de par ce chemin que les lycans s'en viendront.

Lac Miriel : Le joyau d'Evanya, un paradis terrestre pour toutes personnes de toutes races se voulant de connaître l'endroit le plus agréable et reposant d'Ephaëlya. Malheureusement cette belle image se voit tâcher par la triste et dangereuse forêt des damnés se rattachant à la plaine à la frontière séparant Evanya de Thaodia. De nombreuses rondes de troupes militaires s'engagent à défendre la plaine des menaces environnantes. Le lac Miriel fait face à la Muraille de Melehtë.

Forteresse Alpha : Ancienne forteresse n'étant plus l'ombre que d'elle même. Une riche idée d'un haut-gradé maintenant disparu avec les siens lorsqu'elle fut assiégée par des hordes d'Ambrales. A la base, le riche lycan se voulait d'ériger la plus belle et grande des forteresses de Thaodia, d'où son nom. A présent, plus personne n'y met les pieds depuis le massacre mais certaines rumeurs laissent à penser que de nombreux Ambrales y grouillent encore.
(Ambrales : voir bestiaire)


Tour de Sên : C'est un lieu de culte pour tous les elfes. Cette tour rend hommage à Sên, la divinité de la Nature. Elle alimente le courage et l'honneur des elfes. La destruction de celle-ci pourrait bien faire perdre la raison à certains et en démotiver d'autres à combattre. Il est impératif que ce lieu soit protégé.

Territoire des Nord-Bois : Zone territoriale de la meute de Nord-Bois.

Plaine infinie : La Plaine infinie est une très vaste étendue verdoyante. Aux abords du lac Miriel, sa faune et sa flore enrichissent de plus belles la beauté de ses terres. Où la bataille se déroule, elle sépare le lac Miriel de la fameuse Muraille de Melehtë. Aux abords de la Muraille, la verdure disparaît et meurt, étouffée par la roche.

Océan des Titans : Elle enlace Ephaëlya de ses eaux et la berce de ses vagues. Elle est l'œuvre des Titans d'autrefois qui submergèrent les terres s'accolant à l'ancien monde.





Les épais nuages noirs ne cèdent aux caprices des vents violents, noyant les étoiles et la lune tandis qu'une pluie diluvienne s'abat sur le champ de bataille. Le ciel gronde et les éclairs illuminent, par cadences irrégulières, les horreurs de la guerre.




Alliance :
- 93 faucons d'Evanya (soldats elfes et autres cavaliers) combattent les troupes ennemies.
Composition :
44 faucons commandés par Elanora Mëllys se battent au sud (56 autres sont morts).
35 faucons accompagnent Izilbêth R. Faelivri (15 faucons perdent la vie durant la bataille, dont 11 par Krobor Shraper. 10 cavaliers meurent également.).
Les 14 archers restés en retrait suivent le nain, Wulfstan Treabaen et s'engouffrent en la bataille du sud.

- 26 faucons restent en position, gardant leur poste.
Composition :
6 faucons ont investi la tour de défense au sud de la Faille frontalière, celle-ci est munis d'arbalètes de grandes tailles.
20 faucons protégent la Tour de Sên, au nord de la Faille.

Total :
- 119 soldats elfes
- 1 nain

Rebelles :
- 40 dracks ont péri durant la bataille qui suivit la charge ainsi que 10 membres de la confrérie de l'Ombre.
- 3 dracks ont péri de la frénésie de Krobor Shraper.
- 12 dracks perdent la vie sous les haches sanguinollantes de Wulfstan Treabaen.
- 18 guerriers dracks ainsi que 20 mercenaires de la Confrérie de l'Ombre se battent toujours au sud de la faille Frontalière.
- 27 chiens de guerre et 30 autres dracks combattent par le nord sous le commandement de Krobor Shraper.

Total :
- 95 lycans de Drack




Elanora Mëllys, Meneuse de l'Alliance à la Muraille de Melehtë, conseillière & garde personnelle du commandant de l'armée
Thorolf Gunnar, Meneur des Rebelles & chef de la meute de Drack [Passe son tour]
Izilbêth R. Faelivri, Faucon d'Evanya & guerrière solitaire
Maïlyanaë Ràwayëlle, vagabonde des rhaws & assassin en quête de vengeance
Krobor Shraper, colosse dégénéré des dracks & cannibale instable
Wulfstan Treabaen, baroudeur des grands chemins & fier guerrier nain


(Après que tous les guerriers aient posté, Elanora démarrera un nouveau tour et ainsi de suite. Cette liste pourrait bien s'élargir à la venue de nouveaux combattants.)

ATTENTION, IL NE RESTE PLUS QUE DEUX TOURS A CETTE BATAILLE (2 RPs CHACUN)!
Pas d'inquiétude car bien que les batailles arrivent à leur fin, la guerre n'est pas finie et d'autres batailles s'en suivront!

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



|-------------------------------------- CAPITAINE MËLLYS --------------------------------------|


Frappe après frappe, les gifles se firent plus violentes et insistantes d'une à l'autre.
Elle les sentit doucement, bien moins que son bourreau ne l'espérait. Mais ce qui l'a réveillé fut la douleur elle-même en son bas ventre. Une douleur atroce et indescriptible se propageant comme une nuée d'insectes remontant à travers ses veines, grignotant son corps jusqu'à parvenir à son visage. Si bien qu'elle recracha du sang en ouvrant les yeux. Sa tête bascula sur le côté, elle semblait lourde, extrêmement lourde... et la première chose qu'elle aperçut lorsque le brouillard de son inconscience se dissipa fut le sol rouge sang et la pluie aidant à la colorée de façon repoussante, émanant une odeur s'intensifiant horriblement... la zone de la bataille n'en était que plus sale...




La bataille semblait lointaine tant les cris étaient presque inaudible. La jeune elfe comprit qu'elle n'en était que simplement sourde, réduite à l'état de légume. Sa tête fut prise par les mains de lieutenant Arcandë, il hurlait.. il hurlait tellement fort à le voir si paniqué... il criait de toutes ses forces pour qu'elle l'entende... et réussit à atteindre son attention, bien que légèrement.

- CAPITAINE MËLLYS, REVEILLEZ-VOUS!!!!! hurla t'il encore et encore en la giflant de plus en plus fort.

A chacun de ses coups, du sang giclait de la bouche de la jeune guerrière car sa langue s'aimait à s'introduire en sa gorge, bloquant tout accès et réduisant sa bouche en un réservoir de liquide écarlate. Après deux autres coups, la jeune elfe reprit soudainement des forces et inspira profondément comme à se noyer. Elle finit par recracher du sang sur le visage du lieutenant Arcandë qui semblait reprendre espoir et ne répondit que par un sourire désappointé.

~ Qu.. qu... est.. qu.. se passe? essaya-t'elle vainement de demander.
- VOUS ETES BLESSEES, CAPITAINE.
MAIS ON VA VOUS SOIGNER!

N'EST-CE PAS?
finassa t'il d'hurler à l'un des soigneurs elfes à ses côtés.

Le médecin de guerre fit une triste moue et balaya l'air de son visage de droite à gauche, signifiant probablement qu'il n'y avait plus d'espoir. Elle était condamnée...

Le lieutenant Arcandë ne l'accepta pas, essayant de redonner courage et force à son chef.

- TOUT IRA BIEN, CAPITAINE!
MAIS IL FAUT BATTRE EN RETRAITE! LES LYCANS NOUS DECIMENT!
ILS SONT TROP FORTS!! VOUS COMPRENNEZ?

CAPITAINE, VOUS COMPRENNEZ??


Elanora se sentit partir, portant sa main à son ventre lui faisant terriblement souffrir avant de la remonter pour y découvrir son propre sang noircir. Le cœur de la jeune elfe reprit de plus belles, commençant à paniquer d'y voir cette atrocité sortir de son corps.

~ Qu... qu'est-ce que c'est...? Aidez-moi...




Le médecin prononça quelques mots au lieutenant avant de poser sa main à son épaule et de partir. Arcandë essaya de le retenir mais se devait de rester auprès d'elle. Il était à genoux devant Elanora et essayait de lui faire comprendre.

- LA LAME ETAIT EMPOISSONNEE, CAPITAINE!
LE... LE MEDECIN... IL VA REVENIR... ... BIENTÔT...


La vision d'Elanora se troubla et elle s'évanouit une nouvelle fois.. laissant seul Arcandë aux commandes... un rôle qu'il ne semblait pas pouvoir assumer lui-même.




|-------------------------------------- LIEUTENANT ARCANDË --------------------------------------|


J'étais perdu... je ne savais quoi faire... je ne savais qui aller voir... j'étais seul... seul haut gradé apte à combattre et commander... et rien de tout ceci n'était prévu... nous devions vaincre les lycans, nous devions être en surnombre et gagner la bataille afin de poursuivre notre chemin à travers Thaodia... nous devions rejoindre les troupes du Commandant Faën...

Nous avions échoué... nous avions... été vaincus...

Je retira mon heaume et caressa ma longue chevelure brune, tremblant... je désespérais... je désespérais de voir notre chef dans un tel état... elle allait mourir... me donnant ce lourd fardeau qu'était la défaite de notre peuple face aux sbires de Thorolf Gunnar.

Mes pensées les plus sombres s'écroulèrent comme un château de cartes lorsqu'un fantassin me déloga de ma sombre solitude.

- Lieutenant Arcandë, nos dernières troupes ont engagé le combat, guidées par un nain!
- Un nain? Qui est-ce?
- Un certain Wulfstan, lieutenant!
- Bien bien... peut-être... peut-être sauvera-t'il l'honneur... qui sait...
- Le temps se gâte, lieutenant... et les blessés sont trop nombreux. Nous devons abandonner le combat. Un simple lycan sous forme animale vaut 3 de nos hommes! On ne peut plus les combattre.
- Bien bien... bien... oui... bien sûr..
- Lieutenant..?
- Oui.. oui...
- Lieutenant, je vous en prie, ressaisissez-vous.. que devons-nous faire?
- Je... laissez-moi une minute...
- ... mais...

Je ne laissa le temps à la discussion de continuer, il me fallait des ordres qui viennent de notre chef. Elle était toujours en vie et je me refusais de nuire à notre hiérarchie, certainement par peur d'endosser son rôle. Je m'étais entrainé en la caserne d'Eléänya depuis tout jeune à combattre et vaincre mes ennemis. On m'avait préparé à la victoire toute ma vie... mais certainement pas à la défaite... je ne pouvais l'assumer... j'étais faible.

Rebroussant chemin, je m'accroupi à notre chef et la gifla à nouveau comme un malade.
Sa plaie n'était plus rouge mais noire par ce sang corrompu de ce sombre poisson. Les veines d'Elanora Mëllys se mit à noircir elles aussi et cette obscure magie noire remonta jusqu'à son front... la mort la rongeait de l'intérieur.

Quand elle rouvrit les yeux, je pus voir les veines noires s'approprier le blanc de ses yeux. Un fin filament noir descendit de sa bouche et elle ne semblait plus qu'une morte qu'on aurait réanimé.

Je me mis à hurler... encore et encore.. j'en voulais presque pleurer...

- CAPITAINE MËLLYS!!!!
IL FAUT BATTRE EN RETRAITE!
JE VOUS EN PRIE! DITES-MOI QUOI FAIRE!


Je lui tins la tête, posant la paume des mes mains sur ce visage froid et sombre qui ne demandait qu'à s'exprimer douloureusement. Sa bouche s'entrouvrit lentement.




~ ... Son... Sonnez... la retraite... et... protè... protégez.... Ardamirë... s'efforça t'elle de me dire avant de vomir quelques morceaux noirs.

- Bien, capitaine Mëllys. dis-je satisfait mais désemparé.

Mes pas me conduisirent à quelques mètres de là, alors qu'à une vingtaine de mètres plus loin, le massacre continuait... les elfes se faisaient dévorer et le sang sur le sol n'était plus que celui de l'Alliance... Je passa devant une longue rangée de blessés. A certains, il leur manquait un membre à d'autres les médecins essayer de soulager les blessures ou replacer quelques intestins et autres organes s'échappant d'énormes plaies. Tous ces soldats ne pouvaient battre en retraite... bien incapable de se relever. Comment fallait-il prendre cela? Devions-nous les protéger jusqu'au bout ou se précipiter en Ardamirë et les abandonner afin d'avertir la capitale de notre défaite et d'une prochaine éventuelle attaque lycane? Je n'étais pas prêt à prendre une telle décision...

J'interpella deux messagers, ils portaient un casque différent de ceux des autres d'où un faucon ouvrait ses ailes. Me tenant devant eux, je donna les derniers ordres du Capitaine Mëllys.

- Messagers de l'Alliance, propagez la nouvelle...
Nous battons en retraite... que les porteurs de cor de guerre sonnent l'alerte au plus vite!


Etrangement, les messagers semblèrent soulagés bien qu'attristés et se mirent à courir, rejoignant leur monture. La pluie, quant à elle, se mit à tomber violement et le ciel à gronder sa rage. Quant à moi, je retourna auprès du Capitaine Mëllys.

Elle n'était certainement pas la meilleure chef que nous puissions avoir et avait fait de nombreuses erreurs mais elle croyait en la victoire tout autant que chacun de nous. Je m'agenouilla en face d'elle et caressa sa joue froide de ma main. Sa peau avait noirci et ses veines n'avaient que la couleur de l'ombre, pourtant, elle respirait encore, faiblement mais encore. Son corps se voulait de combattre contre cette odieuse malédiction. J'attendis d'entendre les cors de guerre sonner la retraite, j'aspirais à cela mais le temps me semblait si long à présent, si pesant.

Il fallait que je prenne soin de notre chef, il le fallait. Je n'étais le meilleur sous-chef mais j'étais fidèle et bon. Et je voulais le rester jusqu'à la fin.

Alors, je resta là, à caresser son visage pour qu'elle s'en aille avec un peu de douceur.
Et je resterai là, jusqu'au bout...


[HRP]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Izilbêth R. Faelivri
Ephaëlyen accompli
avatar

Messages : 938
Métier : Herboriste/Guérisseuse
Age du personnage : 125
Alignement : Neutre
En couple avec : Seule
Double Compte : Morwën S. Valyriën

Feuille de personnage
Réputation: 0
Avertissement: 0/3

MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Ven 5 Avr 2013 - 19:47

Tout autour de l'elfe n'était désormais que chaos. Le sang et l'odeur de sueur était tellement puissant que l'elfe ne put retenir un bref haut le coeur lorsqu'elle sentit tout ça. Plus rien ne présageait un quelconque espoir pour les elfes de pouvoir s'en sortir. Silencieuse et pensive, l'elfe observait ses frères d'arme se faire massacrer. Tombant un à un, les elfes ne faisaient pas le poids face aux lycans qui déchaînaient leur courroux sur les elfes qui ne pouvaient que subir de telles attaques. Sourcils froncés, la jeune femme tentait de montrer aux troupes qui se trouvaient derrière elle que l'espoir n'était pas vain, mais lorsqu'elle tourna la tête, la jeune femme vit de nombreux cavaliers tomber, leurs chevaux s'écroulant au milieux de la foule d'où giclait de grande traînées de sang.

L'elfe ne put que constater le massacre alors que son cheval se cabrait, envoyant un violent coup de sabot en plein visage à un lycan. Soudain, l'elfe, loin d'imaginer qu'elle quitterait le combat de la sorte reçut une flèche en plein bras. C'est dans un hurlement déchirant de douleur que l'elfe fut ainsi blessée. Malgré tout, elle continua de se battre comme une tigresse durant de longues minutes qui la conduisirent malheureusement à sa perte. La douleur devenait de plus en plus violente à mesure que les minutes passaient. Soudain, la vision de l'elfe se brouilla et ses forces la quittèrent soudainement. Son épée devint si lourde que l'elfe dut la ranger. Tout n'était plus que brouillard autour d'elle et soudain, elle s'effondra sur l'encolure de sa monture. La bête, hennissant et piaffant ne tarda pas à quitter le champ de bataille à toute allure. Laissant derrière elle ses compatriotes, l'elfe n'était plus consciente et ne se rendit même pas compte qu'elle quittait ses frères. L'animal, paniqué et bien heureux de quitter un tel massacre, galopa, loin de tout cela.


[HRP]

Spoiler:
 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   Dim 21 Avr 2013 - 13:57


|~0•Tout devenait flou. Les bruits semblaient sourds. La douleur brouillait tout autour de moi. L'Alliance était entrain de se faire massacré. Les lycans devenaient de plus en plus fort et semblaient toujours plus nombreux. On sentait que les Elfes commençaient à perdre espoir. Les corps s’amoncelaient, tous plus ensanglantés les uns que les autres. C'était un cauchemar, un massacre, une hécatombe. Le sang continuait de gicler dans tous les sangs, se mélangeant à la pluie et à la boue. Dialga et moi étions couvert de tous ce mélange. La fatigue commençait à se faire sentir. La rage de la vengeance était passée, et le contrecoup fut fulgurant.

Une douleur lancinante me fit hurler de rage. Un lycan s'était agrippé à ma jambe, et était entrain de me déchirer les chairs. D'un coup puissant, avec toute la colère que je possédais, je lui tranchais la tête net. Ma monture repartir au galop, soufflant si fort que je crûs qu'elle s'était trouée les poumons. Dans ma course je faisais tomber quelques lycans de plus. Mais la douleur était si fort que je devais quitter la bataille. Si je voulais rester en vie je ne voyais que cette solution. Je jetais un oeuil dégoûté à ma plaie. Le muscle était visible. Je n'avais plus de peau. Je faillis m'évanouir en voyant le massacre.

Allongée sur l'encolure de mon cheval, je passais en trombe devant les multiples combats. Je voyais un elfe tuer un loup, mas se faire arraché la tête juste après. Un autre n'avait plus de bras. Un chien n'avait plus de queue. Et toujours autant de corps qui tombent. Ma vision se troubla, devenant juste une nappe de brouillard. Je galopais encore et encore je ne sais combien de temps, et je ne sais où. tout ce que je savais, c'était que la bataille était perdue pour l'Alliance. Cela virait au génocide.

Je fermais les yeux et m'endormie, pendant que mon étalon m'éloignait du champs de bataille. Je n'entendais plus rien, je ne voyais plus rien, et la douleur était telle, que j'en étais anesthésiée. Je sentais juste mon corps secoué par les muscles de Dialga en plein effort. C'était finis.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Bataille de la Muraille de Melehtë   

Revenir en haut Aller en bas
 

La Bataille de la Muraille de Melehtë

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La Bataille de la Muraille de Melehtë
» [ Passé ]La bataille du Mont Gundabad
» Rapport : Mission de bataille à 1500 points ork vs tyty
» Élections-US :La bataille des sondages ?
» La grande Muraille de Harad

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Archives :: • Archives RP •-