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 Une première rencontre.

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MessageSujet: Une première rencontre.    Mar 18 Sep 2012 - 23:02

Retour a la case départ.

Je marchais calmement aux abords des territoires de ma meute. La nuit venait de tomber depuis peu et je m’autorisais un maigre instant de répit. Depuis l’annonce de la guerre, je réfléchissais nuit et jour a des stratégies, a des tactiques pour ne pas conduire mes frères de sang droit aux portes de la mort.
J’étais vêtue ce soir d’un simple haut large, d’un bas moulant alors que mes pieds nus effleuraient le sol froid.

J’étais désarmée et surtout désemparée. J’avais peur… Peur de tous les perdre, tour à tour et d’être dans l’incapacité à obtenir leur vengeance. Je les aimais oui : Comme des membres de ma famille alors qu’avant et durant de nombreux mois j’étais qu’une errante. Je repensais au combat que j’avais mené face à mon ‘géniteur’. Je repensais au combat que j’avais mené face à la bête avant que celle-ci ne se calme. Je repensais à tout cela, tout en me laissant glisser contre un arbre.

Assise au sol, les pieds dans l’herbe humide, mon regard attentif scrutait la lune et les étoiles dispersées tout autour de celle-ci. Comme je le faisais lorsque j’étais humaine et lorsque le passé me manquait je chantonnais une douce mélodie… Selon les personnes qui me fréquentaient lorsque j’étais humaine ma voix était douce et mélodieuse. Qui sait si je serais resté qu’une simple humaine peut-être aurais-je fais chanteuse ? Mon esprit se perdait au fur et à mesure de mes pensées. Je ne voulais point me montrer évasive envers ceux de ma meute : Je voulais qu’ils sachent que leur chef de meute était là pour eux et le serait toujours d’où le fait que je m’accordais quelques instants de répit… Lorsque je n’étais pas sous la pression administrative.

Le soleil se couchait avec lenteur : Il me restait cinq, voir six bonnes heures devant moi avant de devoir rentrer afin de me reposer. Je ressentais le besoin de me défouler, de me dépenser, de courir sans m’arrêter durant de longs kilomètres jusqu’à ce que la fatigue tire la sonnette d’alarme. Je me relevais en retirant mon haut que je glissais sur l’une des branches de l’arbre, ainsi que mon bas. Je jetais quelques regards autour de moi m’assurant une nouvelle fois que j’étais belle et bien seule puis je retirais mes sous-vêtements, et libérais la louve qui se trouvait au tréfonds de mon âme.

Je m’étirais, en levant légèrement mon flanc, alors que mes pattes grattaient légèrement la terre puis je partis au pas de course au milieu des arbres. Je savais parfaitement que j’étais en sécurité au milieu de nos forêts. Les gardes se postaient toujours aux frontières et si un intrus pénétrait sur notre territoire on pouvait toujours le pister grâce à son odeur. Au bout de quelques minutes j’arrêtais ma course. Une odeur peu commune trainait justement sur nos terres… Dans un grognement sourd je suivais l’odeur de cette piste à la fois douce et acre. C’est alors que je le trouvais recroquevillé sur lui-même. Surement en plein somme.

N’avait-il donc pas sentit le marquage de la meute ?

Je déposais ma truffe dans ses côtes et le poussais légèrement en grognant. Le loup qui se redressa devait peser mon double et mesurer également mon double. Intérieurement cela ne me plaisait guère.

Mais avais-je réellement le choix ?

Je me devais d’agir en chef de meute alors je grognais doucement lui prouvant que je ne m’abaisserais pas devant lui. Ses dents claquèrent, frôlant mon museau. J’eus un vague mouvement de recule qu’il prit surement pour une faiblesse car l’instant d’après j’étais allongé sur le flanc, le lycan plutôt menaçant venait de planter ses crocs dans ma nuque. Je me débattais et labourais son ventre à l’aide de mes griffes.

Un couinement retentit, l’une de mes griffes venait de pénétrer le ventre de la créature. Je bougeais ma patte et tirais d’un coup sec me libérant par la même occasion de l’étau puissant de ses crocs. Les garoux étaient au nombre de deux. Je laissais échapper un petit couinement d’avertissement pour mes gardes alors que je reculais légèrement afin de mieux le voir. La tête me tournait, le sang coulait et pourtant je m’élançais à nouveau sur ma cible. Mes crocs frappèrent jusqu’à ce que le loup ne bouge plus…

Je relâchais ma proie et décidais de m’occuper du second. Cependant celui-ci n’était plus présent.
Je tournais une fois sur moi-même…
Puis une seconde fois…

Ma vue se brouilla… Je clignais légèrement des yeux et je le vis sortir de sa cachette en approchant avec prudence. Je lâchais un grognement et fit quelques pas. J’espérais atteindre l’arbre sur lequel j’avais suspendu mes vêtements alors que je repris forme humaine.
J’enfilais mes sous-vêtements mon haut et passais une main sur mon cou : J’observais le fruit rougeâtre de ce geste alors que les loups de ma meute rappliquaient. Je le sentais, tout au fond de moi ils n’étaient pas loin. Je regardais alors le lycan errant et me relaissais tomber sous l’arbre. Retour à la case départ…
Ils étaient donc où mes garroux ?

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MessageSujet: Re: Une première rencontre.    Dim 23 Sep 2012 - 19:40

Onze jours... ça faisait onze jours qu'il les avait prit en chasse. Ces maudits loups errants avaient tenté de l'égorger dans son sommeil avant de s'enfuir avec son sac de voyage et ses précieuses "reliques" du passé auxquelles il s'était définitivement lié avec le temps. Heureusement pour lui, David ne fut pas blessé mais les deux bestiaux s'était échappés indemnes eux aussi. Il les traqua à travers plaines, forêts et montagnes sans s'arrêter.. Bravant le froid et les intempéries à la poursuite de ses biens. Sa course effrénée allait prendre fin ici-même en forêt Thaodienne, il les sentait, ils n'étaient plus très loin. Leur odeur âcre infestait les lieux comme un courant, un fleuve odorant.

Alors qu'il s'enfonçait plus profondément parmi les arbres il distingua un troisième parfum qui venait de s'y mêler... Celui-ci était plus doux, plus "sucré". Intrigué, il se hâta en se rapprochant d'un pas plus lourd, plus certain laissant alors de côté la discrétion pour une approche plus franche.
Cette fois-ci il ne les laisserait pas fuir, une partie de lui-même était entre les mains de ces fichus brigands et il était bien décidé à récupérer son dû.

Le soleil descendait d'avantage, affichant alors les derniers rayons lumineux transpercer les branches et le feuillage. Le vent quant à lui s'estompa, laissant l'atmosphère pesante lorsqu'un hurlement sauvage retentit ! Aucun doute, c'était l'un d'eux.

Il arriva presque instantanément sur les lieux, théâtre d'un affrontement sanglant entre une louve et les deux salopards ( Je me suis permis. ). À son plus grand étonnement l'un des loups gisait à terre la gueule ouverte totalement noyée dans son sang et non loin la louve sous forme humaine quasi déshabillée, adossée à un arbre l'air totalement épuisée et plutôt mal en point. Le second hors la loi se rapprochait d'elle d'un pas malsain, laissant transparaitre les plus mauvaises de ses intentions. Il comptait sans doute faire payer la mort de son partenaire à la Lycanne, heureusement pour elle David ne prit que deux secondes à comprendre la situation et encore une de moins à réagir.






Alors que le voleur s'apprêtait à lyncher la belle, il bondit des bosquets sous forme lupine de toute sa force, renversant sa cible sous son poids. Dans un fracas sonore les deux bêtes tombèrent à terre s'échangeant coups de crocs et de griffes sans la moindre retenue. Un véritable duel sauvage, un acharnement sanglant où l'hémoglobine fusait sur le sol et David eut finalement raison de son adversaire en le lacérant littéralement la face, laissant la créature sans vie à ses pattes.
Il reprit aussitôt son aspect humain puis accouru vers la jeune femme sans oublier de reprendre son sac, s'accroupissant devant elle en examinant d'un œil attentif l'état et la gravité de ses blessures. Du sang coulait abondamment juste au dessous de sa poitrine où l'un des deux monstres lui avait laissé une méchante plaie. Il passa sa main sur son front, essuyant ainsi le sang et la saleté puis d'une voix calme il lui dit :


" Tenez bon, je vais vous sortir de là... Surtout n'ayez craintes je ne vous veut aucun mal. Je vais commencer par couvrir cette plaie... ça va vous brûler mais c'est la seule solution qui me vienne en tête pour éviter l'hémorragie alors respirez bien fort..."
À ces mots il arracha un large morceau de tissu de ses propres habits puis improvisa un garrot de dernière minute qu'il serra fort sur la belle, la laissant gémir de douleur. Il tentait de faire attention, de mettre le plus de délicatesse possible. C'était sans aucuns doutes la meilleure chose à faire.
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MessageSujet: Re: Une première rencontre.    Dim 23 Sep 2012 - 22:43

Retour a la case meute.

Le fracas sonore qui parvint à mes oreilles me fit grimacer légèrement. L’odeur abondante du sang réveilla la louve en moi. Celle-ci voulait bondir… Faire partie du combat… Mais en la libérant j’y resterais surement. Ma peau fut parcourue de violents frissons, la chair de poule me gagna. La lutte avec moi-même commença alors que les lycans se battaient. Il fallait à tout prix que je régénère afin d’éviter de devenir le trophée de ce combat. C’est alors qu’il approcha d’un pas précipité vers moi… Souillé par le sang le vainqueur s’avançait vers moi et non vers quelqu’un d’autre. Son pas décidé me fit grimacer légèrement. S’il le fallait je me battrais encore. Quitte à y laisser ma peau. Au loin, je sentais enfin mes frères de sang venir. La jeune créature m’observa avec attention et je laissais échapper un grognement à peine audible d’entre mes lèvres rougies par le sang.

Alors qu’il s’accroupit face à moi, en déposant son sac au sol, je reculais légèrement. Je pris appuis avec peine sur mes mains pour essayer de me redresser mais la main qu’il déposa sur mon front me calma… Chaude. Sa main était extrêmement chaude. Je glissais mes deux mains sur son poignet pour la maintenir contre mon crâne. Une migraine naquit pourtant je l’ignorais : La chaleur bienfaitrice de sa main calmait ma migraine. Le loup essuya le sang de sur mon front à l’aide de son pouce. Le geste était doux, attentionné. S’il avait voulu me tuer il m’aurait surement empalé sur la lame la plus proche. Je me détendis alors qu’il prit la parole :

" Tenez bon, je vais vous sortir de là... Surtout n'ayez craintes je ne vous veux aucun mal. Je vais commencer par couvrir cette plaie... ça va vous brûler mais c'est la seule solution qui me vienne en tête pour éviter l'hémorragie alors respirez bien fort..."

Mes yeux se fermaient avec lenteur. La faiblesse était bien trop forte. Je grognais, point satisfaite d’être aussi faiblarde. La mort m’effleurait une fois encore, souhaitant m’accueillir dans le doux cocon qu’elle formait spécialement pour moi. Un déchirement se fit entendre puis l’instant d’après le tissu se plaqua sur ma nuque. Il en fit un garrot, je le senti se resserrer un peu plus autour de ma nuque. J’étouffais… Je gémissais sous la douleur. Lorsque ma main rencontra la sienne je la serrais fort entre les miennes. Un geste purement machinal pour ne pas enlever ce soin qui me sauverait surement la vie. Mes ongles s’enfonçaient légèrement dans sa main. La paume était lisse alors que le dessus était légèrement rêche. Je devinais avec aisance que ce lycan n’avait pas une place hautement placé dans sa meute … S’il en avait une bien sûr.

La faiblesse avait aussi sa place dans l’histoire et la peur aussi d’où le fait que je marmonnais quelques jurons presque inaudibles. Dès que je bougeais légèrement ma nuque la douleur redoublait et je gémissais encore et toujours comme la plus faiblarde des nanas : Stupide.

L’odeur de mes frères se fit ressentir. Je resserrais légèrement la main de l’inconnu entre les miennes. Pas question de le laisser partir. J’entre-ouvris légèrement les yeux lorsqu’on me souleva par les bras. Je plaçais mes pieds, l’un devant l’autre. Ils le savaient tous ici : Je ne voulais point être portée. C’était non seulement une preuve de faiblesse mais aussi une honte à mes yeux. Je leur avais donné l’ordre de ne me porter que si je perdais connaissance ou dans de rares cas extrêmes ce qui n’était point le cas encore : Ou du moins à mes yeux.
Une voix plutôt imposante se fit entendre :

« Toi, portes là ta petite protégée. Elle ne pourra rien contre toi, vu que tu ne fais pas partit de notre meute. Elle est aussi lourde que ton sac tu risqueras point de te briser les os. »


L’instant d’après, trop chancelante à leurs yeux, on me souleva histoire de me porter. Le grognement d’insatisfaction qui sortit d’entre mes lèvres leur indiquait clairement que je ne partageais pas cet avis.
Je laissais glisser mon visage contre le torse de celui qui me portait et la surprise fut totale : Une odeur inconnue. Un parfum inconnu. J’humais avec discrétion l’odeur boisée qu’il dégageait. Plaisante, enivrante elle m’inspirait confiance. Je souillais involontairement le T-Shirt légèrement déchiré du lycan : Le sang commençait avec lenteur à sécher. Je le marquais involontairement de mon odeur.

[…]

Je me sentais légèrement mieux et osais ouvrir un œil pour voir où l’on se situait : L’entrée du camp. Nous le franchissions en silence. Je jetais un regard à l’inconnu qui me portait. Son, visage était relativement neutre sous cet angle. Je bougeais légèrement et refermais les yeux en me calant bien contre lui : Le pauvre inconnu n’avait pas vraiment le choix, il m’avait sauvé et devait assumer jusqu’au bout ! J’ouvris la bouche mais aucun son n’en sortit. Que dire ? Que faire ? S’il me relâchait maintenant, il pouvait tout aussi bien partir. Alors que s’il me relâchait au centre du camp je pourrais insister pour connaitre au moins son prénom… Histoire de savoir qui m’avait sauvé pour la énième fois. Ma logique me perturbait légèrement et pourtant je continuais de la suivre instinctivement.
Une porte s’ouvrit et j’ouvris mes yeux au même moment : Infirmerie. Lieu étrangement familier. Étrangement dérangeant. Les lycans lui donnèrent quelques indications j’en eus ouïe vaguement. Un nouveau claquement de porte. J’ouvris les yeux et constatais qu’il m’avait déposé avec délicatesse sur l’un des lits de repos. Je pris appuis sur mes coudes et l’observait avec attention. Derrière la porte j’entendais les lycans qui s’agitaient légèrement guettant le moindre bruit.

Un petit bâillement s’échappa d’entre mes lèvres alors que je le mangeais littéralement du regard, sans aucune honte : L’homme était mignon. Bon d’accord, l’homme était sublime. Mais cela je ne l’avouerais pas à voix haute même si mes joues légèrement rougies me trahissaient surement. Maudite soit cette faiblesse ! Incapable de masquer mes émotions !

Ma voix se fit étrangement faible alors que je lui dis :

« Merci. Je serais fière de t’accueillir dans mes rangs. Quel est ton prénom lycan ? J’espère que tu n’as point de meute, hormis celle de Thorolf sinon je serais dans l’obligation de te jeter dehors alors que tu pourrais partager un repas avec nous tous. » Un sourire naquit sur mes lèvres alors que je glissais mes doigts jusqu’au garrot. Devais-je l’enlever ? En avais-je seulement l’autorisation ? Mon regard se fit étrangement plus provoquant, plus malicieux. J’étais sûre que je n’avais pas le droit de l’enlever. Mais je m’en remettais avec lenteur et le sang coagulait légèrement déjà… Alors pourquoi ne pas le provoquer un peu ?
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