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 Flashback (Alaska)

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MessageSujet: Flashback (Alaska)   Sam 20 Oct 2012 - 8:30

Aujourd'hui le temps était frais. Frais comme il l'était bien souvent dans ce petit village bordant le bord de la mer. Une brise circulait dans tout les petits recoins de cette endroit. Autant dans les ruelles, que dans les culs de sacs, le marché, mais surtout sur la plage, là où l'on avait errigé le chantier qui faisait la réputation de ce village. Ce village était petit, mais riche et prospère. La construction et la réparation de bateau divers qui s'arrêtaient où que l'on avait fait la demande de construire rapportait suffisamment d'argent pour faire rouler l'économie d'une ville entière bien plus grande que la superficie de ce petit village. C'est d'ailleurs pourquoi le chantier était si bien installé et équipé. Les gens circulaient dans les marchés, autant de gens d'ici qui venaient chercher ses commissions de la journée que des gens des alentours qui venaient commercer.

Commercer, c'était le pourquoi une mère laissait son enfant se promener dans le village. De toute facon le village était très bien surveillé et rien de croche n'y arrivait. Cette enfant laissé dans le marché, c'était cette enfant que je devais retrouver aujourd'hui. Je venais de l'appercevoir au loin, les yeux toujours rivés sur cette même endroit de rencontre que nous utilisions années après années. Je venais de terminer de transporter le bois sur le chantier. Bien que j'étais sensé commencé à fabriquer la petite barrière du pont, mon père me fis signe de la tête en guise d'approbation. Il comprenait qu'un jeune de dix ans avait besoin d'une pause un moment. Puis je n'attendis pas plus longtemps pour me glisser au bas de la construction. J'essuyai la sueur qui coulait sur mon front et je partis comme une flèche à la rencontre de ma cible.

Je tournais un coin au moment de rencontrer Irma. Une vieille dame que j'aidais de temps à autre quand elle avait besoin de moi pour transporter quelque affaire. Elle était bien gentille et elle même voulait toujours venir en aide à tout le monde dans le village. Elle me regarda avec un grand sourire aux lèvres. Elle ne me laisserait pas passer aussi facilement, ça s'en était sur!



"Bonjours mon petit Jay'k! Comment tu vas aujourd'hui. Tu cherchais quelque chose à faire?" dit-elle sur un ton doux.


"Non madame Irma... Je... Je suis occupé présentement... Mais je reviendrai plus tard si vous avez besoin de mon aide!" dis-je sur un ton précipité.


Je ne voulais pas être impoli, mais à mon âge, je n'avais pas tout la patience nécessaire pour résister à l'envie d'aller jouer. Je regardais derrière la vieille dame pour voir le chemin qui me restait à parcourir, comme pour me donner un idée qui me restait combien de temps. Mais bien avant de me céder le chemin, dame Irma me fit signe de sa porte de maison.


"Mais entre au moins le temps de prendre un de mes nouveaux biscuits!" dit-elle en ouvrant la porte.


Je savais bien à quoi elle voulait en venir... Rester un peu pour lui tenir compagnie et parler. Seulement pour l'occuper. Mais la jeune fille qui m'attendait elle ne serait pas là au village pour bien longtemps... Pour l'après-midi au maximum. Alors pour ne pas être impoli je lui fis un sourire déjà mon idée en tête.


"Est-ce que je peux l'apporter cette fois-ci Madame Irma? Et je viendrai vous donnez un compte rendu de ce qui manque comme ingrédient ce soir! Ça vous va comme idée?" lui proposais-je bien heureux d'avoir trouvé un entente.


"Oui, oui mon petit! On refera la recette ce soir si il manque de quelque chose!" dit-elle en me tendant le biscuit.


Je pris le biscuit dans la main de la dame et lui laisser un dernier sourire et lui fit aller la main avant de repartir. Je ne voulais pas avoir été impoli envers dame Irma, mais je voulais plus que tout rejoindre mon invité! J'étais pressé de la revoir. Cela faisais déjà un petit bout de temps qu'elle n'était pas revenu. En fait, ce faisait peut-être seulement deux mois, mais pour moi, cela avait paru bien plus long. Je mis le biscuit de coté dans ma poche et repris mon pas de course.

J'arrivai près du lieu de rencontre. Je ne la voyais pas encore, mais je savais qu'elle était là. Alaska. Plus jeune de deux ans de moi, mais nous nous entendions si bien! Je n'avais jamais autant de plaisir avec les autres jeunes de mon village qu'avec elle. Je me souvenais la première fois que nous nous étions rencontré, elle était si jeune... Cela me fit rire un peu. Je tournai le regard dans tout les sens pour espérer croisé bientôt le sien.
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Dim 21 Oct 2012 - 19:06

Je sais maintenant qu'il y a 327 tâches sombres sur la totalité des parois de ma cellule. Oui, j'ai compté, à défaut d'autres occupations. Au plafond, au sol, aux murs... Je préfère ne pas savoir de quoi il s'agit, je ne suis pas sûre de la réaction que j'aurais si j'apprenais que c'était de la moisissure, du vomi... ou du sang ? Les yeux vides d'émotion, je m'allonge sur ma dure paillasse et contemple la pénombre pleine de mystères. Faute d'un futur ou d'un présent palpitant, mes pensées se projettent dans mon passé. Je me suis rendue compte qu'en y repensant, les souvenirs affluent de plus en plus nombreux, et éveillant en moi la nostalgie et l'émotion. Fermant les yeux, je me laisse entraîner dans l'un d'eux, d'abord flou et indistinct, mais se faisant petit à petit de plus en plus réel et coloré. Un bien heureux souvenir.
____________________________________________________________________________

Ce village, je l'affectionnais. Il était petit, familier même pour un étranger, et accueillant avec ses ruelles pavées à l'odeur salée de mer, avec son animation, avec sa magnifique petite plage. C'était ce que ma mère appelait un « village à caractère ». Nous y étions passées avec notre troupeau il y avait un peu moins de deux ans de cela, rapidement : d'après les rumeurs, l'herbe à proximité des vastes étendues d'eau était bénéfique pour la chair et le lait des moutons, et l'air marin pour la santé humaine. Nous étions donc restées dans la région quelques mois, puis nous étions reparties pour voir du pays. Mais pendant ces semaines d'immobilité, moi, je n'étais pas vraiment restée en place.

J'avais entrepris d'explorer ce village dont la principale activité était la marine, et rapidement chaque recoin n'avait plus eu de secret pour moi. Les gens, s'ils ne s'étaient pas déjà tous connus entre eux, m'auraient facilement prise pour la fille de quelque matelot vivant par ici : à la façon dont je courais sur le pavé glissant d'humidité sans glisser, à la façon dont je traînais sur la plage avec les autres enfants. Et parmi ces enfants, je m'étais rapidement liée d'amitié avec l'un d'eux en particulier. Il avait, à notre première rencontre, huit ans, et moi six. Mais dans l'enfance, ce genre de détails importaient peu, et nous nous entendions vraiment bien. Dans nos moments de temps libres, nous étions vraiment inséparables, on ne voyait jamais l'un sans l'autre. Je lui parlais de mon « métier de bergère », et lui de son apprentissage dans la menuiserie et la charpenterie. Nous nous baladions dans tout le village et dans ses environs... Ça avait été une routine de nous retrouver à la même heure au même endroit chaque jour, et ce pendant plus d'un an.

Et, après plus ou moins deux mois d'absence, nous étions revenues, ma mère et moi, et les moutons avec. Bien sûr, je ne m'étais vraiment pas ennuyée pendant cette période : j'avais été occupée à aider ma mère, et puis voyagions déjà depuis un bout de temps avec les saltimbanques qui m'avaient légué leur art et qui nous accompagnèrent jusqu'ici. Toujours est-il que, saltimbanques ou pas, moutons ou pas, dès notre arrivée au village, j'avais expédié tous mes devoirs et m'étais précipitée à travers les rues, avec mes petites bottes et mon ample tunique de laine, sous prétexte de marchander sur le prix de notre laine. J'étais ainsi arrivée jusqu'à la plage et m'étais arrêtée à une courte distance du chantier bien aménagé qui permettait au village d'avoir une économie si prospère. Ici s'élevaient une multitude de silhouettes fines et gracieuses de navires, et on voyait au loin les voiles blanches des bateaux qui partaient ou arrivaient. Mais ce n'était pas ce paysage si pittoresque sur lequel se concentraient mes jeunes yeux : je cherchais du regard cet enfant, cet ami dont j'avais le souvenir d'avoir passé de si bons moments avec lui.

Et je le vis, occupé auprès de l'un de ces bâtiments. Il me sembla qu'il me vit, car après s'être tourné dans ma direction, il abandonna son travail et se dirigea vers notre point de rencontre attitré. Je souris, et commençai à faire de même, le pas pressé, le cœur léger. Je me mis même à courir : quand on avait huit ans, la course était toujours le meilleur moyen de déplacement, le plus rapide. Au bout de quelques minutes, j'arrivai à l'endroit convenu : il s'agissait d'un coin de la plage où s'élevaient des rochers. Ceux-ci, noirs et comportant de nombreuses prises d'escalade, formaient grossièrement la structure des murailles d'un château, avec un petit espace au centre juste assez grand pour que trois enfants pussent s'y tenir en tailleur : c'était pour cela que nous avions choisi ce « quartier général ».

Je me retournai et fronçai les sourcils : où était-il donc passé ? Pourquoi tardait-il tant ? Je me retournai de nouveau, et là je le vis qui arrivait, tournant la tête en tous sens. Mon regard finit par accrocher le sien, et je souris de toute mes dents. Je réfléchissais déjà à ce que nous allions pouvoir faire de cette longue après-midi qui s'offrait à nous. Mais tout d'abord, les retrouvailles : même si j'étais heureuse de le revoir, je ne le montrais pas trop. Cependant, je lançai, réjouie :

« Jay'k ! »

J'escaladai l'un des rochers et m'installai à son sommet, à un endroit à peu près plat, puis lui fis signe de me rejoindre.

« Dépêche-toi ! »

Nous allions parler. Oh, pas comme les grandes personnes. Pas de « Quoi de neuf ? » ni de « Tu vas bien ? », ou encore de « Et la famille ? ». Non, non. Nous allions parler des jeux que nous allions faire, des tours que nous allions jouer. Nous avions pour habitude de partir « à l'exploration », d'ériger notre territoire, d'embêter et de jouer avec les animaux que nous croisions. Parfois même, nous jouions des tours aux habitants, toquant aux portes puis nous enfuyant, faisant des grimaces aux clients des divers commerçants, cachant des poissons destinés à pourrir et à empester dans les recoins les plus improbables des boutiques.

Et puis, lorsque nous étions plus calmes, nous dessinions sur le sable, nous partions à la chasse aux crabes... Il y avait tant de possibilités, tant de choses intéressantes à faire !

« Alors, on fait quoi ? », lançai-je avec un sourire malicieux.
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Jeu 25 Oct 2012 - 7:41

Je regardai un peu partout au travers des rochers près de notre petite cachette pour espérer la repérer. Je pensai un moment, le sourire en coin, qu'elle était si petite que je ne la verrais pas si elle était derrière l'un des rochers. Je ne pouvais pas vraiment l'entendre non plus, le son qui venait du marché additionné aux petites vagues qui venaient se briser le long de la plage couvraient peu importe le bruit de sandale qui marchait ou courrait sur les pierres. Puis au moment où je décidai de m'avancer pour entrer dans la petite crevasse, je la vit monter sur l'un des rochers qui surplombait notre forteresse. Elle me faisait signe puis prononça mon nom. J'étais heureux, heureux de la revoir, mais surtout de réentendre sa petite voix. Cette petite voix, il me paraissait comme si je ne l'avais pas entendu pour une éternité, mais en fait, ça ne faisait que deux mois environ. Je lui souris et lui fis moi aussi aller la main avant de monter la rejoindre.

Un coup le rocher escaladé, elle me posa tout de suite la question que j'attendais avec le plus d'enthousiasme possible.



« Alors, on fait quoi ? »


J'eu comme un petit pincement au coeur quand elle dit cette phrase. Elle avait toujours hate de savoir se qu'on ferait de nouveau cette fois là. Elle se fiait souvent sur moi pour trouver les idées. C'était normal en fait, c'était mon village natale, je connaissais donc plus de place et connaissais aussi le potentiel que ce village avait. Je connaissais les racoins qui foutait la trouille le soir tombé, les places avec les meilleurs vues, bien que ce n'était pas vraiment des places recommandés pour de jeunes enfants, mais surtout je connaissais les gens qui avaient le sens de l'humour. À chaque fois qu'elle venait ici, il m'était impossible de ne pas avoir au moins une idée pour chaque deux jours. Le reste du temps nous le distribuions sur des activités plus anodines, des activités qui pouvait être utilisés plusieurs fois sans que l'on soit vraiment lassés de les faire. J'avais quelque souvenirs qui me remontaient en tête, des dernières folies que nous avions faites. Mais bref, cette fois-ci serait plus différente! J'avais organisé quelque chose de beaucoup plus gros... De beaucoup plus long... Mais surtout, avec beaucoup plus de préparatifs!

Mais avant de lui en parler, j'avais quelque chose à lui partagé! Non pas les plans pour aujourd'hui. Non pas une nouvelle blague. Non pas de nouvelles anecdotes. Mais une nouvelle recette que je m'étais fait attribué comme tâche de la goutter. Je ne pouvais tout simplement pas effectuer cette tâche sans ma meilleure associée! Je sortis le biscuit de mes poches et le brisai en deux morceaux le plus égale possible. Je lui en tendis un.



"T'en veux une moitié? Il faut que je découvre quel ingrédient que madame Irma pourrait rajouter à sa recette de biscuit, tu peux pas te désister!" lui dis-je en souriant.


"Ensuite je vais te parler de ma planification d'aujourd'hui!"



Je regardai son émotion qui suivrait cette phrase. C'était un de mes moments préféré, la voir enjouée sous la proposition d'une nouvelle aventure!

Cette fois-ci, ce serait différent. J'avais pris du temps à l'organiser et ce serait bien plus amusant. Amusant pour elle de chercher, mais amusant pour moi de la voir réfléchir, agir et peut-être même demander mon aide. Bien que cela m'aurait surpris d'elle! Elle était jeune mais tout de même bien rusée pour son âge! Par chance que ses temps de réaction étaient vraiment rapides, puisque sans cela, nous n'aurions pas fait grand coup dans le village! La plupart des fois nous ne nous faisions pas avoir. Par chance! Si ma famille aurait su! Remarque bien que, ça en aurait beaucoup plus que des petits tours ici et par là pour défaire le nom des Ofsea! Et de toute façon, même si parfois les personnes à qui nous jouions des tours devenaient rouges, c'était seulement pour rigoler. Du moins, nous, nous avions du plaisir!

(dsl si le post était pas trop long et avec quelques fautes non corrigées. J'ai un peu moins de temps pour les post ses temps-ci! Et dsl futurement si ça peu prendre un peu plus de temps entre les post, je vais essayer de ne pas trop te faire attendre! ^^)
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Lun 29 Oct 2012 - 16:11


Je trépignais d'impatience. Qu'il se dépêche, qu'il se dépêche de me le dire ! Je voulais savoir ce que nous allions faire, je voulais savoir ce qu'il avait une fois de plus imaginé pour occuper la journée, je voulais savoir jusqu'à quel point nous allions rire et nous amuser. Mais au lieu de mettre fin à mon impatience, il fit durer le suspense en fouillant dans sa poche. Il en sortit finalement un petit gâteau, de ceux dont l'aspect biscornu et appétissant évoque immédiatement un agréable sentiment de « chez-soi ». Lorsqu'il m'expliqua d'où venait le gâteau et m'en proposa la moitié, je lui souris de toutes mes dents avant de prendre ce qu'il me tendait et de mordre dedans.

Je fermai à moitié les yeux pour me concentrer sur le goût, prenant très à cœur ma mission, mon esprit lunatique oublieux pour quelques instants du plan de Jay'k. C'était un très bon gâteau, un sablé sûrement, croquant à l'extérieur et moelleux au centre. Il était encore un peu tiède, avec un goût de beurre et d'amande... Il manquait effectivement un arôme pour relever le goût. Et, soudain, je m'exclamai :
« Fleur d'oranger ! » Je rouvris pleinement les yeux et continuai : « Un peu de fleur d'oranger. C'est ça qu'il manque à la recette. »
Je finis par prendre conscience que Jay'k était entrain de me parler. Machinalement, je dis :

« Hein ? »

Puis, je reconstituai tous les éléments dans ma mémoire. Ah oui : son programme pour la journée !

« Ah oui ! Allez, dis ! »

Il me regardait, m'analysait avec malice comme pour voir ma réaction. Je m'impatientai en balançant les jambes dans le vide, perchée sur mon rocher. A la fois excédée et amusée, je sautai à bas de notre « forteresse » et m'écriai :

« Alleeeeeeeeeeez ! Pff ! »

Faisant mine d'être furieuse, je m'en allai en courant, me dirigeant vers le petit bois. Ayant disparu de la vue de mon ami, je me dissimulai entre les basses branches d'un pin. J'étais certaine qu'il allait venir, je l'attendais et comptais bien le surprendre. J'étais vraiment impatiente de connaître sa planification, mais je n'avais pas résisté à l'envie de lui jouer un tour. J'attendis qu'il arrive et me laissai glisser silencieusement le long du tronc. Puis, sans un bruit, je m'approchai en discrétion de lui derrière son dos et...

« Bouh ! »

Je partis d'un grand éclat de rire et enchaînai :
« Alors, tu me dis ce que tu as prévu ? »
____________________________________________

Les yeux fermés, je ris doucement. Je me rappelle dans les moindres détails la planification de Jay'k... ce jour reste si mémorable ! Dans le couloir de la prison, une voix familière aux accents moqueurs s'élève.
« Alors, les Masques, on rigole toute seule maintenant ? »
Il est normalement interdit de communiquer avec les prisonniers, mais j'ai rapidement su rompre la réserve de ce garde. Je ne sais pas son nom, et à part sa voix je ne connais rien d'autre de lui que son visage aux cheveux blonds. Cette ignorance ne m'empêche cependant pas de plaisanter parfois avec lui, et cela égaye mes journées.
« La ferme, Blondinet ! Je ne suis pas seule : je rigole avec Robert, mon ami imaginaire. »
J'entendis son rire s'éloigner avec ses pas, résonnants contre la pierre. Souriante, je me replonge dans le passé.


[HRP : j'ai pas réussi à faire plus, désolée >< et j'ai un peu manipulé ton personnage, si ya quoi que ce soit de dérangeant dis-le moi et j'édite Smile ]
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Ven 2 Nov 2012 - 8:51

J'étais là à contempler les vagues qui venaient s’abattre sur le bord de l'eau. Je regardais les dessins laissés plus tôt dans le sable par des enfants du coin. Je restais assis et laissais passer le temps. J'étais là, à ne rien faire. Là le poil dans le vent. Sur une pierre j'étais jonché, comme près à hurler. Pourtant, je n'étais pas ici pour hurler. Je n'étais pas ici pour me lamenté. J'étais ici sur cette roche particulière. Sur cette roche, qui pour la plupart des gens n'évoque rien. Pour moi et cette jeune fille que j'avais rencontré plus jeune, elle était tout autre. Elle était le pilier central de notre petite forteresse. Le pilier central de mes souvenirs... Aux souvenirs doux d'une enfance lointaine, un long frisson parcouru ma fourrure noire. Le souvenir est une très belle place du cerveau humain, mais pourtant, dans certains cas, il vaudrait mieux pas qu'existe une place si facile à s'y perdre. Je fermai les yeux un instant, essayant de me changer le idée pour reprendre mon chemin. Mais quelque chose brisa le calme de mon esprit. Une odeur... Une odeur que je n'avais pas sentis depuis bien longtemps, mais que je me souviendrais pour le restant de mes jours. Ce devait être mon esprit qui divaguais! Ou bien peut-être se pouvait-il? Je ne pris pas le temps de trop y réfléchir. De mes quatre pattes agiles et musclés je descendis de la pierre et commencé à pister cette odeur. Encore une fois peut-être la forme de loup me porterait avantage.


=====


Une fois le biscuit accepté, je ne la priai pas pour qu'elle y prenne une bouché! Elle avait l'air de l'aimer, ne laissant pas une vilaine grimace paraitre comme ça arrivait parfois. Puis je suivis en glissant complètement la moitié de biscuit dans ma bouche. C'était ma façon à moi de gouté le mieux possible, bien que peu élégant ce truc marchait vraiment! Elle me donna ensuite son verdict sur ce petit sablé. Une fleur d'oranger? Pourquoi pas, je n'y avais même pas réfléchis. Pensant plutôt à un soupçon de vanille ou d'amande. Mais sur ce point elle avait vraiment surpassée mes attentes.

Elle semblait plus qu'impatiente de savoir mon planning de journée. Elle tremblait quasiment au plaisir qui s’annonçait imminent avec cette aventure que j'avais préparée depuis un bon bout de temps. Puis elle s'impatienta en prenant la fuite. Je la regardai partir trop énervé de savoir, mais ce n'était pas par impatience qu'elle l'avait fait, je savais bien. C'était surtout pour faire passer les choses plus vite. Je souris et ris un peu tout bas en la regardant s'éloigner, puis je sautai du rocher pour la suivre de plus loin. J’avançai d'un pas plus rapide un peu, pour tout de même ne pas la perdre de vue.

Chose dites, chose faite. Après l'avoir vu passer en dessous de quelques feuillages je la perdis de vu. J'entrai tout de même suite à elle pour aller la rejoindre. Après avoir tasser de la main le feuillage qui cachait l'endroit où était partit Alaska, je passai en dessous d'un conifère en me penchant. Au moment où je passai en dessous Alaska descendit de l'arbre sans bruit et me fis sursauter.



"J'ai pas fait le saut! Seulement je m’inquiétais que tu partes seul dans le bois!" dis-je pour essayer de couvrir le petit malaise que j'avais eu quand elle avait crié.


Je souriai tout de même bêtement et fus une fois de plus heureux quand elle me demanda qu'est-ce que j'avais prévu. Je lui fis signe de me suivre et devançai le pas.


=====


Bien évidement j'arrivai assez rapidement au point où je sentais cette odeur particulière. Je remontai plus haut pas truffe pour humer l'air ambiant décollant ainsi mon museau de par terre. Je sentis l'odeur un peu plus haute, ce ne pris pas long pour que je repère un petit bout de laine de mouton qui était restai coller dans la sève du pin. Se glissant le long du tronc pour me faire sursauter environ dix ans plus tôt, Alaska avait laisser une petite partie de notre passé sur place. Évidement que je fus déçu un peu par la découverte, mais tout de fois, j'étais heureux, d'avoir trouvé une petite partie de ce passé où je retournerais sans penser deux fois.


=====


Je regardai au loin sur le chemin que nous avions emprunter. Ce serais bientôt le point. Je le voyais, le tout début de cette journée palpitante! Je souriai à la petite qui me suivait de près. Elle serait bientôt satisfaite, ou à moitié du moins, puisque je savais qu'en tout temps, tant que l'activité n'était pas terminé elle n'était pas entièrement satisfaire. Tant mieux en fait, cela démontrait bien à quel point elle voulait toujours terminer ce qu'elle avait commencé!


"On est bientôt arrivé! Tu vois l'arbre mort là-bas? C'est là que commence l'aventure!" dis-je avec enthousiasme.


Je n’eus quasiment pas le temps de finir ma phrase qu'elle se précipitait déjà vers l'arbre que je lui pointait. Un coup rendu au point que j'avais prévu je sortis mon couteau de sa pochette. Celui que je trainais toujours sur moi. Je l'avais gardé sur moi tout ce temps depuis que j'avais prévu le coup. J'étais impatient que ce moment arrive, bien plus impatient qu'elle en fait. Tout avait été préparé depuis un bon moment, et rien ne pourrait empêcher cette événement de ce passer. Je levai le couteau et serrai les doigts autour de la poignée, pour bien le saisir. Je descendis finalement le couteau dans un élan pour bien atteindre ma cible. Il se logea assez facilement du premier coup dans cette petite couche douce et molle. Je coupai donc la mousse qui recouvrait une petite partie du tronc d'arbre. Je l'avais appliqué après avoir terminé ma petite cachette et elle avait recouvert un plus grosse partit que ce qu'elle couvrait quand je l'y avais installé. Bref, un coup la mousse enlevée, j'entrouvris une petite porte faite dans l'écorce de l'arbre. Elle était munie de deux petites ferrures qui servaient pour ouvrir la porte. Je les avaient récupérés sur un bateau que nous avions retappé et j'avais décidé de les réutiliser à bon escient. Je lui fis signe qu'elle pouvait ouvrir la petite porte.

J'avais très hâte, hâte qu'elle trouve la carte à l'intérieur de la cavité que j'avais creusé dans l'arbre mort. Hâte qu'elle jette un coup d’œil à cette carte au trésor. Hâte de voir sa réaction enthousiaste et de la suivre pendant qu'elle suit mon trajet que j'avais tracé sur la carte qui menait plus loin sur la plage. Mais surtout hâte de voir sa réaction au trésor qui se trouvait au bout du chemin pointillé de la carte!



(Voilà! J'espère que le post te convient! Même chose pour moi si tu veux que je change quelque chose! Dsl pour le temps de delais pour le post! ^^' J'espère que je t'ai pas trop effrayé! XD)
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Dim 4 Nov 2012 - 19:43

"J'ai pas fait le saut! Seulement je m’inquiétais que tu partes seul dans le bois!"

Ceci suivi d'un sourire un peu idiot. Je lui lançai un clin d'oeil moqueur et peu dupe.

« Ouioui. Bien sûr. Je te crois, hein ! »

Mais je n'eus pas le loisir de le taquiner plus, et de toute façon je n'y pensai pas une seconde encore : déjà, il m'entraînait quelque part – l'endroit où il allait me montrer son plan. Impatience. Impatience ! Je me sentais prête à imploser, je marchais vite, devançant parfois Jay'k, puis je me forçais à ralentir et à me calmer. - Cette impatience, je l'ai en partie perdue en grandissant, en mûrissant. En partie seulement... je suis certaine qu'un jour, elle me perdra. -
Mon ami me sourit, je lui souris aussi. Je tournai mon regard vers le ciel : il faisait si beau... pouvait-on imaginer un bleu plus limpide, plus vivant ? Les nuages qui filaient sous la pression du vent marin étaient immaculés et nets, bouts de cotons collés à la voûte céleste. Je me sentis apaisée. Après tout, pourquoi attendre sans profiter de l'instant présent ? Cela ne servait à rien – cela n'allait pas faire passer le temps plus vite. Alors je cessai de m'agiter et pris mon mal en patience.

"On est bientôt arrivé! Tu vois l'arbre mort là-bas? C'est là que commence l'aventure!"

L'aventure... A ce seul mot, toute ma patience disparut aussi vite qu'un glaçon au soleil. Envolée ma résolution... Tant pis ! J'allais enfin savoir ce qu'avait préparé Jay'k, et cela valait bien toutes les résolutions du monde. Je me précipitai vers l'arbre sus-dit et l'examinai sous toutes les coutures. C'était un arbre, plutôt petit mais assez large. Un arbre mort, un arbre au tronc noir qui ne demandait qu'à s'écrouler à la moindre brise un peu violente. Un arbre, quoi. Je tournai et retournai le problème dans ma tête, trop fière pour demander à Jay'k de m'éclairer : comment ? Comment une aventure pouvait-elle avoir pour point de départ un simple... arbre mort ? Toutes les possibilités les plus folles fleurirent dans ma tête. L'arbre était-il creux ? Nous permettrait-il d'y établir un nouveau quartier général ? Non, Jay'k savait bien à quel point j'étais attachée à notre quartier général actuel – lui aussi, d'ailleurs. Alors peut-être cet arbre cachait-il un tunnel menant à quelque mystérieuse destination ? Ou encore... l'arbre était-il magique ? Non, impossible, je partais trop loin. Je me retournai vers le jeune garçon pour lui poser la question, mais me pétrifiai. Il tenait une dague à la main. Il visa, tira, je blêmis... la dague vint se ficher à une dizaine de centimètres de moi, dans la mousse qui couvrait l'arbre sans vie. Je m'autorisai alors à recommencer à respirer.

« T'es fou ! Tu aurais pu me toucher ! »

Je rougis alors de m'être montrée effrayée. Je rattrapai le coup immédiatement.

« J'ai pas eu peur, hein... C'est juste dangereux ! »

Je dissimulai ma perte de contenance en observant Jay'k découper dans la mousse un rectangle, puis la retirer, dévoilant sous mes yeux agrandis de surprise une petite porte sans doute construite par lui. Elle était munie de deux petits gonds – Jay'k l'entrouvrit, puis me fit signe de l'ouvrir. Presque fascinée par ce que j'allais peut-être découvrir à l'intérieur de l'arbre creux, je m'avançai et tirai sur la porte, qui s'ouvrit en grinçant légèrement, découvrant une cavité soigneusement creusée. A l'intérieur, ça sentait l'humus, la légère pourriture. Ça sentait la vie. Et elle était là, posée tout au fond ; longue, légèrement jaunie par l'humidité, enroulée sur elle-même : la carte au trésor. Sans un mot, je m'en emparai presque religieusement et la dépliai avec soin.

Au premier abord, il s'agissait d'une carte banale, le genre de cartes du village et de ses alentours que l'on pouvait acheter n'importe où par ici. Des lignes finement tracées en noir à la plume faisaient apparaître les contours des rues, des bâtiments, de la plage et de la forêt vus de dessus. Mais cette carte avait quelque chose d'unique, ce quelque chose qui la rendait si intéressante à mes yeux : ce chemin dessiné à l'encre rouge, ce chemin qui partait d'ici et se finissait plus loin sur la plage, de l'autre côté du village, par une grande croix sur le parchemin. Cette carte n'était pas une carte banale. C'était une carte au trésor... Mon sang de fit qu'un tour. Je voulus dire quelque chose mais aucun mot ne parvint à sortir. Au lieu de cela, je tournai mon visage vers Jay'k et lui fit cadeau d'un sourire qui voulait tout dire. C'était le plus beau projet qu'on aurait pu imaginer pour meubler une après-midi.

« On y va ! »

Et je me mis à courir, ma motivation ayant atteint son comble. Je devais fixer à la fois mes yeux sur la carte et sur là où je mettais mes pieds, ce qui ne s'avérait pas très pratique. Je trébuchais parfois, sans tomber vraiment. Parfois aussi je me retournais, vérifiant que Jay'k me suivait bien : je n'aurais pas voulu le perdre en cours de route. Nous zigzaguâmes entre les arbres, passâmes par-dessus des troncs déracinés par de violentes tempêtes, traversâmes un large ruisseau en sautant sur les pierres qui perçaient l'eau çà et là. C'en fut trop pour ma vigilance : je glissai sur la mousse humide d'un rocher, perdis l'équilibre et allai terminer ma chute dans l'eau froide avec un léger cri. Malgré cela, j'avais bien pris garde à tendre la main hors de l'eau pour que la précieuse carte ne soit pas mouillée. Heureusement, l'endroit était si peu profond que l'eau ne dépassait pas le niveau de mes genoux. Je me redressai, croisai le regard soucieux de Jay'k... et me mis à rire : c'était toujours ainsi que je réagissais lorsque j'avais eu peur.
Je cessai de rire en regagnant la rive.

« Ho... je vais me faire gronder ! »

J'attendis un petit moment avant d'ajouter :

« Mais bon. Ça, ça sera à la fin de la journée. Pour l'instant, le trésor ! »

Je repartis de plus belle, mon enthousiasme à peine entamé. Nous traversâmes le village en coup de vent, si rapides que les villageois riaient en nous regardant courir, se demandant où nous allions ainsi, et regrettant, peut-être, de n'être plus jeunes comme nous. Je finis par atteindre, essoufflée, la plage, Jay'k sur mes talons. Je ralentis et terminai ma course à genoux dans le sable.

« Pause ! »

Consultant la carte, je scrutai l'horizon plat, j'observai chaque dune dorée. Et je le vis, près des vagues déferlantes : il était immense et créait toute une zone d'ombre à ses pieds. Cet énorme rocher était-il indiqué sur la carte ? Oui. Il fallait donc se repérer par rapport à lui. Je me relevai et marchai jusqu'à la base du roc et me mis à chercher : tout, n'importe quoi qui pourrait évoquer la présence d'un trésor. Je finis par me décider à creuser aux pieds d'une arête du rocher, dont la forme était particulièrement étrange. C'était le moment de vérifier si le proverbe « le hasard fait bien les choses » méritait d'exister.


[HRP t'inquiète pas, il est très bien ton post *-* sérieusement, pendant trois secondes j'ai cru que t'allais lancer le couteau sur Alaska '-' bref, hésite pas à me faire signe si tu veux que j'édite et blablabla ect. comme d'hab.]
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Dim 18 Nov 2012 - 23:42

J'avais le sourire aux lèvres, repensant encore au coup de couteau que j'avais donné près d'elle qui l'avait effrayé. En fait, je lui avait bien rendu la pareille, mais était-ce trop? Je savais que je n'aurais pas pu la heurter, puisque j'étais plus qu'habille avec un couteau, surtout un couteau à bois, mais si elle aurait bougé sa main près du coup... Il fallait que j'arrête de réfléchir à ça. Je sortis de ma tête et retrouvé l'image du monde réel avec une expression que j'avais tant attendu. Une expression de satisfaction, mais surtout d'émerveillement se traçait sur le visage de la petite Alaska. C'était les meilleurs moment que j'avais avec elle. Quand je la rendait heureuse, quand je réussissait à la faire penser à autre chose, à lui faire passer d'agréable moment dans de nouvelles aventures que j'organisais.


-----


Assis sur un rocher qui faisait face à la petite cachette dans l'arbre. Je reniflais l'air comme pour me rappeler des souvenirs, peut-être dans l'odeur, mais non... L'odeur que dégageait anciennement cette souche ne se faisait plus sentir. La porte, elle, était toujours là, mais tombée aux racines de l'arbre. Les pentures plus que rouillées et la mousse qui la couvrait jusqu'à sa moitié. Le petit trou durement ouvragé dans le creux de l'arbre était recouvert lui aussi de mousse, mais à quelque place, on voyait encore les petits coups de couteaux à bois maladroits que j'avais fais des années plus tôt.


*C'était le bon temps... Je ne sais pas si je retrouverai une fille avec qui je m'entendais si bien... Ça me manque d'organiser des petites activités, de voir un visage si heureux... Mais sous cette forme, est-ce que je réussirai à rendre le visage d'une autre fille si déformé par un sourire? À en rendre une heureuse comme je le faisais?*


Je me regardais les pattes et ma queue qui fouettait l'air doucement derrière moi. Ce poil luisant noir et ce bout de museau que je voyais en baissant les yeux... Je refermai les yeux pour ravoir une parcelle de ce passé...


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Je la suivais de près, autant pour ne pas rater aucuns moments de cette aventure, que de rater peu importe la situation dangereuse qui pourrait survenir. Les feuilles plus hautes que Alaska venait me frôler les cheveux et les oreilles tandis que celle qu'elle écartait devant elle revenait doucement sur mon linge. Cette été, les feuilles étaient plus que verte. Elles semblaient beaucoup plus pétillantes que les années précédentes. Étais-ce mon imagination par un moment si enivrant qui divaguait, ou était-elle vraiment plus colorées? Peut-être aussi que je les voyais plus près qu'à l'habitude, ce qui me donnait cette impression.

J'aurais dû me concentrer plus sur la situation présente que de penser aux feuilles qui nous entouraient, puisque au moment où je sortis de mes pensées je vis Alaska s'avancer sur des pierres dans le ruisseau. Elles étaient glissantes s'en était sur, puisqu'elle luisaient au soleil, mais j'étais maintenant trop loin pour faire quoi que ce sois pour l'aider. Je me dépêchai donc à traverser derrière elle. Malheureusement, au moment où j'allais la rejoindre, elle glissa et trébucha dans l'eau. L'eau m'éclaboussa un petit instant, puis je regardai vite fait pour voir si elle ne s'était pas fait mal. Tout semblait en ordre, sauf peut-être son habit qui était maintenant totalement mouillée. Je souris quand je vis qu'elle tenait la carte en dehors de l'eau à l’abri. Je lui tendai la main et l'aider à remonter hors du ruisseau. Elle semblait embêté pour son habit mouillé.



"T'inquiète pas, si tu continu à courir comme ça jusqu'à la fin, ton habit elle va être sèche c'est certain!" dis-je en riant un peu.


Nous avons ensuite traversé la partie du chemin dans le village. On semblait avoir doublé de vitesse! En fait, tout était normal, puisque nous avions toutes les conditions de notre coté. Le chemin était dégagé, c'était la partie la mieux tracé de ma carte et nous étions plus qu'habitué de courir dans le village. Puis vint la sortie vers la plage. Nous avons finis la course sur la plage, elle les genoux dans le sable et moi les deux mains sur les genoux. Un coup notre air retrouvé nous avons lancé le même regard vers le rocher devant nous. Pourtant, ce n'étais pas la fin du trajet. Elle commençait à creuser en pensant que j'avais enterré le trésor sous le "X" de la carte, pourtant, il se trouvait un peu plus loin.



"C'est pas ici Alaska! Suis moi à partir d'ici! C'est seulement que je savais pas comment compléter la carte!" dis-je encore un peu essoufflé.


Je lui fis signe de la main et me dirigeai vers un peu plus loin sur la plage. À quelques mètres de là on voyait une petite entré dans les pierres. Je lui indiquai du doigt l'entré de la cachette. Rendu à la petite entré je me penchai un peu le sourire aux lèvres, le meilleur était encore à venir. Je pris les devant cette fois-ci de l'expédition...

Je me penchai pour entré dans le trou en faisant signe à Alaska de me suivre. Dans ce petit couloir, il ne fallait pas être claustrophobe. C'était tout de même étroit, mais si je passais quand même aisé, elle pourrait bien passé. La pierre était quelque peu humide ce qui donnait une senteur de pierre humide et salé. Plus on avançait, plus le couloir s'agrandissait. On tournait un peu, comme pour faire un demi-tour vers la plage, mais nous avions décendu sous terre en fait. Puis nous sommes arrivés dans une sorte de petite salle avec des stalactites et stalagmites qui s'était formés avec le fil du temps. Au milieu de la pièce ce tenait un petit coffre en bois. Il était placé sur un stalagmite que j'avais coupé plus tôt dans la saison pour faire comme une plate-forme. Le coffre aussi en fait, c'est moi qui l'avait confectionné. Mais ce que j'étais surtout fier d'avoir confectionné pour cette journée ce tenait à l’intérieur du coffre...



-----


Après un court chemin sur mes quatre pattes, j'étais maintenant assis dans le sable et regardais au loin sur la plage. L'ancienne cachette, où se trouvait probablement encore ce petit coffre sculpté dans le bois et rembourré de tissu rouge, était maintenant qu'un trou dans la plage. Quelque peu recouvert par le sable, cette chambre s'était écroulée depuis le temps. Ce petit coffre... Mais en fait ce qui me tracassait présentement, était plutôt de savoir si Alaska avait toujours son contenu... Ce petit collier... Un cordon de cuir noir avec comme pendentif une petite sculpture que j'avais faite... Une patte de chien, sculpté dans l'ébène... Une petite patte noire...


"La garde tu toujours à ton cou, même si je ne suis plus vraiment là pour toi..." dis-je en regardant le sol.


-----


"C'est moi qui l'ai fait! Il est beau non? Tu pourra le garder toujours à ton cou! Une patte de chien pour représenter la fidélité! Tu pourra te rappeler que pour peu importe la situation, je serai toujours là pour te soutenir!"

...

(Vraiment, vraiment, vraiment désolé pour le si grand écart pour le post. Ça se reproduira plus. J'étais vraiment occupé, mais là ça va mieux! Si y'a quelque chose que t'aime pas du post tu le dis! (Mis à part de la longueur avant de répondre! ^^'))
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Mar 11 Déc 2012 - 21:18

Et il ne le méritait pas, ce proverbe, d'exister. Le hasard ne fait pas bien les choses, il les fait... au hasard. Je me rappelle ma frustration lorsque Jay'k m'avait interpellée pour me désigner un tout autre endroit que celui où j'avais commencé à creuser.

______________________________________

Je voulais trouver le trésor moi-même, et uniquement par moi-même ! Frustration légère seulement, ce qui dominait était l'excitation. J'avais complètement oublié l'état de mes habits (secs, mais un peu sales) pour suivre mon ami où il m'entraînait. Sous nos pieds, les grains de sable se s'envolaient, miroitaient un instant dans la lumière forte du soleil, puis étaient emportés vers d'autres rivages par le souffle du vent... On aurait juré que nos pas soulevaient les grains dorés du temps eux-même. Et à ce moment précis, sur cette plage lumineuse, bercée par la musique perçante du cri des oiseaux marins ainsi que des pêcheurs et des ouvriers du chantier, bercée par la mélodie que le vent chuchotait à mes oreilles, tout enveloppée de la chaleur du soleil dans l'air, je me sentis apaisée.
A la vue de l'entrée sombre entre les rochers, mes yeux s'agrandirent mais je restai coite. Une grotte ! Comme dans les contes, les histoires de pirates et les légendes marines ! Ce sentiment d'exaltation que j'éprouvais était celui de faire mon entrée dans l'un de ces mythes, discrètement, pour enrichir pleinement mes sens.

Et le premier sens enrichi fut l'odorat, lorsque je m'engouffrai dans la cavité. Mes narines s'enflèrent d'une odeur forte de sel et d'humidité, et je distinguai également, plus subtil, les fumets de l'humus et de la poussière. Je me faufilai avec souplesse entre les rocs plus ou moins pointus, plus ou moins émoussés par l'érosion, le long de cet étroit couloir dont les couleurs grisâtres semblaient se fondre dans les ténèbres des entrailles de la terre. Mon sens de l'orientation (pas exceptionnel, je devais bien l'avouer) m'indiquait que nous nous dirigions vers l'intérieur de la plage, sous terre. Les rochers se firent moins pointus, le couloir s'élargit doucement... Les bruits de l'extérieur nous parvinrent tout d'abord étouffés, puis se dissolurent totalement dans un silence étouffant rythmé par nos respirations mêlées. Le couloir n'était pas très long, et c'est pourquoi, lorsque nous débouchâmes sur cette petite salle où nous pûmes enfin nous tenir debout le dos droit, la lumière du soleil nous parvenait encore imperceptiblement. Ainsi, je pus distinguer les contours et les ombres légères des stalactites et des stalagmites, piliers pointus au sol et au plafond imitant effroyablement les crocs de quelque montre marin redoutable. Premier constat.

Deuxième constat : un coffre, petit et en bois, trônait au centre de la « salle ». Il n'était pas si ancien, mais il dégageait une aura de mystère qui lui conférait une présence imposante. Le cœur battant, je me dirigeai lentement vers l'objet final de cette quête, le but ultime de la journée, de cette recherche. Lentement, pour mieux savourer le suspens...
Quelques instants plus tôt, le sable du temps s'envolait, mais c'était à présent, dans cette pénombre, que le temps s'immobilisait. Je m'agenouillai et passai une main sur les nervures douces du bois. Je reconnus le travail de Jay'k – qui d'autre ? A l'intérieur, le tissu était rouge, du rouge sombre et profond des roses. A l'intérieur il y avait le Trésor. A l'intérieur reposait un collier au lacet de cuir noir et dont le pendentif était une patte canine sculptée dans de l'ébène précieux...

________________________________

Mes doigts effleurent le bois lisse et les moindres aspérités de cette petite sculpture au creux de mes clavicules. Cela, ils n'avaient pas pu me l'enlever. Cela, personne – jamais – ne me l'enlèverait. Ce collier représentait beaucoup trop pour moi pour qu'on puisse me l'arracher : c'était mon enfance, c'était mon bonheur, c'était ma première vraie amitié, l'amitié la plus forte que j'avais jamais liée. Beaucoup disent que les liens de l'amitié sont indestructibles. C'est totalement faux. C'est pour cela que ce collier, ce seul lien entre moi et Jay'k, je le garde précieusement. Cette amitié ne sera jamais détruite complètement, j'en fais le serment.

Portant le bijou à mon nez, sous mon masque, je peux encore respirer l'odeur de cette grotte. Tout du moins je peux encore l'imaginer.


____________________________________

Tout d'abord, j'étais restée muette. Délicatement, j'avais saisi chaque bout du lacet puis j'avais attaché le collier à ma nuque. Puis, j'avais regardé Jay'k. Mon ami. Cette pensée souleva une bouffée immense d'affection en moi qui me fit me lever d'un bond et serrer le garçon dans mes maigres bras. Je n'étais, d'ordinaire, pas si démonstrative, étant jeune, mais je fus emportée par l'allégresse...
Je finis par m'éloigner de Jay'k en lui souriant.

« Merci ! »

Ce fut contents et fatigués que nous quittâmes la petite grotte pour émerger dans la lumière d'un astre du jour qui descendait lentement vers les flots. Je m'étais souvent demandé pourquoi le soleil, plongeant ainsi dans l'eau, ne s'éteignait pas et pourquoi également il ne réapparaissait pas toujours, le matin, en surgissant de l'océan. Ma mère m'avait sibyllinement répondu que le soleil se trouvait au-delà de tous les horizons. Les poings sur les hanches, je réfléchissais à ce que nous pourrions faire de la fin de notre après-midi. Mon estomac, gargouillant, répondit à ma place.

« Et si on allait manger quelque chose ? »

Je commençai à me diriger vers le village – on y trouverait sûrement quelque aubergiste ou tavernier, ou encore quelque villageois bienveillant qui nous donnerait du pain et du fromage.

_____________________________________
Je suis synchrone avec mes souvenirs : mon estomac, dans le présent, gargouille à son tour. Cela signifie qu'on ne va pas tarder à arriver avec mon pain et ma soupe du soir. Ou du midi ? Ou du matin ? Qu'est-ce que j'en sais...


[C'est plutôt moi qui dois m'excuser. 1 mois sans réponse ! Je me pardonnerai jamais ça x_x Et une piètre réponse en plus... Encore pardon !! Je te ferai plus jamais attendre plus de quatre jours '-']
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Lun 17 Déc 2012 - 8:59

Toujours assis sur la plage je regardais le vide. Tout ses souvenirs semblaient si frais... En fait c'était plus parce que je me les remémorais souvent. Ce n'était pas la première journée que je passais à repasser ses bons vieux souvenirs. Je décidai de suivre le long de la plage, laissant derrière moi des traces de pattes, au lieu de bottes. C'était spéciale, en fait, je n'avais jamais vraiment vu de traces de pattes laissés dans le sol. Je me mis à reculer pour les regarder et les étudier. Non, pas que je n'avais rien à faire, du tout... En fait, oui, je n'avais plus d'idées... Ce n'était plus la vie avec une petite routine de travail chaques jours. C'était une vie de vagabond, et je ne savais pas la meublée. Puis mes yeux dérivèrent une fois de plus vers mon village natale qui s'éloignait, pas après pas. Un autre souvenir revins, celui qui m'avais le plus marqué...


---


Aujourd'hui était l'un des jours particuliés que j'attendais l'arrivé d'Alaska impatient. Je regardais au loin, pendant que je sculptais une partie de la rampe qui menait vers l'aviron. C'était dans ces jours-ci qu'elle arrivait, je me souvenais bien. Le temps était plus chaud, les bourgeons percaient pour former des débuts de petites verdures. C'était l'un des moments de l'année où Alaska arrivait. Cela faisait trois jours que j'attendais en regardant un peu partout dans la ville. Les endroits stratégiques où je la repèrait était bien à découvert, il n'y avait pas personne de prêt. Ni proche du marché de pain, ni à l'entrée Ouest du village, ni biensur à notre cabanne, mais surtout personne dans les environs du banc qu'elle s'asisait souvent pour m'attendre. Les trous dernière fois qu'elle était venu, c'est là qu'elle m'avait attendu.

Cela faisait maintenant six jours que j'obervais au loin pour l'appercevoir. Je ne m'étais jamais trompé de plus de cinq jours pourtant... Mais je savais qu'elle allait venir! Je savais que d'ici peu de temps je l'appercevrais depuis le bateau. Je la saluerais et je décenderais par l'une des échelles de cordes pour m'y rendre en courant. Je travaillais comme depuis trois jours avec un couteau à bois, pour travailler les petits détails. J'avais quasiment finis d'ailleurs. Les fleurs qui ornaient le dessus de la rampe était faite à la perfection, repassé minutieusement sous l'oeil de mon père qui n'avait rien trouvé à me reprocher. Mais ce jours là, il m'arriva mon premier accident. J'eu un seul moment d'innattention lorsque j'étais perdu dans mes pensées et mon couteau glissa. Mon coup se ralentit en heurtant contre le rebord de la rampe, mais le coup se dirigea tout de même à l'intérieur de ma paume gauche. Le couteau, si bien affilé, n'eu aucune difficulté à coupper la chair de ma main. Heureusement que l'élan avait été ralentit, il se planta, mais n'atteint rien de vraiment important. J'allais crier, mais je serrai les dents. Je ne voulais pas avoir l'air d'un enfant qui se plaignait d'une blessure, bien que je n'avais que onze ans. J'échappai tout de même mon couteau pour venir me serrer la main blessée.

Le patron du chantier, qui m'avait très bien vu, eu un sourire à s'en déformer la mâchoire. Pas par pur méchanceté, ni par amusement. Il avait bien vu que je m'étais bien blessé, mais qu'il n'y avait pas tant de dommage. Il vint plus près de moi en faisant signe à un autre homme de laisser ce qu'il faisait en me pointant.



"Je te l'avais bien dis garcon! Si tu ne surveille pas ce que tu fais et que tu es aussi discret, c'est sur qu'il va t'arriver un accident! Et que c'est-il passé? Je ne disais pas ça pour t'agacer, ou pour le plaisir. Je te disais cela avec de mauvaises expériences dans mes baguages! Allons montre moi ça!" dit-il avant de regarder ma main.


Je le laissai inspecter ma blessure en lui faisant bien comprendre qu'il ne fallais pas qu'il y touche. Puis il souris, c'était bon signe.


"Je t'envoi te faire mettre un bandage! Et que je ne te revois plus ici jusqu'à ce que tu me montre que tu plis la main!" dit-il en souriant.


Ce commentaire était loin de faire mon affaire. Je voulais finir toutes les finissions que j'avais commencés... Je ne pouvais pas laisser mes oeuvres à moitiés faites et quelqu'un les terminent! Je n'étais pas d'accord!


"Je vais être capable de continuer avec un bandage! Je vais revenir demain et je vais continuer! Je vais être capable!"


"NON! Tu va sagement rester chez toi et écouter ce que je te dis! De toute facon, même si je te laissais remonter sur ce bateau, tu ne ferais pas plus attention, je te connais bien assez petit Ofsea! Tu continuera ton travail en revenant, personne ne touchera une pièce de ce bateau que tu as commencé! À condition que tu respectes mes règles! Reviens quand ton poing se fermera totalement!" dit-il de ton ferme.


Je le regardai dans les yeux et fermai le poing fort de frustration dans les airs pour qu'il le voit. La douleur ce fit sentir et c'est elle qui me fit relacher la pression. Il rit en secouant la tête et me fit signe de suivre Honson, l'homme sur le bateau qui avait une base sur les bandages. Je le suivis sans objections, la douleur, maintenant l'adrénaline retombé se faisait beaucoup plus sentir.



---


Je m'arrêtai un instant pour regarder ma patte avant gauche. Non... Défénitivement, sous forme de loup, cette cicatrice ne parraissais pas du tout. Sous forme humaine elle parraissait encore d'une nouvelle ligne de main, mais blanche et plus large. La plaie avait bien guérit, mais elle parraissait encore. Malheureusement, au moment où je m'étais couppé j'avais un couteau large et j'étais jeune. Maintenant, elle parraissait toute la largeur de ma main avec quelques points de chaque cotés pour les points de soutures qu'ils avaient du faire.


---


Je me réveillai dans mon lit, mais sous le sens de la largeur. Non, cette nuit avec la douleur, je ne l'avais pas très bien dormis... Mais maintenant c'était le matin et j'avais mieux à faire que me lamenter dans mon lit. Je me levai donc à l'heure que j'étais habitué et déjeuné avec mon père un matin de plus. Dans le silence biensur, puisque, ni l'un, ni l'autre le matin n'avions le gout de discuter ou de faire quoi que ce soit d'autre que notre routine. Suite à cela je mis mes bottes et attendis que mon père sois prêt à partir pour ouvrir la porte.

Une journée pluvieuse... J'aurais voulu refermer la porte et la réouvrir sur une journée ensoleillée, mais bon, on ferais avec! Mon père parti sur le chantier en me saluant de la main, puis je fis de même, mais en partant vers le centre de la ville.

Il mouillassait ce matin. C'était quelque peu brumeux, mais surtout de la petite pluie donnait l'impression de ne pas voir bien loin. Mais l'important était qu'Alaska arriverait aujourd'hui. C'était sur! C'était le dernier jour qu'elle pourrait arrivé selon moi! Je décidai d'aller au banc l'attendre. Je pris place sur le banc en me motivant en me disant qu'elle arrivait toujours le matin! J'attendis... Puis le matin passa... Mais j'avais toujours espoir! Elle arriverait aujourd'hui, c'était sur! Puis sur l'heure du midi, il se mit à pleuvoir plus fort. Je voyais les hommes sur le chantier quitté leurs postes pour retourner chez eux. Mais moi je ne quitterais pas le mien... Tant qu'Alaska ne serait pas arrivée! Puis l'après-midi passa. La pluie ne tombait plus sur moi. Elle me longeait. Elle ne me mouillait plus. J'étais là, la mine basse. Ca ne se pouvait pas... Je ne me trompais pas... Puis je me levai pour aller à l'entrée Ouest.

Rendu à l'entrée je vis ce que je ne voulais pas voir... Les gens qui voyageait avec elle et sa mère habituellement étaient tous arrivés. Les marchands et les chariots étaient déjà là... Mais aucun signe d'Alaska... Et ce fut la même chose pour les saisons qui suivirent... Et les années... Jusqu'à maintenant...



---


*Où es-tu petite maline?... Pourquoi n'es-tu pas revenu?... T'es-il arrivé quelque chose?...*


Ces questions je me les posaient encore... Mais cette fois-ci, j'eu une impression que je n'avais jamais eu... Une impression? Où était-ce vraiment une odeur?... Ce parfum... Cette senteur... Je la sentais! Mais oui, avec mon nouvel odorat je sentais, je sentais son odeur! Elle était loin d'ici pourtant, mes le vent portait son odeur sur le bord de l'eau! Je devais la trouver! Je ne devais pas perdre cette piste!

Après une course sous forme de loup, d'une durée indéterminée, je m'arrêtai à la vu d'une petite forteresse. Mon odorat lui par contre, ne s'était jamais arrêté. Maintenant, il était sur, ce n'était pas une impression, elle était ici dans l'une de ces chambres! Mais qu'elle était cette batisse? Je m'approchais au pas de course et à la vu de la falaise avant d'atteindre cette petite fenêtre je me rechangeai sous forme humaine. Il fallait que j'escalade ces roches pour me rendre à la fenêtre! Ce serait une partie de plaisir, je voyais déjà toutes les prises que m'offrait la fallaise! Bien plus facile que de monter les murs en ville! Mais un détail me chicottait... Pourquoi avoir mis des barreaux au petite fenêtre de cette construction? Il n'y avait même pas la place pour s'y glisser, donc ce n'était pas pour les voleurs... Peu importe! Je montai pour aller rejoindre la fenêtre.

Rendu vis à vis la fenêtre, elle m'apparraissait maintenant plus comme une fente de trente centimètres... Je m'accrochai au barreaux et regardai à l'intérieur. Personne à l'horizon, la seule chose que je voyais à l'intérieur était la forme de mon ombre sur le plancher à l'inrérieur. On voyait l'ombre de ma tête, mais surtout il y avait cette odeur... Alaska n'était plus loin d'ici! Je la sentais! Mais j'étais loin de me douter qu'elle était assise contre le mur de la fenêtre dans l'angle mort que je ne pouvais pas voir. Tout simplement sous moi...



(Voila! Dsl si j'ai mis 6jours à rerépondre! ^^')
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MessageSujet: Re: Flashback (Alaska)   Mar 18 Déc 2012 - 21:07


A partir de ce moment, mes souvenirs restent flous. Etions-nous allés manger ? Puis, étais-je rentrée à la caravane de ma mère, auprès des saltimbanques ? M'avait-on réprimandée pour avoir abîmé mes vêtements ? Je sais que nous sommes restés une à deux semaines après ce jour-là, et pas un jour ne passait sans que je visse Jay'k. Puis, une nouvelle fois, nous étions repartis, et revenus au fil des mois... Une année passée ainsi. Je fronce les sourcils, plisse les yeux, et tente de retrouver la suite de mon histoire en images plus distinctes...

Après une journée riche en rire et en émotions, je trouvais encore la force de courir, sortant du village, pour rejoindre ma caravane familiale. Le léger bruit de ma course fit dresser les oreilles de Buches, et je m'arrêtai près de lui afin de lui offrir une caresse sur le chanfrein. J'adressai un signe de la main à Ginya, la danseuse qui m'avait beaucoup appris et qui était, pour le moment, entrain d'entretenir le harnachement du cheval, assise sur une pierre. La lumière du feu rougeoyait un peu plus loin, projetant les ombres de mes compagnons de voyage tout autour, sur l'herbe. Je montai dans notre chariot, à moi et à ma mère, pour me laisser tomber, essoufflée et les yeux clignotants, à même le sol en bois du véhicule. Ma mère m'accueillit avec un grand sourire, de ceux qui cachent quelque chose de pas forcément agréable.

« Bonsoir ma chérie ! Tu t'es bien amusée aujourd'hui ?
Oui... on a joué sur le rivage avec Jay'k !
C'est bien... »

Un silence s'installa, quelque peu inconfortable. Le lendemain, nous partions une nouvelle fois pour une autre destination. Je ne reverrais pas Jay'k avant au moins quatre à six mois. Me méprenant sur le silence de ma mère, je demandai :

« On s'en va loin demain, c'est ça ? »

Maman prit son temps pour me répondre. Elle finit de mettre en ordre les affaires dans le véhicule et d'étendre les couchettes, avant de se résigner :

« Oui, plutôt... Pour tout te dire, demain, nous allons remonter au nord du pays. Nous allons explorer.
Génial ! m'extasiai-je. »

Il y eut comme un moment de gêne que je ne comprit pas jusqu'à ce que ma mère consentît à m'éclairer.

« Sois simplement consciente... que nous ne reviendrons peut-être jamais dans les environs. »

C'était dit. La bombe était lâchée, et Maman évitait mon regard tout en appréhendant ma réaction. Ne plus jamais revenir... ne plus jamais revoir ce village, embrasser ces ruelles du regard, observer l'avancement des chantiers navals. Ne plus jamais courir sur la plage, explorer la région, rentrer à notre quartier général à moi et à Jay'k. Ne plus jamais revoir Jay'k. Absurde.

« Absurde ! »

Je refusais tout simplement d'y croire. Je sortis de l'habitacle avant que ma mère eût le temps de m'opposer une réponse. Je ne voulais rien entendre. En marchant, je m'éloignai un peu du camp en direction du village. On voyait ses lumières et ses feux étinceler dans l'ombre nocturne. Oui, un jour je reviendrais ici. Forcément. Un jour proche, j'en étais certaine.

Mais nous n'étions pas revenus. Nous avions parcouru du pays, ça oui ! Nous avions même abandonné nos saltimbanques en cours de route... J'ai perdu tous mes amis, à présent. Non ! Je n'ai pas perdu Jay'k. Jamais je ne le perdrai, grâce à ce collier... J'effleure le bois noir du doigt. Cela remonte à une dizaine d'années. Une amitié peut-elle perdurer à distance tout ce temps là ? Je me force à croire. Cette amitié avec Jay'k, c'est la seule qui me relie au monde... Car qui ai-je d'autre ? Personne. Personne ! Et qu'est-ce que la vie sinon une grande toile sociale ? Rien.
Je commence à trembler, fermant les yeux et serrant les poings. De grandes inspirations... non, je refuse de me laisser aller aux larmes, je refuse de me laisser aller à la faiblesse. Il y a bien quelque chose qui me retient à la vie : la vengeance. Il faut que je retrouve Aaron Flamme Rousse dès que je sortirai d'ici... car je sortirai d'ici.

BAM. On toque à ma porte – ou plutôt, on frappe la porte de ma cellule avec une violence incroyable.
« La soupe ! »
La soupe, donc.
Il était temps, je n'étais pas sûre de tenir plus longtemps sans alimenter mon estomac. Je me lève (petit vertige à cause du manque d'exercice et malgré les petits entraînements que j'effectue chaque jour pour me maintenir en forme) et me dirige vers le bol fumant (puant, oui) qu'on me tend à travers une petite trappe dans la porte. Et c'est devant la porte que je commence à boire, trop impatiente pour attendre un instant de plus. Le garde qui m'a nourrie n'était visiblement pas seul : j'entends deux échos de voix dans le couloir.

« Alors comme ça t'as remplacé Gauthyer ? Il était temps qu'il prenne une retraite lui. Voyait pas plus loin que le bout de son nez.
Ouaip. Mais je compte pas m'éterniser comme ce gars-là ici, j'espère être promu d'ici un an.
Môsieur est ambitieux ! »
Rires.
Un nouveau garde, comme ça... les choses changent, les temps changent. Le temps... je n'en ai plus aucune notion depuis que je suis arrivée ici.
Et c'est là que ça me prend, grand choc, d'un-coup-d'un-seul. Depuis combien de temps je suis ici, à croupir, à dépérir, à ruminer, à pourrir ici ?
Je me précipite contre la porte. Les pas commencent déjà à s'éloigner dans le couloir.

« ATTENDEZ ! S'il vous plaît, on est en quelle année, là ? »

Les pas hésitent, les gardes avec. Je sais pourquoi.

« Allez, c'est pas pour m'avoir dit une malheureuse date que vous serez punis, hein... »

Je laisse ma phrase monter dans l'atmosphère, l'en imprégner, faire son effet. Le nouveau craque.

« 243. On est en fin d'année 243. »

J'avais profité de l'attente pour prendre une gorgée de soupe brûlante. Je sursaute, je m'étouffe, je suffoque. Je tousse ainsi pendant cinq bonnes minutes, les larmes aux yeux, la mort dans le cœur.
Deux ans !
Cela fait deux ans que je languis dans ce lieu restreint à ma cellule, aux couloirs et à la salle d'aisances ! J'ai donc dix-neuf ans ! J'ai dix-neuf ans et je n'en savais rien...
Il est temps que j'agisse. Mais comment ?

Ma soupe forme une petite flaque sur le sol. Je regrette de m'être laissée emporter et d'avoir gâché mon repas. Qu'est-ce que j'ai faim, grands dieux !
Assise sur ma couchette, je regarde fixement le sol. Plusieurs rectangles minces et lumineux s'y découpent – le soleil, derrière les barreaux de ce mètre carré qui me tient lieu de fenêtre. Je réfléchis. Comment sortir ? Un tunnel ? Je ne peux pas creuser un tunnel à l'aide d'une écuelle, et je ne connais pas la profondeur des fondations. En plus, le sol est dallé, et solidement. Non, pas un tunnel. Par la fenêtre ? Même pas la peine d'y penser, un chat y passerait difficilement. Reste la ruse. Je vais échafauder un -

Le cours de mes pensées s’interrompt. Pourquoi les rectangles lumineux ont-ils disparu ? Quelle est cette ombre. Je me lève tout en prenant garde à rester à l'abri d'un possible regard venant de la fenêtre. L'ombre bouge. Je distingue... des cheveux ? Je me décide finalement à jeter un coup d'oeil et je tombe nez à nez avec un jeune homme. Je hausse un sourcil caché sous mon masque. Ma fenêtre est placée en contre haut, et normalement des gardes patrouillent pour éviter tout contact entre les prisonniers et le monde extérieur. Que fait cet homme ici, et pourquoi ? Quel homme aurait l'idée de venir s'appuyer à une fenêtre de prison, dans le quartier militaire de la Cité de l'Aurore ? Suffit de demander poliment.

« Vous désirez ? »

C'est alors que je percute. Ces yeux sombres-or, ces cheveux aux reflets cuivrés. Ce visage, tout simplement ! Il a changé, mais il reste un air bien à lui. Le visage dont, quelques instants plus tôt, je me souvenais avec précision vient se superposer avec le visage du nouveau venu. Les traits coïncident. J'ose à peine y croire.

« J... J... »

Jay' k ! Les mots m'abandonnent.


[je propose qu'on continue ça dans un nouveau rp dans la cité de l'aurore ! ^.^ (et aussi, comment oses-tu t'excuser d'avoir mis six jours à répondre alors que je venais de te faire attendre un mois ? xD)]
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