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 Perdue en contrée inconnue

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MessageSujet: Perdue en contrée inconnue    Sam 9 Fév 2013 - 22:32

Le soir était tombé depuis quelques temps… Le ciel était complètement dégagé… Laissant la lune éclairer la forêt où les arbres recouvraient le sol de leurs dépouilles … Un faible vent faisait danser les branches des arbres dépourvu de feuille…. Créant ainsi une mélodie lugubre qui se mélangeait au bruit ambiant de la forêt… Se fût ce vent frais qui tira Karihana de son sommeil… Cette jeune fille allongée sur le sol, depuis des heures sembla soudainement en vie… Karihana ouvrit douloureusement les yeux…. Face contre terre… Sa vision était trouble et un puissant mal de tête lui fit subitement refermer les yeux… Tout son corps lui faisait mal… De ces jambes à sa tête ou du sang lui coulait abondement sur le visage jusqu’à ces lèvres… Ce goût de sang fit grimacer Karihana… qui se retourna difficilement sur le dos… Son regard toujours flou, l’esprit confus… Elle jeta un regard tout autour d’elle, le sol était tapis de mousse spongieuse et des souches indiquaient où des majestueux arbres avaient poussés autre fois avant de tombé violement sur le sol créant un nouveau écosystème où plusieurs bêtes sauvages s’abritaient. … Elle fixa aussitôt ces jambes…. Qui bougeaient à peine….. Douloureusement, elle chercha à se redresser sur ces coudes…. Afin d’avoir une meilleure vision sur le paysage lugubre qui l’entourait. Karihana avait dû mal à se souvenir comment elle était arrivée ici….


Ces vêtements étaient déchirés et tâchés de son sang… Tout son corps tremblait, sa peau était froide comme la neige et ces lèvres étaient d’une teinte bleuté … Le souffle coupé par la douleur qui lui transperçait le corps… Elle bougea doucement. Son regard arpentait chaque recoin de la forêt qui l’entourait… Mais peur importe elle ne comprenait pas où elle se trouvait. Pour une seconde fois dans sa vie… Elle avait peur…. Ce sentiment, lui broyait le cœur de plus en plus, comme le soir ou ces parents son mort. Ce Sentiment lui créait un grand mal. Elle ignorait tout du monde extérieur et malheureusement pour elle… Elle se retrouvait seule dans l’inconnu… Tant de questions se bousculèrent dans son esprit…. Ce qui la fit paniquer… Elle chercha aussitôt à se redresser mais ces jambes ne bougèrent pas… Les larmes lui montèrent aux yeux… Sa vision troublée par ces larmes qui débordèrent pour venir mourir sur ces joues blanches, l’empêcha de distinguer les petits animaux qui la contournaient sans peur …. La jeune fille… se mit à sangloter…. Les souvenirs passés lui remontèrent à l’esprit et une rage envahis son cœur… Une rage pour elle-même…. Même si elle n’en avait pas la force… Karihana chercha à se redresser … Mais à chaque fois elle retombait violement sur le sol…. Assise le dos contre une vieille souche…. Elle cacha ces yeux mouillés dans ces mains tachés de sang…. Et pleura sa faiblesse…. La panique l’avait envahie à un tel point qu’elle ne pouvait plus réfléchir à une solution…. De plus, le froid la paralysait.

Épuisée d’avoir tant pleuré… Karihana fixait le vide…. Écoutant les sons de la nuit…. Qui sonnait à ces oreilles pour la première fois comme une douce musique… Une lueur qui traversa les épaisses branches attira son regard d’émeraude… La lune…. Perdant son regard dans la lune… Karihana resta immobile…. Laissant ces mains retombés sur le sol…. Et la panique doucement repartie… Elle murmura quelques paroles….D’une chanson d’enfance…. La peur était toujours présentes… La douleur également… Mais le regard tourné vers le ciel.. Karihana oublia où elle était…. Elle n’avait pas peur de mourir….Elle se doutait que bientôt les monstres la retrouverons…. Et la tuerons comme ils ont tués ces parents…. Par sa faute….

- Pourquoi…. Tu restes silencieuse dans le ciel… Voyant la détresse des gens… Tu restes de glace…


Finit-elle par dire… Parlant à la lune… les yeux remplis de larmes…. Et un petit sourire sur les lèvres…. Karihana continua de parler en murmurant, même s’il ’y avait personne et qu’elle n’avait aucune réponse.

- J’ai …Mal…. Pourquoi…. Pourquoi tant de haine… Ce monde me semblait si beau… Si grand ! Je regrette… J’aurais dû….

Voyant que la lune resta silencieuse….. Karihana ferma les yeux…. Et recommença à pleurer, ces pleures se mélangèrent aux sons de la nuit… Créant ainsi une triste mélodie… Le visage enfoui dans ces mains elle cherchait son air… Mais la douleur était si grande… Plus elle pleurait, plus elle sombrait dans la solitude.
Karihana avait tant voulue mourir… Enfermé dans cette maison… Aujourd’hui… Elle se sentait enfermé à l’extérieur à tout jamais.


Dernière édition par Karihana Valdroff le Dim 28 Avr 2013 - 2:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perdue en contrée inconnue    Mar 12 Mar 2013 - 15:28

Ce n'est pas les bruits qui attirent en ce soir les pas d'un très vieux loup grisonnant mais une odeur bien plus funeste qui accompagne bien trop souvent la mort. Le sang qui s'engouffre dans les narines de l'ancêtre en ronde dans la forêt des sanglots lui fait lâcher un hurlement rocailleux, résonnant dans la nuit tout juste éclairée par la lune. Cet appel est rejoint par d'autres en écots lointains. Le vieux loup s'avance alors de sa vielle carne malhabile jusqu'à atteindre la source même de l'odeur. Pas un seul grognement n'annonce sa venue, quelques crépitements à peine audible de ses vieilles pattes foulant le sol de cette forêt morte depuis des siècles. Ce n'est pas pour rien que personne n'ose s'aventurer dans ce bois immense couvrant la totalité de Thaodia, une sorte de barrière aux intrusions d'où il est difficile de trouver sa route. Nombreux hommes et Elfes s'y sont déjà perdus par la mélancolie et la tristesse qui règnent ici. Même Krëphid, le centaure forgeron qui réside parmi nous, ne s'y aventure qu'en ma compagnie dans des parties de chasse, bien qu'il ne craigne pas de se perdre par sa carrure manifeste et ses instincts. Ce n'est pas faute des pluies diluviennes que plus rien ne pousse sur cette terre hormis les mousses et que les Nord-Bois l'apprécient et la respectent. Elle est leur territoire, leur sauvegarde et la connaisse mieux que quiconque. Profondément marquée, cette forêt protège ce peuple de loups neutres depuis des millénaires tout comme ils ont marqué chacun de ses arbres de leurs griffes, de leurs odeurs et de leur blason.

Aux yeux fatigués du vieux loup qui l'observe depuis un bon moment, la femme blessée est à l'image d'une trop jeune enfant qui s'est égarée. Il pousse un autre hurlement assez distincte pour celle-ci, aucun mal ne pourra lui être fait en ces terres, il ne fait qu'avertir de sa position à ses semblables. Ce n'est donc sans surprise qu'il fut rejoint par d'autres loups, tout aussi vieux, certains en forme Lycane, d'autres en forme humaine. Ce sont de multiples petits yeux qui observent alors cette inconnue dans une panoplie de couleurs brillantes aux reflets de la nuit. Quelques fourrés bougent ci et là, crépitements de bois secs, puis le silence du vent fait place à un tout autre loup dont le cou porte un collier. Ma démarche lente, une main dans ma poche, averti depuis un moment de la présence en ces lieux, c'est dans un long manteau de cuir noir, mon épée au fourreau que je passe devant le vieux loup en grattant le sommet de sa tête. Mes aciers semblables aux reflets des lames et de la lune ne la quittent pas d'une semelle, ses sens olfactifs jugent très vite de son état, il est urgent d'agir avant qu'elle n'attire bien pire que notre meute. M'écartant enfin après un court entretient télépathique avec mes semblables, je prends enfin la décision de m'avancer encore plus. Un pas après l'autre, inexorablement, jusqu'à être droit devant cette humaine couverte de sang. A la vue de son état, encerclée par la meute, il est peu probable qu'elle puisse aller bien loin, mais la prudence reste de mise, inutile cependant de lui faire encore plus peur. C'est donc un léger sourire qui s'affiche sur mon visage lorsque je penche un peu la tête sur le côté comme seule réponse à sa prière et ses larmes. Ma voix est douce comme la caresse du vent, lorsque je m'abaisse légèrement les genoux pliés, en appuis sur mes deux pieds et une main avenante sur le sol.


" - Vous auriez dû sans doute vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à la lune ..."
Je regarde derrière moi et fais un petit signe de tête. Une vielle femme s'avance, aidée de sa canne, une main sur ses reins douloureux, ses petits yeux plissés par l'âge et ses cheveux grisonnant tenus dans un chignon épais. Elle porte en besace quelques bandages et baumes qu'elle dépose près de la jeune femme. Puis deux autres viennent avec une corbeille de vivres et une couverture, ainsi qu'une cruche d'eau, offrant à la jeune femme le même schéma de leur bienveillance, bien que certains paraissent bien plus avancés que d'autres en termes d'années. Et moi, je reste là, en appuis résiduel sur mes pieds, légèrement accroupit, une distance raisonnable quand bien même tous mes sens ne l'ont pas quitté.

" - Ceci devrait vous aider un peu mieux. Soignez-vous rapidement, dame, je vous prie.
Pardonnez mon empressement mais comprenez qu'en ces temps, il n'est pas sage d'arpenter des bois, encore moins de nuit et blessée qui plus est.
Savez-vous seulement où vous êtes ? "
Toujours aussi avenant, je suis d'un calme absolu, déterminé et n'affiche aucune forme d'animosité à l'égard de la jeune femme. Certains loups de la meute, un brin curieux, pointent le bout de leur museau en reniflant de loin, glapissant entre eux en discutions murmurées mentalement, je ne fais que lever ma main pour les sommer de rester discrets. Le calme reprend alors, les quelques pelages anciens s'étant même affalés sur les mousses dans le confort d'une couche provisoire. je les envie un peu de prendre leur aisance mais ne leur en tiens nullement rigueur. Après tout, nous sommes une meute libre, marchande et connue pour être la plus pacifique. C'est aussi pour ces raisons que l'accueil de la jeune femme se fait dans les plus rudimentaires hospices, il faut dire que nous n'avons guère le loisir de faire des préparatifs dignes de ce nom pour des humains qui se perdent dans nos forêts. Je ne peux toute fois pas prendre le risque de la guider jusqu'au village, ne connaissant pas la nature de ses plaies. Il serait fort dangereux qu'elle ait été mordue par un non-mort, pour elle comme pour nous. J'attends patiemment que la jeune femme réalise d'elle même l’ampleur de la situation : la voilà face à un chef de meute, entourée de lycans, des vivres, de l'eau, une couverture et des soins qu'elle n'a qu'à faire utilité rapidement à défaut d'être dévorée par un tout autre prédateur qui n'aura certainement pas la patience de mes loups ni l'âme aussi charitable.
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MessageSujet: Re: Perdue en contrée inconnue    Mer 13 Mar 2013 - 4:52

Son corps devenait de plus en plus lourd et froid, ces mouvements semblèrent plus lents, Karihana commençait à sentir une lourde fatigue la couvrir doucement. Elle n’avait presque plus de force pour pleurer et les sanglots qui remontaient en elle lui faisait terriblement mal. Elle était assise depuis un certain temps et n’avait pas remarqué que son sang commençait à couler sur le sol de mousse où elle avait pris place. Repoussant sa tête par derrière le regard complètement flou elle sera les dents. Ce ne fut pas les sons de la nuit qui avaient changés dramatiquement de mélodie qui indiqua à cette jeune fille que quelques choses étaient proches… Mais les hurlements glacials dans l’obscurité de la nuit. Le cœur battant elle arpentait la forêt du regard. Jamais elle n’avait entendu quelques choses de tel. Certes elle avait peur, mais elle était également curieuse. Elle chercha donc à se redresser de nouveau, la douleur n’avait pas changé et elle retomba sur le sol, frappa de son point ensanglanté la terre. Une profonde colère envahissait son cœur blessé. Elle ne voulait pas mourir dans ces bois. Perdue de nouveau dans ses pensées, elle fixait d’un regard absent une branche devant elle, sa vision était de plus en plus trouble et son corps tanguait de gauche à droite. La lune avait depuis peu, quitté la vision de la jeune fille, pour partir se caché derrière un petit nuage, plongeant un peu plus la forêt dans l’obscurité.

Karihana cherchait en elle le peu de force qui lui restait afin de rester éveiller. Un murmure dans le vent lui fit lever le regard. Une silhouette s’approchait, afin, elle n’arrivait pas vraiment à distinguer qui approchait. Elle ouvrit légèrement la bouche, ces lèvres tremblaient, tout comme le reste de son corps. Voilà, Elle était sûre que la mort marchait vers elle. Elle chercha même à bouger mais tout son corps était lourd. Des larmes remontèrent à ses yeux, mais Karihana se retient pour les laissés partirent. Elle avait honte de pleurer, si elle devait être tué par les salauds qui avaient tués ces parents, elle ne voulait pas leur donnés le plaisir de pleurer. Lorsque ce dernier s’adressa à elle, son cœur se mis à se débattre, sa respiration accéléra légèrement et une larme s’échappa sur sa joue, certes la voix de l’homme n’avait rien de menaçante, mais elle n’arrivait pas à se calmé. Lorsqu’elle ouvrit la bouche pour parler, elle fut légèrement étourdit, son regard quitta la silhouette pour se placer sur une autre silhouette plus petite qui s’approchait. Elle ferma et ouvrit les yeux afin de rester éveillée, suivant les mouvements des yeux. Elle était désormais confuse… Regardant les choses déposées proche d’elle, elle secoua légèrement la tête et reposa son regard sur ce qui devait être le premier homme à s’avoir approché. Elle prit une grande inspiration, ne se souciant point de la question qu’on lui posait.

- Pitié… Ne laisser pas… Les monstres me trouver…. Ils… Ils…

Karihana sentie sa tête légèrement pencher par devant sa vision était de plus en plus réduite elle secoua la tête de nouveau se mordant la lèvre inférieur, le coup qu’elle avait reçu à la tête l’avait plus affecté qu’elle aurait crue, Elle fixait désormais les bandages déposés sur le sol, il glissa ces doigts afin de les attraper faiblement. Puis elle prit une grande inspiration et regarda un peu partout autour d’elle.

- Pardonnez-moi… si je suis chez vous…

Puis elle chercha avec peine et misère à enrouler les bandages sur une blessure sur son bras, sans succès. Elle se sentait un peu idiote et elle se sentait observé. Tout de fois, personne n’avait fait de mouvement brusque à son égard. Karihana ferma les yeux, afin de calmer les battements de son cœur qui cherchait à sortir de sa poitrine. Mais elle ne peut empêcher sa main qui tenait le bandage de continuer à trembler. Puis, elle recommença à enrouler la bande de tissue sur son bras gauche, regardant du coin de l’œil le silhouette flou qui l’entourait. Karihana immobilisait son mouvement un moment, puis passa sa main libre sur sa tête, frôlant du bout des doigts la plaie ouvertes sur son front. La douleur lui tira un légère grimace, puis elle regarda ces doigts rempli de sang, elle poussa un soupire et regarda les bandages. Elle semblait pour un instant avoir oublié les yeux qui l’observaient, mais c’était tout le contraire, tout son corps tremblait de peur et elle continuait de regardait du coin de l’œil les gens proche d’elle. Karihana était consciente qu’elle n’arriverait pas à faire tous ses blessures seule car tôt ou tard l’inconscience la rattrapera.

-P.. Pardon… Je n’y arrive pas…


Son cœur se sera, les gens qui l’entouraient ne lui voulaient sûrement que du bien s’ils avaient pris la peine de luis donner tout cela, Elle leva son regard en direction de l’homme, les larmes avaient laissé place à un regard endormit. Karihana était fatiguée de lutter pour rester éveillé, mais elle ne voulait pas mourir et elle avait toujours dans son cœur la peur que les monstres l’attrape. Elle sentie le vent sur son visage, Elle avait toujours aussi froid, un frisson lui parcouru le corps, réveillant un peu plus ces sens pour un court moment.
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MessageSujet: Re: Perdue en contrée inconnue    Ven 15 Mar 2013 - 15:31

Elle parle de monstres, mais lesquels ? Je hausse un sourcil en la regardant se démener avec les bandages, son sang bien trop odorant n'est que la preuve incontestable d'une lutte acharnée. Elle veut vivre, cela ne fait aucun doute possible. Sa peur est tout aussi manifeste que le reste mais ce n'est pas de nous qu'elle a peur. Ce simple constat me saute à la figure tout comme les résidus de ses effluves humaines. Malhabilement fragilisée, je la regarde encore un instant et soupire en ôtant mon manteau, j'avance à peine, le genoux enfoncé dans la mousse et porte un simple doigt à son front, le sang marquant la pointe de mon indexe et le porte en bouche. Je glapis un peu et tourne la tête pour faire un petit signe à la meute, elle n'est pas corrompue par la malédiction, tout du moins pas pour l'heure. Tandis que les troupes d'anciens se dispersent ça et là, les sabots lourds de Krëphid martèlent légèrement le sol, il reste à bonne distance, calfeutré par les arbres, sa masse noire silencieuse comme un garde du corps dont je me passerais bien. Cependant son aide me sera certainement précieuse sous peu, ne serait-ce que pour la transporter en une couche plus confortable, au chaud et en sécurité. Pour l'instant son état ne le permet aucunement, je peux entendre les battements de son cœur, un tambour de guerre au rythme précipité ce qui n'est pas une si mauvaise nouvelle finalement. La jeune femme s'excuse d'être sur mes terres, je glousse un peu comme si l’événement n'avait aucune importance à mes yeux, ma terre est celle de l'asile et nul besoin d'accords pour la fouler bien que l'on surveille les intrusions depuis que la guerre des Crocs-Noirs a débuté, simple question de sécurité somme toute relatif. Je vois très bien qu'elle ne peut pas non plus se soigner d'elle même ce qui me fait faiblement sourire. Soit ! Je vais devoir mettre la main à la pâte. Quand bien même les soins ne soient guère dans mes attitudes, je sais quand même me servir de quelques bandages et d’onguents, pour le peu que la douce Opale m'en ait appris les rudiments, fort heureusement.

Aavançant finalement un autre genoux sur le sol, me voilà proche de cette femme, ce qui alerte un peu le centaure aux abois, son raclement de gorge et son pas quelque peu crispé. Je dois encore lui faire un signe négatif de la tête, je sais pertinemment ce que je fais, tout du moins, je l'espère. Elle n'aurait pas la force, même en temps normal, en pleines possibilités de ses moyens, de s'en prendre à un Lycan. Je suis toute fois surpris par sa volonté de vivre, son courage qui ne fait aucun doute. Je déchire le bas de ma chemise et le trempe dans la cruche d'eau, j'éponge en premier lieu son bras gauche, la plaie ressemble plus à celle d'un canif que d'une morsure, manifestement. Je ne sais pas qu'est-ce qu'elle a bien pu combattre pour se mettre dans un tel état. Elle a même sans doute beaucoup de chance d'avoir échappé à ses fameux monstres qu'elle essaye de fuir. Je déchire un autre morceau de ma chemise et essuie son bras, maintenant une petite compression, arrêter l’hémorragie avant qu'elle ne se vide complètement de son sang, le temps de prendre le pot de baume cicatrisant que je glisse bien plus proche de moi, à porter. Je plonge deux doigts dedans, le camphre salutaire de cette préparation que je dépose en bonne quantité sur sa plaie. Un bandage ajusté se noue finalement en lieu et place. Je renouvelle l'opération au niveau de son front dans un silence religieux quand Krëphid décide d'ouvrir la bouche, d'un ton quasi solennel, bien que j'ai ordonné en partie qu'il reste discret comme le reste de ma meute. Ceci dit, le centaure n'est pas un de mes loups, quand bien même sa dévotion à mon égard ne fait aucun doute. Son caractère de pouliche bien trempé et son formidable instinct n'est régit que par les règles dues à sa race et c'est bien mieux ainsi.


" Maldrik ? Tu sais ce que tu fais au moins ? C'est une humaine ... Aurais-tu oublié ce que cette race de barbares a fait à ton peuple comme au mien ? "

" - Elle n'est pas responsable des crimes de ses pères. Ne t'inquiète pas, je sais très bien ce que je fais et je n'oublie rien. La charrue est prête ? "
Il grommèle, il n'a jamais aimé les humains, je ne peux que le comprendre. Il faut dire qu'il a largement de quoi les haïr, quand ceux ci l'ont traité comme un simple cheval de trait, le forçant aux labeurs à coups de fouet dans les mines comme un esclave. Il me lance, par pensée, un *sac à puce !* qui me fait légèrement rire et il s'en retourne pour tirer la dite charrue de bois qu'il a soigneusement tapissé de paille et de mousse pour le confort de la jeune femme. Je lui réponds simplement en tournant à peine les yeux en finissant le dernier bandage avec le plus grand soin.

" - Tu es contre ma décision ? N'est-ce pas ? "

" - Non mais je n'approuve pas pour autant ... une humaine ... Il ne manquerait plus que des vampires et des nains ... Surtout des nains ..."

" - Hahaha ! Voyons ! Krëphid ! Nous devons rester neutre ... Y compris avec les nains. Hahaha ... "
Tous deux, en bons amis de longue date, rions un peu, histoire de détendre l'atmosphère, sous cette lune qui fait office d'arbitre et de témoin à notre humour salvateur. Je me lave un peu les mains et couvre enfin la jeune femme de la couverture et de mon manteau. Elle devrait ainsi avoir bien plus chaud. Je redresse l'un de mes genoux, en appuis sur mon pied et me penche pour la prendre dans mes bras avec la plus grande prudence. Les vielles femmes ramassent les vestiges derrière nous et s'éclipsent en souriant chaleureusement. C'est avec une infinie délicatesse que je la cale contre moi. Mes muscles durcissent sous la contrainte et pousse sur ma cuisse pour la soulever, sans la quitter du regard. Deux argents pénétrants qui ne cessent d'être protecteurs quelle que soit l'origine de cette femme ou sa race. Je me tourne enfin avec mon colis rudimentaire entre mes bras, fais quelques pas et la dépose avec tout autant de délicatesse sur la couche. A mes pieds, le vieux loup gratte ma jambe dans un couinement qui en dit bien long. Je lui fais un petit signe de tête et il grimpe à son tour en se couchant le long de la belle comme un vieux tapis émoussé, glapissant du confort. Je lui caresse l'échine, son pelage grisonnant, il a bien mérité de rentrer au village par un moyen de locomotion tracté à défaut de ses vielles pattes. Je souris en regardant ce tableau quand le centaure relève les deux poignées de la charrue et entame l'avancée lente dans nos bois. Je marche aux cotés de la belle en tenant une de ses mains pour la rassurer.

" - N'ayez crainte, Dame, Shilfer ne mord pas et moi non plus que je sache, vous pouvez vous reposer en toute quiétude. Puis-je connaître les raisons de vos plaies ? "
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MessageSujet: Re: Perdue en contrée inconnue    Dim 17 Mar 2013 - 2:30

Tout autour d’elle devenait de plus en plus sombre, l’instant d’un moment, Karihana était complètement perdue, plongée dans une profonde obscurité, toutefois, son regard absent fixait toujours l’homme devant-elle, sans le voir pour autant. Du plus profond de son inconscience, remonta alors des images toutes aussi floues. Le paysage autour d’elle avait complètement changé, les arbres avaient disparus, le ciel était terriblement noir et nuageux, le sol était recouvert de longue herbes légèrement bleutés. De plus, les gens autour d’elle n’étaient qu’ombres grandissantes aux yeux flamboyant. Ces êtres possédaient deux longues dents pointues tâchées de sang. Le cœur de Karihana continua de se débattre, la vision fut-elle, qu’elle arrêta de respirer un court moment, c’était comme si une main était venue faire pression au niveau de sa gorge. Ne sachant pas comment réagir devant cette vision horrible, elle tremblait de tout son être, son corps lui indiquait que ces abomination n’était que songe, contrairement à son esprit qui brusqué par tous les évènements lui indiquait le contraire. Une pression chaude dsur son front, fit subitement disparaitre les ombres menaçantes, la chaleur se rependit dans son corps faisant disparaitre l’étrange paysage. Pour tout dire, se fut le contact de l’homme sur son front qui la tira de sa stupeur. Karihana secoua doucement la tête de gauche à droite, cherchent à chasser ces horribles images qui avait fait surface lors de son moment d’inconscience. La vision de l’homme proche d’elle sembla la calmer, elle recommença à respirer un peu plus calmement. Elle le fixait, épiant d’un regard curieux, le moindre de ces mouvements. Lorsque ce dernier déchira sa chemise, Karihana ouvrit la bouche pour protester, mais rien ne sorti, elle resta silencieuse, encore sous le choc. Mais son regard posé sur la chemise de l’homme voulait tout dire…. Elle s’en voulait qu’il aille gâcher sa chemise afin de la soigner…. Lorsque le morceau de tissu humide entra en contact avec sa peau blanche, Karihana se mordit la lèvre inférieur si fort, qu’un peu de sang se mis à y coulé. Mais cela ne semblait point la déranger… Elle ne voulait pas crier de peur que les monstres soient dans les parages.

Karihana n’avait toujours pas remarqué le centaure, jusqu’au moment où ce dernier pris parole, elle sursauta légèrement, tournant le regard en direction de l’inconnu, sa vision était toujours aussi flou, mais elle voyait clairement que ce dernier ne ressemblait en aucun point à l’homme devant elle… Elle le fixa un bref moment, la bouche légèrement ouverte ne comprenant rien à ce que ces yeux lui montraient. Puis, Lorsque l’homme prit la parole, elle retourna son attention sur ce dernier, fixant le moindre de ces mouvements, analysant chaque chose qu’il prenait. Certes elle avait confiance en cet homme, mais une crainte avait vu le jour dans son cœur, elle avait également faite confiance aux êtres qu’elle fuyait. Toutefois, elle n’arrivait pas bien à comprendre la discussion qu’il y avait entre ces deux sauveurs. Leurs conversations pour le moindre confus créa un vent de question dans son esprit, mais elle garda le silence et écouta tout de même, elle laissa l’homme la soigner, même si elle avait mal, Karihana ne fit que se mordre la lèvre afin de ne pas bouger et lui simplifier la tâche. Il lui passa un bout de chemise sur le front, son calme et son silence fit naitre un ombre de sourire sur ces lèvres, elle son cœur se débattait et lui, il était calme, Karihana trouva la situation légèrement amusante. La fatigue allait bientôt avoir raison d’elle…

Quittant son sauveur des yeux, elle porta attention à la forêt qui les entourait, elle n’avait même pas prit le temps de regarder où elle était exactement, avec tout ce qui c’était passé, la forêt lui semblait moins triste et moins sombre du coup, comme si la présence de ces sauveurs lui donnait un peu plus de courage. Elle continua d’arpenter la forêt, mais sa vision se brouilla un peu plus, elle sentie comme une vague de picotement lui partir des pieds et qui monta dans son corps, comme si des milliers de fourmis marchaient sur elle, son corps était complètement détendu. L’homme l’habrilla de son manteau, lui réchauffant aussitôt sa peau gelé. La chaleur se propagea lentement, elle ferma un peu plus les yeux. Karihana senti des bras la soulever de terre, puis, elle entra en contact avec un corps chaud, elle appuya sa tête contre le torse de se sauveur, levant les yeux afin de le voir, n’arrivant pu à lutter contre la fatigue, ces yeux se fermèrent, elle sentie que l’homme la déposait sur quelque chose de sec. La curiosité fut si grande, qu’elle ouvrit difficilement les yeux pour regarder autour d’elle, son regard s’immobilisa sur la main de l’homme qui tenait la sienne. Elle sentait bien aussi, que proche d’elle se tenait un animal aux pelages chaud. Mais elle ne quitta pas la main de l’homme des yeux, même quand ce dernier s’adressa à elle. Karihana écouta ces paroles, penchent légèrement la tête en direction du loup couché proche d’elle.

- Des personnes ont cherchés à me tuer…..

Elle ferma les yeux, laissant couler des larmes, elle n’avait pas le cœur à conter l’histoire de ces malheurs, elle n’avait pas menti… Mais elle n’avait pas tout dit. Elle prit un grand respire et dit d’une voix plutôt endormie…

- Je ne sais pas ce que j’ai fait à votre ami… Mais… Je m’exc……

Elle nu pas le temps de terminer sa phrase, qu’elle sombra dans l’inconscience, une dernière larme suivi une ligne imaginaire sur sa joue jusqu’à son menton pour venir s’échouer dans le pelage du loup. Son visage était calme et sa respiration normale. Après cette soirée mouvementée, elle avait bien besoin de repos.
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