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 Notre destin.[Terminé]

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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Notre destin.[Terminé]   Ven 3 Mai 2013 - 4:29


Le réveil fût plus doux que d'habitude. J'ouvre lentement un œil, puis le deuxième. Je n'avais pas bougé de position et en ce qui concerne la jeune femme au creux de mes bras, elle ne s'est pas agité non plus. Elle dormait encore, la nuit dernière était éprouvante, bien trop pour l'organisme d'Aurore. Je ne prends pas le risque de la réveiller et je décide de ne pas bouger pour la regarder dormir avec attention.

De mes doigts, je déplace une mèche de cheveux qui se balade aux rythme de sa respiration. Je résiste d'embrasser ses lèvres par folie amoureuse, je prends sur moi et patiente jusqu'à son réveil, qui à mon avis, ne devrait plus tarder. D'un coup d’œil, je regarde le pas de la porte pour regarder si le soleil était présent, il semblerait que non, il était bel et bien couché.

Diverse question se mirent à tourner dans mon crâne, comme à mon habitude. Est-ce que le rythme nocturne n'allait pas épuiser la force vital d'Aurore ? Quel avenir nous aurons ? Avec notre recrutement de L'équilibre, je doute que nous allons avoir une vie passible. Était-ce mieux ainsi ? Il était dur de répondre sur l'avenir, nous ne sommes pas devin.

Je soupire à l'idée que nous soyons séparé un jour ou l'autre. Mais je devais me faire une raison, je n'aurais pas l'occasion de la voir tout le temps. Je n'avais aucun droit d'emprisonner sa vie, elle était libre de faire ce qu'elle voulait. Nous avions un lien, puissant et intense. Rien ne pourrait le briser, du moins, c'est ce que je voulais croire.

Je la libère de mes entraves avec lenteur et délicatesse en espérant ne pas la réveiller puis je fis quelques pas dans le chambre pour mettre mon haut que j'avais délaissé un peu plus loin. Que devais-je faire pour préserver ce lien ? Devenir plus fort encore ? C'était une certitude.

J'entends un léger craquement dans le couloir, j'ouvrais les oreilles mais n'y prête guère attention. Après tout, nous n'étions pas seuls ici.

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Dernière édition par Adrän Lockwood le Mer 8 Mai 2013 - 21:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Ven 3 Mai 2013 - 12:50

« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »
de Bernard Moitessier


Les yeux fermés, l'esprit encore dans le royaume des rêves, le corps d'Aurore ne bougeait pas. Laissant ses pensées visualiser des images, des phrases allant du réel à l'univers de l'imaginaire. Ou était-elle à ce moment précis ? Dans un monde où rien n'est impossible ou l’échec n'existe pas, ou il n'y aucune crainte de soleil de nuit entre Adrän et elle, ou il est là, juste là auprès d'elle. La vie n'est jamais une chose évidente et quand on perd tout on ne s'accroche a plus rien, pourtant tant que l'air envahit nos poumons, que nos jambes sont encore capable de nous porter et que notre cœur est encore capable de battre nous continuons d'avancer, il parait que ça s'appelle la volonté de vivre.

La volonté est une chose qu'Aurore connait mieux que personne, elle l'accompagne souvent avec la joie de vivre. Après tout quand on a tout perdu et qu'il ne nous reste plus rien, ce n'est pas une raison pour cesser de sourire. Jusque-là, le réel confort qu'elle obtenait était cette période de sommeil profond ce monde ou rien n'est impossible, ou aucune contrainte n'existe, il est parfois accompagné de mauvais souvenirs et le réveil qui en ressort n'est qu'un dur retour à la réalité. Mais cette-fois -ci, rien ne pouvait gâcher ce réveil qu'elle attendait, rien ou presque.

Le sommeil est constitué de plusieurs phases, tout comme le réveil. C'est donc tout naturellement qu'Aurore passa dans un stade de sommeil plus léger, ou elle sentit Adrän se lever tout en percevant les craquements de ses pas sur le bois sous ses pieds. Elle entendit le froissement de ses vêtements, signe qu'il devait remettre ses habits. Ce geste entraîna une crainte, une peur qui la fit immédiatement basculer dans le stade de la somnolence, ses yeux s'ouvrirent aussitôt se fixant sur le plafond, sa respiration s'accéléra et s’il était parti ?

Aurore se redressa avec une angoisse au fond de la poitrine, angoisse qui disparut immédiatement à la vue d'Adrän, il était encore là, il n'était pas parti. Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres et elles s’entrouvrirent afin de saluer le sang-froid.

- « Bonsoir vous, j'ai eu peur un instant que vous ayez disparu. »

La jeune fille s'arrêta sans prendre la peine de poursuivre sa phrase, son regard se déposa sur la porte de la chambre, il y avait quelques choses d'étrange, des sentiments arrivaient jusqu'à elle mais il ne lui appartenait pas, elle en était certaine. Il y avait-il une tension à l'étage inférieur ? Le calme l'interpella ensuite, un calme trop calme pour une auberge surtout à la nuit tombé. Enfin, elle devait se faire des idées, inutile d'inquiéter le sang-froid pour si peu, surtout si son inquiétude n'était due qu'à l'unique angoisse qu'elle avait ressentie quelques minutes auparavant.

Aurore s'enroula dans les draps du lit afin de se lever, se créant une magnifique robe blanche qui de par sa longueur traînait sur le bois froid du plancher. Elle récupéra son sac, cherchant à l'intérieure de quoi se vêtir, elle ronchonna légèrement non satisfaite de voir qu'elle n'avait pas suffisamment pris de vêtements, il ne lui restait plus qu'un pantalon qu'elle jugeait un peu trop moulant et un simple haut. Elle finit par les enfiler en prenant le soin de ne rien laisser voir à l'aide du drap. Elle le reposa ensuite sur le dessus du lit, avant de s’asseoir également et de remettre ses bottes.

Une nouvelle fois son regard se porta sur la porte de la chambre, l'inquiétude ne l'avait pas quitté, elle lança un regard à Adrän un peu perdue. Ses lèvres s'entrouvrirent une seconde fois, afin de poser une question qui sous entendait son anxiété :

- « Vous ne trouvez pas que c'est trop calme ? »

L’inquiétude était-elle fondée ? Une chose était sûre, si la crainte faisait son apparition ce n’était jamais sans raison…
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Ven 3 Mai 2013 - 20:42

Alors qu'elle semblait dormir encore. Je me déplace vers la fenêtre que j'ouvre ainsi que les volets en bois qui se mettent à claquer un peu trop fort contre le mur. Je serre le dent lorsque le bruit retentit et me retourne lentement pour voir si ça l'avait réveillé. Une petite voix sort du drap, me souhaitant le bonsoir. Je soupire intérieurement pour ma discrétion qui est un échec total, puis je me dirige vers le page. Aurore venait de se réveiller avec son sourire radieux habituel.

«-Bonsoir, Douce Aurore … Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas disparaître sans vous prévenir, je ne suis pas comme ça, rassurez vous.»

Lui dis-je avec un sourire qui se voulait apaisant pour elle. Immédiatement après, elle enfile le drap comme une robe, le tissu blanc épouse ses courbes que je venais de remarquer. Je reste quelques instant bouche-bée avant de me remettre d'aplomb. Le geste qu'elle venait de faire, bien qu'anodin, avait fait chavirer mon cœur comme jamais. Ses longs cheveux gris glissaient le long du drap avec splendeur. Je retiens mes pulsions masculines tant bien que mal puis elle alla chercher quelque chose dans ses bagages de voyage. Je me mets à rire intérieurement lorsque je l'entends bougonner en regardant dans son sac.

Peu de temps après, alors qu'elle s'est enfin changée. Une question est posée, je tends l'oreille puis je remarque qu'effectivement, l'endroit était bien calme, surtout comparée à hier soir. Un instant d'inquiétude, puis je me dis que les fêtards d'hier n'avaient pas encore décuvé leurs vins. Je m'approche d'elle à pas de loup tout en souriant.

«-Vous vous en faites trop … Inutile de s'inquiéter, les clients d'hier soir doivent avoir la gueule de bois pour faire autant de silence.»

Ce calme m'enivrait je devais bien le dire, l'intimité est grandissante. Cependant, ca n'allait pas durer. Dans un fracas effroyable, la porte en bois s'ouvre hâtivement est diverses ombres assièges la pièce. Sans que je puisse comprendre, je me fais plaqué contre le mur par deux gaillards filiformes. Je tente de m'échapper mais les deux hommes me tiennent avec force.

Je tente un regard vers celle dont mon cœur s'est épris. Deux autres hommes la prenaient également en chasse. Littéralement pris au piège, je regarde la scène avec impuissance et rage. Je ne savais pas qui ils étaient, mais il n'étaient pas normaux.

Un cinquième hommes s'avancent à pas lent dans la pièce, nous regardant à tour de rôle avant de dire d'une voix roque.

«-Très bien, emmenez-les ...»

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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Ven 3 Mai 2013 - 22:46

« La fuite n'est qu'un détour. Si le détour est parfois salutaire, il est le plus souvent inutile. »
de Denis Bélanger

Adrän venait à peine de rassurer Aurore, que celle-ci afficha un large sourire. Cependant, le doute qu'elle s'était immiscé dans son esprit n'était pas dissipée. La jeune fille commençait à connaitre les émotions et celle qu'elle ressentait ne signifiait rien de bon... Elle n'eut pas le temps de réfléchir davantage que la porte s'ouvrit dans un fracas insupportable, sans qu'elle ne puisse réagir Adrän fut plaqué contre un mur par deux hommes.

Deux autres s'approchaient dangereusement d'elle et la jeune fille avait beau chercher une solution du regard, rien ne lui sauta aux yeux. Impossible de s’échapper elle était pris au piège, ses pas reculèrent légèrement, jusqu'à arriver au coin de la pièce, son dos heurta le mur froid et les deux hommes finirent par se poster face à elle, leur regard était glacial, leur sentiment laissaient clairement voir leurs intentions. Il n'était pas là par hasard, il était là dans l'unique but de faire souffrir, de tuer.


Que pouvait-elle faire, impossible pour elle d'abandonner Adrän, elle esquissa un sourire, faisant mine de se rendre elle s'approcha levant les mains en l'air, murmurant qu'elle ne pouvait rien faire qu'elle se rendait, qu'elle ne luterait pas. Et le jeu d'actrice de la jeune fille marcha complètement, les deux individus ne se méfièrent pas, la sous estimant. D'un pas sur les deux hommes s'approchèrent et essayèrent d'attraper les mains d'Aurore, celle-ci se jeta sur le sol afin de glisser et d'un geste vif sortit la dague que le sang-froid lui avait confié la veille afin de le planter dans l'arrière de la cuisse d'un des assaillants, celui-ci hurla et son acolyte resta stupéfait.

Une fois l'agression effectué, Aurore se rendit enfin réellement compte ne la situation, impossible de faire davantage, ils étaient trop nombreux et son geste avait été complètement inconscient. Reculant d'un pas, le deuxième homme se jeta sur elle la plaquant sur le sol, le choc fut rude pour la jeune fille qui étouffa un gémissement. Celui qu'elle avait blessé, se releva arrachant la dague qu'Aurore avait planté, avant de la laissait tomber juste devant le visage de l'humaine.

Aurore ferma les yeux par réflexe, se préparant psychologiquement à encaisser un futur coup, qui n'arriva jamais. Un cinquième homme arriva, indiquant qu'il était temps de partir. Ce qui ne tarda pas, Aurore fut attaché, certainement tout comme Adrän, une fois relevé elle lança un regard à son partenaire. La jeune fille culpabilisait de ne pas avoir était capable de réagir, de pas avoir pu prévoir cette événement.

Un bandeau se fixa sur ses yeux, l’obscurité devint totale. Forcé à avancer, Aurore garda le silence. Que leur voulaient-ils ? Qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Adrän allait-il bien ? Pourquoi… Autant de questions qui restaient sans réponses. Elle descendit ce qui lui semblait être les escaliers de l’auberge qui avait gardé se calme morbide, l’aubergiste était-il mort et les clients ? Alors qu’elle entendait la porte claqué, Aurore tachait de se concentrer sur les pas qu’elle entendait, voulant s’assurer de la présence du sang froid. Ce qui semblait être le chef reprit la parole s’adressant à ses hommes de mains :



- « Faites bien attention à elle, je ne sais pas comment fonctionne son don, ni ce qu’elle est capable de faire. Quant à lui c’est un vampire alors vous devez vous douter de quoi il est capable »

Aurore aurait dû paniquer davantage à cette déclaration mais ce fut tout le contraire qui se produisit, elle fut soulagé d’apprendre qu’Adrän était encore là et qu’elle avait une possibilité de le sauver… Ses lèvres s’entrouvrirent pour la première fois depuis l’altercation , sa voix n’était en rien celle qu’elle avait l’habitude d’utiliser, ses cordes vocale vibraient entre la colère et le supplice :

- « Si c’est moi que vous voulez… Alors laissez-le partir, il n’a rien avoir avec tout ça si je comprends bien. »
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 1:08

J'avais beau me débattre comme un diable, ils savaient bien me maintenir hors portée de la scène. Aurore semble se rendre sans discussion ce qui me soulagea quelque peu. Si ils avaient voulu la tuer, ils l'auraient déjà fait sans hésiter une seconde. Les deux hommes n’avancèrent pas davantage et baissèrent leurs gardes. Cependant, Aurore commit l'irréparable en se glissant sur le plancher et attaqua l'un des hommes à la cuisse. J'avais beau vouloir me défaire de leur étreinte, aucun moyen pour moi de bouger et de la laisser faire.

C'était peine perdue, et elle le savait. Des images défilent à l’intérieure de mon esprit, je la voyais sur le plancher, avec une plaie ensanglantée. Je la voyais se vider de son sang, la vie la quittait peu à peu. Lorsque l'homme planqua Aurore contre le sol, je hurle comme un damné.

«-Lâchez-là !!»

J'eus un sursaut de puissance je parviens à me libérer partiellement avant d'être retourner violemment contre le mur. Ils avaient décider de m'agripper plus solidement. L'homme blessé se releva avec la dague. Je le regardais avec haine et colère puis il lâcha la dague. Je regarde la juste de l'arme, comme si elle tombait au ralenti. Ma voix déploie toute sa puissance en criant un «Non» des plus sauvage. Mon corps entier se crispe jusqu'à ce que la dague se plante dans le bois. Mes muscles se relâchent, les deux hommes qui me maintenaient sont presque obligés de me porter pour éviter que je m'écroule.

Ils bandent les yeux d'Aurore alors qu'elle était en train de me regarder. Je pestais intérieurement une nouvelle fois, je voulais la rassurer, la serrer dans mes bras, mais je n'avais pas la force de ces hommes. Ce que je trouve assez étrange. Ils n'avaient pas l'air bien gros. Ma force n'arrivait pas à la leur. Qui étaient-ils ? Et que voulaient-ils ?

A priori, ils étaient bien informés, ils savaient pour le don d'Aurore ainsi que ma nature vampirique. Ils commencent à bouger et à vouloir sortir de la chambre, je tente de m'interposer mais rien n'y fit. J'enrage de ma faiblesse qui, il faut croire, avait décidé d'être puissante. Aurore leur proposa une solution, mais qui malheureusement ne me convenait absolument pas. Je sers le poing et grince des dents comme à mon habitude lorsque je suis contrarié. Je ne l’abandonnerai pas, quitte à suivre docilement les ravisseurs.

«-Je ne te laisserai pas seule Aurore ! Je ...»
«-Occupez vous de lui …»


J'entends un épée qui est dégainé, avant que je ne puisse comprendre quoi que ce soit, le noir complet m'envahit après un violent coup à la nuque donné par la paume de l'arme contondante. Je tombe littéralement dans les pomme sous le choc.

Lorsque je reviens à mes esprits, je me sens ballotté de gauche à droite. J'avais mal aux cervicales, là où j'avais ressenti l'impact. J'ouvre difficilement les yeux avant de voir que j'étais dans le noir, sommes nous le même jour ? Je n'étais sûr de rien. Je tente de me lever, mais j'étais solidement attaché à un poteau, bien entendu. Je balaye du regard là où je me trouvais, l'humidité et les craquements du bois vert moulu m'indique que nous étions dans un bateau, mais est-ce qu'Aurore était là elle aussi ?

«-Aurore ? Êtes-vous là ?»

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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 2:00

« Le découragement est la mort morale. »
de François de La Rochefoucauld


Aurore sembla soulagé, pensant naïvement que les agresseurs allaient accéder a sa faveur, elle n'aurait plus besoin de s’inquiéter pour la vie d'Adrän bien au contraire, elle venait de choisir ce qui lui semblait être sa propre fin. Mais comme a chaque fois que la jeune fille était sûr d'une chose rien ne se passait comme prévu, le bruit d'une lame qui se dégaine, d'un corps qui s'écroule puis plus rien. Le silence, un silence lourd, pesant, morbide comme celui de l'auberge. Aurore hurla de colère sur ses agresseurs, cherchant à savoir ce qui venait de se passer, elle se débattait violemment, hurlant avec toute la tristesse que son corps pouvait ressentir le nom de son partenaire.

Mais rien, aucune réponse n'arriva à ses oreilles, elle voulut se servir de son don mais cette fois-ci elle ne ressentit rien, strictement plus rien. Les larmes dévalaient le long de ses joues, ses pensées étaient flou, son cœur battaient plus fort qu'à la normal et son rythme respiratoire s'accéléraient dangereusement. Son âme était proie à un désarroi profond, tout comme le reste de son être, ses jambes tremblait montrant les signes qu'elles n'allaient plus la soutenir longtemps. C'est d'ailleurs sans aucune surprise, qu'elle s'écroula sur le sol la minute qui suivit. Elle fut soulevait par les hommes et jetait comme un vulgaire sac de marchandise sur ce qui lui semblait être un cheval sans émettre aucune résistance, a quoi bon luter ? Elle n'avait définitivement plus rien et même son don semblait avoir disparu.

Les sabots des différents chevaux sur la terre raisonnaient dans l'esprit de la jeune fille qui n'y comprenait strictement plus rien, elle se remémorait la nuit précédente persuadée de ne jamais revoir celui pour qui elle avait développée des sentiments très forts. Durant le trajet, ce qu'elle avait nommé assassins lui posèrent diverses questions sur le fonctionnement de son don, mais l'humaine s'était enfermé dans un profond mutisme.

Après ce qui semblait être plusieurs heures de secousse, le groupe s'arrêta et une nouvelle fois Aurore fut jeté dans un endroit sombre et humide. Les différents choques furent éprouvants et le corps de l'humaine commençait à la faire souffrir, mais les douleurs physiques n'équivalaient en rien celle qui tiraillaient l'être d'Aurore.

La jeune fille n'avait plus aucune conscience du temps qui passait, elle refusait tout alimentation ou liquide que les brigands lui apportaient. Elle n'aspirait à plus rien et la faim était une sensation qu'elle ne ressentait plus. Le groupe avaient fini par la détacher, comprenant que dans son état elle ne cherchait à rien faire, ils n'avaient toujours pas donné de réponse pour ce qui était arrivé au sang-froid. De toute façon peut-importe, elle aussi était morte, morte de l'intérieure.


Alors qu'Aurore avait l'impression qu'une éternité était passée, une voix familière vint raisonner jusqu'à ses oreilles. Sans pouvoir articuler la moindre réponse, Aurore éclata en sanglot, passant ses deux mains sur son visages, il était en vie, là visiblement pas si loin d'elle et elle n'avait rien ressentis. Ses yeux vagabondèrent autour d'elle, mais l'obscurité l’empêchait de situer quoi que ce soit. Elle fit alors ce qui lui semblait le plus censés, elle se mit à quatre pattes, avançant en tapotant les mains devant elle afin de le trouver, ce qui ne fit pas une chose facile.

La jeune fille finit par le heurter lui rentrant dedans, ses mains parcoururent le corps du vampire jusqu'à arriver à son visage, elle lui retira le bandeau qui visiblement l’empêchait de voir avant de le serrer aussi fort que ses dernière force lui permettaient. Les larmes ruisselaient le long de ses joues, ses lèvres tremblaient, elle ne pouvait pas y croire, il était en vie. Plus rien n'avait d'importance, ni l'enlèvement les douleurs, ses articulations, ses pensées négative, il était là, il n'était pas mort. Consciente de sa position elle l'aida à adopter une position plus agréable tout en le détachant. Puis une nouvelle fois elle l'enlaça aussi fort qu'elle le pouvait dans ses bras. Déposant sa tête, contre lui, elle ne parvenait pas à calmer le flux d'émotions qu'elle ressentait. Puis d'une voix douce et faible elle finit par articuler :

- «Vous êtes vivants... Merci.»

Aurore ne pouvait se résoudre à le lâcher, mais une secousse important la fit sursauter. Que ce passait-il encore ? Une tempête se levait-elle à l'extérieur ? Encore une inquiétude pour rien, plus que le calme reprit son cours aussitôt, cette secousse devait s'expliquer par une forte vague. Elle soupira, de toute façon quoi qu'il arrivait, son corps ne lui permettrait pas de bouger.

- «Nous sommes sur un bateau.. Je ne sais pas ce qu'ils veulent.. .»
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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 3:40


Une affreuse migraine naquit dans ma tête, presque aussi puissante que lorsque j'avais consommé du sang de Lycan. Je cherchais à percevoir le moindre bruit, mais la nuit noire m’empêchait de voir quoi que ce soit. Attend, comment cela se fait-il que je voyais rien dans le noir ? Suis-je devenu aveugle ? La douleur ne me permettait pas d’identifier un quelconque une bandage qui encerclerait mon crâne. Toutefois, entre les bruit des vagues qui s'écrasent contre la coque du bateau, je distingue de sanglot dans la pièce où j'étais.

Je me remets de mes émotions, me sentant soulager qu'elle était sûrement là ? J'allais lui indiquer ma position lorsque quelque chose me percuter la poitrine. Je retiens pour moi la douleur procurer par ce choc. Elle retire ce fameux bandeau qui obstruait ma vision puis elle se jeta littéralement sur moi en pleurant. Ces larmes, est-ce de la joie ou de la tristesse ? Un peu des deux à mon avis. Nous n'étions pas tirés d'affaire. Elle me détache du poteau après une longue incollable avant de revenir contre mon torse. Cette fois, je l'enlace à mon tour, collant ma joue contre sa chevelure.

Une phrase est émie par Aurore, je reste surpris de cette annonce. Avait-elle cru que j'étais mort ? Je tente de me rappeler les événements récents, mais ce mal qui absorbe toute mon attention m'empêche de m'en souvenir clairement. Cela a dû être éprouvant pour elle, tant physiquement que mentalement.

«-Je suis là, Aurore, je ne vous quitterai pas ...»

Un ballottement puissant vint la faire sursauter, Aurore me confirme que nous étions dans un bateau et qu'elle ne connaissaient pas les intentions des individus. De toute manière, je n'allais pas leur demander, nous devons fuir aussi vite que possible. Cependant, en pleine mer, cela aller être ardu. Que Morwen nous vienne en aide. Je commence à me lever, Aurore ne semblait plus pouvoir bouger, j’allais devoir faire elle nécessaire pour qu'on puisse s’échapper ensemble. Je m'accroupis, dos à elle et la porte sur mon dos.

«-Accrochez-vous bien … Nous allons tenter de nous enfuir discrètement.»

Cela n'allait pas être aisé, mais forte heureusement, c'était la nuit, la plupart des marins devaient dormir. Je voulais connaître notre destination, mais ce n'étais pas le moment de leur poser la question. Nous étions certainement dans la cale, un peu plus loin, je pouvais voir les escalier qui montaient jusqu'au pont. Les couchettes des mariniers devaient être proche elle aussi. Je me déplace avec maladresse, n'ayant guère le pied marin. Mais je parviens à m'habituer aux cahotements du navire.

Je commence à monter les premières marches lorsqu'une ombre sur le sol m'interpelle. Je lève la tête et remarque qu'un homme se trouvait là. Décidément, je n'étais pas aussi furtif qu'Aria.

«-Je pensais trouver la petite demoiselle seule, pour qu'elle puisse s'excuser de ce qu'elle m'a fait à la cuisse …»
«-Qu'est-ce que tu nous veux ?»


La question est sans doute mal venue, mais ça me laisse un peu de temps pour trouver une échappatoire. Je n'étais pas armé, et j'avais Aurore sur le dos. Je redescends les escalier au fur et à mesure que lui, les descend. Il dégaine son arme, je pouvais voir son sourire qui en disait long sur ces intentions.

«-J'avais prévu de me régaler avec la petite, ça fait un moment que je n'avais pas vu de femme. Mais à la place, je vais abattre ce qui aurait du être abattu avant qu'on prenne la mer ...»

Il parle de moi, visiblement, j'allais lui faire payer ses dires, mais comment ? Je n'avais pas le temps d'y réfléchir, qu'il commence à charger comme un Pharcos enragé. J'étais pris au piège.

Brusquement, le bateau est secoué dans tout les sens déséquilibrant la course de l'homme. Mettant préparer à éluder son attaque, je parfois à me ressaisir de cette agitation anormale. Je me décale sur le coté et lui faire un croche-pied pour qu'il aille les tonneaux au fond de la cale d'un peu plus prés. Des hurlements sur le pont me hèlent. Le navire remue étrangement, quelque chose n'allait pas.

L'embarcation remue de plus en plus fort, j'eus du mal à trouver la bonne marche à adopter pour sortir. J'atteins enfin le pont après cette galère puis je jette un œil dehors, les personnes présentent ne s’occupèrent absolument pas de nous. Toutefois, je pouvait entendre un nom récurant dans la panique.

Nividic.

Pas le temps de comprendre qu'une vague d'eau s'approche hâtivement de nous, près à nous happer. Il était trop tard pour l'esquiver.

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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 13:49

« Les vagues sont peu de choses au regard de l'océan. »
de Claude Lelouch


Sans vraiment avoir le temps de comprendre la situation, Aurore se retrouva sur le dos du sang-froid, agrippant avec le peu de force qui lui restait son partenaire. Il était là, bien vivant et tous les deux espéraient fuir pour pouvoir retrouver ce qui leur revenait de droit, le calme. La vue nocturne d'Adrän, impressionna la jeune fille qui prit réellement conscience que la vue des vampires étaient aussi performante la nuit que le jour. Une chose importante pour des créatures de la nuit. Se blottissant contre le dos du sang-froid, Aurore ne pouvait que lui faire qu’une confiance aveugle, ce rassurant intérieurement à sa façon, ils étaient là ensemble peut-importe la situation ou le reste, il n'était pas mort.

Adrän parvenait à trouver un équilibre entre le bercement des vagues sur le bateau, chose qui ne semblait pas si facile que ça. Mais le vampire s'en sortait à merveille, ses pas étaient à peine audible ce qui rassura davantage l'humaine. Tout allait enfin s'arranger. Une nouvelle surprise, un nouvel événement imprévu, le vampire blessé par Aurore était en haut de ce qui semblait être des escaliers, elle ne put qu'écouter les paroles de l'individu comprenant qu'il n'était pas là pour faire la conversation. C'est à ce moment précis qu'Aurore remarqua cette absence qui c'était infiltré dans son esprit depuis sa frayeur avec la mort du sang-froid, elle ne ressentait rien, strictement rien. Les émotions d'Adrän auraient dû la guider, l'intention malveillante du brigand lui tirailler le ventre, mais rien, Aurore n'avait plus aucune perception. Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage, prenant conscience que la situation se corsait, Adrän revenait sur ses pas, et le malfrat se préparait à attaquer, mais une nouvelle vague changea la donne, déséquilibrant le voyous qui juta plus loin dans ce qui semblait être des tonneaux de marchandises.

Les deux compères ne demandèrent pas leur reste et Adrän reprit l'avancé pour arriver sur le pont, personne ne les remarqua et les hurlements des matelots ne laissaient rien envisager de bon. Mais après tout, la situation ne pouvait pas être pire? C'est ce que ce disait Aurore pour se rassurer, avant de lever la tête pour visualiser le problème... Le nom de Nividic lui était familier elle avait du le lire quelque part, mais ce n'est quand voyant l'énorme créature marine s'en prendre au bateau que la description de la bête lui revint en mémoire, elle n'eut qu'à peine le temps de confirmer à voix haute :


- Nividic l'Insurmontable, bête légendaire vivant dans l'océan des titans...



Une vague heurta de plein fois Adrän, provoquant la chute des deux fugitifs, impossible de l'éviter et le choc fut rude. Aurore roula jusqu'au a ce qui lui semblait être le chandelier, qui arrêta course juste à temps. Le bateau quant à lui penchait dangereusement, la destruction était évidente. Aurore cherchait du regard Adrän qui avait lui aussi dû se retrouver projeter dans les parages, mais impossible de le situer, le bruit les vagues qui la fouettaient littéralement la déstabilisé, l’empêchant de se concentrer. Puis le bruit d'un choc profond, lui fit comprendre que ce qu'elle craignait s'été produit, le mât s'écroula les hurlements redoublèrent de plus belle et le bateau commençait à s'enfoncer dans les méandres de l'océan avec une rapidité déconcertante. Impossible, elle ne pouvait pas mourir ainsi, elle devait le retrouver afin.

Aurore s'accrocha autant qu'elle le pouvait au cordage proche d'elle, cherchant désespérément du regard le sang-froid, sa voix hurlait son prénom, elle ne pouvait pas abandonner. C'est à alors que dans cette situation chaotique, une onde de chance lui parvint, il était là pas très loin d'elle, profitant de la force d'une vague Aurore s'empressa de le rejoindre. La situation était critique et qu'une solution s'offrait à eux... Sauter ou se faire engloutir dans les profondeurs. D'un regard Aurore fit comprendre à Adrän ses attentions, geste qu'elle accompagna à la parole :

- Il faut sauter, on n’a pas le choix, il faut sauter !!

Elle lui agrippa le bras et sans attendre son avis et son approbation, sauta en l’entraînant avec lui profitant d'une nouvelle force d'une vague. Derrière eux le bateau continuait à sombrer, les hurlements redoublaient d'intensités, les cris du monstre marin ne rendant que l’atmosphère plus lourde.



Aurore prit une grande respiration juste avant d'être engloutit sous les flots, la force du courant était impressionnante et il fut particulièrement difficile pour elle de ne pas succomber au profondeur de l’océan. Mais durant cet instant d'immersion, ce fut le calme et le silence de l'eau qui la berça, lui procurant une légère sensation de bien-être, était-ce la fin ? La mort procurait-elle cette sensation ?



Doucement, la jeune fille se sentit sombrer, poursuivre sa course sur ce qui semblait être sa fin, l'oxygène n'allait pas tarder à lui manquer. Et elle ne ressentait plus ni l'envie, ni la force de remontait, son corps poursuivait sa route, bercé par les mouvements des flots, le bleu de l'océan lui donnant une légère sensation de réconfort.



Beaucoup de personne expliquent qu'au fond d'un organisme d'un être vivant, une sensation, une perception les empêche de sombrer dans le suicide. On dit aussi, que cette sensation nous force à vivre à poursuivre sans jamais abandonner, que quoi qu'il arrive on retrouve cette seconde vie dans les moments les plus critiques de notre existences et qu'à ce moment la volonté de mourir se dissipe, s'annule immédiatement et qu'une pulsion de vie nous anime nous forçant a réagir. Cette sensation s'appellerait l'instinct de survie ou le souffle de la vie. Et c'est ce besoin de vivre qui poussa la jeune fille a réagir à ne pas se laisser mourir, a ne pas mourir. Sans vraiment comprendre d'ou les forces lui venaient, elle décida de luter, de remonter afin de vivre et c'est une main fébrile qui sortit de l'eau s’agrippant à une planche de bois, flottant a la surface. Alors qu'elle pensait que le clavèrent venait de se terminer une nouvelle lute s'engagea au fond de son être, celle de ne pas succomber, ne pas s'endormir. Il fallait rester éveiller, son regard n'avait plus la force de chercher Adrän, ni même d'observer le chaos qui régnait certainement derrière elle, le monstre des profondeurs avaient certainement du tout détruire, tout tuer et elle, simple humaine fragile par un miracle de la nature était parvenue à survivre.

Ses lèvres s'entrouvrirent afin d'expulser l'eau qui s'étaient infiltrés dans ses poumon, une quinte de toux important l'accompagna, avant de relaisser place au silence. Son corps ne bougeait plus ne montrant aucun signe extérieur de vie, sa tête restait hors de l'eau, grâce à planche, qui lui permettait de ne pas retourner dans les profondeurs de l'océan. Extérieurement, elle devait avoir l'apparence d'un cadavre flottant à la surface de l'eau.
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MessageSujet: Re: Notre destin.[Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 18:20

La lame de fond arriva jusqu'à nous et impossible de résister face à sa puissance. Nous fûmes éjectés avec violence à travers le pont, Aurore n'avait pas pu rester accrocher à moi, nous voilà dispersé. Je roule presque indéfiniment sur le pont dans la vague jusqu'à rentrer en contact avec le grand mât. Je reprends mes esprits laborieusement, ce n'était pas avec ça que mon mal de crâne allait disparaître, bien au contraire. Lorsque j'ouvris les yeux, je voyais la fameuse bestiole des légendes. Je ne pensais pas le rencontrer un jour, surtout dans de pareilles circonstances. Ces énormes yeux me reluquaient étrangement avant de hurler, je tente de boucher mes oreilles avec mes mains, mais rien à faire, c'était trop puissant.

Je me relève avec peine, toujours sonné par le choc et le cri du monstre. L'homme que j'avais envoyé plutôt dans les tonneaux s'approchent de moi, l'épée toujours en main.

«-Te voilà enfin, tu vas payer pour ce que tu as fait, et ta copine aussi !

Visiblement, il n'était pas au courant de ce qu'il se passait autour de lui et ne pensait qu'à une chose, la vengeance. Mais ce ne me dérange pas, j'avais une folle envie de laver l'affront qu'il avait perpétré en début de soirée avec Aurore. Je craque mes phalanges et prends une posture de combat appropriée, malgré l'embarcation qui tanguent toujours autant. Mon adversaire se mit à rire aux éclats, pensant que la victoire était largement acquise face à quelqu'un de désarmer.

Il se met à charger férocement, son pied avait pris l'habitude des balancements qu'effectuait le navire. Mais il n'étais pas le seul. Il tente un coup banal horizontal, que j'élude avec souplesse et riposte d'un coup de pied dans les cotes, il peste puis il se retourne, me défiant du regard. Cependant, un craquement anormal fit son apparition. Le temps de me retourner, je vois déjà le grand mât choir dans ma direction. D'instinct, je réalise un saut plongé pour éviter la chute du mât, de justesse, j'y parviens. Mon ennemi n'a moins de chance que moi, aveuglé par la vengeance et la rancune, il finit écraser par l’énorme morceau de bois. Son épée vint à moi ainsi qu'une étrange fiole remplie d'un liquide rouge.

Je prends ceci comme un signe de Morwen puis je prends le tout avant de rechercher Aurore. Je n'eus pas grand mal à la trouver vu que le navire n'était pas bien grand. Elle était accroché désespérément au chandelier. Hâtivement, je m'approche d'elle, mais avant que je puisse dire quoi que ce soit, elle me mentionne une solution … Radicale.

Elle agrippe mon bras et, dans une vague, nous passons par dessus bord. Nous passons du tumulte de l'embarcation au calme de l'océan des titans, d'autant plus que l'eau avait l'étrange pouvoir de m'apaiser. Dans les remous de l'eau, je perds Aurore dans la pénombre des abysses. Je ne pouvais rien y faire, le courant était plus plus puissant que mes bras.

Je finis par remonter à la surface, m'agrippant à un morceau de bois flottant. Au loin, je vois le bateau explosé sous la pression de Nividic. Était-ce une chance dans notre malchance ? Pas le moment de penser à ça. Dans les flots littéralement démonté, je cherche du regard Aurore, en espérant qu'elle avait réussi à s'en sortir.

Je n'avais pas de doute, elle était forte, elle s'en sortira, j'en suis sûr. Grâce au sommet d'une vague, je parviens à voir une morceau de cote. Une île ? Les courants marins semblent m'y amener. Je soupire en agrippant solidement la planche de bois qui me sers de flotteur. C'était un beau début de relation, il a fallut qu'on soit réveiller par des malfrats pour je ne sais quelles raisons. Le Don d'Aurore ? Moi ?

L'avenir était bien incertain.

La mort, ça n'existe pas.

_________________
«Aurore et moi sommes les erreurs des erreurs de la nature.» Adrän Lockwood.



Le pouvoir de revivre.


Je me suis échappé de ce monde qu'on appelle Solitude, je te le dois, Aurore.

Aira.
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