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 La mort ça n’existe pas [Terminé]

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MessageSujet: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 20:46

La mort est paisible, simple. C’est beaucoup plus difficile de vivre.
Twilight - Chapitre 1 : fascination




Un silence intense et apaisant entourait la jeune fille qui se laissait bercer par les flots. Son corps ne réagissait plus à aucune commande que son cerveau lui envoyait, elle était là agrippée à cette vulgaire planche de bois flottant sur l’océan des titans sans savoir si elle allait survivre à tout ça. L’impossibilité de se mouvoir ou même de penser, lui laissait croire le contraire. Chacun de ses membres étaient engourdis par le froid, et le bout de ses mains commençait à bleuir tout comme celle de ses lèvres. Il n’y avait plus rien à faire, si ce n’est laisser la chance faire son affaire. Aurore ne parvenait plus à aligner une pensée correctement, ni même à articuler quoi que ce soit, appeler à l’aide était donc impensable, de toute manière qui pourrait lui répondre, si ce n’est peut-être se dragon des mers qui venait de provoquer la mort du bateau. L’avait-il sauvé ou condamné à mourir plus vite ? Là était la question.

La planche de bois dérivait selon le grès du courant, des vagues et l’eau salée attaquait toujours davantage la peau de la jeune fille qui ne ressentait plus aucune douleur physique. Tout son corps étaient terriblement lourd et lui donnait l’impression de ne plus lui appartenir, cette impossibilité de mouvement ne faisait que confirmer cette idée fixe. Luter, luter encore et toujours pour vivre, pour parvenir à s’en sortir, c’est l’unique espoir qui lui restait. Devait-elle s’y accrocher ou simplement abandonner. L’abandon serait si simple si subtile, lâcher la planche et puis se laissait couler dans les profondeurs de l’océan. Une fin qui quoi qu’il arrive ne tarderait certaine pas.

Aurore était restée là les yeux ouverts, épuisée, anéantis. Ses dernières forces la quittaient avec une certaine délicatesse, telle une caresse, un apaisement ou un objectif final. Avec autant de douceur ses yeux se fermèrent la laissant sombrer dans un sommeil qu’elle avait tant voulu éviter, connaissant parfaitement les conséquences qu’il entrainerait. Plus rien, il n’y avait plus rien, plus de douleur, plus de froid, plus de mal-être. Etait-ce ce qu’on appelait la mort ?

Une voix raisonna en elle, une voix féminine douce, apaisante, mais une voix qu’elle ne connaissait pas : « n’abandonne jamais ma belle petite fille, ta vie sera sans doute semé d’embuche mais n’abandonne pas, jamais.» A la fin de ses paroles aussi flou soit-elle, tout le corps d’Aurore se remit à la faire atrocement souffrir, la froideur reprit le pas sur cette sensation de bien-être, tout comme une toux qui lui permettait d’évacuer l’eau de ses poumons, ainsi elle n’était pas encore morte. Ses yeux s’ouvrirent et ses mains se resserrent sur ce qui ne semblait plus être de l’eau mais une texture humide, fine… Du sable ? La planche de bois qui lui avait permis de survivre était un peu au-dessus d’elle, et le bas de son corps était encore dans l’eau glaciale. Même avec toute la volonté dont elle était capable, elle ne parvint pas se relever, ni donner un signe extérieur de vie, tel un cadavre remontant à la surface après avoir dérivé. Ses longs cheveux gris et humide s’imprégner de sable et le petit vent qui soufflait sur ce qui semblait être une place, augmentaient l’impression de froideur sur le corps de la jeune fille.

Une nouvelle fois Aurore ferma les yeux, soufflant. Autant attendre, ne pas bouger et espérer que ses forces lui reviennent petit à petit. Son esprit ne vagabondaient plus, mais commençait à lui offrir certains passages des derniers événements et comme pour la réconforter il s’arrêta sur le premier baiser d’Adrän et elle. La jeune fille n’espérait qu’une chose, qu’il soit encore en vie et au vu de l’obscurité présente, ce n’est pas le soleil qui mettrait fin à son existence.

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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Dim 5 Mai 2013 - 16:50

De nombreux débris passèrent à cotés de moi. Des corps déchiquetés, des tonneaux éventrés, ce n'était pas agréable à voir. D'un regard paniqué, je regardais toujours les alentours à la recherche d'Aurore. Malheureusement, je ne parvenais pas à la trouver. Les courants marins m'empêchaient de me déplacer comme je le voulais. J'attendais impatiemment mon arrivé sur la plage qui n'était plus très loin à présent.

J'entre dans un rouleau, et après plusieurs tonneaux, je mange le sable, le ventre à terre. Je me relève difficilement puis recrache le sable que j'avais ingéré involontairement. Lorsque j'effectue plusieurs pas avec peine, remarquant que je n'avais quasiment plus de force. Je tombe à genoux sur le sable fin, les événements récents me dépassaient totalement, je ne savais plus quoi penser de cette histoire., de toute façon, ce n'était pas l'instant de le faire. Je devais trouver celle que mon cœur s'est épris.

Je tourne la tête derrière moi, les fragments du navire s'échouent sur la plage. Aurore ne devait pas être très loin. Malgré l'asthénie toujours grandissante, je parcoure l'endroit en long, en large, et en travers, il n'y avait que l'espoir qui guidait mes pas, je n'abandonnerai pas tant que je l'aurais pas retrouvé.

Non loin, mes yeux s'arrêtent sur un corps inerte, les vagues étaient prêtes à l'emporter. Je cours comme un dératé, du moins, ce que mes forces pouvaient donner. Je m’agenouille devant elle et murmure.

«-Non non non ...»

Est-ce que la fuite lui avait été fatale ? Non, je ne pouvais pas y croire. Son visage, habituellement orné d'un sourire, était sans vie. Une larme s'écoule sur ma joue, devais-je me préparer au pire ? Ses mains sont bleus, je la prends dans mes bras qui tremblent sans discontinus. Je ferme les yeux en repensant à notre rencontre, à notre premier baiser … Était-ce déjà fini ? Suis-je vraiment maudit ? Je lui susurre à l'oreille.

«-Ne me quitte pas, Aurore .. Je t'en supplie ...

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Dim 5 Mai 2013 - 18:19

" Le corps est la prison de l'âme. "
Citation d'André Régnier


L’impossibilité de bouger, de se mouvoir, sentir son corps en sont état le plus faible ou même respirer est une lutte exemplaire, ou chacun de ses battements cardiaque raisonnent comme une fin si proche, comme la faucheuse qui vient recueillir une âme. Cette âme qui se retrouve coincé dans une enveloppe physique, cette enveloppe qui l’enferme telle une prison, l’empêchant de montrer qu’elle est encore là en vie dans ce qui lui servait jusqu’à maintenant de protection. Hurler à l’intérieur de son corps, souffrir en silence, espérer, prier agoniser dans une solitude dévorante. L’angoisse, la panique, la culpabilité tant de sentiments qui finissait de la consumer avec force. Trop de questions se bousculaient dans son esprit, beaucoup de questions que tout être se poserait à ce moment précis : « Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Comment ai-je fais pour en arriver là ? Que vais-je devenir ? Est-ce que je vais mourir ? » Mais chacune de ses interrogations étaient balayés par la détermination d’Aurore. Elle voulait vivre et elle vivrait, ce n’était pas négociable, elle n’était pas remonté des abysses de l’océan pour se laisser mourir dans cette obscurité, sur ce sable aussi froid que la neige.

Le corps de la jeune fille ne bougeait pas, restant inerte sans signe de vie. Pourtant à l’intérieur elle luttait et refusé de céder à la panique. Elle finit par se taire, écoutant le calme qui l’entourait, peut-être lui apporterait-il une solution. Son corps avait beau refuser de lui obéir, ses sens étaient encore performant lui permettant d’entendre l’environnement autour d’elle. Les vagues continuaient à se jeter sur le sable, ce qui semblait être des débris du bateau à s’échouer sur les grains fin, mais rien d’autre n’arriva jusqu’aux oreilles d’Aurore. Le temps s’écoula comme un long couloir sans fin menant à la porte de la mort, la motivation de la jeune fille commençait à défaillir. Mais soudain des bruits de pas irrégulier se firent entendre au loin, Aurore aurait voulu crier afin de se faire repérer mais aucun son ne sortit de sa gorge et même ses lèvres refusaient de s’entrouvrirent. Les pas se firent plus proche que jamais et finirent leurs courses jusqu’à son corps, un bruit de chute raisonnèrent dans les tympans d’Aurore, signifiant que l’individu était là proche d’elle.

Une voix familières ce fit entendre, Adrän, il était là, il l’avait retrouvé. Mais encore une fois aucuns sons ne sortirent des lèvres d’Aurore, impossible pour l’humaine de bouger un membre afin de signifier qu’elle était en vie. Elle sentit son corps se soulever sans pouvoir résister ou approuver le geste, puis une pression au-dessus de sa poitrine lui fit comprendre qu’il l’enlaçait. Elle aurait voulu hurler qu’elle était là, qu’elle était en vie qu’il ne devait pas la laisser, hurlant intérieurement contre ce corps qu’il l’empêchait d’agir. Mais pourquoi, pourquoi était-elle aussi faible, pourquoi ne parvenait-elle pas à contrôler ce qui lui appartenait, à quoi bon réussir à survivre jusque-là si c’était pour terminer son existence dans les bras de la personne qu’elle aimait. Adrän lui murmura qu’elle ne devait pas le quitter, il la suppliait même. Cette idée énerva davantage Aurore qui ne parvenait toujours pas à se faire entendre, la colère la submergeait littéralement et s’exprima par une chose improbable, une larme, une simple petite larme qui dévala sa joue. Le sang-froid la remarquerait peut-être ?

Cependant, il était hors de question pour Aurore de se contenter de cette vulgaire manifestation physique, elle allait reprendre le contrôle de ce qui lui revenait de droit : Son corps. Ce n’était pas lui qui allait décider si elle pouvait bouger ou non mais bien elle, il ne fallait pas inverser les rôles. C’est ainsi que comme une chose irréaliste, elle parvint à force de se battre contre elle-même, à agripper entre ses doigts le haut du sang-froid et comme un nouveau souffle de vie à ouvrir ses yeux. Sa vision fut très floue, mais se rééquilibra plutôt rapidement à la grande surprise de la jeune fille. Elle put enfin contempler le visage du vampire, qui visiblement avait beaucoup moins enduré qu’Aurore, malgré la douleur de ses traits, Aurore parvient à dessiner sur ses lèvres un faible sourire. Ils étaient en vie, tous les deux et malgré les différents évènements ils étaient encore ensemble, il l’avait retrouvé. Si le destin n’avait rien à voir la dedans, la chance elle devait avoir une grande part de responsabilités. Les yeux de la jeune fille tremblèrent légèrement avant de relâcher de nouvelle petite perle humide, qui dévalèrent le long de ses joues.

Le premier combat était réussi, son corps lui appartenait de nouveau et même si il l’empêchait de parvenir à effectuer tous les mouvements qu’elle aurait voulu faire, Aurore ne pouvait que se satisfaire de cette première victoire. Mais la volonté de la jeune fille était sans limite et elle était bien décidé à réussir à aligner un mot, une phrase, elle se devait de rassurer Adrän. Il ne devait plus s’inquiéter, le plus dur était derrière eux, elle en était certaine. Le regard d’Aurore se plongea dans celui du vampire, la joie qui s’emparait de son âme était sans limite. Les derniers évènements n’avaient plus autant d’importance, tout comme les souffrances qu’elle avait enduré. Le principal était qu’il soit vivant, tout comme elle et que tout finirait par s’arranger. C’est donc d’une voix faible, fébrile peu audible que la jeune fille entama ses premières paroles, et tout naturellement elle porta sur la santé du sang-froid :


- « Il faut… trouver… Il faut trouver un abri. »


Aurore ignorait ou les deux compères se trouvaient, s’ils avaient atterri sur une île ou sur un continent connu, peut-être en Thaodia ? Une chose était sur elle était loin de s’imaginer à quel point la situation était compliqué. Sa deuxième phrase porta donc sur cette élément si important. Ses lèvres s’entrouvrirent une seconde fois et d’une fois toujours aussi faible, elle demanda :

- « Où sommes-nous ? »


Aurore aurait voulu lui tire à quel point elle avait eu peur de le perdre, mais ce serait précipiter les choses, elle ignorait encore si la situation allait les rapprocher ou pas.


Dernière édition par Aurore Badry le Dim 5 Mai 2013 - 20:31, édité 1 fois
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Dim 5 Mai 2013 - 19:41

Le destin ne pouvait tout simplement pas nous laisser en paix ? Je l'avais dans les bras, sa chaleur corporelle avait disparu, je rage intérieurement, j'étais faible, trop faible pour la protéger. Je ne veux pas qu'elle me quitte. Je caresse ses cheveux grisâtres, mouillés par l'eau salée. Mon âme dépéri, je voulais la rejoindre dans l'au-delà.

Mais, je remarque une larme sur sa joue … Un mort pouvait pleuré ? Je n'étais pas un spécialiste de l'anatomie humaine, mais cette perle précieuse avait réanimé ma flamme à l’intérieur de mon cœur. Je passe ma main sur sa joue pour effacer cette larme tout en souriant, l'allégresse m'emportait. Après un court instant, sa main saisie mon haut puis elle ouvre enfin ses yeux. La couleur de ses iris m'avait manqué, mais pas autant que son sourire qu'elle parvient à dessiner ses lèvres faiblement. Elle allait bien, c'était le principal.

Mais, sa voix me fait revenir à la réalité, nous avons un autre problème sur les épaules … Nous étions naufragés dans un endroit inconnu au large d'Oryenna. Une île ? Ou nous étions encore sur Ephaelya ? Nous y réfléchirons plus tard, pour l'heure, nous devions trouver un abri, pour que nous puissions nous reposer … Et surtout, pour qu'elle se réchauffe. La voir ainsi bleuir, m'inquiétait.

Dans son état, je doute qu'elle puisse marcher seule, j'allais devoir user mes dernières forces. Je la prends dans les bras et la porte telle une princesse. Je la serre et la colle avec délicatesse contre mon torse.

«-Trouvons cet abri … Et nous pourrons enfin savourer cette tranquillité bien méritée.»

Je laisse la plage derrière moi et m'enfonce dans la forêt. Je devais chercher une grotte qui me ferrait office de cachette contre le soleil et de la faune. Cette terre ne me disait absolument rien. Je n'eus pas de mal à trouver une caverne, le sol n'était pas plat, et les roches étaient énormes. Je m'aventure dans la crevasse qui n'était pas bien grande et une fois que nous nous sommes suffisamment avancé, je dépose Aurore sur le sol dans une position confortable.

«-Je vais chercher du bois pour faire un feu … La grotte est assez grande pour en avoir un, je reviens.»

Après nos retrouvailles, je devais de nouveau l'abandonner. Je sors rapidement pour trouver divers branchages sans feuille. Lors de ma récolte, je remarque que les troncs étaient lacérés, un tigranex ? Cela y ressemblait, mais ça avait l'air plus gros. Les animaux qui composent la jungle n'ont pas l'air commode. Une fois les branches en ma possession, je prends également deux pierres et de l'herbe pour faire le foyer.

Je reviens dans la grotte qui fait office d'abri, puis commence à faire le feu à l'aide des pierres que j'entrechoque. Après quelques minutes je parviens tout de même a le faire démarrer. Je soupire de soulagement puis je m'approche d'Aurore. Le feu n'allait peut-être pas suffire pour la réchauffer rapidement.

Une idée me traverse l'esprit, je retire mon haut puis sans demander son consentement, je me place derrière elle. Je pose mon haut sur elle et la serre contre moi. J'avais beau ne plus avoir de chaleur, mais je pouvais la contenir la sienne.

«-Tout est enfin fini … Nous sommes de nouveau ensemble ...»

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Dim 5 Mai 2013 - 22:01

Il faut savoir perdre un peu pour gagner beaucoup


Adrän finit par passer ses mains sous Aurore afin de la porter convenablement, il avait certainement compris que son état ne lui permettait pas de se mouvoir correctement. Difficilement la jeune fille maintenue sa tête droite, avant de se blottir dans les bras du vampire. Ses forces ne lui revenaient pas aussi vite que ce qu’elle aurait voulu. Tout en la maintenant Adrän confirma qu’il fallait trouver un abri, Aurore n’en demanda pas plus et se laissa transporter ainsi jusqu’au lieu tant convoité. Trop fatiguée par les mésaventures de la nuit, la jeune fille ne trouva pas le courage ni la motivation de regarder l’environnement qui les entouraient.

Rapidement, le vampire trouva ce qui semblait être une grotte, il s’enfonça à l’intérieur afin d’être certain que durant la journée les rayons du soleil ne pourrait y pénétrer. Le sol ne semblait pas droit, et les parois étaient faites d’immenses roches. Avec délicatesse Adrän déposa Aurore sur le sol, la fraîcheur de celui-ci la fit frissonner, difficile de se réchauffer dans ses conditions. Mais le vampire sembla y avoir rapidement pensé, il partit en expliquant qu’il allait chercher de quoi faire un feu. Aurore n’eut pas le temps de l’en empêcher qu’il avait déjà disparu. Une nouvelle fois, l’humaine se retrouva seule avec ses pensées et ses angoisses, elle essaya de se lever, mais ses jambes ne la maintenue qu’une seconde avant de s’effondrer sous son poids. Aurore pesta intérieurement, culpabilisant de cette faiblesse.

Elle n’eut pas le temps de s’en vouloir davantage que déjà le sang-froid refit son apparition, elle tenta de dissimuler cette colère intérieure et resta sur le sol, le suivant du regard. Adrän déposa les plus petites branche avant de les enflammer à l’aide de deux silex, ce vampire était vraiment plein de ressource. Aurore dessina un sourire sur ses lèvres, particulièrement heureuse de l’avoir retrouvé malgré les conditions désastreuses. Sans demander le consentement d’Aurore, le buveur d’hémoglobine retira son haut et vint se placer derrière elle, la jeune fille le laissa faire, frissonnant une nouvelle fois au contact de la peau froide du vampire. Il redéposa son haut sur elle, dans le but certainement de la réchauffer. Entrouvrant les lèvres Aurore murmura un merci avant de poursuivre d’une voix moins fébrile :


-« Oui, enfin… Connaissez-vous l’endroit où nous sommes ? Nous sommes encore en Ephaëlya ? »

Aurore se posait tant de questions, qui resteraient certainement sans réponses. Au fond d’elle, l’humaine avait parfaitement conscience qu’il était impossible qu’il soit encore en terre connue, le bateau avait navigué trop longtemps, le courant les avaient emportés beaucoup trop loin. Il était impossible pour eux d’être proche d’Oryenna. Cependant, cela importait peu finalement, ils étaient ensemble. Le contact d’Adrän la rassurait énormément, cela lui permettait d’oublier un peu ses craintes. Une autre question, sortit de son esprit qu’elle s’empressa de formuler à voix haute :

- « Comment est l’extérieur ? »


Après avoir laissé un petit temps s’écouler, Aurore se blottit contre Adrän mais le contact humide de son propre haut l’empêchait de se réchauffait convenablement. C’est donc tout naturellement et sans vraiment réfléchir qu’elle décida de le retirer, et de le jeter faiblement proche du feu afin qu’il sèche lui aussi. Elle reprit ensuite sa position initiale, savourant par la même occasion le contact peau contre peau. Aurore s’était enfin habitué à la froideur d’Adrän, elle releva doucement la tête afin de déposer un baiser sur ses lèvres. Depuis leur retrouvaille son état ne lui avait pas permis de le faire, à présent que ses forces lui revenaient doucement, elle préférait en profiter.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Dim 5 Mai 2013 - 23:47

Mes jambes entourent entièrement les formes d'Aurore. Le contact et le feu qui crépite, donnent une légère ambiance romantique, bien que les circonstances qui nous ont amené ici sont des plus épuisants. Lorsqu'elle me pose la question de l'endroit où nous sommes, je ne pouvais pas m'empêcher de soupirer.

«-Je ne sais pas … Il semblerait que ce soit une île au large d'Oryenna … Omerïe sans doute. Ce n'est qu'une supposition.»

Une autre question est posée juste après que j'eus fini de parler. L'extérieur est bien différent de la flore d'Evanya ou d'Oryenna. C'est ainsi que j'ai pu en conclure qu'on était plus sur le continent, ce qui est relativement désastreux. Personne n'avait parcouru cette île où les centaures avaient élu domicile. Je resserre mon étreinte sur elle sans la brusquer.

«-La végétation est dense et étrange, c'est pour ça que j'émets l'hypothése que nous soyons hors du continent … Pour ce qui est de la faune, je n'ai rien croisé … Par contre ...

Je me souvenais de ce que j'avais vu sur les arbres, ces immense griffures venaient à faire penser que l'animal qui avait fait ça, n'avait pas l'air d'être pacifique. Cela m'inquiétait, j'avais déjà eu a faire avec un Tigranex, j'ai bien failli ne plus revoir la lueur de la lune. Cependant, nous avons eu notre dose de mauvaises expériences, inutile de lui faire peur.

«-Non rien ...

Elle se met à s'agiter, puis elle se met à enlever son haut. Pendant se laps de temps, j'avais détourné le regard puis elle se remet en position, je pouvais sentir sa peau sur mon torse. J'eus un léger frisson de plaisir. Un baiser est donné, j'avais l'impression que cela faisait une éternité que je n'avais pas goûté à ses lèvres.

Je passe mes bras autour de son cou puis pose mes mains juste en haut de sa poitrine, ne voulant pas aller plus bas pour ne pas la gêner. Je lui souris puis dépose à mon tour un baiser sur ses lèvres. Ce contact de nos lèvres avait le don de m'apaiser, de me tranquilliser et c'était devenu indispensable pour moi.

«-Aurore … Je suis désolé, je n'ai pas su vous protéger … Vous avez souffert, bien plus que moi, j'en suis navré.»

Au fond de moi, je culpabilisais. Je n'avais pas pu la défendre contre ces hommes, même contre deux individus, j'étais impuissant. Cette faiblesse que je hais, que devais-je faire pour la supprimer ?

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Lun 6 Mai 2013 - 0:59

« Le désir est l’appétit de l’agréable. »
de Aristote


Adrän avait attaqué des explications sur la végétation ainsi que des suppositions sur le lieu ou ils se trouvaient. Il parlait d'Omerie, une île sur le large de Thaodia qui l'avait percuté il y a un moment. Cependant, la jeune fille ne fit pas vraiment attention aux différents explications du sang-froid, après tout inutile de réfléchir, de s'inquiéter davantage. Il allait falloir apprendre à profiter du moment présent, avant qu'une nouvelle fois une situation inattendue vienne briser ce moment. Le vampire passa ses mains autour de la jeune fille, la resserrant légèrement contre lui, ce qui confirma cette sensation de protection qu'elle ressentait. Aurore le laissait complètement faire dans ses différents gestes, elle avait une confiance aveugle en lui. Après tout ce qu'il avait vécu ensemble, c'était après tout la moindre des choses.

Un second baiser est donné et comme a chaque fois un sentiment agréable imprégnait la jeune fille, que pouvait-elle demander de plus ? Une petit voix en elle, lui disait de profiter, de savourer après tout ça un moment aussi agréable ne pouvait pas durer. Cependant, Aurore voulait y croire, rien ne pouvait interrompre cet instant de retrouvaille. Adrän poursuivait dans ses paroles, s'excusant de ne pas avoir réussi à la protéger, que pouvait-elle lui répondre? Il n'était en rien responsable des derniers événements et il n'avait aucune chose face à autant de brigands. L'essentiel était qu'ils avaient tous les deux survécus, le reste n'avait plus d'importance pour Aurore. Celle-ci ouvrit les lèvres afin de prononcer ses pensées à voix haute :


- « C'est stupide de culpabiliser, nous sommes en vies tous les deux c'est tout ce qui compte. »

Aurore, passe une de ses mains sur celle du sang-froid la câlinant avec beaucoup de douceur, elle aurait voulu l’enlacer aussi fort qu’elle le pouvait mais c’est force ne le lui permettait malheureusement pas. A chaque contact avec le vampire, la peau d’Aurore était parcourue par de petits frissons, son regard pétillait malgré l’épuisement physique. Brusquement, Aurore se retourna afin d’être face à lui elle prenant conscience que sa réponse n’était pas suffisamment rassurante. Elle plongea sont regard dans celui d’Adrän, elle voulait lui faire comprendre qu’elle ne lui en voulait pas, jamais et qu’elle était aussi coupable que lui. Mais comment le lui dire, comment le formuler convenablement. Finalement, et pour la troisième la fois elle déposa ses lèvres sur celle du sang-froid, prolongeant le moment le plus longtemps possible, fermant les yeux, laissant ses émotions la guider, elle savourait l’échange qui se voulait un peu plus langoureux que les précédents.

Cependant, toutes les bonnes choses ayant une fin elle mit fin avec autant de douceur que possible à l’échange, afin de déposer son front contre celui du vampire, tout en gardant un contact visuel. Ses lèvres s’entrouvrirent afin d’enfin émettre cette pensée qui lui semblait évidente :


- « Vous n’y êtes pour rien, strictement rien. Je suis autant responsable que vous… Je n’ai pas réussi à nous protéger. Je… J’aurais du pouvoir vous aider. Je.. Vous devez vraiment m’apprendre… A me battre. Je suis désolée… »

En réalité dans l’esprit de la jeune fille c’était une tout autre idée qui s’était glissé. Même si il était évident qu’elle devait apprendre à se battre, à améliorer sa rapidité, à avoir des gestes plus vif et sur. Elle avait surtout pris conscience qu’en tant qu’Humaine elle resterait un fardeau pour le sang-froid… Ses yeux trahissaient certainement cette peine, cette culpabilité. Les sentiments d’Aurore, n’avait été que confirmé durant cette épreuve, la peur de le perdre avait été si douloureux, que des questions beaucoup plus profonde, s’introduisaient en elle. Mais pour l’instant elle préférait les garder pour elle, y réfléchir avant d’argumenter avec Adrän, elle ignorait ses pensées, ses envies ses besoins… Aurore redressa le regard après tout ça il devait être épuisée lui aussi et si il n’avait pas croisé de créature il n’avait donc pas pu se nourrir… La jeune fille ne savait pas comment proposer un peu de sang au vampire sans le contrarier ou le brusquer… Elle se contenta de le regarder, essayant de trouver une solution à tout ça.

- « Vous allez bien vous ? Si vous.. Enfin… Je suis là »

Afin de mieux faire passer le message et de ne pas le mettre en colère, Aurore agit d’une façon la plus naturelle possible, elle l’embrassa langoureusement. De cette manière elle était certaine de le distraire et donc ainsi de ne pas le brusquer ou le mettre en rogne. Aurore savait parfaitement qu'un tel proposition pouvait le contrarier et ce n'était pas sont souhait.
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mar 7 Mai 2013 - 0:01

Je souris lorsqu'elle prend ma main dans la sienne, j'entrelace nos doigts pour les unir parfaitement, caressant du pouce sa peau. Ce qu'elle disait n'était pas tout à fait faux. Nous étions en vies, et c'est ce qui comptais. Pourtant, en moi régnait toujours ce sentiment d'insécurité. La voir encore loin de moi me rendait, nerveux, inquiet. Elle se retourna hâtivement, me faisant presque sursauter.

Son regard me fixe, comme si elle m'avait percer à jour. Serait-ce à cause de ce que je lui ai dit ? Elle avait l'air encore chambouler par ça, mais mon regard se s'arrêta pas là, il descend furtivement un peu plus bas. Sa poitrine était alors visible, je remonte rapidement le regard en espérant qu'elle n'ait rien vu. Je ne voulais pas qu'elle me prenne pour un détraqué. Cependant, je pouvais admettre que ces courbes ne sont pas à envier des plus belles femmes d'Oryenna, ou même des elfes.

Je me mords discrètement la lèvres inférieur en essayant de contenir mes instincts de mâle. J'y arrive partiellement, mais Aurore vint poser ses lèvres sur les miennes pour un échange intense, réveillant cette véhémence. Elle stoppa cette embrassade et forte heureusement, sinon, j'aurais sans doute était plus loin puis elle vient déposer son front légèrement chaud contre le mien.

«-Ne vous excusez pas, Aurore, c'est moi qui m'excuse, peut-être ai-je une vision trop archaïque de la femme, pensant que c'est toujours l'homme qui doit protéger la femme et que l'inverse sera un déshonneur pour ce premier. Je vous apprendrais à manier une lame, les bases suffiront pour le moment.»

Lui dis-je en agrémentant mes paroles d'un clin d’œil complice. Cependant, son air triste me faisait de la peine, j'allais ouvrir la bouche lorsque plusieurs mots s'ensuivent. Je reste pantois face à cette demande soudaine et impromptue. Serait-ce le moment de me donner corps et âme face à elle ? Le lieu n'était certainement pas adapter à ce genre de pratique, mais, son corps m'attirait de plus en plus. Elle a du sûrement voir ça, une récompense ? Non, c'était sans doute bien plus que ça ...

Un autre baiser est donné, ce qui confirma mes craintes … Ou plutôt mes envies. Cette longue accolade de nos lèvres confirmaient mes désirs, et les siens par ailleurs. Toutefois, je ne voulais pas aller trop vite en besogne. D'une voix tremblotante, je parviens à murmurer.

«-Je … Je ne sais pas … Vous êtes belle, la plus belle femme d'Ephaelya, mais … Pas que j'en ai pas envie … Cependant, est-ce bien raisonnable ?»

C'était ma première fois, et oui, même les vampires peuvent être romantique et ne pas se vautrer dans le stupre et la luxure avec la première venue. Je n'étais pas comme ça, j'attendais l'amour véritable … Et il semblerait que je l'ai trouvé ...

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mar 7 Mai 2013 - 17:42

"La meilleure façon de résister à la tentation, c'est d'y céder."
Oscar Wilde


La proposition d’Aurore laissa perplexe le vampire, qu’avait-elle dis de si particulier ? Après tout il ne devait pas trop la protéger, son monde était en train de devenir le siens, elle devait pouvoir faire face, cela ne la dérangeait pas. Elle pouvait l’aider et le soutenir, la jeune fille était là pour ça aussi. Elle le fixait avec intensité, penchant légèrement la tête sur le côté laissant tomber sa chevelure sur le côté droit. A quoi pouvait-il bien penser. Il finit par lui répondre d’une façon plutôt incohérente, il parla de sa beauté, la complimentant, avant de signifiait qu’il en avait envie mais qu’il n’était pas sûr que ce soit raisonnable. Aurore afficha un large sourire, sans prendre conscience des réels propos du sang froid, spontanément ses lèvres s’entrouvrirent donnant une réponse tout à son image :

- « Evidemment que c’est raisonnable, si vous en avez envie il est inutile d’y résister. Pourquoi s’empêcher de vivre ? »


Elle qui était certaine qu’il prendrait mal sa proposition c’était bien trompé, visiblement contrairement à ce qu’elle aurait pu penser, son alimentation n’était pas un sujet à éviter. Elle fut plus ou moins rassurer, après tout Adrän n’avait aucune raison de ne pas apprécier sa vie vampirique et de ce qu’il lui avait dit, celle-ci avait été un choix. Aurore, ne pouvait s’empêcher de sourire en s’imaginant le vampire avant sa transformation et les conséquences que cela entrainait. Une transformation était-elle douloureuse ? Comme ce passait-elle ? Un vampire pouvait il s’arrêter… Une transformation pouvait-elle échouer ? Tant de questions lui parcourraient l’esprit, que ses yeux en perdirent pendant un instant leurs éclats. Mais rapidement la jeune fille reprit le sens de la réalité, se reconcentrant sur le vampire face à elle. Aurore ne comprenait toujours pas sa réaction, c’était elle à ce point trompé ?

Cependant, les yeux d’Adrän tout comme son comportement laissait entendre autre chose, cette impression que le vampire désirait autre chose que du sang. Aurore l’observa de haut en bas, tachant de trouver des réponses à la situation. Son sourire était dessiné, comme à son habitude, Aurore finit par se rapprocher encore un peu d’Adrän, avant d’approcher ses lèvres de son cou et de déposer un doux baiser dans celui-ci. De cette façon Aurore rapprochait son propre cou des lèvres du sang-froid et confirmait donc sa proposition. Ses lèvres s’entrouvrirent une nouvelle fois afin de murmurer :


-« Il faut juste savoir s’arrêter au bon moment… »
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mar 7 Mai 2013 - 19:34

 
"Le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous."
Par Luigi Pirandello

Sa réponse me fit un choc, elle le prenait bien, plutôt bien … Ou même trop bien. Je pensais Aurore plus prude que cela ou peut-être est-ce moi qui suis trop puritain. Je ne serais le dire. Toutefois, je n'étais pas mécontent que nos sentiments soient aussi réciproque. Il me reste tant de chose à découvrir d'elle, ces envies, ces besoins, ces intentions, j'allais devoir décerner tout ça et j'allais le faire avec le plus grand plaisir. Je lui souris.

«-Vous avez raisons, je devrais suivre mes propres désirs … … Ainsi que les votres, cela va sans dire ... Merci Aurore.»

Cependant, une question me taraude l'esprit, depuis combien de temps je n'ai pas pu boire du sang frais ? J'allais devoir fournir un effort conséquent, ou peut-être pas, après tout, c'est ma première fois. J'étais relativement nerveux, et les questionnements du genre « Est-ce je ne vais pas lui faire mal ? » « Est-ce que je vais être bon ? » n'arrêtaient pas de tourner, mais je devais me conduire en homme.

Aurore s'en vient plus près encore de moi, nos corps se frôlent et les lèvres de la jeune femme vient se poser dans mon cou, un long frisson me parcourait l'échine. Le plaisir croissant devenait incontrôlable. Elle m'offre à son tour son cou, je lui souris puis me prépare à l'embrasser comme il se doit.

Une phrase est posée, celle qui me fit revenir brutalement à la réalité. J'ouvre grand les yeux et bascule la tête en arrière, beaucoup trop. En fin de course, je me cogne l'arrière du crâne sur la parois rocheuse provoquant une douleur aiguë. Je passe mes mains derrière la tête évitant de crier mon désarroi. Après avoir frotté énergiquement l'endroit de l'impact, j'ouvre un œil, et la regarde, un peu confus.

«-Savoir s'arrêter ? Que voulez-vous dire ?»

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mar 7 Mai 2013 - 21:05

Les malentendus font les trois quarts des querelles.



- «Vous avez raisons, je devrais suivre mes propres désirs … … Ainsi que les votres, cela va sans dire ... Merci Aurore.»

Aurore haussa un sourcil, perturbée par la phrase du sang-froid. Pourquoi parlait-il de ses désirs à elle ? Ou était le rapport entre son alimentation et ses désirs ? Il y avait un problème, c'était évident. Les deux personnes ne devaient pas parler de la même chose, quoi que après tout, Aurore n'y connaissait rien. Peut-être que la morsure d'un vampire était agréable, peut-être que cela pouvait procurer du plaisir... Inutile de se faire du mauvais sang inutilement. La jeune fille ne s'en inquiéta pas davantage, poursuivant d'effleurer de ses lèvres le cou du vampire. Elle commençait à apprécier le contact de sa peau froide sur la sienne et étonnamment, Aurore n'avait plus froid bien au contraire. Alors qu'une multitude de questions traversaient une nouvelle fois l'esprit d'Aurore, se posant une quantités impressionnantes de questions sur les vampires, la morsure, la transformation ,la douleur que les deux actes procurent, elle sentit les lèvres d'Adrän s'approcher de son cou, immédiatement sa peau frissonna et par réflexe elle ferma les yeux.

Cependant, rien ne se passa, au contraire à peine avait-elle murmuré sa phrase d'une voix douce, que le sang-froid se recula plus ou moins brutalement et percuta la roche derrière lui. Aurore ouvrit les yeux, impuissantes face à la situation. Que venait-il de se passer, pourquoi n'avait-il pas poursuivi ? Avait-elle dit quelque chose qui ne fallait pas. Après s'être frotté énergiquement la tête, il regarde la jeune fille perplexe... Vu sa tête elle n'avait pas dit une bonne chose, ou alors avait-il changé d'avis ? Peut-être que le sang d'Aurore ne lui convenait pas... Après tout elle ne l'avait vu qu'une fois se nourrir et il faisait très attention à s'alimenter pendant l'absence d'Aurore. Peut-être y avait-il une raison à cela.
Elle le regarda un long moment restant silencieusement tout autant perdue que lui. Ses grands yeux le contemplait, elle l'analysait, ses réflexions se bousculait à l’intérieur de sa tête. Ses lèvres s’entrouvrirent avec une certaine hésitation :


- « Eh bien, pas que je n’ai pas confiance en vous au contraire mais… Il ne faudrait pas me vider de mon sang. »

Elle s’arrêta observant Adrän, plongeant son regard dans les siens, elle aurait voulu redéposer ses lèvres contre les siennes, elle en avait très envie. Mais une petite voix en elle, lui soufflait d’attendre, la faisant douter sur la réaction du vampire. Espérant au fond d’elle ne pas l’avoir froissé, peut-être que sa proposition était déplacé, peut-être avait-elle été beaucoup trop loin dans ses propos. Ou peut-être que le vampire avait simplement pensée à autre chose et que la déception était grande pour lui.
Sans vraiment s’en rendre compte, Aurore se mordilla la lèvre inférieure, câlinant avec douceur les épaules du sang froid, redescendant jusqu’à ses mains, puis recommençait en repartant de l’épaule. Son regard ne c’était pas détaché une seconde de celui d’Adrän, elle avait besoin de comprendre, de savoir et pour elle, le véritable moyen de savoir si une personne était déçu ou non était de regarder ses yeux. L’âme des personnes s’y reflétait et une âme ne pouvait pas mentir.




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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mar 7 Mai 2013 - 21:50

Mais les personnes complices se réjouissent des malentendus, renforçant ce lien qui leur est propre.


Une fois la douleur partiellement disparue, je rouvre le yeux en entier. J'attendais une réponse, mais elle me regardait avec un certain air. Elle était sans doute perdu, et je le suis tout autant. Le silence qui prônait entre nous n'était pas pesant, mais plutôt hésitant. Les secondes fut longues lorsqu'elle entreprend de répondre.

La réponse que j'entendais n'était pas celle que j'attendais. Je reste pantois quelques instants en essayant de réfléchir, puis, un éclair dans un éclair de lucidité, je parviens à comprendre. Elle voulait que je prenne son sang pour éviter que je dépérisse. Un malentendu, née de ma maladresse. Beaucoup de personne l'aurait certainement mal pris, mais pour l'heure, je riais aux éclats de ce quiproquo monstrueux. Toutefois, je parviens à m'arrêter Je sèche une larme qui était parvenu à s’échapper de mon œil pendant que je m'esclaffais.

«-Excusez moi … Je crois qu'il y a un malentendu, je pensais à autre chose, veuillez me pardonner ...

Je ne voulais pas dire à quoi je pensais, cela serait maintenant inconvenant, mais si elle remontait un peu dans le temps, elle comprendra. Revenons en à sa proposition. Je la regarde et passe ma main sur sa joue avec un sourire affectueux.

«-Votre demande me touche, je vous remercie que vous vous inquiétez pour moi … Cependant, je ne peux que refuser …

La demande est louable et me réchauffait le cœur. Elle avait dit ça par gentillesse, ou parce qu'elle tenait à moi ? Je voulais rester modeste dans mes pensées, donc, je ne poursuis pas ce questionnement. Je dépose un léger baiser sur ses lèvres, elle allait sans doute me demander pourquoi, je n'avais pas de raison valable à lui poser, ou peut-être que si.

«-Vous avez besoin de votre sang pour vous remettre d'aplomb de cette aventure, cela pourrait vous rendre anémique, et vu où nous sommes, je ne peux pas risquer de vous perdre. Il s'est passé tellement de choses, l’enlèvement, le bateau … La bateau.

Dis-je en réfléchissant longuement, quelque chose dans mes souvenirs m'interpelle, le combat contre ce marin et ensuite, son décès brutal à cause du mât qui choit, j'avais récupéré une fiole qui doit être dans une de mes poches de mon haut. Habillement, je regarde dans ses dernières toute en évitant de l'enlever d'Aurore.

Je parviens à sortir le flacon qui contenait un étrange liquide écarlate.

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 1:32

"Chacun croit aisément ce qu'il craint et ce qu'il désire."


Alors qu'Aurore était quand même relativement sérieusement dans sa proposition le sang-froid éclata de rire, elle fit une légère moue légèrement perplexe. Encore une bonne idée qu'elle avait eu, elle qui voulait être agréable, lui montrer l’intérêt qu'elle lui portait... Et le voilà qui riait a gorge déployé, à en pleurer même. Elle haussa un sourcil l'observant davantage, un sourire aux coins des lèvres. Il expliqua simplement qu'il y avait malentendu sans donner le point de vue qu'il avait compris, précisant simplement qu'il pensait à autres choses. Elle resta silencieusement, toujours aussi souriante qu'à son habitude. Réfléchissant à ce qu'il avait bien pu comprendre de si gênant pour ne pas poursuivre l'explication... Elle refit les différents éléments, se remémorant les paroles exactes qui avait été prononcées, doucement elle commençait à comprendre et un sourire se dessinait au fur à mesure sur ses lèvres, ses joues se mirent à rosir. Mais il ne lui laissa pas le temps de la prononcer à voix haute, il poursuivit en la remerciant de sa proposition mais la refusa poliment expliquant qu'il ne voulait pas l'affaiblir davantage dans leur situation. Par la suite, le vampire déposa ses lèvres sur celle d'Aurore, certainement sa façon de lui dire qu'elle ne devait pas insister que c'était inutile, elle abdiqua pour l'instant d'un simplement sourire.

Aurore aimait le sentiment qui la parcourait quand elle était avec lui. Elle aimait qui elle était quand il était près d'elle, quand il la serre dans ses bras, quand il pose sa tête contre la sienne, elle aime s'enivrer de son odeur. Quand elle est avec lui il n'y a plus de place pour la petite fille terrorisée et coincée qu'elle était, elle se sent moins petite, elle a l'impression de pouvoir respirer, c'est comme si le poids qu'elle porte sur ses épaules s'envolait pour quelques heures, le poids de toutes les absences, du temps qui passe, de tous les mots qu'elle veut dire mais qui restent coincés dans sa gorge. Quand elle a cette impression qu'elle ne doit plus avoir peur d'être seule. Finalement la situation lui semblait plutôt évidente, elle jeune fille n’ayant jamais connu l’amour l’avait finalement trouvé par hasard pour le meilleur et pour le pire. Cependant une nouvelle fois elle fut sortie de ses pensées par le comportement du vampire, qui sortait une petite fiole étrange rouge écarlate. Aurore fit une nouvelle la fois la moue, persuadé qu’il allait la boire, préférant utiliser n’importe quoi plutôt que son sang à elle. Mais à part cette légère grimace, qui disparut rapidement sous son sourire habituel rien n’exprimait réellement les pensées d’Aurore. Elle fixa la fiole, réfléchissant, que devait-elle dire, ou l’avait-il trouvé ? Autant de questions qui n’allaient pas rester sans réponses. Ses lèvres s’entrouvrirent afin de prononcer ses pensées à voix haute :

- « Vous n’allez pas boire n’importe quoi… Je préfère largement, être faible mais vous savoir en bonne état. Après tout comme vous l’avez dit plus tôt c’est à vous de nous protéger. »

Elle prit la fiole entre ses mains sans demander le consentement du vampire, elle l’approcha de ses yeux afin de l’observer convenablement. Etait-ce du sang, ou autre chose, peut-être était-ce un liquide empoissé, quoi qu’il arrive il était hors de question qu’elle le lui laisse.

- « Je confisque, après tout je ne sais pas d’où ça vient ni même ce que ça contient vraiment »

Une nouvelle fois sur ses lèvres un sourire en coin se dessina, finalement elle arrivait peut-être à le faire boire son sang. S’il avait faim il n’y avait pas trente-six solutions. Mais afin de ne pas ouvrir une possible négociation elle changea complétement de sujet, envoyant un petit pique sur le malentendu précédent.

- « Vous savez pour votre malentendu, peut-être qu’il n’en sera plus un prochainement. Enfin si vous le voulez. »

Elle referma ses lèvres, consciente de sa proposition, elle y avait un peu réfléchi et avait fini par conclure qu’elle aussi en avait envie. Et que si le vampire y avait pensé c’est que c’était forcément réciproque, elle pensa ensuite à la frustration qu’il avait dû ressentir… Aurore se mit à réfléchir plus intensément, comprenant qu’une chose cloché, si elle y avait eu aussi envie que ce qu’elle pensait, elle aurait dû le ressentir sauf que depuis leurs enlèvement Aurore ne ressentait plus rien, absolument plus rien. Ses yeux reflétaient sa légère inquiétude, qu’elle tenta de dissimuler autant qu’elle le pouvait. Avait-elle perdu son don suite au choc, ou était-ce la fatigue physique ? Allait-elle le retrouver rapidement… Devait-elle se réjouir ou être triste ? Finalement, elle qui avait toujours voulu ne plus ressentir était en manque du ressentis des autres. Surtout que visiblement ce soir cela lui aurait été utile. Doucement, elle se repositionna confortablement contre lui, frissonnant au contact de sa peau.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 2:19

"La confiance ne se réclame pas, elle se gagne."
Une fois la fiole sortie, je n'eus le temps de l'examiner de plus près qu'elle me prend l'objet sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Je ne savais pas ce que c'était, mais ça ressemblait étrangement à du sang. Elle me dit qu'elle préférait que je boive son sang plutôt que le liquide qui stagnait dans le récipient. Il était vrai que c'était bizarre, mais je ne voulais pas le faire.

Je commence à ouvre la bouche lorsqu'elle me coupa dans mon lancer en me disant qu'elle allait la garder la fiole. Comment allais-je me débrouiller pour me nourrir ? Je ne pouvais pas chasser, je ne connaissais pas les animaux au alentour et la vision de cet arbre atrocement mutilé ne me disait rien qui vaille. Il n'y avait pas de solution à mon problème, sauf un, récolter son sang, sans trop en prendre pour éviter l'anémie. Je m'en remets à elle, je le devais.

Alors que j'allais accepter sa proposition, elle reprend la parole à une vitesse fulgurante, im possible pour moi d'en placer une. J'allais devoir développer mon éloquence pour pouvoir discuter à son niveau. Une autre proposition est posée, Je souris en pensant qu'elle avait trouvé à quoi je pensais au final. Sa perspicacité m'étonnera toujours, par ailleurs, je m'interroge. Comment n'avait-elle pas pu découvrir mes intentions avec son don ? Avoir un malentendu avec une personne dotée d'empathie … C'était sans doute impossible.

Elle se repositionne sur moi, je la laisse faire. Je la regarde en souriant, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à son don … Avait-il disparu ? Est-ce qu'elle était au courant ? Si elle l'était, visiblement, elle ne voulait pas en parler.

Toutefois, cela m'inquiétait grandement, je passe mes mains dans son dos, caressant lentement sa peau puis je pose mon front contre le sien comme j'aime si bien le faire.

«-Aurore, je sens que quelque chose ne va pas … Est-ce que tout va bien ?»

Je sais bien que je manque certainement de tact, cependant, je ne voulais pas la laisser dans le désarroi, si désarroi il y a. Je dépose sur ses lèvres un autre baiser, plus affectueux que langoureux. Je voulais l'aider, si ça n'allait pas, c'est la moindre des choses que je peux faire pour elle. Je termine l'embrassade avant de la regarder dans les yeux qui étaient bien proche.

«-Je suis là pour vous, autant que vous le voudrez … Je serais toujours là, quoi qu'il arrive, dans les bons moments comme dans les pires.»

Je ne voulais pas qu'elle pense qu'un jour, je pourrais la quitter. Qu'elle ait son don, ou qu'elle ne le retrouve plus, je serais toujours là pour elle, quoi qu'il advienne.

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 14:50

« Il est facile de poser la question difficile. »
de Wystan Hugh Auden

Doucement le sang-froid câlina le dos de la jeune fille, elle ne put qu'en sourire davantage. Adrän était vraiment une personne avec un bon fond, malgré les derniers événements il était là, encore et toujours là avec elle, dans ses bras, dans sa tête. Que pouvait-elle espérer de mieux dans ce moment si angoissant. Comme souvent le vampire déposa son front contre celui d'Aurore, un contact qu'elle commençait à vraiment apprécier. Il déposa son regard dans celui de la jeune fille, posant la question qu'elle redoutait, visiblement elle n'était pas la seule à être doté d'empathie. Il lui demanda si tout allait bien, que pouvait-elle lui répondre, il avait été enlevés, puis était tous les deux perdus sur une île inconnu ou personne n'y avait certainement jamais mis les pieds, il avait failli perdre la vie et à présent il se retrouvait sans eau potable et sans nourriture. Difficile de lui dire que tout allait bien, surtout que pour ne rien arranger Aurore ne ressentait strictement plus rien. Il ne lui laissa pas le temps de répondre, déposant ses lèvres contre celle de la jeune fille, certainement pour la rassuré et agrémenta son geste en lui murmurant qu'il serait toujours là quoi qu'il arriverait.

Aurore ne put s’empêcher de revoir les derniers événements, elle avait failli le perdre, elle avait failli abandonner. La jeune fille avait failli se laisser mourir, entraîner dans les profondeurs des abysses de l'océan des titans, alors que lui visiblement n'avait pas pensé une seul seconde à se laisser partir. Peut-être était-il beaucoup plus fort mentalement que ce qu'elle aurait pu penser. Son sourire disparut une fraction de secondes, l'inquiétude avait fini par la gagner et comment pouvait-elle rassurer le vampire si elle-même n'arrivait plus à trouver du positif dans cette situation. Ses lèvres s'entrouvrirent afin de dévoiler le problème dont elle était victime :

- « Je ne ressens plus rien, depuis que j'ai cru vous perdre, je ne ressens plus rien. Je ne sais pas si c'est la fatigue, ou la peur mais je n'arrive plus à percevoir vos émotions, ni celle des autres. Je ne sais même pas si nous allons réussir à nous en sortir. »

C’était aussi simple que ça, la peur de le perdre, de tout perdre. Tout ça ne pouvait simplement pas finir ainsi, ce n’était pas envisageable. Après avoir trouvé cette personne qui la complète parfaitement, elle n’avait pas le droit d’abandonner, ni elle ni lui. Ils allaient devoir trouver une solution, ils allaient devoir luter peut-être encore plus que sur le bateau, peut-être que finalement le pire n’était pas derrière eux mais bien devant-eux. Que si des hommes en avaient après eux, ils les retrouveraient forcement, un jour ou l’autre. Mais là n’était pas le moment de penser à tout ça, il fallait positiver, se dire que tout allait bien se passer, que la vie voir l’éternité était devant eux. Qu’elle s’améliorerait dans la défense, dans l’attaque que son don lui reviendrait, que tout finirait par s’arranger. C’est donc après un long silence, que ses lèvres s’entrouvrirent davantage, laissant son sourire revenir :


- « Je suis certaine que tout finira par s’arranger. Si vous vous alimentez convenablement, vous ne risquez rien, on trouvera bien une solution. »

Aurore était finalement revenue sur ce sujet de l’alimentation qui l’intriguait tant, cette question de savoir si le vampire était capable de se maîtriser, si le sang était un si grand attrait pour lui. C’était aussi une manière de se rassurer, de savoir que si jamais elle se blessait elle ne perdrait pas son flux vitale a une vie vitesse trop grande. Depuis qu’elle avait rencontré le sang-froid, Aurore se posait une multitude de question sur la vie vampirique, question qu’elle n’osait jamais vraiment poser, se disant que toute aurait rapidement une réponse au fil du temps.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 15:45

Pendants plusieurs instants, nous restons comme ça, à nous regarder. Lorsque je pense au passé, elle aurait été incapable de soutenir comme ça mon regard aussi longtemps et elle aurait fini par le dévier. A présent, tout est différent, je me rends compte à quel point elle avait changé depuis le début de notre relation, qui au final, était récente. Au fond de moi, c'est comme si je l'avais toujours connu, comme si nous avions toujours été ensemble, serait-ce sa présence qui affecte mon ressentie ? Ou bien son don ? Son Empathie ne peut pas tout faire, j'en doute.

Toujours est-il, elle entame un début de réponse, mes craintes sont confirmées. Son don avait bel et bien disparu. Toutefois, ce n'était pas le plus étrange dans ses paroles, mais bien son pessimisme. Elle doutait sur notre survie, cela ne lui ressemblait absolument pas. Le silence était de nouveau revenu, planant entre nous deux. J'avais décidé de ne pas répondre, attendant qu'elle le brise d'elle même, ce qu'elle fit à mon plus grand bonheur. Jusqu'alors impassible, j'avais un visage neutre pendant ce long silence, mais son optimiste était de retour. Je souriais à pleine dent, heureux de revoir l'Aurore que je connaissais.

Cependant, elle partait sur le sujet de mon alimentation, chose à laquelle je devais songer assez rapidement et efficacement. Mais chaque chose à son temps, je devais rassurer Aurore. Je pose mes mains sur ses joues, le front toujours collé, puis je lui murmure d'une voix calme et sereine.

«-Si nous sommes ensemble, nous pouvons y arriver … Je sais, cela ressemble à une phrase dite par un aventurier à sa conquête du soir dans un roman à l'eau de rose … Mais je suis persuadé que nous allons nous en sortir. Vous êtes l'espoir Aurore, sans vous, j'aurais abandonné depuis longtemps.»

Lui dis-je d'un air sérieux avant de sourire une nouvelle fois. J'étais dans le vrai, sans aucun doute pour ma part, l'était-ce aussi pour elle ? Pour lui donner du baume au cœur, je dépose un autre baiser sur ses lèvres, langoureux certes, mais un peu court. Je lui devais sur sa proposition pour m'alimenter et certaines réponses pour qu'elle n'est pas peur lors de l'acte.

«-Lorsque je suis en manque de sang, il arrive parfois qu'une bête en moi surgisse. Cette bête est mon double vampirique, un miroir en somme, mais bien plus malveillant que moi. C'est pour cela que je me nourris assez souvent, pour éviter qu'il ne vienne prendre le contrôle de mon corps.»

Quelques flashs viennent agrémenter mes dires, je pouvais voir dans mes souvenirs les hommes et les femmes que j'avais attaqué lorsque j'étais dans cet état second, impossible de faire entendre raison à mon double. Je me remets d'aplomb, puis je poursuis l'explication en essayant d'omettre aucun détail.

«-Je m'étais dit que je ne boirai plus jamais du sang d'humain ou d'une autre race … Pour la simple et bonne raison que je ne devais pas faire subir les aléas de ma malédiction aux autres. C'est pour cela que je me nourris du sang d'animal.»

C'était ainsi, et je voulais respectais cette règle que je m’étais imposé, cependant, les circonstance change la donne. Si je voulais éviter de faire apparaître mon alter-ego, je devais me nourrir … Soit par la fiole, soit par le sang d'Aurore.

«-Il n'y pas de risque pour que vous deveniez un Vampire, le rituel n'est pas tout à fait le même. Je ne voulais pas en arriver là, mais je vais devoir accepter votre sang, je me contrôlerai, soyez en sûre. Il est probable que vous vous endormiez après ma succion … Malgré ça, vous êtes prête à m'offrir votre sang ?»

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 17:41

Il faut savoir offrir ce qu'on à de plus précieux par amour, sans jamais regretter.


Comme à son habitude Adrän rassura la jeune fille, précisant que sans elle il aurait déjà abandonné depuis longtemps. Le vampire semblait être sincère et ses paroles ne pouvaient que faire un bien fou à la jeune fille. Il déposa ses lèvres sur celle d’Aurore, tous deux savourèrent l’instant, apportant un peu de chaleur dans cette grotte glacial. Une fois l’échange terminé, Adrän finit par apporter des réponses qu’Aurore se posait, ainsi les vampires pouvaient se faire contrôler par leur soif, et cette situation c’était déjà produite pour Adrän. Aurore ne put s’empêcher de câliner le visage du sang-froid, lui démontrant ainsi sont soutiens. La jeune fille se moquait bien de ce qu’il avait pu faire, tuer ou non, se nourrir d’humain ou pas. Elle l’aimait tel qui était, lui Adrän vampire et non humaine à la force physique développé et la gentillesse incontesté. Il expliqua ensuite son choix de ne boire qu’uniquement du sang d’animaux et non d’humain, afin de ne pas imposer sa malédiction aux autres races, ainsi pour lui sa condition était une malédiction et non un avantage. Drôle d’idée, pour Aurore il n’y avait que des avantages à la vie vampirique, la lumière du jour ne lui manquait pas, les autres personnes avec qui elle avait eu des contacts non plus. La jeune fille c’était étonnamment rapidement adapté à cette vie nocturne et le sacrifice qu’elle faisait pour Adrän n’en était pas vraiment un selon elle.

La dernière explication laissa Aurore beaucoup plus perplexe, ainsi une transformation ne se faisait pas par une unique morsure il fallait agir autrement, la jeune fille fit une légère moue réfléchissant aux différentes possibilités, elle retenue la question au sujet de la douleur d’une transformation ou d’une morsure. Elle aurait la réponse rapidement, elle esquissa un sourire rassurant avant de confirmer sa volonté de lui offrir son sang.

- « Je veux toujours vous offrir mon sang Adrän, je pense que c’est nécessaire. »

Aurore lui souriait toujours davantage, elle n’avait pas peur, sa confiance pour le sang-froid était sans limite. Elle ne pouvait que lui proposer son cou, ou son poignet tout dépendait de l’envie d’Adrän, Aurore ignorait le processus d’une morsure et se demandait si la douleur allait être tolérable, cela devait être légèrement douloureux si beaucoup de « donneuse » finissait par s’évanouir après l’échange. Aurore ré-entrouvrit les lèvres afin de mettre un peu d’humour à sa façon :

- « Si je m’endors ce n’est pas très grave, j’ai besoin de me reposer de toute façon. »


Aurore espérait que le précieux nectar qu’elle pouvait lui offrir suffirait à étancher la soif d’Adrän, elle espérait aussi qu’il parviendrait à se contrôler et ne pas la vider complément après tout cela faisait un petit moment qu’il n’avait pas bu et le sang-froid n’était pas un vampire très anciens, par conséquence son double comme devait être présent régulièrement. Quoi qu’il en soit c’était la seule solution Aurore en était certaine, elle déposa un léger bisou sur les lèvres d’Adrän afin de le rassurer. Puis elle ferma les yeux, se concentrant sur les événements qui allaient suivre, cela lui permettrait certainement de répondre à énormément de questions qu’elle se posait depuis sa rencontre avec le vampire. Si elle était capable de supporter son alimentation, de lui offrir le précieux nectar, alors rien ne se mettrait jamais ne travers de leurs relation, si cela ne la dégoutait pas alors elle pourrait peut-être envisager une nuit de lui demander si il était contre une éventuel transformation.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 20:40

"Avant de donner sa confiance à autrui, il faut d'abord savoir se faire confiance."

Un sourire se dessina sur les lèvres d'Aurore, un prélude à sa réponse qui ne tardait pas à venir. Sa détermination est sans faille, elle devait avoir une confiance aveugle pour me laisser boire son sang. Si elle me faisait confiance, alors, je devais croire en moi. Ce n'était pas du vol cette fois, mais bien du don. Par ailleurs, cela allait être ma première morsure en étant conscient. Il faut bien une première fois à tout. Je me mis à rire doucement lorsqu'elle prononça sa deuxième phrase.

«-Il est vrai qu'avec tout ce qu'on a connu ce soir, nous avons besoin d'un repos qui est amplement mérité ... Ne vous inquiétez pas, je vous offrirais mon corps comme gîte. Vous gagnerez un peu plus de confort, bien que je suis loin d'égaler un lit confortable ...»

Lui dis-je avec une petite touche de rigolade dans mes propos. Elle m'embrassa, je fis de même chose, cela allait être sans doute le dernier baiser de la soirée. Je passe sensuellement mes lèvres dans son cou, me délectant de sa peau. Je dépose quelques baisers à l'endroit où je suis sensé planter mes crocs, mon instinct me le disait clairement, cependant, je ne devais pas trop l'écouter, sinon, je risque de lui voler tout son liquide vital. Avant de passer à l'acte, je murmure au creux de son oreille, d'une voix lente et lascive.

«-Je serais doux, ne vous inquiétez pas … Je ferais tout pour vous récompenser de votre geste, Aurore … Notre relation est forte, nos liens sont puissants … Rien ne pourrait nous séparer, même Nividic n'y a pas réussi.»

Je savais que son sacrifice n'était guider que par amour et gentillesse, toutefois, je ne voulais pas qu'il soit vain. Je voulais faire quelque chose pour elle en retour. Mais trêve de bavardage intérieure, je devais faire ce que je devais faire. Je plante lentement mes crocs en évitant de lui faire mal et commence à aspirer son sang.

Le fluide rouge écarlate s'enfuit de la plaie matérialisée par mes crocs, et commence à me restaurer. Cependant, je sens la bête gronder en moi, voulant plus, beaucoup plus. J'en perds la notion du temps, une voix roque résonne en moi.

«-Bois mon petit … Bois … Bois jusqu'à plus soif, bois jusqu'à sa mort, bois jusqu'à ce qu'y ne reste qu'un tas de poussière !»

J'étais comme hypnotisé par cette voix et l'écoute bêtement sans réfléchir au conséquence de mes actes qui commencent à durer dans le temps. Le sang d'Aurore m'enivre, et cette voix qui m'empêche de reprendre mes esprits convenablement. Mais un souvenir impromptu vint à moi comme un flash de lumière, je pouvais entendre Aurore de sa voix qui me disait qu'elle me faisait confiance.

Je reprends partiellement conscience et ôte mes crocs. Combien de temps est-ce que ça avait duré ? Dans regard paniqué, je me tente d'observer Aurore pour observer son état.

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 22:25

« L'amour est le seul rêve qui ne se rêve pas. »
de Paul Fort




Adrän rassura une nouvelle fois Aurore lui précisant qu'il sera là quand elle s'endormirait. Aurore ne put qu'en sourire comme à son habitude, cependant l'unique chose auquel elle pensait ne se fixé que sur cette unique échange qui allait se passer, cette acte lui semblait plus compliqué que ce qu'elle aurait pu penser. La jeune fille sentit les lèvres du vampire la parcourir descendant jusqu'à son cou, puis finit par y planter avec une certaine douceur ses deux canines. Et rien ne se passa comme Aurore pu l'imaginer, il planta alors ses crocs dans sa chair, avec délicatesse, comme pour ne pas lui faire trop mal.

Elle sentit alors leurs pointes déchirer lentement sa chair, phase pendant laquelle Aurore ferma les yeux, fébrile, dans l'attente de...Puis finalement, les deux aiguillons vampiriques atteignirent sa veine gorgée de sang, après un à-coup qui lui fit ressentir une grande vague de frisson dans tout son corps. La jeune fille ouvrit grand les yeux de stupeur tant la sensation était puissante et sa bouche s’entrouvrit presque d'elle-même, laissant sortir un gémissement de plaisir. Toute l'émotion et les sensations qui la submergeaient la tétanisaient, et parmi tout cela, parmi toute cette stupéfaction et cette douleur... Elle en tira un plaisir immense, presque coupable. Aurore referma finalement les yeux en sentant le liquide rouge et vital couler hors d'elle, aspirer par le vampire que son cœur avait choisi. Elle ressentait cette chaleur singulière au creux de son bas ventre, signe qui lui confirma que l'échange devait-être aussi appréciait par le vampire que pour elle.

Puis, au fur et à mesure que le sang coulait, son cœur s’accélérait pour compenser le manque, ses battements raisonnaient en elle, comme une alarme qui signifiait que le lien devait cesser, la mettant en garde pour sauver sa vie. Mais Aurore ne parvenait pas à entrouvrirent ses lèvres, au fond elle ne voulait pas que cesse cette échange qui l'attirait et lui procurait tant de plaisir. Ses mains entrelacèrent le corps du sang-froid, et ses mains pincé légèrement Adrän, comme pour lui montrer qu'il fallait qu'il cesse mais qu'elle n'en avait pas forcément envie. Sa respiration s’accéléra accompagnement parfaitement l’emballement cardiaque de la jeune fille, qui n’émettait toujours pas de résistance. Pourtant toute son âme lui criait que l’échange était trop long, que cela n’était pas bon, mais cette attirance était trop puissante pour qu’elle puisse y résister, était-ce un don, un plus que les vampires possédaient ?

Aurore finit par ouvrir les yeux prenant conscience de la situation, Adrän n’arrivait-il pas à se contenir ? Elle sentit son fluide vital la quitter, provoquant chez elle ce sentiment si puissant mais aussi si affaiblissant, sa vision était déjà trouble, son emprise sur Adrän beaucoup plus faible, ses lèvres lui murmurait comme un dernier souffle qu’il devait s’arrêter. Mais était-il seulement capable de l’entendre. Ses mains finirent par lâcher involontairement Adrän et son propre corps lui refit vivre cette sensation d’impuissance comme si elle était simplement témoin de la situation. Ses yeux se fermèrent et se fut le trou noir, plus aucuns bruits ni sensation si ce n’est celle du précieux liquide quittant toujours plus vite son corps. La jeune fille finit par s’endormir ou s’évanouir et tous les muscles de son corps se relâchèrent presque immédiatement. C’est peut-être à ce moment que le contact fut stoppé. Une voix, cette voix féminine raisonna encore dans l’esprit et lui répéta la même chose que ce qu’elle lui avait murmurait quand elle avait eu envie de mourir, de ne jamais abandonner et de toujours luter.

Un peu de liquide rougeâtre s’écoula de la plaie de la morsure, mais en très petite quantité. La jeune fille avait perdu, avait offert beaucoup de sang à Adrän et son manque de résistance avait failli lui coûter une nouvelle fois la vie. Son sommeil lui offrait, des rêves doux et agréable qui étaient visible par un léger sourire sur ses lèvres endormis. Puis tout son corps tomba dans un sommeil profond, avec les petits mouvements réflexe que le sommeil engendre, après un certain temps son cœur se calma reprenant un rythme convenable, avec lui un geste simple qu’Aurore effectua dans son sommeil, elle se blottit contre le vampire avec énormément de douceur, ses bras l’enlaçant avec tendresse. Aurore avait visiblement survécu à l’alimentation d’Adrän mais tout son corps reflétait l’épuisement, la fatigue et le manque d’alimentation.

Alors que plusieurs heures s’étaient encore écoulées, la jeune fille bougea dans son sommeil, elle revivait inconsciemment la peur et le moment où elle avait été sur d’avoir perdu définitivement Adrän, ses lèvres s’entrouvrirent exprimant cette crainte. Plusieurs fois elle prononça le prénom du jeune homme avant de se calmer et de retomber dans un sommeil calme et profond. Maintenant, Aurore était certaine que tout s’arrangerait et qu’un jour elle aussi aurait l’éternité devant-elle.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Mer 8 Mai 2013 - 23:45

"Le rêve n'est qu'une réalité alternative."
Toujours en panique, je regarde Aurore sans le moindre signe de vie, est-ce que j'étais trop loin ? L'aurais-je dépossédé de sa vie ? Mes craintes deviennent grandissantes mais se dissipent bien vite lorsqu'un mince sourire se dessine sur ses lèvres endormies. Mon corps crispait par la situation, se détend à présent. Je soupire de soulagement en levant la tête pour voir le plafond. J'avais encore les mains tremblantes, je tente de me calmer mais rien n'y fit.

Je sursaute lorsqu'elle se blottit contre moi et qu'elle m'enlace de ses bras. Ces gestes inconscients font naître un sourire sur mes lèvres. Je cherche dans mon haut un mouchoir que je gardais pour m'essuyer la bouche après mes repas sanguins. Une fois propre, je pose le mouchoir ensanglanté sur une roche qui est près de nous. Je me repositionne correctement puis je remets mon haut sur Aurore pour que le froid ne l'engourdisse pas. Peu de temps après, je commence à caresser ses long cheveux grisâtre, cette couleur que j'aimais particulièrement qui me faisait penser à la lune.

Mes doigts passent et repassent dans ses cheveux sans cesse, tout en souriant. Qu’aurais-je fait sans elle ? Sans cette femme qui a le cœur dans la paume de sa main ? Abandonner, oui, j'aurais fuit la vie qui n'aurait rien rapporter de plus. Mais il faut croire qu'elle n'est pas aussi mauvaise qu'elle le laisse paraître.

Peu à peu, je me laisse bercer par le rythme cardiaque d'Aurore, calme et reposant avant de sombrer, moi aussi dans le sommeil. Avec tout ces événements, j'aurais pensé cauchemarder comme un damné, mais il n'en était rien, bien au contraire, Aurore n'avait pas qu'accaparer mon cœur, elle avait également acquis mes rêves, à mon plus grand bonheur.

Un jour entier s'était écoulé depuis notre sommeil, le soleil venait de se coucher depuis deux heures à présent. Lentement, j'ouvre un œil, puis l'autre. Je m'étire sans bouger de position puis je remarque que le feu avait fini par consumer tout le bois que j'avais mis.

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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Jeu 9 Mai 2013 - 1:34

On peut toujours choisir sa vie, il suffit juste de faire les bons choix.



L’esprit d’Aurore vadrouillait dans les méandres de son passé, celle-ci se reflétaient dans ses rêves bons ou mauvais. Mais comme lors de sa perte de connaissance, c’est la perte d’Adrän qui la chamboulait le plus, son réveil ne fut pas des plus doux et quand ses yeux s’ouvrirent, Aurore eu une légère sensation de tournis. Sa main se porta presque immédiatement à son cou, lieu où avait eu lieu la morsure, elle sentit les deux creux laissaient par les canines d’Adrän, ce qui lui rappela les différentes sensations qui l’avaient parcourues. Ses yeux se posèrent sur le sang-froid et dessinèrent immédiatement un joli sourire, il était bien là, il n’était pas parti. Aurore s’étira à son tour, sentant immédiatement les effets de sa perte de sang en grande quantité ainsi que son manque d’alimentation, elle commençait à ressentir la sensation de faim et de soif la tirailler. Sa vision n’était pas des plus précises non plus, elle allait devoir se nourrir rapidement afin de palier son manque d’énergie.

Aurore se redressa légèrement avec plus ou moins de difficulté, sa main se redéposa sur la trace de sa morsure, elle ignorait si elle allait rester longtemps. Sa présence ne la dérangeait pas vraiment, elle prenait celle-ci comme un signe d’engagement, d’appartenance à Adrän. Ses yeux rosés se plongèrent littéralement dans ceux du sang-froid, elle finit par lâcher sa morsure pour câliner la joue d’Adrän avec douceur. Elle laissa comme à son habitude, un petit silence s’installer avant de détourner le regard, Aurore commençait à reprendre ses anciennes habitudes, signe que malgré la faiblesse elle allait mieux que la veille. Si Adrän était réveillé cela signifiait que le soleil avait dû se coucher et que donc les deux compères pouvaient sortir. Ce que la jeune fille n’allait pas manquer de signifier au vampire :

- « Hier soir, vous avez pu vous nourrir, il est temps que je fasse de même. Une chasse ça vous tentes ? »

Aurore n’avait pas envie de reparler de l’échange, elle n’avait pas envie d’expliquer ce qu’elle même elle avait ressentis, elle avait eu des réponses à ses questions et ce contact aussi sanglant soit-il n’avait fait que confirmer son ressentis. Aurore n’avait pas peur, n’était pas dégoûté de cette façon de se nourrir et même pire elle était prête à renouveler l’expérience autant de fois que nécessaire. Cependant, là n’était la priorité. Sa voix se fit une nouvelle fois entendre, pendant qu’elle se levait, enfin essayait avec plus ou moins de difficultés. Aurore ne pouvait que s’amuser de la situation, alors que son esprit était plus fort que jamais, ses muscles, son corps refusait de la suivre.

- « Vous êtes prêt à sortir un peu ? Il est grand temps qu’on découvre cette île. Par contre je risque d’être un peu lente vous me pardonnerez. »


Aurore s’avança légèrement vers ce qui lui semblait être la sortie, cependant sa vision nocturne était loin d’être aussi performante que celle d’un vampire. Comme à son habitude, Aurore n’était guidé que par sa spontanéité et sa joie de vivre, les derniers événements lui avaient appris à se connaitre mais aussi à connaitre Adrän, renforçant le lien qui s’était tissé entre eux. Aurore attendit ensuite le vampire, elle était ouverte à la conversation comme à chaque fois.
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MessageSujet: Re: La mort ça n’existe pas [Terminé]   Jeu 9 Mai 2013 - 2:21

Nous étions encore tout les deux sur le sol, toujours dans la même position. Aurore fini par ouvrir les yeux, se qui fit naître un sourire sur mes lèvres. Une nouvelle nuit venait de se lever, les événement d'hier soir paraissaient tellement lointain lorsque j'étais prés d'elle. Je reviens à la réalité lorsqu'elle passe sa main dans son cou, là où j'avais planté mes deux canines. J'espérais que je ne lui avais pas fait passer une mauvaise nuit à cause de ma soif de sang.

J'allais lui demander avec hésitation, mais je n'eus pas le temps qu'elle entrouvrit déjà ses lèvres. Je me demande si son sourire n'était pas une technique pour ouvre la bouche plus vite, je ris intérieurement de cette réflexion plus qu'étrange et l'écoute attentivement.

Elle désirait chasser et c'était une sacrée bonne idée. Je pourrais me servir de notre proie comme repas, une pierre deux coups.

«-Ça me tente, bien évidemment … Toutefois, j'espère que nous allons pas faire des rencontres hostile sur le chemin.»

Je repense aux arbres dehors aux troncs littéralement charcutés. Je reviens à la réalité lorsque je la vois se lever, une petit basculement à droite, puis à gauche me signale qu'elle n'était pas trop en état de vraiment marcher, je poste mes bras de façon a la réceptionner si elle venait de tomber. Forte heureusement, je n'eus pas besoin de le faire. Je soupire intérieurement, c'était entièrement de ma faute si sa fatigue était toujours présent.

Je me lève tout en écoutant Aurore parler. Découvrir l'île, nous n'avions pas le choix de toute manière, mais, bizarrement, cela m'amusait. Un territoire inconnu à conquérir, pourquoi pas ? Nous étions naufragés et sans doute perdus, nous ne pouvons pas être plus mal parti. Je fais craquer mon cou puis la regarde se diriger vers la sortie de la tanière.

«-Oui, allons-y … Explorer l'île en bonne compagnie, ça à son charme ...»

Je la vois toujours dévêtu du haut, je me mets à rire doucement puis je m'approche d'elle qui avait le dos tourné. Lorsque j'arrive à son niveau, je pose ma main sur ses hanches et plaque mes pectoraux contre sa peau, lui signalant qu'elle avait rien comme habit.

«-Si nous sortons, vaut mieux vous habillez … … Sinon, vous aurez un peu froid.»

Lui dis-je en rigolant avant de retourner dans la grotte pour reprendre mes affaires. Je me vêtis et récupère la fameuse fiole, je la contemple avant de la lancer tomber. Elle se brisa contre un caillou, le sang se déverse. Au final, je n'en avais pas eu besoin.

Notre relation a avancer, beaucoup avancer. Le destin nous a bousculer, mais le pire reste à venir, sans doute.

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