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 Honore les tiens, honore ta famille ! [Terminé]

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Runar Chante-Roche
Ephaëlyen débutant
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MessageSujet: Honore les tiens, honore ta famille ! [Terminé]   Sam 4 Mai 2013 - 22:44



1er cycle de Faunyël Mortaeï 3 de l'an 245


Runar plissa le nez alors qu'il mordait dans le liège qui lui laissa le goût de la graisse sur la langue. Crachant le bouchon sur la table, il prit le chiffon sur lequel avait rebondi le bouchon et imbiba le tissu de graisse le nez toujours plissé tant l'odeur était forte. Ouvrant une petite bourse, il plongea les doigts à l’intérieur et en ressortit une petite pincée de poudre de mirthil. Cette dernière était chère, mais elle n'avait pas son pareil pour l’entretient des pièces d'armure. Il la répandit sur le chiffon minutieusement avant de poser son bouclier sur ses genoux, puis pliant le chiffon, il entreprit de lustrer chaque facette de ce dernier n’oubliant aucun recoin. La veille, lui et les nains de sa faction étaient rentrés de mission d'épuration des mines et tunnels abandonnés récemment cartographié. On trouvait encore des gobelins malgré leur cuisante défaite subit il y a bien peu de temps, mais également golem, troll et autre parasite qui s'attaquaient aux cartographes. Une simple mission de pacification pour les occuper lui et ses nains tandis que le gros de l'armée stationné à la frontière en attendant d'une décision du Grand Molgor.

Il changea de face de son chiffon adressant un bref salut à un de ses compagnons rentré à la caserne après sa ronde et qui commençait à se défaire de son armure. Une guerre se tramait loin à l'Est, une armée elfe était levée et les loups s'agitaient, Runar grogna rien que d'y penser. Il savait que sa section était conditionnée à la protection intérieure pour les peuples nains, mais son marteau le démangeait et s'il devait y avoir de l'action, il voulait en être. Surtout que ce serait probablement l'occasion de découvrir ce que les autres territoires recelaient. Il frotta un peu plus énergiquement pour effacer une rayure et la poudre de mithril fit merveille.

Détournant le regard d'une arrête qui venait de couper le chiffon, il laissa ce dernier sur le bouclier attrapant sa chope de bière qui avait perdu sa mousse pour la vider d'un trait. Alors qu'il la reposait sur la bois usé de la table, Digram le Lourd s'assis face à lui un pichet de bière fraiche. Il se servit une pinte avant de remplir celle vide de Runar qui le remercia de la tête avant de reprendre sa chope, de trinquer, puis de boire à nouveau. Digram venait d'exécuter dix heures de ronde dans Kazad Duraz et bientôt ce serait à lui, une fois que le soleil serait derrière les monts et que la cloche de garde sonnerait. La ronde dans Kaz' n'était en réalité qu'une formalité généralement, car en cette ville le crime et le larcin n'avaient pas leur place face à la rectitude naine. Mais malgré cela, incidents arrivaient. Il était d'ailleurs coutume de dire que les étrangers apportaient les ennuis de leur pays avec eux. Il y avait aussi des bagarres aux tavernes parfois, mais rien de grave ou d'inhabituel. En bref, les rondes étaient d'un ennui elfique si l'on n'était pas accompagné dignement et Runar était de ronde et ne savait pas s'il était bien accompagné. Il prit le pichet et servi son ami puis lui, avant de retourner au lustrage de son bouclier. Digram ricana de sa voix pincée :

- Tu comptes éblouir les gobelins ou te mirer dans le miroir pour ainsi frotter ?
- Je ne serais pas digne de Morwën si je n'entretenais pas son don ! Puis un ennemi aveugle est un bon ennemi n'est-ce pas ? grogna Runar qui ne connaissait que trop bien la manie de Digram de jeter du sable dans les yeux de ses adversaires qui lui donnaient du fil à retordre. Le nain souri à la pique alors qu'il sortait une pierre ponce pour refaire le fil de sa hache. Runar lui fit passer le chiffon encore imbibé de graisse et de poussière de mithril alors que lui-même sortait une peau de chevreau pour finir de faire briller l'écu. Digram le remercia de la tête alors que le son rythmé de la pierre sur le métal de sa hache commençait à retentir :
- Ô Chante-Roche, tu pars en ronde ce soir ! Sais-tu qui t'accompagnera ?
- Non pas la moindre idée je n'ai pas été consulter le chef. Laissons la surprise en espérant qu'elle ne soit pas mauvaise...
- Comme une surprise portant le nom de Malgro, plus silencieux que la montagne ? claironna Digram.
- Ne parle pas de malheur Digram. Comment est la ville ? demanda Runar changeant de sujet.
- On ne peut plus calme mis à part les allées et venues incessante au palais. Mais n'ais crainte, j'irai animer les tavernes ce soir ! dit-il riant alors qu'il prenait une longue gorgée de bière.

Runar s'imaginait déjà, non sans un certain plaisir, devoir assommer Digram qui serait ivre à en être plus bête d'un troll, agitant sa hache en prenant les tables pour cibles. Ce ne serait pas la première fois et il fallait admettre que c'était distrayant. Mais avant que Runar n'ait pu lui demander dans quelle taverne il comptait descendre, un nain passa l'arche ouvrant sur la salle de repos des gardes. Il haussa un sourcil quand il reconnut son frère aîné, Almra Chante-Roche. Ce dernier était assez connu pour être également reconnu de Digram qui retint ses questions dans son gosier pour les noyer dans la bière. La division Chante-Roche tenait son nom du fait que cette riche famille a offert les armures de chacun des nains la composant.  Runar, incertains de l’aptitude à prendre, se leva posant la peau de chevreau  sur la table, il se frappa la poitrine du poing s’inclinant légèrement. Son frère l’imita et fit un brève signe de tête à Digram. Nul mot n’avait été prononcé mais Runar comprit qu’Almra l’invité à une conversation privée. Avec l’habilité liée à l’habitude, le soldat accrocha son bouclier aux sangles dans son dos et ramassant son marteau qui jusque-là reposait contre un pied de la table, il glissa le manche dans une boucle de cuir à sa ceinture. Se redressant de tout sa hauteur de nain, il prit sa chope et la vida d'un trait avant un bref signe de tête à Digram.

Cette cérémonie sans chaleur entre les deux frères n'était en aucun cas due à une animosité quelconque, seulement Runar n'avait plus les mêmes relations avec les membres de sa famille depuis qu'il s'était engagé, et même si la mort de son père, récente, les avait rapproché, il ne s'en sentait pas moins bien distant de ses origines. S'engageant d'un pas décidé à la suite de son frère qui les éloignés de la salle de repos de la caserne, il prit le temps de détaillé son frère.

Le manque d'exercice après son passage à la mine et aux ateliers avait fait pousser une bedaine bien rebondit qui tendait le velours de sa tunique mauve brodée de fil d'or, les couleurs de sa famille, les couleurs de son armure. Son crane c'était dégarni avec les décennies et de fines tresses finies de tubes d'or ciselé parées sa barbe blanche. Le cuir neuf de ses bottes ne crissaient pas dans les escaliers qu'ils descendaient et la poussière semblait dédaigner de s'accrocher à de telles merveilles. Runar ricana intérieurement. Voilà ce qu'il avait manqué de devenir, un riche marchand brillant plus par ces tuniques que par ces exploits, un Chante-Roche. Durant la longue descente de la caserne jusqu'aux portes gardées, nul mot ne fut échangé entre eux, seul le brouhaha venant de la ville brisant le silence sur le rythme de leur pas. Lorsqu’ils arrivèrent aux dernières marches, Runar aperçut un autre nain qui n'avait pas sa place dans une caserne, un autre marchand au visage lui étant familier, Almra alla vers lui sans hésitation. Le nain était grand et bien maigre pour un nain. Son visage anguleux et sa barbe aussi fine que son regard calculateur, Runar le reconnu, Karg Drengelgi, de la puissante et riche famille Drengelgi. Le soldat le salua comme il était coutume de saluer pour un soldat à un chef de famille. Ce dernier lui rendit dans une révérence exagéré pour un simple soldat. Était-ce dû à son nom ? Runar haussa un sourcil mais ne dit rien alors que son frère se tournait vers lui.

- Runar Ô Chante-Roche, je te présente Karg Ô Drengelgi.
- Je me souviens de toi Ô Karg, tu étais à l'enterrement de mon défunt père.
- J'y étais. Que Morwën garde son esprit. dit Karg portant deux doigts à ses lèvres en signe de recueil, mais Runar répliqua aussitôt,
- Que Morwën se préoccupe des vivants plutôt que des morts et les nains s'en porteront mieux !  gronda Runar. Le silence qui suivit cette déclaration pesa lourd entre les trois nains. Le père de Runar avait renié son fils lorsque ce dernier avait déjoué le destin des Chante-Roche en s'engageant dans l'armée. Il s'en était fallu de peu pour que le nom de Runar ne soit inscrit dans les archives de la rancune et encore aujourd'hui il ne parvenait à pardonné un tel reniement de son sang... Il grogna brisant le silence d'un ton moins bourru.
- Que me vaut ta visite mon frère ? Comment se porte notre chère mère ? Almra saisit l'occasion que lui offrait son petit frère.
- Elle nous enterra tous si tu veux savoir. J'ai beau être le Chef notre Famille, elle nous mène tous à la baguette comme lorsque nous étions petits.
- Cette fameuse baguette...
- Oui. Enfin, si je suis ici c'est pour te proposer d'agir pour ton peuple et notamment ta famille. S'attendant à une réaction réticente de la part de son frère, Almra garda le même silence qu'observé par son frère. Finalement, l’aîné se tourna vers Karg qui avait passé ses mains dans les poches ventrales de sa tunique.
- Si je puis me permettre de t'exposer la situation, tu as entendu parler de la mission en train d'être mise en place pour envoyer des émissaires au-delà de nos frontières dans le but de créer de nouvelles alliance et de trouver des héros ?
Runar acquiesça d'un hochement de tête, il en avait bien entendu parler. Une mission visant à trouver de nouveaux héros pour Kazad Duraz. Mais c'est là tout ce que savait Runar, le reste devant être des informations trop importantes pour le simple soldat qu'il était. Karg reprit :
- Hier, lors d'une réunion levée par le Grand Molgor, il a était question de Oryenna. Actuelle dépourvue d'un gouvernement stable, nous avons tout de même intérêt à s'allier aux divers petits pouvoir en places d'où pourrait un jour venir un nouveau général. Pour être clair et franc, ton frère et moi comptions sur toi pour que tu te rendes en Oryenna à la recherche du héros humain.
Runar resta silencieux. Il savait que la visite de son frère s'accompagnait généralement d'une surprise de taille. Depuis qu'il était soldat, la première visite avait été pour lui annoncer la mort de son père et la seconde pour offrir a lui et à sa section des armures des ateliers Chante-Roche. Et aujourd'hui venant à lui pour la troisième fois, il lui demandait de partir pour la terre des hommes, loin de chez lui. Cela le surprenait à moitié, mais tout de même. Il choisit d'éclaircir la question.
- L'engagement pour les miens est noble et il ne me rebute guère, mais pourquoi moi ? Je ne connais rien ou très peu de chose sur Oryenna et ses habitants. Je ne suis qu'un simple soldat moyennement gradé, alors quelle est l’intérêt de m'envoyer moi ?
Almra et Karg se regardèrent essayant visiblement savoir comment répondre clairement. Finalement c'est Almra qui reprit.
- Runar, Runar Ô Chante Roche. Tu descends d'une vieille famille de nains. Au-delà des manigances marchandes, il a tracé ta route et ton marteau a frappé fort pour protéger ton peuple lors de la guerre d'Ogzuk. Le Grand Molgor t'a remercié toi et ta section ! Tu n'es pas un simple nain, tu n'es pas qu'un simple Ô Chante-Roche, ton dévouement pour les tiens est un exemple qui devrait être cité en exemple aux enfants...
- Cesse de me flatter mon frère et viens-en au fait ! Que voulais-tu dire par servir ma famille ? l'interrompit Runar. Almra l'observa une brève seconde avant de reprendre
- Ce ne sont pas que des flatteries. Mais soit. La famille Chante-Roche et la famille Drengelgi sont des des familles marchandes qui ont de nombreux contrat les liants. Tu es parti avant d'en apprendre plus mais sache qu'ils sont nos alliés les chères. Nous, Karg et moi, chefs de famille, nous souhaitons élargir notre marché et nous visons Oryenna. Tu représenteras notre famille Ô Chante-Roche et tu accompagneras l'émissaire Hoan Drengelgi lui-même représentant la famille Ô Drengelgi. Tu porteras des présents et des lettres sous notre cachet aux guildes marchandes des hommes. Tu présenteras notre nom sous la fière image naine que tu représentes. Acceptes tu de servir ta famille Ô Chante-Roche ?

Runar ne dit rien. Ainsi était-ce là la manœuvre de son frère. Malgré qu'il se soit engager dans la milice, ce servir de lui encore au nom de sa famille. En y réfléchissant c'était la suite logique après les armure aux couleurs de sa famille qui avaient été offertes. Et toujours en y repensant, c'était la suite logique a son engagement en tant que soldat. Toute son enfance passée à rêver des lointaines contrées tout juste décrites dans les livres qu'il avait dévorés. Pourquoi n'était-il pas encore parti les explorer. Son amour pour son peuple contre son amour pour l'inconnu. Il avait passé ses dernières décennies à servir les siens et il ne regrettait ce fait en rien. Son frère n'avait pas tort malgré les phrases alambiquées dont il usait pour parvenir à ses fins. Un marchand ! Décroisant les bras Runar caressa la tête de son marteau et grogna dans un sourire à moitié dissimulé dans sa barbe.

- Moi Runar Ô Chante-Roche honorerai le Grand Molgor et ma famille sur les terres d'Oryenna. J'irai avec l'émissaire Hoan Ô Drengelgi chercher le héros pour notre peuple, tu as ma parole Karg Ô Drengelgi !

Les jeux étaient faits, les choix prient, Runar prenait un nouveau tournant dans sa vie. Il savait qu'ayant maintenant mis sa parole en jeu il ne tarderait pas à recevoir tonne de formalité et de convocation, peut-être même rencontrerait-il à nouveau le Grand Molgor. Les choses allaient changer. S'inclinant devant Garm et Almra qui firent de même, Runar leur tourna le dos remontant les escaliers menant à la salle de garde de sa section. La monté fut rapide et obnubilé par ses pensées il ne vu les minutes défiler jusqu’à ce qu'il passe l'arche de pierre. Là Digram, les pieds sur la table et se curant les ongles avec son poignard leva les yeux vers son ami.

- Digram, mon chère Digram... Connais-tu les terres d'Oryenna ?
- Heu...
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