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 Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]

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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Jeu 16 Mai 2013 - 22:36

"Les départs donnent souvent l'illusion d'une renaissance."

Quelques bûches sont déposées sur la terre mole. Je les rassemble pour y former une début de feux de camp. Une fois n'est pas coutume, il était l'heure de sustenter avant que nous trouvions une solution pour rentrer en Ephaelya. Cela n'allait être guère évident, j'espère une chose, c'était que l'île soit habitée.

Je frotte les deux pierres l'une contre l'autre pour créer de petites étincelles et avant de le demander, le feu était déjà parti. Heureusement pour nous que le temps nous soit favorable, une tempête dans cette jungle, nous aurait pourrie la vie sans l'ombre d'un doute. Maintenant que les flammes ont pris, je pose la viande pour Aurore pour la cuir. La proie du jour ? Un cerf de nouveau. Je me demande de plus en plus si il y a autre chose qui vit dans les parages que des animaux aussi passifs.

Cela me renvoie forcement aux lacérations que j'avais vu la première fois qu'on avait trouvé refuge dans une grotte. Les arbres étaient en mauvais états, beaucoup trop pour que ce ne soit une vulgaire bagarre entre deux cerfs pour une biche. Il y avait forcement quelque chose d'autre qui existait, peut-être un peu plus à l’intérieur des terres.

Aurore commençait à manger tandis que plusieurs questions me taraudaient l'esprit, comment allons nous rentrer sur notre continent natal ? J'avais appris lors de mes expéditions tavernières que Omerïe serait la résidence des Centaures, créatures sauvages qui s'apparentent à des humains mais aux physique un peu plus équestre. Difficile de savoir, je n'en avais pas rencontré sur Ephaelya, et rare sont ceux qui pourrons en croiser. Ils vivraient comme les Lycans, en meute … Ou plutôt des tribus qui se partageraient les terres. Et comme avec les Lycans, certaines sont bienveillantes, et d'autre, malveillantes. Espérons que nos prochaines rencontres soient sous le signe de la chance.

Il y avait aussi les marcheurs dont la plupart on était massacré. Il en existe quelques peu, mais ils se sont raréfiés avec le temps. Autant dire que nous n'avons très peu de chance d'en trouver, et ce n'est pas plus mal.

De toute manière, il nous fallait une embarcation et ce genre de chose se trouve non loin de la mer, avec un peu de chance, nous trouverons notre bonheur sur la plage de notre naufrage. J'aurais du y penser un peu plutôt avant de nous déplacer, mais forte heureusement, nous n'étions pas très loin. Cela fait maintenant combien de temps que nous avions quitté Ephaelya ? Un bon cycle, je m'inquiétais légèrement pour Aria, mais je fais confiance en sa discrétion, elle arrivera à se faire petite le temps de mon retour.

Je me lève et me poste devant Aurore, après avoir planifié méticuleusement notre itinéraire.

«-Nous devons retourner sur la plage où nous avons atterris … Nous trouverons peut-être un port avec une embarcation … Bien que ça ne soit que très peu probable, nous devons compter sur notre chance commune pour y arriver.»

Lui dis-je avec le sourire.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Ven 17 Mai 2013 - 23:36


On a toujours peur. Peur de l'étape suivante. On recherche toujours l'âme sœur. On veut tomber amoureuse mais on refuse toujours les risques qui en découlent. On connait l'amour ou du moins on pense le connaitre, en amour on peut souffrir. C'est la peur de souffrir qui nous retient. On doit se défaire de cette peur. La question n'est pas de savoir si on y arrive ou si on n'y arrive pas. C'est davantage une question de prendre un risque, c'est comme se jeter d'une falaise, c'est comme un saut dans l'inconnu. Sans la moindre garantie. Au bout du chemin, ça sera à nous de décider. Le choix est entre nos mains. Comment voit-on notre vie ? C'est vrai qu'on peut passer le restant de nos jours prisonnier de nos peurs, pourquoi pas. Mais on peut aussi choisir de les affronter et sauter dans le vide. Et voir ce qui arrive. Un choix qu'Aurore ne regrettait pas le moins du monde, elle avait sauté dans le vide sans jamais se poser la question du pourquoi, ni du comment, elle avait fait une chute sans fin sans douleur, sans souffrance mais conservé cette boule au ventre, cette peur de perdre l'être qu'elle avait choisi. Aurore avait simplement peur qu'un événement vienne se glisser entre elle et se gouffre sans fond qu'elle trouvait si agréable.

Ses pas suivaient le sang-froid, sans faire entendre une seul fois le son de sa voix, les yeux dans le vide, l'esprit ailleurs. Aurore était en pleine réflexion comme à son habitude, ses gestes étaient purement des réflexes, ses jambes se soulevaient pour passer au-dessus d'un tronc d'arbre à terre, ses bras écartaient les branchages et son regard suivait Adrän du coin de l’œil. Elle n'avait pas beaucoup dormis, ayant fait le choix de se lever durant la journée pour retrouver les rayons du soleil, sentir la chaleur sur sa peau de porcelaine, observant l'environnement en couleur et non dans cette obscurité qui l'avait enveloppé depuis tant de temps. La jeune femme s'arrêta à l'emplacement que le vampire avait choisi, elle s'adossa contre un arbre, pliant une jambe afin de s'appuyer contre celui-ci, observant le buveur d'hémoglobine effectuer un feu, encore une chose qu'elle ne savait pas faire.

Ses yeux légèrement cernés par la fatigue, et trace de cette fuite ensoleillée ne le quittaient plus, ses lèvres restaient fermées mais son sourire était encore présent comme à son habitude. Elle regarda un long moment la danse que les flammes effectuées, les yeux toujours dans le vague. Le vampire avait préalablement dépouillé une pauvre créature et en vue du cadavre il s'agissait visiblement d'un cerf. N'y avait-il aucune autre bestiole dans cette forêt ? Aurore roula des yeux, Omërie une drôle d’île qui fait bien parler d'elle pour pas grand-chose.

La jeune femme quitta sa posture pour s'installer afin de se restaurer. Aurore était resté muette et visiblement le vampire avait décidé de faire de même, s'était-il aperçut de l'absence de la jeune femme durant la journée ? Elle n'en savait rien et si la question venait à arriver dans la conversation -si conversation se déclarée- elle dirait simplement la vérité, qu'elle avait ressentis ce besoin de voir le soleil de voir, mais voir vraiment. Il était vrai que c'était la difficulté la plus dur à surmonter, cette absence de lumière, ce noir complet si sombre si prenant si angoissant. Elle ne distinguait que les silhouettes les contours et ses sens n'étaient pas des plus précis pour combler ce manque visuel. La lune n'était pas toujours suffisamment présente pour lui offrir cette luminosité qui lui permettrait de voir convenablement.


Arrachant un morceau au bout de viande qu'elle tenait entre ses mains, Aurore mâcha lentement, prenant le temps de ressentir la saveur de l'animal, la chaleur de la cuisson et la sensation agréable que l'alimentation lui procurait. Ses yeux ne fixaient plus Adrän, mais observaient le sol, les feuilles, l'herbe, la terre, cette montagne de vie qui vivait juste sous ses pieds. Elle s'étira lentement, soupirant, laissant craquer certains de ses os, elle finit par bailler avant de placer sa main devant sa bouche. Inutile de dévoiler son état de fatigue, elle devait être en pleine forme.

Le vampire se dressa devant-elle expliquant sûr de lui l'itinéraire qu'ils aillaient emprunter, il exprima une supposition de chance commune, Aurore s’empêcha de le reprendre en parlant de la malchance. Elle se contenta de lui sourire avant de se relever, joyeusement. Il était temps de se remettre en route, elle en avait conscience, ses lèvres s'entrouvrirent laissant enfin entendre le son de sa voix :

- « Allons y dans ce cas, si j’ai bien compris on commence par la plage ? En route alors. »

Elle s’étira une nouvelle fois avec une certaine douceur basculant le haut de son corps vers la droite puis vers la gauche, vers l’arrière et l’avant. Puis se mit en route, suivant le vampire de près. Ses pas n’étaient pas particulièrement lents, ni particulièrement rapide elle suivait simplement Adrän en se replongeant dans ses réflexions habituels. La plage ne devait pas être loin, mais l’idée de la revoir ne la rendait pas particulièrement joyeuse, les souvenirs des sensations en particulier son envie de mourir lui revenait en mémoire, la faisant frissonner. Par reflexe, elle caressa énergiquement ses avants bras, afin de se réchauffer mais aussi de se rassurer. Ses yeux ne quittaient plus le vampire, une chose importante puisque si elle le perdait de vu elle serait certainement incapable de se retrouver. Aurore soupira doucement, cherchant à se rassurer.

Le silence s’était installé entre les deux compères, mais n’était en rien désagréable. Elle avança encore, laissant une petite distance entre Adrän et elle, puis ce qui aurait dû arriver depuis bien longtemps arriva. Les pieds de la jeune femme se prirent dans une branche suivit d’une pierre et elle manqua de chuter, elle se rattrapa au dernier moment à un tronc devant-elle. Elle ria doucement consciente de sa maladresse, décidément elle ne parvenait pas à rester bien longtemps sérieuse. Alors que son rire commençait à raisonner dans la forêt qui les entouraient un bruit étrange se fit entendre, Aurore sursauta, cherchant dans l’obscurité l’entourant le lieu de ce bruit. Mais le silence se réinstalla presque aussitôt, elle ne préféra pas relever, et enchaîna sur autre chose :

- « Qu’est-ce que tu sais sur Omërie exactement Adrän ? »
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Sam 18 Mai 2013 - 1:50

De son beau sourire habituel, elle accepta mon offre d'aller à a plage où nous avons échoué. L'ambiance était on ne peut plus sérieuse, cela contrastait parfaitement avec celle d'hier qui s'est voulue joueuse. Étrangement, cela me manquait, mais il y avait un temps pour tout, les jeux, ça sera pour plus tard. Car après tout, nous avons le vie devant nous.

D'un pas décidé, j'entame mon aventure dans les bois avec Aurore, persuadé de la direction à prendre. Mes voyages ont façonné mon orientation qui n'était pourtant pas très bon au départ. Les années peuvent changer la nature d'un homme. Mon regard se déporte vers les environnements que je pouvais discerner grâce à ma nyctalopie, nous étions sur le bon chemin.

Un bruit sourd provenant de derrière m'interpelle, je me retourne immédiatement et aperçois Aurore à la limite de la chute. Je m'empresse de la secourir tandis qu'elle trouvait la situation plutôt marrante ce qui me rassurait légèrement. Lorsque je m'approche d'elle, je pouvais voir sa mine réjouie, mais ce n'était pas tout, je pouvais déceler une légère fatigue et comme toujours, elle ne m'en a pas fait part, pour ne pas m'inquiéter, c'était tout elle ça.

Je soupire et décide de ne pas entamer le sujet, alors qu'elle me pose une question. J'allais pouvoir temporiser le temps qu'elle se repose sans lui imposer une pause forcée. Je la laisse dans cette position avec un léger sourire puis je m'assois sur une pierre, prêt à lui conter mon histoire.

«-Il y a bien des mystères qui entourent cette île, peu de personne savent vraiment ce qui se trame là dessus. Les Marcheurs, buveurs d'âmes et les centaures, Homme au physique équidé ont élu domicile ici même. Tout ce que je te raconte, ce sont des histoires de comptoirs, je ne sais pas quoi en tirer et faire le trie du vrai et du faux … Moi même, avec mon éternité, je n'aurais pas le temps de le faire.»

Je marque un temps de pause, comme un vrai conteur avant de reprendre plein pied pour lui raconter la suite.

«-Je pourrais même presque t'avouer que nous sommes sans doute les premières personnes non-natives à fouler ce morceau de terre. Notre aventure a été sous le signe du mystère, tu ne trouves pas ? Être enlevé par une bande de vampire, être sauvé par un légende, et cette aventure en Omërie, c'en est presque un roman fantastique ...»

Lui dis-je en riant doucement. Une mauvaise étoile peut en cacher une bonne au final. Soudainement, alors que j'allais émettre une suite à mon histoire, un bruit suspect vient éveiller mes sens. Quelque chose de différent qu'un bruit de vent ou de cerf … Un craquement de bois, qui s’enchaîne en rythme régulier, comme si ce bois marchait. Je me relève, alerte et observe attentivement les environs avant que quelque chose s'accroche à mon poignet et me tire en arrière avec force.

Je fus attiré une mètre en arrière, m'étalant de tout mon long sur le dos, une liane qui encerclait sans gêne mon avant-bras. Malgré la panique sur cette chose inconnu, je parviens à distinguer quelques traits de cette créature.


Est-ce une vision d’effroi ? Une hallucination ? Ou est-ce que je vois un arbuste bouger de lui même ? Cela n'avait pas de sens. La liane se serre au fur et a mesure que je me débattais. Je commence à dégainer mon arme de fortune, dans l'enviue de couper cette monstruosité, mais la bête, bien vivace avait lu mon coup et me bloque l'autre bras de la même manière. Je lâche mon arme sous la pression de cette force sur humaine et vient se planter dans le sol. Je parviens à hurler dans la panique qui sème le chaos dans mon esprit.

«-Cours Aurore, sauve toi !»

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Sam 18 Mai 2013 - 17:17



Aurore remonta une main puis l'autre sur le tronc, afin de retrouver un équilibre, son corps se rapprocha de l'arbre afin de se relever et de tenir bien droite. Ses mains dépoussiérèrent sa tenue, enfin le haut qu'elle avait emprunté au vampire ainsi que son bas. Elle s'appuya a l'arbre observant Adrän avec de petits yeux, il s'était installé sur une roche, afin de raconter ce qu'il savait de cette île si mystérieuse. Le vampire attaqua une explication, le début était plutôt rassurant, enfin plutôt satisfaisant. Adrän expliqua que des créatures vivaient ici, des centaures, homme à corps de cheval et au buste d'humain qui pouvait être tout aussi agréable que redoutable. Aurore n'en avait que très peu entendu parler et puis de toute façon cela ne l'avait jamais réellement intéressé. En revanche pour les marcheurs, elle avait entendu beaucoup à leur sujet et particulièrement sur la guerre qui avait fait rage en territoire vampirique, les marcheurs avaient mis les vampires dans une position que très peu confortable et d'autre peuple on du leurs venir en aide, leurs réputation de tueurs sanguinaire en avait pris un sacré coup. Puis le vampire soupira passant à d'autres explications, précisant que ce n'était que des histoires racontées de taverne en taverne. Adrän précisa que les deux compères devaient être les premiers à être arrivé sur l'île et la jeune femme, se sut pas si elle devait trouver ça agréable ou redoutablement dangereux. Enfin, une chose était sur le vampire avait raison, leur histoire était fantastique et faite de rebondissements tous plus surprenant les uns que les autres.


Puis soudainement, un bruit retentis et une sensation étrange envahit Aurore, des émotions ni animal ni humaine... Des craquements, du bois, du bruit de feuillage, elle haussa un sourcil observant Adrän qui semblait tout aussi sur ses gardes qu'elle, les deux individus observaient l'environnement a la recherche d'un indice quand le vampire fut entraîné de force en arrière par... Des racines. Aurore sursauta faisant plusieurs pas en avant pour tenter de retenir Adrän, mais ce qui se dressa devant elle la força à se reculer de plusieurs pas, une créature ni petite ni très grande ressemblant à un arbre se dressait entre eux. Les yeux de la jeune s'écarquillèrent et elle en resta presque tétanisé, elle observa sans bouger la scène qui se jouer devant elle, Adrän fut littéralement ligoter par la créature, le mettant dans l'incapacité de bouger, celui-ci se mit à hurler ordonnant à Aurore de prendre la fuite. Ce serait vraiment mal la connaitre, que d'espérer qu'elle l’abandonne ici à son triste. La jeune femme resserra ses mains sur sa tenue, incapable de réfléchir, la peur c'était littéralement glissé en elle et la mettait dans une posture que très peu confortable.


Mais rapidement Aurore se ressaisit, sa voix vibrante se fit entendre, hurlant sur le feuillage itinérant. La colère était palpable, elle se pencha ramassant plusieurs roches avant de le lancer sur la créature, afin qu'elle porte son attention uniquement sur elle :

- « Eh ! Oh, la chose ! Je suis là, Youhouu »

Elle argumentait les paroles à la gestuel, sautillant sur place faisant de grand mouvements afin d'attirer toute l'attention de la bestiole. Elle continuait à lui jeter plusieurs pierre, s'étonnant elle-même de sa compétente à viser convenablement. Mais rien n'y faisait la créature continuait à resserrer, ses lianes autours du corps d'Adrän, qui ne semblait vraiment pas trouver la sensation agréable. Cette fois, la colère et la peur d'Aurore n'était plus gérable, une onde d'émotion particulièrement négative sembla se rependre autour d'elle, celle-ci était plus que perceptible par les créatures et personne proche d'elle. Si bien, que tout le corps de la jeune femme tremblait sous l'intensité de ses émotions, son regard ne se détachait plus de la créature, qui finit par libérer Adrän de son emprise, sous les hurlements de l'humaine. Elle se "tourna" vers Aurore, poussant un espèce de cri désagréable. Les émotions de la jeune femme n'en furent qu'augmentés, ce qui rendait l'atmosphère particulière désagréable.

L'arbuste vivant, finit par... prendre la fuite? Visiblement affaiblit et déstabilisé par le flux d'émotions, laissant le vampire sur le sol et Aurore tenant à peine debout. Elle observa Adrän qui visiblement était encore vivant, l'atmosphère s’adoucissant presque aussitôt, Aurore observant sa vision se flouter immédiatement, ressentis des frissons la parcourir avant de tourner de l’œil et de laisser son corps s'effondrer sur le sol. Impossible pour elle de ré-ouvrir les yeux, immédiatement la fatigue venait de l'importer et c'était à peine si elle c'était rendu compte des événements qu'elle n'avait absolument pas compris. Le silence reprit le dessus et seule la respiration d’Aurore et le souffle du vent était désormais audible. La jeune femme était allongée sur le sol froid, entouré par la mousse et les différents feuillages, sa chevelure était éparpillée autour de son visage, ses yeux étaient fermés mais son esprit lui essayait déjà d’analyser les différents événements. Il avait fallu qu’une situation la pousse dans ses derniers retranchements pour que son don connaisse une légère évolution qui pourrait lui être encore plus utile si elle parvenait à le maitriser un jour, encore fallait-il qu’elle le comprenne.
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Sam 18 Mai 2013 - 22:07

La situation devenait critique, la puissance de l'adversaire dépassait l'imaginable. Les racines m'entravaient petit à petit, comme si il voulait m'absorber. Les lianes glissent sur mon torse nu et la sensation n'était pas très agréable. Tandis que j'avais réussi à hurler quelques mots pour Aurore, celle-ci refusa de partir, bien au contraire. J'aurais du m'en doutais, j'aurais fait exactement la même chose qu'elle.

Toujours est-il, les encerclements commençaient à me faire souffrir et petit à petit, ma mobilité s'amenuisait. Des pierres sont jetaient en direction de la créature par la jeune femme, mais elle ignora simplement cette provocation. De nouveau, j'allais lui dire de me laisser, mais une racine vient ficeler la gorge, m'empêchant de m'exprimer. Bien que je n'avais pas besoin de respirer, la douleur était tout bonnement atroce.

Je cherchais désespérément quelque chose pour m'en sortir que mes pensées se transforment brusquement en peur et en colère. Une peur intense et une furie tout aussi puissante, mais j'étais sur que ce n'était pas mon ressenti, c'était sans doute celui d'Aurore. Je voulais fuir, mais je voulais aussi tuer cette bête végétale sans aucun remord. Cet état d'esprit m'épuisait à vu d’œil, et lorsque je fus relâcher, je m’effondre littéralement sur le sol, incapable de me resaisir correctement après ce chamboulement dans mon âme. Bien que j'avais la force de me lever, ma confusion extrême m'empêche d'effectuer le moindre mouvement.

Le monstre, quant à lui, fuit sans demander son reste dans les bois. La peur l'avait sans doute toucher à lui aussi. Cette fois-ci, je devais la vie à Aurore. Je regardais aux alentours et aperçois Aurore qui était sur la terre allongée sur le dos. Le vent soufflait légèrement dans les feuillages des arbres, mais je pouvais discerner la respiration d'Aurore, une respiration régulière et rythmée. Cela a eu l'effet de me rassurer.

Je reprends doucement mes esprits et je me traîne sur le sol jusqu'à Aurore. Je fais attention à me pas écraser ses cheveux qui était en éventail, puis je me mets face à son visage. Elle avait l'air endormi, cela a du l'épuiser mentalement et physiquement. Je passe délicatement ma main sur sa joue, espérant que la fraîcheur de celle-ci la réveillera.

«-Merci … Aurore ...»

Dis-je en murmurant doucement, l'entrave faite à la gorge avait touché mes cordes vocales et cela affectait ma voix. Je finis par tomber sur le dos, m'allongeant de mon plein gré pour regarder la voûte céleste étoilée. Au final, j'avais ma réponse, il n'y avait pas que des cerfs ici.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 1:42







Aurore était allongé sur le sol, son corps restait sans mouvement, ses cheveux bougeaient légèrement avec le vent. La jeune femme avait les yeux fermés, mais entendait parfaitement tous les mouvements, bruits autour d'elle, Aurore perçut donc facilement que le vampire se rapprochait d'elle, d'une autre façon que la marche. Ses membres restèrent sans mouvement, elle n'en avait plus la force, sans vraiment comprendre d'où provenait cette fatigue si intense et si rapide. Elle essayait de revoir les derniers événements, mais tout restait particulièrement flou dans son esprit, une chose était certaine, ils avaient eu de la chance que la bestiole prenne la fuite, même si elle n'avait pas de raison valable selon elle. Aurore sentit une sensation froide se poser sur sa joue, suivit d'un murmure la remerciant.

Un petit bruit ressemblant à un corps s'allongent ce fit entendre à côté d'elle, Aurore préféra reprendre un peu de ses forces avant de ré-ouvrir les yeux. Tous ses muscles la faisaient souffrir, sa tête lui offrait un bourdonnement douloureux. Impossible de réfléchir davantage ou d'exprimer ses questions, elle se contenta de soupirer, de porter une main à sa tête avant d'ouvrir les yeux. L'environnement était encore trouble, comme-ci Aurore venait de prendre une cuite monumentale, impossible de se situer, impossible de penser, impossible d'espérer et cette même envie de vomir. Elle se massa doucement le front, heureusement qu'elle se souvenait encore des événements. Ses lèvres s'ouvrirent enfin laissant entendre une petite voix :


- « Huum, pire qu'une dose trop forte d'alcool... Ce n’est pas la peine de me remercier j'y suis pour rien, on a eu de la chance rien de plus. »

Toujours en se massant le front et plus particulièrement les tempes, ses mains glissèrent ensuite dans sa chevelure grise afin de la démêler. Elle déglutit plusieurs fois, calma sa respiration, soufflant doucement, essayant de calmer la douleur. Aurore tourna légèrement la tête, observant le vampire à côté d’elle, la jeune femme esquissa un sourire, il était vivant et visiblement Adrän n’était pas blessé ce qui la rassura. Aurore préféra ne pas trop bouger, par crainte d’être sujette à des nausées ou même pire un malaise. Elle laissa donc son corps se remettre doucement, bougeant légèrement certaine de ses articulations. Elle poursuivit simplement :

- « Qu’est-ce que tu fais encore allongé, il faut se remettre en route. On n’a pas le temps de se reposer. * elle fit une pause poursuivant taquine* faignant va ! »

Une nouvelle fois la jeune femme afficha un large sourire, afin de se redresser très doucement, elle plaça ses mains sur l’arrière afin de garder un équilibre. Cependant, tout tourner encore autour d’elle. Aurore soupira, décidément son corps ne supportait plus les émotions fortes. Elle laissa sa chevelure tomber vers l’arrièrent, afin d’observer le ciel, les étoiles, bien que flou celui-ci était toujours aussi hypnotisant. Elle referma les yeux, savourant simplement l’instant.

- « Hop, il faut se remettre en route monsieur. Les hommes toujours fatigué ! »
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 6:29

Donc, elle met ce qui vient de se passer sur le compte de la chance. C'était osé de sa part, sachant que le monstre avait l'avantage de la force sur nous deux, il était évident que ce n'était pas un coup de chance, loin de là. Son Empathie s'était améliorée, mais elle n'en était pas consciente. J'allais devoir lui notifier du changement de son don, et qu'elle ne l'avait pas perdu.

Mon regard se perd dans le vide spatial, puis je décide de le détourner vers Aurore, qui, comme à son habitude, avait le sourire aux lèvres. Malgré ce que nous venions de vivre, elle avait toujours se sourire radieux qui ornaient ses douces lèvres. Tandis que je reprenais lentement mes esprits, elle me fit éclater de rire en m'insultant légèrement de faignant, sur le ton de la plaisanterie.

«-Une chose à la fois, Aurore ... une chose à la fois ... Laisse moi juste deux secondes pour remettre mes idées en place.»

Lui dis-je en souriant toujours en murmurant. Je comprenais maintenant pourquoi elle était aussi fatiguée lors de nos entraînement dans les landes. Ressentir les émotions de quelqu'un d'autre et pouvoir les séparer des siens et quelque chose de techniquement impossible, différencier autant de flux négatifs sans se perdre dans son propre ressenti étaient troublant et infaisable pour moi, mais aurore pourrait sans doute le faire.

Après une profonde pensée, je me relève enfin, faisant craquer mon dos et mon cou. Je pouvais sentir les traces de strangulation provoquées par les lianes. Je regarde mes poignets bien amochés, mais c'était guérissable rapidement. Dans quelques jours, il n'y paraîtra plus. Je me poste devant Aurore, avec un air sérieux et une voix des plus faibles.

«-La fuite n'est pas le fruit de la chance … Ton don est toujours actif et une nouvelle particularité se manifeste lorsque la situation te l'oblige … Pendant mon emprisonnement, j'ai ressenti de la peur, et de la colère … Mais ce n'était pas les miennes, elles sont venues de nulle part ...»

Je la fixais tout en parlant un voix baisse pour éviter de m'esquinter plus mes cordes vocales. Je finis par craquer et dépose un doux baiser sur ses lèvres avant de poser mon front contre le sien, comme j'aimais faire, lier nos âmes par ce contact frontale, voici mon ressenti lorsque j'entreprends de faire ce geste.

«-Je suis sûr que ton don y est pour quelque chose Aurore … J'en suis persuadé … C'est grâce à toi que je suis encore ici, avec toi ...»

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 13:21

"C'est très difficile d'être deux personnes à la fois, l'une qui ne veut dépendre que d'elle-même,
l'autre qui ne veut rien perdre de ce qu'elle trouve si agréable : être aimée, défendue, protégée"


Adrän demandait à Aurore de se calmer, d'attendre. Visiblement le sang-froid avait été retourné par la situation, encore une idée purement masculine. Les hommes mettaient toujours un temps impressionnant à se remettre d'une situation compliqué, cherchant des raisons, des explications à leurs défaites qu'il ne trouverait jamais. Encore une méthode complètement différente à celle d'Aurore, qui elle, pensait que chaque événements était survenus pour une raison particulière, et que si ni l'un ni l'autre n'était mort c'est que ce n'était pas encore leurs heures. La jeune femme ne cherchait jamais plus loin, préférant se dire que leurs destins étaient déjà tout tracés. Adrän poursuivit expliquant que le don d'Aurore n'avait pas disparu qu'il était encore présent sous une forme différente, que l'arbuste vivant avait fui à cause des flux de la jeune fille et non par chance. La jeune femme soupira un long moment préférant ne pas répondre. Ainsi son don connaissait une évolution, une évolution toujours aussi passive mais visiblement utile. Un nouveau soupire ce fit entendre, mais les lèvres de la jeune femme restaient close, sans réponses.

Aurore ferma les yeux repensant à ce que son père adoptif lui disait parfois. Son père lui disait qu'elle avait peur de la vie, qu'elle était paralysée par l'idée de vivre. Que la pensée même de l'amour de deux corps l'emplissait de terreur. Qu'elle papillonnait pour oublier sa détresse. Il disait qu'elle était semblable à ces fleurs qui, lorsque la nuit tombe, s'entrouvrent, et qui, le jour à peine levé, se recroquevillent, comme si elles étaient honteuses de se montrer en pleine lumière. Il disait qu'Aurore était une fille de l'ombre. Que la clarté la faisait fuir. La vie la faisait fuir... Son père disait toujours qu'elle haïssait les émotions, qu'elle haïssait les autres à causes de tous ses flux, qu'elle ne supportait plus. Il disait qu'Aurore s'était enfermée dans ce mutisme, dans cet isolement pour oublier. Qu'elle ne souhaitait plus vivre pour vivre mais vivre pour comprendre, qu'elle ne comprendrait que le jour où elle s'ouvrirait, et que ça véritable nature se montrerait à elle uniquement à ce moment-là. Voilà ce qu'il disait, et il avait raison. Les yeux clos, Aurore ne remarqua pas qu’Adrän s’était relevé, faisant craquer ses os afin de se remettre d’aplomb, elle ne fit pas non plus attention au faite qu’il s’approchait d’elle, afin d’effectuer un geste de tendresse.

Les lèvres du vampire ce déposant sur celle d'Aurore, la sortit de ses pensées, elle esquissa un bref sourire avant de redonner un baiser à Adrän. Comme à son habitude, le sang-froid déposa sont front contre celui-ci de la jeune femme, geste qui visiblement, qu’il appréciait énormément. Aurore passa ses bras autour du torse du buveur d'hémoglobine, le serrant légèrement contre elle, ses lèvres s’entrouvrirent afin de murmurer une parole certainement incompréhensible pour Adrän.


- « J'ai compris... »


Elle sortit ensuite de son étreinte afin de se relever, elle n’avait pas envie d’épiloguer sur le sujet de son don. Elle estimait qu’il était suffisamment présent au quotidien et qu’il était inutile qu’il se glisse dans ses sujets de conversation, elle se retourna alors vers le vampire l’invitant à faire de même. Une fois les deux compères debout, ils reprirent le chemin que le vampire avait précédemment désigné. La fatigue était intense pour Aurore, qui se dévoilait dans son mutisme. Elle avait préféré garder le silence, celui-ci s’était installé, cependant il n’était en rien lourd ou pesant, bien au contraire. La jeune femme suivait de près les gestes d’Adrän, afin d’éviter toute nouvelle chute. Aurore ne se plaignait, ne montrer pas cette affaiblissement qui avait pris possession de son corps.

Après plusieurs minutes de marche un nouvel événement pointa le bout de son nez, une créature mystérieuse à la silhouette de cheval se dressa devant eux. Impossible pour Aurore, de distinguer clairement la créature dans cette obscurité. Elle ne pouvait voir qu’uniquement une silhouette de cheval qui semblait cohabité avec un corps humain. Clignant plusieurs fois des yeux, la jeune femme soupira persuadé que la fatigue l’entrainait dans une certaine folie. Elle ronchonna légèrement agacé de pas être capable de contrôler son état physique, décidément ce corps aussi joli soit-il n’était en rien résistant contrairement au mental d’Aurore. Elle se souvint alors de sa peur, surtout de sa peur, comme si la peur avait été son vêtement. Un vêtement qu’elle ne parvient pas à arracher, bien au contraire, et qui la serre comme s'il se rétrécissait de cycle en cycle.

C’est à ce moment qu’elle se rendit compte qu’il fallait une véritable prise de conscience pour se rendre compte que l'on est en vie. La plupart des hommes se contentent d'un travail, d'un toit, de quelques heures de repos et ils s'estiment heureux comme ça. Heureux d'être tranquilles, pas d'être en vie ! Aurore avait eu un toit, un travail, une famille mais jamais le sentiment d’être en vie n’avait été aussi présent qu’à ce moment précis. Après avoir ressentis plusieurs fois, cette peur atroce, cette envie de mourir, cette souffrance, la jeune femme avait l’impression de vraiment vivre. Et c’est ainsi qu’elle comprit que aimait le quotidien n’était pas toujours de la lâcheté, que pour certains, vivre demandait déjà beaucoup de courage. Et que si jusqu'à maintenant, jusqu'avant cette rencontre avec Adrän, Aurore s’était enfermé dans ce quotidien dans cette fuite perpétuelle, ce n’était non pas parce qu’elle n’aimait pas la vie, mais parce qu’elle affronté déjà l’épreuve de vivre et qu’elle n’avait pas le courage de faire plus.

Elle s’approcha jusqu'à Adrän, glissant sa main dans la sienne afin de faire face à ce nouvel imprévu ensemble, cette fois-ci malgré la peur, l’angoisse, les craintes. Aurore voulait faire preuve de courage et faire face à cette vie qu’elle avait choisie. Il lui avait fallu toute une aventure extraordinaire pour comprendre que l’importance n’était pas de comprendre le pourquoi du comment, mais que l’importance était de profiter de la vie. D'admettre que certain événement pouvait arriver sans raison valable, comme la mort, la magie, son don. Et que vouer sa vie à chercher ses véritables parents seraient une perte de temps et un refus de vivre. Elle passerait à côté de temps de chose, et surtout à côté de la vie. Ses lèvres s’entrouvrirent afin de murmurer avec une certaine douceur :


- « Je ne vois pas ce que c’est… Adrän… Mais cela ne semble pas agressif sinon il nous aurait déjà chargés non ? »

La créature s’approcha des deux compères visiblement tout aussi sur ses gardes qu’eux, il avait les traits physiques d’une femme, au buste nu, et le reste du corps était véritablement celui d’un cheval. Une nouvelle fois Aurore cligna des yeux, perplexe par ce que sa vision lui offrait.
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 16:12

Il fallait croire qu'elle ne voulait pas prolonger cette discussion, mais tant qu'elle avait compris, j'en étais heureux. Il fallait passer brièvement à autre chose, que la vie continuait son cours, que nous étions vivant malgré toutes nos mésaventures. Cette étrange bestiole était tout de même étonnante, bien qu'elle avait failli me tuer. J'étais plus fasciné qu'apeuré, il faut croire que j'avais l'aventure qui coulait dans mes veines. Nous devions trouver la plage au plus vite si nous souhaitons un jour partir, même si cette idée avait fait naître un vent de tristesse dans mon esprit.

Ces découvertes d'Omërie avaient son charme, surtout en compagnie d'Aurore. Sans elle, cela aurait été une galère pas possible. Je me serais reconvertie en Ermite vampirique sans songer à un quelconque retour en Ephaelya. Cette pensée me fit rire doucement et me donna le sourire. Nous partons enfin, mais cette fois-ci, je fis plus attention à la jeune femme, en diminuant la distance qui nous séparait. Le silence prônait de nouveau, je l'avais laissé s'installer volontairement, pensant qu'elle avait besoin de réfléchir sur son don.

Aurore avait toujours était comme ça, une jeune femme aux multiples questions qu'elle avait besoin de se poser intérieurement avant de les exposer devant quelqu'un. Sa vivacité d'esprit ne cesse de m'étonner. Cependant, mise à part ça, je ne connaissais pas tellement son passé, ce qu'elle avait fait naguère. Enfin, je suis sûr qu'un jour, nous aurons une longue discussion pour mettre à nu nos passés , nous avons le temps pour ça, il ne fallait pas se presser avec ce genre de chose, nous venions à peine de rencontrer, physiquement et mentalement parlant.

Toujours est-il qu'avec son don, je pouvais en déduire qu'elle tenait à moi. Étrangement, je me sentis légèrement gêné, n'ayant pas l'habitude qu'on s’inquiète de moi ainsi. Mais cela me renvoie à ce qu'elle pense que je suis. Aurore croyait que les vampires était des êtres puissant, fort et dotés d'un sens de séduction hors du commun. Elle devait être déçu en m'observant, j'ai été utile que la première fois où on s'est rencontré. Je l'avais sauvé d'un groupe de trois Pharcos, niveau Héroïsme, je pouvais d'ors et déjà repassé. Ces années d'inactivités m'ont ramolli, j'en étais conscient, d'autant plus qu'avec l’Équilibre, j'allais devoir m’entraîner plus durement. Fini le cycle à chanter et à jouer du crin-crin, il était temps que je me ressaisisse.

Au fur et à mesure de notre avancé, l'environnement changeait, je pouvais percevoir par terre quelque grains de sable que le vent avait du porter jusqu'à ici. Nous touchions au but quand soudainement, quelque chose d’inattendu nous barre la route. Un cheval dont le torse était surplombé d'une poitrine et d'une tête de femme. Je pouvais en déduire que c'était une centaure, et du sexe opposé, je reste figé quelques secondes avant de me remettre d'aplomb en sentant la main d'Aurore glissait dans la mienne.

Je me rends comte que mon regard avait fini par analyser son buste, je dévie le regard immédiatement une fois ma conscience acquise de force. En espérant qu'Aurore n'avait pas vu ce que je venais de faire. Lorsque la douce voix de ma compagne atteint mes oreille, je fini par sursauter légèrement, persuadé que j'allais subir le pire savon de ma vie. Mais, je fus soulagé d'entendre qu'elle ne savait pas ce que c'était, et émet l’hypothèse du pacifisme de la centaure.

Je passe ma main sur mon front, comme si j'avais échappé à une mort certaine, mais celle-ci est peut-être à retardement, elle avait peut-être vu ce que j'avais fait et le sortira peut-être plus tard. Je me tourne vers Aurore avec un certain sourire aux lèvres, crispé et tendu.

«-Je … Heu … Je te laisse entamer la discussion … C'est que … J'ai la voix qui me fait mal *Je me met à tousser gravement.* … Je compte sur toi ... »

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 18:10

« La jalousie, cette preuve indiscutable de l'amour. »
de Jean-Chaveau Hurtebise

« La jalousie est un doute, la crainte est une petitesse. »
de Honoré de Balzac


Aurore observait Adrän agir comme un enfant devant un nouveau jouet, elle roula des yeux. La vengeance était un plat qui se mange froid, même glacial. Ce qui ne devrait pas changer de ses habitudes. Elle passa devant lui lançant un bref regard agrémenté d'un sourire en coin, les hommes et leurs hormones. Elle retira sa main de celle du vampire, avant de faire un pas en avant et de s'arrêter afin de lui répondre doucement :

- « La voix qui te fait mal, hum bien-sûr, que je suis bête. Je te proposerais bien mes yeux, mais vois-tu je ne suis pas certaine qu'ils te servent beaucoup dans cette obscurité. »


Sur ses belles paroles Aurore tourna les talons s’avançant d’un pas sur vers le centaure. Avec ou sans émotion Aurore n’était pas stupide et savait parfaitement reconnaitre les réactions d’un homme. Avait-elle été déçue ? Etait-elle jalouse ? Si c’était son truc de se taper des poneys elle n’y voyait pas d’inconvénient mais il allait devoir changer d’humaine. Les zoophiles très peu pour elle. La jeune femme se sentit particulièrement stupide de pars sa réaction intérieure exagérait mais aussi pour ses futurs action, être jalouse d’un cheval, vraiment elle avait tapé fort. Enfin, rapidement elle arriva devant le centaure, qui l’analysait de haut en bas, la situation n’était pas commune ni pour une créature ni pour l’autre. Cependant Aurore ne se démonta pas, elle esquissa un large sourire avant de tendre la main vers la jeune femme.

- « Je m’appelle Aurore je suis une humaine et je viens d’Oryenna. Notre bateau c’est échoué il y a quelque temps… Nous *elle se retourna lançant un regard froid vers Adrän* cherchons un moyen de rentrer sur nos terres. Mais visiblement y en a un qui va rester ici. Pouvez-vous nous aider ?»


Le centaure inclina poliment la tête, et détailla davantage la petite taille d’Aurore, la jeune femme faisait de même, sans insister sur la poitrine de la créature. Visiblement le centaure n’était en rien agressif et le pacifiste était de mise. Après un long moment à se contempler mutuellement une réponse fut donnée.

- « Enchanté, humaine d’Oryenna. Je suis Valyria et je fais partie de la tribu de Dabradae. Vous pourrez trouver un port non loin, il suffit de poursuivre le long de la plage de Lin. Des bateaux partent régulièrement, vous n’aurez pas de mal à en trouver un. *suite à l’air étonnée d’Aurore, elle poursuivit* Nous essayons de rencontrer vos peuples. »

Aurore inclina poliment la tête, avant de regarder Adrän, la jeune femme était relativement vexé et ses émotions influencés son comportement, elle regarda le centaure avant de répondre. :

- « Merci bien, je vais me mettre en route de-suite. Si vous avez des questions sur notre peuple et nos coutumes vous devriez demander à l’homme là-bas. Je suis certaine qu’il sera ravi de faire votre connaissance ! »

Après avoir fait un simple geste de la main, Aurore se mit en route sans lancer un regard vers le sang-froid qui selon elle avait poussé le bouchon un peu loin. Elle fit nouveau signe de la main aux deux personnes les laissant tous les deux en plans. Pendant ce temps le centaure s’approcha du vampire, afin de l’observer avec minutie il était rare de découvrir deux créatures d’espèce différente aussi rapidement.

- « Je crois que votre amie est déjà partie, vous venez d’Oryenna donc ? »

Aurore n’avait plus envie de réfléchir, une chose était importante à ce moment c’était rentré avec ou sans le vampire. D'un pas rapidement, la jeune femme poursuivait sa route, oubliant la fatigue avec l’adrénaline de l’émotion. Elle se sentait vraiment contrarié sans vraiment comprendre la raison, avait-elle fait confiance trop rapidement, ou avait-elle loupé un épisode ? Les questions tournoyaient dans son esprit et finirent par lui donner une migraine redoutable, elle grogna avant de s'asseoir au bord de l’eau afin de se calmer, jouant avec le sable nerveusement entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 19:52

Le pardon vient souvent de la générosité, mais souvent aussi du manque de mémoire. "

Je le savais, je le savais que ça me retomberai sur le coin de la figure. Pourtant, j'avais espérer que cela viendrait un peu plus tard. Mais, il fallait croire que je ne connaissais pas assez Aurore pour anticiper cela. Elle se poste devant moi, avec un sourire, ce genre de sourire ironique qui est bien pire que le regard froid et grimaçant. J'étais fait, lorsque son petit pique m'était envoyé, je le reçois en plein cœur, me m'étant mal à l'aise. Je ne savais pas quoi faire de ce genre de situation. Me débrouiller face à un dragon, des bandits, des créatures inconnues … Mais ici, j'étais impuissant, préférant le silence comme réponse, même si je voulais absolument m'expliquer.

Tandis que j'allais lui donner des éléments de réponse, elle me tourna le dos, préférant le compagnie du centaure, plutôt que la mienne. Je la laisse seule, alors que j'étais en plein désarroi psychologique. Elle entama la conversation avec la centaure, je perçus des brides de paroles, mais également une regard noir qui me foudroya instantanément lorsqu'elle employa un Nous, qui visiblement, la contrariait. Il faut dire, j'avais fait quelque chose que je n'aurais pas du faire.

Je devais me repentir, mais comment ? Me m'être à genoux ? La supplier ? Je n'étais pas très fan de ce genre de pardon soumis. D'abord lui expliquer le comment du pourquoi avant d'entamer des excuses. Valyria donna la direction du port le plus proche, nous donnant un espoir de partir d'ici, mais, même si cela pouvait sembler bizarre, ce n'était pas ma première occupation, loin de là. Reconquérir Aurore était devenu ma priorité.

Aurore s'en alla seul en direction de la plage de Lins, me laissant seul avec la Centaure qui s'approchait de moi, mais cette fois-ci, je ne fis pas deux fois la même erreur, qui serait impardonnable cette fois. Elle était bien plus grande que moi, elle me regarda minutieusement alors que je ne fis rien, restant de marbre. Elle posa alors une question, une question assez vague. J'allais lui donner une réponse rapide et précise si je souhaite atteindre mon objectif qui s'est en allée sur la plage.

«-Oui, je proviens d'Oryenna, comme ma compagne … Si vous voulez en savoir plus sur Ephaelya, je vous conseille de venir sur notre continent, les centaures sont bien accueillis, certains vagabondent déjà dans nos contrées. Sur ce, je dois vous laisser … Nous avons eu une soirée difficile … Bonne soirée …»

Je baisse le buste nu pour la saluer poliment avant de partir rapidement pour rejoindre Aurore sur la plage, en espérant qu'elle ne soit pas déjà partie sans moi. Je me hâte, esquivant les branches et les racines et arrive enfin sur la plage.

«-Auro' ! ...»

A peine eus-je le temps de crier son nom, malgré mes problèmes de gorge, que mes pieds se retrouvent dans le vide. La plage avait commencé, mais la terre avait fini, creusant une digue, et maladroit comme je suis, je tombe en avant et m’étale de tout mon long dans le sable fin. Ma bouche avait creuser une véritable tranchée, et le sable que j'avais mangé, je commence à le recracher.

Je n'avais pas besoin ça, Ôh que non. Je me relève, légèrement affaibli par ma chute et ce qui venait de se passer précédemment. La soirée avait pourtant commencé tranquillement, il a fallu tomber sur deux imprévus. J'aurais du me méfier de cette tranquillité trompeuse.

J'aperçois Aurore un peu plus loin, assise elle était dos à moi. Je ne voyais pas son visage, ne pouvant pas deviner son état actuel, triste, colérique, en profonde réflexion ? Comment allais-je devoir m'approcher d'elle ? Comment l'aborder sans effusion de voix ? Je me sentais tourmenté, comme si je devais exposer le sens de la vie en Ephaelya.

Toujours est-il, je m'approchais toujours plus et je préfère m'asseoir à coté d'elle plutôt que de l'enlacer. Je fixe l'horizon constellé d'étoile, ne préférant ne pas regarder Aurore, cependant, bien que le malaise était présent, j'eus un petit sourire en coin avant d'entamer finalement la discussion.

«-L'amour est quelque chose d'effrayant et intense à la fois … C'est la première fois que je ressens ça pour quelqu'un, je suis un être épanouie à tes cotés Aurore, et je n'ai besoin de personne d'autre … Car tu es quelqu'un d’irremplaçable pour moi ...»

C'était sans doute un peu niant niant, mais c'était la strict vérité. Je détache mon regard vers elle avec un air sérieux cette fois-ci.

«-Excuse ma maladresse, ce n'était pas voulu … La fatigue, le dépaysement … Je ne voulais vraiment pas reluquer cette centaure, ce n'est pas mon genre surtout … Accepte mon pardon, je promets de tout faire pour que cela ne recommence plus ...»

La sincérité était de mise, et de toute manière, je serais toujours sincère avec elle, toujours.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 22:26

La peur est le plus grand adversaire qu'un être peut affronter.
Il s'introduit dans votre esprit, y laisse planer le doute.
Puis repart en laissant se vide intérieure qui reste souvent sans réponse.

Aurore restait là, comme inerte le regard sur les vagues, sont esprit vagabondant toujours plus, accompagné par des questions toujours plus profonde et douloureuse. Comment un simple regard, signe d'un quelque conque intérêt pour une autre femme qu'elle avait pu la perturbé à ce point et engendrer une réaction si démesuré. La jeune femme soupira, passant le sable d'une main à l'autre, la sensation que cela lui procurait été agréable, et avait dont de l’apaiser. Cependant, rien ne lui retirait cette image d'Adrän avec un poney, un poney ! Pas une autre femme, pas un homme non non un poney. Décidément se vampire l'étonnerait toujours, tout comme la découverte de son propre comportement et de cette jalousie suite à ses sentiments.

Même en ayant cette petite rancœur vis à vis du sang-froid, Aurore ne s'était pas résolue à le laisser sur cette île et à repartir sans lui. Les idées négatives étaient pourtant bien présente, un doute c'était installé en elle, aussi facilement que l'air s'infiltre dans ses poumons. Elle entendit des pas se rapprocher, petit à petit puis une chute. Elle n'y accorda aucun regard, après tout ce n'était qu'une chute elle en avait fait beaucoup et la jeune femme n'en était jamais morte. Une petite voix en elle lui disait de se lever de partir, une autre lui murmurait de rester et d'écouté. Certainement une façon pour elle de choisir entre sa raison et son cœur, elle préféra attendre des explications. Adrän s'approcha donc et s'installa à côté d'elle, ce qui ne provoqua aucune réaction chez la jeune femme qui se contenta d'écouter les paroles du vampire.

Celui-ci s'excusa maladroitement et dévoila un peu plus ses sentiments, Aurore n'en fut que particulièrement touché. Il lui promettait que tout ceci ne se reproduirait plus, qu'il ferait attention, mais quel homme serait capable de résister à son instinct presque animal. Aurore resta silencieuse, aucune réponse ne lui venait à l'esprit, elle imaginait une douleur qu'elle pourrait ressentir si tout ceci se reproduisait en allant beaucoup plus loin et remit presque instinctivement en doute la confiance qu'elle avait accordé au vampire. Aimer, c'est accorder la possibilité à l'autre de vous détruire, beaucoup l'avait prévenu, mais à quoi vivre sans risques ?


Cette phrase raisonnait dans son esprit, comme la pluie sur les feuilles des arbres, impossible de la sortir de sa tête. Son sourire n'ornait pas ses lèvres, ses yeux n'exprimait rien et vagabondaient au grès des vagues, elle repensa à ce moment où la mort l'avait attiré et se demanda pourquoi elle n'avait pas cédé à la tentation. Rapidement, elle secoua la tête de gauche à droite afin de se sortir ses idées morbide de la tête, elle partait trop loin, ce n'était pas dans ses habitudes. Ses lèvres finirent par s'entrouvrirent répondant avec une simplicité déconcertante.

- « Tu as raison, cela ne se reproduira plus. »

Après ses simples paroles, Aurore n’ajouta plus rien, laissant un nouveau silence s’installer. Elle observa le ciel et en particuliers les nuages qui venaient de passer devant la lune, la privant de la luminosité qui lui restait durant la nuit. Un nouveau soupire ce fit entendre, elle se releva avec une certaine douceur, secouant sa tenue afin d’éliminer les grains de sables qui s’y étaient installés. Elle commença à avancer en direction du port que le centaure lui avait indiqué faisant un simple signe à Adrän afin qu’il la suive. Il était temps de rentrer et rien ne semblait plus important à ce moment précis pour la jeune femme. La fatigue, l’épuisement, le contre coups des événements commençaient à avoir des répercutions et elle semblait légèrement irritable et incapable de s’exprimer convenable sans avoir des propos qu’elle serait susceptible de regretter.

- « Trouvons le port et un bateau afin de rentrer, veux-tu. »


Elle fit une pause afin de laisser le sang-froid la rattraper, la noirceur de la nuit l’empêchait de voir convenablement, mais la jeune femme avait une entière confiance en ses sens et surtout en son don. Elle émit un nouveau soupire, avant de poursuivre sa route, faisant attention de rester dans le même rythme de marche du vampire. Elle n’avait pas souhaité discuter des événements avec ce stupide poney, l’ignorant était peut-être la meilleur des solutions pour l’instant, elle se doutait qu’Adrän devait se poser des questions quant à sa réponse si évasive mais là aussi, Aurore ne souhaitait pas développer. Elle décida de prendre les devants, espérant éviter toute question :

- « Je suis fatiguée et tu l’es visiblement aussi, il est temps de rentrer chez nous. J’espère que tu t’es suffisamment alimenter pendant le trajet sinon… * elle fit une pause plus ou moins longue comme-ci elle n’était pas certaine de la fin qu’elle voulait apporter à sa phrase* je suppose que tu trouveras des rats dans la soute. »

Devant eux se dresser déjà le port et les différents bateau, cependant ils n’étaient pas visible pour la petite vision de la jeune femme, elle s'arrêta soupirant doucement.
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 23:23

"L'humour a besoin du doute pour circuler."

Sa réponse n'était pas celle que j'attendais, bien que je ne m'attendais pas non plus qu'elle me saute au cou avec son grand sourire et à me couvrir de baiser. D'ailleurs, je pense que ce genre de geste intime et complice, j'allais devoir faire une croix dessus pendant un bon moment. Par ailleurs, son sourire commençait déjà me manquer, mais je n'allais pas la forcer à sourire pour mon bien être.

Je la regarde se relever en silence, ce silence pesant me mettait mal à l'aise, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Mon pardon a été fait, à elle d'en faire ce qu'elle voulait, je ne pouvais rien faire de plus. Je finis par me relever en soupirant désespérément et commence par la suivre à pas lent tout en la regardant de loin, c'est tout ce que je pouvais faire. Expliquer plus profondément mon acte envers la centaure ne ferrait qu'aggraver les choses, d'autant plus si je mets en cause son don qui m'a littéralement chambouler. Je ne peux que m'en prendre à mon même et tout ce qu'il fallait que je fasse, c'est d'être patient à présent.

Elle me dicte les objectifs à faire, trouver le port, et un bateau pour rentrer sur le continent. Je la suis sans poser de question, même si plusieurs me taraudaient l'esprit comme d'habitude. Je me demandais combien de temps elle allait rester silencieuse, difficile à dire, je découvre ce coté d'elle, au moins, je serais renseigné au cas où je ferrais une autre bêtise … Moins grave, bien entendu. Je regarde les vagues s'échouer sur la plage, toujours dans mes pensée, la tristesse, au final avait gagné mon cœur froid. Je n'aimais pas cette sensation, je me sentais dépérir.

Enfin, le temps ferra son œuvre, comme d'habitude. Forcer les choses seraient inconvenants, c'était à elle seule de savoir si j'avais le droit au pardon ou non. D'autant plus que mes pulsions de mâle n'y étaient pour rien là dedans ! Je me frotte le crâne, mettant mes cheveux en bataille … J'étais frustré, oui, frustré envers moi même … J'étais capable de contenir ma soif de sang, mais impossible de me tenir face à une femme dénudée ? …. Rhhaaa, je rage, je peste ! Les autres femmes m’intéressaient guère, même une vampire prête à commettre l'acte passionné … Je n'en voulais pas !

Je sursaute pendant que j'étais absorbé par mes pensées par la voix d'Aurore qui de part son air légèrement boudeur, m'annonce sèchement que j'aurais droit à un repas dans la soute à base de rat. Le port n'était pas loin, on pouvait d'ailleurs le voir à une centaine de mètre environ. Toutefois, après ces paroles, Aurore s'arrête et soupire une nouvelle fois et je n'allais pas me laisser faire.

D'un pas décidé, je me poste devant elle avec un air sérieux, restant quelques secondes silencieux puis j'annonce d'une voix forte, malgré mes cordes vocales toujours en berne.

«-Hahaha ! Les rats n'ont qu'à bien se tenir ! Je vous protégerais, gente demoiselle !»

Je prends une pose idiote, le point en direction du ciel et les jambes légèrement arquées. C'était osé, beaucoup trop. Jouer la carte de l'humour pour la dérider … Je regrettais déjà amèrement.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Dim 19 Mai 2013 - 23:55






Aurore restait là sans bouger, observant droit devant elle, restant de dos au vampire qu'elle affectionnait tant. Cette rancune ne lui ressemblait en rien, jamais elle n'avait voulu aussi longtemps à une personne un acte déplaçait cependant, elle ne parvenait pas à oublier. Comme-ci une personne en elle souhaitait la faire fuir, la faire oublier ses événements passés sur cette île et surtout la faire revenir sur ses décisions. Elle avait envie de se retourner et de lui dire qu'elle s'en fichait qu'il se tape des poneys ou je ne sais qu'elle autre créature, mais qu'elle souhaitait qu'il ne lui mente pas, qu'il soit honnête avec elle. Puis elle restait silencieuse prenant conscience qu'elle était en train de faire une fixation sur la bestiole à quatre pattes et au buste d'humain.

Finalement Adrän ne lui laissa pas le temps de répondre quoi que ce soit, plus qu'il passa devant elle mimant fièrement un homme ivre annonçant qu'il la défendrait contre les vilains rats... Décidément la culpabilité ne lui allait vraiment pas, malgré ça Aurore ne put s’empêcher de rire en regardant la posture complètement stupide du vampire. Décidément il ne reculait devant rien pour rattraper sa bêtise. La jeune femme roula des yeux, afin de rester cohérente avec le reste de son comportement, se racla la gorge et stoppa son rire. Aurore reprit une posture et une tonalité sérieusement afin de lui répondre :


- « Je ne doute pas de tes capacités face à des rats, en revanche je suis un peu moins sur de tes performances face aux femmes dévêtus. Fais attention, je suis certaine que les rates sont de redoutables séductrices. »

Répondre par l’humour voilà une drôle d’idée, qu’Adrän avait glissées dans l’esprit de la jeune femme. Mais cela ne la dérangeait pas plus que ça, elle était certaine que son pique était parfaitement bien placé, elle s’approcha afin de câliner d’une main la joue du vampire, avant de poursuivre son chemin dans la direction indiqué par le centaure. Elle entendait les pas du buveur d’hémoglobine derrière elle, ce qui lui indiquait qu’il continuait à la faire suivre, peut-être cherchait-il une autre réplique à lui offrir ? Elle n’avait aucune idée. Aurore continuait elle son parcourt et rapidement le port s’offrit à ses yeux. Elle se tourna vers Adrän, un sourire en coin :

- « Oh grand mercenaire, penses-tu être capable de nous trouver un bateau digne de son nom qui pourrait résister aux attaques de rates sauvage qui chercherait à te séduire ? »

Cette fois-ci elle était sûre, elle devenait complétement folle. La fatigue et la situation lui faisait dire n’importe quoi, elle aurait mieux fait de rester silencieuse au moins, Aurore serait resté crédible dans sa moue affectif.

- « Le tout en peu de temps bien sûr. S’il n’y a pas de difficulté le jeu n’est pas intéressant. Qui sait, peut-être que tu trouveras une merveilleuse centaure prête à t’offrir son corps… * elle fit une pause, faisant une mine de dégoût* Enfin chacun son truc.. »
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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Lun 20 Mai 2013 - 0:57

"L'amour est un combat de tout les instants."

La bataille allait commencer. Malgré le fait que j'avais une pose ridicule, j'avais touché le point sensible d'Aurore, son humour avait fait surface. Je souriais intérieurement, ça avait réussi. Cependant, la guerre n'était pas finie. Je reçois un pique de sa part qui me mit à genoux psychologiquement, pourtant, je n'étais pas vaincu, bien au contraire … Je n'allais pas abandonner si proche du but.

Je me remets mon esprit d'aplomb, prêt à lui asséner une autre coup d'humour pour calmer le jeu, mais j'allais devoir user de finesse et d'esprit pour éviter de tomber dans la lourdeur et je perdrai à coup sûr. Je reste là, toujours dans ma position tandis que la main d'Aurore glissa doucement sur ma joue, ce qui adoucit mes mœurs … Non ! Je ne devais pas m'apaiser, c'était loin d'être fini, il ne fallait pas que je m'endorme face à ce geste affectif. Bon sang, j'ai failli me faire avoir. Aurore était forte et têtue de surcroît, et peut-être bien plus que moi.

Je n'avais pas dit mon dernier mot, je planifiais moi même ma riposte face à ce pique où j'avais fait planer le silence. Ma contre-attaque sera terrible, et même si elle demande grâce, je n'aurais aucune pitié face à mon adversaire qui s'annonce être coriace. Nous nous rapprochons du port tandis qu'elle commença les hostilités avec un très bon début, les mots étaient bien choisis, mais on très peu d'impact sur moi, jusqu'à ce qu'elle mentionne le mot Centaure, elle devait faire une fixation là dessus. J'eus un léger frisson de dégoût lorsqu'elle m'offre l'image de moi avec une centaure en plein ébat amoureux. Je chasse très rapidement cette pensée aussi vite qu'elle est venue.

Elle était très forte, je le reconnais, une antagoniste de valeur pour sûr ! Mais malheureusement pour elle, j'étais le roi lorsqu'il s'agissait d'improviser une quelconque scène loufoque. Je lance ma dernière carte une fois qu'elle fini de parler, me préparant pour la suite avec un léger sourire malicieux.

«-N'ayez crainte gente dame ! Je vous trouverai le plus beau navire de la flotte ! Une embarcation digne de vous ! Et pour ce qui est des séductrices ...»

Je sors ma lame de son fourreau et commence à mimer dans le vent une bataille sanguinaire.

«-Je ne laisserai personne toucher à ce qui vous appartient, ma dame … Je n'aurais aucune pitié face à celles qui souhaitent nous séparer avec leurs courbes aguicheuses … Ma volonté sera et restera sans faille ! Je les embrocherai au fil de mon épée, que ce soit des rates, Centaures et même Nividic si il le faut ! Hahaha ! Je suis prêt à tout pour vous !»

J'arrête tout mouvement et la regarde sérieusement … Quelques secondes plus tard, je commence à m'esclaffer bruyamment. Je devais être beau à voir. J'avais transformé la plage en scénette à l'eau de rose, bien que mon ressenti était présent et j'espérais que mon hilarité allait être collectif. Chasse le naturel, il reviendra toujours au galop.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Lun 20 Mai 2013 - 18:11


Aurore resta sans voix face à la réaction d’Adrän… Il était là ce battant fièrement dans le vent, épée à la main, mimant une bataille sanguinaire entre l’air et lui. Il esquivait, contré l’invisible, annonçant qu’il protégeait ce qui appartient à Aurore des courbes aguicheuses des centaures et des rates et même du dragon marin. La jeune femme roula des yeux, l’observant tachant de garder son calme et son sérieux, mais finalement elle décida de répondre par l’humour s’approchant de manière séductrice du sang-froid, en riant… Elle tourna autour de lui, cherchant à lui faire perdre la tête, effleura son visage d’une main pour finir par se placer devant lui… Approcha son visage de celui d’Adrän tout en le regardant dans les yeux et puis… Sans prévenir lui fit un croche pied afin qu’il s’étale sur le sol. Elle passa une jambe de chaque côté de son corps avant de s’installer sur lui, esquissant un sourire de victoire.

- « Tu ne pourras jamais battre une femme, il suffit de te faire tourner la tête avec nos charmes et hop te voilà sur le sol. »

La jeune femme déposa un bise sur la joue du vampire avant de se relever tout sourire et de se remettre face au port, cherchant à choisir un bateau qui pourrait leurs convenir à tous les deux. Avant d’exploser de rire, le vampire était vraiment un homme surprenant, malgré la situation qui n’était pas à son avantage, il savait comment faire en sorte qu’Aurore cesse son mauvais caractère. Elle ne pouvait qu’en sourire et se satisfaire du comportement d’Adrän. La jeune femme le laissa sur le sol avant d’annoncer fièrement :

- « Je propose le bateau la bas, il a l’air de se préparer à partir. Plus vite nous seront dans le bateau plus vite nous rentrerons.. * elle se retourna observant Adrän* tu es encore par terre ? Eh bah.. Tu parles d’un grand mercenaire ! Je te propose une course, le dernier au bateau offre ce qu’il souhaite à l’autre ! »

Sans un mot et sans donner de signal de départ, Aurore se mit à courir en direction du navire, il n’était pas question de perdre contre Adrän… Même si la défaite était évidente. Aurore allait aussi vite que possible, évitant certaines chutes de justesse. Sa respiration s’accéléraient tout comme les battements de son cœur, difficile pour une humaine d’avoir l’endurance d’un buveur de sang.
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Lun 20 Mai 2013 - 18:44

Je m'arrête de rire tandis qu'elle se met à tourner autour de moi d'une manière séduisante. Je fus hypnotisé par sa marche si enjôleuse que je n'ai pas vu venir ce crache pied qui m’amène directement au sol. Tout mon corps s'étale sur le sable fin, la tête dans les étoiles, enfin, pas très longtemps. Elle se positionne au dessus de moi et s'installe confortablement sur mon ventre.

J'étais vaincu, mon cœur n'en avait fait qu'à sa tête. J'avais choisi de la regarder au lieu de me concentrer davantage, mais cette défaite n'avait pas un goût amère, au contraire. Son sourire avait réapparu sur ses lèvres, et c'est tout ce qui pouvait compter. Au final, j'avais perdu cette bataille, mais j'avais gagné la guerre.

«-Je peux battre une femme … Mais toi, c'est différent, je n'arriverai jamais à te vaincre ...»

Lui dis-je en toute sincérité tandis qu'elle m'offre malgré tout un baiser sur la joue, sans doute en signe de lot de consolation et cela ne pouvait que me combler. Elle se relève après ce geste affectif alors que je restais sur le sol à contempler les étoiles. Je ne savais pas si c'était parce que nous étions sur Omerïe, mais elles brillaient différemment … Le scintillement était plus intenses … Aurore va me faire sortir de mes pensées avec sa douce voix. Il était temps de partir, mais, Aurore rajouta un jeu avant qu'on ne s'en aille, une course et le gage semblait intéressant.

Elle ne donne même pas le départ qu'elle était déjà en train de courir. Je me mets à rire, un peu de sport ne peut me faire que du bien, et je savais que je gagnerai si je mettais du mien. Cependant, je n'avais pas un moral de gagnant lorsque je suis avec elle, j'avais une petite idée en tête.

Je me relève à mon tour et commence à courir aussi vite que je le pouvais. J'arrive rapidement à son niveau, mais, au lieu de la dépasser. Je décide de la prendre dans mes bras en gardant ma vitesse initiale. Je la porte telle une princesse et la serre tout contre moi, pour éviter quelle tombe. De temps à autre, je la regarde en lui offrant une beau sourire.

A bout de quelques minutes, nous arrivons enfin au quai. Je m'arrête juste devant la structure en bois et la dépose dessus tandis que j'avais encore les pieds sur le sable. Je zieute nos pieds et hausse les épaules comme un perdant qui aurait perdu à une partie de dés.

«-Il semblerait que j'ai perdu … Je serais donc l'esclave de tes souhaits, et je ferrais tout pour qu'ils soient exaucées ...»

Lui dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Lun 20 Mai 2013 - 23:00




Aurore faisait aussi vite qu'elle le pouvait, elle ne chutait pas ce qui était un très bon point. Ses petites jambes et sa légèreté lui permettaient de parcourir rapidement la distance. Cependant, malgré tous ses efforts et sa concentration Adrän la rattrapa rapidement, il arriva à son niveau la regarda avant de la prendre dans ses bras et de poursuivre sa course. La jeune femme en profita pour reprendre son souffle tout, en enlaçant le vampire. Décidément il avait le don de la faire craquer, chacun de ses gestes aussi séducteur soit ils paraissaient naturels, il la regardait avec ses yeux qui lui faisaient tourner la tête. Et en une fraction de seconde elle en oubliait sa rancœur envers lui et n'avait qu'une envie, celle de déposer ses lèvres sur les siennes et de lui murmurer à quel point elle pouvait l'aimer.

Mais il fallait apprendre à se tenir, à ne pas s'avouer vaincu. Ne jamais lâcher prise lui disait toujours sa mère, ne jamais trop donner, montrer l'importance aussi réel soit-elle qu'on pouvait porter à une personne. Sinon celle-ci s'en servirait pour nous détruire, mais à quoi bon vivre si c'est pour cacher les sentiments qui pouvaient nous parcourir ? Aurore souriait intérieurement, peut importante la chute, ou la fin -si fin il y avait- que pouvait lui apporter la perte du vampire. Elle voulait profiter de chaque moment et ne plus se prendre la tête pour des futilités. Enfin pour les futilités autres que regarder un poney... Ou une autre femme.


Rapidement tout deux arrivèrent jusqu'au bateau, il la déposa sur celui-ci restant sur le sol admettant sa défaite. Quel mauvais joueur, il aurait dû gagner et au lieu de ça il se vendait afin de se faire pardonner... C'était une façon comme une autre de réagir afin d'obtenir le pardon de la jeune femme. Celle-ci esquissa un large sourire satisfait, il était hors de question de le laisser obtenir ce qu'il voulait ainsi. Il allait devoir trouver autre chose. Cependant, ce n'était pas le moment de trouver une vengeance quoi que... Elle releva le regard vers un centaure qui semblait diriger l'équipage, elle lança un bref regard à Adrän esquissa un sourire en coin particulièrement discret. Avant de se diriger vers ce qui semblait être le maître d'équipage, elle tachait de rendre sa marche des plus séduisantes et un magnifique sourire illuminait sont sourire, tout en s'adressant au centaure, elle enroula une de ses mèches de cheveux autour d'un de ses doigts.

- « Oh excusez-moi d’arriver ainsi. Je me présente Aurore Badry, humaine d’Oryenna… Nous souhaiterions rejoindre notre contrée… Mais nous aurions besoin de votre aide. »

D’une voix douce et calme, la jeune femme observait le centaure avec de petit yeux, jouant sont personnage à la perfection. Son objectif ? La vengeance mais de manière douce. Rendre Adrän jaloux, sans pour autant pousser trop loin le bouchon. Elle papillonnait des yeux, descendant son regard sur le torse de l’animal, intérieurement cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle aurait voulu simplement se blottir dans les bras d’Adrän et de reprendre leurs jeux qui leurs plaisaient temps à tous les deux. Alors que le centaure répondait à Aurore positivement lui expliquant que le bateau n’allait pas tarder à partir et qu’il pouvait s’installer dans la soute durant le trajet. Aurore répondit avec un large sourire, avant de se retourner s’assurant de rouler parfaitement des hanches afin de rejoindre Adrän et de lui expliquer la situation :

- « C’est tout bon ! Il suffit juste qu’on s’installe dans un coin, cela ne le dérange pas ! Cela te va ? »
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MessageSujet: Re: Le temps du départ ... Ou presque.[Terminé]   Mar 21 Mai 2013 - 0:18

Au final, aucun ordre ne m'a été assigné, j'eus le droit à son grand sourire. J'entendais des bruits de sabots, les centaures navigateurs vaquaient à leurs occupations. Charger des caisses, s'occuper de la voilure et autre tache de marinier dont je n'étais pas spécialiste. Aurore s'en alla vers un centaure et vu son allure et les ordres qu'il donnait, il devait être le capitaine du navire. Toutefois, ce n'était pas ça qui me dérangeait, la jeune femme l'approche avec une démarche des plus charmeuse, et je doute que ça me soit destiné, bien au contraire.

Cependant, je décide de la laisser faire, comme si de rien n'était … Oui, comme si de rien n'était, en apparence seulement. A l’intérieur de moi, je bouillonnais de rage. Envers Aurore, non … Le centaure capitaine, en revanche, c'est une autre histoire.

Tandis que je regardais de loin la discussion entre les deux personnes, Aurore s'amusa à regarder discrètement le torse du capitaine, je fis de même et émets un petit «Pfeuh.» furtif. Il n'y avait pas grand chose à voir, même sur l'autre centaure au sexe opposé j'ai envi de dire. J'avais une folle envie de lui mettre mon poing dans la figure à l'autre bonhomme, mais comme c'est notre seule porte de sortie, je m'abstiens de le faire et contiens vaillamment ce désir de meurtre par passion.

La jeune femme revient vers moi, toujours avec ce déhanché charmeur. Pourtant, ce n'était pas sa marche que l'observait, mais le regard de l'autre imbécile qui s'égare sur son fessier. La rage m'envahit soudainement, mais je ne m'emporte pas, restant calme et serein, du moins, j'essayais. Elle arrive enfin à mon niveau, je devais tirer une tête qui faisait peur, je passe mes mains sur ses hanches avant de les passer dans son dos, je fis un signe discret de l'index, montrant le haut pour que le regard vicié de l'ahuri remonte jusqu'à ce que nos regards se croisent.

A ce moment, mes yeux le fixaient et perforaient sans doute ses pupilles. C'était une manière subtile de lui dire de stopper avant que je ne lui rentre dans le lard, assommer ses amis, et de prendre le bateau pour rentrer, quitte à le manœuvrer moi même. Il s'en alla sans demander son reste, mais j'en avais pas fini … Il restait maintenant Aurore à punir, et j'avais la punition adéquate.

Je finis par la regarder avec le sourire avant de poser ma main sur sa tête.

«-Bien, il est grand temps de nous en aller d'Omërie … Peut-être que nous remettrons les pieds sur cette île, qui sait ?»

Brusquement, je secoue sa chevelure pour la décoiffer et l'ébouriffer comme il faut. Je me mets à rire avant de passer sur le coter et de monter sur le navire en fuyant ses foudres.

Une page se termine, après tant d'aventure, nous avons mériter notre repos. Omërie, île dont les dangers sont encore inconnus, mais ici s’achève notre épopée … Il était temps de retourner sur le continent.

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