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 Minds [Pv : Earion Raolin]

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MessageSujet: Minds [Pv : Earion Raolin]   Lun 27 Mai 2013 - 21:41

    Les corps enlacés des plus grands arbres de la foret se mêlaient comme jamais avec le temps légèrement versatile. Les écorces de couleurs parfois surprenantes avec la luminosité variante se mélangeaient les unes aux autres tel des foulard multicolore, c'était une sorte de palette gigantesque qui m’entouraient, un paysage s'arrêtant aux premier arbres qui me cachaient les suivants mais une palette variée, pourvu de marrons veloutés mais aussi du vert des mousses, du noir des vieux bois, comme du brun des bouleau ; je pouvais voir la lumière jouer avec les couleurs, leur donnant plus ou moins d'intensité, de vivacité et de texture ; certaines lisses, d'autres rugueuses, je ne voulais toucher pour ne pas laisser mon odeur. Certaines écorces partaient dans des arabesques parfois gracieuse dans les temps de lumière mais tout aussi menaçante une fois qu'une ombre passait. Les formes elles aussi s’enlaçaient, toujours verticalement, comme si le ciel n'avait pas de limite mais aussi horizontalement avec des branches morte ou fournie qui se mêlaient les unes aux autres pour former une sorte de ciel vert, parfois sombre, assez épais pour arrêter quelques rayons de soleil, mais pas suffisant pour stopper la pluie. Les couleurs vives de quelques fleurs pointaient le bout de leur nez par-ci par-là, parcourues parfois par des nervures plus foncées elles étendaient leurs pétales graciles de part et d'autre de leur cœur sensible, je le savais leurs racines n'allaient pas aussi profondément dans le sol que celles des arbres, ceux-ci les protégeant des pluies le plus violentes, des grand froid, leurs permettant chaque jour d'exposer leurs couleurs aux lycanthropes de passage, de repousser chaque année pour le plaisir de leurs narines. Les odeurs de celles-ci était parfois tellement forte que l'on pouvait en perdre la trace de la proie. Mais aujourd'hui après la rosée du matin rien d'autre que des parfums léger parvenaient à mon odorat très sensible, l'herbe fraîche donnait envie de s'allonger, de dormir, mais l'odeur de la pourriture des végétaux elle me répugnait. Les feuilles mortes devenaient brunes, noire, l'écorce recouverte parfois de champignon me faisait horreur. Cette odeur acre s'attachait aux naseau même après la sortie des bois. La Terre était mole, la nuit il avait plut, un petit peu mais de quoi rendre les particules malléables au poids et à la forme d'un animal ; quoi en fut le sentier était vierge de toute traces, comme né d'hier, il fallait le quitter, s'enfoncer dans la masse d'herbes et de fougères hautes pour que des odeurs plus vivaces atteignent mes naseaux, celles que je cherchaient. Je continuait de faire parcourir mon regard sur les environ, contrairement à ce que l'on crois tout les loups n'ont pas une vision en noir et blanc, du moins pas moi. La couleur parvenait aux cônes de mes iris, bien que je perçoive mieux les couleurs bleu de distinguait parfaitement mon entourage verdoyant. De la moindre nervure d'un feuille accrochée a cinq mètre de haut aux petit insecte virevoltant autour de moi, ses ailes au battement ultra rapide avaient les mêmes reflets que les arcs-en-ciel : bleu, rouge et vert. Un renaclement pour l'écarter m'échappa, je courais. Tout aussi rapidement que mes pas me faisaient avancés je distinguais mon environnement, la température ce matin était particulièrement fraîche, c'était aussi la meilleur pour chassé, au moment où la rosée reste posée sur chaque brin d'herbe, quand une patte l’effleure elle vole jusque sur le pelage ou se perd sur Terre pour nourrir les plantes, emportant avec elle l'odeur de la proie. Sauf que ce matin la proie n'était qu'un cerf. Rien que son odeur faisait gargouiller mon ventre vide, vide depuis dés quelques jours. La chasse m'évoque toujours la première fois, ma première chasse, celle que j'avais fait avec ma mère à l'age de dix ans, lors de mes premières transformation en loup :

    « L'air était tiède, tel une fin de journée d'après midi, je pouvais entendre le moindre battement d'aile le moindre pas dans les alentour, ils me semblaient lointains mais c'était ceux de ma mère qui déplaçait les feuilles mortes a ses pattes, le craquement me dérangeais, je n'avais pas l'habitude de mon corps lupin, les sensations accrues me donnaient l'impression d'être hors de mon corps, parfois j'avais peur de ce que j'étais capable d'accomplir, je ne me sentais pas moi, mais c'en était ainsi, il faut apprendre. Donc je me mis a l’affût, tentant d'oublier ma mère, la dispute que j'avais eu pour qu'elle accepte de me laisser chasser, comme ce loup que j'avais aperçu la veille, prenant une biche ; je n'avais oser l'aborder. Maintenant il n’agissait de faire pareil, je ne comprenais pas pourquoi ma mère faisait un tel bruit en marchant, les feuilles étaient remuées, écrasée, soulevées, comme si elle avait perdu les clef de la maison. Je me concentrais sur ce que je ressentais, au fond de moi je savais que j'avais la chasse, c'est dans mon sang de loup, sauf si je tiens plus de ma mère qui vénère la culture humaine. Soudainement un bruit ténu me parvint, il était tout proche et je regarda ma mère pour qu'elle cesse de bouger. Elle compris, en faite c'était elle qui avait fait sortir le lapin, pour me faciliter la tâche ou pour que ça aille plus vite. Peu importe, je me rua sur l'animal, jamais je n'avais demander tant a mon corps,les muscles les uns après les autres comme un mécanisme s'élançaient, se contractaient, je n'y comprenait plus rien, je ne pensais plus a mes pattes, je ne regardais que le lapin qui degerpissait, il slalomaient entre les arbres, évitait facilement les racines alors que je me les prenaient dans les pattes. J’oubliai les fonctions de mon corps, plus rien d'autre ne comptais, j'étais la plus rapide des enfants, rien ne m'échappais, je connaissais tout les sentier, mais mon cerveau ne répondait plus. Il n'y avait que la carotide de cet animal qui m'attirait inlassablement à elle, j'étais porté par ce besoin de chair et de sang, l’instinct animal. Les herbes me fouettaient les pattes, giflaient mon visage, brûlaient mes coussinets. « Je le veux ! » Mes pattes donnaient tout ce que j'avais, mon énergie débordais, je déchirais les racines qui se prenaient dans mes petites pattes, ce lapin c'était ma chance de grandir, d'être adulte. Je grogna et tenta de tire encore plus sur mes pattes arrière tout en poussant sur les arrières, mes bond devenaient plus puissant, plus fatiguant aussi, mais je couvrais plus de distance, je ne tiendrais pas longtemps «  Je le veux ! Il est a moi ! ». Quand ma mâchoire claqua le goût amer du sang se répandit dans ma bouche. »

    Autour de moi il n'y avait que quelques trace de sang sur l'herbe aplatie. Le cerf sentait fort, c'était la saison des chaleurs, donc de la reproduction. La petit giclée venait de la carotide que j'avais sectionnée d'un simple coup de dent. Mes pattes était encore chaude de d'effort que j'avais fournie, pas douloureuse non, car cela n'avais duré que deux minutes a tout casser, j'avais parcouru cinq kilomètres du bout de mes très fines pattes, je ne savais pas fournir un effort pendant longtemps, aussi minime soit t-il. Mon point fort c'était la puissance rapidement. Sous mes crocs la peau du flanc gauche partait en lambeaux propre et net, elle se déchirait facilement, comme prédécoupée par les os. La chaire chaude me faisait envie, cependant il faut faire le travail proprement pour que si un loup me seconde pour dévorer la carcasse il puisse avoir des morceau encore propre, protégés par la peau, ainsi donc je ne découvrais que les parties que j'étais sur de manger. Le sang imprégnait mon museau et mes babines, parfois une goutte retrouvait la Terre qui s'en gorgeait. Concentré dans mon travail j'attendais patiemment de pouvoir manger à ma faim. Quand j’attaquai plus rien ne comptais, j'avais faim et je serais rassasié en croquant dans la chaire brûlante mais tendre de l'animal qui devait être musclé. Elle se tranchait sans effort sous mes crocs menaçants recouverts de sang, les côtes ne surent remplir mon estomac, j'avais besoin de plus, alors je dépeça l'épaule pour me lancer dans sa dégustation, à peine eu-je avaler quatre morceaux que quelque chose m'alerta, sans pour autan lever le regard je me mis a grogner sourdement tout en continuant d'extraire de l'animal de tièdes fragments de viande.


Dernière édition par Sakari C. Ayala le Mer 29 Mai 2013 - 16:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Minds [Pv : Earion Raolin]   Mar 28 Mai 2013 - 3:14

La forêt était l'un des seuls endroits ou Eärion s’autorisait à employer son pouvoir au maximum. Il consistait à un état méditatif d'où sa perception des êtres vivants d'ordinaire si limitée s'accentuait considérablement. L'effort fourni était énorme, il en sortait si éreinté qu'il devait se reposer des jours durant pour récupérer mais cela lui permettait d 'améliorer sa maîtrise.

Bien à l'abri en haut d'un grand chêne plusieurs fois centenaire, il s'assit le plus confortablement possible sur une branche noueuse puis ferma les yeux. Il perçu tout d'abord l'énergie du vieil arbre. Lente, profonde et si ancienne. Du tronc aux branchages, des rameaux au feuilles mourantes, la silhouette de l'arbre dans toutes ses subtilités se dessinait avec clarté dans l'esprit du jeune homme.

Ce tableau s'orna d'autres formes de vie, distinguées par leurs tailles minuscules par rapport à leur hôte, mais au combien de fois plus brillantes et tellement palpitantes. Il abritait deux écureuils. Plusieurs couples d'oiseaux. Et une myriades d’infimes lanternes.

Les insectes. se disait Eärion.

Son champs de vision s'élargit. Il détecta une pâle lueur provenant de ce qui devait être le sol ; des herbes sauvages ainsi que les vestiges de vie s’évadant des feuilles tombées. A travers cet halo lumineux se devinaient des éclats plus vifs. Des campagnols, et bien sûr l’immanquable légion d'insectes.

Sa perception s'étendit davantage, frôla celle des autres arbres livrés à une confrontation parfois mortelle de la recherche de la si précieuse lumière. Chacun de ceux-ci étiraient leurs troncs le plus haut possible afin d'arracher aux autres un espace de ciel. La loi de la nature s'appliquait même aux arbres : les plus forts ou les plus chanceux survivent, les autres disparaissent.

Un événement troubla son attention. Un cerf poursuivit par ce qui devrait être un loup s'approchaient rapidement de son lieu de médiation.

Un loup qui chasse seul un cerf ? Pensa t-il

C'était rare. C'était même très rare. Attaquer du gibier de cette taille en solitaire présentait d'énormes risques. L'animal pouvait peser plus de 150 kilos, un coup de sabot d'une telle créature était capable de fracasser un crâne aussi sûrement qu'un marteau ai raison d'une coquille de noix. Sans compter l'armature, au combien redoutable si le cervidé se décidait à charger. L'avantage tourna cependant au loup, qui l’abattit sans difficulté d'une morsure décisive à la carotide. Ses talents de chasseurs n'étaient plus à prouver...

A peine à une vingtaine de mètres du perchoir d'où se tenait Eärion, l'étrange loup entamait son repas. Intrigué et définitivement déconcentré, il abandonna son poste afin de mieux observer le nouvel arrivant. En premier lieu il analysa le déplacement des feuilles.

Bien. Je suis face au vent.

Au moins, le loup ne détecterait pas son odeur. Rassuré, il descendit aussi silencieusement qu'il pu. Ses habits vert-foncés le camouflait efficacement dans ce décors de feuilles ; il lui suffirait donc de n'émettre aucun bruit pour passer inaperçu -ou du moins le pensait-il... Après avoir posé le pied à terre -non sans s'être assuré de pouvoir remonter facilement dans l'arbre au cas ou l'animal se montrait agressif, il risqua quelques pas vers celui-ci. Sans ôter la truffe de la carcasse, le canidé poussa un grognement lourd en avertissements. Le message avait le mérite d'être parfaitement clair : Approche encore et je t'ajoute au menu .

Eärion s'était douté qu'il ne s'agissait pas d'un simple loup. A présent qu'il était suffisamment près, il en ressentait les énergies vitales. Même s'il était incapable de les distinguer, il sentait deux présences au sein du même être. Une forme animale, sauvage et autre comme... endormie qui ne parvenait pas à identifier. Il ne lui fallut guère de temps pour comprendre.

Un lycan...

Eärion n'en avait encore jamais rencontré aussi était-il surpris par l'apparence du loup-Garou ou plutôt de la louve-Garou. Il s'était toujours imaginé des loups sanguinaires à l'apparence repoussantes, difficile d'en dire autant pour ce spécimen : une taille élancée, un pelage tantôt roux, tantôt blanc et parfois gris, terminée par curieuse pointe noire sur le bout de la queue. Apparence loin des préjugés du jeune homme. Toujours est-il qu'on ne voyait pas sa gueule*, qui, sans doute confirmerait les préavis d'Eärion sur ces individus aux deux corps.
[HRP]*à ne pas prendre pour une insulte, juste pour une description d'un loup é_è [HRP]

Il n'avait aucune envie de l'affronter parce que :

-Premièrement, il lui serait incapable de s'enfuir. Sous sa forme animale, il était impossible de distancer un lycan ;
-Deuxièmement, l'utilisation exacerbé de son don l'avait épuisé, en cas de confrontation elle aurait indubitablement l'avantage ;
-Troisièmement, même s'il parvenait à se réfugier dans le chêne et à l'abattre de flèches -ce qui est en soit peu probable, absolument rien n'indiquait que la louve n'appartenait pas à une meute. Il lui suffirait de hurler pour qu'il se trouve assaillit non pas par une, mais par toute une meute de lycans et dans leur propre territoire de surcroît. Situation peu enviable, il fallait en convenir.

Il abandonna derechef sa position furtive pour se mettre debout, bien en évidence. Je ne suis pas hostile, voulait-il dire. Bien sûr, il se tenait prêt à dégainer ses dagues, ou tirer une flèche en cas de geste brusque. Il ne cherchait pas à se battre mais il n'était pas idiot non plus. Il fit un pas en arrière, lentement guettant la réaction de la louve...
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MessageSujet: Re: Minds [Pv : Earion Raolin]   Mar 28 Mai 2013 - 20:11

    La chasse au cerf était tout un art, il y avait tout d'abord une façon bien particulière de le poursuivre : il fallait sans cesse passer d'un flanc à l'autre pour éviter les sabots virevoltant dans tout les sens, l'animal tenterai forcément de ruer, de donner un coup de sabot, et la terre projetée en arrière par la puissance des foulées n'était pas non plus agréable à prendre en plein museau. Ensuite, le cerf contrairement à moi a l'habitude de courir durant des heures, c'est dans sa nature de proie, il fallait alors être plus rapide, plus puissante, plus forte que lui durant les quelques minutes de souffle que je possédais. Si en quatre minutes l'animal n'est pas a terre la chasse est finie, et cela est d'autan plus vrai pour un loup qui chasse en solitaire comme moi. A plusieurs il est possible de le rabattre encore et encore si le terrain est bien apprivoisé. La dernière étape et la section de l'a carotide, elle parcourt l'encolure des grand animaux tel que le cheval ou le cerf. La précision est de mise, il n'y a en général qu'une seule chance : Il faut courir a la même vitesse que lui, sur son flanc droit, avant qu'il ne se dérobe, lui sauter à la gorge. Si échec il y a alors c'est l’irrémédiable chute suivie de culbutes et donc de blessures en plus la proie est perdu. Il fallait avouer que j'avais une certaine dextérité en ce moment.

    Mon repas était fameux, et bientôt achevé avant que quelques bruits m’alertèrent. J'étais un prédateur, rien n'étais sensé échapper a mes sens, pour ma survie j'étais programmée pour tuer. Seulement on ne tue pas les humains sous peine de réprimande, de la part des Hommes mais aussi des miens. Alors ce serait la chasse au loup, toutes les meutes seraient poursuivent comme responsable de ce meurtre et moi à tout jamais exclu de la société, du monde. Je n'aurais pus accepter cela. De toute façon, la viande humaine semble t-il n'a pas un goût plus exceptionnel que n'importe quelle autre. Je me contenta d'un grognement, mais aussitôt mon attention fut détourner et je pus sentir la présence d'un autre pouvoir. J’arrêtai de manger et releva ma gueule de mon repas en même temps qu'un jeune homme, plus jeune que moi-même humaine, se relevait des buissons entre les arbres.

    « Allons voir cela »


    Il était paisible, c'était inscrit sur son visage plein de curiosité, sûrement le sentiment qui l'a mené jusque moi. Son visage concordait avec le pouvoir qu'il possédait : la perception des énergies vitales. Il y avait au fond de son regard une forme de besoin de connaissance. C'était une bonne chose, il n'étais donc pas hostile, qui le serait avec un lycan qui a un ses pieds un cerf tuer sans efforts. Donc, avec son pouvoir il avait dut sentir mon approche rapide derrière le cervidé en course et assisté en direct à la mise a mort de l'animal. Ainsi sûrement qu'à mon festin. Qu'aurais-je à cacher ? Un lycan dans ma situation n'a d'autre moyen de se nourrir à sa faim gratuitement.

    J'ouvris grand mes yeux, il était bien humain, pas vampire sinon il aurait une horreur infecte selon moi et ne se serait même pas approché car mon odeur lui aurait été encore plus insupportable. Je fis de mon mieux pour avancer lentement de trois foulés. Il ne m'avais pas fait de mal, bien que je ne le laisserait pas m'attraper la curiosité est aussi mon défaut, ou ma principale qualité. Le plus lentement que je pus j’avançai jusqu'à l'orée des buissons dans lesquels il s'était prostré pour m’observer. Je ne me serait pas assise car il était debout et ce mouvement induit une certaine soumission. Cependant j’inclinai la tête, en signe de compréhension. Je ne pouvais pas parler, mais lui oui. Il était aussi inimaginable que je reprenne ma forme humaine devant lui.
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MessageSujet: Re: Minds [Pv : Earion Raolin]   Mer 29 Mai 2013 - 14:36

La lycanne abandonna la dépouille et s'approcha lentement d'Eärion. Elle ne semblait pas agressive au grand soulagement du jeune homme. Aussi, il ne recula pas lorsque celle-ci franchi ce qu'Eärion appelait la « distance de sécurité »  qui était selon lui, la distance minimale à laquelle il pouvait décocher une flèche avant que son interlocuteur ne fonce sur lui. Ses deux yeux noisettes le regardèrent. Ils ne décelèrent aucune trace de cette animosité qu'il craignait tant voir mais plutôt... de la curiosité et aussi une assurance évidente.

J'ai vu votre chasse expliqua t-il.C'en était une belle. Propre et soignée..

Il s’arrêta quelques secondes avant de reprendre non sans se rappeler l'incongruité de la situation : le voilà en train de discuter avec une louve-garou après l'avoir surprise en train de dévorer une proie dûment chassée. Cela n'arrivait pas tout les jours.

J'vous ai pas dérangée j'espère ? Ce n'était pas intention. plaida t-il J'étais au dessus de cet arbre quand j'vous ai vu poursuit-il en désignant la cime du chêne vénérable. Alors j'suis descendu pour voir de plus près.

Le don d'Eärion était un secret jalousement gardé. Il lui paraissait judicieux de rester mystérieux le plus possible afin de conserver un avantage sur ces ennemis, qui dans sa profession se fessait nombreux. Il était donc hors de question que le jeune homme lui apprenne quoi que ce soit sur ce domaine.

J'étais surpris de vous voir seule continua t-il. Me semble qu'il n'y a pas d'autres lycans avec vous ?

Par cette question -maladroite il dû l'admettre, avait surtout pour objectif de l'informer si d'autres « êtres-aux-deux-corps » se trouvaient au delà de sa limite de perception. Ces derniers étaient, d'après les ragots qu'il avait pu entendre, en guerre. Son interlocutrice était peut-être pacifiste, mais pouvait-il en dire autant des autres qui surprendrait un étranger dans leurs terres ?
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MessageSujet: Re: Minds [Pv : Earion Raolin]   Mer 29 Mai 2013 - 17:00

    L'homme face à moi se mit a parler, il ne cessait de me regarder, avec assurance et sans peur, juste de la méfiance quand j'avançais vers lui avant de m'arrêter.

    « J'ai vu votre chasse. C'en était une belle. Propre et soignée. »

    La propreté et le soins sont des qualités importantes pour qui chasse, pour des raisons d’hygiène le sang ne doit pas couler, il en est ainsi pour tous les loups qui ne sont pas des barbares ou des brutes. Bien sur il y en a toujours des plus ou moins sauvages et violents. Mais ils ne font parti d'aucune meute, ou … Si, de celle de Drake.Un loup fou furieux tuerai sa proie d'un coup de patte, lui ouvrant la gorge et répandrait le précieux liquide de vie. Quel gâchis, tout un être vidé de son sang et donc impropre à la consommation. Alors qu'une bête dépecée proprement restera mangeable plus longtemps. Et même si la conservation n'est pas le premier de nos problèmes, le pelage recouvert de sang … très peu pour les loups ayant aussi une vie humaine. Les salissures doivent être nettoyées, comme celle de l'esprit. Par respect, tuons comme nous aimerions mourir.

    « J'vous ai pas dérangée j'espère ? Ce n'était pas intention. J'étais au dessus de cet arbre quand j'vous ai vu. Alors j'suis descendu pour voir de plus près. »

    Rejoindre un lycanthrope durant son repas n'est pas forcément la meilleure chose à faire, mais cela est plus valable pour les mâles, ils sont plus possessif de leurs proies, fière de l'avoir tuer de tel ou tel façon. Si un autre mâle s'approche un peu trop, malgré des somations il y a de grandes chances qu'une petite bagarre explose, bien qu'elle se réglera rapidement autour d'un gros gibier chassé à plusieurs ou d'un verre, la fierté des loups est incommensurablement grande. Pour une femelle il s'agit plutôt d'une fierté personnelle, elle sera contente de l'avoir fait pour elle, pour se montrer qu'elle veut au moins autan qu'un mâle. Elle ne s'en vantera sûrement pas car ce serait une mise en compétition avec les mâles. Une femelle abandonnera plus facilement de la viande, pour les autres loups de la meute, les petits et les très vieux. Quoi qu'il en soit le jeune homme en face de moi semblait se confondre en excuses que je n'écoutais pas, l'essentiel n'est pas comment mais pourquoi ? Pourquoi venir me voir ? Il y a sûrement la curiosité mais la peur des lycanthropes reste gravé dans les mentalités. Impossible qu'il n’eut jamais entendu parler de nous dans le monde humain. Les histoires sont sanglantes, violentes et dignes d'un autre temps. L'envie de parler me tiraillais mais il était impossible pour moi de me transformer.

    « J'étais surpris de vous voir seule. Me semble qu'il n'y a pas d'autres lycans avec vous ? »

    Etait-il idiot ? Je ne peux pas répondre. Je réfléchis à la fin de ses paroles en levant les yeux vers le ciel. Je tourna la tête vers la droite puis la gauche. Mon repas de toute façon finie je n'avais pas besoin de rester sous ma forme animale... Cependant mes vêtements étaient là où ma course contre le cerf à commencée. Maintenant que j'avais ce jeune homme dont je ne connaissait même pas le nom collé aux pattes il fallait bien que je l’emmène. Alors je lui fit signe de la tête, direction le chemin de départ, nous en aurions pour vingt minutes puisqu'il ne courait pas aussi vite que moi en pleine chasse. Bon... L'adrénaline n'y était pas non plus. Alors je me mis a trottiner, pour ne pas rester derrière lui étant donné que mes quatre pattes étaient plus courtes que les deux siennes.

    J'avais aperçut son arc, je me doutais maintenant que c'était un chasseur et que de le menacer à longue distance ne me rapporterait qu'une flèche dans le museau. Au corps a corps j'aurais le droit à un coup de couteau sûrement bien placé puisqu'il le tenait à portée de main, la lame reluisait légèrement avec les rayons du soleil qui perçaient les feuilles. Elle avait déjà était poli et donc très utilisée, car sur les tranchants il y avait les quelques rainures que laissent les pierres. Il était peu être jeune mais plein de dextérité dans ses façon, celle de marcher, de me parler, de me regarder ...
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