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 Lorsque le feu se réitère. [Terminer]

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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Lorsque le feu se réitère. [Terminer]   Sam 8 Juin 2013 - 22:15

Le monde qui s'écroule lorsqu'on perd un être cher à ses yeux. Peut-on vraiment remonter la pente après tout ça, rien n'est moins sûr … Même la volonté la plus inébranlable ne pourrait pas combler ce manque constant.

Nous étions étions au lit, dans le manoir des Salvator. La nuit venait de tomber sur le territoire vampirique. Cela faisait au moins deux moins que j'avais conquis la belle et que j'avais aménager ici. J'avais l'impression de ressembler à un parasite, et cela ne me plaisait guère. Je voulais faire quelque chose au moins, mais elle me refusait toute sortie avant d'être vraiment stabilisé de ma naissance. C'était le sujet principal de nos disputes, mais en général, cela passait avec le temps.

Un jour comme un autre, je me baladais dans les corridors. Je commençais à connaître la propriété par cœur, à force d'aller et venir dans les innombrables couloirs de la demeure. C'était monnaie courante de me voir ainsi, tourner en rond sans savoir quoi faire de mes nuits. Je devais me sustenter énormément si je ne souhaitais pas découvrir une autre partie de moi même qui m'effrayait. Les vampires l'appelaient la bête, notre soif de sang qui prenait conscience.

Je me dirige finalement vers la bibliothèque pour lire en paix. Vagabonder, c'était bien gentil, mais il fallait que je m'instruis sur ces terres vampirique qui seront mon lieu d'habitation. J'avais déjà lu plusieurs livres qui traitaient sur le faune locale et celles des autres nations, je n'avais pas eu l'occasion d'avoir des rayonnages aussi remplis. Dans mon village, les livres étaient soit inexistants, soit abîmés, ce qui compliquait sévèrement la lecture.

Je m'assois sur un banc puis dépose sur la table en bois le livre que j'avais choisi, un sur la culture vampirique. Il fallait que je m'instruise sur les us et coutumes de ce peuple étrange, dont je fais parti à présent. Cependant, cela allait mettre du temps avant que je ne m'habitue à cette nouvelle vie, mais en compagnie d'Hylianna, je suis sûr que j'y arriverai.

Ma lecture se poursuit sans grande embûche. J'avais toujours eu ce désir de documenter sur le moment et comprendre les rouages d'une civilisation qui m'est parfaitement inconnue. Je tourne les pages du livre, survolant quelques passages inintéressant, me concentrant sur ceux qui m'aideront à comprendre où je suis. Les heures passent, j'eus le droit à mon repas sanguin pendant ma lecture qui est maintenant terminée.

Je me relève pour y ranger le livre là où il était posé. Hylianna avait énormément de bouquin, une vie humaine ne serait pas suffisant pour découvrir tout ce qui est entreposé ici. Une fois le livre remis à sa place, je commence à repartir alors que j'aperçois au travers des rayonnages, une mystérieuse personne. Je pouvais deviner aisément que c'était une femme, vu qu'elle portait une robe d'une blancheur épurée. Cependant, ce n'était pas Hylianna, elle n'avait pas sa taille, elle était beaucoup plus petite que la vampire. Je ne pouvais pas voir son visage, barré par les étales en bois qui me donnaient juste la vision sur le milieu de corps.

Visiblement, elle était jeune … Mais cela ne voulait rien dire ici. Si ça se trouve, elle est plus âgée que moi, mais qu'importe, je me demandais ce qu'elle faisait là. Une invité ? Une intrus ? Difficile de connaître les intentions d'une personne en ne la voyant qu'à moitié. Je la vois toucher de l'index la tranche d'un livre avant de se déplacer latéralement sur les autres tomes. Une traces noirâtre apparaît dés que le doigt passe sur les cuirs des œuvres, comme si ils venaient de subir une brûlure.

Brusquement, je me sens mal à l'aise. Une petite taille, cette robe … Ce pouvoir.

«-Cela fait bien une année que je ne t'ai pas vu, mon fils … Et qu'est-ce que j'apprends ? »

Je déglutie sévèrement, serais-je en train de rêver ? Impossible. Elle était bien là, en chair et en os. Je pensais que ce n'était qu'une pensée, un être intérieur qui resterait que conscience. Mais il fallait croire qu'elle existe belle et bien. Je recule de plusieurs pas en arrière et me retourne, mais elle avait déjà bougé jusqu'à moi. Une vraie sorcière, et ces deux cornes sur sa tête. Il n'y avait plus de doute possible.

«-Oneria ...»
«-Tu connais bien le nom de ta mère, je suis fière de toi.»

Disait-elle avec un sourire malsain sur les lèvres. Elle était étrange, mais pas au point d'en être intrigué, j'étais curieux, mais je ne voulais rien connaître d'elle. Son sourire disparaît promptement, je ne la connaissais pas, mais cela n'envisage rien de bon.

Avant que je ne le comprenne, elle tournoie sur elle même et vient me frapper d'un coup de pied le ventre. Je décolle littéralement du sol et traverse de part en part les bibliothèques, fracassant brutalement le bois. Je m'arrête au bout du deuxième étalage. Une avalanche de livre tombe comme une pluie torrentielle sur mon corps à mon arrivée.

Je n'avais presque pas mal, sûrement à cause de mon physique qui avait changé grâce à la transformation. Cependant, c'était ma première envolée aussi fulgurante. Je tente de me remettre d'aplomb, mais elle me marcha sur la main, m'empêchant d'être debout. Je garde pour moi un gémissement de douleur.

«-Par contre, tu es devenu vampire … Pourquoi un tel choix ? Pourquoi un tel sacrifice ?»
«-Par amour .. Pour Hylianna … Et puis, qu'est-ce que tu en as à faire de moi ? Si j'étais ton fils, pourquoi me traites-tu ainsi ?»

Hylianna arrive en trombe dans la bibliothèque, le tintamarre créé par notre combat qui semble être à sens unique, a du attiré l'intention de la vampire. Elle se demande ce qui se passe e, hurlant, puis en regardant de plus près le tas de livre, elle me trouve enfin. J'étais inquiet pour elle, mon cœur se serre en y pensant.

Sa réaction fut sans appelle, Hylianna bondit en hurlant comme jamais elle l'avait fait. Oneria me regarde, elle souriant à pleine dent. Dans ma tête, tout se bouscule, je ne savait plus quoi penser, ni quoi faire pour que cette mascarade s'arrête. Je devais trouver une solution rapidement, mais en vain, je n'en trouvais pas.

«-L'amour ...»

J'ouvris grand les yeux lorsqu'elle me répondit enfin. Mais ce n'était certes pas le moment pour elle, Hylianna était en l'air, prête à la réduire en charpie. Est-ce qu'elle avait assez de force pour terrasser Oneria ? Je devenais de plus en plus anxieux, c'était certain.

Elle se retourne vers son adversaire, toujours avec se sourire. Je murmure des non … Je voulais que la réalité s'arrête, remonter le temps. Mais avant que j'y pense, il était trop tard, Oneria pourfend Hylianna à l'aide de son bras. Sa robe jusqu'alors blanche était maintenant recouverte de sang, le sang de mon aimé.

Je reste là, les yeux rivés sur le corps inerte et en suspension dans les airs, du moins, pour un moment. Oneria jeta son cadavre au sol comme un vulgaire déchet.

«-L'amour rend faible et idiot … Regarde là, et regarde toi ...»

Sur le moment, je ne réalisais pas ce qu'il venait de se passer. Trop de choses se chamboulent dans mon crâne, j'ai l'impression qu'il va exploser. Je regarde de nouveau Hylianna sans écouter Oneria, je sentais la tristesse monter, ainsi qu'une colère frénétique … Je me mets à hurler, mon cœur souffre, tout mon être crie de douleur.

Je regarde Oneria qui elle, trouvait la situation à son goût. Je la foudroie du regard, c'était la première fois que je voulais voir quelqu'un mort, je voulais la tuer et éparpiller ses boyaux sur le sol et repeindre la pièce avec son sang. Elle s'en alla en courant vers la porte en bois massif. Je n'avais qu'une idée en tête, la vengeance.

Je bondis au milieu de la pièce, l'air grave. Mon âme brûle, rongé par la haine que je ressens. Ce n'était plus que ma motivation, je ne voyais plus rien d'autre. Je me mets à courir sans prendre le soin de regarder une dernière fois Hylianna, la rancœur m'aveugle, Oneria était devenue la cible de mon dévolu.

J'arrive dans le couloir qui avait pris feu à cause de la démone, je n'en avais rien à faire de ces broutilles, je cherchais regard celle qui avait mis le feu … Elle n'était pas bien loin, juste au bout du corridor, elle sautillait comme une gamine. Elle avait l'air d'une enfant, mais sa cruauté valait bien celui d'un monstre des plus fielleux.

Je me mets à marcher dans sa direction tandis que les rideaux partaient dans les flammes, les vitres explosaient sous la pression de la chaleur ardente. Mais rien ne m'arrêta, et rien ne pourrait maintenant me stopper. Les images de la mort d'Oneria me faisait sourire, je me demandais déjà comment j'allais me débrouiller pour la tuer.

À grande enjambé, je me retrouve devant elle et me prépare à la transpercer avec mes ongles. J'arme mon bras et sans un mot, je l'abattis, mais pas assez vite. Un nouveau coup de pied das les côtes et voilà que je traverse la dernière fenêtre du couloir. Je chute de deux étages et atterris lourdement sur le dos où une pluie de bris de verre vint me charcuter le visage. Mais qu'importe, je sentais encore mon corps.

Je me relève et remarque qu'elle était déjà devant moi. En sautant ? En volant ? Rien ne pourrait me surprendre. Derrière moi, le manoir était en proie aux flammes, j'entendais déjà le bâtiment s'écrouler. Oneria s'approcha à pas de loup et brisant ce silence entre coupé par des éboulements.

«-Que t'ai-je dit ? Tu es faible … Tu n'as rien pu faire, absolument rien pour la sauver … Et sa bêtise la tuer … L'amour n'est qu'une utopie et comme toutes utopie, elle n'existe pas … Je ne vais pas te tuer … Je vais te laisser vivre avec cette haine qui te rongera l'âme à chaque instant.»

Je ne répondis pas, mon esprit était absent, je tenais que grâce à la forte animosité qui s'était installé entre moi et ma mère. D'un coup sec, je voulais l'agripper, mais elle avait déjà disparu, me laissant seul avec la maison qui tombait en ruine. Je tombe à genoux et hurle le nom de mon aimée.

Je me réveille en sursaut dans un lit. Paniqué, je regarde de gauche à droite. Aurore était à coté de moi, je soupire de soulagement. Une nouvelle fois, j'avais fait ce rêve .. Ce cauchemar qui s'était réellement passé. J'aperçois qu'une larme avait coulé le long de ma joue. Je n'avais toujours pas fait mon deuil … Tant que je l'aurais pas fait je …

Je me lève sans faire un bruit, la laissant encore dormir. Nous étions enfin sorti d'Omerïe, et nous voici à Brittany pour je ne sais quelle raison, elle aimait bien cette ville et moi aussi, j'ai pu récolté quelques pièces pour notre voyage, mais est-ce que cela allait durer encore longtemps ? Je voulais plus avec Aurore, beaucoup plus. Mais ai-je le droit ?

Je la laisse seule quelques instants pour aller me nourrir, il faisait déjà nuit, et les bois sont près, je n'en n'aurais pas pour longtemps. Et effectivement, je revins une dizaine de minute plus tard. Mais Aurore avait déjà fait le lit. Un message était déposé sur le bureau. Ainsi elle était à la taverne du coin, je ne pouvais que sourire, cependant, j'étais encore remué à cause de mon rêve.

C'était tellement compliqué. J'avais besoin d'être seul, pour réfléchir à tout ça … Si elle souhaitait être transformé, je ne pourrais jamais dire non, Et si Oneria réapparaissait ? Les problèmes s'accumulaient … Finalement, Omerïe n'était qu'un goutte par rapport à mon océan de soucis.

Je prends la plume est rédige un petit mot à mon tour.


«-Aurore … Ma décision est prise … Je vais partir pour un cycle, j'ai besoin de réfléchir … C'est une décision hâtive, mais je sais ce que je fais … Aria veillera sur toi, je te retrouvera là où on s'est rencontré pour la première fois … Je t'aime. Adrän.»

Sur ces mots, je prends mes affaires. Je dépose une bourse de piéce d'or sur le mot pour qu'elle st de quoi se nourrir pendant mon cycle d'absence. Je saute par la fenêtre et m'en vais donner mes directive à Aria en espérant qu'elle fasse ce que je lui dis. Elle n'est pas têtue, puis elle apprécie vraiment Aurore, il ne devrait pas avoir de problème.

Il était temps pour moi de méditer, de me recueillir … Et je devais le faire seul. Aurore a toujours été là pour moi. Il était grand temps que je sois là pour elle à présent. Je voulais plus avec elle, beaucoup plus.
[i]

_________________
«Aurore et moi sommes les erreurs des erreurs de la nature.» Adrän Lockwood.



Le pouvoir de revivre.


Je me suis échappé de ce monde qu'on appelle Solitude, je te le dois, Aurore.

Aira.
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