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 Le sommeil est friable quand la nuit devient jour

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Dertar Émérisque
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MessageSujet: Re: Le sommeil est friable quand la nuit devient jour   Jeu 22 Aoû 2013 - 3:48


Sortant une flèche de son carquois, le centaure observa le déroulement des combats de ses deux camarades vampires. D’abord, la jeune femme projetait le cadavre de son propre ophale, avant de se relever. Elle semblait hors de danger à sa façon de se remettre sur pieds, mais c’était difficile à discerner pour la vue du diurne à une telle distance. Aria ne semblait pas s’être mêlée de la bagarre, mais sa présence avait quelque chose de rassurant. Pour sa part, Adrän semblait toujours en train de jauger son opposant, grognant de la même façon, bien que le centaure pouvait à peine distinguer la silhouette du loup. Jugeant que le danger restait mineur, puisqu’il ne restait qu’un attaquant, Dertar entrepris de retirer le morceau de bois de sa flèche enfoncé de quelques centimètres dans son abdomen. Alors qu’il extirpait délicatement le bout de bois cassé dans son abdomen, les dents serrées, Adrän se retourna vers lui après avoir blessé son assaillant, afin de vérifier si tout le monde se débrouillait bien, puis revint à sa propre bataille. Tout le long de la procédure, il avait coupé son souffle afin de garder ses abdominaux immobiles. Il expira enfin longuement. La plaie laissée par la flèche se mis à saigner, mais il ne perdit pas davantage de temps pour la soigner. Aucun organe n’était touché, c’était déjà ça.

Dertar surveilla ensuite la scène d’Adrän qui se dirigeait vers son opposant en visant l’ophale avec son arc. C’est alors qu’il vit du coin de l’œil Aurore s’approcher de lui d’une démarche qu’il trouvait discrète. Lorsqu’il tourna la tête vers elle, il vit que ses dents étaient sorties, et qu’elle affichait un air menaçant. Croyant un instant que l’ophale qu’il avait combattu était revenu et que la vampiresse l’avait aperçu derrière lui, il tourna brièvement la tête. Si l’ophale y était, il devait s’être tapi dans le noir plus loin. À la manière dont son opposant avait été blessé, s’il survivait, ce qui serait surprenant, il saurait au moins apprendre à ses ophaleaux qu’il n’est pas recommandé d’attaquer un centaure. Curieusement, quand le regard de Dertar se déposa une nouvelle fois sur la vampiresse, cette dernière semblait avoir changé complètement son attitude. Elle prit même la parole pour s’assurer que ses coéquipiers allaient bien. La réponse d’Adrän confirma qu’il avait gagné son affrontement.  Voyant que tous baissaient à présent sa garde et qu’Adrän lui remettait sa dague, il remit la flèche dans son carquois après s’être contenté d’hocher la tête en réponse à la jeune femme. Il sortit ensuite un morceau de tissu de sa bourse, en vérifia la longueur, puis en sortit un autre qu’il rattacha au premier. Le centaure passa finalement le raboutage autour de sa taille et donc de sa plaie, fit un nœud serré et releva la tête vers les deux vampires. Cela serait suffisant pour le moment, en espérant qu’il n’y ait pas d’infection. Il aurait aussi le souvenir des griffes de l’ophale sur ses flancs pour un bon bout de temps. Il éprouvait tout de même une certaine honte que la blessure qu’il avait de plus profonde avait été causée par sa propre flèche… il devait y remédier en changeant sa manière de la fabriquer. Le côté de l’empennage devrait être encore moins pointu.

Adrän remercia le centaure pour la dague qu’il lui avait prise et suggéra de reprendre la route. Dertar commença à marcher avec le groupe avec une réflexion à l’esprit : ils s’étaient battus chacun de leur côté, mais ils l’avaient fait ensemble. Ils s’en étaient plutôt bien sortis. Seul, en pleine nuit, il n’aurait pas survécu à cet assaut. Sên soit louée de les avoir mis sur son chemin! Peut-être que finalement, la déesse n’avait pas la même opinion que lui concernant cette race à la fois morte et immortelle. Cela le ramena au ravissement qu’il ressentait de pouvoir observer un lastalaica de si près, qui plus est, venu au secours de vampires. Après s’être incliné brièvement devant Aria, l’intérêt était trop grand pour qu’il se taise.


-Comment vous êtes-vous fait allié à une telle merveille de la nature? Sên doit vous porter dans son cœur.

Ses paroles ne se voulaient pas insultantes, mais simplement très enthousiastes, bien que son ton avait à peine dérogé de sa neutralité habituelle. Sên savait-elle qu’Adrän priait Morwën? En une nuit qui paraissait de plus en plus imaginée, plusieurs des fondements du centaure avaient été piétinés sans ménagement. Alors qu’il marchait, la douleur à son abdomen était toujours présente, mais engourdie par l’épuisement de cette vague d’adrénaline précédée d’un trop court sommeil.

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MessageSujet: Re: Le sommeil est friable quand la nuit devient jour   Ven 23 Aoû 2013 - 20:48




Humant l’odeur avec toujours plus d’intérêt, celle-ci en devenait presque une obsession. Les yeux dans le vide, l’esprit de la jeune femme s’embrouillait de différentes phrases plus cruelles les unes que les autres, chose qui était très loin de lui ressembler. Une guerre intérieure venait de commencer, une guerre dont elle était incapable de ressortir gagnante de par sa jeunesse dans le monde de la nuit. Pourtant, l’ancienne humaine était loin de s’avouer vaincu, demandant d’une voix tremblante si tout le monde se portait bien, question stupide dont elle connaissait déjà la réponse, plus que l’odeur de la blessure du centaure la mettait dans un état d’instabilité. Cherchant du coin de l’œil un soutient, c’est la main qui se glissa dans la sienne qui la rassura, resserrant ses doigts sur celle de son partenaire, la jeune femme espérait que cela suffirait à la convaincre de ne pas attaquer l’animal. Cependant, Adrän s’approcha du mi-homme mi- cheval, pour lui remettre la dague, remettant ainsi Aurore dans une lutte silencieuse, très certainement visible sur les traits de son visage. La jeune femme resserra toujours plus fort ses doigts sur la main de son vampire, afin de se rassurer. Celui-ci sembla enfin comprendre qu’une chose ne tournait pas vraiment rond, plus qu’il pressa le pas, justifiant que le groupe était presque arrivé. La troupe reprit donc sa marche d’un pas plutôt rapide. Aria restait proche des vampires, observant Aurore du coin de l’œil, avait-elle un doute sur la capacité de la jeune femme à résister à ses pulsions ? C’était fort possible, les animaux ayant un instinct particulièrement développé son capable de ressentir et voir des choses que les autres races sont incapables de percevoir.


C’est donc avec cette impression de surveillance, qu’Aurore avançait dans un silence morbide. Dertar s’intéressait de prêt à Aria posant diverses questions à Adrän, mettant la jeune femme dans une position d’écoute. Le vampire attaquait les différentes explications, racontant sa rencontre avec l’animal. Pendant, ce temps et malgré tous ses efforts la nouvelle buveuse d’hémoglobine fut incapable de suivre la conversation, prise dans ses pensées les plus noirs, elle prenait petit à petit conscience qu’elle était incapable de résister à cette envie de sang, de meurtre, que la blessure du centaure lui inspiré, ce qui la faisait serrer toujours plus fort la main de son partenaire. Brusquement elle s’arrêta, fermant les yeux une fraction de seconde avant de les ouvrirent et de prendre la parole :

- « Je pense que je vais fermer la marche. Juste au cas où qu’un autre groupe de bestiole à dent tranchante souhaitent manger de la viande fraiche… Surtout avec l’odeur, les autres créatures ne doivent plus être très loin. »


Observant le regard de son vampire qui semblait légèrement surprit par cette envie soudaine. Aurore se contenta de sourire, avant de retirer sa main de celle du sang-froid pour disparaître dans la noirceur de la nuit. La distance qu’elle imposa entre les deux hommes et elle fut relativement grande, plus qu’à par un vampire à l’œil aiguisé aucune autre personne ne pouvait la repérer. Dans l’obscurité, à plusieurs mètres des deux hommes, Aurore marchait nerveusement, cherchant à calmer les pulsions qui la dévoraient de l’intérieur, plus la distance était grande moins l’odeur était forte, plus elle était soulagé. Trainant les pieds, observant l’environnement le groupe ainsi éparpillé gardait un rythme plutôt rapidement, c’est donc tout naturellement qu’après une heure de marche ils arrivèrent enfin à la statue.

Alors que la jeune femme venait de les rejoindre, elle conserva plusieurs mètres entre elle et Dertar. Observant du coin de l’œil les deux hommes en pleine discussion, Adrän devait très certainement annoncer au centaure la route à suivre afin de retrouver la contré elfique. L’ancienne humaine, s’étonnait toujours d’imaginer tout le parcours que le mi-homme mi cheval avait effectué pour revoir une elfe et c’est un sourire rêveur sur les lèvres qu’elle reprit la parole, d’une voix légèrement taquine :

- « Vous passerez le bonjour à votre amie Lolia, enfin amie. N’hésitez pas à succomber aux charmes de l’amour, cela réserve de grande surprise toute plus agréable les unes que les autres. La différence n’est pas un obstacle, bien au contraire. Je pense que l’amour n’a pas de limite. »

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Adrän Lockwood
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MessageSujet: Re: Le sommeil est friable quand la nuit devient jour   Sam 24 Aoû 2013 - 17:04

Nous quittons les Ophales sans aucun remord, après tout, ce sont eux qui nous ont attaqués. Enfin, il est toujours dommage de tuer ainsi, pour la survie. Au fur et à mesure de la marche, je sentais la main d'Aurore me serrer de plus en plus fort. L'odeur du sang de Dertar devait vraiment titiller ses pulsions, mais j'étais là si ça devait dégénérer.

Cependant, moi aussi, je pouvais sentir son sang couler de sa blessure, mes pulsions vampiriques commencent eux aussi à se réveiller, je devais penser à autre chose si je ne voulais pas commettre un crime sur une personne innocente qui plus est, un compagnon. Aria regardait du coin de l'oeil Aurore, elle avait certainement senti cette bataille qu'avait éclaté à l’intérieure de l'esprit de ma vampire. Je serre davantage la main d'Aurore dans la mienne pour lui signifiait que j'étais toujours là, quoi qu'il arrive.

De ma main libre, je caressa le pelage épuré d'Aria. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu, mais elle sait parfaitement se débrouiller seule. Je pouvais voir que Dertar s’intéressait de près à Aria et me posa alors une question, question que j'accepte bien évidemment d'y répondre, cela m'évitera de penser à ma soif.

«-Je ne pense pas qu'Aria ait la conscience de Sên … Pour tout vous dire, je l'ai recueilli auprès d'un Vendeur de monture ! On s'était rencontré par hasard, dans son enclos, je ne savais pas où j'étais, un tavernier m'avait apporté une bouteille de sang, je n'ai jamais su ce qu'il y avait dedans pour que je puisse être dans état déplorable!»

Je m'en rappelle vivement, de cette bouteille. Maintenant que je m'en souvienne, le chef de l'établissement s'était mis dans un état tout aussi misérable, l'alcool a vraiment des effet ravageur chez l'homme, effet que je n'ai jamais connu et cela ne m’intéresse pas de connaître.


«-Je me souviens de cette clairière … J'ai pris mon instrument puis j'ai joué et Aria est apparu comme maintenant, tout aussi discrètement ! Une amie vraiment incroyable ... »

Après mes explications un peu tangible, Aurore s'arrêta net. Elle voulait fermer la marche pour éviter toutes mauvaises surprises. Cependant, j'étais moi même surpris de cette décision, mais après, je compris qu'elle ne souhaitait pas mettre Dertar en danger à cause de ses pulsions. Elle était une nouvelle née et il est difficile de rester soit même en présence de sang.

Je laisse, à contre cœur, Aurore derrière. C'était peut-être la meilleure solution pour elle d’éviter qu'elle perde le contrôle d'elle même. Nous continuons la marche jusqu'à arrivé enfin à destination sans encombre. La statue des combattants s’élève devant l'horizon couleur encre. Nous nous arrêtons aux pieds de l'elfe de pierre puis je commence à regarder Dertar avec un mince sourire aux lèvres. Je lui indique une position avec mon doigt, le Sud-Est pour être plus précis.

«-Continuez par là, et vous arriverez à Ardamir sans problème … Si vous avez perdu votre cemin, ne vous inquiétez pas. Sur le chemin, il y a beaucoup de pancarte qui donnent l'indication sur le chemin à prendre ! Je pense qu'une journée de marche, vous y serez.»

C'était le moment où nous devions nous séparer. Aurore arriva alors et prit la parole. Je souriais à ces dires, toujours à se mêler des affaires des autres, mais sur ce coup là, elle n'avait pas tort. Je m'approche d'elle, laissant Dertar devant la statue. Je me place à ses cotés et glisse à nouveau ma main dans la sienne tout en regardant et en lui faisant signe de la main en guise d'Aurevoir.

«-Passez donc à l’occasion nous voir … Vous serez toujours le bienvenu chez nous ! »

_________________
«Aurore et moi sommes les erreurs des erreurs de la nature.» Adrän Lockwood.



Le pouvoir de revivre.


Je me suis échappé de ce monde qu'on appelle Solitude, je te le dois, Aurore.

Aira.
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MessageSujet: Re: Le sommeil est friable quand la nuit devient jour   Mer 28 Aoû 2013 - 4:29


Depuis le combat que les trois coéquipiers avaient mené à bien contre trois ophales affamés, une ambiance confuse et inquiétante régnait. Le centaure l’avait remarqué sans pourtant en dépister la source. Pour avoir vécu seul dans la nature pendant des années et pour avoir passé son enfance dans une tribu nomade, il savait bien que le sang attirait les prédateurs sur de grandes distances, mais il avait du mal à s’imaginer que c’en était de même pour les deux vampires, maintenant qu’il avait fait leur connaissance. Ils se jetaient des coups d’œil complices, se tenaient étroitement la main, même leurs voix avaient changées. Il se dit simplement qu’il n’y comprenait pas grand-chose aux bipèdes, puisque les vampires n’étaient pas la seule race qui le laissait pantois en certaines occasions.

S’il avait compris la raison de ce malaise, il aurait nécessairement été impressionné par la capacité de retenue des deux vampires face à leurs puissants instincts. Ou plutôt, leur côté bestial lui aurait confirmé qu’ils étaient plus vivants qu’on veut bien le laisser entendre. Ou finalement, le centaure aurait pu croire qu’ils cachaient de mauvaises intentions. Comment prévoir la réaction du tonnerre? Il pourrait aussi bien frapper deux fois au même endroit. Mais il ne le saurait jamais, puisque par orgueil ou par respect, les deux vampires évitèrent de lui faire part de leur état d’âme découlant de la blessure suintante qu’il avait à l’abdomen. Ses interrogations resteraient en suspend jusqu’à être oubliées.

Adrän expliqua sa rencontre avec le loup de lumière tandis que le centaure lui accordait toute son attention, sans n’en garder aucune pour les branches qu’il faisait craquer sur le sol et les feuilles qui se collaient par l’humidité à ses sabots. Le cœur du quadrupède se serra soudainement, tout comme sa gorge. L’une des créatures les plus respectées de la nature était exposée dans un enclos. Il est vrai que Dertar avait perdu une grande partie du lien qui le nouait à la nature dû à la déception et la culpabilité immenses qu’il avait ressenties en devant quitter sa tribu. Mais la vente d’animaux sauvages était pour lui intolérable et cruelle. Une spécialité des humains qui ne voyaient pas tous les êtres vivants à leur juste valeur. Le centaure apprécia cependant que le vampire qualifie Aria d’amie, et non de simple objet qu’on achète au marché. Ses pensées torturées par l’idée qu’on puisse acheter un lastalaica le firent garder le silence et il se contenta d’écouter et marcher.

À un moment, la jeune femme s’éloigna derrière eux, donnant une excuse insensée par rapport aux ophales qui pourraient attaquer. Se séparer n’était certes pas la meilleure solution, mais le centaure ne s’y opposa pas, voyant que l’étrange malaise y était pour quelque chose. Elle s’isola ainsi jusqu’à ce qu’ils arrivent à la destination prévue. Une clairière ouvrait enfin l’épais feuillage et sous la faible lueur du croissant de lune, une immense statue armée dominait les alentours. Le centaure y voyait un peu plus clair, malgré l’heure avancée de la nuit. Le jeune homme lui indiqua le chemin à prendre pour se rendre à Ardamir. Bien sûr, le centaure ne savait pas lire, une autre chose importante qu’il ignorait, et donc les enseignes ne seraient pas de grand utilité, mais il saurait facilement retrouver son chemin à partir de là.

Aurore, qui s’était approchée tout en gardant ses distances, prit la parole en souriant. Au départ, les paroles d’Aurore laissèrent le solitaire rêveur, mais il se replia bien vite sur lui-même. Les guerres, les désespoirs, la mort, tous causés par ce genre de folie… l’amour. Qu’est-ce que ça lui avait apporté à part la solitude, la culpabilité, la haine, la tristesse… Plus il y pensait, plus il fulminait. Comment cette vampiresse qui le connaissait à peine pouvait-elle lui prêter des intentions sentimentales envers la première amie qu’il s’était fait depuis sa nouvelle vie? Tout comme l’elfe de son passé, que pourrait-elle lui trouver? Il n’était pas drôle, il n’était pas svelte, il n’était pas sociable et ses colères étaient parfois dangereuses… Il se reprit juste à temps. Cette jeune femme était directe, certes, mais pas par méchanceté. Elle ne connaissait pas son passé et ne voulait certainement pas l’insulter. D’ailleurs son air était loin de ressembler à celui qu’elle avait pris lorsqu’elle s’était mise en colère. Prenant une grande respiration et défronçant les sourcils, il répondit à son interlocutrice d’un ton auquel il ne sut retirer de sa sévérité, mais dont l’hésitation gâchait un peu le message :


-Ce sentiment n’est pas fait pour tout le monde. Et celui entre les races n’a jamais pu fonctionner. Les elfes et les vampires… Les lycans et les elfes… L’histoire du monde en est truffée d’exemples.

Le point commun entre ces histoires qui se terminent mal n’était peut-être pas l’amour entre races, mais l’amour avec une elfe… Il avait eu beau espérer toute sa vie, plus le temps passait, moins il y croyait. Aurore avait pu se faire transformer et devenir un membre à part entière de la race vampirique, comme son amoureux. Malheureusement, il n’existait pas de morsure permettant à un centaure de devenir un elfe. Tournant les yeux vers Adrän, il ajouta :

-Prenez soin d’Aria et elle vous le rendra bien. Vous avez bien fait de la libérer par votre musique.

Puis, s’adressant aux deux d’un air reconnaissant et baissant la tête :

-Ce fut un honneur de combattre à vos côtés. Si mes sabots me ramènent à votre contrée, vous en serez les premiers informés.

Leur tournant le dos sans crainte, le centaure s’éloigna dans la nuit parsemée d’étoiles. Il pourrait enfin se reposer en paix rendu en Evanya, avant de terminer son périple à la cité des elfes.
 
[Fin]
 
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