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 Un temps... Hostile ? [En cours]

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MessageSujet: Un temps... Hostile ? [En cours]   Ven 19 Juil 2013 - 11:11


L'ennui est quelque chose de si relatif à la personne qui la regarde. Si certain trouve distrayant les relations humaines, d'autre trouveront divertissant le contacte de la nature. À vrai dire, le nombre façon de ce divertir est sans doute aussi grande que le nombre de façons de s'ennuyer. Ensuite, rien n'est jamais aussi simple que dans la théorie, sur la pratique, quand bien même l'on aurait la solution droit devant nous, il n'est pas dit que l'on va la saisir. Tel est la bêtise humaine, ou vampirique dans le cas présent. L'on peut savoir comment se débarrasser de cet ennui, mais tout de même rester de façon volontaire dans celle-ci. Sans doute par ennui des sacrifices qui en couterait. Au final, voilà bien l'ironie de la chose. L'on ne peut jamais avoir que le plaisir sans l'ennui en premier lieu. Un principe souvent acquis de naissance pour certains, alors que d'autres doivent travailler plus dur. Vient ensuite s’additionner la notion de que l'on considère 'Amusant' et 'Ennuyeux'. Sans doute que le but à la vie est de réussir à s’emmerder un maximum au départ pour avoir un futur plus plaisant ? Voilà bien une vision qui pourrait sécuriser le coeur des gens... Hélas, quand l'on est immortel, ce genre de réflexion devient vite fade et dénudé de sens. Il faut savoir ne faire que s'amuser pour tenir le coup, ou alors la vie devient très rapidement morose....

C'est ainsi qu'en une nuit de merde Fiora avait décidé de sortir dehors. Les nuages étaient noirs d'éclair et la pluie tombait sans montrer de fin. Le sol et la terre humide en étaient à présent presque vaseuses. L'absence totale de vent rendait l'atmosphère très stagnante, avec une humidité à vous faire sentir inconfortable sans même être mouillé. Vraiment, un temps qui porterait n'importe qui à rester chez soi même pour un vampire. Après tout, bien des vampires ne sont en fait que des lâches et nobles qui ont perdu depuis longtemps leur réelle gêne de bête. L'essence même du vampire, une créature de la nuit assoiffée de sang.... Pas une sorte de lopette en costume avec des crocs. Sans doute que Fiora était de mauvaise foi, mais les vampires en général la décevait. Personne ou presque n'avait la même vision chaotique et noire du monde comme elle. Même que tout récemment, la nouvelle impératrice des vampires désirait faire la "Paix"... Vraiment, comment voulez-vous continuer d'avoir un esprit patriotique avec une chef comme cela. Les vampires n'étaient pas mieux que des humains ou des elfes, pas mieux que leur propre nourriture... La belle ironie. Et les humains sont au même niveau que leur vache et leur poulet ? Elle en doutait.

Bref, avec tout ça... Pourquoi Fiora serait-elle dehors sous cette température ? En fait, c'est justement dû à la température qu'elle était sortie. Les vampires étaient plus rares lors de température un peu capricieuse et il n'était pas rare que des elfes ou humains en abusent pour s’infiltrer dans les terres. Quoi de mieux alors ? Plus de chance de croiser des humains et moins de chance de tomber sur des vampires ? Une belle théorie faut-il avouer. Portant comme a son habitude seulement qu'un soutien gorge ainsi qu'une minijupe... Il faut dire que surtout présentement, porter le moins de vêtements possible restait un avantage. Une sorte de douche forcée si l'on peut dire. Puis contrairement aux autres, Fiora n'était pas une ces petites natures. Elle aimait le monde dans sa plus parfaite laideur et d'une grande hostilité comprise. Ce temps lui était pour elle plaisant, comme pourrait l'être une pathétique journée ensoleillée pour un humain. L'opposé direct était son cas à elle.

Marchant en forêt, il faut avouer qu'elle n'avait pas un but en particulier sinon l'emmerde. Le manoir d’où elle venait devenait rapidement répétitif à voir après ces centaines d'années à y vivre. Au moins, la nature avait l'avantage de changer jour après jour. Elle n'espérait pas véritablement y retrouver une notion de "plaisir" mais seulement éviter de trop réfléchir au fait qu'elle s'emmerdait. Car oui, pour cette vampire... Pire que la solitude, l'emmerde lui était une malédiction atroce. Elle avait ainsi décidé de sauter à l'eau toute vêtue dans la rivière. La couleur rouge sang était presque un fantasme devenu réalité pour un vampire après tout. Tous les jeunes vampires ont dû au moins une fois sauter dans la rivière pour la boire. Pour réaliser que ce n'était que de l'eau, un grand dommage. Un peu comme un fumeur qui fumerait une fausse cigarette (Remarque hrp), l'on fait semblant, mais cela ne règle en rien l'envie.

Ainsi, elle se laissa guider sur le dos par le faible courant de la rivière. Un transport gratuit et l'impression de baigner dans le sang... En plus à la pluie battante... Oh sans doute qu'elle devait être folle. Mais elle avait près de 250ans maintenant, vraiment parfois c'est dans les actes les plus étranges et nouveaux que l'on peut retrouver un petit gain de plaisir. Tourner autour des mêmes routines et habitudes avait la tendance à être redondante. Autant alors misé sur l'originalité voire même la folie... Qui avait l'avantage d'être un minimum divertissant...
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Dante McAllister
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MessageSujet: Re: Un temps... Hostile ? [En cours]   Dim 21 Juil 2013 - 22:34

Tiraillé par une froideur sans pareil, le vampire somnolait à l'arrière d'une charrette. Cette dernière cahotait rarement, la route était exempte d'irrégularités. Les bureaucrates vampiriques faisaient bien leur travail. Dante avait décidé de prendre un peu de temps dans le sien, de travail, car il avait besoin de se laisser aller et de flâner. Une cigarette aux lèvres, ses mèches argentées qui retombaient insolemment sur son front, le vieux vampire se laissait bercer par le croassement des corbeaux. La cacophonie qu'ils généraient se mariait parfaitement avec les bruissements inquiétants des feuilles, le crissement des branches qui craquent, le souffle vindicatif du vent – on pourrait jurer qu'il cherchait à se venger des arbres en essayant de les déraciner. La Nature était une femme indomptable, égoïste, sournoise parfois même cruelle. Une femme en somme. Ce soir là particulièrement, elle ne voulut pas accorder de répit aux vampires. Alors que les autres races pouvaient jouir d'un repos mérité, les vampires, eux, devaient affronter le début de leur journée dans un froid chaotique. La mort elle même, lorsqu'elle avait glissé Dante entre ses bras, ne fut pas glaciale à ce point. Le vampire maugréa et étouffa quelques jurons dans sa barbe. La pluie commençait.

Toujours étendu de tout son long dans la charrette, il ressenti les premières gouttes contre son visage. Il releva tranquillement la tête pour apercevoir des nuages noires qui tournoyaient au-dessus de sa position. Tout d'abord, ce fut une légère bruine. Malgré ce crachin, froid et désagréable, les chevaux continuaient à avancer sans cesser de renâcler pour autant. Le vieux vampire n'interrompit pas son activité favorite, bien qu'à présent inutile dans son cas, à savoir fumer. Une nuée blanche, fine mais opaque, se dégageait de ses narines par salves répétées. Tout doucement, il se mit à oublier l'instant présent. Il oublia la froideur de l'eau qui s'écoulait le long de ses joues et de ses membres, transis de froid. Il oublia la position inconfortable dans laquelle il voyagea. Il oublia l'odeur désagréable du bois humide sur lequel il gisait. Il oublia également le chant des charognards et des feuilles mortes. Son esprit, vagabond, s'extirpa hors de son enveloppe charnelle pour visiter un passé idyllique. Il se souvenait de senteurs inédites, de beautés exceptionnelles, de merveilles extraordinaire. Un sentiment ineffable lui procurait une sensation délicate, apaisant ses craintes. Une douceur, maintes fois recherchée, se diffusait dans sa poitrine. Le vampire était heureux. Il rêvait. Devant lui se présentait une forêt aujourd'hui inexistante, une forêt qui datait d'avant la Grande Guerre. Il revoyait ces créatures majestueuses, des elfes, parés de couleurs qui réchauffaient le cœur et adoucissaient les mœurs en ces temps troublés. Les yeux du vampire se posèrent sur une femme particulièrement belle. Bien que sa chevelure soit sombre comme les ténèbres, son visage rayonnant parvenait à la rendre chaleureuse. Son teint pâle, sa peau de pêche, ses grands yeux verts. Dante pourrait la décrire encore et encore.

- Cymoril marmonna-t-il d'un seul trait.

Il y avait là les paroles d'un homme endormi. Plongeons nous à nouveau dans ce rêve. Cette femme, qui répondait au doux prénom de Cymoril, était vêtue d'une tunique elfique qui prenait naissance sur de frêles épaules pour continuer d'enrober un corps divinement façonné jusqu'à de blanches chevilles qui, elles, étaient presque recouvertes par des ballerines écrues. Débutèrent les réjouissances. La nuit tomba, elle était bien plus douce que ce que l'on vivait actuellement. Des lucioles et des plantes verdâtres inconnues éclairaient la forêt. Une voix mélodieuse, en parfaite harmonie avec la forêt, s'immisça subtilement dans le décor. Elle chantait. Pas comme vous et moi chantons. Elle chantait comme chantent les divinités. Les elfes, les humains, les nains, honnêtes gens et brigands, ils venaient tous pour entendre ce cantique. Les animaux se rameutaient. Le vent cessa de faire siffler les feuilles. Les arbres donnaient même l'impression de se pencher pour pouvoir écouter. Cette nuit là, Dante ne l'oublia pas. Il n'oublia jamais les jours passés auprès de ce clan elfique. Néanmoins, c'était un rêve. La voix de Cymoril s'altéra, les animaux fuirent et des nuages noires assombrirent le ciel. Le tonnerre gronda, le vieux vampire sursauta. Sa cigarette consumée lui brûlait la main et ce ne serait pas surprenant qu'un mince filet de bave perle au bord de ses lèvres. Encore bredouille, l'homme à la chevelure d'albâtre reprit rapidement son aplomb lorsque le conducteur lui demanda si tout allait bien derrière. Il soupira lorsqu'il comprit qu'il s'était assoupi. Il jura avec férocité lorsqu'il se rendit enfin compte que le sympathique crachin était devenu un orage. Une pluie torrentielle s'abattait sur le bord de la rivière de sang. Cette dernière n'en perdit pas pour autant sa teinte rouge. Le vampire l'observait en silence, laissant l'eau s'infiltrer dans ses vêtements et par tout les pores de sa peau. Il n'avait pas vraiment le choix. Le vieux vampire haussa un sourcil, son regard venait de croiser un corps à la dérive. Un vampire, à n'en pas douter, qui avait revêtu l'apparence d'une chétive jeune femme. Sans demander son reste, le vampire bondit hors du chariot et se mit alors en marche, au bord d'une rivière rouge sang.

«Le boucher de la Rivière de Sang». C'est ainsi que beaucoup le nommaient. Cette guerre fut un véritable carnage. Il n'y avait pas de guerre juste, Dante le savait bien. Mais qu'une seule mort en déclenche autant d'autre … Le vampire soupira et releva de nouveau les yeux vers la sang-froid. Elle semblait se délecter de ce moment, elle ne l'avait pas encore remarqué et lui même ne semblait pas vouloir être remarqué jusqu'à ce moment précis : le vampire saisit un caillou au sol puis le jeta sans ménagement dans l'eau, à côté de la tête de la vampire.

- Raté dit-il avec une voix assez forte pour qu'elle l'entende

Ce lancer apparemment raté était en fait une réussite. En plus d'attirer son attention, Dante venait d'éclabousser le visage de la jeune femme. Alors oui, il pleuvait déjà, mais ce n'est jamais agréable d'être ainsi surpris. Le vieux vampire, dont le long manteau pourpre était imbibé d'eau, continua sa marche d'un pas soutenu pour rester à son niveau jusqu'à ce qu'elle daigne sortir de l'eau. Ou peut-être voulait-elle que la conversation se poursuive ainsi ? Il se peut même qu'elle soit morte et que le vieux vampire ait perdu son temps. Dante n'allait pas tarder à l'apprendre.

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Dernière édition par Dante McAllister le Ven 2 Aoû 2013 - 14:23, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Un temps... Hostile ? [En cours]   Jeu 25 Juil 2013 - 0:14

Il faisait nuit, et il pleuvait des cordes. Sous un arbre, près de la Rivière de Sang, un être était allongé, exaltant de satisfaction. Repus d'un repas à base de sang frais d'une jeune femme la nuit passée, Tallonkai souriait encore des circonstances du repas qu'il venait d'ingurgiter. C'était aux portes d'Oryenna, non loin d'une ferme tenue par un brave homme, aimant avec sa famille et aimé par ces derniers. Sa femme était une commerçante, dont les produits s'arrachaient jusqu'à la capitale, tant ils étaient reconnus pour leur fraîcheur. Ils avaient deux enfants, un jeune fils, d'à peine cinq ans, ainsi qu'une fille de dix-sept ans. Comment savait-il tout ça ? Mais parce qu'il était un vampire voyons, et qu'en plus de cela, il était intelligent, ce qui sont deux qualités qui, une fois ensemble, forment un être terriblement dangereux et efficace.

Tallonkai campait depuis deux jours dans un vieux cabanon de bois recouvert de mousse, loin en retrait de la ferme. Il paraissait abandonné depuis au moins deux générations, ce qui en faisait une cachette idéale. Et son intuition avait vu juste car il put se reposer pendant les dures journées à l'abri de ce maudit soleil sans être dérangé par des visiteurs incongrus, ou au moins jusqu'à ce soir là. Le vampire avait soif, et cette dernière le tenaillait depuis plusieurs jours déjà, au point qu'il s'apprêtait à l'assouvir. Le soleil venait de disparaître derrière la colline qui faisait frontière entre le royaume des humains et celui des vampires, vers le Nord d'Ephaëlya, quand soudain, il entendit des bruits de pas s'approcher de l'endroit où il se trouvait. Il entendit également une respiration saccadée, ponctuée de ce qui ressemblait à des pleurs. Un sourire se dessina alors sur les lèvres de Tallonkai, qui savait exactement comment allait se dérouler la soirée.

La porte s'ouvrit et une jeune fille vêtue de noir, aux beaux cheveux violets foncé entra dans le cabanon, des larmes coulant sur ses joues roses. Quand elle vit le vampire, elle fit un bond en arrière, le visage mu en une expression de pure terreur. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit, même alors que Tallonkai s'approchait doucement d'elle, ni même quand il posa sa main glacée sur son épaule brûlante. Ce contact fit presque frissonner le vampire. La jeune fille s'assit alors, toujours effrayé et dit en bégayant :

-Vous ... vous êtes le prince charmant qui vient me sauver c'est ça ?

Qu'elle était naïve cette petite ! Il acquiesça doucement en souriant, une lueur sanguine dans les yeux, alors qu'elle se blottissait en pleurant dans ses bras. Le vampire lui releva doucement le visage avec sa main et l'embrassa doucement. Les larmes de la jeune fille cessèrent instantanément et elle lui rendit lentement son étreinte, tout en l'embrassant plus passionnément. Il descendit doucement ses main vers le bas de son dos, comme attiré par le corps si doux de la jeune femme, et embrassa le cou de la jeune fille. Oh comme elle devait être délicieuse. Elle commençait de se déshabiller, prise d'un désir funeste envers la créature de la nuit. Tallonkai avait presque envie de découvrir plus profondément son corps ... Mais il se retint au dernier moment et planta violemment ses crocs dans la gorge dénudée. L'humaine hoqueta de douleur, mais n'essaya pas de se débattre, convaincue que c'était ainsi que l'on allait l'arracher à son existence monotone de fille de fermier. Mais non, le vampire la vida jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'elle tombe raide morte, à moitié nue sur les planches recouvertes de mousses et de toiles d'araignées. S'essuyant la bouche d'un revers de la main, le buveur de sang déclara au cadavre :

-Crois moi, je t'épargne de longues années de souffrance et d'agonie, dans tous les cas.

Se pourléchant les babines, mais n'ayant plus tellement soif, Tallonkai retourna donc en direction de Mavrèah, satisfait de lui-même. Il marcha toute la nuit jusqu'à arriver au bord de la fameuse Rivière de Sang, réputée  pour sa couleur sanglante. Le vampire pouvait presque renifler une odeur métallique dans l'air. Il s'allongea alors dans un creux sous un arbre à l'abri du vent et du soleil, bien que d'épais nuages recouvraient le ciel au moment de l'aube, et finit par s'endormir. Il se réveilla peu après le crépuscule, alors que quelques gouttes commençaient à tomber.

Voilà ses souvenirs des dernières journées. Il entendit alors non loin de lui deux voix, qui semblaient aussi différentes que pouvaient l'être un homme et une femme. Curieux, il s'approcha et remarqua deux vampires au bord de l'eau. C'est sans un bruit qu'il s'avança dans leur direction et s'assit pour mieux les observer, tout en restant bien visible pour eux, un large sourire sur sa bouche d'où perlait une goutte de nectar écarlate.
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MessageSujet: Re: Un temps... Hostile ? [En cours]   Jeu 25 Juil 2013 - 2:25


À se laisser ainsi flotter sur le dessus de la rivière de sang, il faut avouer, elle avait le sentiment d'être dans les veines mêmes du monde. Comme si ce monde n'était qu'un corps géant et ceci l'intérieur de son corps. Une vision un peu grotesque des choses sans doute, mais allons, une rivière de cette couleur avait quoi faire rêver n'importe quel vampire après tout. Les yeux fermés, elle ne réfléchissait a rien, sinon qu'au sang en lui même. L'ironie était sans doute qu'elle n'avait pas soif, mais pour ce comparer a un humain : Faut-il avoir faim pour penser a de la nourriture ? La plupart diront que oui, et d'autres un peu plus glouton diront que non. Fiora faisait partie de cette catégorie. Elle n'avait pas besoin d'avoir soif pour faire saigner une victime.... Parfois seulement pour ce divertir, d'autre fois seulement s'en faire un réel bain de sang... À l'inverse de cette rivière qui n'avait qu'un léger arrière-gout de cadavre, rien de très frais en sommes. Elle se considérait comme un vampire qui aimait sa nature et qui ne luttait jamais contre. Elle embrassait ses envies de sang sans aucune honte, se fichant bien d'avoir l'air complètement folle et diabolique. Complètement contrôlée par ses envies et ses désirs.

Mais c'est alors qu'une chose tomba à côté d'elle. Faisant non seulement un bruit qui la dérangea, mais aussi qui venu lui envoyer une vague d'eau sur le visage. L'on avait ainsi osé perturber son doux repos de vampire ?! Certes elle avait des méthodes peu communes pour se reposer, mais c'était bien là la raison de sa présence ici. Ce redressant, nageant dans la rivière pour ce garder la tête hors de l'eau. Il y avait un homme non loin qui marchait sur la terre ferme, la suivant alors qu'elle dérivait. Mais il avait de l'audace tout de même ! Elle aurait souhaité voir un humain brave sauter à l'eau pour la secourir, mais plutôt c'était un vampire qui était sans doute curieux de savoir si elle était morte. Pas du tout dans ses plans quoi. Elle nagea donc vers la rive, sortant de l'eau bien sûr toute trempée... La rivière avait l'avantage d'être chaude contrairement à la pluie et l'air ambiant. Elle put ressentir dès sa sortie qu'il faisait plutôt frais. Heureusement qu'elle ne pouvait pas attraper froid, elle en aurait été malade de façon assurée. Mais bon après... Son corps était celui d'un vampire déjà mort depuis sa naissance. Elle était glacée, mais ne grelotait pas d'un poil. Elle avait déjà connu pire, et du moment ou son coeur continuait a battre elle ce fichait bien du reste. Fiora était très peu vêtue, mais il était à noter qu'avec tout les cheveux humides qu'elle avait... Sa longue chevelure brune au reflet violet lui collait à la peau... Masquant une grande partie de son corps.

"Comme ça, l'on joue les malins ?"

En fait, Fiora ne lui en voulait pas véritablement. Mais elle n'appréciait personne, véritablement personne. Le dévisageant de ses yeux rouges luisants, montrant les crocs avec envie... Un peu pour être menaçante et séduisante. Devait-elle montrer sa réelle personnalité tout de suite ? En fait non, elle avait enfin trouvé une personne avec qui s'amuser, elle n'allait pas s'exploser tout de suite ses chances de rendre sa soirée amusante. Plutôt, elle croisa les bras et fit comme n'importe quelle femme humaine sans doute dans cette situation.

"Aller passe moi ton manteau avant que je meure de froid par ta faute."

Bah ouais, c'était elle qui était dans la rivière, mais il était tout de même le fautif. Mais il faut dire qu'il y avait un peu de vrai, toute trempée ainsi, il faisait vraiment froid... Surtout avec ce vent et ses cheveux complètement tremper qui prendraient sans doute plusieurs heures à sécher. La vérité était qu'elle ne vivait pas très loin d'ici, rentrer chez elle lui aurait pris une 10aines minutes de course. Rien n'était très alarmant quoi. Elle voulait juste se donner une raison qu'il reste un peu avec elle, et prendre son manteau était une excellente façon d'éviter qu'il ne fuie dès la première occasion. Par ailleurs, elle put sentir non loin l'odeur d'un autre vampire. Sans doute ils étaient observés... Mais pour quelle raison ? Qui sait... Mais cela s'annonçait dans tout les cas intéressants...
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MessageSujet: Re: Un temps... Hostile ? [En cours]   Jeu 1 Aoû 2013 - 1:48

Du coin de l’œil, le vieux vampire jeta un regard mauvais dans la direction de celui qui les épiait. Il était bien en évidence et ne cherchait pas à se à dissimuler. Le vampire le toisa une demi-seconde, quelque chose qui pouvait sembler imperceptible néanmoins ce regard hautain était fort irritable. C'était l'une des activités favorites de Dante, se montrer condescendant avec les inconnus. Le gargouillis perturbé de l'eau alerta le mercenaire. Avec une mollesse non feinte il tourna la tête pour poser son regard, bleu comme un ciel dégagé, vers la femme qu'il avait provoqué un peu plus tôt. Sans prêter attention à la question rhétorique de la sang-froid, le vampire s'accroupit et se mit à scruter le sol attentivement. Les rides sur son front montraient l'intensité de sa réflexion. En effet le vampire à la chevelure d'albâtre jaugeait les cailloux potentiellement jetables, il les évaluait au poids et à la forme, les faisant voler au-dessus du creux de sa main pour tester leur aérodynamisme. Il mimait ensuite des lancers de cailloux en direction de la rivière de sang tout en continuant à faire semblant d'ignorer la femme qui se tenait à présent à côté de lui. Grâce à son œil expert, véritable voyeur aguerri, le vampire réussit à se faire une image très nette de la jeune femme alors qu'il donnait l'impression de pas l'avoir dans son champ de vision.

Nue. Ce serait là une description, certes un poil minimum, mais fidèle à la réalité. Elle ne portait pas grand chose sur elle. Ça n'étonnait point Dante qu'elle fasse appel à son sens de la galanterie pour qu'il lui offre gentiment de porter son manteau. Lorsque ces mots lui parvinrent à l'oreille le vampire arrêta ses gamineries un instant. Il se tourna complètement vers elle et posa un regard inexpressif au premier abord. En réalité il y avait une certaine dureté, un regard d'acier voilé d'une lueur assombrissant les teintes azurées de ses prunelles. La galanterie était, d'après Dante, la plus grande hypocrisie sociale jamais vue et partagée par autant de peuples. Comment les femmes pouvaient-elles exiger l'émancipation, l'égalité en droit avec les hommes, si elles s'acharnaient à exiger des privilèges ? Quel était le prétexte ? La situation aurait paru bien incongru si un mâle dégoulinant d'huile était sorti de l'eau pour demander son manteau à Dante. Un coup d'épée aurait vite réglé l'affaire. Cette fois le vampire se contenta de sourire, un horrible rictus qui inspirait la crainte. Ses iris bleus se promenait sur le frêle corps de l'énigmatique vampire. Ses longs cheveux floconneux aux reflets améthyste retombait en cascade de ses épaules à ses coudes, dissimulant par la même occasion une partie de sa poitrine. La chair pâle, diaphane, de la sang-froid rappelait la condition propre aux vampires : pas de soleil pour nous. Il regardait ses crocs avec insistance, haussant un sourcil, continuant à dissimuler les siens. Les yeux rouges de son interlocutrice luisaient d'une lueur semblable aux runes sanguines sur son épée. Son sourire, aussi acéré qu'une dague, n'avait pas quitté ses lèvres. Il parcourut du regard les nombreux tatouages qu'elle exhibait. Dante n'en avait pas pourtant l'idée l'avait effleuré. Il comprit plus tard que les seules marques qu'un guerrier doit porter, ce sont les cicatrices de ses combats les plus acharnés.


La jeune femme était frêle et minuscule comparée au mastodonte en manteau pourpre qui se tenait solidement sur la berge. Le sourire du vampire s'estompa progressivement pour ne laisser que ce visage sans émotion. Sa voix suave mais grave rompit le silence lorsqu'il répondit très simplement :

- Non.

Il ne comptait pas la laisser revêtir son manteau de cuir, son habit préféré. Il en avait fait l'acquisition il y a plus de 200 ans. A la sortie de la guerre, le monde était bien différent et la mode l'était également. Dante était fauché, il aurait pu tuer pour avoir un de ces manteaux de cuir bouilli qu'on s'arrachait dans les plus grandes boutiques de la cité de l'Aurore. C'est ce qu'il fit. Une fois repu du sang du boutiquier, le vampire enfila un manteau pourpre et ne le quitta plus jamais. Ils avaient traversé les épreuves les plus dangereuses ensembles, combattus monstres et hommes, visités les endroits les plus reculés, les plus grandioses, les plus secrets de ce monde. Chaque coutures, chaque trace, chaque léger accroc racontait sa petite histoire. Le manteau était à l'image de son acquéreur : ancien, pimpant, indémodable mais profondément abîmé.  Dante reprit rapidement la parole sans laisser le temps à son interlocutrice de répondre quoi que ce soit :

- Non je ne vais pas vous laisser mon manteau. Et vous allez mourir de froid, par ma faute dit-il alors qu'un léger rire sardonique agitait ses lèvres. Vous devriez demander à votre ami. Tiens, vous ne le connaissez pas ?

En effet le regard de la jeune femme indiquait qu'elle ne voyait pas de qui il parlait tandis qu'il pointait insolemment du doigt le vampire qui les observait, toujours à l'écart. Dante se mit à sourire avec arrogance avant de se rapprocher de la sang-froid. Ses larges épaules englobaient entièrement le corps de la jeune femme tandis qu'il se penchait vers elle pour lui murmurer quelques mots à l'oreille en prenant soin de masquer ses lèvres. Il ne tenait pas à ce que leur « ami » ne lise sur ses lèvres ou puisse déceler les paroles du vampire. Son ouïe devait être fine comme celle de tous les vampires mais à cette distance et avec la faible puissance de la voix de Dante, aucune chance qu'il est entendu de quoi il en retournait. Le vampire s'approcha doucement de la fine oreille de cette inconnue. Il humait les senteurs de sa peau, un délicat parfum de citrons mûrs, d'amandes, d'agrumes très sucrés. Le vampire quant à lui dégageait toujours cette odeur de cèdre, de musc et de tabac froid. Il lui chuchota alors à l'oreille :

- Que diriez-vous d'aller nous amuser aux dépens de cet inconnu ? Dites lui que vous mourrez d'envie de vous faire mordre, que rien ne serait plus excitant que d'être mordue sous une pluie battante … ne vous en faite pas, une fois la mise en scène prête je prendrai le relais. Ah et moi, c'est Dante.

Le vampire sourit de plus belle en voyant le plan ingénieux qui venait de se dresser dans sa tête. Il avait un don pour déclencher de l'inimitié chez les gens qu'il rencontrait car peu pouvaient saisir l'étendu de son excentricité. Il se demandait à présent si la vampire à l'apparence de jouvencelle allait se présenter puis accepter son offre ou simplement la décliner. Elle ne perdait rien à dire oui, c'était une bonne façon de tuer le temps. Au pire le vampire improviserait pour s'occuper.

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