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 Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]

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MessageSujet: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Dim 18 Aoû 2013 - 22:50




Cela fait plusieurs heures que le général galope à travers les routes avec une louve sur les épaules. La fatigue qu'elle avait accumulé, elle dormait à point fermé, même avec les différentes secousses, rien à faire. On pourrait croire qu'elle était morte, mais le général pouvait sentir son pouls au creux de son oreille. Enfin, ça l'arrange qu'elle soit inerte, il doute que ca soit passé comme ça si elle était réveillé. Il ne faut pas oublié que c'était un loup et que c'est un prédateur, bien que celle-ci n'avait pas l'air bien méchante, elle aurait pu avaler le papy en moins de temps qu'il n'en faut.

Il arrive par les portes massive de la Cité, les gardes le regardèrent avec de grand yeux en ce demandant ce qu'il avait sur les épaules. Une nouvelle  écharpe ? Cela semble plus gros tout de même, bien que la louve avait un poids plume pour lui. Il arrive à la fin de son périple, le château de l'Aurore, sa maison. Évidemment, il se fit accueillir par son conseiller qui avait la même question que les autres personnes l'entourant, qu'est-ce qu'il avait sur le dos.

C'est enfin après avoir mis un pied à terre qu'ils s’aperçurent tous que c'était un loup au pelage rouge. Tous reculèrent d'un pas, il était invraisemblable pour eux qu'un loup est cette fourrure de cette couleur, c'était un signe que cataclysme, une signe des divins ! Cette peur le consterna et roule des yeux avant de soupirer, les hommes étaient pour lui, trop croyant à ce genre de bêtise.

Seule le conseiller ne se démonte pas et s'avance vers le général qui commença à ce mouvoir vers le château alors que les gardes s’écartent tous de son chemin, ayant trop peur de la louve.


«-Mon Général … Vous avez été à la chasse ?
-Bien sûr que non … Je n'ai pas le temps de faire de battue de ce genre … Convoque le meilleur médecin et vois ce qu'il peut faire pour soigner cette louve
-Mais …
-Et pas de question … Je te retrouve à l’infirmerie et hâtes toi. »


A grande enjambé, Valarhän creuse l’écart en laissant son conseiller sur place et s'en alla trouver ce qu'il avait demandé. Il avait maintenant l'habitude des caprice du général, il n'était plus à ça près. Le général continue sa course vers la dite pièce et déposa enfin le corps de la louve sur un lit. Le garrot qu'il avait fait sur le chemin a été plutôt utile pour que le sang ne s'échappe pas en cascade, le bout de tissu qu'il avait utilisé était maintenant gorgé de sang. Il ne reste plus que le médecin qui ne tarda pas rentrer dans la salle.

Décidément, Nyïm est rapide lorsqu'il s'agissait de répondre au caprice du Général. Le médecin s'exclama alors.


«-Alors, où est ce patient spécial ? »

Valarhän lui montre alors le lit où la louve ne bougeait pas d'un centimètre, le guérisseur reste stoïquement un moment en voyant ce qu'il l'attendait puis s'approcha.

« Vous alors, mon Général, vous avez le don de me faire des surprises … Voyons ça. »

L'homme était légèrement âgé, pas aussi vieux que papy Raymond mais il avait atteint une certaine sagesse. Cela fait un moment qu'il pratique au château, il a même soigné Valarhän lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Il fallait dire, il s’entraînait rudement, même un peu trop pour son corps frêle corps.

Toujours est-il, le médecin retira la flèche avec la plus grande minutie, sans omettre la pointe en acier, la louve eut quelques soubresauts pendant l'extraction, mais tout se passa bien. Pendant que le médecin bandait la cuisse de la louve, le général se tourne vers son conseiller qui regardait la scène.


«-Nyïm … Il y a un vieil homme qui habite entre le lac de l'aube et la forêt du crépuscule, il se prénomme, Raymond il me semble … Envoie lui cinquante pièces d'or.»

Le conseiller soupirant mais ne souhaite pas recevoir d’explication quant à son geste. Le médecin finit enfin son travail et s'en alla avec le conseiller. Valarhän resta au chevet de la louve et préfère attendre son réveil pour éviter toute panique.  


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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Lun 19 Aoû 2013 - 0:19




« L'animal même sauvage, quand on le tient enfermé, oublie son courage. »
de Tacite


Laurianna ne bougea pas s’appliquant à rester éveillé, sa vision se troubla, son ouïe et  son odorat ne tardèrent pas eux non plus à lâcher. Son fin museau tomba sur le sol encore humide de la forêt, laissant son corps inerte en proie aux deux hommes. Sans se douter une seconde de la scène qui se jouait sous sa truffe, l’esprit de la louve vagabonda dans des souvenirs anciens et particulièrement joyeux. Les yeux clos, Laurianna se remémorait sa vie de petite louve, ses échanges avec sa mère et pour terminer sa vie avec son père. Ses pattes bougeaient légèrement aux rythmes de ses souvenirs, et de très léger couinement s’échappaient de sa fine gueule.

Après un long moment d’inconscience les yeux marron/vert de la rouquine finirent par s’ouvrir lentement, tout d’abord flou elle ne perçut pas immédiatement le changement  de lieu. Alors que ses iris commençaient à s’habituer à l’éclairage et après plusieurs clignement de cils, l’animal ne put cacher sa surprise face à cette pièce remplit d’objet complètement inconnu. Brusquement elle recula, chutant du lit, donnant à sa patte emballé un nouveau choc qui la fit couiner. Reculant jusqu’à retrouver son postérieur contre un mur, elle observa enfin les lieux, sans s’apercevoir immédiatement de la présence du général. Humant l’air, la rouquine eut d’abord l’impression d’être proche d’une source d’eau contaminé ou proche d’un cadavre en décomposition, cherchant du regard un indice et ne voyant rien qui pourrait lui donner raison, elle laissa échapper un soupire. Reniflant les objets proches d’elle, Laurianna laissa sortir une sorte d’éternuement avant de secouer le museau de gauche à droite, l’odeur des meubles semblaient acides et n’étaient absolument pas agréable.

Son attention se porta par la suite sur la chose blanche et plutôt douce qui entourait une de ses cuisses, se souvenant de la douleur et de l’impact de la flèche, elle fit des yeux ronds avant de lécher le tout avec soin. La lycanthrope ignorait tous des coutumes et des soins humains, mais quelque chose lui disait que le tissu n’était pas là pour rien et qu’il était bon pour elle, ce qui l’empêcha de l’arracher –pour l’instant-. Doucement et tout aussi lentement elle fit quelques pas en avant, jusqu’à se retrouver au milieu de la pièce, ou des mouvements brusques de sa queue fut tomber des éléments positionnés sur des hauteurs. Sursautant, elle se retourna avant de venir renifler le ciseau et la plume sur le sol, elle tenta de les mordiller avant de le relâcher en déposant au passage une magnifique boule de poil. Poursuivant sa démarche en laissant son postérieur rouler de droite à gauche, elle finit par remarquer l’humain qui ne bougeait pas d’un millimètre.

Se remémorant la scène de papy raymond, une panique prit l’animal qui se mit à grogner en montrant les dents avant de reculer jusqu’à rentrer en collision avec la porte. Sursautant encore, Laurianna finit par gémir en grattant le sol dans l’espoir que ce qui la retenait prisonnière de ce lieu s’ouvre, ce qui n’arriva jamais. Le souffle rapide et les battements cardiaque s’accélèrent la jeune louve ne quittait pas l’homme du regard, particulièrement craintive elle restait sur ses gardes et se préparait psychologiquement à endurer des douleurs physiques qui n’arrivèrent jamais.  Intrigué par un comportement si calme, elle finit par faire un pas vers lui, penchant la tête sur le côté et gardant les oreilles relevés –signe qu’elle commençait à se détendre-, remontant le museau vers le bipède et humant l’air, Laurianna cherchait à retrouver une odeur connue. Après plusieurs minutes de contemplation silencieuse, la louve finit par s’approcher encore d’un pas jusqu’à pouvoir poser sa truffe sur un vêtement du dirigeant. Reniflant encore, elle finit par éternuer une nouvelle, se surprenant elle-même elle recula de nouveau, laissant échapper de lécher couinement. Ne percevant aucune réponse du même type, elle re-pencha la tête sur le côté avant de tenter une nouvelle approche, différente.

Faisant quelque pas sur la gauche en longeant les murs, l’animal fit habilement le tour en boitant légèrement pour finalement arriver jusqu’au lit, n’arrivant pas à monter dessus suite à sa douleur à la patte elle grogna avant de se résoudre à revenir par le même chemin. Plus sure d’elle, elle renifla le général un peu partout, avant de regarder la porte qui ne s’ouvrait toujours pas. Soupirant l’animal comprit qu’elle était coincé avec cette chose à deux pattes et qu’elle allait devoir tenter de communiquer, ce qui admettons-le était très loin d’être sa priorité. Elle avança jusqu’au milieu de la pièce, prenant le soin de rester dos au général avant de s’installer sur le sol, la fraîcheur de celui-ci la détendit un peu. Dans cette position, Laurianna voulait montrer à son détenteur qu’elle n’était pas prête lui faire de faveur et en lui offrant la vue de son postérieur elle espérait lui faire comprendre qu’elle boudait.

Alors qu’elle reniflait le sol avec intérêt afin de mémoriser l’odeur, son museau revint jusqu’au bandage qui en y réfléchissant l’agaçait.  Plantant deux crocs dans celui-ci elle commença à tirer doucement dessus, défaisant facilement la moitié de la protection. Ce fut le bruit de son estomac qui lâcha un  grognement qui la fit stopper dans son occupation. Revenant à la réalité elle laissa échapper un nouveau soupire, Laurianna observa du coin de l’œil l’humain dont la forme humaine lui rappelait la carrure de son père, elle déposa sa tête sur le sol laissant sortir d’entre ses dents un long gémissement. Elle était seule, prisonnière d’un lieu inconnu, avec un homme inconnu dont elle ignorait les intentions et pire encore, elle était parfaitement calme, beaucoup plus inquiète de savoir comment trouver de la nourriture.

Ne cherchant pas à communiquer l’animal ne paraissait pas si farouche que ça, tous ses gestes laissaient présager qu’elle était une louve calme et réfléchis  malgré la situation, Laurianna n'était carrément pas sauvage. Ses yeux détaillaient avec intérêt chaque élément de la pièce, cherchant des réponses à ses questions. Tout en réfléchissant à comment elle s’était retrouvé ici, la jeune femme gardait un œil légèrement inquiet vers le bipède dont elle ignorait tout. Ses prunelles devaient très certainement elles, trahirent l’inquiétude qui petit à petit gagnait la louve.



Dernière édition par Laurianna Machy le Mer 21 Aoû 2013 - 22:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Mer 21 Aoû 2013 - 21:02



Les minutes passèrent étrangement vite. Même le Général se surprit d'être resté aussi longtemps sans rien faire, mais la vue de se pelage lui faisait oublié ses priorités en tant que Monarque. Finalement, la louve à la fourrure rouge feu finit par ouvrir les yeux après un long moment d'inconscience. Valahrän était prêt à s'attendre à n'importe quelle réaction de la part de l'animal.

La légère surprise que la louve eu, l'a fit tomber du lit dans un petit couinement. Le général eu une mimique en pensant que cela devait faire mal, mais la louve se remit sur pied rapidement. Elle resta plusieurs minutes à regarder où elle était calme, ce qui était des plus étranges, enfin, pour lui, un animal sauvage serait paniqué dans cette situation.

Le Général continua son observation silencieuse, il semble qu'elle n'a pas encore remarqué la présence de l'homme. Elle continua son exploration jusqu'au le remarquer enfin. La première réaction fut tout d'abord la méfiance, un grognement sorti d'abord de sa gueule, les babines retroussées. Cependant, Valarhän resta impassible, ne dégageant aucune mauvaises intentions, au contraire. Il resta calme, posé et toujours aussi attentif face à la louve. Quelques minutes plus tard, après une inspection visuelle réciproque, la bête captive décide de faire le premier pas vers lui, ce qui soutira un sourire sur les lèvres du général.

Elle commença par renifler un vêtement  mais éternuement aussitôt la faisant reculer de quelques pas. Il rigola intérieurement face à sa surprise qu'elle s'était faite toute seule. Les animaux ont vraiment des réactions étranges mais vraiment fascinantes pensa-t-il.

La louve ne se démonte pas et tente une seconde approche plus … Distante. Elle longe le mur et tourne autour de lui pour une inspection intégrale. Il se laissa faire, il préfère ne faire aucun geste brusque pour éviter de faire paniquer la pauvre bête qui en avait marre d'être ici.

Après une tentative d'aller sur le lit, elle décide de rebrousser chemin et de revenir au centre de la pièce pour finalement contempler la porte qui était fermée. Il attendit qu'elle fasse quelque chose, mais on dirait que son manège avait pris fin. Il avait entendu le léger grognement qui était sorti de son ventre cette fois-ci. Vu son poids, elle devait être en sous-alimentation.

Il décide de bouger, aux mouvements lent et calme. Il se dirige vers la louve et s’accroupit en gardant tout de même un appuie sur son genou droit. Il regarda la mine de la louve qui semblait abattue.


«-On pourrait croire que tu es l'animal la plus triste d'Ephaelya.»

Il était tenté de passer sa main sur sa fourrure mais il se ravise. Il n'aimerait pas la perdre en une morsure. Il se reléve et contourne l'animal pour aller cette fois vers la porte. Il toqua à la porte puis il dit.

«-Nyïm …. Je sais que vous êtes là … Je sais qu'il est tard, mais si vous avez un morceau de viande, cela me serait utile.»


Il n'eut aucune réponse, mais les pas dans le couloir lui indique qu'il était bien là, derrière la porte. Après une attente assez conséquente, on toqua à nouveau à la porte, Nyïm avait rapporté ce qu'il avait demandé, un morceau de gibier relativement important. Le conseiller donna le morceau en entrouvrant doucement la porte avant de la refermer aussitôt pour éviter qu'elle ne s'échappe et qu'elle se fasse tue par la garde. Il donna le présent juste devant le museau de Laurianna.

«-Voila … Mange à ta faim.»

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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Jeu 22 Aoû 2013 - 0:19



" Le passé cogne en moi comme un second cœur "
John Banville

Laurianna ne bougeait pas, plus ou moins confortablement installé sur le sol, elle humait nerveusement l’air. Que faisait-elle ici, comment était-elle arrivé là, qu’allait-il faire d’elle ? Autant de question qui se bousculaient dans l’esprit de la louve tel une immense vague envahissant le sable chaud. Sans mouvement, elle donnait l’impression d’un calme redoutable, ce qui était plutôt surprenant pour un animal qui devrait être sauvage. Son ventre criait famine la sortant de ses pensées et la bulle de protection qu’elle s’était imaginé. Difficile de faire confiance à un environnement inconnu, tout comme à cet homme qui s’approchait calmement de la rouquine, relevant légèrement les babines,  elle lui indiquait qu’il ne devait pas s’approcher. Pourtant tout chez lui, laissait penser qu’il ne lui voulait aucun mal, ce regard protecteur, cette main qui s’avance mais qui finalement n’effleure pas son pelage, le bandage qu’elle s’appliquait à retirer.  Relevant les oreilles, elle laissa un léger couinement sortirent du fond de sa gorge, que devait-elle faire à présent. Une seule option s’offrait devant elle, l’échange, la découverte afin d’espérer un jour retrouver sa liberté. Sa vie ne lui importait plus, Laurianna avait tout perdu et le souvenir de la découverte de se cadavre la hantait toujours davantage. Son physique en était la preuve la plus flagrante, le poil rêche, peu entretenu, sa maigreur, les blessures sur la totalité de son pelage, le regard vide, la non crainte vis-à-vis de la mort.  Alors que l’humain restait sur le sol, genoux à terre, il finit par faire sortir un bruit de ses lèvres, dévoilant des paroles incomprises pour la lycanne ou presque. En effet, le mot «  triste » était un mot connu pour la louve et il lui semblait parfaitement approprié sur l’instant.

L’homme se releva, s’avança jusqu’à la porte avant de prononcer une phrase presque incomprise par l’animal, cependant, Laurianna mémorisa le mot viande, mot qu’elle adorait particulièrement. Des pas raisonnèrent de derrière la porte de sa prison, puis ils finirent par  disparaître dans la profondeur des lieux, après plusieurs longues minutes, les pas raisonnèrent une nouvelle fois, la porte s’entrouvrirent, faisant réagir immédiatement la louve qui se releva, mais trop tard. Devant cette porte close, elle râla intérieurement lâchant un long couinement, signe de son désespoir. Debout, mais tremblante suite à sa fatigue ses yeux restèrent fixés sur le morceau que le général tenait dans la main, il le déposa sur le sol et c’est à ce moment que la lutte reprit dans l’esprit de la louve. Son instinct animal lui ordonnait l’incitait à manger alors que son instinct légèrement humain lui, lui imposait le jeune du a sa tristesse et sa culpabilité. Cependant, il ne fut pas longtemps à la louve pour se décider puisque celle-ci dévora en un temps record l’énorme morceau, les papilles satisfaites le ventre remplis mais pas complètement, elle ne put s’empêcher de rogner l’os jusqu’à qu’il n’y est plus aucune trace.  La lycanne n’avait pas vraiment prit le temps de mâcher bien au contrairement, elle avait tout arrachés et avalé d’une traite, sans prendre le temps d’humer, ce que tout animal normal aurait fait.


Une fois son repas terminé, la jeune femme prit  dans la geule sa proie afin de venir la dissimuler sous le lit, en revenant elle secoua légèrement la queue visiblement reconnaissante. Elle était à présent certaine que le général ne lui ferait aucun mal, s’approchant à petit pas, la rouquine finit par déposer le haut de sa tête contre la main de l’humain afin de lui faire comprendre sa joie passagère. Le ventre plein, Laurianna ne savait plus trop quel comportement aborder avec lui, le calme, l’attaque, la domination ou la soumission. Sa curiosité commençait à prendre toute la place dans son esprit et c’est naturellement qu’elle prit la décision de le suivre, encore fallait-il réussir à lui faire comprendre et la lycanne n’était pas certaine de la grande capacité intellectuelle des humains… Elle décida donc d’avant de le choisir en tant qu’allié, de le tester en tant que potentiel adversaire et de voir à quel point il voulait lui faire confiance. C’est à ce moment que son comportement changea du tout au tout. De son regard et du calme qu’elle dégageait ce fut un regard agressif et un comportement nerveux qui le remplaça. Elle s’agita montra les dents, grogna fortement tout en le contournant, ses pattes arrièrent se plièrent de temps en temps, donnant l’impression qu’elle allait se jeter sur lui.

Les canines bien dévoilées, la mâchoire entrouverte, grognant avec une rage simulait, la louve testait son adversaire. Elle finit par reculer, voulant obtenir une information. Dans une meute, le chef se fait protéger coûte que coûte et le comportement de l’humain lui laissait supposer qu’il était important. Brusquement, son comportement changea encore, elle s’agita s’éloignant de lui bousculant les meubles et objets avec le peu de force qu’il lui restait, aboyant, cherchant à provoquer un raffut pas possible dont l’objectif était simple : provoquer le doute, d’un potentiel danger pour qui ne voyait pas l’intérieur de la pièce. Tout aussi soudainement, elle fonça droit sur le général, le jeu était à présent entre ses mains et les mains des autres soit il la dominait, soit elle le dominait. Mais dans tous les cas, la question principale restait celle de savoir à quel point l’intuition d’un potentiel lien, pouvait nous faire accorder une confiance aveugle en une personne ou un animal. Laurianna le savait, pour faire confiance à une personne il fallait l’avoir affronté au moins une fois et loin de souhaiter l’affrontement, elle avait choisi de jouer, de le tester, de faire naître le doute en lui. Allait-il  comprendre la situation ? Allait-elle se retrouver en mauvaise posture ? Les autres allaient-ils pénétrer et la réduire au silence ? Autant de possibilité qui la laissait sans émotion puisque au fond elle venait de trouver une personne qui allait être importante. Comment réagir à une louve qui fonce droit sur vous, comment savoir si elle souhaite simplement vous sauter dessus, ou vous imposer une souffrance sans fin.

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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Ven 23 Aoû 2013 - 0:42

Valahrän regarde sa protégé très particulière s'alimenter et vue la voracité qu'elle démontrait, elle devait avoir jeûné plusieurs jours d'affiler. Rien de tel qu'une offrande pour dissiper tout malentendu ! Les animaux ne sont pas si différent des humains finalement. Le gigot fût anéantit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, même l'os n'eut l'occasion d'y réchapper. Elle le dissimule sous un lit.

La réaction de la louve ne se fait pas attendre, un balancement de queue de gauche à droite et le général comprit qu'elle était fort contente, du moins, beaucoup plus qu’auparavant, ce qui était une bonne chose. La louve au pelage rouge/roux tenta une approche plus significative, grâce à la nourriture, il avait réussi à faire disparaître tout doute de l'esprit de l'animal. La main du général sentit doucement la douce fourrure passer juste en dessous de sa paume et lentement, il caressa le dessus de son crâne.

Néanmoins, quelque chose changea brusquement, elle se déplaça en arrière et elle se mit à grogner en posture d'attaque. Il avait déjà combattu des loups et il connaît leurs stratagèmes. Elle le défie, sans gêne. D'un sourire en coin, il retire rapidement son armure et ses gantelets. Derrière la porte, quelqu'un toqua avec acharnement, comme paniqué, c'était le conseiller qui espionnait la scène d'une oreille discrète. Il ne put rester là sans rien faire sans pour autant gâcher cette rencontre d'un nouveau genre pour le Général.


«-Mon Général ! Tout va bien ?
-Oui oui … Mais qu'on ne me dérange pas … J'ai une affaire à résoudre ...»


Il savait qu'il allait devoir vaquer à ses occupations de dirigeants dans très peu de temps et chaque instants qu'il passait ici piétinent ceux qu'il gardait pour le sommeil. Attentif fasse à la louve, il se baissa légèrement et écarta les bras lentement, se préparant au pire. Il devenait sérieux et cela se voyait dans son regard de braise. Il pouvait tricher et manipuler le feu des torchères et faire peur à la louve, cependant, il préfère rester un tant soit peu naturel et n'utiliser que son corps. Si Laurianna croyait tomber sur quelqu'un qui allait se faire dominer, elle allait tomber sur un os.

Une bataille silencieuse commence alors, ils se regardèrent intensément l'un et l'autre. Il reste littéralement stoïque face à ses menaces et finalement, c'est elle qui passe à l'attaque en lui fonçant dessus … Est-ce que la louve est prise dans la gueule du loup ? Il semblerait. Il n'esquiva pas et réceptionne l'animal qui était inerte il y a une vingtaine de minute sur le lit.

Le général chancelle et tombe finalement en arrière, il avait sous-estimé les dernières forces de Laurianna ce qui lui porte finalement préjudice, mais elle était loin de gagner cette guerre. Elle tenta de l'attaquer à coup de croc au visage, mais il ne se laissa pas faire et d'un mouvement de cou il élude les assaut jusqu'à prendre le contrôle de la gueule de la louves à l'aide de ses mains.

Elle débattait comme un beau diable, cependant, Valarhän avait encore toutes sa forces. Il immobilisa sans problème Laurianna mais sans violence. Après quelques instants, il la relâcha et attendit sa réaction. Est-ce qu'elle allait le suivre ? Est-ce qu'elle allait le considérer comme le chef ? Cela reste à voir.
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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Sam 24 Aoû 2013 - 15:13



Laurianna restait immobile, les yeux rivés sur son adversaire plutôt particulier, elle devait savoir, comprendre qui il était et ce qu’il lui voulait. Pourquoi un humain sauverait la vie d’un animal, pourquoi le nourrir, pourquoi être aussi tendre avec un être qui pourrait se retourner contre vous à tout moment. Difficile de comprendre le bipède pour cette louve au tempérament aussi chaud que la couleur de son pelage. Les pattes arrièrent tendu tout comme celle de devant la boule de poil montrait les crocs, grognait avec intensité et volonté d’un grognement plutôt simulé. Il était évident qu’elle ne souhaitait pas le blesser après tout ce qu’il avait fait pour elle, mais la louve ne pouvait lui faire confiance sans l’avoir testé au moins une fois. C’est donc après plusieurs longues minutes de guerre froide, traduite par des regards équivoquent qu’elle finit par bondir de façon étonnamment rapide au vu des circonstances et de son état physique. L’humain et la bête chutèrent ensemble sur le sol froid de la salle, arrachant un sursaut à l’animal qui ne s’y attendait pas, cherchant à la maîtriser le général se vu esquiver des coups de dents lancés de façon à ne pas trop le blessé en cas de réussite. Alors qu’elle semble avoir le dessus, la situation se retourne rapidement, la gueule maintenue par les mains du deux pattes, elle fut réduite au silence et à l’immobilité.

Doucement l’animal se calme, retenant des éternuements à cause du contact de sa truffe et de la main du dirigeant. Laurianna tenta de se dégager en passant ses pattes sur les mains du bipède mais l’effet voulu n’arriva jamais. Tirant sur ses pattes arrièrent pour reculer et se libérer, ce fut une nouvelle fois un échec. L’homme avait une force impressionnante et la faiblesse de la louve ne pouvait pas rivaliser avec lui. C’est donc après plusieurs longues minutes d’immobilisation qu’elle finit par cesser de se débattre et étonnement le général la relâcha simplement et sans aucun signe d’agressivité. S’asseyant sur le sol, la boule de poil le regarda un moment, cherchant à lire dans son esprit, ce qui était plutôt difficile plus qu’elle ignorait tous des coutumes et du mode de vie des Hommes. Laurianna abandonna l’idée d’une nouvelle attaque visiblement épuisée par tout ce qui venait de se passer. Sa blessure à la patte la lançait terriblement et c’est tout naturellement qu’elle fit une pause dans sa contemplation pour se lécher la plaie au-dessus du bandage. Une fois sa toilette de fortune achevé, elle relança un regard vers le bipède avant de se lever et de faire quelque pas vers lui, ses déplacement restaient silencieux, et un léger boitement pouvait être visible, la fatigue sans doute.

La louve ne semblait plus agressive, satisfaite de la réaction du général. Elle conservait un doute quant à sa place dans la hiérarchie mais gardait l’idée qu’il devait être important, en tout cas c’est ce que lui laissait entendre le comportement du conseillé. Une fois face à lui, elle se contenta de lui faire une léchouille sur une de ses mains, avant de se frotter tel un gros chat à son maître. Le contournant elle finit par s’installer contre lui, légèrement en boule. Entrouvrant la gueule un bâillement s’en échappa dévoilant une dentition encore parfaite pour une bête de son âge. Mais le comportement du bipède l’empêcha de s’endormir plus qu’il se releva et attendait visiblement une réaction de la part de la lycanne. Celle-ci, soupira bruyamment avant de se relever, elle n’allait pas le suivre jusqu’à la fin de sa vie, mais elle le suivrait afin de dormir confortablement dans un coin à l’abri. La rouquine avait encore à l’esprit le regard des autres deux pattes et au vu de leurs grands yeux devant son passage, elle n’était pas la bienvenu ici, il était donc évidant qu’elle allait coller le général tel une sangsue afin de survivre dans ce territoire hostile et inconnu avec l’espoir de retrouver rapidement sa liberté perdu. Comprenant qu’il allait finir par déménager de lieu, elle relâcha un profond soupire avant de retourner sous le lit récupérer son os, il était hors de question d’abandonner un futur repars à ronger en cas de petit creux, ici.

C’est donc l’os dans la gueule et fièrement qu’elle revint vers le deux pattes qui venait de se relever, celui-ci l’observait d’un regard satisfait. Pour Laurianna il était évident qu’il ne devait pas trop se satisfaire plus qu’elle était faible actuellement et qu’elle pouvait lui réserver encore bien des surprises. Mais il avait de l’assurance le deux pattes et cela plaisait à la louve, autant suivre une créature étrange plutôt forte, qu’une créature étrange faible. Elle était certaine qu’il allait être intéressant à surveiller et à analyser et en plus il lui fournissait de délicieux repas, le tout sans rien attendre en échange, que demander de plus ? Les bipèdes étaient vraiment des créatures étranges, très étranges mais ne dit-on pas que les opposes s’attirent ? La louve était en tout cas prête à beaucoup pour découvrir le monde des Humains, sans avoir l’envie d’être comme eux pour autant, sa vie d’animal lui plaisait trop pour ça, pourtant elle n’oubliait en rien la promesse qu’elle s’était faite devant le cadavre du corps de son père. Le futur devant elle semblait donc bien différent de son passé, le tout restait de savoir et d’imaginer les liens qui reliaient un humain et un animal normalement sauvage.

Assise à ses pieds, déposant un maximum de poil sur les vêtements du général la lycanne attendait sagement que celui-ci bouge, pour bouger. Son emplacement était toujours stratégique plus qu’elle donnait l’impression de s’aligner sur le comportement du général, de ne vouloir faire qu’un, toujours un œil sur lui, elle veillait et se rassurait par la même occasion. Il était hors de question qu’il l’abandonne ici, avec des potentiels bipèdes fous, les hommes étaient des êtres stupides elle en était certaine et la rouquine ne souhaitait pas rencontrer un deuxième papy Raymond, oh ça non. Sagement elle attendait donc que son moyen de survie dans ce lieu hostile, se déplace pour le suivre.

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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Dim 25 Aoû 2013 - 19:49

Après l'immobilisation de la louve, elle recule de plusieurs pas puis s'assit en le regardant sagement. Lui, il était toujours au sol, attentif de ce qu'elle allait faire. Mais visiblement, elle semble plus passive à présent. Il la regarda se lécher la cuisse, là où il avait la blessure. Il était légèrement inquiet à ce sujet, et il espérait de ne pas l'avoir fait mal dans cette minuscule bataille. Le Général s'assit alors sur le sol toujours en regardant la louve.

L'animal, moins farouche que précédemment s'approcha vers lui et lui lécha la main avant de blottir contre lui. Décidément, les loup avait des réaction étrange pensa t-il, étrange oui, mais pas illogique. Elle passa alors dans son dos pour venir se mettre en boule contre lui, et le bâillement qui sortit de sa gueule voulait tout dire, il était temps de quitter l'infirmerie pour retourner dans sa chambre qui lui fait office aussi de bureau.

Il se releva finalement, dérangeant la pauvre créature qui n'avait qu'une seule envi, de dormir et d'oublier cette journée. Il retire la poussière de ses vêtement tandis que la louve était partie chercher son butin qui se trouvait sous le lit. Elle s'assit à ses pieds, attendant sagement qu'il se mette en mouvement.

L'homme passa les portes de la pièce pour sortir, suivi de très près par la louve. Le conseiller garda quelques distance avec le duo qui se présentait très féroce. Les gardes qui étaient venus soutenir le Général en cas de dérapage avec la louve s’écartèrent du chemin tout en regardant l'animal d'un œil inquiet. Valarhän ne pouvait pas supporter ce jugement à cause de cette différence de couleur. Ils continuèrent leur chemin jusqu'à la chambre du général qui ferra aussi abri pour la bête. Il entrouvre la porte mais son conseiller allait de nouveau se mêler de ces affaires.


«-Êtes-vous sûr de rester seul cette nuit avec lui ? N'est-ce pas dangereux ?
-Ne t’inquiète pas pour moi, nous avons déjà mesurer nos forces, elle sait que je suis le plus fort. Je ne souhaite pas qu'on se sépare, du moins pour le moment …. Touts les gardes ne sont pas au courant, d'ailleurs préviens les, après, tu pourras aller te reposer.»

Sur ces mots, il entre et ferme la porte, laissant le conseiller sur le pallier. Enfin, maintenant il peut être tranquille, cependant, il lui restait encore pas mal de travail avant de trouver le sommeil. Mais avant tout, il allait devoir faire un lit de fortune pour la louve. Il s'en va vers son armoire et sort une grosse couverture, celle qu'il utilise pendant la période de grand froid. Il la plie en deux avant de la mettre au sol, près de son bureau.

Les torchères étaient allumés, mais sa bougie de bureau ne l'était pas. Il décide d'user son don, bien que cela fait un bon moment qu'il ne s'était pas exercé à sa. Il tend la main vers une des torches, il fait vaciller la flamme avant de la transporter juste sa bougie. Ce genre de tour, il pouvait le faire sans grand risque, mais si c'était pendant un combat, cela aurait été délicat.Un fois son bureau éclairé, il commença le travail que son conseiller lui avait donné. Toutes ses paperasses, il était bien compliqué de gouverner ...
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MessageSujet: Re: Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]   Lun 26 Aoû 2013 - 1:17



"L'avenir a le don d'arriver sans prévenir."
Georges Will.


Laurianna suivait le général sans aucun bruit, ses pattes frôlaient le sol silencieusement et sa queue restait base, légèrement entre ses deux pattes, signe de son inquiétude grandissante. Suivant du regard le bipède, elle accordait quand même un peu d’intérêt aux autres membres de la race humaine. Des longues jambes, le groupe se déplaçant sur deux pattes, des gros bâtons visiblement tranchant, cette race était étrange. Ou était la fourrure pour se réchauffer ? Les dents aiguisées pour déchiqueter la nourriture ou un adversaire, les griffes, et la queue pour garder l’équilibre ? Non vraiment, plus la rouquine avançait dans l’observation plus elle trouvait la race vraiment particulière. Bon d’accord, le général avait réussi à l’immobiliser, mais c’était uniquement parce qu’elle était faible et fatigué. Alors imaginer l’espèce intelligente était encore impossible pour la louve, celle-ci collait le général, le suivant fièrement. Les différents humains la regardaient avec mépris, ne comprenant visiblement pas l’intérêt que le représentant portait à l’animal.  Restant entre les jambes du deux pattes, la rouquine marchait à son rythme, prenant soin de faire attention à ne pas le faire chuter. Le rythme du duo un peu particulier raisonnait dans le grand couloir du domaine avant de se stopper devant une grande porte.

S’arrêtant la lycanne observa l’autre humain qui se prenait pour l’ombre de son protecteur, sans vraiment saisir les paroles qu’il prononçait. Le général le remit en place avant de rentrer dans la chambre, toujours suivis au millimètre par la rouquine.
Pénétrant dans la pièce celle-ci sembla tout d’abord surprise par la grandeur du lieu sans comprendre l’intérêt qu’il représentait pour le peuple d’Oryenna. Un grand lit ornait la chambre, un tapis, un bureau, une armoire autant de meuble que la louve ne connaissait pas. Faisant le tour du propriétaire, Laurianna prit la peine de renifler chaque objet, chaque fibre synthétique, chaque étrangeté.  Elle sursauta quand l’humain ouvrit l’armoire afin de sortir une couverture et de la déposer sur le sol, l’observant du coin de l’œil, la lycanne garda une distance de sécurité, afin de le laissait vaguer à ses occupations. L’homme s’installa à son bureau en oubliant presque la présence de l’animal. La boule de poil commença par cacher son os sous la couverture, avant de s’y installer, soupirant à plusieurs reprises, elle finit par se relever pour s’allonger sous la chaise du dirigeant. Cela ne sembla pas la satisfaire puisque elle changea une nouvelle fois de lieu de couchette, cherchant à se glisser sous le lit, elle fut forcé d’abandonner à cause de sa taille –qui malgré sa petite taille ne passait pas-.  Laurianna voulut ensuite se cacher dans l’armoire mais même en sortant silencieusement chaque tissu s’y trouvant son petit corps de louve n’y passait pas non plus. C’est donc à contre cœur qu’elle pressa le pas avant de sauter sur le lit pour s’y installer en boule.


Après plusieurs longues minutes de silence sans bouger, la rouquine finit par une nouvelle fois changer d’avis, remontant jusqu’au duvet, elle éternua au contact des plumes.  Soupirant, elle finit par s’installer de nouveau en boule, à l’emplacement visiblement du général, avant de sombrer dans un sommeil profond. Ses pattes remuèrent légèrement et petit couinement s’échappèrent de sa gueule, l’animal revivait l’épreuve de papy Raymond avant de passer à des rêves visiblement plus agréable.  Plus le temps passait, plus l’animal confortablement endormis prenait ses marques, passant sur le dos les autres pattes en l’air. S’étirant toujours les yeux fermés, déchiquetant avec sa gueule involontairement les draps en les tossant, Laurianna dormait enfin profondément visiblement rassuré par la présence d’un homme qu’elle jugeait digne de confiance. La louve en avait conscience il n’était pas prêt de la relâcher, de toute façon ce n’était plus son souhait premier, l’humain allait lui permettre de découvrir ce que son père aurait voulu qu’elle connaisse. A tort ou à raison, cette fois-ci la lycanne ne se défilerait pas.

Un nouveau avenir se dessinait devant elle, la solitude ne serait peut-être plus autant présente qu’avant, l’apprentissage et la découverte ne faisait que commencer. Mais à trop vouloir savoir, difficile de ne pas se perdre. Laurianna n’allait-elle pas regretter sa liberté, allait elle pouvoir s’adapter à cette vie civilisé. Mais la question première reste, pourquoi le dirigeant d’Oryenna semble si intrigué par elle et quel lien se tisse doucement entre eux ? Curiosité, envie, découverte, amitié ou autre ? La nuit ne faisait que commencer, la rencontre venait de débuter et était très loin de se terminer. Attention à ne pas se perdre dans le jeu de la vie, un animal reste sauvage quoi qu’il arrive.


[Fin du rp]
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Sauveur. [Partie 2 : Terminée ]

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