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 L'inaction du mal: première partie [Terminé]

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: L'inaction du mal: première partie [Terminé]   Ven 18 Oct 2013 - 0:37

Le vent souffla en une bourrasque rauque et soudaine dans la nuit. Ce qui sembla être un homme tomba du ciel avec agilité, une cape grise le recouvrant presque entièrement, dissimulant ses traits faciaux. Il leva la tête au ciel et sembla remercier quelqu'un ou quelque chose. Quoi qu'il en soit c'était déjà loin et il était apparemment seul maintenant.

Devant lui se trouvait un domaine qui semblait abandonné. Les portes en fer qui le gardaient étaient verrouillées par des chaines et un cadenas, mais cela ne découragea pas la silhouette encapuchonnée qui crocheta la serrure. Ouvrant légèrement le portail, il le referma prestement derrière lui pour minimiser le grincement du vieux métal de ses gonds. En un bref regard, il fit le tour de l'extérieur de la propriété car il la connaissait bien et il avait noté chaque détail qui avait altéré la cour du manoir. La nature avait reprit ses droits sur l'endroit, mais ce n'était pas un réel changement; les arbres et arbustes n'avaient jamais été taillées et donnaient toujours un allure glauque. Par contre, les sentiers de terres battues étaient maintenant chaotiques, comme si plusieurs dizaines de pieds l'avaient piétiné en courant. L'homme avança néanmoins sur le sentier principal afin de déboucher sur la vue du bâtiment principal; ce qui avait été autrefois le quartier général de la Guilde de l'Équilibre. Il ne restait presque rien d'intact. Bien sur, les murs n'étaient pas tombés, étant faits d'une architecture ingénieuse et de matériaux solides. Par contre, chaque fenêtres étaient brisées et la pierre autours de celles-ci étaient noircies, due à un violent incendie. La silhouette sembla balancer la tête à cette vue, comme s'il la désapprouvait.

Il fit de nouveau marche, mais cette fois pour entrer dans le manoir délabré. Les portes de bronzes avaient été arrachées à leurs gonds et elles avaient été abandonnées sur le sol sans ménagement. Une panneau en bois nouvellement posé avait été installé et une note de la ville y avait été accrochée.


De par cette note, il a été décidé par la cour du Général d'Oryenna que le manoir d'Irifuse, n'ayant pas payée les taxes depuis plus de dix cycles, est de nouveau la propriété de la cité de l'aurore, de l'Oryenna et de son gouvernement en place.

Quiconque se verra entrer sans preuve d'une autorisation donnée par le Général durant les heures d'audiences dans le manoir aura une amende de 200 pièces d'or et sera emprisonner pour un temps encore indéterminée.


Les conseillers de la cour de la cité d'aurore.
 


Une main gantelée vint arracher le parchemin accroché et l'écraser pour enfin la lâcher nonchalamment par terre. Puis d'un coup de pied bien placé, la silhouette abattit le panneau de bois cloué dans l'âtre. Marchant sur lui il entra dans ce qui avait été le hall principal. Les murs où trônaient tapisseries et œuvres d'art étaient dénudés et par certains endroits défoncés. Sans faire plus attention au désastre, l'ombre monta quatre à quatre l'escalier de bois verni menant au premier étage. De là, il du contourner un trou dans le plancher fait probablement par l'humidité et arriva à une pièce rectangulaire. C'était une pièce de travail où un bureau fait de bois d'ébène centrait la pièce. La grande fenêtre donnant sur la ville était cassée et les étagères avaient été vidées de tous leurs papiers, éparpillés à même le sol. Apparemment, ceux qui avaient fouillé l'endroit n'avaient pas trouvé ce qu'ils étaient venus chercher.

L'homme s'agenouilla rapidement sous le bureau. Puis il frotta longuement le bois de gauche à droite pour enfin trouver un dispositif caché qu'il pressa. Aussitôt un coup se fit entendre sur le dessus du bureau montrant maintenant un tiroir nouveau. L'homme s'en allait prendre son contenu quand il entendit un bruit suspect, lui faisant dégainer une arbalète double en la pointant vers le pas de la porte. Si l'intrus était un ennemi, il aurait tôt fait de goûter son carreau argenté.

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Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193


Dernière édition par Eramos d'Irifuse le Jeu 7 Nov 2013 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'inaction du mal: première partie [Terminé]   Lun 21 Oct 2013 - 16:14

La surprise fut grande pour Nathaniel, lorsqu'il aperçut par hasard dans une rue une affiche portant la signature de "Coeur d'Aigle". Cela faisait maintenant plusieurs mois que la bataille contre les Marcheurs avait eu lieu, et il croyait Eramos - leur Chef, mort depuis longtemps. Alors, qui aurait bien pu s'appeler ainsi à part lui...? Après leurs lourdes pertes en Mavrëah, Nathan avait quitté la guilde, honteux de son échec et d'avoir perdu le contrôle de lui-même... En s'abandonnant au sang du Titan coulant dans ses veines il avait obtenu une force incroyable, mais il avait également perdu la raison pendant un bref instant. Revoir ainsi resurgir la Guilde ne l'aidait pas à oublier ses erreurs. Si comme cette affiche le disait la Guilde était de retour... Il n'y a qu'un seul lieu que Nathaniel connaissait: la Planque de la Cité de l'Aurore... Le vampire arracha l'affiche et s'en alla aux écuries chercher son Dragon. Il quitta alors la petite ville en bordure de la frontière avec Mavrëah et s'en alla à toute allure vers la citée de l'Aurore. Le voyage fût un peu long puisque Nathan devait s'arrêter chaque matin. Mais ils finirent Sylar et lui par arriver à la Cité après quelques jours de trajet. Ils se posèrent dans le quartier commerçant, là où se trouvait un enclos pour les Dragons. Les gardes de l'enclos furent un peu déconcertés par la taille de Sylar tandis que le vampire descendait de selle. Il leur donna quelques pièces pour la nourriture de sa monture et pour l'enclos.

Il se dirigea alors à pied jusqu'à l'endroit que Eramos lui avait indiqué lors de leur première rencontre... Il fût quelque peu surpris de voir que la vieille battisse avait pris feu. Plusieurs fenêtres étaient brisées et on pouvait encore apercevoir les marques noires des flammes contre la pierre. Le vieux portail de l'entrée était ouvert, une pancarte indiquant un message du gouvernement au sol. Il ne fit pas attention à cela... Les règlements d'Oryenna l'intéressaient peu. Il franchit tout de même le portail, et ouvrit lentement la vieille porte en bois du bâtiment. Elle grinça si fort que cela lui fit siffler les oreilles. Une fois à l'intérieur... Pas de lumières, pas le moindre signe de vie... Personne... D'un geste lent et gracieux il écarta sa longue cape rouge sur le côté, dévoilant son katana en argent à sa ceinture. Il le dégaina et il continua d'avancer prudemment dans le bâtiment. Visiblement, la guilde avait reçu une petite visite dont il n'était pas au courant. Pas de gros titres dans les journaux, rien du tout...

Nathan monta jusqu'à l'étage, inspectant les différentes pièces à chaque fois. Les visiteurs n'avaient rien laissé au hasard. Chaque pièce avait été fouillée méthodiquement et chaque meuble avait été vidé. Il ignorait qui aurait bien pu s'attaquer à la Guilde... Alors qu'il continuait son chemin dans le long couloir à l'étage, il marcha sur une planche qui se mit à grincer très fort et résonna dans tout le bâtiment. Il s'arrêta, tenant fermement son arme. Un autre bruit lui indiqua qu'il n'était pas seul. Un léger bruit de pas, presque imperceptible. Une oreille humaine n'aurait pu le détecter, mais ses sens se vampire lui disait que quelqu'un d'autre était présent quelque part... Il reprit son chemin jusqu'au bureau de son ancien Chef. Le bruit semblait venir de cette pièce... Une odeur familière lui parvint... L'odeur d'une personne qu'il pensait morte depuis ce fameux conflit... Impossible, mais ses sens ne pouvaient pas se tromper à ce point! il s'approcha de la porte, sentant très nettement la présence de quelqu'un dans cette salle. Était-ce un piège...? Ses souvenirs lui joueraient-il des tours? Ou bien était-ce vraiment Eramos qui se tenait derrière cette porte?

Il ne pouvait écarter la possibilité que cela puisse être un piège. Ce message demandait aux courageux de rejoindre la Guilde, mais la Guilde elle même a fini en cendres. Et cela ne semblait pas dater d'hier. Ses sens lui hurlaient que c'était Eramos, mais son esprit se souvenait clairement de la bataille. Lors de cette dernière, Eramos avait péri... Tous le croyaient mort. Alors comment aurait-il pu s'en sortir? Ses sens ne pouvaient avoir raison... Ce n'est probablement que ses souvenirs de ce lieu qui refont surface. Oui, pourquoi pas...? C'est le bureau d'Eramos, c'est là que son entrée dans la Guilde fut officialisée... Ce n'était qu'une illusion de penser que la Guilde était vraiment remise sur pieds. Seuls ses souvenirs étaient responsable de cette euphorie passagère... Eramos est mort il y a longtemps. Et la personne qui se tient là ne peut être que l'un des casseurs qui ont ruiné cette maison ou bien un voleur sans scrupule qui avait trouvé là une occasion de voler impunément les restes de la maison.
Ni une ni deux, il donna un violent coup de pied dans la porte qui vola vite fait en morceaux. Cette dernière avait bien eu l'occasion de pourrir et de se fragiliser avec le temps... Nathaniel exécuta alors une roulade pour entrer et pointa la lame de son katana au niveau de la gorge de l'inconnu qui se tenait dans l'ombre. Un genou à terre, le bras tendu et le regard posé sur l'homme qui se tenait là, il put se rendre compte que ce dernier possédait de très bons réflexes, car ce dernier pointait une arbalète contre son cœur. Si l'un ou l'autre bougeait, c’en était fini. La longue cape rouge de Nathaniel virevoltait légèrement au gré du vent qui s'engouffrait par la fenêtre brisée, alors que la lumière de la lune surgit de derrière un nuage pour éclairer la pièce. La stupeur s'afficha sur le visage de Nathaniel lorsqu'il reconnut le Chef de la Guilde. Eramos d'Irifuse. Il éloigna son arme de son ami, se releva et recula de quelques pas.


- Eramos...? Comment est-ce possible...?

Nathaniel affichait une légère surprise sur son visage. Il était peu expressif par nature, mais cela se lisait clairement dans son regard qu'il était troublé par cette découverte. Il ne rengaina pas sa lame pour autant avant d'être sûr. Il tenait toujours fermement son arme.

- Je vous ai vu tomber ce jour-là... Mes sens seraient-ils abusés par je ne sais quelle sorcellerie?
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MessageSujet: Re: L'inaction du mal: première partie [Terminé]   Ven 25 Oct 2013 - 23:31

C'est le grincement de la porte d'entrée qui lui mit la puce à l'oreille. Le bruit avait été si fort et long qu'il devinait en quelque sorte les intentions de l'individu l'ayant franchie. Car, oui c'était quelqu'un et non seulement un coup de vent, il le sentait; son instinct le lui dictait et il avait apprit à l'écouter sans renoncer, sans se leurrer. Depuis longtemps Eramos était désillusionné; les contes de fées et les preux chevaliers n'existant pas, non plus les portes d'une maison surveillée qui grincent à cause du vent.  

Donc, c'était quelqu'un, mais sa façon d'entrer évoquait d'une part certaine sa première venue sur les lieux. Les casseurs et ceux qui étaient venu fouiller de fond en comble le manoir le connaissait et ils n'auraient pas fait l'erreur de laisser trainer le bruit du grincement aussi longuement avant d'en franchir le portail. D'une deuxième part, soit il s'agissait d'un trainard solitaire venant chercher refuge pour la nuit (parce que oui, il était seul, le manque presque complet de bruit suivant son entrée étant impossible à reproduire lorsqu'il y avait groupe; on entendait toujours le bruit des pas taponnant irrégulièrement le sol soit pour ne pas marcher sur les pieds de ses comparses ou une résonance plus grande que si on était seul) ou d'un néophyte du gang venu chercher des infos à la solitaire, mais Eramos en doutait, ses pas étaient trop silencieux et donc sa démarche trop fluide pour être celle d'un roublard ordinaire. Non, il s'agissait d'un professionnel, mais le vieil homme ne voyait pas toujours pas pourquoi il était entré.

Aucune importance maintenant, il était derrière la porte et s’apprêtait l'enfoncer. Eramos renversa le bureau d'une main -un exploit titanesque vu la grosseur et le type de bois- en arrachant un cri d'effort. Il s'y planqua et attendit que la personne ne se pointe.

Ce qui ne fut pas long.

La porte vola en charpie coupants à-travers la pièce. Eramos dut se cacher les yeux pour ne pas se les faire crever, ce qui lui fit rater le premier relâchement de son arbalète; le carreau en argent se planta au mur à la gauche de sa cible. Celle-ci roula habilement pour se rattraper en position de combat. Stable, précis; il dégageait la même assurance et maîtrise de ses émotions que les soldats vampires que l'ancien chasseur de prime avait déjà croisé. Ce détail, l'empêcha d'appuyer sur la détente de nouveau, un deuxième carreau lui visant le cœur. En même temps, il sentait le froid douloureux d'une lame sur sa gorge. Impasse. S'il tirait, il mourrait sous les coups de son adversaire. Il décida donc de le détailler.

Cape rouge, lame d'argent, de grande taille, un visage stoïque, voir inexpressif, il n'eut plus à scruter, il le connaissait. C'était Lame Sanglante. Lui aussi le reconnu, se demandant si sa vision lui faisait défaut. Après tout, le vieil homme était certainement plus un fantôme qu'autre chose à ses yeux. Le vampire recula, mais en le tenant toujours en respect.

- Je vous ai vu tomber ce jour-là... Mes sens seraient-ils abusés par je ne sais quelle sorcellerie?

Il se rappela avec douleur la bataille qu'ils avaient livrés contre les Marcheurs. Il était en effet tombé, mais on lui avait refusé le repos éternel. Il préféra ne pas s'y attarder, ces souvenirs étant trop vifs.

- Je vais bien. Toi aussi.

Ce n'avait pas été une question, seulement une affirmation. Le vieil homme rengaina son arbalète et décrocha son carreau. Il regarda brièvement dans les yeux son ancien frère d'arme. Il se rappelait la nuit où il s'était rencontré. Lui n'était qu'une ombre et Nathaniel un souvenir. Leurs vies avaient changés et eux aussi.

Un bref sourire qui se voulait satisfait apparu sur le visage d'Eramos qui contourna prudemment Nathaniel et alla décrocher le carreau qu'il avait tiré du mur. Puis il revint devant lui.

- Je vois que tu as toujours envie de te battre.

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MessageSujet: Re: L'inaction du mal: première partie [Terminé]   Jeu 31 Oct 2013 - 16:21

Eramos semblait aussi surpris que lui lorsqu'ils se rendirent compte de qui ils étaient vraiment l'un pour l'autre. L'homme semblait fatigué, mais ses réflexes étaient toujours aussi affûtés! Le carreau d'argent l'avait manqué de peu et le suivant aurait très bien pu en finir avec lui. Pour un Vampire, Nathaniel était devenu un peu plus faible... La maladie qui le rongeait n'arrangeait pas les choses avec le temps! Mais peu importe. Le vampire venait de retrouver un frère d'armes qu'il croyait mort... Le voir suffisait à combler ses attentes. Après tout, pendant la guerre des Titans tout le monde le pensait mort aussi... Alors, les Marcheurs auraient très bien pu manquer leur coup en combattant le Chef de la Guilde. Nathan rengaina son katana dans son fourreau.

- Je vais bien. Toi aussi.

Eramos s'avança pour retirer le carreau planté dans le coin de la porte, passant avec précaution à côté de son frère d'armes. Sans doute émettait-il quelques doutes aussi. Nathan ne bougea pas sa contentant d'observer le jeune homme. Jeune oui, car après tout pour un vampire il est difficile de voir quelqu'un de son âge comme un ancêtre. Une vieille habitude que même le plus tolérant des Vampires avait du mal à comprendre. Eramos lui adressa à nouveau la parole, un léger sourire aux lèvres.

- Je vois que tu as toujours envie de te battre.

Nathan se massa le bras droit, comme à son habitude lorsque la douleur de sa blessure se faisait trop grande. Le sang de titan avait cependant reculé en terrain après le blizzard et le retour des Dieux. Après quelques petites recherches, Nathaniel avait compris pourquoi l'infection s'était répandue après le Départ des Dieux. Ce sont eux qui ont enfermé les Titans... Donc s'ils avaient disparu c'était normal qu'il perde le contrôle au cours de la guerre contre les Marcheurs... Mais il s'en voulait de ne pas pouvoir contrer cette malédiction tout seul... Au retour des Dieux, la maladie était retournée à sa place d'origine. Uniquement son bras droit. Ce qui était déjà bien suffisant et difficile à supporter comme cela. Il répondit alors au maitre de la Guilde.

- La douleur est toujours présente et m'empêche de trouver le repos. Alors, à défaut de dormir je ne peux que faire le maximum pour éviter aux autres la même sensation.

Nathaniel observait attentivement Eramos de ses deux yeux rouges sang.

- Je n'ai rien trouvé pour calmer cela... Alors, je me suis résolu à vivre avec... Pendant la bataille, j'ai réussi à l'utiliser pour blesser mortellement les Marcheurs. C'est bon à savoir.

Le vampire marcha jusqu'à un fauteuil qui était encore intact et s'installa après avoir négligemment posé sa lance et son katana juste à côté contre le mur. Il s'assit et se contenta de masser son bras endolori. Rien qui ne pouvait stopper la douleur, mais cela l'occupait lorsque cette dernière était trop forte.

- Je vois que tu as eu de la visite ici, récemment. Une idée de qui cela peut être?

La lumière de la lune illuminait la pièce et Nathaniel en ressentait toute la force et la puissance mystique qu'elle confère aux créatures de la nuit. Cela l'aidait parfois à canaliser sa douleur. Il se demandait si cela pouvait être la même chose pour les humains. Est-ce que le soleil lui faisait le même effet que la lune...? Nathan avait aperçu cette lumière une fois. Pendant quelques secondes seulement, car sinon il risquait d'y laisser la vie... La chaleur du soleil semblait tellement plus réconfortante et puissante que la lumière de la Lune... Ses pensées s'égaraient encore alors qu'il discutait avec Eramos. Il se concentra de nouveau pour mieux suivre la conversation, mettant de côté ses vieux sentiments pour les astres et décida d'en découvrir plus sur l'avenir de la Guilde. Il sentait Eramos toujours là mais un peu abattu. Il tenta alors de trouver les mots pour lui faire garder le sourire.

- J'espère que tu n'as pas laissé tomber depuis. Ces mots que tu m'as transmis au bord du Lac. Nous ne sommes peut-être que des ombres ou des vestiges du passé, mais toi et moi savons que nous pouvons encore marquer le monde de nos actions. Ce sauvetage l'a prouvé en Mavrëah. À nous d'apprendre de nos erreurs... Pour Ephaelya.

Une fois la douleur apaisée il se releva de son fauteuil, attendant une réponse d'Eramos à toutes ses interrogations.

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MessageSujet: Re: L'inaction du mal: première partie [Terminé]   Sam 2 Nov 2013 - 22:32

L'humain porta une attention toute particulière à la réponse que lui donnerait Nathaniel. Celle-ci serait -à son avis- un indice crucial pour son désire de continuer le combat. Non pas seulement les mots, mais aussi les gestes, les mimiques et le comportement qui était aussi riche que la parole en langage. Pour son ami immortel, il était plus ardu de déceler quoi que ce soit par son physique, son grand âge l'ayant en quelque sorte immunisé contre ces stratagèmes se voulant purement humains. Et pourtant...

Le vampire se massa le bras, vestige d'une guerre dont l'ampleur et la violence se dérobait à l'imagination d'Eramos, mortel. Il l'avait vu relâcher un pouvoir incontrôlable qui n'était qu'une partie infime de la puissance que les Titans possédait jadis. Le visage de Nathaniel était calme, mais ses yeux trahissait une douleur insoutenable, ces yeux que les soldats avaient quand ils souffraient d'une blessure les empêchant de continuer la bataille contre leur volonté. l'immortel avait ce regard sans cesse, comme s'il s'empêchait depuis des siècles d'abandonner le combat malgré un handicap supposé l'arrêter. 

- La douleur est toujours présente et m'empêche de trouver le repos. Alors, à défaut de dormir, je ne peux que faire maximum pour éviter aux autres la même sensation.

Sa réponse avait été claire, sans hésitation. Cela présumait du meilleur et cela plut à Eramos qui afficha un air attentif en hochant de la tête. Trop de compassion risquait de ne pas mettre à l'aise le vampire. Il était un guerrier et le fait de l'écouter devrait suffire à lui montrer sa compréhension. Le vampire n'avait pas trouvé de remède à son mal, mais s'en était servie d'une arme. Un bon côté selon ses dires, une arme à double tranchant selon l'opinion d'Eramos, mais il ne le dit pas. C'était déjà assez une malédiction à transporter cette douleur avec lui, l'humain ne voulait pas lui enlever la conviction que le sang de Titan pouvait s'avérer utile. Lui-même le pensait, mais peut-être pas comme ils l'avaient expérimenté.

- C'est en effet un atout à ne pas soustraire. Même si je préfère lui trouver un remède qu'une utilité martiale. Tu as assez souffert pour ce sang.

Eramos remarqua que la douleur devait être aiguë pour que le vampire veuille s'asseoir. Il ne put que sourire devant l'image qu'il avait devant lui. Nathaniel venait de s'assoir dans le fauteuil en cuir rouge dans lequel il aimait s'asseoir quand le manoir était actif. C'était une autre preuve que les vampires ne voyaient pas le temps comme les mortels le perçoivent. L'abri de la Guilde avait beau être à moitié détruite, Nathaniel gardait ses habitudes. Son regard embrassa la pièce d'un seul trait et Eramos s'attendit à la question qui allait suivre.

- Je vois que tu as eu de la visite ici, récemment. Une idée de qui cela peut être?

Coeur d'aigle posa également ses yeux sur la pièce. Il y voyait le chaos et la destruction. Une question sans réponse qui s'était résultée en massacre. Perdu dans ses pensées, il repensa à la jeune Séléna Urielle, son ancienne apprentie. Elle était jeune et un feu dévorant de justice l'avait poussée à rejoindre la guilde. Aujourd'hui, ses parents étaient morts et elle avait disparue, surement pour ne plus revenir. C'est lui qui lui avait enlevé tout cela. C'était à cause de lui que des assassins rivaux de la Guilde avaient tués ses parents, pour l'atteindre lui. Et maintenant, il n'y avait plus que deux ombres discutant dans une maison hantée de souvenirs...

- Des créatures maléfiques à n'en pas douter.

Puis les mots du vampires fusèrent. Il avait ciblé son mal de façon chirurgicale. Il lui rappela que c'étaient des ombres qui avaient secouru la terre des vivants et que gr¸ace à eux, plusieurs ne les avaient pas rejoins. C'était une perspective auquel il se rattacherait jusqu'à ce que sa mission prenne fin.

- Merci.

S'étant assis lui aussi, il se releva.

- J'ai quelque chose à te montrer.

Il sortit de la pièce et descendit le sescaliers en compagnie de Nathaniel. Puis, il se dirigea vers l'entrée de ce qui semblait être de l'extérieur d'une cave à vin, mais le vampire lui savait que c'était autre chose. Ils se dirigeaient vers la Voûte des secrets, l'endroit le plus précieux du Manoir. Ils descendirent un escalier dissimulé dans une armoire au fond ouvrable, cachette trouvée par les voyous. Le spectacle se donnant était attristant; tous les livres de l'immense bibliothèque semblait brûlés, mais Eramos ne semblait secoué. Il dirigea son compagnon vers le fond de la pièce. Un mur de pierre vierge se tenait devant les deux hommes qui restèrent pendant quelques secondes impassibles.

- Là se trouve la réponse à la seule question. Est-ce qu'Ephaëlya connaitra un jour la paix ?

Eramos croisa son regard émeraude avec celui de son ami.

- Je garde espoir.

Et il pressa une roche qui s'enfonça dans le mur qui produisit un bruit métallique provenant de l'autre côté.

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