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 Cela fait longtemps, mon vieil ami [Pv Eramos]

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MessageSujet: Cela fait longtemps, mon vieil ami [Pv Eramos]   Ven 1 Nov 2013 - 2:04




¤ IT’S BEEN SO LONG, MY OLD FRIEND ! ¤



••• FRIENDSHIP IS BETTER THAN EVERYTHING •••


• • •


It’s really you ?





La Guerre était sur le point de se terminer et selon les dires, les Dirigeants de chaque Nation peuplant le Monde d’Ephaëlya, (en particulier les belligérants de la Guerre qui s’enlisait actuellement), s’étaient réunis afin de signer un armistice… Mais à quel prix ? Nul ne le savait… Trop de pertes à déplorer, trop de jeunes vies qui jamais ne pourraient être redonnées… Que ce soit du côté de l’Alliance ou du côté des Croc-Noirs et de Drack… Il était vraiment temps que cette Guerre prenne fin, elle n’avait que trop duré et engendré trop de souffrances… Tout cela à cause d’un idiot de loup qui n’avait su se tenir en place… Oui Elaën maudissait cet être vil et dénué d’humanité pour avoir osé un tel acte de sauvagerie… Ce n’était que justice que le Gardien de la Nature l’ait lui-même supprimé de la Terre… Oui, ce Shun méritait d’être mort et quand bien même, il se trouvait dans l’au-delà, Elaën le maudirait à jamais pour toutes ces vies de jeunes elfes qui n’avaient rien demandé à personne et tout juste sortis du cocon familial… Bref, alors la Guerre était en train de connaître son dénouement, Elaën avait été contraint quelques jours plus tôt de revenir chez lui afin qu’il ait une convalescence adéquate due à vilaine blessure, qui l’avait plongé dans le coma durant deux ou trois périodes tout au plus mais cela relevait d’une éternité… Bien entendu lorsqu’on lui avait annoncé qu’il était plus en état de combattre, le chef de la troisième cavalerie avait refusé d’obéir mais le Gardien de la Nature lui-même, lui avait ordonné de retourner chez lui donc c’était la raison pour laquelle il se trouvait en Evanya désormais… Dans sa chaleureuse demeure où son épouse l’avait attendu… Il haïssait le fait de devoir la quitter sans arrêt pour accomplir son devoir envers sa Nation, mais il n’avait guère le choix et de toute façon, elle l’avait épousé tout en sachant cela… Mais Elaën ne s’était guère attendu à la nouvelle qu’il allait apprendre en arrivant chez lui ! En effet, alors qu’il était singulièrement taciturne depuis son retour, parce que son égo en avait pris un goût lorsqu’on lui avait ordonné de cesser les combats et de rentrer à la maison, Sinis lui avait annoncé de but en blanc qu’ils allaient être parents : elle était enceinte ! Elaën avait été surpris avant d’être heureux d’apprendre la Nouvelle et la première chose qu’il avait souhaité faire, ce fut de contacter son ami Eramos, mais à ce moment-là, une réalité déconcertante l’avait frappé…

En effet, alors qu’il avait réellement l’intention de rédiger une missive à l’attention de son ami, il s’était rappelé que cela faisait plusieurs périodes qu’il n’avait eu des nouvelles de son vieil ami humain Eramos d’Irifuse et d’ailleurs, il l’avait même cru mort lorsqu’il avait appris que celui-ci s’était battu dans la Capitale de Mavréah, la Cité d’Amrboisie... Oui, le chef de la troisième cavalerie de l’Armée Elfique avait appris que son vieil ami avait livré de glorieux combats contre les Marcheurs afin de libérer la capitale des Vampires des mains de ces ignobles Marcheurs, malheureusement, il aurait succombé des coups de ces nuisibles créatures… Cette nouvelle avait énormément chagriné Elaën qui se souvenait si bien d’Eramos... En effet, cet homme qui devait avoir plus de cinquante années de vie désormais, avait été au début de sa jeunesse un compagnon de route d’Elaën lorsque celui-ci avait décidé de faire des petits périples de par le monde afin de découvrir les étendues d’Ephaëlya… Loin de ses obligations militaires et malgré le fait qu’Evanya lui manquait plus que de raison, il se devait de finir sa petite quête de vérités ! Il avait d’innombrables questions qui demeuraient sans réponse, et c’était bien dans ce but qu’il en était venu à faire un long voyage à travers l’immensité qu’offrait Ephaëlya ! Bref, pour revenir à Eramos et Elaën, ces deux-là s’étaient rencontrés au hasard dans une étrange taverne à la frontière des terres d’Oryenna et ils avaient immédiatement sympathisé, buvant ensemble par la même occasion. Puis ayant remarqué qu’ils allaient dans la même direction, ils avaient entrepris de faire un bout de chemin ensemble avant que leurs chemins se séparent et durant toute la durée de leur chevauchée, ils avaient appris à se connaître et entre eux était né un lien amical… Qui ne s’éteindrait jamais avec le temps… Et pour confirmation, quand bien même leurs chemins avaient dû se séparer, ils étaient restés amis et Elaën avait demandé à Eramos de passer lui rendre visite lorsqu’il viendrait à Evanya… Et celui-ci était réellement venu, ce qui avait encore renforcé leur lien d’amitié… Qui ne s’était guère tari jusqu’à ce jour et d’ailleurs, Elaën se souvenait de la promesse qu’il avait faite…

« Mon ami, je te fais la promesse solennelle que je m’allierais à toi afin de me battre pour la justice en ce monde. Tu pourras un jour me compter parmi les Rangs de ta Guilde, malgré mon poste dans l’Armée Elfique. » Avait promis Elaën alors qu’il se promenait dans les jardins d’Ardamir, discutant de tout et de rien comme les vieux amis qu’ils étaient… Cependant, il n’avait guère pu mettre cette promesse à exécution parce que la Guerre d’Ozguk s’était déclenchée et l’Armée elfique allait faire partie de l’Alliance formée par l’Armée Naine… Et cette guerre avait duré de longues périodes, puis cela avait le tour des Dragons de venir perturber le Monde, puis le Blizzard et les Marcheurs…. L’Episode qui avait enlevé la vie d’Eramos… Non… Alors qu’il se trouvait dans son lit, Elaën ne voulait plus croire qu’Eramos était mort ! Non c’était impossible, un guerrier de la trempe de celui-ci ne pouvait mourir de cette façon, donc il avait demandé à l’un de ses serviteurs de faire une enquête dans la Contrée des Humains… Le but : retrouver la trace d’Eramos !

Après quelques jours de recherche, le serviteur d’Elaën retrouva finalement la trace d’Eramos d’Irifuse et aussitôt, il envoya une missive à son maître par pigeon postal. Celui-ci s’occupait tranquillement en écrivant des essais ou autre, prenant mot pour mot les ordonnances de ses supérieurs qui souhaitaient qu’il se rétablisse entièrement… Il allait de mieux en mieux, et cela de jour en jour et en plus, il avait une grande hâte de voir son enfant naître… Un ou une héritière Nerildillë… Ses parents seraient fiers de ce qu’il était devenu ! Enfin bref, il se comportait comme un elfe ordinaire alors qu’il ne l’était pas du tout… Il avait hâte de remonter sur Histë afin de le mener n’importe où… Et alors qu’il était aux écuries en train de nourrir Histë et Onyx, le cheval de son épouse, l’une des servantes vint le voir tenant un parchemin dans les mains. Il la remercia avec chaleur, puis il se mit à lire la lettre… Quoi ?! Eramos était bel et bien en VIE ! Aussitôt, il alla retrouver Sinis dans la maison et il lui annonça qu’il allait se rendre en Oryenna afin d’y retrouver son vieil ami… Il promit de revenir rapidement et malgré les doutes qu’il voyait apparaître sur le beau visage de sa femme, celle-ci accepta et le voilà donc parti pour Oryenna ! Une chevauchée de quelques jours fut nécessaire pour rallier Ardamir à la Cité de l’Aurore et aussitôt, il fit transmettre un message à l’attention d’Eramos… Un message qui lui demandait de venir le rejoindre dans la taverne qu’il avait élue pour domicile pendant les quelques jours qu’il resterait chez les Humains… Bref, le soir même du rendez-vous, il descendit au comptoir de la taverne et il commanda un hydromel avant de se rendre à une table à l’abri des oreilles indiscrètes… Il ne manquait plus que son ami…


 


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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Cela fait longtemps, mon vieil ami [Pv Eramos]   Mer 6 Nov 2013 - 23:41

L’or était souvent la source d’initiative première des humains. Avec l’or, on pouvait construire des infrastructures dont la taille défiait l’imaginaire. Encore mieux, elle arrivait à motiver des mages capables de faire avancer la technologie ou l’efficacité de la médecine. Mais c’était la loyauté envers son maître qui donnait des ailes à Fëlyh. Ce simple mot pour certains; ce mode de vie pour d’autres avait poussé le serviteur elfe à quitter son pays pourtant si cher à lui pour trouver un homme qui lui était inconnu. Cela n’avait pourtant aucune importance car c’était son maître qui le lui avait demandé et pour lui il mourrait.

Le terme serviteur chez les elfes était différent d’une culture à l’autre. Pour les humains, les serviteurs étaient similaires à des esclaves, mais en plus riche. Quand un domaine naissait, les nobles y vivant louaient les services d’hommes et de femmes pouvant les aider dans des taches pour la majorité ménagères ou cuisinières. Serviteur était donc un métier. Pour les elfes, c’était différent. Être un serviteur signifiait beaucoup plus. C’était un titre honorifique souvent accompagné de respect et d’approbation. Loyauté et protection étaient leur dessein et ils servaient leur maître comme bon lui semblait, souvent en agissant comme compagnon de voyage ou protecteur.

Fëlyh était fier de servir le maître-cavalier Elaën, car bien que lunatique, il était connu dans toute l’armée pour la discipline et la bravoure qu’il était capable d’instaurer à ses troupes. Et puis, Fëlyh avait servi les Nerildillë depuis ses 70 ans. Aujourd’hui âgé de quatre siècles, il avait trouvé important de remplir la mission que son jeune maître lui avait confiée. Il était temps pour lui de voyager comme il avait voulu le faire dans sa jeunesse.

Le voyage en hippogriffe fut long, mais le dresseur l’accompagnant était un bon cavalier et ils purent arriver en Oryenna en trois heures, ce qui était un exploit en soi. La cité de l’aurore était leur destination et arrivés, le dresseur déposa Fëlyh près d’une étable et le vieil elfe partit seul.  

Le soir tombait sur la cité en même temps que les citoyens rentraient chez eux pour laisser place aux voyous et piliers de tavernes. Emmitouflé dans un grand manteau vert, le noble serviteur se mit à arpenter la Basse-Ville, là où les plus pauvres vivaient. Dans ce quartier, la garde était moins présente et le danger plus présent. Mais l’elfe n’avait pas peur, il en avait vu d’autres dans sa vie. Évitant de fixer les humains silonnant les étroites rues, il entra dans une taverne nommée L’Oie Noire. S’asseyant discrètement en coin du bâtiment, il observa la beuverie d’un œil attentif. Il ne pouvait pas débouler et demander si Eramos d’Irifuse, maître de la criminelle Guilde de l’équilibre .tait en vie et si oui où était-il ? L’humain s’étant surement fait un tas d’ennemis dans la Basse-Ville. C’était pourtant l’endroit où chercher et Fëlyh en fut certain en apercevant une note au mur. Il la décrocha et sourit; la chance venait de lui sourire; elle était signée par Cœur d’aigle, le pseudonyme d’Eramos. Il n’y avait malheureusement pas d’adresse pour le rejoindre.

Lorsqu’il s’apprêta à se relever, l’elfe fut assaillit par deux types de regards. Il y avait en premiers lieux, chez la plupart, de la haine et de la moquerie. C’était ceux qui ressemblaient à des bandits. Ensuite, il y avait des regards souriants et complices. Ceux-ci -devina l’elfe- faisaient partis des adorateurs de la Guilde, ceux qui soutenait Cœur d’aigle et ses alliés. Tous types d’individus avaient vu l’elfe décrocher le message et s’étaient fait une idée bien personnelle de lui avec un point en commun : il avait un rapport avec Eramos d’Irifuse.

Sans se presser, Fëlyh se leva de son siège et quitta la taverne aussitôt suivit d’un trio d’humains roublards.

- Hey, cria le premier. R’vient ici les oreilles, on veut juste te parler !

L’elfe n’entra pas dans leur jeu et continua à marcher, mais se fit rattraper par l’homme l’ayant interpellé qui se mit devant lui en l’empêchant de passer.

- Laissez-moi, humains. Je n’ai rien à vous dire, révéla le serviteur dans un commun parfait.

- Pas avant qu’tu nous dises pourquoi t’as décroché c’message. Après, on verra si tu pourras garder l’usage d’une de tes jambes.

Des rires moqueurs fusèrent de derrière l’elfe, provenant des deux acolytes du bandit parlant.

- Je n’ai pas à me justifier devant vous. Maintenant écartez-vous ou je devrai vous abattre et peut-être que je laisserai la vie sauve à vous couards compagnons.

La réplique ne sembla pas amuser le chef des gros-bras qui releva ses manches, prêt à se battre.

- Là tu viens de signer ton arrêt de mort.

L’humain propulsa un direct vers l’elfe qui l’évita agilement pour réplique du tranchant de sa main droite en plein cou. L’humain laissa échapper un cri de douleur étouffé, mais cela ne l’arrêta pas. Il fit pleuvoir une averse de coups sur son adversaire qui les évita tous pour ensuite répliquer en assénant ses jointures de son majeur et de son index en bas des arcades sourcilières du pugiliste qui en fut étourdi.

- Choppez-moi c’te limace bâtarde !

Ses deux compagnons qui n’avaient été que spectateur attrapèrent l’elfe fermement. Trop vieux pour luter, Fëlyh se prépara à mourir fièrement, bombant le torse et gardant la tête haute.

- Finissons-en, dit-il.

Le chef du trio sourit malignement en dégainant un couteau de soldat qui avait manifestement beaucoup servit.

- Adieu papi.

- Qui tu traites de papi ?

Un carreau d’arbalète aussi noire que la nuit traversa la gorge du roublard qui s’affala dans la rue, son sang se déversant dans les caniveaux de la ville. Fëlyh ressentit la peur pour la première fois en cette soirée et c’était en voyant son sauveur. Il était tout de noir vêtu, une armure de cuir finement gravée étant visible sous un manteau gris à capuchon. Du bout de sa main se voyait une arme de grande mort, la célèbre arbalète double de Cœur d’aigle le tueur.

- Il me reste encore un carreau de chargé. Lequel de vous va mourir pour l’autre ?

Les mots de l’homme ténébreux avaient été prononcés avec une telle absence d’émotion que l’effet en fut encore plus efficace que prévu. Les deux bandits jetèrent l’elfe par terre avant de filer sans même jeter un dernier coup d’œil à leur ami au sol. Le silence reprit alors ses droits jusqu’à ce que l’elfe ne relève la tête surprit de voir son sauveur maintenant si près. Il ne l’avait entendu marcher vers lui pourtant. Celui-ci lui tendit une main gantée qu’il attrapa pour l’aider à se relever.

- Vous me cherchiez à ce qu’on dit.

- Un ami vous envoie ses salutations.


La lettre qu’il reçut fut en effet d’Elaën ce qui fit sourire Eramos. Voilà près d’un an qu’il n’en avait pas eu de nouvelles. Il demandait de le rejoindre à l’auberge Du Bon Départ, un nom qu’ils avaient apprécié dans le temps lorsque les deux hommes s’étaient rencontrés il y avait de cela maintenant trente ans. Il s’y rendit donc en soirée et découvrit l’elfe au comptoir. Il commanda un verre de vin et s’assit à côté de son ami sans rien dire, un silence amical s’installa entre eux avant le dialogue, manière respectueuse d’entamer une conversation chez les elfes. Enfin, il regarda les boissons qu’ils avaient commandés, les mêmes qu’il y avait trente ans.

- Il y a des choses qui ne changent pas, ami.

Le mot ami avait été dit en langue elfique, mais Eramos parlait en commun même s’il savait parler la langue des elfes quasi parfaitement.  Cependant, il était plus sur de parler dans la langue des humains en ces lieux et il le laissait savoir à son ami subtilement.

_________________

« C'est des plus denses ténèbres que nait la plus plus pure des bontés. »
Eramos d'Irifuse dit le Cœur d'aigle, né le 2ème cycle de Ventusiar, Terrïa 6 de l'an 193
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