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 Fool me once...

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MessageSujet: Fool me once...   Jeu 28 Nov 2013 - 21:31

C'est avec un soupir irrité que le centaure s'aventura dans les sous-bois qui encadrait la foret de l'éternel.  Il ne s'y aventurait que pour une seule raison, pour se rendre à Lim, dont la réputation de ses pêcheurs n'était plus à faire.  Il espérait pouvoir mettre la main sur du poisson séché qu'il pourrait revendre à pris d'or dans des cités continentales.  Malheureusement, le chemin n'était pas vraiment praticable avec une charrette; les sentiers étant conçu pour des deux-pattes se baladant avec des sacs à dos, et non pas pour quelqu'un comme lui.  Il avait donc confier sa charrette à une auberge de confiance à Ardamir et était parti, seulement équipé de lourdes sacoches en cuir qui pendaient à sa croupe.
Dans celles-ci, des vivres et de l'eau pour se sustenter, et divers objets pouvant éveiller la convoitise des pêcheurs de Lim; de l'eau-de-vie naine, des épices du sud, du cacao, du fer, de l'or, des bijoux, des baumes et parfums de toute sorte, en plus de deux ou trois autres babioles provenant des quatre coins du continent.   Alors que la voûte végétale s'élevait drastiquement, les sous-bois faisant place à la forêt elle-même, il repéra un embranchement avec des indications le menant vers Lim.  Il s'engagea sur le sentier en maugréant légèrement contre le manque de praticabilité des sentiers elfique; ceux-ci se déplaçaient plus souvent qu'autrement à pied ou à dos de ces espèces de loups ou de cerf.  Les chevaux étaient plus commun dans des cités comme Ardamir, mais visiblement, voyant l'étroitesse des sentiers, ils étaient plus rares en milieu rural...  D'un autre côté, ce n'était pas comme si les centaures avaient fait grand chose pour signifier qu'ils pourraient un jour arpenter ces chemins.  Le petit côté ermite séculaire de sa race n'avait pas fait grand chose pour aider leur intégration dans le monde.  Encore aujourd'hui, certains village les comparaient à des bêtes sauvages, dépourvues d'intelligence.  C'était un peu pour briser cette image que Khieran arpentait Ephaëlya après tout.  Le centaure s'arma de patience en songeant qu'il en avait pour un peu plus d'une journée à patauger dans le feuillage, et que ça ne pouvait pas être pire que lorsqu'il avait pris le bateau pour quitter Omërie.
Avec un sourire, il se rappela cette épopée, dont il avait passé la plus grande partie le haut du corps par-dessus le bastingage à offrir le contenu de son estomac à la mer, et les marins qui lui disait qu'il était normal pour un bleu d'avoir le mal de mer à son premier transfert vers le continent.  Malheureusement pour Khieran, il ne s'habitua jamais au roulement de l'eau sur la coque d'un bateau.  Présentement, le chemin n'était pas le plus praticable, mais au moins, il ne se dérobait pas sous ses sabots.  Il n'avait qu'à prêter attention à l'endroit où il déposait le sabot et à la largeur du chemin, et tout irait comme sur une charrette.  
Après quelques heures de route, de jurons et un bon écœurement, le centaure décida qu'il en avait assez pour la journée, et ce même s'il avait parcouru moins de route que prévu.  C'est qu'il en avait un peu marre de toujours tomber sur un léger escarpement habilement camouflé par l'épais feuillage qui recouvrait le sol.  Il se laissa tomber sur le sol avec lourdeur et se frotta les paturons (chevilles d'un cheval) pour les soulager de la tension accumulée durant la journée.  Le centaure s'étira ensuite pour attraper une de ses sacoches, et en sortit de quoi se sustenter.  Enfournant un morceau de viande séchée, il se remémora la visage que faisait habituellement les autres lorsqu'ils voyaient un centaure manger de la viande.  C'était à croire qu'ils prenaient pour acquis que, puisqu'il avait le cul d'un cheval, ceux de sa race étaient automatiquement végétarien.  Khieran leur expliquait alors que les centaure mangeaient effectivement de la viande, qu'ils ne dormaient pas nécessairement tout le temps debout, et que ce n'était pas parce qu'il annonçait de la pluie qu'il se couchait par terre.  Personnellement, le centaure n'était pas un grand fanatique de viande, mais c'était l'une des vivres qui se transportait le mieux pour les longs voyages, à part le pain, et des galettes de grains.  Il continua à mâcher pendant un long moment, faisant ensuite passer le tout avec une grande lampée d'eau.
Le centaure se dit ensuite qu'il fallait bien qu'il fasse un feu pour éloigner les bestioles qui pouvaient croupir dans les environs, et se releva afin de partir à la recherche de bois sec, de branchage et de combustible pour faire crépir les flammes pour toute une nuit.  Il sortit donc de la clairière où il songeait installer son campement, et commença à arpenter les boisés qui lui permettait de naviguer, évitant les endroits trop denses.  Après quelques minutes de recherche, il trouva ce qui pouvait lui servir de torche, en enroula une partie dans un tissus déjà pré-trempé dans de l'huile de bœuf, et craqua son silex afin de l'enflammer.  Au moins, il y verrait quelque chose dans la pénombre qui s'était installée.  Utilisant des ganses en cuir, il emballa des ballots de bois sec qu'il accrochait à la lanière principale de ses sacoches.  Soudainement, alors qu'il contournait un arbre d'une dimension impressionnante, il entendit un craquement suspect, et avant qu'il n'ait pu réagir, vit des pans tresser se refermer sur lui et le soulever du sol comme s'il n'était qu'un simple fétu de paille.
*Un piège!  Vraiment, c'est ma journée!* songea-t-il amèrement en grinçant des dents.  Une douleur lui parcourait une jambe alors que celle-ci s'était pliée dans un arc fort peu agréable dans la manière.  En fait, la totalité de son corps était dans une position très inconfortable, qui l'empêchait légèrement de faire le moindre mouvement pour se libérer.  La torche, qui était tombée par terre, montrait qu'il était à environ 4 pieds dans les airs, ce qui pourrait le blesser lorsqu'il heurterait le sol lors de sa libération.  Son arc, qu'il portait en bandoulière quelques instants plus tôt, était remonter de manière à lui couper la circulation dans un bras et s'était enchevêtré dans les mailles supérieurs du filet.  
Pendant un instant, le centaure tenta de se libérer ou au minimum de dégager ses bras pour atteindre son poignard, mais il ne fit qu'empirer la situation.  Il avait maintenant un sabot qui pendait dans le vide, et avait le souffle presque coupé par la flexion de son torse.  Khieran cessa donc de jouer à Houdini et analysa la situation.  La meilleure des solutions restait à attendre que les propriétaires du filet se pointe et le libère, ce après quoi il pourrait s'expliquer et reprendre sa route, en espérant que sa jambe n'était pas blessée trop gravement.  Mais bon, il devait s'attendre à passer la nuit dans ce hamac pas très confortable.  Il enclencha donc l'opération « Je gigotte – Prise 2 » afin de pouvoir être au minimum confortable pour une suspension prolongée.  Heureusement, celle-ci eut plus de succès, et le centaure se retrouva dans une position un peu plus agréable, même si la sensation dans sa jambe avant droite l'inquiétait légèrement.  Il n'avait pas besoin en plus d'une foulure qui le ralentirait encore plus!  
Lentement mais sûrement, les griffes de la nuit se retirèrent de la forêt pour laisser place à la lueur de l'aube, et le centaure n'avait pas réussi à fermer l'oeil.  Il était donc à cran, ankylosé et de fort mauvaise humeur contre les chasseurs qui n'avaient aucunement mis d'avertissement quant à leur territoire de chasse.  Il osa même se demander si la mise en filet était légale en Evanya...
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Uthann Somandil
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MessageSujet: Re: Fool me once...   Dim 1 Déc 2013 - 19:03

Ses pas le guidait à travers arbres et buissons dans un mouvement lent et régulier. L'elfe savait où il allait : il allait faire le tour des quelques pièges qu'il avait posés dans l'espoir de pouvoir y trouver quelque chose à manger. Si les pièges s'avéraient à être vides, il devrait alors se contenter de quelques baies et partir ensuite en chasse à l'extérieur de son territoire.

La lumière matinale glissait entre les feuilles des arbres, effectuant des tracés lumineux sur sa peau bronzée. L'œil vif, Uthann se glissa entre deux énormes arbres et guetta néanmoins d'éventuelles proies ainsi que des prédateurs potentiels. Il savait que toutes sortes de créatures dangereuses rôdaient dans la forêt et il avait failli, à plusieurs reprises, y laisser sa peau. Un signe distinct attira son attention. Baissant le regard, le sauvageon remarqua la présence de marques sur la base du tronc d'un grand chêne. Il laissa glisser ses doigts sur l'objet de son attention et remarqua qu'il s'agissait de griffures. Un grand félin était passé par ici... mieux valait être prudent.  

Pressant le pas, le sauvageon zigzagua à travers fourrés et s'approcha de son premier piège qui consistait à un trou béant dans le sol recouvert d'un tapis de feuilles. Ce piège tout simple était général efficace. Dès que la proie tombait dans la fosse, elle y restait coincée et Uthann n'avait qu'à l'achever avec sa lance. Il s'approcha de l'endroit de son désir et constata, insatisfait, que le tapis de feuille recouvrant la fosse était toujours en place. Il s'approcha du piège et l'examina un instant : il n'y avait aucune faille dans celui-ci, aucun trou pour trahir la présence d'un proie, aussi petite soit-elle. Il y jeta néanmoins un coup d'œil pour s'assurer que le piège était bien vide et soupira lorsque la réponse lui fut confirmée. Il devait donc se mettre en route pour le deuxième piège.

Cela lui prit plusieurs heures pour faire le tour de ses pièges, puisqu'ils étaient généralement à bonne distance l'un de l'autre. L'une d'entre elles avait très probablement tenue un cerf dans ses « griffes » mais un grand félin s'en était visiblement emparé et il ne restait plus que les entrailles... Il ne lui restait maintenant plus qu'un dernier à vérifier et il espérait vraiment que celui-ci soit le bon. Plus le temps passait et plus il avait faim. Ce sentiment, Uthann le connaissait très bien. Il lui arrivait d'être à jeun pendant plusieurs jours avant de trouver de quoi se sustenter. Il détestait la sensation de famine plus que tout au monde, cela le rendait à cran et bien souvent, imprudent. Alors qu'il était en route vers l'endroit de son désir, Somandil repéra quelques framboises sauvages du coin de l'œil. Cela était bien peu, mais c'était mieux que rien. Il ramassa les baies et les enfourna dans un petit sac en cuir tanné et se remit en route en mangeant son maigre butin.

Finalement, il arriva en vue d'une petite clairière bordant une route. Généralement, il ne s'aventurait guère sur le chemin de terre tapée, car il redoutait la présence d'intrus. Toutefois, son piège restait tout de même parmi les arbres, à bonne distance de la route. Un bruissement attira son attention. Il fallait croire que la chance lui souriait enfin! Toutefois, prudence était de mise (il ne devait pas foncer tête baissée comme il le faisait trop souvent lorsqu'il avait faim) puisqu'il était néanmoins à une distance très précaire de la route. L'elfe s'approcha de l'énorme chêne où était suspendu un filet et y grimpa aussi agilement qu'un écureuil. Une fois à bonne hauteur, il se trouva un perchoir approprié et jeta un coup d'œil vers le filet.

Mais quelle surprise!

Une créature totalement inconnue et d'une taille considérable gisait dans le piège. Une patte dépassait des mailles... mais il ne voyait pas tellement bien d'où il était; une branche lui cachant la vue par endroit. Il s'assura qu'aucun prédateur ne rôdait dans le coin, puis descendit de sa cachette agilement. Une fois au sol, il remarqua avec curiosité plusieurs petits morceaux de bois éparpillés ainsi qu'un bout de branche enrobée d'un drôle de tissu très odorant et visiblement brûlé. Il leva ensuite la tête et s'approcha de sa proie. Lentement, il sortit sa dague en os et contourna son butin pour mieux voir. C'est alors qu'il remarqua la chose la plus étonnante du monde! La créature avait un tronc différent! Un tronc comme les « oreilles pointues » qu'il avait déjà observé de loin! La surprise devait se voir sur son visage car l'étrange animal se mit à gigoter et à beugler des mots incompréhensibles pour le sauvageon. La frustration se lisait clairement sur son visage mais Uthann était trop étonné pour agir. Il ne savait plus sur quel pied danser... il avait si faim... mais pouvait-il vraiment manger quelque chose avec de la barbe? Somandil posa une main sur son estomac qui grondait puis releva les yeux vers la bête étrange. Il remarqua qu'une drôle de sangle entourait son corps et songea que ce dernier avait peut-être des provisions avec lui. La bête criait psalmodiait des sons indéchiffrables et Uthann l'ignorait royalement. Toutefois, il n'osait pas trop la toucher tout de suite, puisqu'il ne connaissait pas encore son potentiel...

Des traces dans la terre attirèrent son attention. Uthann se contenta de contourner le piège puis s'accroupit au sol pour tâter l'empreinte du bout des doigts. Il tourna ensuite la tête et la compara, du regard, à la patte pendante de sa proie. Ouais... elles concordaient. Haussant les épaules, le sauvageon suivit donc les empreintes à travers bois et déboucha, un peu plus loin, sur une portion dégagée de la route. D'ici, il voyait toujours très bien sa proie qui gesticulait de plus en plus. Ah mais c'était très bruyant ces bêtes-là! L'elfe aux cheveux marrons espérait qu'il se tairait bientôt pour ne pas trop attirer de prédateurs! Tournant la tête, l'elfe repéra un début de feu de camp. Curieux, il s'en approcha, espérant y trouver des vestiges de nourriture, sans grand succès. Il farfouilla à gauche et à droite et serra les dents en réalisant que sa faim ne serait pas calmée de si tôt. RAH! Il était affamé! Il revint sur ses pas avec un air décidé en direction de la bête.

Toutefois, alors qu'il avait voulu achever la créature dans le but évident de la manger, Uthann entendit des bruissements suspects au loin. Il s'arrêta donc dans son élan et tourna un regard inquiet. Des murmures et des ricanements montèrent jusqu'à leurs oreilles soudainement secondés par des cris stridents. Ça, c'était mauvais signe! Des farfadets enragés!! La créature les avait surement attiré avec ses cris incessants! Uthann les détestait plus que tout au monde! Ces petits êtres vils et hideux étaient plus que sournois! Ils étaient violents, bestiales et mordaient sauvagement pour arracher le plus de morceaux de chaire possible! L'elfe avait déjà vu un cerf se faire dévorer vivant en quelques minutes par ces créatures infernales! Sans attendre, le sauvageon se mit à courir dans la direction opposée...

Puis s'arrêta...

Un drôle de sentiment le prenait d'assaut. Quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis des lustres : de la culpabilité. Certes, il pouvait laisser la bête derrière lui afin qu'elle se fasse dévorer, ce qui lui assurerait de pouvoir fuir... mais quelque chose l'en empêchait. Uthann grogna de mécontentement et revint aux pas de courses. Sans crier gare, il grimpa sur le filet et trancha net les mailles au-dessus de la tête de la créature pour la libérer. Il se jeta ensuite au sol et jeta néanmoins un regard curieux vers l'être... jamais il n'avait vu quelque chose d'aussi étrange...

Les cris sauvages s'intensifièrent, signe que les farfadets approchaient. L'elfe fit signe à la créature de le suivre et détala parmi les arbres. Il s'arrêta quelques pas plus loin pour réaliser que la bête avait peut-être mal quelque part puisqu'elle ne semblait pas se déplacer avec aisance. Les farfadets apparurent plus loin et leurs yeux globuleux se plaquèrent sur la bête. Leurs dents pointues apparurent en un rictus mauvais. Ils étaient si nombreux! L'elfe ne pouvait déterminer leur nombre, faute de savoir compter, mais il savait qu'il s'agissait d'un gros groupe. Les petits créatures de 40 centimètres de haut chargèrent en poussant des hurlements stridents et par réflexe, Somandil sortit sa fronde. Il usa d'un galet qu'il fit valser sur la tronche du premier farfadet immonde. Puis, sans trop savoir pourquoi, le sauvageon rangea sa fronde et sa dague et sortit sa lance. Pourquoi avait-il envie d'aider cette bête à quatre pattes? Il en avait aucune idée. La faim le rendait peut-être idiot...

Il fonça alors directement dans la mêlée et poussa un cri alors qu'il effectuait un bond digne d'un grand félin pour finalement empaler l'une de ses immondes bestioles. Il en faucha ensuite une deuxième et agrippa sa dague osseuse de la main gauche pour ensuite l'enfoncer dans l'œil d'une troisième créature. Bientôt, tous les farfadets les avait rejoint et Uthann semblait en avoir plein les bras. L'une de ces bestioles immondes lui enfonça les crocs dans le flanc ce qui soutira un hurlement de douleur de sa part. Somandil réussit néanmoins à lui enfoncer sa dague dans le crâne avant que celle-ci ne lui arrache un bout de chaire. Il recula ensuite pour se rapprocher de sa « proie ».

Il espérait que la bête sache se défendre parce que sinon, il détalerait et la laisserait mourir sous les morsures de farfadets!


Spoiler:
 

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