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 L'oisiveté des nobles.

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MessageSujet: L'oisiveté des nobles.   Lun 6 Jan 2014 - 0:39

Les banquets, les bals. Quelques fois, le général devait troquer son armure pour un veston aguicheur. C'était ainsi, cela prouvait qu'il était humble et sociable, enfin, d'après son chambellan ! Lui, il trouvait ça complètement inutile. Une réception pour nourrir les oisifs, d'ailleurs, la seule condition qu'il avait c'était les invitations. Tout le monde pouvait y participer si il était un minimum habillé correctement et lavé.

Cette fois-ci, c'était le baron de Brittany qui devait se plier à cette condition. Le gentilhomme n'était pas très d'accord que les paysans pouvaient se mêler ainsi avec les nobles. C'était dans son caractère de l'invité qui contrôlait chacune des mines d'or de Brittany, c'est ainsi qu'il avait les clé de sa ville et que le commerce avait fleuri dans la région.

Ainsi, à chaque fois qu'il rendait visite au général, il devait faire un banquet en son honneur et il devait s'y plier même si l'envie n'était pas vraiment présente. Toutes ses personnes qu'il allaient côtoyer, ses gens qui rient, qui mangent qui n'ont jamais connu l'enfer de la guerre, de la pauvreté, cela l’énervait au plus au point.

Le soir de l'arrivé du baron venait de poindre son nez, il espérait feindre une mal de crâne en fin de soirée pour ne pas rester une seconde de plus entouré de harpie. Dans ce genre de soirée, c'était qu'un morceau de viande dans une arène de chiens affamés. Sauf que le bout de viande avait du répondant, ce qui était assez rare.

Quoi qu'il en soit, la soirée débute assez sereinement, les gardes refusent l’accès à toutes personnes qui mandèrent, ou considérées comme inapte à converser avec les gens nobles qui festoyaient déjà. Si cela ne tenait qu'à lui, il inviterait toute la cité à venir, mais, il fallait être raisonnable. Cela ne plaira pas au Baron et les négociations sur le commerce d'or serait alors plombé. Tout ce qu'il avait à faire s'est de sourire et de répondre aux questions inintéressantes des nobliaux.

Après quelques heures et quelques verres d'un vin exquis, il décide d'aller prendre l'air sur le balcon et de regarder la Cité de l'Aurore. Ses coudes s’appuient sur les rempart en pierre alors que son regard se perd vers l'horizon. Il eut une pensée pour Laurianna, la louve qu'il avait prit sous son aile alors qu'elle s'était fait attaquer par une vieux armé d'une pelle.

Il eut un rire en y repensant, il se souvint également de la surprise lorsqu'elle avait pris son apparence d'origine. C'était une grande première pour lui … Mais ce n'était pas déplaisant. La vie est trop courte pour qu'elle soit aussi morne, il adorait les surprises. Cela faisait quelques cycles qu'elle était parti en expédition en Omërie, mais il n'eut aucune nouvelle. Peut-être est-ce à cause des sots qui pullulent dans son manoir et qui passèrent leurs temps libre à insulter et à repousser la louve.

Il regarde maintenant le ciel en essayant de savoir où elle était et il espérait qu'elle allait bien, c'est tout ce qu'il souhaitait.
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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Lun 6 Jan 2014 - 1:09



Un cycle, voilà le temps qu’elle devait occuper avant de rejoindre Kael sur les landes éternelles pour peut-être effectuer sa première transformation. Difficile de savoir ce que ressentait vraiment la louve, si l’idée de de faire devenir quelqu’un un lycan lui plaisait ou pas. Mais il fallait l’admettre Kael était un drôle de bipède, pas vraiment sûr de lui, toujours à trop réfléchir et incapable de manier une arme. En revanche il arrive à tout entendre, tout voir, tout sentir, comme elle et ça ce n’était pas difficile de s’en apercevoir.  Alors elle lui avait accordé un peu de temps, un peu de discussion, un repas et puis elle avait repris son habitude de vie sauvage. Avant de se rendre compte qu’elle avait besoin de retourner en Oryenna de l’apercevoir lui. Malheureusement tout ne s’était pas énormément passé comme prévu, alors qu’elle se rendait au château elle se vit refuser l’entrée de celui-ci avant de se faire pourchasser. Difficile de vouloir y retourner après tout ça. Enfin tout ceci était du passé et cela lui avait prouvé que sa place n’était pas ici. Difficile à accepter. Quoi qu’il en soit elle avait trouvé refuge dans une auberge isolé de la citée de l’Aurore, partageant une chambre avec la fille de l’aubergiste. Malgré le peu de discussion la jeune fille s’était rapidement attaché à la louve, s’amusant lui faire essayer une montagne de tenue toute aussi désagréable les unes que les autres. Laurianna se laissait faire telle une poupée, sans jamais la repousser. Après tout la famille la recueillait, soignait ses blessures, le tout gratuitement.  Que pouvait-elle dire ?

Et puis un soir la louve avait donné un coup de main lors d’une soirée trop remplit, bien sur ce n’était pas le coup de main du siècle. Elle avait dû casser plus d’assiette et de verre que la famille entière réuni. Mais elle l’avait fait avec le sourire et finalement c’est ce qui importait le plus. Finalement cela lui permettait de progresser dans sa façon de parler,  et de compréhension. D’ailleurs plusieurs fois elle avait entendu le mot « bal » , mot dont elle ignorer le sens. C’est la jeune fille qui lui expliqua le sens, l’incitant à y aller.

- «  Mais si Laurianna tu devrais y aller. Oh s’il tôt plait. Pour te faire pardonner d’avoir tout cassé ! »

La louve avait d’abord refusé, avançant une multitude d’excuse tout aussi invraisemblable les unes que les autres.  Et puis face à une adolescente  et une centaine de fois la même et unique remarque, elle avait fini par dire « oui » sans vraiment savoir dans quoi elle s’entrainait. La suite des événements avaient été un véritable calvaire pour la rouquine. Maquillage, essayage de coiffure, puis de corset avec de grosse robe allant jusqu’au talon… Difficile très difficile pour la belle qui avait manqué de prendre la fuite à plusieurs reprises.  Mais une promesse était une promesse et son cauchemar était très loin d’être fini.  Alors la sauvage avait fini par fermer les yeux, se laissant balancer de gauche à droite, en bas en haut, tiré les cheveux, maquiller… Jusqu’à ce qu’elle ne ressente plus rien. Elle ouvrit alors les yeux,  observant la jeune fille qui semblait très satisfaite de son œuvre d’art.

- «  Avec un décolleté aussi plongeant, tu passeras  o.b.l.i.g.a.t.o.i.r.e.m.e.n.t  tu comprends ? »

Elle avait simplement hoché la tête, signe que de toute façon elle n’avait pas le choix. Et puis le drame arriva, elle fut entrainait à toute vitesse jusqu’au château de l’Aurore dans une tenue qui la démangeait et avec une angoisse palpable. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire à madame la chance pour se retrouver toujours dans des situations délicates.  La jeune fille avait tout prévue, expliquant à Laurianna ce qu’elle devait dire et comment elle devait se comporter afin de pénétrer…. Sacré adolescente.  Une fois devant les gardes, la louve se contenta d’agir comme on le lui avait ordonné, on ne respire plus on sourit, et on gonfle la poitrine le plus possible en se penchant légèrement. La réaction des deux hommes ne se fit pas atteindre ni une ni deux, le rouge leur monta aux joues. Des idées plus très correctes en tête.

- « Ma…Madame, bonsoir. Passez une ..bo..bonne soirée. »

Laurianna se contenta de sourire, avant de pénétrer à l’intérieur et de tousser. Pfiou, elle avait failli y passer. Cette robe commençait à l’énerver, tout comme le corset qui lui donnait l’impression que son corps entier allait se couper en deux.  Elle fit quelque pas, avant de manquer de chuter, lui faisant immédiatement balancer les talons dans un coin, derrière un long rideau. Il n’y a rien de mieux que le naturel. Avançant dans la foule, elle esquiva les nobles pervers avec habilité, elle n’avait pas de temps à perdre dans ses futilités. Et puis il fallait l’admettre, elle était incapable de suivre une conversation dans un brouahah aussi important. Elle cherchait quelqu’un et cette fois elle ne souhaitait pas rebrousser chemin ou prendre la fuite. Elle devait prendre son courage à deux mains. Calmement elle tenta une respiration mais manqua une nouvelle fois de s’étouffer. « Je vais mourir de manque d’air » pensa-t-elle. Fulminant contre les coutumes humaines de se couvrir ainsi de beaucoup trop de tissus.  

Poursuivant sa route, elle finit par détacher sa longue chevelure, abandonnant sur le sol les différentes fleurs, et lacet qui la faisait tenir. Elle se sentait déjà un peu mieux mais ce n’était pas encore tout à fait ça. Il n’était pas là, elle ne le trouvait pas… Impossible. Bon elle avait besoin d’air, faisant travailler sa mémoire elle prit la direction du balcon, essuyant d’une serviette emprunté son visage qui était barbouillait de mille substances. Bon cette fois, elle allait vraiment faire une crise d’angoisse. D’un geste vif elle déchira le bas de sa robe, et tenta avec hargne de retirer les lacets qui la fermaient en vain.  Reculant dos au balcon, elle finit par pénétrer dessus s’arrêtant ou moment elle rentra dans une personne. Se retournant aussitôt, elle ne put cacher sa mine étonnée… Elle venait de rentrer dans le général… Il était là juste devant-elle. Juste là. Après tout ce temps… Laurianna descendit le regard sur sa tenue, les pieds nus, la robe déchirée, au-dessus de ses genoux, les bretelles  lui tombant sur le côté des épaules, le visage moitié maquillé moitié retiré. Gloups.  Alors qu’elle tentait de parler, rien ne sortit d’entre ses lèvres, rien sauf au bout d’une bonne minute.


- «  Par..Pardon… »

Pardon ? Oui elle s’excusait de lui avoir rentré dedans et maintenant elle priait de toute son âme pour qu’il ne la reconnaisse pas. Son cœur battait particulièrement fort dans sa poitrine et sa respiration s’accélérait dangereusement.  Elle n’avait rien  à faire ici, absolument rien. Elle se retourna observant la grande salle derrière elle et toute cette population bien habillée, a rire, à boire et manger des choses qu’elle n’appréciait pas. Pourquoi était-elle revenue ici ? Repasser par là-bas avec cette tenue, ce n’était même pas imaginable. Elle se retourna alors vers le général, se mordillant la lèvre, que pouvait-elle bien lui dire, est-ce qu’il la reconnaissait ? Ses lèvres s’entrouvrirent une nouvelle fois avant d’entendre une fois discrète :

- « Je… Je… Bonne soirée… »

Trop tard, elle ne pouvait rien faire, rien dire, elle avait besoin de faire ce qu’elle savait faire le mieux, fuir. Elle se retourna vers la salle et finit par reprendre la direction de la sortie, tachant de longer les murs le plus rapidement possible. Difficile d’être discrète quand on est la chose la plus étrange de la soirée.

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Dim 12 Jan 2014 - 5:27

Le Général était perdu dans ses pensées. D'ici, il entendait les brouhaha de l'intérieur. Cela rigolait bruyamment, il ne pouvait pas écouter ce que ça racontait, mais il en avait une petite idée. Le nombre de pièce d'or que le dernier contrat leur avait prodigué, la taille du manoir recensement acheté, bref, des discussion bien à eux. Il regarde en contre bas, les garde faisaient leur ronde. Il sera tellement plus à l'aise avec eux qu'ici, dans ce veston qui ne le sied guère. Rien à faire, il faisait parti de ceux qui combattait, qui allait sur le front, et pas ceux qui reste dans leur château bien au chaud à donner des ordres.

Alors qu'il ne s'y attendait pas, quelqu'un le bouscula le dos, ce qui fit tomber son verre poser sur la rambarde en pierre. Le verre en argent tomber quelques mètres plus bas, bah, de toute façon, il était vide ! Il se retourna quand même pour savoir quel énergumène l'avait brusquer, bien qu'à la force qu'il avait ressenti, cela devait être quelqu'un de filiforme. A sa grande surprise, il s'agissait d'une femme qui avait l'air vraiment énervé de ses vêtement vu dans l'état qu'elle avait mis sa robe.

Il contempla alors cet air qu'il avait déjà vu. Il connaissait cette jeune femme. Elle lui demanda pardon avec une voix tremblante, intimidé sûrement par le charisme que représentait l'homme. Qui ne le serait pas ? Il ne répliqua pas, en train de réfléchir où il avait déjà vu une telle femme. Il avait eu tant de conquête qu'aucune femme avec qui il avait eu une aventure ne le percutait pas, cependant, ça semblait différent avec elle. Alors que la pauvre petite était littéralement perdu, lui il eut comme une fulgurance, il se remis d'aplomb en ouvrant à peine la bouche, mais elle lui coupa la parole en lui souhaitant une bonne soirée et s'en alla sans demander son reste !

Elle court plutôt vite la sale bête mais il n'avait pas dit son dernier mot. Il avait bien entendu reconnu Laurianna sous sa forme humaine. Elle prit lâchement la fuite par l'intérieur, mais il la pourchassa forcement et tente de la rattraper. Cependant, sa popularité lui joua des tour, à peine il re-rentre dans l'assemblé qu'il se fait littéralement assiégé de toute part par les nobles lui posant plusieurs questions dont il n'en avait rien à faire

Il regarda par dessus les petits-gens Laurianna prendre ses jambes à son cou sur le coté, discrètement. Il pesta intérieurement alors qu'il tente de bouger alors qu'il était complètement encerclé. Le fameux baron le prit à part, il avait vu toute la scène depuis qu'il était revenu dans la salle de réception. Il lui fit un petit clin d’œil puis il ne put pas s'empêcher de dire.

«-Je vois que votre réputation vous précède, j'ai bien vu cette petite aux vêtements déchirés …»

Ainsi, il avait cette réputation … Celle d'un homme sauvage qui fait pleurer les femmes et qui ne les respecte pas comme la plupart des personnes ici présentent. La colère et la rage lui montèrent au nez, il serre le poing, prêt à lui décocher une droite qu'il risque de ce souvenir longtemps. Cependant, il savait que cet homme était utile au pays et il ne pouvait pas entrer en désaccord avec lui. Il le poussa gentiment l'homme sur le coté avec un sourire plus que crispé et rattrapa rapidement. Il la prit par l'épaule et la somme de le suivre jusque dehors où les invités rentrèrent encore. Ils descendirent les escaliers rapidement alors qu'il tente de la protéger de vils regards puis les voilà déjà dehors.

Il garda une main sur son épaule nue et Valarhän la regarda de plus près. Il voyait dans quel état elle s'était mis en arrachant la moitié de ses vêtements. Il soupira puis enleva lui même son veston avant de lui mettre son habit sur elle.

«-Je vois que tu n'aimes toujours pas les vêtements … Alors, comment s'est passé ton voyage ?»

Il attendait bien évidement qu'elle lui raconte tout, ce qu'elle a découvert, les personnes qu'elle a rencontré. Puis il regarda aux alentours, il voit qu'ils étaient observés par les nobles qui rentrèrent. Pour éviter les jasements dans la réception, il lui proposa alors son bras.

«-Que dirais-tu d'une balade ? Comme avant ?»

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Dim 12 Jan 2014 - 13:58



La fuite était une chose que la louve connaissait parfaitement ayant passé sa vie à prendre la fuite, à éviter le contact… Et pourtant pendant cette course folle ayant pour objectif de retrouver son état sauvage, son cœur se serra si fort dans sa poitrine qu’elle s’arrêta, ralentissant son rythme au porte de la sortie. Son regard se porta en arrière, sur le général, qui avait fini par se faire interpeler par plusieurs de ses congénères, la belle se contenta de détailler la sortie de ses grands yeux, hésitante. Partir ou rester ? Grande question qui secouait l’esprit de la rouquine, les regards ne semblaient plus la toucher ou alors tellement prise dans ses pensées, qu’elle ne les remarquait qu’à peine. C’est une main forte se déposant sur son épaule qui la fit sursauter, se retourner. Sans demander son reste le dirigeant la tira vers l’extérieur et la belle se fit emporter dans une nouvelle course folle bien malgré elle, le cœur battant la chamade. Pendant la descente d’escalier, il sembla vouloir la protéger des autres, de ceux qui la faisaient en permanence fuir. Cela toucha la louve, qui se contenta d’afficher un sourire en coin, avant de stopper sa course sur la sortie.

Finalement arriva l’inspection, celle qui par réflexe entraînerait une réprimande, il observa sous tous les angles la jeune femme, avant de soupirer longuement… Dans ses souvenirs juste après le soupire arrivait la dispute, mais pas cette fois. Non, il se contenta de retirer sa veste et de lui déposer sur les épaules et d’ajouter qu’elle toujours pas l’air d’apprécier les vêtements. Ce qui n’était pas faux. Ses lèvres s’entrouvrirent puis se refermèrent aussitôt. Lui tendant son bras, il lui proposa une ballade, comme avant. Hésitante, elle finit par accepter sans dire un mot, passant son bras dans celui du dirigeant, avançant avec lui jusqu’au parcourt habituel. Elle mit un temps avant de prendre la parole, fermant les yeux elle ne pouvait s’empêcher de se remémorer les souvenirs de son passé ici, les rires, les joies mais aussi les mauvais moments. Elle dû donner l’impression de se crisper, qu’elle finit par faire entendre le son de sa voix pour palier à son léger malaise.

- « Met un vêtement aussi voleur d’air, que ça et on verra si tu le gardes. Surtout avec des deuxièmes pattes. »

Ce qu’elle appelait vêtement voleur d’air ? Etait simplement le corset qu’il fallait serrer le plus fort possible pour souligner la silhouette de guêpe. Les deuxièmes pattes étaient simplement les chaussures à talons, qui lui faisaient perdre l’équilibre trois fois sur quatre. Même si pour beaucoup il aurait été évident qu’un homme ne portait pas de tel tissu, ce ne l’était pas pour la belle qui mettait en avant le fait que tant qu’il n’en avait pas porté, il ne pouvait pas critiquer. Ses lèvres se reposèrent l’une sur l’autre, que pouvait-elle lui raconter de son voyage ? De ses rencontres ? De l’ile ? Que voulait-il savoir finalement. Elle reprit finalement la parole, pour résumer le tout, a sa façon.

- « Une race par peule, une ile dangereuse, la mort un peu partout, des tempêtes. Une relique pas si relique que ça… »

Bavarde ? Carrément pas. Elle ne parvenait pas à trouver les mots pour chaque moment précis, alors elle avait finalement privilégié le résumé net et précis. La belle avait failli perdre la vie plus d’une fois et avait joué un rôle protecteur auprès du groupe, elle n’avait cherché que très rarement à communiquer. Préférant observer et agir. C’est d’ailleurs en se souvenant de tout cela qu’elle reprit la parole, complétant finalement au fur et à mesure de ses souvenirs, l’histoire.

- « J’ai faillis perdre la vie, je me suis vu mourir plus d’une fois. Les vampires sont puissants, mais inconscient, il est facile de les déstabiliser. Les elfes sont fragiles mais intelligent même si parfois ils aiment…. Des personnes étranges. Drôle de mélange.»

Elle s’arrêta, se remémorant ce qu’elle avait appelé le couple impossible, l’amour d’un centaure pour une elfe. Difficile de s’imaginer la situation sans l’avoir vu au moins une fois. Elle finit par sourire, concluant simplement :

- « Il y a trop de chose à raconter… Plus tard d’accord ? Et toi, tout ce passe bien ici ? »

Difficile de vraiment admettre que les deux compères parlaient de la pluie et du beau temps, évitant finalement de trop en dire. Sans parler de cette absence. Laurianna avait l’impression de ne jamais vraiment être partie. Savourant la retrouvaille avec cette odeur particulièrement mais si envoûtante, se blottissant tel une enfant dans le veston, observant du coin de l’œil le dirigeant avant de détourner les yeux afin de ne pas croiser ceux du général. Elle se contenta de jouer avec une mèche de cheveu, l’enroulant encore et encore, sans trop savoir quoi dire quoi faire.

- « Pourquoi faire une soirée, tu fêtes un événement ? »

La louve n’avait certainement pas oublié l’aversion du général pour les fêtes de ce genre, la question lui était donc venue naturellement. Qu’est-ce qui pouvait bien l’amener à organiser un tel événement ?

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Ven 17 Jan 2014 - 20:20

Elle avait finalement accepter sa proposition muette en lui tendant son bras. Auparavant, alors qu'il n'était pas au courant qu'elle était une lycanne et qu'il pensait que ce n'était qu'une louve, ils faisaient la promenade alors qu'elle était sous sa forme animale. C'était la première fois qu'il faisaient le chemin normalement, ainsi, ils pouvaient parler librement. Enfin librement, c'était une façon de voir les choses. Laurianna venait juste de découvrir de nouvelle chose, ainsi être social envers un groupe d'individu.

Le général savait qu'il ne devait pas trop la bousculer, mais ne pas la laisser se reposer sur ses lauriers ! A peine est-elle rentrer qu'il avait déjà programmer quelques exercices pour faire d'elle une citoyenne modèle d'Oryenna pour que cela arrête de jaser. Il espérait que sa décision de l'envoyer en expédition n'était pas vaine. Elle lui explique alors de se mettre à sa place avec ce fameux vêtement voleur d'air et ses deuxièmes pattes. Bon nombre de gens n'auraient pas compris de ce qu'elle voulait dire, mais lui, il avait appris à la comprendre et à traduire rapidement.

Il finit par rire aux dires de la jeune femme. Il est vrai qu'il se voyait mal avec un corset et des talons. Il se demandait d'ailleurs si il existait des talons assez résistante pour supporter son poids en plus son attirail. Déjà qu'il préférait les armures aux vêtements d’apparat, il se voyait mal en train de se travestir en femme ! Il n'aurait absolument aucune crédibilité en tant que sexe opposé.

Un peu plus loin, elle daigne enfin à parler de son aventure. A ce qu'elle raconte, l'île d'Omërie est vraiment hostile, elle avait faillit perdre la vie plus d'une fois. A présent, le général se sentait coupable. Il l'avait envoyé dans un endroit qu'il ne connaissait pas plus que ça, c'était une grosse erreur.

Il faisait confiance à l’instinct de Laurianna pour survivre dans un lieu aussi dangereux. Elle se débrouillerait certainement plus que lui. Cet instinct de loup qui lui fait défaut en tant qu'humain des plus basique bien qu'il soit général. Ils avaient fait beaucoup d'exercice oraux, et écrit, mais pas d’entraînement au combat, c'était sa faute si elle avait faillit y reste. Une telle expédition ne s'improvise pas avec des mots.

La culpabilité l'avait gagné, il se sentait alors mal à l'aise. Il espérait qu'elle ne pensait pas qu'il l'avait envoyé là-bas pour se débarrasser d'elle, il ne se le pardonnerai pas. Il avait beaucoup penser à elle et d'ailleurs, c'était la première fois qu'il pensa à une femme qui était en dehors de son lit. Petite anecdote par ailleurs, aucune femme n'avait partagé son page pendant l'absence de la louve, ce qui est un exploit hors du commun pour les membres du château, tellement qu'on commençait à s'inquiéter de son état.

Il reprit ses esprits alors qu'elle lui demandait les origines de ce bal, elle connaissait sa passion pour les réceptions de ce genre. Il soupira et lui dit sans délicatesse.


«-Tu le sais bien … Quand une personne importante du pays vient, je me dois de le réceptionner ainsi. Je reçois ce soir le duc de Brittany, nous sommes en pourparler concernant les convois d'or ...»

Puis, il se souvient avec qui il parle. Il se doutait bien que cela la dépasser bien qu'elle avait un potentiel cognitif assez conséquent, ou du moins, beaucoup plus que ceux qui sont en train de se gaver dans la salle de bal.

«-Mais j'imagine que ce n'est pas ça qui t’intéresse, les affaires économiques du généralissime … C'est juste que je dois le faire, c'est tout … Je m'octroie juste une pause en ta compagnie avant de retourner là haut.»

Il sentit quelques chose de frais tomber sur ces cheveux, il aperçoit grâce aux rais de lumière des torchères, quelques flocons de neige tomber du ciel. Il regarda alors Laurianna et lui sourit radieusement, chose qui était assez rare ces derniers temps … Depuis qu'elle était partie en fait. E ses cotés, il se sent … Différent, joyeux et naturel. Il était bien et heureux, pas comme avec d'autre femmes qui le prennent pour le général, le haut commandant de la race humaine et d'Oryenna. Avec elle … Il était lui même. Il l'arrêta pendant la promenade et la mit devant lui pour qu'ils puissent se regarder dans les yeux.

«-Écoute Laurianna, je suis désolé de t'avoir envoyé là-bas sans aucun entraînement au combat … Je ne pensais pas qu'Omërie serait aussi dangereuse … Je ...»

Il s'arrêta net dans un spasme de son corps. Il regarda alors la louve avec un regard tremblant. Une perle de sang sortit du coin de sa bouche. On pouvait apercevoir un bout de lame sortir de son torse. Il grinca des dents et serre les poings.

«-Cours … Laurianna ...»

Dit-il dans un soupire. L'ombre qui s'était insinué dans la château l'avait atteint alors que sa garde était baissée. Décidement, les assassins sont monnaie courante ses temps-ci ...
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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Ven 17 Jan 2014 - 23:29



" L'enfer est vide, tous les démons sont ici."
- William Shakespeare -


Le général avait fini par reprendre la parole, expliquant les motivations qui l’avaient poussé à organiser la réception. La louve lui adressa un sourire poli qui sous entendait qu’elle ne comprenait toujours pas l’intérêt d’autant de léchouille envers la noblesse.  Laurianna restait Laurianna. Le dirigeant du comprendre rapidement la situation plus qu’il admit faire une pause en la compagnie du lycan. La belle se contenta de sourire, savourant avec une simplicité enfantine le moment présent. Elle en était arrivée à abandonner sa surveillance, ses sens, elle n’observait et n’entendait que les paroles de son bipède. Savourant son odeur si particulièrement, cette effluve qui en arrivait à lui faire perdre la tête et la raison, jusqu’à presque stopper ses préjugés. Son cœur battait si fort dans sa poitrine, sa respiration se voulait si rapide, que la rouquine avait l’impression que la totalité de ses organes allaient exploser sous le coup des émotions qu’elle ne connaissait pas. Son regards se leva suite à la sensation de froideur qui s’éparpiller petit à petit sur sa peau, des flocons tombaient, rendant l’atmosphère plus étrange et apaisante qu’auparavant.

La jeune femme secoua légèrement la tête, devant les propos qu’elle jugeait erronés du représentant. Omërie était dangereuse oui, mais elle avait tellement appris la bas, que jamais elle ne pourrait lui en vouloir. Laurianna était encore mentalement une enfant avant son départ, elle était à présent beaucoup plus mature. Alors qu’il stoppa ses paroles dans un spasme qu’elle ne connaissait que trop bien, son regard s’agrandit et ses mains se déposèrent sur la blessure qui venait d’être infligé, s’imprégnant du précieux nectar. Tout son être frémis aussitôt, déclenchant une instabilité impressionnante. Elle luttait pour ne pas se transformer, chose impossible avec autant de sentiment négatif l’assaillant. La rouquine se détacha du général, l’être tremblant le regard changeant d’intensité. A ce moment précis, Laurianna n’était plus une âme à ressentir de la compassion, elle était juste un animal dangereusement sauvage. Son corps se décala maladroitement sur le côté, sa mâchoire dont les dents commençaient à reprendre leurs formes originales, laissa échapper un grognement sourd.  

- «  Je vais te tuer. »

Le problème avec une bête, c’est qu’elle est impossible à contrôler, à dominer. Aussi douce pouvait-elle être, le contraire était tout aussi probable. En une fraction de seconde la belle créature sur deux pattes à la chevelure de feu disparue, laissant place à cet animal à quatre pattes particulièrement redoutable. Les babines retroussées, les crocs dévoilés, les oreilles en arrière et les pattes avant légèrement repliées, tout montrait que la bête n’était pas dans une humeur agréable et qu’elle était prête à attaquer, ou plutôt qu’elle n’allait faire qu’une bouché de l’assassin. Celui-ci sous la surprise avait abandonné son arme sans prendre la peine de la retirer, reculant d’un pas devant cette monstruosité s’approchant, grognant toujours plus fort. Oh oui, il allait mourir, mais dans d’atroce souffrance, il ne lui échapperait pas. Le coupable pourrait bien courir aussi vite qu’il le voulait, se cacher, ou même supplier, rien ne pourrait apaiser la colère inexplicable qui venait de prendre le contrôle  de la sauvageonne.

Même cette dague dégainé, pointé vers la louve ne la fit même pas hésiter une seconde. Elle se contenta de tourner autour de sa future victime, lui indiquant sans qu’il s’en rende compte la position qu’elle souhaitait obtenir de lui. Une habitude de bestiole il faut croire. Puis l’unique seconde ou elle avait été plus rapide que lui, qu’elle avait eu sa nuque de libre, d’un bon elle se jeta sur lui, sans louper le morceau de chair qu’elle arracha avant de retomber sur ses pattes plus loin. Le corps de l’inconnu tomba immédiatement sur le sol, laissant doucement le précieux fluide s’écouler. L’animal s’approcha afin de mordre la jambe du coupable, avant de se retransformer en humaine. Son corps était entièrement nu, mais son regard restait insensible à la souffrance et au hurlement de l’inconnu, elle s’agenouilla afin de lui murmure :

- «  Actuellement, le poison de ma malédiction coule dans ton corps. Tu vas souffrir. Et quand tu tomberas dans l’inconscience définitivement…. Je te tuerai ou alors te découperai avec ta propre dague… Cela t’apprendra à le toucher… Il faut un exem…ple »

C’est un bruit derrière elle qui la remit dans la réalité, lui remémorant que le général était blessé. Qu’elle venait d’agir bestialement en présence d’un témoin, qu’il ne devait certainement plus la voir comme avant… Mais la louve avait ressentie une peur si forte, qu’elle lui avait fait perdre la raison. Elle s’approcha rapidement du général, ignorant sa nudité – l’habitude surement-, afin de l’aider à se positionner convenablement.

- «  Est-ce… Est-ce que… ça va ? Je… Je vais chercher de l’aide…. Il… faut…. Te soigner… »

Sa phrase était entrecoupée par des soufflements, alors qu’elle avait l’habitude de voir des blessures, de voir du sang, elle rentrait doucement en état de choc. L’idée même de perdre le représentant, provoquait chez elle une douleur atroce dans la totalité de son être, son visage se crispa, son regard s’attrista, même si elle devait avoir conscience que la blessure n’était pas mortelle, elle ne pouvait s’empêcher de paniquer.  

- «  Tu me laisses pas hein… parle-moi… Je vais chercher de l’aide ! Tu peux marcher ? »

Autant de question bête qu’elle ne pouvait s’empêcher d’émettre, il fallait trouver une solution et rapidement. L’idée même de l’abandonner ici le temps de faire venir des secours ne lui plaisait pas.

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Mar 21 Jan 2014 - 3:23

L'attaque a été soudaine et perpétrée avec minutie. Digne d'un assassin de renom, il avait attendu dans l'ombre que la garde du général avait baissé pour se glisser derrière lui pour asséner une coup très bien placé … Il visait la cœur du général, et la lame avait transpercé son corps de part en part. Tout être humain normalement constitué n'aurait pas survécu … Était-ce la fin du général ? Après tout, nombre de politiciens véreux voulait sa tête sur un pique pour que ces derniers continuent lors actes malveillants au détriments du peuple d'Oryenna.

Valarhän savait qu'il était aimé de son peuple et de son armée, car il était proche d'eux partageant douleur et bonheur. Une certaine empathie s'était liée entre eux et c'est pour cela qu'il voulait chasser toutes personnes voulant briser ce lien qui commence à devenir fort inquiétant pour les commendataire de cet assassin.

Il s'écroule au sol tandis que Laurianna attaqua sous forme animale l'homme habillé en noir.son rythme cardiaque diminua et pouvait qu'assisté à la scène impuissant. Il avait mis en garde la lycanne mais elle n'en faisait qu'à sa tête. Sa vision se trouble lentement, mais il tente de rester conscient, il avait froid, très froid …

Sa vie s’achève doucement, dans un mort lente mais moins douloureuse qu'il ne l'aurait cru. Il avait tant de chose à dire, tant de chose à faire. Son peuple allait être sous le joug des bandit encore longtemps si aucun dirigeant n'enraye la menace … Il largue un dernier soupire en fermant les yeux devant Laurianna qui se précipite à ses cotés. Finalement, il mourra heureux, aux cotés de la seule femme qui s'inquiéta pour lui. Il avait tant de chose à lui dire, à lui faire comprendre. Il se remémora alors les exercices qu'il avait fait faire à la louve, c'était ardu … Mais il ne s'était jamais senti aussi vivant qu'à ce moment. C'est ce souvenir qu'il emportera dans sa tombe.

Non, non, ce n'était pas possible … Il n'allait pas mourir comme ça, telle un misérable tué par une attaque d'une lâcheté sans nom. On avait besoin de lui, beaucoup de monde l'attendait. Il ne devait pas mourir. Il reprit conscience de force, il ouvrit les yeux. Laurianna était près de lui. Comment était-ce possible ? L'assassin bien que mordu pour la lycanne restait abasourdi par ce miracle. Il était persuadé d'avoir touché l'organe de la vie. Quiconque aurait succombé en quelques minutes voire instantanément. Valarhän resservait quelques surprises en lui et pas seulement aux gentes demoiselles. Peu de personne savait qu'il avait tout les organes inversés. Son cœur se trouvait à droite et non à gauche habituellement. Ce qui lui sauva la vie.

Toutefois, Le meurtrier avait perforé un de ses poumons mais il n'en mourra pas si c'est pris à temps. D'un coup d’œil, il regarda l'homme à terre qui n'osa pas bouger. Heureusement qu'il était vivant.


«-Laisse … Le en vie … J'ai besoin … De lui ...»

Dit-il avec difficulté et d'une voix plutôt basse. Il cracha du sang, signe que du liquide vitale commença à remplir son poumon. Toujours est-il, il voulait que son assassin soit vivant pour savoir plusieurs choses sur son coup d'état, son contrat, son commanditaire. Le tuer lui ne servirai à rien. Ce n'était qu'un pion. Il devait absolument frapper à la source.

L'heure devient critique, la douleur devient insupportable. Finalement, la garde donna l'alerte et vint le secourir et encercle la louve. Rapidement la général rouspéta.

«-Non ! Ne lui … Faites pas de ... Mal ! Sans elle … Je ...»

Hausser le ton avait eu un effet des plus dégradant, il toussa de plus belle et le sang se déversa en dehors abondamment, tellement qu'on croirait qu'il régurgitait les petits fours du bal. De nouveau, il tomba dans l'inconscience, ne pouvant plus tenir face à la souffrance de cette lame qui était toujours planté dans son corps, ce qui le sauva également.

Il n'allait pas mourir. Il n'avait pas le droit après tant de promesse qu'il avait du tenir. Il avait tant de chose à confesser, surtout auprès d'une personne en particulier ...
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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Mer 22 Jan 2014 - 22:59




Avez-vous déjà vu un loup pleurer ? Avez-vous déjà vu un animal offrir toute la peine dont il était capable de ressentir ? Laurianna était incapable de montrer ses émotions et pourtant devant cette situation, l’armée qui l’accusait. La belle se transforma immédiatement et ses yeux d’animaux , abandonnèrent toutes les larmes dont ils étaient capables de lâcher. Tout son corps tremblait d’une intensité inconnue, des flashs d’un passé douloureux vinrent la frapper de plein fouet alors que les gémissements de l’assaillant raisonnaient. La louve grogna montra les dents, cherchant à protéger le corps inerte de son protéger, elle ignorait ce qu’elle devait faire, allié ennemis ? Comment savoir si elle pouvait leur faire confiance. La rousse devait pourtant se résoudre, elle ne pouvait rien faire pour lui.

La belle s’écarta alors que des regards interrogateurs la dévisageaient, le général haussa la voix avant de sombrer dans l’inconscience, provoquant presque immédiatement un couinement chez la sauvage. Son cœur battait si fort dans sa poitrine, sa respiration s’accélérait, si bien que tout lui donnait l’impression qu’elle allait exploser, mourir sur place, sombrer dans la folie. Elle recula se tournant vers l’assassin encore sur le sol, se tordant de douleur, hurlant. Une transformation n’était jamais évidente et particulièrement douloureuse. Malgré l’ordre du général elle était incapable de ne pas le tuer, ne pas l’achever, le torturer. Il était responsable de tout ça et jamais elle ne pourrait lui pardonner. Alors que des personnes de l’armés s’approchait de l’agonisant, la belle fit un bond rapide et précis montrant sa belle dentition avec hargne.

Prenant conscience de la gravité de l’état du général, le groupe s’éloigna en emportant le corps avec eux. Elle resta seule face à cet homme qu’elle haïssait au plus haut point, il murmurait qu’on l’épargne, que la douleur cesse. Malheureusement pour lui, la carnassière venait d’en décider autrement. Elle se changea en humaine, avant de venir jouer du bout des doigts sur le front en sueur de l’assaillant. Elle lui murmura des paroles imperceptibles pour toutes personnes autours, provoquant un autre hurlement de supplice de la nouvelle victime. Le bourreau était devenu victime et la victime bourreau. Passant ses mains le long du corps du coupable, elle extirpa une dague de ses rangements, avant d’afficher un sourire sadique. Laurianna était animée par une folie qu’elle ne connaissait pas et elle était incapable de contrôler ses pulsions.


- «  Tu vois…. Ça c’est pour avoir blessé le général. »

Sans attendre elle encercla le pommeau de ses mains avant de planter la cuisse de l’agonisant, un nouveau hurlement se fit entendre, si fort que tous les arbres présents donnèrent l’impression de vibrer sous l’intensité de cette violence.  Elle retira la lame de la chair, avant de recommencer encore et encore de poignarder sa victime a divers endroit, le sang ne tarda pas à recouvrir son corps d’humaine et le sol environnant. Une fois que l’homme lâche son dernier soupire, la belle se mit à hurler avant de s’effondrer sur le corps sans vie du mercenaire. Elle murmura des excuses, excuses qui étaient adressées au général et sa rage laissa doucement place à la culpabilité.  L’animal ne rêvait plus que de vengeance, persuadée que l’être que lui procuraient tant de sensations inexpliquées était mort, qu’il l’avait abandonné. Refaisant resurgir en elle, son complexe d’abandon, ses peines passé, la mort de son père et de sa mère. Elle se releva, abandonnant le lieu, marchant faiblement, titubant de droite à gauche, avant de s’effondrer une nouvelle fois contre un arbre. Sa nudité n’était plus une gêne, ni même une priorité, elle passa ses mains dans ses cheveux avant de se les agripper, enfouissant sa tête au niveau de ses genoux qu’elle avait rabattue contre sa poitrine.  Elle ferma les yeux, soupira, expira, essayant de se calmer autant qu’elle le pouvait. Elle était proie à une véritable crise d’angoisse, alternant manque d’oxygène et hurlement de douleur intérieure. Après plusieurs heures, très longues heures dans cette situation d’enfermement complet. Elle finit par retrouver sa forme animale. Elle avança doucement prenant la direction du château d’un pas lent et hésitant. Une fois là-bas,  personne n’osa s’interposer sur son passage, son pelage était recouvert de la substance rougeâtre et son regard trahissait son instabilité. Elle suivit l’odeur qui la mena tout droit jusqu’à la pièce ou était le général,  l’odeur du sang était là aussi omniprésente. Laurianna se coucha alors devant la porte, faisant preuve d’une patience inouïe face à la situation. Elle ignorait la finalité, mais elle voulait encore y croire.  Était-il mort ? Était-il vivant par miracle ?  Un long soupire s’échappa de ses lèvres, alors que toute les personnes empruntant le couloir faisant un grand détour pour l’éviter, ce qui ne la calmait en rien. Plusieurs sortirent de la salle, tous recouvert d’un peu de sang, tous lançaient un regard à la louve en secouant la tête.

Prise d’une nouvelle angoisse, elle entama les 100 pas, longeant le couloir dans les deux sens, espérant au plus profond de son être que l’issue ne serait pas dramatique.  Comment pourrait-elle se pardonner de ne pas avoir senti le danger ? Doucement, après encore plusieurs heures, la dernière odeur présente sortit de la chambre, l’homme s’agenouilla devant la louve afin de lui murmurer :

- «  Tu peux entrer si tu veux. La porte est ouverte, mais ne reste pas longtemps. Et va te laver avant. Il faut éviter les infections. »

C’était la première fois qu’une autre personne que le général lui adressait la parole depuis qu’elle était ici et la voix de l’humain puait la sincérité, ce qui toucha la louve. Elle se leva, regarda la porte puis l’homme qui se releva en lui esquissant un sourire.  Il disparut dans les profondeurs des couloirs, la laissant seule avec ses réflexions. Elle n’avait pas compris grand-chose et ignorait encore l’état de son protéger. Néanmoins, une information était remonté jusqu’à son cerveau, elle ne pouvait pas rentrer ainsi, elle devait se laver…. Stupide bipède avec leurs idées loufoques. Elle prit la direction de l’unique lieu qu’elle connaissait, la chambre du général, elle se transforma et fit ce qui devait être fait pour paraître plus « propre ». Elle ouvrit son armoire cherchant de quoi se vêtir… Elle soupira avant de lui emprunter une grande chemise, elle n’était pas très grande, ni très grosse, ce qui fit qu’une fois sur elle, la chemise lui allait un peu au-dessus des genoux. Elle sortit ensuite de la chambre, remontant sa chevelure encore humide, la coinçant avec une plume. Elle était uniquement vêtue d’une chemise qui ne lui appartenait pas (qui en plus appartenait au dirigeant), les pieds nus. La belle se contenta de longer les murs afin de se rendre jusqu’à la pièce. Étonnamment, elle ne rentra pas immédiatement,  une boule c’était formée à l’intérieure de son ventre, elle avait peur, peur de découvrir, d’apprendre ce qu’elle redoutait.  Après plusieurs minutes, elle prit une inspiration frappa et entra, ignorant ce qu’elle allait découvrir à l’intérieur.  Involontairement, elle avait fermé les yeux, quand elle les ouvrit, il était là, inerte, allongé sur un lit… Son cœur s’arrêta net, elle ne percevait absolument rien. Elle avança fébrilement, tira une chaise proche du lit, s’installa dessus et posa ses mains sur le lit, avant de poser sa tête sur celle-ci. Ses yeux étaient rivés sur le dirigeant, parce que oui elle voulait garder espoir. Elle ne pouvait pas le perdre comme ça.

- «  M’abandonne pas. Je t’en supplie… Ne m’abandonne pas…. Pardonne-moi, pardonne-moi, tout est de ma faute… »

Une larme coula le long de sa joue et d’autre pointaient déjà le bout de leurs nez au niveau de sa muqueuse. Elle attrapa dans un geste incontrôlé la main du général qu’elle serra doucement. La louve avait terriblement peur, comment vivre avec autant de culpabilité sur la conscience ? Pour la première fois de sa vie elle se moquait de ce que dirait les autres, de savoir où était sa place, de savoir qu’elle était lycans et lui humain, elle se moquait des interdits. Elle ne voulait qu’une chose qu’il survive. Les heures défilaient, les personnes passaient dans la chambre prendre ce qu’il nommait « paramètre » et elle, ne bougeait pas. L’humain qui lui avait parlé entra, adressant un large sourire à la jeune femme.

- «  Tu devrais te reposer, cela ne sert à rien de rester là. Il a besoin de repos lui aussi tu sais ? »

Les yeux de la louve avaient dû le foudroyer, elle ne lui avait pas répondu, se contentant de reprendre sa position les yeux rivés une nouvelle fois sur l’homme qui la tourmentait. Le médecin reprit alors la parole avec toujours autant de gentillesse.

- «  Très bien, mais ferme un peu les yeux. Il ne s’envolera pas tu sais ? »

Il finit par ressortir aussi rapidement qu’il était venu. Les heures défilaient et Laurianna ne bougeait pas d’un millimètre, le sommeil finissait quelque fois par l’emporter. Les secondes, les minutes, les heures et la journée passaient et rien ne changeait, si ce n’est l’épuisement qui s’accumulait et ses espoirs qui s’amoindrissaient. Doucement elle ferma les yeux, avant de s’endormir profondément, si bien qu’elle n’entendait même plus ce qui se passait autour d’elle. Sa main recouvrait celle du général  et son visage était marqué par la fatigue, les cernes et rougit par les larmes.  «  Ne me laisse pas » restait la phrase qui hantait ses songes….

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Ven 24 Jan 2014 - 20:14

Le général n'était pas passé loin de la mort, comme à chaque fois. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouve dans cet état. Mais il se serait bien passé de se faire attaquer ainsi, sans avoir pu porté un coup à son assaillant. Tout ce qu'il avait pu faire, c'était de se prendre un coup qui aurait pu être mortel et de tomber au sol, misérablement en laissant la louve seule face à tant de problème.

Le voilà vautré dans un lit, inconscient. Son chambellan, Tyarald, un homme en qui il avait une confiance absolue avait restreint drastiquement les visites à son chevet. Drastique était le mot qui convenait le mieux, personne n'avait l'autorisation de passer la porte de la chambre du général. Les gardes, hommes qui était gravement atteint par l'attaque du général, était sur le qui-vive et particulièrement nerveux à toute forme de comportement suspect. Seules les médecins avaient accès à sa chambré mais il donna la permission à une autre personne qui lui était digne de confiance, la fameuse louve qui était devant la porte. Tyralad voyait que ça agaçait les gardes au plus haut point, mais c'était surtout les femmes qui avaient partagé la couche du général en qui il avait le plus peur.

Il savait que ce genre de femme ferrait n'importe quoi pour se faire bien voir auprès des huiles et du général en particulier, quitte à utiliser divers méthodes pour 'supprimer' purement et simplement leurs concurrentes. Railleries, rumeurs, ou même violence, tout était permis pour devenir la Reine. Ainsi, il donna la permission à Laurianna d'aller le voir mais en posant quelques conditions d’hygiène … C'était capital si elle souhaitait toujours être à ses cotés. Une fois que le chambellan ait mis la louve à l'écart de toute ses billevesées de femme. Il devait terminé son travail et celui du général.

Repassons sur ce dernier. Il était allongé dans un lit, inerte depuis deux jours à présent, Laurianna à ses cotés, épuisée par les événements. Cependant, le général était très loin de mourir, il finit par rouvrir difficilement les yeux après un coma de deux jours. Ses souvenirs refont surface lentement, le bal, l'attaque, Laurianna … Sa tête se tourne légèrement alors qu'il sentait quelque chose sur sa main. C'était celle de Laurianna qui veillait sur lui. Il ne pouvait pas s'empêchait de sourire en s’apercevant qu'il n'avait jamais reçu autant d'affection depuis que sa mère ...Qu'il est bête, il n'était qu'un orphelin, il n'a jamais connu ses parents qui, apparemment ne le souhaitait pas plus que ça. Il laissa sa main qui était camouflé sous la main de la louve puis de l'autre, il soulève son drap pour regarder de plus près sa blessure. Un large bandage encerclé son torse et une serviette était au niveau de son poumon gauche, là où il a été attaqué. Il pose sa main et ne put réprimer une vive douleur qui lui souffla de ne plus y toucher. Il allait mettre du temps à s'en remettre.

Il soupira doucement. Combien de jours s'était-il écoulé ? Il n'en savait rien … Les négociation avec le duc était-il toujours d'actualité ? Il n'aimait pas ne rien savoir. Il devait attendre son rapport auprès de son chambellan.

Il reporte son regard sur Laurianna qui était au bout du rouleau. Il quitte la chaleur de sa main avant de glisser sa main dans les cheveux roux de la jeune femme.


«-Désolé de t'avoir inquiété … Petite louve ...»
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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Sam 25 Jan 2014 - 18:05



Laurianna était encore là, dans cette ville Humaine, à côté d’un général comateux. La louve avait fini par sombrer dans un sommeil profond, l’inquiétude, l’angoisse et l’adrénaline avaient fini par retomber, laissant place à un repos bien mérité. La rouquine ne se comprenait pas, ne se reconnaissait pas, elle n’avait plus rien à faire ici, le général allait certainement guérir, elle avait des projets et une transformation à accomplir. Elle ne serait plus seule désormais, elle aurait un apprenti un nouveau loup à former. Pourtant, une petite voix se faisait entendre, raisonnant au fond de son cœur, celle qui lui murmurait qu’elle devait encore un peu profiter. Qu’elle avait le droit d’échanger un peu avec le dirigeant. Cependant, il fallait être réaliste, la rouquine n’avait pas sa place ici, elle était une louve, il était humain et général en plus. Elle s’agita légèrement dans son sommeil, alors qu’une main se posa sur sa chevelure la faisant immédiatement se réveiller dans un léger sursaut. Ses yeux se fixèrent sur son bipède, un sourire affectueux se dessina sur ses lèvres. Inquiète-t-elle ? Jamais. Doucement, elle s’étira, baillant sans grande discrétion, elle avait dû dormir une heure ou deux et encore, coupé de moment de réveil. La fatigue était lisible sur son visage et ses yeux soulignés par de magnifiques cernes, mais tout ça était passé. Il allait mieux et c’est l’unique chose qui comptait pour la louve. La belle se redressa légèrement, faisant craquer la totalité de ses os, la forme humaine n’était pas aussi agréable que sa forme animale. Penchant légèrement la tête, elle décida de prendre les devants, la rouquine connaissait le général et il n’était pas trop complexe pour elle d’anticiper ses questions.

- « Tu as dormis deux jours, j’ai aucune idée si l’autre représentant est là ou pas. Tu veux que j’aille chercher quelqu’un ? Il ne devrait pas tarder à venir, ils sont là toute les heures environs. »

La belle se passa une main sur le visage, avant de réprimer un nouveau bâillement, elle devait lui parler. Mais ce n’était pas vraiment le moment le plus adapté. Des tas de questions lui venaient à l’esprit et pourtant elle restait étrangement silencieuse. Elle finit par se lever, montrant un peu malgré elle sa tenue. Une chemise empruntée au général, des belles et fines jambes non recouverte par le tissu, Laurianna restait une belle femme. Une fois debout, elle se rendit compte de sa bêtise et s’attendait déjà à une remontrance.

- « Je … heu… J’ai dû me laver… Alors… Je t’ai emprunté une chemise… J’espère que ça ne te dérange pas… Puis bon… C’était juste pour pas rester complètement nue… Je sais que tu n’aimes pas… Alors.. Enfin… »

Laurianna finit par soupirer, abandonnant toute explication cohérente. Elle avait simplement emprunté une chemise, oui ce n’était pas une robe, ni une jupe ou encore des talons. Mais le tissu avait l’odeur du général, il était large, elle était donc parfaitement bien dedans. Personne ne pourrait véritablement la changé, sa nature reviendrait toujours à grand pas. C’était inévitable. Elle le détailla de ses grands yeux, passa une main dans sa chevelure avant de se réinstaller proche de lui, elle avait tant de choses à lui dire et pourtant rien ne voulait sortir de ses lèvres. Pourtant, elle aurait aimé lui dire qu’elle n’allait pas pouvoir rester encore longtemps, même si elle le voudrait bien, lui expliquer ce qu’elle ressentait à quel point il lui avait manqué, mais aussi à quel point la différence et le rang du général était une contrainte. Laurianna avait appris que mélanger les races était mal vu, qu’on ne pouvait pas aimer ou espérer quoi que ce soit. D’ailleurs l’Amour restait quelque chose de très abstraits pour elle, une légende, une histoire qu’on raconte aux enfants. Et puis cette petite voix, qui ne cessait de lui répéter le contraire la déstabilisé, tout comme cette envie de ne plus partir en oubliant tout le reste. La belle avait observait toujours et encore son bipède, installé le lit, soulagé qu’il soit enfin réveillé, qu’il ne soit pas mort. Est-ce que pour autant elle lui avouerait sa crainte, est-ce qu’elle admettrait avoir eu peur de le perdre en le formulant ? Certainement pas, même si tout devait être parfaitement lisible sur son visage. Elle finit par lui poser une question sur son état, elle savait que les humains ne guérissaient pas aussi vite que les lycans.

- « Est-ce que tu as mal ? Tu veux que je t’apporte quelque chose ? »

Elle finit par se taire, posant ses mains sur le lit puis sa tête, les yeux fixés sur le général. Des pas raisonnaient dans le couloir, signe que le ou les médecins arrivaient. Son regard traduisait un « si tu veux je vous laisse je m’en vais. », sans pour autant qu’elle le formule.

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Lun 27 Jan 2014 - 0:19

A peine il effleure la chevelure de feu de la louve qu'elle se réveilla dans un sobre-saut ? Il n'eut le temps de l'admirer pendant qu'elle dormait, cela est bien dommage. Avant qu'il ne lui demande plus de précision, elle l’interrompt dans sa pensée en prenant l'initiative sur le fait qui s'est passé pendant qu'il était dans le coma. Ainsi, il apprit que cela faisait deux jours qu'il était inconscient. Ce qu'il aurait aimé, c'était de savoir où en était le traité avec le duché de Brittany sur la livraison et les taxes de l'or. Compte tenu des circonstance, son chambellan devait reprendre les rennes, vu que son ancien conseiller est maintenant à la rue en train de mendier suite à une relfexion  sur la louve justement.

Il remarque les bâillements de la jeune femmes. Elle a dû rester à son chevet pendant pas mal de temps, cela se voyait sur son visage que la fatigue l'avait envahie.


«-Nous verrons … Profitons d'être tout les deux … Pour l'instant ...»

Il se met à tousser bruyamment, il avait encore pas mal de difficulté à respirer suite à sa blessure assez grave au poumon. La contraction de ses abdominaux suite au toussotement l'avait faire souffrir, une petite mimique s'était immiscé sur son visage. Il regarda alors Laurianna se lever et il remarqua qu'elle n'était pas bien habillée ! Elle n'avait qu'une chemise en guise de vêtement, c'était trop peu, mais il prit un plaisir silencieux à regarder les courbes harmonieuses de la jeune femme. Elle était une lycanne, ce qui aurait pu refroidir les ardeurs d'autrui, mais lui, cela ne le dérangeait pas qu'elle soit d'une race différente.

«-Ne t’inquiète pas … Ce n'est pas grave … »

Il finit là sa phrase, n'osant pas trop parler dans cet état, il ne commettra pas deux fois la même erreur. En temps normal, il l'aurait réprimandé, mais cette fois-ci, il ne lui dira rien. Peut-être parce qu'ils ne sont que tout les deux ? Il n'en savait rien. C'était quelque chose de nouveau qui commençait à naître dans le cœur du général. Bien qu'instable, cela fleurit malgré tout. Et ce n'était pas déplaisant pour lui ! A vrai dire, il en avait assez de partager sa couche avec des femmes lambda qui n'en avaient rien à faire de lui et qui s’intéressait à son statue. Il profita de ça pour le plaisir … Mai depuis sa rencontre avec Laurianna, cela se calma et il était devenu plus sage.

Dans sa bienveillance, la louve demande au général si il avait besoin de quoi que ce soit. Il n'avait besoin de rien, seulement de sa présence le plus longtemps possible. Mais des pas résonnent dans le couloir, certainement les médecins qui viennent s'enquérir de son état. Il détourna le regard vers Laurianna qui devait savoir si elle devait partir ou non. Il posa sa main sur la sienne et le serra, signifiant qu'il voulait qu'elle reste pendant l'examen de sa blessure. Les protagonistes de sa futur guérissons font leur entrer et sont surpris qu'il soit déjà sorti de son coma.

Ainsi, pendant une trentaine de minute, il se laissa toucher, examiner sous toutes les coutures, manipuler et tout ça devant les yeux de Laurianna. Pendant tout ce temps, il écouta le rapport de Tyralad sur les fait qui se sont passés pendant son absence. Le duc était peiné de ne pas pouvoir rester plus longuement pour parler de ce traité et était rentré chez lui. Il allait devoir préparer un voyage pour aller lui rendre visite, mais quand il ira mieux. Mais sinon, rien de plus à signaler, ce qui était fort encourageant. Son chambellan avait fait du bon travail comparé à son ex-conseiller.

Les minutes passèrent et les voilà tous partis. Laissant la louve et le général seuls dans leur monde. Il tapota légèrement la tête de Laurianna en souriant.


«-Raconte moi ton périple … Dans les moindres détails … J'ai du temps devant … Moi ...»

A ça, pour en avoir, il allait en avoir ! Les docteurs prévoyaient un alitement de deux cycles minimum.  
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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Lun 27 Jan 2014 - 3:55



Laurianna restait particulièrement attentive au moindre mouvement du représentant, suivant du regard le déplacement de ses membres, plissant le nez devant cette toux qui semblait le faire souffrir. Elle aurait voulu prendre sa place, échanger les rôles, elle aurait guéri plus rapidement, il aurait pu faire honneur à son rang et il en aurait été heureux. Mais, il fallait revenir dans le monde réel, tout ça n’était pas possible. La belle se contente alors de lui sourire affectueusement, comment pouvait-elle dissimuler même dans ses gestes la peur qu’elle avait pu ressentir. Doucement, elle effleura la main du bipède. Devant l’absence de réprimande, la rouquine ne put cacher sa surprise, ses grands yeux s’écarquillèrent lançant entrevoir son étonnement, mais surtout un léger soulagement ainsi que de la joie. Elle était sincèrement satisfaite de cette réaction, elle ne pourrait malheureusement pas changer, malgré toute la bonne volonté de la terre. Elle s’installa sur cette chaise, suivant du regard les médecins qui venait d’interrompre la discussion. La jeune femme se crispa, observant chaque geste qui semblaient douloureux, elle était prête à sauter sur eux, afin qu’il cesse de le faire souffrir, mais la voix de la raison reprenait le dessus. La louve finit par se lever, afin de regarder par la fenêtre, évitant ainsi toute réaction incontrôlée de sa part.

Elle était pensive, particulièrement pensive même. Laurianna se demandait si elle devait parler au général, lui dire qu’elle avait l’intention de transformer un humain, enfin humain… La belle se torturait l’esprit en essayant de se comprendre, sans réelle réussite. Les minutes défilaient sans qu’elle le remarque si bien qu’elle fut surprise du départ des médecins. Elle reprit place silencieusement sur cette chaise, reprenant sa position de départ, laissant le général s’amuser dans sa longue chevelure légèrement emmêlée. La jeune femme lui adresse un nouveau sourire, il voulait qu’elle lui raconte, pourtant il n’y avait rien à raconter. Le périple n’était qu’une suite de déception tous plus grande que les autres et en particulier celle de la relique. Elle qui se voyait déjà offrir une relique au général… Stupide île. Il n’y avait donc rien qu’elle juge important de lui raconter, du moins pas maintenant, pas ce soir, pas encore. Pour l’heure, elle devait prendre son courage à deux mains, lui annoncer qu’elle allait partir le dernier jour du cycle, pour retrouver un homme qu’elle avait l’intention de transformer et de former. Pourtant, quelque chose semblait la bloquer, elle appréhendait la réaction de l’humain.

Puis, finalement, elle passa sa main sur celle du général, penchant légèrement la tête. Elle n’avait pas le choix, elle ne souhaitait pas lui mentir, ni rien lui cacher. Ses lèvres s’entrouvrirent mais se refermèrent aussitôt. Elle soupira, hésitante, se torturant à un point ou ses yeux s’humidifièrent légèrement. Elle n’avait pas envie de partir, elle n’avait pas envie  de le laisser rien ne l’obligeait et pourtant elle semblait en avoir l’impression. La louve était persuadée à tort ou à raison  que si elle prolongeait son séjour ici, un tas de problèmes s’accumuleraient. La lycanne se répétait que sa place n’était pas ici, pas chez les humains… Elle finit par soupirer une nouvelle fois, avant de finalement prendre la parole.


- «  Justement… Je ne peux pas rester très longtemps… Je dois partir à la fin du cycle. »

Elle s’arrêta, afin de prendre une grande respiration, le plus difficile était à venir. La belle le regarda, ignorant l’état de pensé du général. De toute façon, elle ignorait très souvent ce que pensait Valar’, ils n’avaient que très peu de fois discutés de la pensée de chacun. Elle reprit la parole se voulant rassurante, la question était de savoir pour qui.

- «  Cela te permettra de te reposer sans que personne ne te mette en danger… Ou sans qu’aucune rumeur ne vienne t’importuner…. Mais… Enfin… Si tu veux bien… Je voudrai bien revenir... »

Elle s’arrêta, elle aurait bien voulu lui en dire plus. Mais elle était incapable de comprendre elle-même cette envie irrésistible de revenir ici. Elle devait partir oui, maintenant elle avait une autre obligation et surtout une promesse à tenir. Elle reprit la parole très rapidement, sans prendre vraiment la peine d’articuler la phrase qu’elle allait formuler.

- «  J’ai promis à un humain de le transformer… Mais ce n’est pas un simple humain… Sa mère était une prêtresse et son père un lycan… Alors il a nos capacités, il veut juste devenir complètement lycan. Mais … enfin je ne suis pas…  c’est juste une connaissance. »

Ce n’était pas réellement la transformation qu’elle cherchait à justifier, mais plus son geste ou plutôt le fait qu’elle accepte de le faire. La louve sous entendait maladroitement aussi, qu’il ne se passait rien entre elle et l’autre humain, même si elle ne le formulait certainement pas de la bonne façon. La belle redoutait la réaction du général, si bien qu’elle serait capable de renoncer s’il le lui demandait. La jeune femme se crispait légèrement, avec cette envie de se faire soudainement la plus petite possible, elle se démangea nerveusement la cuisse, fuyant un peu le regard si impressionnant du représentant.

- «  Je suis désolée de ne pas être revenue après le voyage.. Je suis vraiment désolée Valarhän…  »

Qu’est-ce qu’elle aurait voulu lui dire à la place de cette phrase ? Qu’elle n’avait pas eu le courage de le revoir, qu’elle avait peur de ne pas lui avoir manqué, peur qu’il l’oubli. Qu’elle était terrifiée à l’idée de revivre les jugements, les valeurs, les autres… Et finalement, un sentiment inexpliqué  l’avait poussé à revenir le voir, à revenir ici. Il était très rare que Laurianna appelle le général par son prénom et pourtant elle venait de le faire, prouvant de la sincérité de ses excuses. Elle ne savait pas quoi lui dire, ni comment le formuler, ni même expliquer la multitude d’émotion qui la secouait. Elle lui adressa un regard, avant de venir s’installer sur le bord du lit. La lycanne se sentait soulagée d’avoir enfin formulé des excuses auprès de son bipède, mais sa réaction l’inquiétait réellement, ce qui était parfaitement visible.

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MessageSujet: Re: L'oisiveté des nobles.   Lun 27 Jan 2014 - 22:13

Il entrevoyait la louve comme hésitante et sa mine grave voulait tout dire. Peut-être que cette expédition n'avait pas eu l'effet escompté. Il regrette toujours de l'avoir envoyer là-bas, mais ce qui est fait, est fait, et ce qui nous tue pas, nous rend plus fort. Il l'a appris à ses dépend et le fait qu'il soit alité dans ce lit en ait le parfait exemple ! Les yeux de Laurianna étaient aux bords des larmes, peut-être qu'il avait faire remonter des souvenirs douloureux et qu'elle souhaitait oublier. Encore une fois, il ne faisait pas preuve de tact avec elle, ce qui lui faisait défaut certainement.

Cependant, elle lui explique qu'elle ne pourra pas rester comme il le souhaite. En effet, le général pensait qu'elle resterai auprès de lui, car elle n'avait nul autre endroit où aller. Mais ce n'était qu'un faux espoir. Il sentit son cœur se serrer comme si sa poitrine se comprime littéralement et que ces cotes transperce son organe vital. Son sourire disparu, qu'avait-elle d'urgent à faire ? Une rencontre amoureuse avec un homme ? Rien que le fait d'imaginer Laurianna avec quelqu'un le rendait furieux, cependant, cela ne se guère sur son visage. S’énerver serait inutile, d'autant plus qu'elle ne lui a encore rien dit à ce sujet et il espérait qu'elle en dise plus.

Elle reprit alors, lui disant que cela lui permettrait de se reposer et qu'il ne soit pas sujet aux rumeurs. Mais apparemment, elle ne comprenait pas que tout cela lui passait par dessus la tête. Son peuple était heureux et les commérages qui régnait être les femmes de la haute noblesse ne l’intéressait guère. Mais elle voudrai revenir après ce qu'elle devait aire, ce qui a eu l'effet d'un soulagement général à Valarhän, cela commençait à l'inquiéter, mais elle voulait revenir. Il n'a pas eu le temps de répondre qu'elle expliqua en détail ce qu'elle devait faire et de cette promesse qui devait accomplir à la fin du cycle.

Il comprenait qu'elle appréhendait sa réaction. Elle voulait transformer un humain en lycan. N'importe quel représentant aurait alors stopper cette hérésie sur le champ en la jetant au bûcher, des guerres se sont déclenchées pour moins que ça. Il ferma les yeux, réfléchissant quelque peu. Elle finit par s'excuser et elle s'assoit lentement sur le lit. Le général aurait bien voulu lui avouer toute l'affection qu'il lui portait, mais … Il n'était pas encore temps.


«-Laurianna … Tu as ta place ici … Comme j'ai la mienne … Tu es ici chez toi … Ne l'oublie pas ...»

Il reprit son souffle. Sa voix était légèrement cassée et sa respiration difficile sans compter la douleur qui lui tiraillait littéralement l’intérieur.

«-En ce qui concerne ton ami … Si tu lui as promis … Alors tu dois tenir ta promesse … Mais ...»

Il se mit à tousser bruyamment, il avait parler pas mal de temps et cela le faisait souffrir à en perdre conscience. Il pestait intérieurement qu'il ne soit pas en mesure de tout lui dire. Il reprend d'une voix plus douce, ce qui ne lui ressemblait pas, lui d'habitude parler avec une voix plutôt imposante.

«-Mais … Promets moi qui tu … Ne transformeras personne … Sans sa permission ...»

C'était tout ce qu'il souhaitait. Les vampire avaient tendance à transformer les gens sans leur en demander leur avis et détruise ainsi des foyers. Il ne pouvait rien y faire, à part les éradiquer, mais cela serait un peu trop radical. Après un long moment pour reprendre sa respiration, il place sa main sur la joue de Laurianna et lui murmure, n'ayant plus la force de parler.

«-Ne t'excuse pas … Tu es revenue … C'est le principal … Et quand tu reviendras ...Je répondrais à … Toutes tes questions que …. Tu te poses intérieurement ...»

Il sourit, amusé par tout ses sous-entendus qu'il avait semé. Il savait qu'elle était curieuse et qu'elle reviendrait. Il avait beaucoup parler, beaucoup pour son état. Sa main descendit et se posa sur une de ses jambes découvertes avant qu'il ne sombre dans un sommeil sans qu'il ne puisse y résister.
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L'oisiveté des nobles.

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