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 Un rendez-vous à ne pas manquer.

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Myrdhal Elwing
Ephaëlyen accompli
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MessageSujet: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Ven 10 Jan 2014 - 2:35

~ { Retour dans le passé } ~
Trois mois plus tôt, avant le commencement de l'hiver, le temps était calme et la guerre faisait parler d'elle que par des rumeurs. Rumeurs auxquelles Myrdhal, un Elfe mercenaire solitaire prêtait particulièrement une oreille attentive. C'était d'ailleurs grâce à ces rumeurs qu'il avait pris connaissance d'une auberge baignée dans le calme de la joyeuse bonne humeur de ses clients. Un endroit parfait pour une halte après de longs voyages épuisants et remplis de dangers mortels. Les gérants de cette auberge avaient servi les boissons de Myrdhal avec un tel sens des affaires qu'il ne pouvait les oublier. Mais cela n'était pas grand-chose en comparaison à la gentillesse dont ils avaient fait preuve à son égard, à tel point qu'une chose improbable se produisit ce jour la. Un faible lien de confiance s'était installé entre ces gérant et cet Elfe aventurier qui leur racontait quelque un de ses voyages, avec un minimum de discrétion et de secret gardé tout de même. Il avait en effet pris soin d'oublier de préciser qu'il était recherché par plusieurs groupes mercenaires et autres briguant de la même vergogne. Peut-être pour éviter que les ennuis le suivent jusqu'à cette auberge si apaisante, allez savoir.

Au fils des heures, un véritable échange entre Myrdhal et ces honnêtes commerçants se créait. Les clients qui tenaient encore debout avaient pratiquement vidé les lieux. La fin de leur journée étant sur le point d'arriver, les gérants si agréables avaient même pris place à la table de l'Elfe quelque instant. Le dialogue avait fini par dériver sur le jeune serveur nommé Hetahel qui travaillait au "Moulin des vieux temps". Décrivant le garçon comme un bon travailleur et extrêmement gentil. Sa corpulence et son visage pouvaient effectivement témoigner des dires des gérants qui semblaient l'apprécier pour son gout pour l'aventure.

~ Lettre au Moulin des vieux temps ~:
 

~ { Retour dans le présent } ~
Le vent brûlant de glace se frottait sur sa peau et ses vêtements qui gelaient toujours un peu plus à chaque kilomètre qu'il parcourait. Ce froid insupportable et irritant au possible qui ne faisait que ralentir sa course qu'il bataillait depuis déjà trois jours entiers. Ne prenant que quelques minutes pour se reposer, craignant que les heures le mèneraient à sa perte, ses muscles le tiraillait de plus en plus et ses poumons étaient sur le point de se déchirer. L'oxygène hivernal qu'il inspirait se mélangeait à la chaleur de son corps qu'il essayait tant bien que mal de conserver. Jouant avec l'effort physique de la course qu'il effectuait pour garder son coeur et sa chaire hors de danger du froid ardu.

Le visage entièrement camouflé par son immense écharpe brune et usée par le temps, l'Elfe mercenaire ne se retournait pas. Accomplissant sa fuite des terres de Màvreah comme une machine infatigable, aucun prétexte n'était bien à prendre pour perdre du temps. Il n'entendait plus les pas rapides ses poursuivants mais les savait toujours présent derrière lui. Les êtres qui étaient à sa poursuite n'était pas du genre à abandonner leur proie si facilement et encore moins à la laisser les distancer. En réalité, ils ne cherchaient qu'à lui faire peur dans le but de le voir courir jusqu'à épuisement avant de lui prendre la totalité de son sang d'une facilitée déconcertante. Regrettant le moment où il aurait pu en finir une bonne foie pour toute avec ces gêneurs, suceur de sang qui ne pouvaient pas se contrer à la vu d'un être vivant. Mais, il n'aurait guère pu faire cela... Pas devant une auberge qui abritait une cinquantaine de type de la même espèce. Myrdhal avait pris la décision de fuir en emportant avec lui qu'une petite poignée de trois Vampires affamés.

Ses pensées, le plus souvent lors de cette course, allaient à un jeune homme. Il ne pouvait une seule seconde imaginer lui amener ces trois bêtes féroces. Lui qui habituellement ne faisait preuve d'aucun sentiments amical, l'Elfe d'un sérieux implacable qui ne mélangeait pas les joies de l'amusement avec celles du travail. Voilà qu'il avait risqué la vie de cet homme qui n'était que simple aubergiste. Une simple rencontre d'une soirée à mangé seul à une table pour les gérants d'une auberge lui proposent une petite mission qu'il avait accepté. Il ne pouvait pas supporter que cet humain perde la vie aussi bêtement suite à une soif d'aventure que l'Elfe avait lui-même créé. Il se devait de le retrouver en temps et en heure pour lui éviter de faire de mauvaises rencontres, tout en sachant pertinemment ce qu'il allait faire venir avec lui. Il espérait que cet homme savait bien manière l'art du combat ou mieux encore, qu'il n'ai jamais accepté sa folle et imprudente invitation. Il se sentait obligé de veiller sur lui, à présent, il en-était-même-obligé. Ne désirant qu'une chose malgré son insouciance, ramener ce présumé Hatahel en sécurité. Il en avait accepté la charge, l'Elfe aux yeux émeraudes devait maintenant assumer le prix de ses caprices.

La zone qui parcourait lui semblé de plus en plus familière. Ses souvenirs lui revenaient bien vite en repensant à ses anciens passages à Màvreah... Le Sanctuaire des Errants. Bientôt la fatigue élaboré par son effort allait prendre possession de sa tête et de son esprit. Il se voyait tomber au sol en essayant de ne pas pensait que la chute sur la terre humide et les feuilles mortes pourrait lui faire du bien. Il cherchait tant bien que mal à tout simplement débrancher son cerveau et pouvoir ainsi arriver à destination pour enfin constater que l'homme qu'il avait chargé de venir, celui qu'il avait juré de protéger durant son voyage, était en bonne santé. Plusieurs grandes structures de pierre perdues dans leur combat contre le vieillissement du temps apparaissaient au loin. Chaque pas qu'il faisait ne pouvaient que confirmer qu'il était arrivé à ce fameux lieu de rendez-vous. Son sprint ralentissait lentement mais surement pour laisser les poumons ainsi que son cœur reprendre un rythme normal après cette pénible marche rapide. À la fut de la moindre présence vivante dans le Sanctuaire, Myrdhal était resté environ cinq minutes à regarder les vieux murs de pierre, profitant de ce moment calme pour reprendre bruyamment son souffle avec plaisir. L'Elfe, une fois sa curiosité rassasiée sur l'éventuelle présence d'un piège, entamait désormais un pas au centre de cette battisse en ruine qui ressemblait plus à un immense jardin qu'à autre chose. Le regard fatigué mais également en alerte, il se laissait guider par ses sens pour détecter la moindre fourberie qui pouvait lui tomber dessus. Le silence pesant avait été brisé par un hurlement appelant le nom d'une personne qui raisonnait dans tout le domaine et même plus encore. S'il avait réussi à pénétrer ici en toute discrétion, il venait maintenant de gâcher l'effet de surprise.

- HETAHEL...?!

Aucune réponse en retour de son initiative pour le moins osée, mis à part les battements d'ailes des cordeaux qu'il avait effrayé en criant le nom de cet homme. Cinq autres minutes que Myrdhal avait pris la liberté de prendre pour vérifier une nouvelle fois présence non pas d'un piège, mais bien du compagnon qu'il attendait. Il connaissait son nom de par les gérants de l'auberge dans laquelle le jeune homme travaillait. S'il était dans le coin, Myrdhal espérait qu'il avait pris peur en l'entendant crier son nom, le laissant donc seul face à ces consommateurs d'hémoglobine. Ayant bien analysé les environs, il s'était laissé happé par les ombres de la soirée qui commencer à arriver. Attendant de voir qui allait venir en premier, un groupe de Vampires réclament leur boisson chaude ou un jeune homme assoiffé d'aventure haut le coeur. Ses muscles étaient encore un peu douloureusement chauds du à son long trajet mais, sa respiration elle, avait quasiment repris son rythme normal. L'Elfe se dissimulait parmi les constructions en ruine, se maquillant avec l'ombre que le soleil couchant créait

_________________


~ Sa fiche ~ ~ Son carnet de notes ~
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Dim 19 Jan 2014 - 20:56

Chapitre 1 : Un nouveau départ

Aujourd'hui est un nouveau jour. A priori, ma journée ne sera nouvelle qu'en terme de calendrier car nous sommes en Vitaeï et mis à part travailler au Moulin, je n'aurai le temps de faire autre chose. Durant une heure je m'attelle à me préparer et à mettre en place chaises et tables afin d'ouvrir la taverne. Il fait gris et les flocons de neige virevoltent au grès du vent. Nous ne parlons pas ici d'un vent qui souffle fort, mais d'une brise qui semble caresser les flocons. Je dois avouer que j'attendais la neige avec impatience, même si celle-ci s'est installée depuis bientôt deux mois en Oryenna. Pourtant, malgré cet arrière plan habituel, je sentais qu'un vent nouveau soufflait en ma faveur. Je lève la tête en direction de l'horloge située au-dessus de la porte. Dix heures. Les clients vont bientôt venir s'échouer dans la taverne. Je tourne sur moi-même pour vérifier que je n'ai rien oublié d'installer.  Je jette ensuite un œil à mon uniforme, tout est parfait. Je prends une profonde inspiration en regardant la porte. Même si tout cela est habituel, je suis toujours stressé. Voir de nouvelles têtes me gêne, mais cela fait plus de dix ans maintenant que je passe outre ce problème et cela m'a plutôt bien réussi. Je me dirige vers la porte pour la déverrouiller quand j'entends ma mère m'appeler de la cuisine. Je tourne les talons et vais à sa rencontre. Je passe par les deux portillons en bois qui séparent la taverne de la cuisine et la cherche de regard.

- Que se passe-t-il mère ?
- Il y a du courrier pour toi mon chéri, tiens.


Du courrier. Qui peut bien m'écrire ? Ma seule amie est Aricie, et depuis qu'elle est partie je n'ai pas eu de ses nouvelles, peut être est-ce elle ? Je souris fortement à cette dernière hypothèse, et saisis la lettre tendue par ma mère. C'est un vieux papier, je n'irai pas jusqu'à dire un parchemin, mais on sent qu'il a du vécu. Je m'empresse de voir qui l'a signée. Myrdhal. E. Ce doit être une erreur, je n'ai jamais entendu ce nom auparavant. Je lis tout de même avec attention les quelques lignes. Elle est adressée à mes parents et non à moi mais j'y figure en tant que "serveur au visage angélique". Qu'ont-ils pu manigancer tous les trois ? Màvreah, le Sanctuaire des Errants. Que diable fait cette personne là-bas et pourquoi dois-je la rejoindre ? Je plie la lettre et la tends de nouveau à ma mère.

- Qui est ce Myrdhal. E mère ? Cette personne semble vous connaître, est-ce un ancien ami à vous ? Et puis elle dit que vous avez parlé de moi il y a de ça maintenant trois mois. N'essayerez-vous pas de vous débarrasser de moi en me vendant à la première personne venue ? Vous savez, je finirai bien par trouver une femme, ce n'est pas en agissant de la sorte que vous aurez des petits enfants ! Non mais ! Ma mère éclate de rire, attrape mes deux mains et se défend en me regardant dans les yeux.
- Il n'est pas question de ça mon ange calme toi. Cette personne comme tu as pu le lire est venue au Moulin il y a trois mois. Je l'ai trouvée fort intrigante et sympathique et au vu du nombre de clients, je m'étais permis de m'asseoir à sa table pour l'écouter me raconter quelques histoires. Si j'ai bien compris c'est un mercenaire, et nous en sommes venu à toi parce que je lui ai dit que tu rêvais de partir à l'aventure et de sortir de ce vieux Moulin, voilà tout. Il te propose de le rejoindre en Màvreah, c'est une bonne chose non ?

Je laisse échapper un soupir et la partie droite de me lèvres se relever laissant ainsi apparaître un début de sourire. Je la prends ensuite dans mes bras et lui demande à l'oreille droite si cela signifie que comme explicitement indiqué dans la lettre, j'étais autorisé à partir afin de le rejoindre le plus rapidement possible. Elle me susurre un oui à l'oreille. Je défais mon emprise, l'embrasse sur la joue et sors de la cuisine puis monte les escaliers situés à gauche de cette dernière. Dans quel plan est-ce que je m'embarque. Màvreah... Un lieu des plus sombres où règnent mort et ténèbres. Du seul livre que j'ai dans ma bibliothèque, on y fait mention d'un lac immaculé du sang des victimes de vampires. Je n'ai en plus, aucune expérience au combat, alors je ne vois pas en quoi un serveur comme moi pourrait être utile à un mercenaire expérimenté qui plus est. Peut être est-ce quelqu'un qui souhaite me faire rejoindre une guilde. Espérons qu'il sera capable de défendre deux personnes parce que sinon, je crains bien que mon aventure ne se termine aussi rapidement qu'elle a commencé. J'ouvre la porte de ma chambre, puis les deux portes de mon armoire et me change complètement. Je troque la chemise blanche en soie contre un pull à manche longue noir en laine. Pour le pantalon, je ne le change pas, je n'ai qu'un pantalon de costume et vu la saison il ne serait pas malin de mettre quelque chose de plus court. Quant aux chaussures, je troque de longue chaussures noires habillées contre des bonnes chaussures de marche elles aussi noires. Je suis totalement dépareillé, mais qu'importe, je pars pour une aventure, non pas pour défiler devant des personnes importantes, du moins je l'espère. Je noue autour de mon cou une cape noire. Il n'y a que du noir me direz-vous, mais pour ma propre survie il faut mieux que je me fonde dans le paysage.

Je descends de nouveau les escaliers. Quelques clients sont assis autour du comptoir et quelques uns autour des tables. Il sont au nombre de dix. J'incline la tête en guise de salutation envers ceux dont je croise le regard et entre dans la cuisine. J'embrasse mes parents qui me souhaitent un bon voyage. Ils n'ont pas l'air plus inquiet que ça. Peut être ont-ils une confiance aveugle envers cet inconnu. De toute façon, arrivera ce qu'il devra arriver. J'attrape la poignée, la tourne et sors de la cuisine. Je frissonne. Le vent s'est peu à peu levé depuis dix heures. J'entends la porte s'ouvrir ainsi que la voix grave de mon père. Je me retourne surpris. Il me tend un sac plein de provisions. Quel sot fais-je, combien de temps ai-je imaginé que cela durerait. Si cette lettre fait mention d'une aventure c'est bien parce que je ne vais pas retourner au Moulin avant longtemps. Je rougis gêné par cet oubli et attrape le sac. Me voilà presque prêt pour cette aventure. J'enrobe ma tête avec la capuche et avance tête baissée en direction de l'écurie. Tauron, voilà l'élément clé de ce voyage. Il est celui qui me permet de voyager à ma guise. Il m'offre bien plus que ce que je lui offre. Je suis aussi content de te voir Tauron. Je me sens coupable de le laisser attacher là alors qu'il était libre à la réserve. Je lui caresse le crâne puis les bois. Il frotte ses bois contre ma joue gauche. Je vérifie son mors, ses rennes. Tout semble en règle. Je grimpe sur l'animal à l'aide d'un marche pied et nous sortons de l'écurie. Je cherche le soleil du regard. Un rond blanc apparait au milieu de tous ces nuages gris.

- Sais-tu où je t'emmène Tauron ? Nous allons là où tu es né, en Màvreah très cher. Un mercenaire m'a proposé de le rejoindre sur ces terres maudites. Montrons-lui de quoi notre duo est capable, d'accord ?! Je regarde de nouveau vers l'horizon et lève le poing au ciel.
Fais résonner la terre de tes sabots et pourfends l'air de tes bois !. Le cerf se cambre sur ses deux pattes arrières, brame et galope en direction de l'Ouest.

Chapitre 2 : Màvreah

Il va nous falloir trois heures selon Myrdhal pour rejoindre le sanctuaire des errants. Selon ma carte il nous faut douze en ne faisant que galoper mais peut être qu'elle est trop vieille ou bien qu'elle n'indique pas les raccourcis. Il doit être aux environs de onze heures. Les conditions pour un bon voyage ne sont pas réunies. Mon visage tout comme mes mains sont glacés par la vitesse de Tauron et le vent qui souffle. Les flocons viennent s'écraser sur mon visage. Je ne crois pas qu'il fera meilleur en terre vampirique. Je repense à la lettre que j'ai lue. Je ne sais même pas qui je dois rejoindre. Je n'ai aucune information sur son physique. Est-ce un vampire ? Un elfe ? Un nain ? J'élimine le nain car je ne vois pas ce qu'il pourrait avoir à faire en Màvreah. Remarquez, si je n'avais pas eu cette invitation je n'aurai moi non plus rien à y faire là-bas. Si ça se trouve c'est un piège et l'on va essayer soit de me tuer soit de me transformer. Raaaa je déteste quand rien n'est planifié. J'aime l'aventure, certes, mais quand tout est organisé et que je sais que je ne risquerai rien. Mais peut-on appeler ça de l'aventure dans ce cas ? N'est-ce pas quelque chose de spontané ? Je secoue la tête pour chasser ces questions de ma tête. Tauron prend un malin plaisir à avancer en sautillant. Ai-je vraiment acquis un cerf ou bien une biche ? Je souris et caresse l'animal toujours en pleine course.

Après six heures de course et non trois comme l'avait prévu le mercenaire, nous apercevons enfin ce qui semble être au loin Màvreah. Je tire sur les rennes pour que l'Ombrum ralentisse. Je lève la jambe gauche et la fait pivoter sur ma gauche en même temps que mon corps et me laisse tomber sur le sol. Je caresse l'animal pour le féliciter de cet exploit et marche à ses côtés. Le raisonnement de sa respiration brise le silence qui s'est installé depuis notre départ. Devant nous se dressent de grands arbres morts. Il y en a à perte de vue. Je me retourne pour comparer les arbres d'Oryenna. Ils sont quant à eux aussi nus mais leur tronc est tout de même resté marron. Tout ça ne présage rien de bon. Tauron a du mal à se remettre de tout ce trajet. Je m’assois sur un rocher dépourvu de neige lâchant ainsi les rennes de l'animal. J'en profite pour regarder ce qu'il y a dans mon sac. Des fruits, des petites parts de gâteaux faits par ma mère, de l'eau dans des bouteilles en verre et du pain. J'en sors une miche que je coupe en plusieurs bouts et les donne à Tauron. Je regarde de nouveau la forêt à ma gauche. Et si des vampires m'attendaient à l'orée de celle-ci ? Si ça se trouve on me surveille déjà Il est bien gentil ce Myrdhal avec son sanctuaire, mais il faudrait déjà y arriver en un seul morceau. De plus, le soleil commence à se coucher alors va te repérer dans la nuit quand tu ne connais pas les lieux. Je range la miche et nous reprenons la route.

Nous prenetrons enfin dans cette forêt. Tauron semble avoir récupéré son souffle car je n'entends plus que les craquements des branches sous nos pas. J'évite de le toucher pour ne pas lui transmettre mon inquiétude car contrairement à moi, il semble posé. Peut être parce qu'il connait les lieux ? Nous pouvons apercevoir environ à une cinquantaine de mètre devant nous que la forêt semble s'arrêter laissant place à une clairière. Je dis ça parce que lumière se fait plus vive, rien ne semble l'arrêter jusqu'au sol. Ma vue ne m'avait pas trompé. Devant nous se dresse une vieille battisse faite de pierre, en ruine. La nature avait repris ses droits car les pierres étaient jonchées d'une végétation foisonnante. Était-ce le fameux sanctuaire ? Et puis pourquoi "des errants" ? Cela signifie-t-il qu'il y a des esprits ou je ne sais quel autre créature du mal qui viendraient à la nuit tombée ? Je frissonne. Arrête de te faire peur Hetahel, le lieu est déjà assez effrayant comme ça. Tout en tenant Tauron je fais le tour de la battisse espérant trouver une entrée. En voilà une. Une voix vient glacer mon sang. Les corbeaux s'envolent. Quelqu'un vient de crier mon nom. Je me cramponne à Tauron et avance plein de crainte vers ce trou béant. Je déglutie. J'espère que c'est ce Myrdhal parce que je vais finir par rebrousser chemin et partir en hurlant.

Nous entrons par cette ouverture. Les tout derniers rayons du soleil se rejoignent au centre de la battisse. La végétation a aussi investi l'intérieur du sanctuaire. A ma droite se tient un vieil escalier en pierre détruit, ne permettant pas de monter aux étages supérieurs ou du moins ce qu'il en reste, vu qu'il n'y a plus de toit. Je respire un grand coup et chuchote à plusieurs reprises, terrorisé par la peur.

- Myrdhal... Myrdhal, est-ce vous ? Je suis Hetahel Alarik. Je regarde tout autour de moi espérant voir le mercenaire sortir de sa cachette si cette voix devait être lui.
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Myrdhal Elwing
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Sam 25 Jan 2014 - 9:02


Dans l'obscurité. Méticuleusement dissimulé entre un coin de mur et une colonne brisée à sa moitié, là où la lumière de la nuit ne pouvait l'atteindre. Mélangeant la couleur de son accoutrement brun foncé aux nombreuses ombres que la lune reflétait de par sa brillance. Son dos plaqué contre le mur et sa main sur le manche de son arme, il demeurait concentré, les yeux fermés, profitant et analysant chacun des petits bruits des ruines et de la forêt au loin. Il en profitait également pour méditer quelques minutes, visualisant dans son esprit, la course des trois Vampires infatigables qui lui couraient encore après. La soif commune qui les animaient et qui s'éternisait depuis presque moins de trois jours, avait alimenté en eux, la colère de ne pas avoir la proie désirée et aussi la joie du défie de la chasse. Il les visualisait courir en groupe tel une meute, imaginant même le son que produirait leurs souliers frappant la terre à toute vitesse et suivi par les feuilles mortes sous l'effet du vent et de l'humidité matinale. Il n'attendait qu'une seule chose, d'entendre les bruits de pas de ses trois Vampires qui se croyaient les seuls prédateurs. Son arôme Elfique les auraient alors enfin conduit jusqu'à sa sombre cachette et, il aurait pu commencer à trancher quelque suceurs de sang un peu trop gourmands. Mais au lieu de ça, de tout ce qu'il prévoyait, il avait détecté une autre présence. Des pas hésitants pouvaient faiblement se distinguer par delà les murs en ruine du Sanctuaire. S'essayant à sonder ces bruissements et chuchotements qui raisonnaient non loin de ce nouvel arrivant, l'Elfe camouflé, supposait l'itinéraire de cette personne.

Au travers le souffle du vent qui chantait par les ouvertures des Ruines, les quelques plantes grimpantes qui paraissaient décidées à prendre le contrôle sur le Sanctuaire et, les herbes qui suivaient son souffle comme une danse à son rythme. Le froid lui avait amené un frisson qui parcourait son corps emmitouflé de plusieurs fines épaisseurs de tissu brun, lorsqu'une faible voix, laissé porter par le vent, arrivait aux oreilles de l'Elfe : « Myrdhal... Myrdhal, est-ce vous ? Je suis Hetahel Alarik ». En entendant ces quelques mots résonner, les yeux de l'Elfe s'ouvraient doucement, laissant ainsi paraitre un relief vert dans l'ombre par le rayonnement de la lune. Il n'aurait jamais pensé que ces créatures de la nuit l'auraient rattrapé aussi rapidement. Dans un petit soupir tout ce qu'il y a de plus faible et habituel, il souffle lentement la lassitude de la violence qu'il a l'habitude d'utiliser pour arriver à ses fins. Le coup devait être rapide et le temps de réfléchir commençait à manquer, alors, il se courbait un peu pour se mettre sur ses appuis en serrant fort le manche de son arme entre ses doigts. Son bras, tenant l'arme tranchante, montait doucement le haut de son corps pour arriver jusqu'à sa tête. Se maintenant dans cette position, il avait juste à attendre d'avoir la première cible en vue pour tendre son bras sur le côté d'une vitesse incontrôlable et de lâcher son projectile aiguisé... Les bruis de pas se faisaient de plus en plus proches, à l'oreille, il détectait approximativement trois personnes qui s'avançaient lentement en direction de sa sombre cachette. Son cœur ralentit légèrement pour laisser le juste calme devenir maître de son corps et de son âme tout en laissant monter l'adrénaline. Son regard, une première fois attiré par une ombre qui se rapprochait, puis ensuite sur une présence à cinq mètres de lui. Au moment où cette présence avait vaguement posé ses yeux innocent et apeuré sur lui, il était sur le point d'y lâcher son arme en suivant la trajectoire de son regarde. Elle aurait effectué une parfaite ligne droite en tournant sur elle même pour finalement se loger dans le crâne de cette personne... Mais au lieu de ça, cette personne qui avait posé le regard sur lui, continu son chemin sans y prêter la moindre attention. Myrdhal le regarde passer avec deux yeux pour le moins étonnes, si cette personne ne l'avait pas remarqué dans la noirceur de sa cachette, c'est qu'il ne devait surement pas s'agir d'une créature de la nuit, un Vampire. En continuant d'observer cet Humain, toujours dissimulé de la lumière, il constatait également que les autres bruits de pas qu'il pensait être produit par deux autres personnes, étaient en réalité ceux d'une monture semblable à un grand cerf.

Le bras qui était sur le point de partir dans sa lancée pour neutraliser sa cible, se détend doucement pour finalement se laisser retomber le long de son corps. L'Elfe au regard émeraude ne quittait pas cet homme de son champ de vision, allant même jusqu'à se déplacer et changer de cachette pour le garder en vue. Ses pas souples se faisaient léger, faisant particulièrement attention de ne marcher que sur la roche en évitant les brindilles et les feuilles mortes pour limiter le bruit. Se déplaçant seulement lorsque le vent soufflait de sens opposé et, seulement d'un coin d'ombre à un autre, il faisait en sorte de rester invisible aux yeux de cet Humain qu'il avait reconnu. Voilà donc qui expliquait ses précédentes paroles, il s'agissait en fait du jeune serveur qu'il avait invité à rejoindre lors de son voyage. Le moment était malheureusement assez mal choisi pour ce genre d'aventure où la mort s'empare de vos âmes par simple ennuies. Il se devait de le surveiller pour le protéger, mais l'envie n'y était guère. Plus il l'examinait et moins le doute persistait, cet homme aux cheveux blancs et au visage angélique était bien la personne qu'il pensait. Même s'il ne le voulait pas, Myrdhal suivait l'homme aux cheveux blancs en évitant également de se faire repérer par sa monture, pratiquant la chasse comme s'il s'agissait d'une traque sérieuse.

L'ombre faisait entièrement parti de lui, comme un grand jeu dont le but principal était de se recouvrir de ce fin drap noir que créait la lune au travers les structures mousseuses. Il raccrochait son arme à sa hanche sur sa ceinture pour pouvoir prendre son arc. Faisant toujours le moins de bruit possible en effectuant des mouvements à la lenteur naturelle ce qui pouvait donner l'impression, si on le voyait, qu'il se confondait à son terrain calme et silencieux. Une goutte avait soudainement brisé cette tranquillité, venant des nuages gris de la nuit, elle avait terminé sa chute contre le visage de Myrdhal. Un petit sursaute était venu en même temps, signe qu'il était éperdument concentré sur cet Humain nommait "Hetahal Alarik". Les autres gouttes n'avaient pas tardé à suivre le fil de trajectoire de la première arrivée et, en un instant, le bourdonnement incessant de la pluie envahissait le terrain abandonné. Nettoyant les pierres et remplaçant la terre solide par de la boue, des flaques se créaient un peu partout dans la ruine du Sanctuaire. Pour ne pas trop être gêné par cette eau froide et désagréable, l'Elfe se décalait d'un pas pour se placer sous une poutre qui apparemment tenait toujours en place malgré son état déplorable.

Son visage qui était totalement enveloppé par sa grande écharpe, dans un premier temps pour se protéger du froid de l'hiver, se montait maintenant envahissante. En effet, le tissu s'alourdissait sous le poids de l'eau et l'empêchait de respirer convenablement. L'Elfe retirait donc l'écharpe qu'il avait enroulée tout autour de son visage pour libérer ses oreilles et le reste de son visage. Au même moment, claquement par claquement de flaque, des personnes supplémentaires paraissaient s'approcher à vive allure. Son regard se fige en direction des bruits de course pour y voir apparaitre de l'autre côté du brouillard de pluie, le groupe de trois jeunes Vampire qui l'avait rattrapé. Cette fois c'était bien eux, même pour des Vampires, la fatigue de la traque se ressentait sur leurs expressions. « Les retardataires... », Prononcé loin pour ne pas être entendu et modestement, sans chuchoter, d'une voix assez rock pour un Elfe, mais aussi sereine que le veut sa Race, un peu comme s'il voulait dire qu'il les attendait. Son poing se ressert sur le manche de son arc alors qu'il encochait l'arrière de la flèche sur la corde tendue. Deux doigts en dessus et un au-dessus par rapport à la flèche, il commençait à tendre la corde de quelques centimètres, se tenant prêt à se défendre ou à venir en aide à Hetahel qui devrait surement en avoir besoin...

S'en s'arrêter, ils couraient en direction l'Humain. La puis devait probablement masquer les odeurs de l'Elfe, car l'un deux était passé sans le détecter. Il aurait pu le voir, mais il n'avait même pas tourné la tête pour chercher autre chose que l'Humain aux cheveux, devant lui, qui avançait en hésitant. Rapidement il s'était fait encercler par les trois sombres créatures nocturnes. À peine essoufflés, il regardait l'Humain d'un grand sourire, dévoilant leurs crocs pointues. L'un des trois devait être plus riche que les deux autres, de par son long manteau en cuir, ses longues bottes et ses nombreux bijoux qu'il exposait fièrement, ce fut d'ailleurs le premier à prendre la parole. Suivi par les deux derniers, tout deux vêtu d'armure de cuir et tissu.

- Qu'avons nous la ?!

- Il ne ressemble pas à l'homme que l'on poursuivait, il n'a ...

- Peut importe ! Je ne vais pas jouer les difficiles. Il a l'air d'avoir aussi bon gout que l'autre et je dois me récompenser de mon chemin.

vingt mètres. Vingt mètres d'ombres, de structures et d'arbres séparaient l'Elfe de l'Humain maintenant en mauvaise posture. Non finalement il ne pouvait pas le laisser comme ça, seul face ces trois monstres au ventre vide autant que leurs têtes. Si il était là à présent, c'était de la faute de Myrdhal, et il le savait. Laisser des hommes mourir seul face à leur sinistre destin, il l'avait déjà fait, mais il ne pouvait supporter que cet acte vienne directement ou indirectement de lui. Il repensait aux gérants de l'établissement le Moulin Des Vieux Temps, eux qui n'avaient pas hésité à lui faire confiance à deux reprises. Non il ne pouvait laisser cet homme la face au sinistre destin qui l'attendait. Même s'il avait la carrure pour se défendre seul, il se doutait tout de même que ce Hetahel ne tiendrait guère plus de deux baffes. Sans attendre de réfléchir plus longtemps à un moyen rapide et efficace d'ôter la vie lassante de ces trois Vampires. D'un pas sur le côté, il s'était dégagé de dessous la poutre, toujours en restant le mieux possible dans le noir, pointant son arc en direction des étoiles, la corde tendue au maximum qui faisait plier le bois. Myrdhal ne tremblait pas, oubliant le froid, s'aidant de la pluie pour connaitre la force et la trajectoire du vent des cieux. Il jetait des rapides coups d'oeil au groupe de Vampires pour calculer la future courbe de sa flèche. Le signal du départ avait était donné, le pas entamé par le riche Vampire lui fit lâcher la corde sans plus attendre. Il ne s'approchait pas rapidement de l'Humain et de sa monture, une chance pour lui. L'Elfe n'attendait même pas de vérifier si sa flèche atteindrait sa cible pour changer de position en rangeant son arc dans son dos. Se déplaçant sous la pluie, il devait arriver à son objectif avant que la flèche ne retombe, il gardait en tête le cheminement de la flèche d'argent. D'un bond, il s'accrochait sur les plantes grimpantes d'un des murs et avait fini par arriver au sommet juste au moment où un cri de douleur à l'agonie retentissait au travers le fracas de la pluie. La flèche tirée dans le ciel avait transpercé le pied de sa cible comme une simple couche de peau, figeant le Vampire sur place qui ne savait pas ce qui lui était arrivé et qui se tordait de douleur sans pouvoir bouger son pied cloué.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Ven 31 Jan 2014 - 19:39

Ca fait maintenant cinq minutes que je suis statique et je tourne sur moi-même. Toujours aucune  trace du mercenaire.  A qui cette voix peut-elle appartenir ? Si elle appartenait à quelqu’un d’autre, il y a bien longtemps que cette personne serait sortie de sa cachette pour soit me tuer, soit me parler. Je décide de poursuivre ma route. Dans ces ruines, tout n’est que silence et mort. Je ne sais même pas si elles ont toujours eu cette forme ou bien s’il y avait des habitations ici. Dans quel pétrin t’es-tu encore fourré Hetahel … ? Mon Ombrum, est lui, tout à fait calme, comment fait-il ? De plus, il commence vraiment à faire frais. Mes mains sont gelées, mes pieds aussi, le sol est légèrement humide à cause de la brume apparente. Pitié, abrégez mes souffrances et qu’on me ramène au Moulin y retrouver chaleur et bonne nourriture ! Myrdhal, si d’ici cinq minutes vous ne vous montrez pas,  je vous maudirai vous et toute votre descendance ! Mercenaire de pacotille. Vous me demandez d’être à l’heure sous peine de quitter ces ruines, je suis plus qu’en avance et vous, soit vous êtes en retard, soit vous jouez à cache-cache mais sachez que cela ne me plaît guère. Me voilà énervé. Je frappe un caillou de mon pied droit qui ricoche sur plusieurs mètres et s’arrête devant un escalier. Voilà en plus que ces ruines montent… J’attrape de nouveau les rennes de mon Ombrum et commence à les monter.

Le fracas des sabots de Tauron résonne à n’en plus finir. Si après ça on ne se fait pas repérer, alors j’aurais toutes mes chances de survivre sur ces terres hostiles. Je sursaute au contact d’une goutte d’eau sur mon nez. Par réflexe je lève la tête en direction du ciel et commence à en recevoir d’autres dans les yeux. Voilà en plus qu’il pleut. A moi rhume et je ne sais quelle autre maladie saisonnière. Je sers les poings et les dents et écrase le sol de mon talon gauche. S’en est fini, je vous maudis Myrdhal ! Je fixe Tauron pour le rassurer qui lui-même me fixait déjà et laisse échapper un soupire. Deux fumées blanches sortent de ses narines. Eh bien, si même toi tu ne me supportes plus, que vais-je devenir. Je rabats ma capuche noir sur mes cheveux argentés et continue mon périple. Une pluie torrentielle s’abat sur nous. Il ne manque plus que les éclairs et l’idée que je me suis fait de Màvreah deviendra réalité. Tout en avançant tête baissée, je caresse l’animal. Et dire que je n’ai rien pour te protéger mon pauvre. Déjà qu’en temps normal je compte sur toi pour me signaler le danger, mais avec cette pluie battante, c’est encore sur toi que tout repose...

Après une autre multitudes de marches, nous arrivons sur une surface un peu plus plane. J’en profite pour reprendre mon souffle. En face de nous se dressent de nouveau quelques marches et en arrière-plan un mur, composé d’une entrée en son centre. Sur ma droite, les ruines semblent continuer à s’élever à perte de vue. Si je vous attrape Myrdhal, je vous tue ! Croyez-moi que je manie les plateaux d’argent et les couverts mieux que quiconque ! A peine eu-je fini a phrase que Tauron semble paniquer. Je regarde tout autour de moi, espérant apercevoir  un visage, une silhouette. J’essaye de rassurer l’animal en le caressant et en accompagnant ces gestes de « Chhhhhhh ». Peut-être est-ce enfin Myrdhal qui pointe le bout de son nez. Croyez-moi que je vais lui faire sa fête. Je fixe de nouveau cette entrée et vois trois ombres noires, bloquant les rayons de la lune. J’écarquille grand les yeux et mon cœur s’arrête net. Myrdhal était censé être seul, il n’a pas fait mention de tierces personnes dans la lettre. Nous continuons à avancer prudemment. La lune me fait enfin découvrir leur visage. Même si je ne sais pas à quoi ressemble Myrdhal, je suis sûr d’une chose, c’est qu’il ne semble pas faire partie de cette petite assemblée.  Au vu de leur teint pâle, il n’y a nul doute, ce sont des vampires et je suis malheureusement leur proie. Tauron se positionne devant moi, de biais afin de me protéger. Je te reconnais bien là mon ami. Sous cette pluie toujours battante, ma vie est en train de se jouer. En un battement de cils, je constate avec effrois qu’ils ont disparu et qui m’encerclent maintenant. Celui en face de moi semble le chef, vu tout ce qu’il porte. Les deux autres semblent être ses acolytes mais n’en paraissent pas moins effrayants. Ils me scrutent, sourire aux lèvres et le « chef » prend la parole.

- Qu'avons nous la ?!

- Il ne ressemble pas à l'homme que l'on poursuivait, il n'a ...

- Peut importe ! Je ne vais pas jouer les difficiles. Il a l'air d'avoir aussi bon gout que l'autre et je dois me récompenser de mon chemin.

Je comprends mieux. Ce n’est par le hasard qui est à l’origine de notre rencontre, mais bien Myrdhal. N’étant pas né avec la chance, il fallait en plus que celui-ci me rajoute des ennuis ! Myrdhal si je sors vivant de cette situation, je vous tuerais et j’en suis sûr de mes propres mains ! Il me semble percevoir un sifflement provenant du ciel. A peine le chef eut  le temps d’avancer qu’une flèche vint se planter dans son pied droit. Un seul prénom me vient en tête : Myrdhal ! La peur que l’on pouvait lire sur mon visage laisse place à un grand sourire. Le courage s’emplit peu à peu en moi. Le chef continue d’hurler à la mort tandis que les deux autres cherchent désespérément le coupable. Je tire profit de cette situation pour glisser quelques mots à l’oreille de Tauron. Ni une ni deux, pris de panique, les deux vampires situés sur mes latéraux se jettent sur moi.

Tauron !

L’animal à son nom réagit, se retourne à une vitesse phénoménale et donne deux grands coups de tête de gauche à droite pour expulser les deux vampires. S’il y a bien une chose sur laquelle ces suceurs de sang ne peuvent battre mon Ombrum, c’est bien à sa vitesse. Il est originaire de ces terres, et sa vitesse est soit égale, soit supérieur à celle des vampires, je ne saurai  vous le dire n’en ayant jamais croisé dans ce genre de situation avant ce soir. Ils retombent sur leurs pieds un peu plus loin, ayant griffé le sol pour éviter de glisser trop loin. Il donne ensuite deux grands coups avec ses sabots postérieurs et éjecte à son tour le vampire immobilisé par la flèche. Naïvement, je saute en levant le poing droit au ciel et en laissant échapper un cri de soulagement comme si je venais de gagner la bataille. Seulement, elle ne fait que commencer, et je ne vais pas pouvoir réitérer ce manège une seconde fois. Tauron se met sur ses sabots postérieurs et brame, essayant de faire fuir nos assaillants, mais en vain. Les voilà encore plus remontés que tout à l’heure. Je passe en revue toutes les possibilités. J’enlève le dialogue, car ils n’en ont que faire et ne feraient que de me rire au nez. De plus, je n’ai pas d’arme, alors comment voulez-vous que je me défende. Je ne vois pas d’autres possibilités.

Je saute sur Tauron, donne deux coups secs sur ses rennes et nous fonçons en direction du « chef » des vampires. L’Ombrum écrase le vampire contre un mur. Ce dernier hurle une nouvelle fois de douleur. Tauron garde ses bois appuyé contre le mur afin d’immobiliser le vampire. Je descends, me dirige vers le chef et cherche la flèche. Le regard remplit de haine, je tire de toutes mes forces pour la retirer et lui enfonce dans le cœur.
Je tombe à genoux, fatigué par cette lutte. Je prends appuie sur le sol avec mes deux mains. Ma respiration est rapide. Je tombe sur le côté gauche. Tauron recule et le corps du vampire s’écrase au sol. Ma vision se fait trouble. Je suis trempé et j'ai froid. Je grelotte. Si je devais mourir ici, j’aurais au moins tué un assaillant. Myrdhal, je vous laisse le reste. Enfin, j’espère que vous viendrez comme vous me l'avez promis…
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Dim 30 Mar 2014 - 6:43


Fièrement le voilà arrivé au sommet du muret mousseux de champignons et de plantes grimpantes. Sous la pluie qui nourissait cette végétation dominante et qui ne cessait d'abattre son humide fardeau sur la terre et les pierres sèches, l'Elfe au regard perçant de vert se tenait rigidement sur ses jambes pour ne pas tomber suite à une malheureuse glissade dû à l'humidité. Les nombreuses gouttes qui se laissaient tomber au sol et s'entrechoquaient sur les murs, entravaient le paysage qui n'était déjà pas visible sous la lumière de la lune et le brouillard si bien connu de Màvreah, un spectacle que plus désagréable à contempler de haut.

Le souffle que lui avait emprunté ses efforts physiques pour se déplacer rapidement en toute furtivité et pour escalader ce mur lui revenait peu à peu lorsqu'il constatait avec un sourire de satisfaction que l'humain était toujours debout  en faisant face aux créatures de la nuit et, que sa cible avait été transpercée. Pas là où il le souhaitait, mais tout de même touchée. En effet, il oubliait pendant une courte seconde la tragique situation dans laquelle il avait mis cet homme, repensant à la technique d'archer qu'il venait d'utiliser, d'où elle venait et de qui elle lui venait. Il était né, au fond de lui, un sentiment apaisant de fierté et de nostalgie face à cet exploit familial. Sans vraiment le prévoir, le moment était bien choisi pour qu'il décide de tirer sa flèche dans les cieux, en la mêlant parmi les multiples gouttes d'eau, le projectile mortel était devenu totalement indétectable, même pour un Vampire. Un seul mot lui venait à l'esprit devant cette scène réjouissante d'accomplissement : Elwing...  Traduit par "Pluie d'étoiles" pour les Elfes, plus qu'un nom de famille pour Myrdhal, un symbole à garder et protéger dans son cœur aussi longtemps qu'il lui restera de la vie pour le faire battre.

Ainsi le Sanctuaire des Errants portait bien son nom qui le désignait comme le plus malfamé et dangereux des endroits, ces ruines abandonnées dont l'appellation faisait troubler le cœur des personnes les plus sensibles. Chaque fois que Myrdhal entendait le nom de ce lieu, avant d'y mettre les pieds pour la première fois, il imaginait sans mal la vaste ruine vieilles de plusieurs centaines d'années, hantée par les murs de pierre brute encore debout malgré le temps. Ces mêmes murs trop peu agrémentés des restes de civilisation et bien trop submergés par la végétation de la forêt de Màvreah. L'idée qu'il s'en faisait n'était guère loin de la réalité et, la nuit était là, à accentuer le sentiment de crainte et de peur que tout le monde redoutait dans cet endroit. Les moins audacieux racontent que l'endroit est maudit, alors que les explorateurs aguerris affirment qu'il est seulement aux mains de bandits sans scrupules, mais à ce moment présent, les acteurs de ces rumeurs lunatiques se trouvaient être ici pour une toute autre raison sans pour autant changer l'histoire de ces ruines. Encore une fois le sang allait couler sur les pierres du sanctuaire.

Une priorité aux proportions plus grandes et humaines devait se traiter avant de rêvasser, si toutefois l'on pouvait utiliser ce terme en parlant d'un Elfe et d'un humain. Lors de l'action, Myrdhal pouvait s'accorder qu'une seconde de pensée profonde avant que l'humain dénommé Hetahel ne commence à se défendre ouvertement contre les Vampires. Il ne cachait pas sa haine à les affronter ou encore sa joie à réussir son coup, sa monture et lui faisait une bonne équipe à souligner, peu d'humain pouvait se vanter de faire face aussi longtemps à trois Vampires. La vision impressionnante était la preuve que la race humaine ne reculait devant rien, ce qui encore, offrait à l'Elfe quelques secondes rêveries tout en préparent son coup lui aussi dans l'ombre.

Encore un peu essoufflé, il s'était saisi de sa solide corde à laquelle y était nouée son arme de prédilection qu'il affectionne particulièrement, puis, d'un mouvement ample donné de son épaule et par son poignet, il fit tournoyer son piolet tranchant à ses côtés tel un grappin prêt à s'élancer. L'arme métallique fouettait l'air et la pluie en un bourdonnement donné par sa vitesse qui avait éveillé les soupçons et la méfiance des deux Vampires restant qui en plus de se trouver sans voix devant la mort de leur congénères, se demandent où se trouve l'expéditeur de la flèche. Sans leur laisser le temps de comprendre quoi que ce soit, Myrdhal avait envoyé sa seconde attaque sur le Vampire situé au plus loin, d'une trajectoire irréprochablement droite accompagné par l'emprise du jet, le piolet vient se loger dans l'abdomen de la créature de la nuit en y déversant toute sa puissance. La corde mouillée était restée tendue en signant le net cheminement du projectile et, en dévoilant, enfin, par la même occasion, la position de l'Elfe tant attendu. Le troisième Vampire pas encore touché et, donc toujours en pleine forme, défaisait son regard de son camarade ensanglanté, le visage se chargeant de haine au fur et à mesure qu'il tournait lentement la tête en direction de l'agresseur pour le dévisager et, finalement y voir seulement deux yeux émeraudes au reflet de la lune. Les dents de la créature se serraient et se montraient davantage alors qu'il émettait comme un grognement de rage en se penchant un peu vers le sol ruisselant de pluie et de sang. D'un seul et unique bond tout à fait surprenant, le dernier Vampire se précipita sur l'Elfe au regard surpris par cette riposte. Les yeux légèrement écarquillé, seuls ses réflex pouvaient à présent le sortir de là, ce qui bien-sûr, il ne put pas contrôler par l'origine de la surprise intense. Son bras droit qui tenait fermement la corde s'était reculait d'un coup sec tandis que sa main s'était placée au niveau de la gorge du Vampire pour le tenir ses crocs éloignées et éviter une quelconque morsure non désiré dans le feu de l'action. Le coup sec donné sur la corde avait défet le Vampire blessé du piolet qui était en lui en le projetant à l'opposé. Ce dernier avait continué sa folle trajectoire meurtrière et hasardeuse en empruntant le chemin donné par le bras de l'Elfe en se plantant d'abords dans la nuque du Vampire qui venait juste de d'achever son saut en même temps que sa vie.

La précipitation du suceur de sang était tellement rapide et chargée de fureur que Myrdhal ne parvenait même pas à le retenir. Sa main gauche se serrait fortement sur la gorge du Vampire déjà mort alors qu'ils entamaient tout deux une chute de l'autre côté du muret. La mâchoire serrée et les sourcils froncés, l'Elfe tentait de sortir de la surprise pour rapidement reprendre le dessus sur la circonstance alarmante, de toute évidence il ne voulait et ne devait pas tomber sur le dos en rajoutant le poids du Vampire qu'il tenait fermement. Ne pouvant plus compter sur ses bras emmêlés par la corde pour retrouver son équilibre lors de cette dégringolade, Il avait armé ses jambes vers l'arrière pour amortir quelque peu l'atterrissage avant de retomber simplement sur son postérieur et enfin, d'une façon plus douce, sur le dos. À présent totalement recouvert de boue, il avait fixé pendant une dizaine de secondes, le regard du vampire décédé qui se trouvait allongé sur lui, avant de le repousser en reprenant une grande bouffée d'oxygène et de gouttes de pluie. Dix secondes pour regarder l'homme maudit qui avait failli prendre sa vie. La mort l'observait et se tâtait à prendre sa vie, il en était conscient, mais encore une fois Myrdhal s'était amusé à se jouer d'elle, presque en la défiant.

Trempé jusqu'aux os et entièrement recouvert d'un mélange de feuilles mortes et de boue, l'Elfe épuisé se redresse lentement pour se remettre debout en s'appuyant sur un petit rocher. Sans lâcher son cordage, il traînait le corps du Vampire avec lui pendant qu'il marchait doucement en direction de l'humain Hetahel qui ne bougeait plus. À mi-chemin, le piolet s'était décroché de l'arrière du crâne de la créature nocturne et, enfin, l'Elfe s'installe devant l'humain, un genou à terre, sans se soucier de la présence de sa monture ni même de son avis. Oubliant bientôt la pluie désagréablement froide et bruyante, il se défaisait d'un de ses gants pour mieux sentir le pouls des deux êtres allongés cote-à-cote. Le Vampire était mort, nul doute là-dessus, tendis qu'Hetahel lui, respirait encore. Un petit sourire de satisfaction et de soulagement apparaissait lentement sur ses lèvres en constatant que ses poumons et son coeur fonctionnaient encore très bien, il devait surement s'être évanoui par le stress qui avait fusionné avec l'effort. Silencieusement content de la nouvelle, il avait trainé l'humain inconscient à l'abri de la pluie, dans un coin de mur sur une position confortable semi-assise. La température nuptiale ne devait surement pas être plaisante à supporter, surtout en pleine pluie dans un pays connu pour son manque de chaleur humaine. Sans hésiter plus longtemps, Myrdhal avait retiré sa grande échappe pour l'installer sur le buste d'Hetahel, elle était certes trempée comme tout le reste, mais une épaisseur en plus ne pouvait pas lui faire de mal. La vigilance de l'Elfe de présentait pas de faille, plusieurs fois à mesure régulière il prenait soin de regarder autour de lui en laissant parler tous ses sens, se faire prendre en traitre à se moment-là pourrait être dangereux.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous à ne pas manquer.   Mar 29 Juil 2014 - 5:47














 ❝ Un rendez-vous à ne pas manquer.❞
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>  ❝ Longtemps auparavant , Amy Astryël avait rencontré un chasseur . Un Elfe qui lui avait donné un curieux message , après qu'ils aient combattu ensemble contre des loups. Même si la Vampire ne se souvenait pas si elle avait ou pas entendu le nom du Chasseur , ses traits étaient gravés dans son esprit. De même que son odeur. Une odeur lancinante, boisée et fruitée , avec quelques relents métalliques de sang.  Une odeur facilement enregistrable pour tout être qui a des sens aussi évolués que ceux des Vampires.
>  ❝ C ‘est donc quand elle sentit ce parfum si particulier , très peu fort , mêlé à celui d’un humain et à une forte dose de sang Vampirique qu’Amy fût plutôt surprise. Car ce n’était pas les bon endroit , ni le bon moment. En pleine nuit , elle commença son ascension vers la source de l’odeur. Ascension plutôt ardue à moins d’omettre la pluie battante qui lui plaquait les cheveux aux tempes et faisait gouter son long manteau sur sa carrure toute frêle. A chaque mètre , le vent la ballotait doucement de droite à gauche, jusqu’à ce qu’elle arrive à sa destination : un petit plateau de pierre.  
>  ❝ A my , grelotante et plutôt nerveuse regarda un moment autour d’elle en rabattant sa capuche imbibée d’eau sur son visage , voyant perler des gouttes le long de ses cils. Près , tout près , l’odeur commençait à être masquée par celle de la boue et de la végétation. La Vampire plissa les yeux , voyant de belles faussettes lui creuser les traits. Quand elle le vit. L’Elfe. Et bien le sien , son Chasseur… Et deux corps au sol. Un mort , un entre deux états. Un Vampire , totalement amorphe était encordé aux pieds du Chasseur.  
>  ❝T Tel le vent sous la pleine lune.
Prenez garde de l'ombre qui se déplace la nuit.
De pitié il n'en a aucune.
Il a fait de son ennemi le bruit.
Si de ce message vous vous démunirez.
Facile pour lui il sera de vous retrouver.
Est-ce bien cela que ton message dis ? Qu’il me sera aisé de te retrouver? En suivant la piste écarlate du sang des Vampires?
>  ❝ E lle sentit la colère sourde et froide lui monter quand elle regarda son congénère mort , et sans aucun honneur. Alors d’un geste gracieux elle fût près de l’assemblée , d’un autre  la jeune fille s’agenouilla et ferma les yeux du Vampire d’une main. Puis elle le regarda dans les yeux en serrant les dents.


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