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 Trust me

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MessageSujet: Trust me   Lun 20 Jan 2014 - 21:09

Après plus d’une semaine de voyage, Ardamir, la Cité des Elfes, se dévoilent enfin sous nos yeux ébahis. Les livres disaient vrais. Tout comme l’Arbre aux Lucioles, Ardamir est elle aussi un joyeux de la race des elfes. Il n’y a qu’un peuple comme celui pour donner l’exemple aux autres races et mêler ainsi nature et architecture. La capitale est tout d’abord fortifiée d’un premier rempart : des arbres enneigés. A travers ces arbres s’écoulent des cascades elles aussi modifiées par la saison puisqu’elles sont gelées. Divers tours faites de pierre s’élèvent au-dessus des arbres, appartenant elles, à l’immense mur de pierre qui lui aussi entoure la capitale. L’un des principaux trais de ce peuple est sa croyance en la nature. La majeure partie des elfes vouent un culte à leur déesse, Sên, mère de ces derniers et protectrice des forêts. Elle est ce que nous appelons en Oryenna « Mère Nature ». Dotés d’oreilles longues et pointues, les elfes sont aussi capables de voir à une distance bien supérieure à celle des autres races et ce qu’importe la luminosité. Souvent qualifiés de raffinés, ils sont aussi agiles, rapides et forts. Quant à leur durée de vie, elle s’amuse à titiller la mort et peut ainsi frôler les sept cents cinquante ans pour certains individus. Voilà une des races dans laquelle j’aurai voulu naître. Tout y semble magique. Non pas que je ne sois pas fier d’être humain,  j’ai simplement l’impression que la nature nous a oublié. Peut-être avons-nous déçu les divinités ? Enfin, un sentier pavé sépare ces arbres en deux blocs blancs de même superficie permettant ainsi de rejoindre la ville. Je donne un coup sur les rennes de mon Ombrum et nous empruntons ce sentier.

Le soleil et à son zénith. Il est probablement midi. La foule est abondante, il m’est difficile de circuler dans les rues avec Tauron. Faisant déjà deux mètres, nous devons faire à nous deux, deux mètres cinquante. J’essaye de me tenir aussi droit que possible. Ma cape noire descend le long du dos de Tauron et aussi sur les côtés lui fournissant ainsi un manteau noir. J’ai l’impression d’être un général. Les gens me sourient. J’incline la tête pour les saluer. Toute cette chaleur me donne l’impression d’être vraiment un elfe. J’ai le même teint pâle qu’eux, je suis plutôt svelte, et mes cheveux sont d’un blanc pur. Les gens me dévisagent non pas avec inquiétude, mais avec bienveillance et admiration. Je ne peux m’empêcher de rougir, je n’ai jamais eu autant d’attention. On trouve de tout dans ces quartiers commerçants. Du poisson, des fruits, du gibier, mais aussi des marchands d’art ou bien des vendeurs de babioles. Je profite d’un espace entre deux passants pour sauter de l’animal et continue la visite à pieds.

Après cinq minutes mon attention se porte sur des petites statuettes taillées dans la pierre. Le petit garçon qui les vend m’explique qu’elles représentent les cinq divinités d’Ephaëlya. Je décide de lui acheter celle représentant Sên, la divinité attribuée aux elfes. Je n’avais jamais vu aucune représentation de cette dernière et le rendu est plutôt convaincant. Je n’ai jamais voué non plus de culte à une de ces divinités. Je suppose que rien ne m’empêche de croire que celle-ci veillera tout de même sur moi tant que je serai sur ses terres. Je lui donne un peu plus que le prix indiqué pour lui permettre de se faire plaisir. L’envie d’acheter une arme me trotte dans la tête depuis plusieurs jours. Seulement, quelle arme pourrait me correspondre ? Et puis comment la choisir ? Il y a-t-il des armureries plus réputées que d’autres ? Comme à mon habitude je me pose trop de question. Je fais halte à la première armurerie du coin. Les armes ont l’air d’être réservées aux débutants. L’étale est principalement composée d’arcs en bois. C’est un adulte aux cheveux blonds et longs qui la tient. Je lui explique que je n’ai jamais tenu d’arc et que je voudrai quelque chose de plutôt facile à prendre en main. Après divers discussions nous finalisons l’échange et repars un arc adapté à ma taille autour de mon buste.

Après avoir passé l’après-midi à avancer lentement entre les ruelles, le soleil commence à se coucher. Vu que nous sommes en hiver il ne doit pas être loin des dix-huit heures. Mon ventre gronde et Tauron semble lui aussi fatigué par notre journée. Je décide de m’arrêter dans une Auberge appelée « L’Arbre aux lucioles ». L’emblème d’Evanya trône sur la bâtisse. Je remarque sur ma droite que je ne suis pas le seul étranger. Un nain est assis, seul, à une table, et mange avec ses mains. Des morceaux restent accrochés dans sa longue barbe marron. Il est vrai qu’à côté de cet individu, les elfes sont presque trop bien élevés. J’indique à l’un des gérants que je souhaite y rester pour une nuit et que je désire manger. Je pivote sur la droite et lui indique mon Ombrum d’un mouvement du bras qui apparaît derrière une des fenêtres. Je m’assois à une table, ôte l’arc et le carquois de mon torse et les dépose sur la table. Un autre elfe vient m’apporter le menu du jour. Je me goinfre avec autant de grâce que possible tant mon estomac me fait souffrir. J’incline légèrement la tête sur la droite étant interpelé par une discussion que tiennent d’autres clients.

- Hier je suis allé au lac Miriel, et je me suis baladé sur l’ensemble des rives. C’était magnifique. Puis je suis tombé sur la fameuse maison dont tout le monde parle. La propriétaire est connue pour être aussi froide que le lac en hiver. Rares sont les gens qui peuvent se vanter d’avoir reçu un accueil chaleureux. Une certaine… Je n’arrive pas à entendre le nom. La conversation reprend de plus belle.

- A ce qui parait elle a réussi à dompter un dragon. Ma foi faut être vraiment fou, si ça se trouve comme les rumeurs le disent elle s’est détournée de la nature et voue un culte à une divinité plus sombre. J’ai interdit aux enfants de s’approcher de cette maison, je ne voudrai pas qu’ils aient le cerveau retourné.

Je suis sidéré d’entendre de tels propos. Moi qui pensais que les elfes ne faisaient pas parti de ce genre de personnes, j’espère qu’elles ne sont qu’une infime partie. En tout cas ma prochaine destination sur les terres d’Evanya est toute trouvée, le lac Miriel. Je pourrai en profiter pour peut-être m’essayer au tir à l’arc. Une fois mon repas fini je me lève de table, ramasse mes affaires et fais signe à l’un des gérants de me conduire dans ma chambre. Après m’être lavé et changé, je me jette sur mon lit et m’empresse de m’enfouir sous les draps. Je mets les deux mains sous ma tête et regarde le plafond. Encore une journée de terminée dans mon existence. Je suis content de la tournure que prend mon avenir. J’ai traversé quatre continents sur les cinq, j’ai fait face à quelques créatures des plus dangereuses pour certaines. Ma soif d’aventure grandit chaque jour. Je commence petit à petit à devenir un homme. Je le serai lorsque j’aurai appris à me battre mais rien ne presse, Tauron est avec moi et la chance m’a toujours souri pour le moment. Hetahel, Hetahel, Hetahel. Je n’avais jamais imaginé qu’il se passerait autant de choses en trois mois d’existence. Comme quoi, un rien peu tout changer. Je souris à ces quelques dernières bonnes paroles et l’esprit mon esprit rejoindre le monde des rêves.


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Je regagne enfin le monde des mortels. La nuit que je viens de passer est l’une des meilleures depuis quelques temps. La literie elfique est extrêmement confortable. Après une demi-heure de préparatifs, je descends enfin déjeuner. Il est aux alentours de treize heures. J’ai vraiment dormi comme un loir. Je mange en vitesse, souhaitant rattraper le temps de perdu, me lève et vais payer pour tous les services. A l’extérieur un jeune homme aux cheveux noirs attend avec mon Ombrum. Il semble hypnotisé par Tauron. Je m’en amuse, il est vrai que depuis que je l’ai capturé, il a beaucoup de succès auprès de tout le monde je vais finir par être jaloux de lui. Je ris intérieurement et récupère mon animal. J’enfile de nouveau le carquois et l’arc, ma capuche et monte sur l’animal, direction le lac Miriel !

Nous ne mettons pas longtemps avant de fouler la plaine infinie. Une vaste étendue blanche se profile à l’horizon. La légendaire verdure de ce lieu a laissé sa place à la neige blanche. Ce doit être un lieu très plaisant lorsque tout est verdoyant. L’on y fait mention d’elfes musiciens, d’oiseaux qui chantent, en somme un paradis terrestre. L’aval du lac est de souvenir tout juste à l’Est de la capitale. J’ai l’impression d’être le roi du monde. Nous sommes seuls à chevaucher sur ces étendues. Il fait un très beau soleil d’hiver qui, au contact de votre peau, s’assure que ses rayons vous réchauffent. Le ciel est dégagé. Je suis pris de folie et laisse échapper à plusieurs reprises ma joie en criant ce qui me vient par la tête.

Durant notre traversé, je distingue de tous côtés des formes qui se déplacent rapidement à travers la neige. Des oreilles noires dépassent. Toutes ces oreilles ont l’air de former un groupe. Nous finissons par croiser leur trajectoire. De là jaillit une boule de poils que je qualifierai de chat après expertise et s’agrippe à moi.

Spoiler:
 
Je la prends dans mes bras avant de la caresser. Contrairement au reste du groupe qui nous suit en sautillant à travers la neige et qui semble méfiant mais pas pour autant offensif, celui-ci me câline. Ce félin a une tête qui a la forme des ailes de papillon, ainsi qu’une multitude d’yeux et de longues moustaches. Le reste de son corps et long, avec un pelage rayé entre le noir et le jaune. Il ronronne suite à mes caresses puis sans prévenir saute et rejoint le reste du groupe. Voilà encore une rencontre que je n’oublierai jamais.

Nous finissons par arriver au lac Miriel. Sans surprise, tout comme le lac de l’Aube, celui-ci est aussi gelé. Rien de plus normal me direz-vous. Cependant il a quelque chose que le lac d’Oryenna n’a pas : une aura magique. Je vis un rêve éveillé, chaque détail me donne l’impression d’être dans un monde autre qu’en Evanya. Cette fois-ci je ne me risquerai pas à essayer de marcher sur la glace, avec la chance que j’ai il y aura un autre témoin. Quoi que, maintenant que j’ai un arc je pourrai peut être m’en charger ? Je ris et nous continuons d’avancer sur les rives en direction du Nord. L’après-midi étant déjà bien engagé, j’espère qu’il y a un endroit au sein duquel nous pourrons nous reposer ce soir car je ne souhaite pas repartir de sitôt. Je saute dans la neige et regarde autour de moi s’il y a une souche d’arbre sur laquelle je pourrai m’entraîner. Rien de bien prêt en tout cas, tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Ne pouvant pas remonter sur Tauron du fait de sa taille, je continue mon périple jusqu’à l’extrême Nord du lac à pieds. Je ne saurai vous dire combien de temps nous avons encore marché, mais une chose est sûre, la nuit est tombée, il commence à faire très froid et nous sommes exténués.

Il me semble distinguer au loin une maison éclairée. Vu que je n’en ai croisé aucune, je repense immédiatement à la discussion que j’ai suivie hier. De toute façon je n’ai jamais prêté attention aux ragots. La maison approche au fur et à mesure que nous avançons. Mon cœur commence tout de même à battre. Et si cette personne refusait de m’ouvrir ? Je n’ai pas l’habitude de m’imposer mais je n’ai pas le choix, il va me falloir trop de temps pour retraverser le lac et rejoindre ensuite la capitale. Je sors la statuette de Sên. Je la regarde et l’embrasse, espérant que celle-ci me portera chance. Nous arrivons au pied de la bâtisse. Il me reste trois marches à monter avant de pouvoir frapper à la porte. Je m’élance dans un dernier espoir. Je lève la main, ferme le poing et frappe à la porte, la peur au ventre.
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Izilbêth R. Faelivri
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MessageSujet: Re: Trust me   Sam 25 Jan 2014 - 20:01


Voilà maintenant des jours, des cycles.. Des mois, peut-être même des années qu'elle avait quitté sa demeure. La maison dans laquelle elle avait grandit et avait vu mourir son très cher père était désormais derrière elle et elle ne semblait plus vouloir y remettre les pieds. Elle n'était devenue que le reflet de mauvais souvenirs et d'amères rancœurs. Alors qu'en réalité, ce lieu était l'un des endroit les plus joyeux qu'elle ai jamais connu. Du moins, avant la perte de son père et le départ de son frère pour les rangs de l'armée elfique.
C'était sans doute l'un des dernier lieux qui l'avait connu telle qu'elle était réellement. Telle qu'était la jeune femme qui se cachait sous l'épais manteau de glace. Mais désormais, cette époque était bien lointaine et les souvenirs des rires cristallins résonnant entre ces murs s'étaient désormais effacés pour laisser place au silence des vents mordant les murs de la bâtisse.

La poussière s'était installée sur les meubles qui n'avaient pas bouger du moindre centimètre. L'entrée, toujours décorée à l'identique s'était juste laissée envahir par les toiles d'araignée. La demeure n'avait rien perdu de sa superbe, même mordue par le temps. De l'extérieur, rien ne montrait que la demeure était abandonnée, hormis la porte de l'écurie ouverte, qui montrait que depuis bien longtemps déjà, les box étaient vides. La dernière fois que l'elfe était venue dans la demeure remontait à très longtemps. Sans doute trop pour qu'elle ne se souvienne précisément.
Ou alors peut-être ne préférait-elle pas se souvenir de ce jour où, aux côtés de son fils adoptif, elle avait du le pousser à fuir, repérée par ses poursuivants.

Des jours obscurs pour la jeune femme qui avait trouvé en cet enfant une raison d'exister et surtout un soutien dans la vie de tous les jours. Et il avait fini par disparaître, tristement, dans une fuite que l'elfe pensait lui avait ôté. Elle s'imaginait déjà vivre, tranquillement aux côtés de cet enfant qu'elle avait sauvé sans la moindre raison au sein d'Ardamirë. Mais voilà qu'il lui avait été arraché des bras.
La suite des événements avait été bien moins réjouissante pour l'elfe qui s'était laissée attirer par les sirènes de la tristesse. La tristesse, c'était bien l'unique raison qui avait fait d'elle ce qu'elle était désormais. Une femme froide et revêche, que plus rien n'atteignait. Elle semblait imperméable à tout sentiment autre que la colère. Mais cette colère n'était que le simple reflet de nombreuses années d'éloignement, de souffrance et de solitude.

Mais personne n'en savait rien, tout le monde pensait qu'elle était juste une vieille mégère, folle et désagréable qui n'avait pour unique but que de courir les bois et manger des champignons hallucinogènes. En soit, rien qui ne dérangeait la jeune femme qui n'avait fi des pensées et mauvaises paroles qui la concernait. Elle n'accordait plus d'attention à rien, se contentait d'aller, ci et là, parmi les contrées, sans vraiment savoir ce qu'elle cherchait. Elle attendait, des nouvelles de Faolan, en vain et avait fini par se faire à l'idée qu'il était sans doute déjà perdu, quelque part. Elle avait plusieurs fois fait le tour de la contrée elfique, dans toute sa longueur, dans l'espoir de le trouver, aux mains de ses ravisseurs, mais il était rare qu'elle n'ai, ne serais-ce qu'une once d'espoir.

Il n'y avait plus de place pour l'espoir désormais. Et le froid mordant la poussait, cette fois-ci à se diriger vers un endroit connu pour prendre quelques jours bien mérités de repos. Un repos qui au final n'allait pas véritablement en être un. Enfin ça, elle s'en rendit compte quelques instant après son retour.

Passant les portes de l'écurie avec son cheval à la bride, la jeune femme se hâta de retirer la selle que son cheval devait sans doute être las de porter pour la poser à l'endroit prévu à cet effet. Un bon coup de brosse lui fut offert avant qu'elle ne le recouvre de l'épaisse couverture qu'elle lui avait confectionné. La jeune femme prenait un soin particulier de ses animaux, qui en soit, étaient ses seuls amis. Flattant la bête qui quémanda une caresse à sa maîtresse, elle ne tarda pas à remettre en état le box dans lequel l'étalon était resté par le passé. L'abreuvant et le nourrissant, elle ferma la porte de son box, laissant entrouverte la porte arrière lui permettant d'aller brouter autour de la demeure.

Demeure qui, il fallait le reconnaître était relativement peu bien entretenue. Depuis le temps, la poussière s'était entassée un peu partout. Désormais, il lui fallait ranger, nettoyer, remettre à neuf cette demeure, lui rendre sa gloire d'antan.
Et il y avait masse de travaille. L'elfe y passa la nuit, à astiquer, briquer, brosser, lustrer, chaque parcelle de cette demeure oubliée et abandonnée.
Au matin, elle observa d'un air satisfait l'étendu de ses efforts mais déjà il fallait aller s'occuper de sa monture qui devait déjà attendre. Portant nourriture et eau à sa monture, la jeune femme n'eu aucun mal à trouver occupation jusqu'au soir.

La neige qui couvrait les terres l'incita à ouvrir la grange à la dragonne afin de lui permettre de s'abriter. Une fois tout le monde bien rentrée, Izilbêth ne tarda pas à rejoindre sa demeure afin de se concocter un bon repas. Laissant cuir devant le feu un faisan qu'elle avait chassé quelques heures plus tôt, elle laissait cuire quelques légumes dans un bouillon. Le calme régnait dans la demeure, enfin c'est ce qu'elle pensait.

Quelques instant plus tard, quelques coups se faisaient entendre à sa porte. Qui pouvait bien se risquer à visiter cette demeure qui avait pour réputation d'être habitée par une vieille folle. Soupirant faiblement, elle lâcha sa besogne avant de se diriger vers la porte qu'elle ouvrit sans la moindre hésitation. Sa dague restait de toutes façons, toujours nouée autour de sa cuisse en cas de risque. Essuyant ses mains dans un torchon, elle avait relevé ses cheveux en un chignon qui tenait de façon miraculeuse grâce à une... Branche. Observant celui qui venait la déranger, elle le toisait presque, tant son regard se faisait insistant. De quoi le rassurer tout de suite. Elle plissa alors le nez avant d'oser prendre parole.

- Qui êtes vous ? Et que voulez vous ?

Tout était désormais fixé entre les deux protagonistes, elle n'était pas tendre et ne semblait pas ouverte à toute demande stupide. Elle le toisait toujours avec le même air, elle semblait méfiante plus que jamais, surtout face à un homme qui venait frapper à sa porte à une telle heure.  

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MessageSujet: Re: Trust me   Mar 4 Fév 2014 - 18:27

La neige qui tombe est épaisse et commence à nous recouvrir. L’attente me parait interminable. Si ça se trouve cette personne ne va même pas prendre le temps de venir m’ouvrir. Non, il faut qu’elle m’ouvre, je ne veux pas que ce que j’ai entendu la veille se confirme. Je suis sûr que c’est une personne extraordinaire, et qu’elle a un bon fond. C’est juste que ces idiots n’ont sûrement jamais pris la peine de la connaître un peu. Je ne sais d’ailleurs pas à quoi m’attendre. Mis à part que c’est une femme, je n’ai aucun élément physique qui aurait pu influencer mon imagination. Si ça se trouve je vais tomber sur une personne âgée. Ça serait peut-être mieux pour moi, les jeunes femmes de nos jours ont fort caractère et d’emblée je serais déstabilisé Non, en fait je ne sais pas ce que je veux, je veux juste qu’on m’ouvre la porte.

Les sons qui me parviennent me semblent familiers. Fracas d’ustensiles, le bruit sourd d’un gros récipient que l’on dispose sur le feu. Tout cela me rassure, et me fait même sourire. Je pourrai peut être lui proposer de cuisiner en échange d’une chambre. Je jette un dernier regard à mon Ombrum. Tu vas peut être poser problème mon ami, il ne me semble pas avoir aperçu d’écurie ou d’abri permettant de t’abriter. Il me semble distinguer de légers pas qui s’approchent de la porte. Par politesse j’ôte ma capuche que je laisse tomber jusque sur mes épaules, racle ma gorge et tapote ma cape pour enlever autant de neige que possible. La porte s’ouvre. Un filet de lumière vient traverser mes deux iris. Je ferme un peu les yeux. Voilà enfin la délivrance tant attendue.

Une jeune femme se tient dans le cadre de la porte. Elle me fixe d’un regard méfiant et suspicieux. Je reste ébahi devant elle. De longs cheveux noirs enroulés dans un chignon ornent son somptueux visage. Chignon tenant d’ailleurs grâce à une branche. Je ris intérieurement. Voilà un elfe, un vraie. Un teint plutôt pâle, deux yeux bleus clairs, des lèvres roses et pulpeuses, voilà une ravissante créature. Elle laisse échapper ces quelques paroles d’un ton sévère :

- Qui êtes vous ? Et que voulez vous ?

La couleur avait été annoncée depuis l’auberge. Les rumeurs étaient quelque part fondées. Elle doit tout autant que moi les connaître ce qui explique un tel ton. Peut-être pense-t-elle que je suis venu pour me moquer d’elle. Elle ne doit pas non plus être habituée à avoir de la visite. Je ne dois pas me laisser impressionner. Allez Hetahel, montre-lui que tu ne lui veux aucun mal. Je ne peux empêcher mes deux joues de rosir. Je baisse ensuite les yeux ne sachant où la fixer. J’écarte les deux bras. Tout en m’inclinant aussi bas que terre, je prononce ces quelques mots.

« Wanye. Nye eaa Hetahel Alarik. » (Bonsoir. Je m’appelle Hetahel Alarik.)

L’Elfique, une bien belle langue que j’avais commencé à apprendre à travers d’anciens livres achetés chez un antiquaire à la Cité de l'Aurore. Le vendeur était lui-même un elfe. Un très vieil elfe, enfin, en âge humain oui, car celui-ci paraissait aussi jeune que moi mais avait bien plusieurs décennies derrière-lui. Je ne connais que les expressions usuelles, je suis incapable de tenir une conversation. Je vais me limiter à ces quelques mots pour le moment. Espérons qu’à l’écoute de ces derniers la jeune femme se sentira un peu plus en confiance. Je me redresse et la fixe de nouveau dans ses yeux azurs, un peu plus sûr de moi, un rictus aux lèvres.

« Je m’excuse de vous déranger en cette belle soirée. Je n’ai pas vu le temps passer et je me suis retrouvé piégé de ce côté du lac. La nuit étant déjà tombée, il va me falloir trop de temps pour retourner à la capitale elfique. Nous sommes fatigués par notre journée et j’aurais aimé savoir s’il aurait été possible que vous nous offriez au moins le couvert à mon ami et moi. » Je lui désigne l’Ombrum d’un geste de la main gauche avant de poursuivre avec autant de politesse.

« Il me semble vous avoir entendue faire la cuisine, peut-être aimeriez-vous que je vous aide à cuisiner ? Ou bien je peux tout simplement m'occuper de tout, vous n'aurez qu'à vous laisser vivre. Je suis serveur dans un moulin sur les terres d’Oryenna, alors la cuisine ça me connait ! »

Je ris pour essayer de détendre l’atmosphère. Qu’est-ce que je dois lui paraitre simplet et ridicule avec mes bonnes manières. Peut-être croit-elle que j’essaie de l’amadouer pour mieux la duper ensuite. Il ne faut surtout pas, j’espère que mon attitude ne lui aura pas fait penser ça.

« Je peux tout aussi bien vous payer si vous préférez. »

Dans un dernier geste amical, je lui tends la main droite, sourire aux lèvres, accompagné d’un « Pour vous servir ».
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