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 Encore un p'tit verre ! ♪

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Till Escher
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MessageSujet: Encore un p'tit verre ! ♪   Mar 28 Jan 2014 - 19:04

Till avait eu dix-huit ans il n'y a pas si longtemps que ça, et jusqu'à présent elle n'avait jamais mis les pieds dans une taverne, ou en tout cas, jamais pour y boire de l'alcool.

Mais depuis la nuit dernière, elle se sentait toute joyeuse, elle avait quelque chose à fêter en fait. Quelque chose qu'elle gardait secret bien-sûr, n'osant presque pas se l'avouer à elle même.


Depuis toujours, elle avait été le garçon manqué, celle qui jouait à la bagarre, qui pouvait passer deux jours sans se laver et plus encore sans laver ses vêtements, ou sans coiffer ses cheveux. D'ailleurs, elle les portait court, entre autre pour cette raison... Mais peu importait à présent.
Il n'y a pas si longtemps, quelqu'un qu'elle tenait en estime avait complimenté sa féminité, percevant sous son attitude extérieur la femme qu'elle pourrait devenir. Et même si elle n'y aurait jamais cru si on lui avait dit, ce compliment l'avait beaucoup touchée...


Et c'est pourquoi nous la retrouvons debout sur la table d'une taverne du quartier commerçant, tapant du pied avec une chope à la main et chantant à tue-tête de vieilles chansons paillardes qu’elle avait entendues de la bouche de ses grands frères. Elle avait les joues rougies par l'alcool, mais son corps en parfaite santé et son mental particulièrement stable dans sa médiocrité quotidienne accusaient relativement bien le choc...

Autour d'elle, les hommes attablés reprenaient en chœur les choquantes paroles qui sortaient de sa bouche. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, elle était loin de chanter faux, de sa voix dont on aurait su dire si elle appartenait à une femme ou à un jeune homme.

-C'était une belle elfe au teint pâle qui se baignait toute nue ! Venant des quat' coins du village les mâles v'nez voir son c** ! Aaah la ribau la ribau la ribauuuude, ah qu'est ce qu'elle était ch****de ! Ah la ribau la ribau la ribauuuude, bon sang qu'elle était b**ne ! ♫


L'assemblée reprenez en chœur chaque couplet en tapant sur les tables avec ses chopes d'étain.

Prit par un élan incontrôlé, un homme se leva de sa chaise pour venir claquer les fesses de la jeune mercenaire chantante, mais se retrouva par terre avec une trace de botte sur le visage avant d'avoir pu effleurer quoi que ce soit.

Till avait bougé sa jambe presque machinalement et ne s'était même pas arrêtée de chanter, souhaitant aller jusqu’au bout de la chanson. 

L'elfe aux formes provocatrices f'sait gonfler les caleçons ! Tant et si bien que pris de vices, les hommes lui sautèrent au balcon ! ♪ Elle marqua deux temps de silence en tapant du pieds sur la table pour battre la mesure et reprit. De tout côté la p'tite ****** se f'sait ****** le ***, et chante chante ritournelle, elle ne criait pas non !... Tous avec moi ! Et chante chante ritournelle elle ne criait pas noooooon !!! ♪ Wahahahahaha !!! 

Elle était morte de rire tandis qu'un tonnerre d'applaudissement accueillait le terme de sa performance. Elle sauta alors de la table et vint s'affaler sur le comptoir avec un grand sourire un peu débile, tapotant le bois du plat de sa main.

Patroooon... J'me sens un poil fatiguée, j'prendrais bien une p'tite bière pour me remonter !

Elle posa ses coudes sur la table, les joues en feu, et cala sa tête au creux de ses mains ; elle aurait presque pu paraitre mignonne si elle ne venait pas de chanter ces horribles paroles.  

Le tavernier la toisa d'un œil sévère mais posa tout de même une chope pleine de bière devant elle.


-C'est la dernière.

Till afficha un air boudeur, suffisamment saoule pour être vexée, mais pas assez pour protester.

Elle en prit une gorgée et soupira d'aise. Elle s'était éclatée comme une folle, et en plus elle avait été le centre d'attention de presque toute la taverne, ce qui accentuait la rougeur de ses joues.

Héhéhé... Si mon père me voyait y... Y m'ramènerait par la peau des fesses ! Heu... Ah, j'ai parlé tout haut ! Hahaha...! Je voulais juste le penser !

Elle prit une autre gorgée et bailla fortement avant de se tourner dos au comptoir pour s'y adosser. Elle avait un petit coup de barre, mais elle se sentait étrangement guillerette.

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Dante McAllister
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MessageSujet: Re: Encore un p'tit verre ! ♪   Dim 9 Fév 2014 - 18:23

La nuit s'était installée, le ululement de quelque prédateur perçait le silence d'airain. Dante McAllister, dernier seigneur des ruines englouties de Mallet, contemplait son travail achevé. Retirant sa lame encore suintante de sang hors d'une carcasse d'arachnéas, il prit soin d'éviter tout contact avec les pattes velues de la créature. Autour d'elle, une multitude de cadavres de ses congénères reposaient. Leurs humeurs se mêlaient au liquide putride qui s'écoulait dans les égouts de la cité de l'Aurore. Le mercenaire fouetta vivement son glaive, cinglant l'air de son acier. Des gouttes de sang vinrent tâcher les murs rocheux des égouts. Alors qu'il s'apprêtait à ranger sa lame dans son fourreau, un faible couinement l'interpella. Sa main se raffermit sur son pommeau et ses prunelles céruléennes fixèrent l'obscurité, notion qui n'existait pas pour les vampires. C'est ainsi qu'il la trouva, la matriarche, la mère nourricière, celle dont descendaient toutes les arachnéas qui avaient infesté l'intérieur de la cité. Son apparence était hideuse. Un corps bombé par les grossesses innombrables, de nombreuses pattes articulées et recouvertes de poils, ses yeux sournois brillaient d'une intelligence dérangeante pour un monstre.
Affronter la matriarche pouvait présenter de grands risques et, pour d'autres, elle était un adversaire hautement difficile à défaire. Autrefois de telles rencontres attisaient la passion de Dante, aujourd'hui elle n'était rien d'autre qu'un obstacle sur son chemin. Sa prise se fit encore plus ferme sur le manche de son épée. Doucement, il se mit en position, prêt à parer à toute éventualité. Son visage, inexpressif et sévère, était à peine visible dans les ténèbres. Seuls ses iris d'un bleu surnaturel luisaient dans le noir. Le vampire haussa un sourcil lorsque la gueule monstrueuse de la bête s'ouvrit et qu'une voix faussement humaine en émana :


- De la chair fraîche pour mes petites siffla l'araignée anthropomorphe


Elle se jeta à l'assaut de Dante, ses pattes agiles se déplaçant tantôt sur le sol tantôt sur le plafond comme une pluie de fils sombres. Le mercenaire à la chevelure d'albâtre ne broncha pas. De la gueule démesurément ouverte du monstre, des rets gluants furent projetés. D'un pas assuré, Dante voltigeait pour éviter les filets de son monstrueux adversaire. L'araignée à forme humaine disparue du champ de vision du mercenaire mais son chuintement la trahit et le bretteur roula sur le côté pour ne pas être saisi par les répugnants membres supérieurs de la créature. Adossé au mur, il ne donnait pas l'impression d'être inquiété. Le mercenaire exhalait une confiance et une assurance arrogantes. Le monstre doué d'une intelligence mais également de l'instinct des bêtes ressentit ce sentiment et en éprouva une colère jalouse. Dante s'attira l'ire de la matriarche, la forçant à exécuter des mouvements plus violents mais également plus confus. Il tira aisément profit de cette manœuvre. Contournant l'imposante créature, le mercenaire fit hurler sa lame d'acier. Le fluide carmin jaillit des pattes amputées de la créature qui s'affaissa sur le côté dans un cri de rage. Dante s'approcha d'elle, la surplombant de son imposante carrure. Dans les yeux de la bête on parvenait à lire la forme d'intelligence la plus primitive, la peur. Sous l'effet de cette dernière, la matriarche fut prise de spasmes incontrôlables. Las de ce qu'il considérait comme un piètre divertissement, le vampire enfonça son épée runique dans plusieurs coudes d'une chair tendre et visqueuse. Il arracha ainsi la vie de la matriarche, elle quittait ce monde dans un dernier râle d'agonie si humain.


Le mercenaire avait quitté les égouts. Il savait qu'il lui faudrait encore quelques jours de plus pour terrasser les dernières arachnéas qui logeaient dans les souterrains de la cité de l'Aurore. Ayant accompli une grande part de son travail, Dante jugea mérité une avance sur le paiement de son contrat. Il se dirigea d'abord vers l'auberge dans laquelle se trouvaient son matériel et ses affaires. Après une douche qui effaça la nauséabonde odeur des égouts, le mercenaire s'entoura d'une serviette puis passa chemise de soie et chausses en cuir sur ses membres secs. Malheureusement, il fut contraint de renoncer à son manteau pourpre. La femme de l'aubergiste s'occupa de le laver, pendant ce temps il enfila une longue pelisse brune à capuche qu'il trouva à son goût et décida de se rendre à la taverne où le bourgmestre aimait passer son temps et dilapider son argent.
Enveloppé dans sa large cape mordorée, la tête dissimulée sous la capuche havane, Dante pressait le pas à travers les ruelles désertes où quelques suppôts de Bacchus rampaient sur les pavés froids de la cité. Il pénétra discrètement dans la taverne, plus silencieux qu'une ombre. Sa discrétion avait été grandement facilité par l'attraction de ce soir, une jeune effrontée qui hurlait dans un simulacre de chant des insanités. Dante, l'oreille exercée par les cantiques et récits liturgiques des druides de Mallet ainsi que par les elfes de la Vallée sans Fin, ne pouvait que se détourner de ce genre de divertissement. Contrairement à ce que la culture populaire voulait faire croire, son sang barbare ne le prédisposait pas à la vulgarité ou à la sauvagerie mais uniquement au massacre. Dans ses veines rugissaient des siècles d'une fureur antique, elles véhiculaient une rage infinie, une soif de conquêtes inexorable et recelaient un destin fabuleux. Pour autant, les paroles creuses de la chanson n'émurent point le vampire qui décida de s'attabler au fond, dans une partie de la taverne qui offrait le meilleur champ visuel.


Le mercenaire jeta un rapide coup d’œil. Si la joyeuse bande qui entourait la jeune femme était composée d'hommes malhonnêtes, indécents et frustes, il y avait de la vilaine canaille perchée sur de hauts tabourets autour de tables abîmées. Dans cette popine se côtoyaient colporteurs, truands, esclaves et assassins. Des regards mauvais s'échangeaient, certains murmures donnaient froid dans le dos. Dante était habitué à ce genre d'ambiance, il errait de cités en cités et n'avait d'autre choix que de fréquenter ces lieux désolés. Un bon quart d'heure plus tard, toujours aucun signe du bourgmestre. Le mercenaire soupira, ce n'est sûrement pas ce soir qu'il aurait son argent. Personne n'était venu lui proposer quoi que ce soit, il faut dire que la mine du colosse ne laissait pas indifférent. Sous cette cape brune, le visage dur du guerrier tourmenté ne laissait présager rien quant à ses envies. Le tavernier se garda bien d'aller s'enquérir de ses désirs. Dante enfouit sa tête entre ses mains en maugréant de noires paroles. Il avait pénétré dans les sombres entrailles de l'enfer au cours de sa longue existence, chaque fois il en était revenu amoindri. Orphelin, veuf, damné, le Loup Blanc n'était plus que la pâle copie de ce que furent jadis ses ancêtres barbares, les seigneurs-dragons. Il n'était que le roi illégitime d'une patrie oubliée, détruite par les dieux, leurs dieux et non les siens. Un vagabond qui louait son épée au plus offrant, condamné à errer jusqu'à la fin des temps ou jusqu'à l'accomplissement de sa destinée.


Les saphirs qui ornaient ses orbites se posèrent sur la créature androgyne, accoudée au comptoir. Dante l'observait en silence, il restait interdit face à ce qu'il avait sous les yeux. Cette jeune femme éhontée, aux joues rougies par l'alcool et à la voix tremblante d'ébriété, faisait naître un sentiment douloureux dans sa poitrine. Ses cheveux de paille, son teint halée et ses yeux azur troublèrent son esprit. Il murmura un nom aux consonances poétiques avant d'ajouter


- «Weddin Lionors ... »


Ces mots semblèrent chantés. Dans la langue des Anciens, ils signifiaient enfant-lion. C'était ainsi que Dante avait pris l'habitude d'appeler ce qu'il avait alors de plus cher dans la vie, sa fille. Il entrevoyait une réminiscence physique en elle, une sorte de mystérieux alliage entre lui et sa femme. Ses yeux, sa musculature assurément hérité de ses gênes barbares mais cette candeur, ce visage poupin et ses fils dorées qui surmontaient son crâne lui rappelaient sa défunte femme. Son cœur se serra dans sa poitrine lorsqu'il entendit le mot «père » dans la bouche de cette inconnue. Le passé avait choisi de venir le hanter dans des circonstances étranges. Le mercenaire se leva de sa chaise et, d'un pas souple, se dirigea vers le comptoir où il saisit la choppe de bière qu'il réduit en morceau avec ses propres mains sous l'effet de la colère. Sa passion fut apaisée par ce geste, comme s'il préservait son enfant des dangers qui rodaient dans ce lieu infâme. Il reprit alors ses esprits et se rendit compte immédiatement de la stupidité de son geste. Dante étouffa un juron avant d'adresser un regard où autorité et compréhension se joignaient au tenancier. Il jeta une pièce d'argent sur le comptoir avant de retourner au fond de la taverne. Il sentit les regards lourds de sens d'autres clients et savait que les ennuis n'allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez, surtout pour peu que cette femme enivrée vienne réclamer justice pour un tort qu'il venait de réparer. Le vin et la bière n'aidait pas la logique cela dit. «Sombre idiot ... » pensa le vampire pour lui même.

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Gripoil

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MessageSujet: Re: Encore un p'tit verre ! ♪   Dim 9 Fév 2014 - 19:50

Till se laisser séduire par les vapeurs d'alcool qui tourbillonnaient en elle, se laissant aller à divers rêveries en sirotant sa chope de bière blonde, remplie de bière oui, mais surtout de mousse... Le tavernier bedonnant semblait, par ce geste implicite, signaler à la toute jeune mercenaire qu'il était peut être temps de rentrer chez elle. Elle sourit doucement à cette pensée et un doux frisson parcourut son corps ; si elle s'écoutait, elle se laisserait aller la, sur le comptoir, attendant d'être réveiller par le propriétaire des lieux qui ne tarderait surement pas à la secouer pour l'éveiller avant de la pousser dehors.


Étrange sentiment éthéré... Elle se sentait absente des lieux, mais aussi incroyablement présente, plus sensible, plus fragile, mais aussi plus heureuse. Elle ne parvenait plus vraiment à réfléchir, son cœur noyé dans la douce béatitude de l'alcool avait fermé ses portes aux angoisses et au stress, battant tout doucement au rythme de l'instant présent, étrangement et infiniment appréciable...


La mercenaire ferma lentement les yeux, son menton appuyé dans le creux de sa main gantée, et à travers ses paupières, elle percevait sa propre énergie : omniprésente, forte et brillante, d'un jaune mordoré, elle circulait en faisant de petit tourbillons inutiles... Elle avançait doucement pour se distribuer dans son corps engourdi, elle la sentait danser et tourbillonner lentement, dans un sens puis l'autre, comme sans savoir ou aller, se dirigeant naturellement, mue par l'habitude... Cette énergie, cette vie, ce souffle qui habitait tous les êtres vivants, il était tellement sensible aux changements qui avaient lieux dans le corps et l'esprit...


Elle vacilla tout doucement, reposa sa chope devant elle et sourit doucement en pencha sa tête sur le côté, appuyant désormais sa paume contre sa joue rosie par l'alcool.

Elle rêva doucement, elle avait envie de contacte, elle avait froid, intérieurement surtout. En extérieur, sa peau était chaude, presque trop, comme si elle avait une grosse couverture autour des épaules.

S'autorisant un bref fantasme, elle imagina le visage de Kael, si doux et mature, ses bras musclés l'enserrant : silencieux, il la serrait contre lui malgré ses faibles murmures de protestation, ses long cheveux tombant sur elle comme un voile de tendresse...

Elle sursauta soudaine, écarquillant les yeux. L'image infiniment agréable de son cher ami venait de faire place à un visage franchement plus dur et beaucoup plus... Albinos ?

Elle n'arrivait pas à lire l'expression de son visage, sa vue était bien trop troublé par l'alcool. Elle entendit alors un bruit de craquement, quelque chose venait de se briser. Elle sentit alors le bruit caractéristique d'un liquide qui goute sur le sol. Elle baissa les yeux, ses idées se remettant tout doucement en place.

Cette homme venait de broyer sa chope. Mais pourquoi ? Qu'est ce que... Il venait de tourner les talons après avoir lancer une pièce sur le comptoir. Trop d'interrogations, la jeune mercenaire ne comprenait strictement rien à la situation, ayant l'impression de louper quelque chose...

Clignant des yeux et secouant brièvement la tête, elle tenta de se reprendre et étendit son bras pour se saisir de la pièce d'argent en tirant simplement la langue au tavernier qui sembla pour le coup partagé entre la surprise et la vexation.


La demoiselle trottina alors sur quelque mètre pour rejoindre l’olibrius qui avait réduit à néant ses espoirs de dernier verre pour la route. Avec un sourire léger, des sourcils un peu froncés et des yeux pétillants sous l'effet de l'alcool.

Elle s'arrêta près de lui et l'inspecta en plissant les yeux. Son expression était complexe, mais elle pouvait la comparer à ce qu'elle avait déjà vu dans le regard de ses frères ; ses étranges cheveux franchement blanc et ses yeux d'un bleu si clair et pure qu'il en devenaient surnaturel. Humain ? Vampire ? Hybride ? Même alcoolisée, Till était relativement convaincue que la première solution n'était pas la plus plausible. Elle porta sa main à sa bouche et toussota avant de prendre la parole, dominant le ton de sa voix pour éviter de paraitre trop éméchée. Elle affichait un léger sourire. 

-Hum... Merci pour la pièce ! Mais... Pourquoi me broyer ma choppe à cinq pièces de bronze pour en laisser une en argent ?

Demanda-t-elle en réprimant un sourire qui aurait été exagéré par l'alcool. 

Vous semblez avoir pas mal d'histoires à raconter...

Dit elle avec un air presque malicieux.

Puis elle tendit doucement sa main ouverte, comme elle n'en avait pas l'habitude, car elle préférait généralement tendre le poing, comme faisait ses grands frères quand ils étaient jeunes.

En réalité, son geste visait surtout à voir l'énergie de l'étrange bonhomme qu'à faire preuve de courtoisie, notion légèrement absente chez la jeune mercenaire.

Till. Moi aussi j'suis mercenaire.

Dit elle finalement avec un grand sourire qui semblait dire "et ouais, t'as la tête du métier, j'l'ai bien vu !".

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