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 Anghralf Alfric [Validée]

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Anghralf Alfric
Ephaëlyen débutant
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Messages : 6

MessageSujet: Anghralf Alfric [Validée]   Ven 31 Jan 2014 - 1:20

Préambule 
Du personnage


Prénom & nom :
Anghralf Alfric

Sexe :
Mâle

Âge du personnage :
32

Race :
Humain

Compétence magique ?
Oui.


Description
Physique



Un homme grand.. Dans le mètre quatre-vingt-dix.. Pas une armoire à glace, non.. Loin s’en faut, et loin m’en est le besoin par ailleurs. D’une carrure d’épaules standard, un au-dessus de la moyenne, quoiqu’impressionnante si on l‘allie à ma taille.. Mais je ne respire pas la force brutale, non, certainement pas.
L’expérience, c’est possible.. La sagesse, c’est probable.. Mais enfin, laissons-là des adjectifs sans sens qui ne vous feront pas visualiser ma personne..
Sur mes épaules, je porte une tête.. Qui a ce en commun avec toute les têtes qu’elles vissée sur un cou. Hop. Mais plus sérieusement, cette tête est encadrée par une longue et disciplinée crinière blonde, elle-même ne prenant sens qu’avec une barbe fournie. Il faut préciser à ce sujet qu’en dépit de ce que je suis, je porte un soin particulier à mon hygiène. Et mes cheveux, s’ils ne sont pas choyés, sont propres et sains. Quant à ma barbe, elle participe à mon orgueil, aussi est-elle toujours taillée et  bien mise. Et je crois que pour ce qui est de la préciosité physique, on peut s’arrêter là.
Rompant donc ce pas qui ne m’illustre pas, il faut parler d’un visage dur, buriné par le temps et les efforts. Quelque chose de rude, peu esthétique au final, taillé çà et là de la fatigue du voyage, du combat.. Brulé çà et là par les forges. Rompu çà et là par le poids des années longues. Mais le tout ne perds rien d’un certain coté.. Rassurant.  En effet.. C’est à l’ombre des vieux chêne qu’on va s’assoupir.. Pas dans celle des petits oliviers tout frêle. Mais aucune de mes épreuves passées n’ont pu altérer la flamme qui brille au fond de mon regard gris, qui clame hargneusement que je suis vivant. Passif, calme et posé, j’ai le physique du torrent qui s’est changé en eau qui dort. On ne sait ignorer en me voyant, que j’ai été guerrier. Mais on ne peut ignorer la tendresse d’un regard fatigué, ou la douceur d’une paluche maladroite.

Oui, oui, une paluche. S’il y a bien une chose chez moi qui est révélatrice, c’est bien ça. Je suis forgeron, l’ami.. Tu comprendras donc que j’ai des mains larges, noircies en divers endroits, ridées, usées.. Et pourtant capable d’une agilité pratique surprenante, et d’une poigne rare. Ne me demandez pas de caresser le visage d’une femme, je ne sais pas faire. En revanche, demandez-moi de remonter une horlogerie aux mécanismes compliqués, et je vous glisse ma main dans les rouages pour vous la ressortir victorieuse en une poignée de secondes. Maintenant puisqu’on en est à l’usage des mains.. Il faut considérer que j’ai été et suis encore marqué par l’usage des armes. Un bras lourd, sur et ferme, fort d’un entrainement solide et complet. Discipline martiale, toujours !
Je n’ai pas arrêté de me battre, je n’arrêterai sans doute jamais, je n’en ai, au fond, pas envie. Aussi est-il logique que jamais mon corps ne cesse d’être celui d’un combattant, d’un chasseur, et d’un Guerrier avec un G majuscule pour signifier qu’il ne s’agit pas simplement de la profession qui veut qu’on rentre de l’acier dans le bide de l’autre.

Un drôle de mixte hein ? Entre le vieux paisible qui s’annonce, et le jeune fougueux qui refuse de partir.. Je ne nie ni l’argent qui parsème précocement ma barbe blonde, ni les grands airs mécontents de ma jeunesse lorsqu’on vient briser mon harmonie.. Une forge éteinte n’est pas une forge qui ne se rallumera jamais.. Et l’eau qui dort ne dort pas toujours… Et 32 ans, ce n’est pas vieux. Alors c’est vrai, je souris peu.. Mais est-ce réellement ce qui importe ?

Quant au lit de cette rivière, mes tenues sommes toute.. Vous me verrez souvent vêtu pour le mouvement.. Une armure de cuir, des pièces de métal là où il faut savoir parer, poignet, épaule gauche, flanc droit.. Et des peaux de bêtes pour former cape et manteau chaud.. Notons par ailleurs que mon cou sera systématiquement recours d’une écharpe verte et épaisse. Non pas que j’ai à cacher les stigmates d’un passé douloureux.. Mais je suis atrocement frileux. On ne passe pas son enfance dans les forges sans craindre le froid à la sortie.. Et j’ai la gorge sensible. Et par-dessus le tout, une longue cape bordée de fourrure, une cape verte du même tissu que l’écharpe, liée à elle-même autour de mon cou par une chaine de fer et des attaches ouvragées.
Sur ou sous cela, on verra généralement une sacoche dans laquelle je transporte mes outils de forge.. Une épée courte pendue à ma ceinture garnie, style glaive, avec comme pendant un maillet de forge légèrement bleuté d’acier. Et dans mon dos, un bouclier, rondin de bois cerclé de fer et bardé de runes, scelle une épée un peu plus grande que le modèle classique d’épée bâtarde, adapté à ma taille et à ma poigne. Ainsi que la popote et de quoi la faire.

Un grand bonhomme, commençant a être marqué par son âge, par le temps.. Un temps passé dans l’effort, dans la volonté de réussir,  de vaincre et d’être.. Mais un grand bonhomme fatigué, fumant paisiblement la pipe et portant des lunettes pour palier à sa mauvaise vue.. Un vieux bonhomme fringuant, dont l’acier qui prime dans ces yeux reste sans le moindre doute, à double tranchant.



Description
Mentale

Là, on a déjà un peu plus de matière et de soucis à étudier.. Bon. On va partir des bases, qui sont à la fois chronologiques et fondamentales.
J’ai été, je suis, et je ne cesserai jamais d’être un Guerrier. Avec un grand G pour dire que c’est une histoire morale, pas une vague notion se concluant par coller six pouces d’acier dans le bide de l’autre.
J’ai été, je suis, et je serai un homme de combat –pas de guerre, un homme qui considère se battre comme un art, et qui cultive cet art par plaisir comme n’importe quel artiste. Je ne tire pas l’épée contre n’importe qui, je ne me bas pas n’importe comment. Je ne me bas pas pour n’importe quoi. Et je n’ai dans ma discipline qu’un maitre mot pour me définir : le respect.
Peu importe qu’on frappe un homme à terre, ou dans son dos. Cela ne prouve que ma force d’avoir su le mettre en telle posture, et sa faiblesse d’avoir été dans cette faible situation. Mais il importe que je rende justice à mon adversaire. Que je rende justice à chaque chose, et j’honore mon adversaire. Chaque chose mérite sa place, et chaque chose a sa légitimité dans mon estime, en haute place, ou moindre.
Nous abordons là ma philosophie de combat, crédo qui définit ma vie. Je ne suis pas un agité de l’épée, braillard et aveugle, assoiffé d’un sang qui n’a pas de goût. Ma lame est pure et propre, resplendissante d’un idéal qui confine à la religion. Ceux qui font la guerre savent pour qui ils se battent. Moi, je veux savoir pourquoi.
C’est pourquoi je suis quelqu’un de réfléchis, quelqu’un de calme, passif et doux. Quelqu’un qui aime à savoir, curieux, sage d’une certaine façon. Une personne qui n’aime pas le hasard, ni l’ignorance. Un curieux bonhomme qui comprendra son adversaire, jusqu’à l’aimer, pour enfin l’affronter. La mise à mort, au final.. N’est qu’un détail. Le feu du combat.. La flamme du duel, l’étincelle du fer contre le fer.. L’ivresse du sang.. Le calice des armes..
Non, je ne suis pas un philosophe bienpensant qui pinaille sur chaque mot. Je suis un barbare, un sauvage.. Je vis hors des cités, hors des cadres, hors des hommes même, et je vous dirais pourquoi. Mais si je suis votre sauvage, alors à mon œil aguerris d’homme simplement intelligent, je dirais que vous êtes les miens.

Ne voyez pas l’isolationnisme cliché, non. Je vis parmi les hommes, je vais çà et là, me mêler avec les autres. Mais je pense seul et ne partage pas grand-chose de ma culture, et ne veux pas grand-chose de la vôtre, pas même son écriture. Je me contente de vous apprécier pour ce que vous êtes.. Et de vous respecter pour vos actes et dires.
D’aucun prônent des doctrines revanchistes pour faire barrages.. Certains arguent la supériorité de telle façon d’être.. Moi je dis simplement que je suis heureux vivant ainsi, et que j’vous emmerde si vous essayez me retirer le droit de l’être. Ma seule sagesse. Et ceux qui m’appelleront « maître », à penser, à forger, à se battre en me demandant de parler et de m’expliquer, comme on le demande à un indigène, curieux, je leur apprendrais que dans votre langue, il n’existe qu’une lettre entre le point qui ponctue la phrase, et le poing qui ponctue le dialogue.

Par ailleurs.. Il faut parler d’un amour perfectionniste.. Celui de la Forge. Mon don, je vous en parlerai, mer permets d’écouter les roches et le métal.. Ce qui fait que forger est pour moi une extension de mes arts de penser.. Respecter le métal, respecter l’ouvrage.. Veiller au meilleur, aller vers la perfection, avec à la tête le chant des armes. Le doux chant du métal qui vibre.. La personnalité du fer.. La parole d’une lame sur son manieur.. Comment ne pas comparer ça à une vie qui mérite son éloge.. Ne faire qu’un avec son art, avec son outil, avec son produit.. Un ensemble allant de la forge jusqu’au combat, tout une vie.


Peut-être pour comprendre certaine chose, faut-il savoir ce qu’est la religion de notre maison.. Le folklore divin est acquis.. Avec un certain scepticisme, certes.. Mais nous croyons surtout, dans le sang d’Alfric, à l’éternité de chaque chose. Un cycle éternel qui fait de chaque chose la part d’un tout. La mort, la destruction.. Ce n’est rien d’autre que rejoindre les Etoiles pour observer à notre tour ce qui se passe ici-bas.. Voilà pourquoi chaque chose mérite son respect, plus encore lorsqu’on y attache son importance. Là-haut, ces allégories veillent sur moi.. Et je suis plus spécialement dévoué à mes ancêtres qui me regarde, souriant, assis dans la voute céleste. Très « croyant », j’explique ainsi la rigueur de ma philosophie.. Un mysticisme du guerrier-sage ? Possible..





Votre
Histoire



Une histoire qui commence dans un petit domaine des landes éternelles. Une très jolie petite maison, posée dans de vastes champs, avec du gibier à perte de vue. Bref, un petit coin de paradis, fait de bois, de chaume et de paille ou il fait bon vivre, grandir, et vieillir.
C’est là que je suis né, moi avec mes deux sœurs cadettes que sont Haaricia et Saedra. Jeune encore de 4 ans lorsque ma deuxième sœur est née, je perdis ma mère en couche dans l’affaire. Ne pleurez pas pour moi, je n’étais pas encore dans l’âge de comprendre cette perte, et subir ce manque.
Pour le reste.. Ben sans mère, on s’est débrouillé, et visiblement pas trop mal.

Du coup, mon père, Antar, s’était occupé de moi. C’était un vrai géant, Antar.. deux mètres dix, un vrai bucheron.. Mais comme beaucoup de guerriers, sur sa fin de vie, et pour sa famille, il avait raccroché l’épée, et était devenu luthier. La différence avec un luthier classique, c’est qu’il faisait aussi bucheron.. Bref, je digresse.
Pendant toute ma très jeune vie, Antar s’occupa de moi.. Pour les bases, bien sur.. Mais dès que j’eu l’âge de porter les armes, il m’apprit à être un Guerrier, nos traditions, nos cultes, et notre « philosophie ». Et j’aurai pu rester très classiquement  à cet enseignement.. Sauf que pour mon huitième anniversaire, mon oncle, qui lui vivait à la capitale, vint nous rendre visite avec un.. Collègue forgeron.

-Alors Anghralf ? Il te plait ton cadeau ?

Le cadeau en question était un coffret en pierre, dans lequel on trouvait diverses confiseries. Je hochais la tête, souriant.. Avantd e littéralement vider la boite dans un linge,d’ecarter les bonbons.. Et poser mon oreille contre le coffre.
Et je restais ainsi pendant 10 minutes sous l’œil de mon père, mon oncle, son ami, pendant que mes sœurs dévoraient mes provisions sucrées. Mon  oncle finit finalement par arrêter de faire semblant de trouver ça normal..

-Euh.. Il faut souvent ça ?

-Oh.. Oui. Il dit qu’il entend la roche et les métaux vibrer, et chanter presque. Le plus surprenant, c’est que c’est lui qui repère les fuites, ou les fissures dans mes outils.. A croire qu’il y a vraiment un lien entre les deux..


Les deux hommes hochèrent la tête. Pour eux, qu’un lien se tisse entre un élément et un homme, c’était naturel, par cet idéal de respect mutuel, le métal n’était pas qu’une chose. Le forgeron, lui, était plus pragmatique. Il tira deux couteaux, identiques au premier abord, et m’en présenta les manches, avec un ordre doux :

-Choisi.

A vrai dire, je ne sais pas où en était mon don.. Mais je pris une lame.. Et il sembla sourire. La reprenant, il continua son manège pendant plusieurs minutes, changeant de lame, intervertissant les manches.. Et à chaque choix, son sourire s’élargissait.
Je n’entendis plus parler de cela pendant deux semaines, deux semaines ou mon oncle et son ami restèrent. Puis un jour, la discussion porta à nouveau sur moi.

-Je vous le prends. 5 ans minimums, dix pièces par jours. Fins de cycle libres, et je m’engage à ce qu’il apprenne à être un bon forgeron. Excellent, même.

Mon père hésitait, tandis que le forgeron insistait, mettant un avant un réel don.. Au final, ce fut mon oncle qui le fit se décider.

-Antar, écoute.. Je veillerai à ce qu’il perpétue nos traditions. Mais il a un réel potentiel ce petit.. Et il pourrait trouver sa voie dans l’art du métal. Réfléchis bien.. Tu m’avais dit que la musique, les partitions, l’harmonie des sons était pour toi liée au combat, comme s’il s’agissait de la même perfection, du même calcule.. Imagine ce qu’aurait donné cette vérité si tu l’avais su au début de tes jours et non pas après avoir raccroché tes armes ? Antar.. Mon frère, je te jure qu’il fera honneur à Alfric lui-même, j’y veillerai, je t’en donne ma parole. Les Ancêtres m’en soient témoins, j’en prendrais soin comme si c’était mon fils, et tu pourras revenir le voir souvent..

Une parole est une parole, elle engage tout le respect qu’on peut estimer mériter. Bref, dans notre culture, trahir sa parole, c’était s’engager à devenir un moins que rien, un rat. Attention : beaucoup pensent comme nous et acceptent parfaitement d’être des rats. Mais pour un Guerrier, donner le respect est aussi important que le mériter.
Oh, faites pas cette tête-là. Louer un enfant pour ses talents, c’est courant. C’est comme avoir une nounou, sauf que la nounou est à plein temps, et que c’est elle qui vous paye pour éduquer votre enfant. Ca n’avait réellement rien de choquant. Et ce fut une des périodes les plus importantes de ma vie. A côté de ça, mon oncle veillait à ce que je reste un descendant d’Alfric, ayant connaissance des traditions de ma lignée, laquelle par ailleurs me rendait souvent visite... Quel bonheur chaque fois de revoir mes sœurs et mon père ! Mais comme toute période.. Elle a une fin. Celle-ci est.. Originale.

Depuis quelque temps déjà, je m’étais rendu compte que mon maître n’était plus haut niveau. Il faut lui rendre hommage, il m’a parlé d’alchimie, de composé, de composant, de prospection, a guidé ma main depuis la recherche du matériel jusqu’à son formatage. Je l’avais érigé en maître, savant. Sauf que moi, j’entendais le métal. Et je n’étais pas un bon forgeron. J’étais un forgeron parfait. Ne voyez pas là un talent absolu. Je dis simplement que dans la limite de mes capacités, mes œuvres étaient parfaites. Je n’arrive pas à faire une lame qui n’a pas besoin d’être affutée. Je n’arrive pas à trouver le métal et l’équilibre, le dosage des alliages, c’est au-delà de mes compétences pour le moment, je ne peux que flairer mes erreurs.. Mais mes épées sont d’un acier sans failles, solides, sans fissures, équilibre parfait.. Bref, une métallurgie réglée avec le souci du moindre détail que me révèle l’acier lui-même. Ce n’était pas le cas de mon maître. Mais j’avais accepté cela… Sauf qu’un jour.. Je passais derrière lui et contemplais une lame qu’il allait emmancher, laissée là le temps qu’il se trouve à boire. A son retour..

-Vous n’avez pas finis cette lame, maître..

-Mh ? Bien sûr que si..


Il me la prit des mains, méfiant.

-Je suis désolé, mais non. Elle est décentrée, son axe est irrégulier et..

-CA SUFFIT ! Anghralf, t’es peut-être doué, mais t’es un môme de dix-huit ans, et moi un maître !


Le dispute continua, je cherchais à l’aider avant tout.. Et lui, mue par une envie de faire vite pour être payé, s’entêtait dans un orgueil déplacé, et de plus en plus insultant.. Agitant son mon nez son épée qui vibrait à mes oreilles de toutes ses imperfections.

-T’es un malade, Anghralf, c’est tout ! Tes heures à écouter et parler à des épées.. T’es un perfectionniste timbré qui entend des voix, c’est tout ! Et cette épée restera telle qu’elle est !

Ce disant, il renversa le râtelier sur lequel reposaient mes œuvres.
Je ramassais une de mes lames au sol, pris d’une colère froide devant ce manque total de respect envers ce que je chérissais, depuis mon estime de moi-même jusqu’à mon adoration pour la forge bien faite. Lui agitait son épée, sentant venir le danger. Puis, n’ayant pas mes nerfs, il attaqua.
Je chassais sa lame de la mienne, la plaquant contre un établi, avant de la frapper d’un unique coup de mon maillet de forgeron. Sur le coup, sa fichue lame se brisa. D’un coup de pied méprisant, j’envoyais mon maître au sol.

-Anghralf.. Tu vas.. Tu vas pas… Il eut un rire nerveux. Allez quoi, c’était juste une petite brouille.. Ca fait 10 ans qu’on se connait.. T’es mon disciple..

-Je suis Anghralf, fils d’Antar, et dernier du sang d’Alfric le Silencieux.. Et toi, tu n’es rien d’autre qu’un rat orgueilleux et matérialiste qui a terminé d’être un digne artisans pour être une insulte à tout ce qu’il touche et fait..


Mon ton était froid et implacable. Il n’avait plus le moindre doute, il était désespéré. C’est pourquoi il se précipitât sur moi.. S’empalant lamentable, en paniqué qu’il était, sur mon épée.. Dégouté, je repoussais le corps agonisant, le rejetant dans le feu de sa forge… J’essuyais méticuleusement mon arme.. Avant de réaliser.. Le tintement de l’acier baigné dans le sang.. Je me mis à courir. Débaroulant dans la demeure de mon oncle, qui lisait paisiblement on livre, je me mis à bredouiller, à bout de souffle, pour lui raconter l’histoire. Avec autorité, il me fit boire et me calmer.. Avant de conclure.

-File rejoindre ton père.. Sort de la ville par la porte Sud, et suit le chemin, tu ne pourras pas louper ton domaine.

C’était un ordre.. Et je n’arrivais à rien faire d’autre qu’obéir. Plus tard, je sus qu’e agissant vite, et avec sagacité, il avait réussi à faire passer mon acte pour un accident de forge.


Rentrer fut une épreuve.. Et au fond pas tellement. J’avais été dégouté par ce que j’avais vu, sur de ce que le monde extérieure était.. Indigne, pauvre et incapable d’aborder la perfection de mes idéaux et traditions. Mais par chance, mon père n’aborda pas trop le sujet de mon acte, se contentant de me noyer sous un entrainement intensif, ou je repris ma place dans le cycle des Guerriers, fils d’Alfric. Mais étrangement, ma première vraie leçon, ce fut ma sœur, la plus âgée, qui me la donna, en nous quittant.
J’avais, par le passé, choisis de partir être formé, ou presque. Depuis mon retour, nous vivions ensembles et heureux, chaque jour réunis autour des repas familiaux et taches communes.  Et un jour, un garçon qu’elle aimait beaucoup l’épousa, et elle partit vivre avec lui à la ville.
La place vide laissée à table ne semblait déranger personne.. Moi si. Ils étaient heureux pour elle.. Moi je détestais cet homme qui me l’avait enlevé, arguant qu’il n’avait pas le moindre respect pour les choses, n’ayant ainsi par la moindre dignité, et qu’il était donc une offense à ma sœur. Hum.. Je devais avoir dans les.. 21 ans peut-être à ce moment-là, et mon père était suffisamment jeune encore pour me prendre par le col, me soulever du col, et me balancer dans la cave, ou j’avais installé mes outils, et m’y rejoindre. Il faut dire qu’avant ça, il s’était passé quelque chose qui n’avait pas amélioré mon humeur.. Des brigands avaient essayé de rançonner notre domaine.. Et mon père et moi les avions repoussés.. Mais le plus choquant avait été qu’ils étaient armés.. De mes propres enfants. Le chant du métal ne mentait pas.. Ils avaient dressé mon acier contre moi. MON ouvrage servant de d’aussi lamentables hommes !
Et le monde était plein de mécréants du genre. A des degrés différents degré certes.. Mais fondamentalement tous pourris. Et visiblement, mon père dont l’ombre se projetait contre moi, en contre-jour face à moi, n’était pas d’accord.

-Quoi ?! Vous n’allez pas le défendre ?! Il est comme eux : il ne se rend compte de rien ! Il agit sans penser, il n’a conscience d’aucune des choses qui l’entourent, et à chacun de ces geste est.. Irresponsable ! Il ne rend aucun hommage à l’ordre des choses, et piétine les valeurs communes pour être un.. un automate mue par l’argent, le désir et le fade ! Tout comme ton frère, qui à force de vivre parmi eux leur ressemble !

Je me pris une claque monumentale, faisant face à mon luthier de père qui restait un bucheron aussi. Il s’accroupit, souriant et calme.

-Tu as entièrement raison, sauf sur le dernier point. Parle encore ainsi de ton oncle, et je te balance dans ton feu. De nous tous, mon frère est celui qui ressemble le plus à Alfric, notre ancêtre. Le Silencieux.. Tu n’as jamais compris ce que cela voulait dire hein ?

-Qu’il se taisait car ulcéré par les autres ?!

-Plus ou moins.. Alfric n’était pas d’accord avec ses contemporains, comme nous ne le sommes pas.. Mais Alfric avait.. Hm.. Attend là.


Il se leva, et revint plus tard avec un rondi de bois, verni de vert, cerclé de fer, et plein en son centre d’un symbole (Je renvoie au symbole au bas de mon avatar) et de divers écrits runiques. Il produisit devant moi le bouclier, montrant tour à tour les trois ensembles que soudait le cercle global.

-Lis.

-Naidye'i, Yego et.. Yoar. Soit.. Les Eternels, moi, eux.. Et au centre, c’est un texte que je ne déchiffre pas, trop petit, avec un mot en plus gros autour duquel est organisé la strophe.. Eul.. Nous. Et sur le cercle extérieur.. Il n’y a marqué.. Equilibre, et Connaissance.


-Et qu’en déduis-tu.. Rien, n’est-ce pas ? Je t’éclaire.. Au centre, d’un, il y a marqué :
« Unis par le cœur
Des trois chemins
Tous dignes d’honneurs
Chacun vers le même destin
»
Et en vis-à-vis, sur l’autre moitié du cercle.. :
« Lame à l’ouvrage,
Trouve et châtie
Celui digne de la rage.
Protège la vie.
»


Il ne lisait pas.. Il récitait.. Après un silence religieux, il m’empoigna, me soulevant encore une fois du sol.. Me regardant dans les yeux.. Ces mêmes yeux gris que les miens.

-Alfric se taisait car il n’était pas d’accord.. Oui, mais parce qu’il respectait toutes les visions des hommes par respect pour la Vie, don donné à tous pour faire de nous des parts de l’Eternité. Il ne nous appartient pas de juger les autres, de dire qui a raison, qui a tort.. Nous trouvons notre voie, et laissons les autres libres de la leur. Nous pouvons conseiller, nous pouvons ne pas apprécier.. Nous pouvons refuser de vivre avec eux.. Mais ce n’est pas à eux tous de s’adapter à toi. Parce qu’ils n’ont pas plus tort devant les Éternels que toi. Ce que tu peux faire, mon fils.. Te taire. C’est pour ça qu’Alfric a créer sa propre langue, celle que nous parlons et écrivons.. Pour pouvoir continuer à parler avec les siens, sans avoir à subir les autres.. Et pour le reste, il a choisi de se passer de commentaires !
Je n’ai rien dis depuis ton retour, mon fils, parce que je t’aime. Parce que je pensais que tu prendrais conscience des choses.. Mais cette haine et cet mépris des autres que tu as en toi.. Ils ne sont pas supportables. Ni par moi.. Ni par Alfric. Mon frère a appris à se taire. Bien plus que toi ou moi.. Et pourtant il est heureux en tant que fils d’Alfric, sans l’avoir jamais trahis.. Il est le Champion de nos Ancêtres par sa façon d’être.. Harmonie avec Eux, harmonie avec Lui, harmonie avec les Eternels.


Il me lâcha, me laissant m’écraser.
Je restais là, ébranlé. Il aurait pu me dire « Tu es la honte de la famille » que j’aurai dégusté autant. Sidéré, j’allais récupérer le bouclier. Je le connaissais ce bouclier. La légende disait qu’Alfric était parti se battre, il y trois siècle ou presque, contre les Titans.. Et que tout ce qu’on avait retrouvé de lui, c’était ses armes.. Et ce bouclier, peint avec du sang de ce que, depuis, on y avait gravé. L’enseignement d’Alfric pour l’Union par le cycle de l’éternité, sous l’œil des Eternels, nos Ancêtres entre autre.
Je m’étais tellement trompé.. Posant mon front contre le bouclier, je méditais.. Obscur, je cherchais en moi la puissance qui saurait me rendre.. Patient, aimable..
Je me levais au bout d’une heure de prostration, pour me dégourdir les jambes.. Alors que je manœuvrais le rondin pour le déposer, je sentis sous mes doigts des irrégularités dans la partie creuse.. Le retournant, j’y découvris avec surprise des inscriptions.
« Être heureux est un droit, rendre heureux est un devoir. »
« Mourir et se souvenir d’avoir vécu. »
«  Être et savoir-être »
« Silence est porte-paix »

… Des maximes de vie gravées là par les successeurs d’Alfric, trois siècles d’hommes.. Mes Ancêtres.. Mais là, cette inscription, signée d’une main que je connaissais bien :
« Aimer est plus fort que d’être aimé.
Et surtout plus dur.
»

Mon père.. A ce moment-là, la cave s’ouvrit, laissant voir la silhouette de ma sœur cadette, qui me demandait timidement si ça allait.. Et devant mon sourire, elle vint se jeter dans mes bras en riant.

-Alors tu vas mieux ?

-Mieux que jamais !


De là à quitter la cave.. Non.. Je regardais, pensif, mes outils. Non.. Non, ils ne le méritaient pas. Je n’allais pas forger des armes pour ces gens avec qui ne j’étais pas d’accord. Je ne serai pas le fer de leur destruction.. Mais cela ne devais pas m’empêcher de les considérer avec l’affection due à une sœur ou un frère du Cycle.
Il ne restait qu’une chose à savoir… Quelle leçon graver à mon tour sur mon bouclier ? Et pour avoir de quoi graver.. Il fallait avoir une expérience.. Et je ne la trouverai pas chez moi. Que trouverais-je au juste ? Aucune idée.. Je pouvais espérer trouver des compagnons d’arme.. Et une leçon de vie que je veux partager pour améliorer le destin de tous..
La forge ne s’éteint jamais..

Motivé, je ramassais mes outils, mon maillet sculpté en fer-de-Lune, mon glaive.. Et bien sur le bouclier. Et évidement, là-haut.. On m’attendait. Tenant une grande épée bâtarde qui portait les insignes d’Alfric, mon père m’en présentât la garde.

-C’est un prêts. Les armes d’Alfric reviennent toujours ici, Anghralf.



Cela fait dix ans que je parcoure le monde, ayant à l’âme le grand sourire que mon visage n’arbore plus tellement. Mon credo ? Rendre service, vivre simplement comme je l’entends. Tracer des lignes de sangs sur ceux qui se mettent en travers de mon chemin et déméritent suffisamment pour n’être corriger que par la mort, devenant des étoiles qui jamais ne brilleront. Vivre, laisser vivre, tuer pour laisser vivre.. Être et rendre heureux. Je ne cesserai, non, jamais de me battre, et d’aimer ça.. Mais j’ai appris, ce jour-là et en dix ans, qu’une épée ne se manie qu’avec une volonté, et quelque chose pour la motiver.
Voilà pourquoi je me balade sur les routes, non pas en tant que guerrier, mais en tant que fabricant de jouets. Et qui sait.. Je trouverai au détour d’un chemin cette Leçon, qui me donnera l’envie et la capacité de forger la perfection pour un autre, et de lui vouer une arme, ou mon propre bras. Et il parait qu’il existe des reliques dans ce bas monde.. S’il y en as.. Je veux entendre cet acier chanter, et savoir de quoi il fait.. Qui sait.. Le reproduire ?
Et bien sûr, je continue à profiter de mon foyer, de mon père qui se fait vieux mais refuse de l’admettre. C’est de famille, si j’ai déjà des poils d’argent, lui n’a plus que ça. Ma plus jeune sœur s’est mariée et garde son Jule à la maison, il permet de faire tourner un peu le domaine, tandis que mon ainée reste à la capitale.. Avec son mari que je n’apprécie toujours pas, mais pour de bonnes raisons cette fois.

Et moi, en attendant.. Je me promène comme un fou grisonnant qui dorlote ses épées et parle et rit tout seul.
Et toi, camarade.. En quoi tu crois ?





Présentation de
Votre don
Sang de terre :
Alfric est en mesure de faire chanter le métal, et de comprendre dans ce sont des données intrinsèques de l’objet.
Palier 1 : Les vibrations permettent à Alfric de savoir exactement comment traiter le métal, en en faisant un forgeron excellent.

Palier 2 : Alfric est capable d’extraire des données plus large de ce qu’il entend. (Une pierre ne pourra pas rapporter les paroles, ou des noms, mais serait capable d’inscrire dans ses formes une conversation trop forte, des dégagement de chaleurs, des bruits sourd etc..)

Palier 3 : Alfric arrive rapidement à déterminer les points de faiblesses et d’équilibre d’une arme, pour frapper afin de détruire, affaiblir ou faire tomber cette arme (Selon le degré de qualité de l’arme, il est exclu de casser un truc super solide Very Happy)

Palier 4 : Alfric atteint un niveau suffisant de compréhension du métal et de l’alchimie qu’on peut lui appliquer, qu’il arrive à forger des armes exceptionnelles, ayant des qualités rares, mais pas magiques. (Une lame inoxydable, n’ayant plus besoin d’être affûtée, une épée qui brille dans la lumière du soir etc..)

NB : n'est utilisable qu'avec du calme, un peu de silence et d'attention.


Complément
De la fiche


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Que penses-tu du forum pour le moment ? Obi-wan Kenobi.
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Votre âge? Je suis ton père.
Temps de présence possible sur le forum ? Chaque soir en théorie
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Maitre d'Ephaëlya
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MessageSujet: Re: Anghralf Alfric [Validée]   Sam 1 Fév 2014 - 18:32



Bonjour et bienvenue sur nos terres forgeron,

J'ai le plaisir de t'annoncer que ta fiche est validée.
Tu peux donc de ce pas entamer un RP et si tu ne trouves pas de partenaires, aller ouvrir une demande dans notre section, demandes de RP.

Si tu as la moindre question, le staff reste à ta disposition

Que ton existence sur nos terres honore le nom que tes ancêtres t'ont donnés.

Puisse le sort vous être favorable,Anghralf Alfric .

~ Le staff ~

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Anghralf Alfric [Validée]

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