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 Requiem for a living. [PV Emerence]

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Dáinsleif Escher
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MessageSujet: Requiem for a living. [PV Emerence]   Dim 2 Fév 2014 - 23:38

Dáinsleif avait marché longtemps, pendant plusieurs jours, son visage sans expression braqué droit devant lui, de son pas lourd et sonore. Et à chacun de ses pas se faisait entendre le cliquetis des boucles vides de ses sangles, sensées accueillir son épée ainsi que ses couteau de jet. Ces derniers, il ne les regrettait pas beaucoup puisqu'il n'avait jamais su s'en servir, mais son épée... En disparaissant, elle avait emmenée avec elle une partie de son âme.
Caché sous sa grande cape noire rappelant le ciel nocturne, son bras émettait lui aussi des bruits métallique, à chacun de ses pas. Lui rappelant chaque fois l'absence de son réel membre, déchiqueté par les lycans qu'il avait combattu.


Le guerrier avait l'habitude de jeuner, ne s'arrêtant que pour remplir sa gourde dans un court d'eau d'eau claire. Les prairies, les champs, les forêts et les vastes zones rocheuses qu'il avait traversées semblaient regorger de vie, petits animaux, végétation et autres insectes semblaient s'activer sous les rayon du soleil, source de vie.
Sur sa peau, les rayons du soleil étaient chauds, bienfaisant... Mais il se souvenait d'une époque ou ces mêmes rayons pénétraient en lui pour le réchauffer de l’intérieur, apportant leurs bienfaits, lui insufflant de la vie. Lui offrant suffisamment de lumière pour traverser les ombres sans avoir froid. Mais sa peau semblait désormais faire écran aux rayons bienfaisant de l'astre du jour, et chaque fois qu'il marchait dans l'ombre d'un arbre ou d'un rocher, il sentait la température chuter, puis remonter lorsqu'il en sortait.

Le sang de vampire dans son organisme, celui la même qui l'avait maintenu en vie et en bonne santé toute ses années... Ce sang là refusait la lumière du soleil, ne l'absorbant pas, ne se réchauffant pas. Mais petit à petit, Dáinsleif regagnerait son propre sang, son corps retrouverait sa propre vie, son âme... 


Mais même sans savoir tout cela, le mercenaire combattait cette absence d'âme, il tentait de reprendre le dessus sur la mort qui l'habitait à présent, persuadé que le monde extérieur le raviverait, que retrouver son arme ressusciterait sa passion, et qu'il pourrait enfin comprendre pourquoi il avait été mort pendant toutes ses années.

Il n'en était pas revenu en lisant la date d'aujourd'hui sur une affiche vantant les mérites d'une taverne qui venait d'ouvrir ses portes. Il imaginait à peine la réaction de sa famille si ils le voyaient après cinq ans à le croire mort... Et d'ailleurs, sa maison n'était sans doute plus la vielle baraque qu'il avait habité étant jeune avec son père et sa mère. Son père, justement, avait dû investir dans son projet, faire construire une vaste maison pour toute la famille. Il lui faudrait chercher, cela prendra le temps que cela prendra.
Il était conscient cela dit, qu'il devrait faire preuve de tact, voir même de ruse, si il voulait que sa famille ne cède pas à la panique en le voyant revenu d'entre les morts.
Peu importait de toute manière, il verrait cela le moment venu.


Durant son long voyage, il n'avait croisé que peu de gens, s'enroulant complètement dans sa cape pour passer pour un simple voyageur.

Il commençait tout doucement à s'habituer à son œil unique, sa tête se déplaçant d'elle même pour ajuster l'angle le plus optimal lorsqu'il suivait quelque chose du regard. Le plus gros problème étant d'apprécier correctement les distances ; mais sans trop savoir comment, il trébuchait de moins en moins et avait moins de mal à tendre la main vers un objet à portée. Petit à petit, sa manière de jauger les distances passa dans une autre partie de son cerveau, utilisant des points de repaires, systématiquement, et prenant toujours en compte la longueur de son bras, ou sa propre taille. C'était une sensation étrange, car sa perception du monde changeait, mais il ressuscitait petit à petit... Il redevenait lui-même. Pas exactement le jeune homme qu'il était avant de mourir, mais il regagnait petit à petit son identité au fur et à mesure que son esprit remettait ses idées en ordre.

La nuit, il ne rêvait pas, ou ne se souvenait pas de ses rêves, mais chaque matin il sentait un infime changement, un progrès vers son humanité perdue.


C'est avec seulement quelques noix et quelques baies dans le ventre qu'il arriva enfin dans les landes éternelle, en pleine nuit. Normalement il se serait arrêté pour la nuit, attendant de traverser l'océan de verdure en plein jour... Mais il était trop impatient. Dépassant de grandes tours de guet dont il n'avait pas souvenir, il se dirigea vers l'extrémité des landes, se repérant à l'instinct seul, ses bottes traçant leur chemin dans les hautes herbes comme si elles connaissaient le chemin.



De loin, il aperçut un petit mausolée faisant face à l'océan qui bordait Ephaëlya, il semblait régulièrement entretenu.

C'était donc la sa dernière demeure. L'endroit dans lequel chacun croyait qu'il reposait en paix, l'endroit dans lequel il reposerait peut être un jour.

Pour la première fois depuis son réveil d'entre les morts, il se mit à courir, balançant son bras droit avec plus de force que le gauche, ce dernier étant bien plus lourd. Sa cape volait derrière lui en produisant ce bruit caractéristique, celui d'un linge qui sèche, celui d'un étendard de bataille... Il trouva rapidement son souffle, ses foulée étaient lourde et le poids de son corps le propulsait en avant, ses jambes suivant le rythme.
Il s'arrêta net à quelques mètres de l'entrée, une lourde porte en bois massif grillagée de fer forgé, avec de petites représentations du symbole de Malanée gravées à même le métal.

Il reprit sa respiration, lentement, et tendit une main sûre vers la poignée de la lourde porte, puis il se figea. Il avait entendu du bruit à l’intérieur. A cette heure de la nuit, s'était improbable. Il colla son oreille contre le bois de la porte et retint sa respiration. Des bruit de pas, des murmures, comme quelqu'un qui se parle à soi même...

Le guerrier se redressa alors de toute sa hauteur et saisit la poignée en faisant doucement glisser le battant qui grinça doucement.

Scrutant les ténèbres régnant à l’intérieur, son visage se fit un peu plus dur et il lança de sa voix grave :


-Qui va la ?

Puis il porta doucement sa main valide à la poignet de sa dague, la seule arme qu'il lui restait. Ne la sortant pas pour autant de son fourreau.

Il y avait quelqu'un ici, une personne qui n'avait pas jugé nécessaire d'allumer une torche. Voilà pourquoi il se montrait si méfiant. Connaissant très bien les deux seules créatures humanoïdes capables de se repérer sans peine dans le noir.

Je suis Dáinsleif, et ce tombeau est le mien.

Ajouta-t-il afin d'encourager l'intrus à se faire connaitre.     

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Emerence De Gainbourd
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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Ven 7 Fév 2014 - 20:08



- « Vous vous foutez de moi ?! C’est ça hein ?! Vous n’avez pas ramenez le corps ici ? UN CADAVRE VIVANT ?! Mais qu’est-ce qui m’a fichu des … Soit je vais me rendre moi-même à cette tombe et vous prouvez qu’un gars mort ne peut pas revenir à la vie. Continuez à chercher les autres Escher. Je m’en vais du domaine. Je reviendrais rapidement. »

Je suis complètement perdue, anéantie, je ne comprends plus. Ce que je suis, ce que je dois être, ce qu’on attend de moi. Dante.. . Stop Emerence arrête de penser, arrête ça suffit. « Tu dois tuer Emerence… Tu dois il n’y a que le sang qui te consolera » toi tu ne vas pas te la ramener je te le dis tout de suite. « Petit Emerence… Tu devrais m’écouter. » Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans les mots ferme la ?! Je ne suis pas folle non, c’est juste ma folie, mon autre moi, mon démon qui re-pointe son nez dans mes moments difficiles. Ordure de transformation. Ma voix ce fait encore plus violente, j’attrape un garde que je manque d’égorger sous la colère, je le plaque contre le mur, mes yeux doivent ressortir encore plus rouge qu’à leurs habitudes… C’est la fin, je le sens, je le sais, je vais commettre l’irréparable.

- « Toi, prépare moi une monture n’importe laquelle, mais une monture. Et dépêche-toi de me préparer mes armes. Je pars dans l’heure. »

Je le vois me regarder avec ses yeux de craintes, ses yeux d’incompréhension et je n’ai qu’une envie, celle de le voir perdre sa lueur vitale. Impossible, je ne peux pas sombrer, pas maintenant, pas comme ça. « Tu devrais Emerence, cela te ferait du bien tu sais… ». Je le relâche avant de le balancer dans un coin, mes yeux le regardent s’éloigner avec cette pulsion meurtrière. Oh dépêche-toi, petit, dépêche-toi, je sens que ma patience atteins ses limites.

- « A nous famille Escher, tu ne le sais pas encore, mais j’attends beaucoup de toi, certainement trop de toi. »

Je termine de m’habiller enfilant cette tenue aussi sombre que ma chevelure, refermant la combinaison de cuir, plaçant mes armes autour de ma ceinture ainsi que cette nouvelle drogue anti-vampire. Cette nuit, je vais enfin remettre la main sur une partie de mon passé et j’espère inconsciemment que cela me mènera à un avenir plus prometteur. Le garde revient, tremblant plus que jamais, je ne peux avoir que de la pitié pour lui. Pauvre buveur de sang faible et fragile.

- « Ne t’attends pas un à merci. On ne peut pas dire que tu as la rapidité vampirique. Tu peux disposer je vais me débrouiller… Hum, non encore une chose. J’espère que rien de désagréable ne sera fait à Dante, je m’en occuperai moi-même. »

Je descends les marches comme une ombre de passage, dévalant les marches ou ma course folle ne cesse de raisonner, j’ai besoin de sang, de ce nectar qui me fait retrouver mes esprits, qui m’apaise et ce minuscule espoir me fait encore tenir le coup. Une fois à l’écurie, j’utilise la monture la plus rapide, ce qui me rappelle qu’il est temps que j’en trouve une à moi juste à moi, j’y penserai plus tard. Le tonnerre gronde, la pluie fait rage et pourtant rien ne semble m’arrêter, j’ai ce besoin meurtrier, ce besoin de me défouler, de me sentir encore juste une fois exister. Ce n’était pas dans tes bras Dante, ce n’était pas dans notre avenir que je m’épanouirais, merci de me l’avoir fait comprendre. Je vais disparaitre vieux vampire, ne t’inquiète pas, nous aurons cette discussion, mais avant ça je dois retrouver cette famille Escher.


Je ne suis plus capable de remettre mes idées dans l’ordre, la voix en moi grogne, mes actes ne sont plus qu’automatique, je suis en train de sombrer, de me perdre. Et puis j’arrive à cette tombe, dans les landes éternelles que je connais si bien. Je ne ressens rien, étrangement rien et pourtant c’est ici que ma vie de vampire avait pris un tournant… Les Eschers. Je saute de mon destrier, le laissant repartir jusqu’au domaine, cela m’importe peu je rentrerai à pieds, je me débrouillerai. Je pénètre dans cette tombe sans gêne, avant de forcer cette pierre tombale, de fouiller l’intérieur pour ne rien trouver. La rage s’empare moi, s’en suivant d’un hurlement de colère.

- « Comment un mort peut-il disparaître ?! »

J’abandonne, je laisse ma rage gagner, mon démon s’emparer de mon être, j’arrache tout ce que je trouve pour le balancer contre les parois, je retourne le vide de ce lieu de repos, je tape mes poings contre les murs avant de me laissais glisser pour enfin me calmer. Ou est-il ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ici ? Derek ne pouvait pas venir prier un non mort, Dorian ne pouvait pas avoir du sang d’une personne encore vivante… Dorian… J’ai cette horrible sensation de manquer d’élément, cette horrible sensation que j’ai tout perdue encore une fois, que j’ai étais naïve, faible, j’ai envie de m’éteindre, j’ai envie de disparaitre. Disparaitre à jamais. Je regarde ma nouvelle arme, cette seringue qui pourrait m’être fatale, m’injecter un peu d’argent liquide et ma mort serait certaine. Et pourtant j’ai cette voix qui n’existe pas qui me rappelle à la raison. Enfin qui n’existe pas, plus j’écoute plus j’ai l’impression qu’elle est réel, un « qui va là » raisonne. Et c’est le monstre en moi qui réplique aussi, me révélant d’un bond. Je dois ressembler à un cadavre, un zombie, un voleur d’âme, une marcheuse. La dernière phrase de l’inconnu termina de me faire sombrer, il se présenter en tant que cadavre vivant, pas tout à fait mort. Bordel. Mes crocs relâchèrent un « ordure », avant que mon corps daigne montrer son nez à la sortie du tombeau

« Je suis Emerence De Gainbourd, impératrice de Mavreah. Je suis venue chercher ce que je protège et ce que je respecte. Comme oses, te présenter comme un digne membre de la famille Escher, de plus prendre l’identité d’une personne morte depuis plusieurs années. Je te laisse 5 minutes pour me prouver ton identité. Si tu ne parviens pas à me convaincre, ce tombeau sera en effet ta dernière demeure. Je n’ai pas de patience, je n’ai que peu de temps à t’accorder avant que ma folie décide de tuer. Cependant, par respect par Derek et Dorian qui ont énormément fait pour moi, ainsi que leurs descendants comme la petite Till Escher, j’accepte de t’accorder le bénéfice du doute. Tu as 5 minutes à partir de maintenant, dépêche-toi le temps passe si vite. »


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Dáinsleif Escher
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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Ven 7 Fév 2014 - 21:29

Il faisait humide au dehors, la porte en bois massif qui marquait l'entrée du sombre mausolée s'était laissée ouvrir avec peine, raclant la poussière sur le sol. Un faible grincement, le guerrier fit un pas dans la bâtisse, un pas lourd est marqué par le bruit de son attirail métallique. Les sourcils froncés, il avait balayé l'obscurité de son œil valide sans rien voir... La nuit avait refusée aux landes éternelles la lumière de ses étoiles et de son astre, se voilant derrière de lourds nuages, planant bas dans le ciel, comme pour présager un malheur. 
Dáinsleif tira doucement sa cape sur lui, masquant son corps, ne laissant apercevoir que son visage et le bout de ses bottes de cuir sombre.
Se tenant droit dans l’embrasure, il plissa les yeux pour deviner la silhouette qui se tenait quelque part dans les ombres, sur le qui-vive.

Il l'avait sommée de se faire connaitre, il s'était même présenté comme le propriétaire de ce tombeau...


Une injure marmonnée, une voix de femme, les choses commençaient bien mal pour lui, il ne savait même pas si son étrange blocage tenait toujours après avoir passé cinq ans à être mort. Ou tout comme.

L'étrange silhouette s'avança alors, et l’œil du mercenaire qui s'habituait petit à petit aux ténèbres distingua un le corps de la femme. La posture de ses jambes, ses bras et son torse... Elle avait appris à se battre, avec des armes légères sans aucun doute. Il fronça les sourcils. L'expression de son visage, ou ce qu'il pouvait en voir, était tordu par une rage sourde, une sorte d'obscur souffrance qui évoquait peu ou prou la folie...

Le guerrier avança légèrement sa botte en la faisant glisser vers l'avant, ancrant son poids dans le sol, levant discrètement les mains, près à tout éventualités, mais surtout celle de se faire sauter à la gorge. C'était une vampire.


La diablesse prit alors la parole, naturellement, sans se détendre pour autant ; et tout ce que pouvaient évoquer les traits de son visage se retrouva dans le ton de sa voix. Ton qu'elle semblait contenir dans une certaine mesure.

Le mercenaire de se décrispa que légèrement pour écouter ce qu'elle avait à dire.

Tout le long de la tirade, il ne bougea pas d'un pouce, son œil à la pupille dilatée au maximum pour percer l'obscurité écarquillé par tant de révélation.

Ce qu'elle disait pouvait n'être que mensonges, mais quel intérêts pour elle ? Elle semblait tenir la famille de Dáinsleif en estime, suffisamment pour laver l'affront qui serait fait si un imposteur devait se présenter comme l'un d'entre eux. Elle parla de sa folie. Ce n'était guère étonnant. Impératrice ? Qu'était il advenu de l'ancienne ? Il ne s'en souciait pas vraiment, mais cette révélation lui fit se mordre la lèvre inférieure, lui rappelant à quel point le temps avait passé depuis son absence du monde des vivants...

Trois noms furent ensuite évoqués, et cela conforta le guerrier dans l'idée qu'il se faisait depuis le début : cette créature de la nuit disait la vérité. L'expression crispée de Dáinsleif se relâcha...

Son poing valide se crispa sous le stress, ses dents se serrèrent légèrement, et il quitta sa posture un peu trop défensive. Il se tenait simplement la, sa cape noire tombant comme un linceul sur lui, il baissa la tête une seconde.

Un murmure s'échappa alors d'entre ses lèvres.

-Je suis mort à leurs yeux...


Il redressa doucement la tête et son regard se durcit légèrement, exprimant plus la détermination que la peine ou l'angoisse.

Sa voix se fit neutre, il ne savait pas quel ton prendre, et aucun ne lui venait naturellement, la situation était émotionnellement incompréhensible.

Il s'avança alors doucement, bousculant légèrement, sans y prendre garde, la noble impératrice vampire, se dirigeant lentement vers la stèle de marbre, près de laquelle était plantée son épée...

Tandis qu'il avançait il parlait à voix basse, de toute manière certain d'être entendu par les oreilles vampiriques.

Je ne connais pas de Dorian... Ses bottes crissèrent dans la poussière. Drek, et non pas Derek, était un bon guerrier, qui cachait son visage pour ses propres raisons... Sa cape bruissa légèrement. Till était une gamine intenable. Sa main valide jaillit de sa cape et empoigna le manche de son épée. Et moi je suis Dáinsleif, fils de Lionel Escher, seul a pouvoir brandir mon épée ! Dit il en insistant bien sur ce dernier point. Hrrmm...



Il grogna en soulevant sa lame. Elle était maintenue par du mortier pour ne pas tomber sous son propre poids ; mais l'arme s'en dégagea tout de même en le faisant crisser, en le craquelant, retrouvant son propriétaire légitime...

Dans une dernière plainte du mortier qui éclatait doucement en se fissurant, le guerrier souleva son épée à hauteur de ses yeux et tira sa cape en arrière de sa main de métal, chassant les quelques gravillons encore accroché à sa lame. Ses doigts aimantées épousait parfaitement l'acier de grande qualité dans lequel était forgé l'arme...

Il afficha alors un léger sourire, le sourire profondément soulagé et heureux du parent qui retrouve son enfant qu'il croyait perdu...

Il accrocha alors doucement son arme dans son dos, retrouvant avec délice ce poids si familier qui lui avait tant manqué, puis il se retourna lentement vers la vampiresse, l'impératrice... Il s'inclina très brièvement, lui qui ignorait habituellement le protocole.


Je remercie votre majesté d'être un soutien pour ma famille... Sans doute est ce dû à ce qui s'est passé il y a cinq ans au manoir Tombétoile...

Dit il en plissant les yeux et en affichant un étrange sourire...       

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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Dim 23 Fév 2014 - 18:00



Pour être mort, il devait être mort, mais réellement. Enfin plus rien ne m’étonne depuis que la magie fait son grand retour. Regardez-moi ce gars, il put le cadavre en décomposition à des kilomètres à la ronde et pourtant il est là, devant moi à me soutenir qu’il souhaite récupérer son épée… Je ne peux que soupirer devant tout ça, devant cet homme que je ne connais que via les histoires que l’on m’a racontées, à me demander si je dois ou non le laisser venir jusqu’à moi. Le tuer, ne pas le tuer, les deux solutions restent envisageables, bien que la mort serait celle de facilité. Oui, peut-être, non, pourquoi pas. Je n’arrive pas à me décider. Il m’a l’air bien abimé le cadavre, je me demande comment il tient encore debout le monstre. Bon, je fais un pas sur le côté histoire de lui laisser un peu de place, il ne connait pas Dorian ? Alors il a raté sa vie. Derek, Drek c’est la même chose. Till, je ne la connais pas vraiment, je surveille juste, au cas où… Parce que, parce que je dois bien ça a Dorian. Pourquoi les humains se sentent toujours obligé de raconter leur vie, je me contre fou du nom de ses ancêtres, de savoir si il a était au toilette ou non, de savoir si il est capable ou non de brandir son épée. Je ne peux m’empêcher de soupirer longuement, très longuement. Si tu ne connais pas celui que je cherche, alors je n’ai aucune raison de te garder en vie, de plus tu devrais être mort depuis plusieurs années.

Je te laisse t’amuser avec ton arme, en cassant par la même occasion le peu de chose encore convenable de se tombeau. Je finis par sortir, tout en attachant ma longue chevelure à la couleur de la nuit, en une queue de cheval haute. Ce n’est pas qu’elle me gêne, mais il faut que j’occupe mes mains, sinon je vais finir par l’égorger. Plus par besoin que par réelle envie. Alors qu’il me parle de la tragédie du domaine Tombétoile, je me surprends à le couper net dans son élan et à ne pas prendre la peine de répondre à sa politesse. Celle-ci m’ennuie de plus en plus.


- « Je moque de cette tragédie et elle n’est en rien liée à ma loyauté envers votre famille. Je cherche juste à retrouver Dorian. Il a était là au bon moment pour moi, je me dois d’éviter que sa famille dépérisse. Et je me demande si votre retour ne serait pas perturbant pour celle-ci. Dans ce cas je devrais intervenir. Un mort ne revient pas si subitement a la vie. »

Ma voix est froide, mais pas du tout menaçante. Ma gorge me brule avec la rage de celle d’un nouveau-né, me rappelant cette nuit-là, cette nuit d’orage ou j’ai rencontré ce jeune homme à la longue chevelure noir. Il n’avait pas eu une vie facile, il cherchait à se reconstruire, à trouver un sens à cette vie qu’il ne comprenait pas forcement. C’est dans les bras de ce parfait inconnu que j’avais trouvé du réconfort pour la première fois de ma vie entière. A cet instant précis, je ne savais plus trop ou j’en étais. Est-ce que j’étais capable d’aimer, est-ce qu’être impératrice était vraiment fait pour moi, est-ce que je n’avais pas envie finalement de terminer cette longue éternité d’ennuis ? C’est en une fraction de seconde, le temps de cligner des yeux, le temps de prendre une respiration dont je n’ai aucune utilité, le temps d’un battement ratés que je compris enfin, que j’étais encore complètement perdue. Alors que je devrais être dans mon domaine à accomplir différente négociation, j’étais ici, devant un mort… J’avais sauté sur la première occasion plus ou moins valable pour fuir tout ça. A quoi bon.

- « Qu’est-ce que vous allez faire à présent ? »

Et moi qu’est-ce que j’allais faire ? Est-ce que j’avais seulement l’intention de réellement revenir au manoir. Rien n’était moins sûr. Ma relation avec Dante me chamboulait, je ne savais plus comment m’y prendre pour me retrouver, alors il devait être temps pour moi de partir, de prendre du recul devant cette situation lamentable. Le tuer ne pas le tuer, discuter avec un cadavre, le ramener à son domaine ou mon domaine, beaucoup de suppositions étaient envisageable, mais est-ce que j’avais vraiment envie de tout ça. Est-ce que j’avais vraiment envie d’aider cette légende dont j’ignorais tout.

- « De quoi vous souvenez vous ? Est-ce que vous vous souvenez de quelque chose au moins ? »


Question simple, réponse complexe. J’attendais sagement avec une patience que je ne me connaissais pas. Parle et parle vite revenant, parce que je ne suis pas connu pour avoir une patience hors du commun.


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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Mar 25 Fév 2014 - 15:06

Dáinsleif restait calme ; se tenant dans l'obscurité à laquelle sa vue s'habitua lentement, scrutant les rares détails qu'il pouvait distinguer. Des gravures grossières sur les voutes inutiles, à but purement décoratif, des bas relief sur le mur du fond, sa tombe de marbre, simple bloc froid et lisse...

Il se sentait mal à l'aise, un peu dégouté de se trouver dans une sépulture aussi travaillée alors qu'elle aurait dû être la sienne. De la fierté, il n'en ressentait guère ; il se sentait vivant en lui même, mais mort aux yeux de tous. Et si personne n'est la pour voir que vous êtes en vie, alors c'est comme si vous étiez mort.



L'impératrice, comme elle s'était elle même présentée, semblait nerveuse, infiniment instable, elle n'avait pas l'air non plus apte à faire preuve de la moindre patience. Elle luttait, et c'était fort bien visible, contre certaines pulsions, certainement vampiriques.

Le guerrier y était indifférent. La soif de sang, la rage et la folie, il les connaissait bien sur le champ de bataille. Des vampires, il en avait combattu, et ses gens avaient généralement des attitudes de spadassin bassement citadines ou se comportaient en assassins... Les quelques un qu'il avait pu croiser n'avaient rien de vrais guerriers.

Mais si cette... Emerence. Si elle lui sautait à la gorge avec la vélocité propre à sa race, sortant une dague secrète quelconque dont les vampires sont si friands et sans laquelle une impératrice ne sortirait certainement pas. Si les choses se déroulaient ainsi, il n'aurait d'autre choix que de se battre, avec ses poings de chair ou d'acier, tentant comme d'habitude de broyer la gorge du vampire qui lui aurait sauté dessus. Il ne bougea pas, se contentant d'attacher sa cape de manière à ce qu'elle reste bien dans son dos afin d'avoir les bras libres. Il fixait calmement de son œil la vampiresse... Elle faisait preuve d'une certaine sagesse dans ses propos, malgré la folie qui semblait la guetter. Le nom de Dorian disait quelque chose au mercenaire, mais il n'osait pas l'exprimer, incertain de la réaction qu'il obtiendrait.

-Vous avez raison sur un point... Ma famille serait perturbée de me revoir...

Sa voix était basse, quelque part entre le calme et l'anxiété. Il faisait néanmoins confiance à la créature de la nuit pour l'entendre quelle que fut le volume de sa voix.

La foudre tomba alors au loin, et une fine pluie commença à pleuvoir sur les landes éternelles, discrète mais omniprésente, laissant entendre son chant sur la végétation alentour.

N'y prêtant pas plus attention que cela, Dáinsleif laissa courir sa main droite sur le mur à côté de lui... Il était recouvert de papiers, attachés par des fils à une planche de bois brut. De quoi s'agissait il ?

Il en arracha quelques un au hasard et plissa les yeux pour tenter de les lires. Sur les cinq, il ne put en distinguer que trois. Le premier disait "Je serais une légende moi aussi !" et était signé Till... Le deuxième avait l'air plus ancien et présentait une écriture grossière, il disait : "Ce visage était le tien mon frère... Ce qui me donne une nouvelle raison de le cacher." L'auteur était inconnu.

Le dernier était écrit avec de très belles lettres, calligraphiées mais lisibles : "Tu t'es sacrifié par amour pour une noble dame de la cité d'Ambroisie... Nos destins ainsi que nos sang seraient ils les mêmes ?..." Et ce mot ci était signé d'un nom qui sauta au visage du mercenaire et le fit doucement trembler... Sa tête bourdonna, ses oreilles sifflèrent : Dorian. Il se souvenait à présent d'avoir entendu ce nom quelque part. Comme si il l'avait entendu pendant un long sommeil.

Laissant tomber au sol celui de son insupportable petite sœur, il conserva les deux autre au creux de sa main tremblante. Puis son œil se tourné doucement vers l'impératrice ; pourvu qu'elle n'ai pas perdue patience... Il décida de lui répondre avant d'aborder doucement la situation.

-De rien... Je ne me souviens que de mon dernier combat... Il prit une légère inspiration. Je ne sais que faire à présent... Si ce n'est chercher la vérité.

Il tendit alors doucement les deux papiers qu'il tenait en direction de la vampiresse. Avec un air grave sur le visage.

Ma Dame, ces... Prières qui me sont adressées... Elle devraient vous intéresser.

Oui, car il savait une chose, une chose qui lui aurait parue évidente en temps normal mais qu'il avait mit un temps à percuter. Cette historie de visage, ça ne pouvait être que Drek. Lui qui était née avec exactement le même visage que lui, et qui avait voulut le cacher pour ne jamais porter préjudice à son grand frère... Son cœur se serra doucement, et des images d'un cauchemar oublié affluèrent doucement à son cerveau. Un sous sol froid, une douleur aiguë dans le cou, un nom prononcé... Des cris de joie hystériques... Ce nom s'était... Dorian.

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Emerence De Gainbourd
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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Sam 8 Mar 2014 - 12:40



Pitoyable petit chose, pitoyable peut-être, qu’est-ce qu’un humain peut bien faire contre une impératrice de ma taille ? Pourquoi n’abandonnez-vous jamais homme, pourquoi toujours chercher à croire en l’avenir, au futur et la suite des évènements. Est-ce trop difficile pour vous qu’admettre une défaite, admettre la mort et y rester définitivement. Regarde toi, Dáinsleif Escher, regarde toi une petite seconde et ose me dire que tu es encore capable de faire quoi que ce soit. Tu es un cadavre, un être sans vie, morbide, blafarde et tu n’as en rien la rapidité, la force ou les autres critères des vampires. Que vas-tu faire dans ce monde changeant et bien trop grand pour toi à présent. Il est évident que sa famille serait perturbé par son retour et que l’idée de retour n’était même pas envisageable, bien au contraire, évident que je n’allais pas le laisser dans la merde, qu’il n’allait pas rester là à regarder le soleil se lever, à se tourner les pouces en se demandant ce qu’il allait devenir. Je le suivais des yeux, silencieuse, écoutant la sonorité de la pluie sur l’environnement. Les mouvements des hommes restaient suspect, tout comme les pensées dont ils étaient souvent les proies et celui-là n’échapperaient sans doute pas à la règle. Il cherchait à retrouver sa vie, ses souvenirs et moi je cherchais à retrouver mon rôle dans un peuple qui ne fonctionne plus correctement, dans des relations dans lesquelles je me suis jetée sans jamais réfléchir. Abandonnant ma raison, mes objectifs et ma vengeance pour des personnes qui n’en valait pas la peine. Faible, idiote, inconsciente, j’étais redevenue cette ombre parmi les ombres, celle qui n’existe qu’au travers qu’un regard, qu’une parole, qu’à travers un autre être que moi. Impossible, je ne pouvais me résoudre à être ainsi. Il était temps que je remonte la pente et que je me décide à redevenir celle que je dois être.

Attrapant d’une main lasse les papiers tendus par l’humain, je me contentais de les survoler, avant de comprendre de quoi il s’agissait. Dorian, Drek, ou êtes-vous ?! Une nouvelle fois, mon corps ne bougea pas, mes lèvres ne tremblèrent pas non, je n’avais plus envie de le tuer, plus envie de lutter contre celle que j’étais, plus envie de faire disparaitre les nouvelles choses que ma vie d’impératrice m’avait apprises. J’étais Emerence de Gainbourd, nouvelle représente de Mavreah, sans relation fixe, avec domicile, en deuil d’un être encore en vie, d’un autre certainement mort. J’étais Emerence tout simplement. C’est d’une voix beaucoup plus sereine et confiante que je finis par reprendre la parole, lâchant un léger soupire, discret mais audible.

- « La vérité. Il n’y a plus de vérité, vous allez me suivre Escher. Vous allez venir avec moi dans mon domaine et vous y installer le temps de trouver des réponses à vos questions. Vous allez être discret et ne pas rentrer en contact avec votre famille et vous n’allez pas leur écrire non plus. Vous allez envisager votre avenir d’une façon différente, que celle que vous aviez avant et surtout vous ne me poserez jamais de question sur la raison de mon comportement à votre égard. Vous n’avez rien besoin de savoir de plus, que ce que vous savez déjà. Je suis Emerence de Gainbourd, nouvelle impératrice de Mavreah, j’ai une dette envers votre famille et je vous aide pour cette simple raison. »

Fermant les lèvres je m’autorisais une respiration silencieuse et inutile, juste le temps de le laisser prendre conscience de la situation et dans quoi il venait de se faire embarquer malgré lui. Je passais une main dans ma chevelure, la détachant avec cette simplicité qui ne me ressemblait pas. J’avançais lentement afin de sortir de cette tombe qui n’était pas faite pour moi, laissant la pluie s’imprégner de mes tissus, de ma chair et de ma chevelure qu’elle lissait involontairement. Finalement et de la même voix, je venais reprendre la parole avant de lui faire un résumé de la situation de notre continent.

- « Mavreah est en reconstruction, les vampires reviennent doucement. Oryenna est actuellement sous la direction du général Valarhän Rhauwyr. La guerre vient de prendre fin il y a peu de temps et nos peuples cherchent des solutions pour lutter contre le retour de la magie et de créature bien plus puissante que nous. »

Il avait intérêt à intégrer vite toute les informations et à ne pas trop poser de questions, parce que tout ça n’était pas fait pour moi. J’apprenais vite, trop vite et de toute manière quand j’avais un doute Aleyna était là pour m’aider. Aleyna… Qu’elle me pardonne, mes agissements. J’ai été tellement stupide de ne pas comprendre.

- « Maintenant il est grand temps de se mettre en route. La nuit n’est pas éternelle et une pause sera très certainement nécessaire afin d’éviter une mort par les rayons du soleil. Je ne me déplace pas souvent pour des choses aussi futiles et mes conseillés risques de ne pas vraiment suivre mon comportement. »

Surtout celui des derniers cycles… Je me demande pourquoi ils me font encore confiance après tout ça, après tout cette haine, après tous les meurtres, après tout… Mais je vais revenir encore plus forte, régler tout ça une bonne fois pour toute, abandonner l’idée de devenir quelqu’un que je ne serai jamais.



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Dans cette rue où se tapie la nuit, seules des ombres me frôlent dans un rire narquois, un bourdonnement résonnant tel un écho dansant. L'humanité a fait place au néant.


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MessageSujet: Re: Requiem for a living. [PV Emerence]   Dim 9 Mar 2014 - 3:37

Tandis que l'étrange impératrice lisait les prières écrites sur les petits bout de papier jaunis par la poussière, Dáinsleif portait sa main valide à sa tempe en plissant les yeux. Une violente migraine s'était emparée de lui, comme si il avait cuvé plusieurs tonneaux de bière en une seule nuit ; avec des fragments de souvenirs épars qui affluaient dans sa mémoire de manière anarchique. Un nouveau sifflement aigu, puis, plus rien... La douleur avait disparue comme elle était venue : soudainement et sans prévenir.
Il avait vu une crypte, plusieurs vampires dans le même uniforme, l'un d'eux criait sur deux autres vampires en blouse blanche, rendue grise par les nombreux lavages... Il ne savait pas vraiment d’où venaient ces souvenirs, mais si ils revenaient petit à petit ainsi, il saurait bien assez tôt la vérité. Il lui faudrait simplement faire preuve de patience.
Soudain, le mercenaire redressa la tête, scrutant la vampire d'un œil dure tandis qu'elle tenait un discours qui avait tout pour lui déplaire. Elle le prenait vraiment pour n'importe qui : elle voulait le mettre en quarantaine, pour ainsi dire, et gérer la situation elle même. Il était étrange qu'elle se dise qu'un homme tel que lui puisse la suivre sans broncher et renoncer à sa précieuse liberté de vagabond.
Peu importait ce qui était arrivé pendant ces quelques années ; peu importait aussi, au final, que sa propre famille le croit mort. De son vivant, il ne la voyait que très rarement de toutes manière, alors rien ne changerait vraiment. Tout ce qu'il voulait, c'était reprendre le cours de sa vie, voyager et accepter le travail qu'il pouvait trouver en chemin. Il avait toujours été heureux ainsi, et il comptait bien reprendre ce train de vie si agréable. Après tout, il était bien vivant, il n'était pas un spectre pour autant qu'il sache, et il comptait bien vivre encore longtemps.
-Non merci.

Murmura-t-il en croisant lentement les bras.

Je reste à votre disposition ; mais je ne compte certainement pas vous suivre et abandonner mon rythme de vie habituel pour moisir dans votre manoir... D'autant que je soupçonne le fait que j'ai passé les dernières années à moisir dans un sous sol humide. J'ai besoin de reprendre ma vie d'avant.

L'impératrice annonça d'autres nouvelles ; des histoires de géopolitiques, et le retour de la magie en Ephaëlya ; l'apparition de monstres surpuissants... Il ne put s'empêcher de sourire légèrement, son âme de guerrier s'attisait aussi surement qu'une flamme arrosée d'huile.

Intéressant... Et je suppose que les paies sont bonnes dans la lutte contre ces fameuses créatures...

Dit il avec un enthousiasme mal dissimulé en suivant la vampire du regard : elle sortait sous la pluie comme si de rien n'était. L'eau avait lissée ses cheveux et ses vêtements lui collaient au corps.

Des gens torturés par un passé, ou même par un destin particulier, Dáinsleif en avait rencontrés ; mais jamais il n'avait vu une personne à ce point au bord de la folie. Cette impératrice était manifestement dévorée par de nombreuses angoisses accumulées lors de sa trop longue vie : elle semblait instable pour cette raison, taciturne...

Occupez vous de vos démons au lieu de vous occupez de moi ou de ma famille. Vous me donnez l'impression de pouvoir devenir folle d'un instant à l'autre...

Il sortit à son tour, d'un pas lent, se plaçant juste à côté de l'impératrice, à une distance un peu plus raisonnable cependant. Elle était une femme, et il pouvait se tenir à côté d'elle sans éprouver le moindre dégout ou la moindre crainte... Étrange.

...Me combattre maintenant serait une mauvaise idée...

Cette phrase avait glissée d'entre ses lèvres sur un ton qu'il n'avait pas prit jusque la ; un ton infiniment sérieux, comme celui que l'on emploi pour annoncer les choses les plus graves, pour énoncer les plus sages paroles. 
Dáinsleif ne s'exprimait sérieusement que rarement, quittant son détachement habituel, il ne prenait ce ton de voix que lorsque il parlait pas pure conviction.
L’expression sur son visage se durcie une fraction de seconde avant de regagner une relative neutralité.

Il resta planté la un moment, guettant la réaction de la vampire. Cette impératrice à l'esprit ravagé par quelques sombres histoires... 

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