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 Une sombre rencontre [En cours]

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Olympe Prior
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MessageSujet: Une sombre rencontre [En cours]   Lun 24 Fév 2014 - 0:55

Mon périple à travers Ephaelya m’a menée à la cité de l’Aurore.


J’arpente les rues de la ville, m’émerveillant du bourdonnement incessant. Tout est si grand, si vivant ! Je passe devant un marchand de fruits et légumes, s’égosillant pour ameuter des clients et saisit une pomme de son étale au passage. Je passe bien sûr inaperçue étant données la foule et mon habilité légendaire ! Je mors dans la chair du fruit et continue mon chemin.

***
Le soleil a presque terminé sa course vers l’horizon quand j’arrive dans un quartier beaucoup plus calme. La foule disparaît peu à peu et je suis bientôt seule dans la rue. Le vent  se lève et fait danser mes cheveux autour de mon visage. Parcourue d’un frisson, je relève le capuchon de ma cape. Je déambule sans but précis quand j’entends des pas pressés dans une rue sûrement proche. Intriguée, je me dirige vers le son. Je ne tarde pas à trouver la source de ce bruit régulier : je m’engage dans une ruelle, puis une autre et je débouche sur une rue sombre. Plus haut dans cette rue avance, dos à moi, une jeune femme. Elle marche vite et ses bottes claquent sur les pavés. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres, je décide de la suivre, rasant les murs pour rester dans l’obscurité, silencieuse comme une ombre. Au bout de quelques minutes, je commence à me lasser et me prépare à prendre un autre chemin quand j’aperçois l’éclat d’une lame dans une ruelle perpendiculaire la rue dans laquelle je suis. Instinctivement j’arme mon arc et scrute la pénombre. C’est là que la silhouette sombre d’un homme surgit et se met à courir vers la jeune femme que je suivais. Sans plus réfléchir, je cours moi aussi, vise et décoche une flèche qui atteins l’individu dans la jambe. Même s’il est ralenti, il continue sa course. Je pique un sprint afin d’atteindre la jeune femme, qui ne s’est pas rendue compte que deux ombres la suivaient, avant l’homme. Je croise le regard glacé de ce dernier et accélère encore. Le capuchon de ma cape tombe et libère mes cheveux qui volent avec le vent et la vitesse de ma course. Nous arrivons quasiment en même temps au niveau de la demoiselle pressée. Je me jette sur elle pour la plaquer au sol au même moment où elle se retourne. Je sens la lame glacée du poignard de l’homme tracer un trait sur la pommette de ma joue mais il s’engouffre dans une autre ruelle, me laissant seule avec la jeune femme. Nous tombons à la renverse sur les pavés. Tout est allé très vite.


Je me retrouve allongée par terre, mon visage à quelques centimètres seulement de celui de la femme que je viens de sauver. Je me relève, gênée et balaye ma cape du dos de la main. D’un geste nerveux, je passe mon pouce sur la coupure qui barre ma joue afin d’essuyer le sang qui perle de la blessure. La jeune femme s’est relevée. Elle est plutôt grande et a une vingtaine d’années selon moi. Elle porte de hautes bottes moulantes, ces fameuses bottes qui, par leur claquement régulier sur les pavés, ont attiré mon attention. Elle est armée d’une dague et d’autres sortes de couteaux. Mon regard remonte vers son visage délicat, encadré par ses cheveux sombres où il me semble apercevoir des reflets pourpres. Sa peau est très pâle à la lueur de la lune, qui a désormais remplacé le soleil, et ses lèvres légèrement rosées. Son nez est fin et ses yeux, d’un rouge profond, sont soulignés d’un trait de khôl. Je n’avais encore jamais vu une humaine avec de tels yeux.


« Bonjour, je m’appelle Olympe. »
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Sarah Melody Azariel
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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Lun 3 Mar 2014 - 18:38

Mon aversion pour les humains  atteignait son paroxysme dans cette cité. Les rues étaient remplies d’êtres inférieurs et puants se bousculant et hurlants à tout va pour quelques produits équivalent à de la moisissure en Maévrah. La puanteur surtout et la sensation d’étouffer m’étaient insupportables. Je n’oubliais pas que j’avais été comme eux une inférieure et encore aujourd’hui, bien qu’élevée, je ne suis pas une vampire de sang pur, mais aucun serviteur de Maévrah ne se comporterai comme ça. De plus les rues étaient labyrinthique, anomique, sans aucun sens pratique et artistique. Ni ornement ni statue pour glorifier d'anciens héros et s'orienter.
  Je restais sous mon capuchon, chaque partie de ma peau couverte par un épais tissu jusqu’au foulard devant mes yeux, le soleil brûlait les bâtiments alentours et l’expression devenant littérale pour mon cas, je ne prenais pas le risque de marcher au milieu de la rue, préférant l’ombre faible des murs. Il m’était impossible de me nourrir en plein jour, trop de risque et de témoins éventuels. Qu’un humain disparaisse dans cette cité et tous les autres s’en fichaient mais si un seul criait au vampire, la chasse aux sorcières était lancée. J’avais déjà eu l’expérience dans un village où, alors que je me nourrissais d’une jeune femme à la peau laiteuse et aux cheveux de feu, un paysan me surpris, j’avais du courir toute la nuit ayant laissé mon cheval de l'autre côté du village... D'ailleurs il y était resté. Il fallait attendre la nuit, quand les rues seront vidée, le festin pourrait commencer. Quant au corps retrouvé le lendemain, égorgé dans un ruelle, qui songera à un vampire ?

  Enfin les ombres s'étiraient et j'attendis encore un peu après le crépuscule avant de me découvrir, les rues étaient plutôt vide dans le quartier où j'étais arrivé, je pourrai me nourrir en paix. Mais bientôt, le long d'un passage peu sûr, une cavalcade me parvint aux oreilles de derrière moi, l'odeur du sang éclata dans l'air et j'eux à peine le temps de me retourner quand un éclair blanc et châtain me percuta. Je me retrouvai à terre, l'odeur du sang m'emplissant le nez et le champs de vision occupé par deux disques gris. Rapidement le gris s'éloigna et laissa apparaître deux yeux sur un visage blanc et maigre encadré d'une crinière sombre. Je me relevai vexée de cette bousculade et affamée par l'odeur du sang quand mon regard se porta à sa joue où perlait le précieux liquide.
  La soif enfla jusqu'à me brûler la gorge, bientôt mon univers se réduisit à cette coupure, fine et net sur une pommette aussi pâle que la lune. Une voix me sortie de mon alléchante rêverie.

« Bonjour, je m'appelle Olympe. »

  Je clignais des yeux et reportait mon attention sur la jeune fille. Le point rouge sur sa joue comme une flèche que l'on voit arriver de loin. Olympe... Les cours de ma jeunesse refirent surface et je me construisis un masque doux et assuré.

« Bonsoir, mon nom est Avina. Pourquoi m'avoir bousculé ainsi ? »

  Le savoir, c'est le pouvoir. Hors de question que lui dise mon vrai nom, même si elle risquait fort de ne pas revoir le jour. J'appuyai un peu sur mes derniers mots, époussetant mon manteau en même temps sans la quitter des yeux.

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Dernière édition par Sarah Melody Azariel le Sam 15 Mar 2014 - 16:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Ven 7 Mar 2014 - 0:08

« Bonsoir, mon nom est Avina. Pourquoi m’avoir bousculée ainsi ? »

Juste avant sa réponse, j’ai perçu une sorte de déclic, comme celui d’un comédien ajustant un masque sur son visage. Je parle en connaissance de cause ! Quelqu’un ne portant pas de double façade n’aurait sûrement pas perçu cet éclat dans ses yeux, si particulier et si furtif. Sur mes gardes, je commence à réfléchir. Pourquoi l’avoir sauvée ? J’ai réagis instinctivement, sans prendre le temps d’examiner la situation.

Je fixe cette Avina. Elle a les yeux dans le vide. Non, pas exactement dans le vide… mais plutôt… sur ma joue, sur ma coupure, sur le sang qui recommence à couler. Les éléments s’additionnent très vite dans ma tête : sa peau pâle, ses yeux rouges et ses longues incisives, qu’avec attention, je peux apercevoir à travers son demi-sourire… C’est un vampire. Je recule d’un pas, de plus en plus méfiante. Je n’ai jamais fait confiance aux vampires.

Je lève les yeux vers la lune. L’astre nocturne illumine le ciel. Ses rayons argentés se posent, tels du velours, dans la rue et sur les toits. Mon regard s’arrête sur le toit juste derrière la jeune femme. Là se tient l’homme qui m’a blessée. Sa silhouette encapuchonnée se découpe dans la lumière. Ses yeux, aussi argentés que la lune, me fixent. Il me semble distinguer un sourire sur son visage. Je reporte mon attention sur la jeune femme et lance d’un ton voulu le plus froid possible :

« Un homme a essayé de vous tuer. J’aurais aussi pu le laisser faire. En tous cas, ravie de vous avoir rencontrée. »

Je me retourne et m’apprête à repartir quand je sens une main glacée m’agripper le bras gauche. Un frisson me traverse. Je me retourne et fait discrètement glisser mon poignard dans ma main droite, juste pour me rassurer. Je commence à regretter d’avoir laissé Freki à l’auberge. Mais il était si fatigué… Je ne voulais pas lui en demander trop, pas après ce qu’il s’est passé… Avina me fixe intensément de ses yeux pourpres. Je scrute son regard. Nous restons ainsi plusieurs secondes, les yeux plongés dans ceux de l’autre.

« Oui ? »

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Sam 15 Mar 2014 - 16:44

Olympe hésita puis commença à reculer, mauvais choix, même si j'aurais préférée qu'elle soit consentante, je n'avais rien contre le fait de la violenter avant et je n'allais pas lâcher une proie de sitôt, j'avais faim et elle était assez propre pour que je m'en nourrice. La plupart des humains de cette cité vivaient dans leur fange et ne méritaient pas le baiser de mort dont j'étais le sein. Mais elle avait un sens de l'hygiène à défaut de savoir se comporter correctement.

« Un homme a essayé de vous tuer, lâcha-t-elle. J'aurais pu le laisser faire. En tout cas ravie de vous avoir rencontrée. »

  Hm... L'odeur de charogne venait sans doute de lui. Les humains ont tendance à sous-estimer les capacités d'une femme, et j'étais le genre de femme à manier la dague et le couteau de lancer. La tâche de sang disparue, remplacée par une chevelure me tournant le dos. Cette disparition me fis l'effet de perdre un être cher et je bondis en avant, saisissant le poignée de la jeune femme. Elle est très calme en apparence, mais je sens sous mes doigts son sang battre à toutes allures, l'adrénaline enflait entre ses synapses et son cœur battait un rythme de bataille. Je ne m'y trompais pas, ce n'était pas de la peur ou celle-ci n'était présente qu'en faible partie entre les sentiments présents d'Olympe. Je me retins de prendre trop vite une décision, fixant ses yeux où, malgré la tombée de la nuit et grâce à mes sens, je voyais se reflêter les miens. Olympe rompis le silence d'une voix glaciale.

« Oui ? »

  Elle avait compris ce que j'étais. J'avais le choix entre l'égorger aussi vite que possible avec mes crocs, battre en retraite ou mentir. Ma poitrine me hurlait de lui arracher la gorge, déjà ma langue se faisait sèche et un goût de cuivre rouillé flottait dans ma bouche. La seconde option n'était même pas envisageable, j'avais déjà assez fuis comme ça ! Enfin, l'enseignement de mon maître et de Dame Vashanna me sussurrait des mensonges au creux de l'oreille afin de lui répéter. Dame Vashanna m'avait très bien formée... trop bien pour mon goût du sang. Je soupirai.

« Olympe ? Je te remercie et ne te veux aucun mal. Pour l'heure, je suis juste fatiguée et la journée a été horrible. Ecoute, je suis barde, allons dans une auberge et de quelques chansons et d'un publique je t'offrirai un repas. Je ne vais pas te mentir, j'ai faim, mais pas suffisamment pour ne pas me contrôler. »

  Les mots étaient pesés et alignés les uns à la suite des autres avec le vice d'une vipère. Je jouais la sincérité, en partie, la lyre à ma ceinture confirmai la première partie du mensonge. Les bardes sont généralement bien vu des humains, sympathiques, festifs, apportant les nouvelles. Chez moi, les artistes jouissait d'un respect important, quand on vit éternellement, les distractions doivent être nombreuse. Quant à Olympe, il suffisait qu'elle baisse sa garde, peut-être avant l'auberge, sans doute après quelques verres. Je relâchai doucement son bras.

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Mar 18 Mar 2014 - 20:13

« Olympe ? Je te remercie et ne te veux aucun mal. Pour l'heure, je suis juste fatiguée et la journée a été horrible. Ecoute, je suis barde, allons dans une auberge et de quelques chansons et d'un publique je t'offrirai un repas. Je ne vais pas te mentir, j'ai faim, mais pas suffisamment pour ne pas me contrôler. »

J’étudie les différentes possibilités qui s’ouvrent à moi : je peux la suivre ou bien refuser et partir. Je pense que la deuxième option m’attirera encore plus d’ennuis ! Mon regard descend vers sa ceinture où pend une lyre. Elle dit sûrement la vérité sur le fait qu’elle est barde mais je doute qu’elle soit sincère pour le reste. Cependant, je décide de jouer la fausse naïveté :

« Bien sûr ! Ce sera bien plus commode pour parler ! »

Nous avançons dans les rues sombres. Je reste sur mes gardes, mon poignard toujours dans ma main, un peu en retrait et prête à frapper. Je remarque qu’Avina se retourne régulièrement vers moi. Nous n’échangeons pas un mot. Seul le bruit de ses bottes sur la pierre vient troubler le silence nocturne.

Nous arrivons devant une auberge. Avina ouvre la porte, j’entre à sa suite. Le bruit règne dans la salle. Des hommes et des femmes sont assis à des tables, mangeant et buvant. Chacun essaye de parler plus fort que le voisin, élevant le volume sonore encore un peu plus à chaque seconde. Ils sont tellement occupés que personne ne semble remarquer notre présence. Dans le fond de la pièce se trouve un bar où sont accoudées de nombreuses personnes. Sur la droite, on peut apercevoir, entre deux tables, un guichet, sûrement pour réserver des chambres. Je suis vite interrompue dans mon étude des lieux par un jeune homme qui nous accueille :

« Mesdames, puis-je vous aider à trouver une table libre ? »

Tirée de mes pensées, je réponds « Mais ce serait avec plaisir ! »

Le serveur nous guide vers un coin un peu isolé de la salle, à une petite table sur laquelle trainent encore des verres, certains vides, certains à moitié remplis. Il les débarrasse.

« Je reviens. » puis il ajoute, avec ce ton toujours enjoué des serveurs « Je vous laisse choisir ce que vous désirez ! »

Nous nous asseyons sans un mot, l’une en face de l’autre. Le serveur revient pour prendre notre commande puis repart vers une autre table. N’en pouvant plus de ce silence oppressant au milieu du brouhaha de l’auberge, je demande :

« Alors, vous disiez être barde ? »

Avina n’a pas le temps de répondre que revient encore une fois le jeune homme avec la carafe d’eau que j’ai demandée et la bouteille de vin commandée par la vampire. Il repart aussitôt vers une autre table où un nain hurle depuis un moment qu’il veut une autre bière. Je reprends :

« Donc vous êtes barde et vous jouez de la lyre d’après ce que j’ai vu. »

La question est d’une banalité mortelle mais je devais dire quelque chose.

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Sam 5 Avr 2014 - 19:10

La jeune femme accepta de m'accompagner mais elle prit garde à rester derrière moi et, à en juger par la manière dont elle se tenait, elle dissimulait sans doute une dague. Cela m'ennuyais, pas tant qu'elle soit armée que derrière moi, il aurait été plus simple que je m'occupe d'elle dans la rue ou, la cas échéant, chez elle mais comme je menais la marche, il me fallait choisir une taverne au hasard. Je la gardait néanmoins à l'oeil tout en marchant vers un établissement bruyant et bondé.
  La devanture était peinte en vert, un peu usée, le dessin d'un joueur de flûte et de son public s'étirait sur le frontont, derrière les lettres ambrées « L'auberge des fables ». Derrière ce nom fantaisiste nous parvenait des rires, le brouhaha des hommes et de leurs soirées passées dans ces espaces clos, puant la sueur, l'alcool et et de graisse brûlée. Au moins l'établissement n'était pas vide, si j'avais l'occasion de prendre Olympe, mieux valait ce genre d'endroit plutôt qu'un lieu où le peu de monde nous aurait dévisagées. Et si je n'avais pas l'occasion et que j'étais forcée de faire une prestation, un large publique rapportait plus que quelques rats.

  Je poussai la porte et, immédiatement, les bruits encore étouffés à l'extérieur se muèrent en tonnerre, vacarme assourdissant et criard. Je me rendis compte que je faisais une moue qui laissait entrevoir mes crocs et affichai un visage neutre tandis qu'Olympe me dépassait, emmener par un serveur. Il avait l'air tellement jeune, moins qu'Olympe qui n'était sans doute encore qu'une gamine, mais ses traits commençait à se sculpter, dans un ans ou deux il serait sans doute beau. Puis il vieillirait. Depuis le début de mon exil je n'ai eu de cesse de voir ainsi la faiblesse des hommes exposée, leur corps les trahissant peu à peu. Quelle bénédiction pour eux que notre existence, seuls les vampires pouvaient stopper net leur dégénéréscence afin de se nourrir de cette vie tant qu'elle était encore chaude.
  Enfin assis à une table, Olympe demanda de l'eau, moi une bouteille de vin, le meilleur qu'ils aient pu avoir. La jeune femme était assise en face de moi, et, tandis que la faim me tenaillait au point que mon corps me sembla de pierre, c'est cheveux défaits et rebelles tombaient jusque sa nuque où je pouvais contempler l'artère battre assez rapidement, elle n'était pas calme, ils ne l'étaient jamais pendant les séances d’entraînements, pas avant que je m'occupe d'eux.

« Alors, vous disiez être barde ? » commença Olympe avant d'être interrompu par la venu du serveur avec une carafe, un gobelet et une bouteille fermée à la cire. Il repartit et je sortis un couteau pour déboucher le vin.

« Donc vous êtes barde et vous jouez de la lyre d’après ce que j’ai vu. »

  Je me versais un verre et me mis à contempler mon reflet dedans, bientôt celui-ci disparu pour ne laisser place qu'à la robe sombre du cru, sombre comme le sang coulant dans les veines de tout les êtres ici, je pourrais séduire n'importe lequel d'entre eux, l'emmener en haut et le bénir d'un baiser mais je refusais de laisser passer un proie telle qu'Olympe, j'avais déjà commencé à la chasser et son sang devenait une obstination dans la partie la plus « créatrice » de mon esprit.

« Oui. » répondis-je.

  Je levai mon verre, le vin coula en filet dans ma gorge, il était épicé, pas désagréable, étonnant par rapport à l'endroit où il se trouvait. J'en espérais autant de la jeune proie en face de moi. Un réflexe me fis passer la langue le long d'une canine et un peu de vin coula à la commissure de mes lèvres. Je reposai doucement le gobelet en bois mais n'essuyai pas le vin tout de suite, même au moment où je sentais la perle d'alcool glisser le long de mon menton jusque ma gorge, j'imaginais une goutte de sang faire de même dans le cou d'Olympe.
  Je finis tout de même par l'essuyer d'un revers de main. Les vampires vivent de fantasmes puis les réalisent or réaliser celui-ci était un vrai défi.

« De la lyre, de la flûte, de la harpe, de la mandoline et quelques autres instruments encore. Il m'a fallu des années pour devenir aussi agile avec les doigts. »

  Agilité également mise à profit avec les couteaux accroché à mes avant-bras, pensai-je, et pas seulement pour ça.

« J'ai assez de talent pour envoûter toute cette salle et gagner assez pour te faire vivre toute une semaine comme une reine. » Je ris doucement. « Les Hommes aiment les plaisirs simples, effectifs à courts termes. J'ai appris à mettre en transe des êtres vieux de plus de trois cents ans. »

  Je caressai doucement le bois rare et cher de mon instrument... de fascination. Je réprimai un gloussement. Tout en moi avait été façonné pour être un instrument de fascination. Mon maître y avait veillé. La question était : lequel de ces instruments me faudrait-il employer pour boire le sang de ma jeune vagabonde dans un calice. Je ne laissai rien paraître de mes pensée et posai une botte sur la table pour entreprendre d'en refaire le lacet, le sang battait mes tempes et je forçais mes mains à se tenir occupées ailleurs qu'à caresser une canine ou le manche d'un couteau.

« Demande ce que tu veux à l'aubergiste, sa meilleure venaison, son meilleur pain et son vin le plus délicat, tu l'auras et encore il te donnera de l'argent pour te servir tout ça. Je ne doute pas de moi. »

  Ma botte réarrangée, je m'étendis, lascive et confiante sur ma chaise, les jambes l'une sur l'autre sur un coin de la table. Je poursuivis :

« Mais avant, dis-moi ce que tu faisais dans cette ruelle et pourquoi es-tu intervenu ? »

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Sam 12 Avr 2014 - 0:43

Je regarde cette créature, de plus en plus dégoutée. Je n’ai jamais particulièrement aimé les vampires et cette jeune femme m’inspire tout sauf de la sympathie. Sa répulsion pour les humains, sa haine de tout ce qui n’est pas vampire, émane d’elle d’une manière insupportable.

Je l’écoute d’une oreille distraite, restant sur mes gardes. Je sais qu’elle me considère comme sa proie. Si je m’écoutais, je me lèverais sur le champ et je sortirais de la taverne pour rejoindre Freki et me débarrasser de cette femme avide de sang. Mais je doute qu’elle me laisse faire alors je reste, l’observant. J’essaye de retourner mes différentes possibilités dans ma tête mais je reste bloquée, sans trouver de réelle solution.

« Demande ce que tu veux à l'aubergiste, sa meilleure venaison, son meilleur pain et son vin le plus délicat, tu l'auras et encore il te donnera de l'argent pour te servir tout ça. Je ne doute pas de moi. Mais avant, dis-moi ce que tu faisais dans cette ruelle et pourquoi es-tu intervenu ? »

Elle essaye de m’amadouer, de me distraire, c’est flagrant. Je ne peux absolument pas lui faire confiance. Je ne crois pas un seul mot de ce qu’elle raconte. Je commence même à avoir des doutes sur le fait qu’elle s’appelle réellement Avina… Elle est sûre d’elle, bien trop sûre d’elle et bien trop hautaine à mon goût. Je réprime un soupir :

« Je me promenais, c’est tout. J’ai vu qu’un homme se préparais à te tuer ou du moins te blesser donc je n’ai pas réfléchis. Mon instinct me pousse toujours à venir en aide aux faibles... »

Je lâche un sourire, sachant que la phrase atteindra son but.

« Et je n’ai pas faim, merci. »

Je joue avec mon poignard sous la table.

« Si tu veux bien qu’on arrête de se mentir, ça serait bien plus simple. Je ne pense pas que ça t’apporte grand-chose. J’ai décidé d’être sincère alors j’aimerais que ce soit réciproque. » Je marque une courte pause. « C’est bas de mentir, c’est lâche... »

Je me redresse et pose mes coudes sur la table, faisant scintiller la lame de mon poignard à la lumière. Je soutiens le regard rouge sang de la vampire. Tant pis, je déballe tout. Je joue la carte de la sincérité parce que le mensonge ne mène à rien et puis, qui sait, si ça peut la mettre en confiance, j’ouvre peut être une porte de sortie. Ou bien ça peut avoir l’effet inverse et causer ma perte.

C’est une lame à double tranchant, je le sais, je joue le jeu.

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Jeu 8 Mai 2014 - 14:18


  Olympe ma provoquait, je gardais une façade neutre mais je bouillais intérieurement. Ces humains incapables de reconnaître leurs maîtres mettaient ma patience à rude épreuve. Et je n'étais pas patiente. La jeune humaine dévoila la lame dans sa main, à ce jeu là je pouvait gagner, elle n'avait encore rien vu de mes talents martiaux et je pouvais mes couteaux de lancer attachés à mes avant-bras en un éclair argenté, lui planter dans la gorge et boire sa vitae comme à une fontaine tandis qu'elle se demenderai encore comment cela avait pu arriver.
  Mais il y avait trop d'humains ici, agir ainsi signer mon arrêt de mort et il était trop tôt pour mourir, ma soif n'avait pas encore était étanchée, il faudrait encore des siècles pour que cela arrive, peut-être même l'éternité. Je me relevai et défis les lanières de cuir retenant ma lyre. Sans un mot je me dirigeai vers la cheminée flamboyant contre un mur, un humain ne refusa pas que je prenne sa chaise, un regard suffit. Puis je m'installais en tailleur sur celle-ci et entrepris d'accorder mon instrument. Quelques secondes suffirent et j'entamais un long chant, lascif, triste et héroïque, mes doigts guidaient les notes sur les cordes et bientôt le silence se fit dans la salle.

  « Korydwen, Korydwen, pourquoi t'en être allée au premier jour de mai de ta quinzième année, fillette païenne, couronnée d'épis de blé, à la fraîche fontaine, dans le bois aux sorbiers ?

De s'en venir du val trois hommes, trois cavaliers, au Pardon de Malanée s'en allant chevaucher, de Malanée près d'Acalante, sur un rocher dressée. Et Korydwen d'entendre les cloches sonner.
Le premier des cavaliers, de pierreries couronné, cheval blanc comme est blanc le marbre de Carrare en été :
- A Malanée, belle païenne, je vous mènerai. Venez, venez en selle.

Mais il n'eut achevé que sa peau tombe en lanières sur son corps tout desséché, qu'en chimère de pierre soudain se trouve changé, et ses bras en poussière et en poudre ses deux pieds. Et de ses cendres grises la fontaine est brouillée.

Plongeant l'épée dans l'ève, le second des cavaliers rendit claire la source et plus fraîche d'emblée. D'une tortue la tête ornait son casque d'acier, ses écailles recouvraient sa cuirasse cirée.
- Qui es-tu, dit Korydwen ?
- Bathalan le guerrier! Je suis le fils de Tonkad et de l'océan suis né.
- L'océan ne fait naître que sirène ou bien que sorcier. Au Pardon de Malanée jamais ne te suivrai !

De la fraîche fontaine au troisième des cavaliers, Korydwen en sa bouche de l'ève claire a versé :
- Tu es jeune et tes yeux sont de jade émaillés; de quel pays viens-tu sur ta pourpre haquenée ?
- D'où je viens sept moulins tournent dans les vents salés qui font ma barbe rose comme rose de rosier. On m'appelle Le Rouge à Kenholl où je suis né. A Malanée, au Pardon, je m'en vais pour te mener.
De bondir tous les deux dessus la pourpre haquenée. Sonnaient sonnaient les cloches par de vers Acalante au clocher. De chevaucher trois jours et deux nuits sans s'arrêter, sans boire et sans manger, de collines en vallées. Mais Korydwen s'étonne à la troisième soirée :
- Je n'entends plus qu'a peine les cloches sonner.

- Ce n'est rien, dit Le Rouge, mais le vent a dû tourner. Viens, païenne, sur ma couche de paille de blé...
Ils repartent au matin sur la folle haquenée. Ils traversent des forêts de bois de cerf dressés, plus vertes que sont les algues et que d'Evanya les prés, sans boire et sans manger, trois jours deux nuits sans s'arrêter. Mais Korydwen s'étonne à la sixième soirée :
- Je n'entends plus les cloches du Pardon sonner !
- Tu te trompes Korydwen tu te trompes ma bien aimée; c'est le vent qui est tombé. Il est tard, allons nous coucher...

Quand Korydwen s'éveille à la septième rosée, elle est seule sur la couche de paille de blé : à la place du Rouge elle découvre à son côté des serpents et un miroir brisé.

Et Korydwen d'y plonger son regard pour le croiser, mais le visage qui lui fait face de la faire sursauter : c'est celui d'une vieille d'au moins cent et dix années dont des serpents dévorent les pauvres seins déchirés.

Et Korydwen de voir son maigre sang couler, et la terre de boire et sa mort arriver. Et de son ventre froid soudain s'envole un épervier qui plonge dans la rivière de sang, en saumon enchanté... »


  Le silence dura encore le temps de quelques notes... Puis la salle explosa, un tonnerre frappa le bois des tables et du sol, des dizaines de mains et de pieds, les hommes se levaient, lançaient des pièces, certains pleuraient, je souris gentiment, recueillant l'argent à droite et à gauche en me dirigeant vers ma table où Olympe se trouvait encore.
  L'abergiste arriva, un morceau de venaison et de fromage lui fut commandé avec une dose de pièces sonnante. Je me rassis, la lyre dans mon giron, le regard dans celui d'Olympe.

  « Tu penses toujours que je te mens ? »

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Mer 21 Mai 2014 - 19:08

La jeune femme ne répond pas. Je commence à me demander si ma solution est la bonne. Elle ne me fait pas peur. La vie m’importe assez peu, à vrai dire, maintenant que j’ai perdu tous ceux que j’aimais. Mais me livrer si facilement à la vampire est impensable. Je ne crains pas la mort mais de là à la provoquer ouvertement et à la chercher…

Finalement, elle se lève. Je ne comprends pas tout de suite. Cherche-t-elle à partir ? M’abandonner comme ça ? Renoncer à sa proie ? Mais elle décroche sa lyre de sa ceinture et se dirige non pas vers la sortie mais vers la cheminée, où dansent des flammes, projetant des ombres dans toute la salle. Elle prend la chaise d’un homme assis à proximité, s’installe dessus et entreprend d’accorder son instrument. Je songe à m’éclipser discrètement. Il me suffirait de longer ce mur sans bruit pour atteindre la porte et m’enfuir. M’enfuir ? C’est un mot réservé aux lâches ! Non, je vais rester. De plus que des notes commencent à s’élever dans la taverne.

Le brouhaha qui régnait laisse bientôt place à un silence que rien d’autre que la musique ne vient troubler. La voix de la vampire ne tarde pas à venir accompagner les notes cristallines, étonnamment claire et plutôt belle, il faut l’avouer. Son chant est lent, triste. Elle chante une histoire sûrement tirée de la mythologie, histoire d’une jeune fille, Korydwen, d’une quinzaine d’années. Qu’est-ce qu’elle entend par cette histoire ? Veut-elle me faire comprendre quelque chose ? Je ne peux m’empêcher d’écouter son chant, comme hypnotisée. Il se termine par la mort de la jeune fille, vidée de son sang par Méduse (d’après ce que j’ai compris, je suis plus terre à terre que poète). Je reste figée en entendant les dernières notes s’envoler dans les airs et les applaudissements éclater dans la salle.

Le message est clair : je suis Korydwen, je suis sa proie et elle finira par me tuer, elle, Méduse. Elle utilisera pour cela toutes les ruses et attendra aussi longtemps qu’il le faudra. Alors comme ça elle pense que je suis naïve à ce point ? Elle pense que je vais me laisser faire ? Je lui lance un regard dédaigneux qu’elle ne peut capter, trop occupée à recueillir applaudissements, félicitations et pièces d’or. Elle se redirige vers moi. Au moins, l’attention de tous est fixée sur nous, ce qui l’empêchera de s’en prendre à moi trop rapidement ou du moins pas ici. A moins qu’elle ne veuille passer de gloire à haine de tous, ce qui est possible aussi. Je repasse mon poignard sous la table. Il ne faudrait pas que je m’attire encore plus d’ennuis ! Elle se rassoit à notre table et plonge ses yeux dans les miens. Je soutiens son regard d’un air défiant.

« Tu penses toujours que je te mens ? »

Comment peut-elle poser cette question ?

« Mais je n’ai jamais douté du fait que tu sois barde, riche et adulée ! Mais tu sais, tu n’es pas obligée de faire passer ton plan en chanson. Ah si, tu voulais peut être t’attirer l’admiration de quelque uns, histoire d’être un peu plus confiante encore au moment de me tuer. Quelle est la prochaine étape ? Me trancher la gorge avant de me vider de mon sang ? Dommage il va falloir attendre encore un peu puisque tes admirateurs te redemandent. »

Je lui lance un grand sourire. En effet, des hommes se sont levés et réclament un autre chant.

« Mais dit-moi, tu ne me laisserais pas seule une deuxième fois si ? Je serais très vexée dans le cas contraire. »

D’un air provocateur et sachant qu’elle ne peut rien me faire tant que toute la taverne a les yeux fixés sur elle, je fais passer tous mes cheveux au-dessus de mon épaule gauche, laissant mon cou entièrement dégagé à droite. Je sais que se retenir la fera encore plus souffrir. Je retourne peu à peu son petit jeu contre elle. Mais rien qu’au cas où elle serait inconsciente et ne craigne pas la chasse aux vampires, je laisse mon poignard prêt à frapper. Mine de rien, je ne pourrais pas tenir des heures et des heures comme ceci, à la retenir de me tuer. Ainsi, j’étudie la meilleure trajectoire pour frapper, le point le plus vulnérable, le moment où elle baissera la garde, rien qu’une seconde. Je ne la quitte pas des yeux, prête à bondir à tout moment.

« Parle-moi plutôt de toi. Je suis curieuse de savoir ce qui t’amène ici. »

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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Mar 10 Juin 2014 - 14:13

Sous le brouhaha d'exclamation général, Olympe me provoquait comme un enfant provoque une vipère incapable de frapper. Lorsqu'elle découvrit sa nuque je sentis ma soif exploser au-même titre que ma colère. Je n'avais qu'une envie, lui faire mal, lui lacérer la peau, boire son sang sous ses yeux écarquillés par l'horreur et la douleur et laisser son corps, froid mais vivant, dans une ruelle pleine de fange pour la regarder être dévorée par les chiens et les rats.
  Je me relevai, les mains sur la table, elle n'avait pas lâché son couteau mais je m'en fichais, je n'étais pas dépourvu d'armes non plus. L'aubergiste revint avec les victuailles, je souris cruellement à la jeune femme, dévoilant mes crocs, j'avais l'impression de servir le dernier repas d'un condamné. Lui mentir ne servait à rien et j'avais décidé de salir mes lames argentés cette nuit. Olympe avait perdu quelques couleurs dans les dernières secondes, j'imaginai mon regards noir posé sur elle et mon plan se mit en place. Puisqu'elle aimait aider les inconnus, elle allait être servie.
  Je grimpais d'un saut gracieux sur la table et m'inclinais face à la foule, souriante et un peu ingénue. Le masque même de l'innocence. Je jouais là une douce mascarade, si douce que le goût du sang m'envahissait à nouveau la bouche.

  « Merci ! Merci ! Je reviendrai demain en chanter d'autres, je vous le promets, mais ce soir y aurait-il un preux pour me raccompagner à mon hôtel, les rues sont trop peu sûres et je lui en serait très reconnaissante. »

  Mes yeux pétillaient en disant cela. Bien sûr tout les hommes de la salle voulurent me raccompagner sans hésiter. J'en choisis un, pas trop grand, ni trop musclé, au cas où il se débattrait, les très légers, le nez aquilin, les yeux bruns et les cheveux en bataille mais propre. Je glissai mon bras dans le sien et nous nous dirigeâmes vers la sortie. Je jetai un œil froid à Olympe, je le tuerai si elle ne m'affrontait pas.
  Dehors, la nuit était froide, pleine de spectres attendant la mort prochaine. Je dirigeai mon compagnon vers une rue isolées et déserte, me blottissant contre lui pour qu'il ne résiste pas, je ne me retournais pas pour savoir si Olympe me suivait. La seule pensée que le sang aller couler dans ma gorge me saoulait, l'homme à mon bras pensait sans doute qu'il me faisait beaucoup d'effet, l'imbécile.
  A l'abri des regards, je me mis à caresser son ventre, il céda au désir et me colla contre le mur le plus proche, ses lèvres fouillant mon cou, ses mains se pressant sur mes fesses et mes seins. J'amenai ses cheveux d'un côté de sa nuque, dévoilant l'autre et mes crocs scintillèrent comme des couteaux avant de perforer sa peau. Il eu un soubresaut, puis se laissa aller. Et ma tête éclata, la vague de plaisir me submergea, le sang giclait dans ma gorge, chaud, au goût de cuivre et plus rien ne comptait que chaque gorgée arraché à sa vie.

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Olympe Prior
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MessageSujet: Re: Une sombre rencontre [En cours]   Mar 24 Juin 2014 - 0:17

Je sens que je suis en train de lui monter à la tête. Sa colère et sa soif de mon sang s’intensifient de seconde en seconde. Elle ignore ma question et se lève, les mains à plat sur la table. Je ne bouge pas. Va-t-elle frapper ? Va-t-elle m’ouvrir la gorge comme ça et boire lentement ma vie ? La haine émane d’elle. Je soutiens son regard vermeil sans flancher : viens, je t’attends.

Mais l’aubergiste arrive, les bras chargés de victuailles. Pour une prochaine fois alors, il va falloir attendre encore un peu avant que tout se joue ! Elle me sourit, dévoilant ses crocs. Je lui rends son sourit, insolente à souhait. Puis soudain, elle grimpe sur la table, d’un bond et se met à saluer la foule. Mais à quoi elle joue ? Je ne tarde pas à le découvrir. Un sourire totalement faux plaqué sur le visage, elle s’adresse à l’auberge :

« Merci ! Merci ! Je reviendrai demain en chanter d'autres, je vous le promets, mais ce soir y aurait-il un preux pour me raccompagner à mon hôtel, les rues sont trop peu sûres et je lui en serais très reconnaissante. »

C’est tellement bas… Les vampires sont décidément des êtres pitoyables, sans aucun bon sens. Et ces écervelés d’humains, un peu trop imbibés, se battent tous pour raccompagner ce monstre. Ils sont vraiment aveugles… La vampire choisi sa proie : un jeune homme, pas beaucoup plus vieux que moi, un petit freluquet des villes, incapable de se défendre. Il présente son bras à son bourreau qui le saisit puis se retourne vers moi, découvrant tous ses crocs. Si j’avais un doute sur ses intentions, elles sont maintenant claires. Elle le tuera.

Je me retrouve seule. Je dois prendre une décision, et vite. Je serais tentée de rester ici tranquillement mais à ce moment, je ne vaudrais pas mieux qu’elle. Bon aller, tant pis, autant finir ce qu’on a commencé. Je me lève et quitte l’auberge en coup de vent.

La nuit est froide. J’ai perdu un peu de temps mais je vois l’autre monstre tourner au coin de la rue. Avec agilité, je grimpe au mur, m’aidant des pierres, puis atteins le toit. D’ici j’ai une bien meilleure vue. Telle un chat, je progresse sur les tuiles, saute sur le toit suivant (merci les ruelles étroites), et suis la vampire et le jeune homme de haut. Ils approchent un coin désert. La vipère entame son approche à laquelle l’humain cède facilement. Quel imbécile ! Il la plaque contre un mur. Elle ne va pas tarder à passer à l’attaque. Je m’accroupis sur le bord du toit. Ici je peux voir sans être vue, position stratégique. Lentement, je saisis mon arc et une flèche que j’encoche. La vampire se doute que je l’ai suivie, c’est certain. Elle ne m’attend peut-être pas en hauteur, ce qui me laisse un champ de tir dégagé. Je pointe ma flèche vers la femme et tend la corde, prête à laisser partir la pointe meurtrière. Puis le moment arrive, elle dégage la nuque de l’imbécile puis plante ses crocs dans sa peau. Je lâche la corde de mon arc.

La flèche part en direction de la buveuse de sang. Sans même attendre qu’elle ait fini sa course, je saute du toit pour me rétablir sur mes pieds, ma cape retombant autour de moi. Je dégaine mon poignard. La flèche s’est plantée dans l’épaule de mon adversaire ce qui la fait lâcher l’humain. Je me rue vers lui et le pousse sans aucune délicatesse pour l’éloigner du combat qui s’engage. Fini la discute, c’est maintenant que ça se passe ! J’ai l’avantage de la surprise : oui elle m’attendait mais quand exactement, elle ne pouvait pas le savoir. Elle veut me tuer, je veux simplement la mettre hors d’état de nuire et, par la même occasion, sauver ma peau et celle du jeune homme. Moi qui joue à la justicière, moi, l’ombre qui vole les pauvres innocents, on aura tout vu ! En attendant, nous enchaînons les coups. J’arrive à la blesser mais elle aussi. Une coupure par ci, une par là. La vue du sang semble décupler sa rage. Nous tournoyons dans un combat acharné. J’esquive un coup. Elle est habile avec ses couteaux ! Mais je ne me débrouille pas mal non plus. J’utilise mon arc pour lui assener un gros coup dans les jambes, essayant de la faire tomber. Elle est déséquilibrée mais rien de plus. Nous enchainons les coups. Le poignard est plus pratique pour le corps à corps, je range mon arc dans mon dos. Nous sommes à peu près à forces égales. Je suis plus rusée, plus agile et plus rapide, elle maîtrise mieux ses armes et a plus de force. Les lames s’entrechoquent, les blessures s’accumulent de chaque côté, le combat continue sans relâche.

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