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 Les désagréments de la chasse.

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Luce Shaen
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MessageSujet: Les désagréments de la chasse.   Dim 27 Avr 2014 - 16:49

L'aube se lève à peine, et les landes éternelles sont vides d'Humains à cette heure-ci. Ils dorment tous profondément dans une maisonnée accueillante. C'est bien pour ça qu'elle est venue ici, à cette heure là. Si les vieilles peurs sont enfouies, elle sait tout de même qu'un loup parmi les humaines cueillant des fleurs n'est pas une bonne idée. Pourtant, elle a entendu parler de l'endroit. Du petit gibier, lui a t-on dit, très facile à chasser. De l'espace, pour courir.
Le soleil se lève à peine, l'air est encore frais. Debout, dans l'herbe, sa truffe hume les alentours. Mouais. Quelques traces de viandes fraiches par ci par là. Ca devrait faire l'affaire. Si le vieux lycan lui a montré les bases, faut dire que c'est pas encore tout à fait ça. La dernière fois, elle poursuivait un jeune cerf, vous auriez vu la bête ! Bondissant, vif, tout frais éclos du printemps. Elle s'en léchait les babines. Ni une ni deux, elle l'avait prit en chasse, se rappelant les rudiments d'une bonne poursuite. Sauf que voilà, il se trouve que Bambi avait été non seulement malin, mais aussi clairvoyant. Comme s'il avait comprit que la jeune louve manquait d'expérience. En effet, Luce était lancée à fond, sans réfléchir. Pour elle ne comptait plus que la vitesse, elle se voyait bondir, d'une minute à l'autre, sur le tendre cou de sa proie. Alors même qu'elle s'imaginait la scène, sa victime décrivit un joli dérapage, changea de direction, sauta par desuss le loup pour faire demi-tour. Le temps que la louve se retourne, manque de maîtrise, le cerf était déjà loin. Elle avait perdu sa matinée, et reprenant sa forme humaine, avait été obligée d'aller « emprunter » deux trois trucs à manger sur les étals des bouchers.
Donc, voilà. Trève de théorie, ça ne servait à rien. Il lui fallait de la pratique, et sur le territoire lycan, les proies étaient déjà plus grosses et semblaient connaître leurs ennemis. En revanche, ici ce n'était pas le cas. Une brise fraîche parcourut son pelage, et le temps d'un frison, elle se mit en marche d'un pas vif mais pas trop rapide, pour rester silencieuse et ne pas alerter les ptites bêtes de sa présence. Truffe au sol pour sentir qui était passer par là , Luce gardait tout de même les yeux levés, sur ses gardes. Son ventre criait famine, et il n'acceptera pas une quelconque erreur de sa part à cette heure-ci. Il lui fallait de la viande, et vite. Faiblement éclairé par la lumière du soleil levant, elle apercut un terrier. Sûrement un lapin. La tête aplatie contre le sol, elle entra rapidement une patte par le terrier: il était vide. Pas de lapereaux. Elle suivit donc la piste de l'adulte. Un lapin c'est assez bête, ils perdent tous leurs moyens quand ils sont poursuivis, ça en devient presque pas drôle ! Ils pourraient faire un effort quand même ! Bref, elle accéléra. Ca l'amuse follement, de poursuivre une proie, surtout quand elle a l'avantage sur celle-ci et peut la surprendre. Le vent changea de sens sans prévenir, elle dut donc s'arrêter pour regarder dans quelle direction il emportait son odeur, avant de continuer sa route. Là, bingo. Deux petites oreilles de lapins dépassèrent des hautes herbes. Luce observe, sans bruit. Tapie quelques mètres derrière, elle scrute le lièvre. Un long corps brun, de grandes pattes prêtes à bondir à la moindre occasion, des oreilles alertes. Un lièvre, ça peut aller très vite. En revanche, ils ont un gros défaut, leur vue. Trèès mauvaise vue. Luce tourne la tête : à droite se trouvent quelques arbres où elle pourrait essayer de le coincer en le déstabilisant un peu. C'est maintenant ou jamais. Elle s'avance de deux pas de loups, évitant la branche morte qui donnerait l'alerte, puis bondit sur le lièvre. Ni une ni deux, celui-ci bondit dans la seconde, tous les sens en alerte, et prend la fuite. Le bonheur se lit sur le visage de la louve, langue pendante, oreilles couchées par le vent qui est contre elle , elle pourchasse sa proie en la dirigeant, comme prévu, vers les quelques arbres présents. Le lièvre ne réfléchit pas, il ne pense qu'à une chose, sauver sa peau. Luce accélère encore, elle est à son maximum, mais elle sait qu'elle va l'attraper, ce n'est plus qu'une question de seconde et sa chair tendre sera à elle . Son estomac l'encourage.
La proie contourne le premier arbre, mais coup du sort : une femme se trouve là, la proie lui file entre les jambes, et la louve, dans sa lancée, allant bondir sur l'animal, saute sur la jeune fille qui se trouve là, fermant la gueule juste au bon moment pour ne pas lui arracher un bras.
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Astralÿs Mae-noTelii
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Dim 27 Avr 2014 - 20:39

J'étais assise sur un rocher et je souriais bêtement.
Pourquoi sur un rocher ? Parce que je me trouvais quelque part en lisière d'un espace boisé, au cœur des landes Eternelles. C'était ici que j'avais décidé de m'installer, dans ce petit village, lorsque mon chemin s'était séparé de ceux d'Alistair et d'Uthann. Je ne pouvais pas poursuivre ma route seule, et avais clairement besoin d'encore un peu de repos. J'avais cru ma convalescence finie avant l'heure. Bien sûr, je ne comptais pas rester éternellement coincée dans ce petit village qui n'avait rien de particulier, à travailler dans cette auberge modeste pour essayer de ramasser un maigre pécule. Peut-être qu'alors je pourrais m'acheter une monture et reprendre ma route, si ma santé le voulait bien. Pour aller où ? Je ne savais pas, encore. J'avais envie de visiter les montagnes d'Angaïla, mais le plus sûr était de retourner en Oryenna. Ne serait-ce que pour donner des nouvelles à ma famille, que je n'avais pas revue depuis trois ans...
Quant aux raisons de mon sourire, elles étaient plus floues. J'étais entrain de repenser à ce rêve qui me paraissait de plus en plus absurde. Et pourtant, lorsque j'y étais avec Rictus, tout me paraissait très réaliste. Mon sourire laissa place à un froncement pensif de sourcils tandis que je sortais de ma poche ce morceau d'étoffe rouge, hérité du royaume des songes. J'avais rarement eu affaire à la magie, mais ce bout de manteau en était la preuve évidente. Face à un tel phénomène je me sentais toute petite. Une vague de nostalgie de submergea. J'étais toute petite, réellement insignifiante.  J'étais faible de par mon allergie à la violence, j'étais pauvre ; je n'avais pas réellement d'amis, que des connaissances que je n'étais même pas certaine de recroiser un jour ; je n'avais plus de famille. J'étais seule et, pour couronner le tout, j'étais encore affaiblie par ma blessure et mes hallucinations ne disparaissaient pas. Je faisais tout ce qui était imaginable pour que le patron et le personnel de l'auberge ne s'en rendent pas compte, m'éloignant dès que je pressentais une crise. Ils me trouvaient bizarre, mais au moins, ils n'avaient pas pressenti que j'étais folle.

Car quel autre mot mettre là-dessus ? Folle. J'étais folle. Je sentis une chape d'abattement planer au-dessus de ma tête. D'un coup, je me rendis compte qu'Alistair me manquait un peu. J'aurais même eu envie de rester un peu avec cet elfe sauvage. S'il ne parlait presque pas, il était de ma race, et il était bienveillant. Nous aurions pu nous apprendre beaucoup de choses mutuellement, j'en étais certaine.
Mais j'avais décidé de retourner à la civilisation, et par civilisation, je voulais dire le village le plus proche. Je tournai la tête, alertée par un bruissement, et Thieffelin bondit sur mon genou, une noisette dans ses mains. A en juger par ses joues gonflées, il devait en avoir trouvé bien d'autres. La noisette qu'il me tendit était gravée. Les motifs minuscules tracés par les dents pointues de l'écureuil représentaient une couronne. Je souris. C'était vrai, j'avais encore Thieffelin. Et puis Adranne était dans ce village, aussi, j'allais lui passer le bonjour de temps en temps.
Malgré tout cela, quelque chose me préoccupait, sans que je trouve quoi. Je me redressai, provoquant un couinement de protestation de la part de l'écureuil, lissai ma robe qui m'arrivait aux genoux (une tenue discrète et basique, idéale pour une serveuse, comme le disait mon patron), et me remis en marche, pieds nus, vers le village. Ma pause allait se terminer, et je m'étais éloignée un peu plus que raisonnablement. Alors que nous allions émerger du bosquet, un nouveau bruissement se fit entendre. Cette fois, c'était un bruit de course effrénée. Un petit animal, mais un petit animal qui avait une bonne raison de fuir. Un autre bruit de course de fit bientôt entendre à mes oreilles fines, plus pesant, plus lointain. Paniquée, je jetai un coup d'oeil à Thieffelin, qui détala. Je commençais à suivre son exemple lorsqu'un lièvre détala entre mes jambes, bientôt suivi par une énorme masse de poils beiges qui se jeta sur moi, tous crocs dehors.

J'avais vu assez de lycans pour en reconnaître un. Alors que je m'écroulais, écrasée, je me maudis de n'avoir pas eu l'intelligence de porter mon épée sur moi. Et de penser avec ironie : Comme si tu étais capable d'attaquer quelqu'un, Astra... Mon cerveau bondit dans ma tête avec un bruit de cloche. Très rassurant... Heureusement pour moi, le lycan n'avait pas l'air d'avoir des intentions hostiles. Il se contentait de me fixer de ses yeux... de quelle couleur au juste ? J'hésitais entre l'or, le vert...  Mon cœur ne se remettait pas de la surprise et, visiblement, mon cerveau non plus. Je recommençais à entendre des bruits de sabots, cette course effrénée de cerbridé... Je m'efforçai de reprendre mes esprits en secouant légèrement ma tête, les yeux fermés de toute la force de mes paupières. Lorsque je les rouvris, ce fut pour voir un écureuil furieux qui sautait au museau du lycan pour le faire reculer. J'eus la présence d'esprit de l'attraper par la peau du cou avant qu'il ne se mette en tête de crever un œil au loup. Il n'avait pas l'air hostile, ce n'était pas le moment de le mettre de mauvaise humeur. Je pouvais encore m'en sortir... Je sentis la pression se relâcher sur mon corps et en profitai pour me dégager avec difficulté. J'examinai ma robe : elle était légèrement déchirée par endroits, mais je n'avais que des égratignures. Mes yeux noirs tourmentés, qui ne s'éclaircissaient plus depuis ma chute, se fixèrent sur le lycan. Toujours affalée au sol, un Thieffelin menaçant sur mon épaule, je tentais une approche.

« Euh... bonjour ? »
Ce n'était pas une réaction très normale. N'importe qui se serait mis en position de combat ou aurait détalé. Et je voyais bien que mon écureuil était exaspéré que je ne fasse ni l'un, ni l'autre. Mais je n'étais plus tout à fait une personne normale. Sans défense, j'avais une incroyable flemme de sauver ma peau.  Envies suicidaires ou témérité?

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Luce Shaen
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Dim 27 Avr 2014 - 21:22

Ca fait bien longtemps que Luce n'avait pas été elle même attaquée par un lycan. Elle s'était bien entraînée un peu à la lutte corps à corps avec un vieux lycan qui n'avait plus toute sa forme ( mais des années d'expérience), mais jamais rien d'impressionnant. Je veux dire, jamais un lycan inconnu, aux origines tout autant floues, ne lui avait sauté dessus au détour d'un chemin. Pourtant, la jeune fille pouvait aisément imaginer ce que procurait cette sensation. Et puis bon, disons le. Sa musculature était en cours de développement, en revanche elle mangeait comme quatre. Alors, toujours au dessus de l'elfe, ses crocs à quelques centimètres de son visage, elle se doutait qu'elle n'inspirait pas vraiment confiance.
Oui, donc, c'était une elfe. J'crois que ça se voit. Au moment de la chute, ses cheveux avaient largement volés, découvrant des oreilles terminant en pointe. Ses yeux clairs l'observaient , pourtant la louve ne distinguait pas une lueur de peur dans ses yeux, mais plutôt un étrange sentiment d'incompréhension. L'elfe semblait complètement perdue, mais pas eu sens littérale du terme. Elle ne fit pas mine de se débattre, ou même de sortir une arme. En fait, heureusement pour Luce. Parce que dans un instant pareil, la fille aurait eu toutes les raisons du monde de sortir une arme pour se défendre, et de pourfendre d'une dague en argent la tête de la louve ( et je vous épargne bien des détails afin de ne pas choquer les esprits), qui l'avait « agressée » par erreur. D'ailleurs, son regard dégoûté se perdit dans le lointain, en suivant un instant le lièvre qui détalait entre les arbres, remerciant les dieux d'avoir fait que cette elfe soit ici en cet instant. Eh, une minute ? Qu'est ce qu'elle fait là, au juste ? Il est tôt , et elle était pas en train de faire une quelconque activité comme celle qu'offrait le lieu comme la cueillette innocente de fleurs épanouies. Ok, Luce connaissait pas non plus les coutumes de cette race , mais elle ne pensait pas se souvenir que les elfes se réveillaient particulièrement tôt pour se balader sans but dans les landes. Mais on commence à dériver et la pauvre fille a bien le droit, après tout, de procrastiner pour se soustraire à une tâche pénible.

Revenons à la situation actuelle, avant que la louve ait esquissée un quelconque mouvement, la fille ferma les yeux, et un petit énergumène sauta sur le museau de la louve. Elle recula en secouant la tête, grognant de toutes ses forces, en ne cherchant pas à comprendre ce que c'était. Tout ce qu'elle voyait à ce moment là, c'est un animal furibond pas plus grand qu'un louveteau nouveau-né, qui lui avait attrapé le museau et commençait à donner des coups de dents au bout. Et ça fait mal.
Puis il faut le dire, le lièvre venant de détaler, l'estomac de Luce grondait, et une occasion de déjeuner ce présentait à elle. Au moment où elle espérait bien donner un coup de dent dans sa petite victime , et partir tranquillement avec, l'elfe, qui avait apparemment rouvert les yeux, l'elfe attrapa ce qui était en fin un écureuil, pour le ramener vers lui. Luce, qui venait de voir disparaître successivement deux repas, claqua des dents dans le vide, bien trop tard pour rattraper son en-cas. Elle jappa en direction de la fille qui lui faisait face, et de son petit animal, qui se débattait inutilement , cherchant le fight avec un loup pourtant beaucoup plus imposant que lui. L'elfe sembla examiner rapidement la situation, mais n'en menait pas large, encore surprise de l'attaque inopinée de la bête, cette dernière ayant été tout aussi surprise d'ailleurs. Sa robe était déchiré mais en tout cas, elle ne semblait pas blesser. Une chance que j'ai de bons réflexes, pensa Luz.

Alors que Luce s'apprêtait à s'éclipser sans demander son reste, pour aller par exemple chercher une nouvelle proie ( décidément c'est la loi des séries ! ), l'elfe articula d'une voix faiblarde : « Euh... bonjour ? » La lycanne, surprise, se retourna, pour vérifier qu'il n'y avait personne derrière elle, mais ne vit personne. C'était donc bien à elle que l'inconnue parlait. Luce vérifia donc qu'elle arborait toujours son apparence lupine, ce qui était le cas. Ok donc bon que quelqu'un m'explique pourquoi cette elfe aussi folle soit-elle a décidé de la saluer ? Bravo belle technique de survie ! [Digne de la fille innocente dans les films de zombies qui essaie de pactiser avec les morts-vivants mais passons le hors-sujet]. La lycanne émit un court grognement d'indécision, puis hésitant à entamer une conversation avec une fille qui n'avait apparemment plus toute sa tête. Elle s'assit , et commença à se lécher délicatement la patte avant de lui retourner son salut. Pourtant, ce qui était un « bonjour » pour la louve, n'était qu'un jappement pour l'elfe . Sauf si elle parlait le lycan, mais c'est pas donné à tout le monde. La lycanne lança un regard appuyé en direction de l'écureuil, puis se remettant sur pattes, se mit à tourner autour de l'elfe en fixant l'écureuil. Si elle se faisait menaçante, ce n'était pas vraiment à prendre au sérieux, car elle s'amusait beaucoup de la menace qu'elle pouvait représentait. Ayant fait son petit tour d'impression, elle disparut dans les hautes herbes, pour revenir une minute après sous son apparence humaine. Juste le temps d'aller récupérer ses habits. Déjà que la première impression qu'a eu d'elle l'elfe, c'est celle d'une louve agressive, si elle reprenait sa forme humaine en étant à poil, c'était pas tip-top . Finissant de coiffer ses cheveux d'une main, elle articula un mielleux : « Bonjour. »
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Lun 28 Avr 2014 - 1:14

Le loup parut surpris. Ce qui prouvait définitivement que c'était bien un lycan. Quoi, jamais personne ne lui a dit bonjour ? Je haussai un sourcil, et Thieffelin leva les yeux au ciel. [Tu es irrécupérable, ma pauvre Astra.] Dans le lointain, les bruits de sabots commençaient à s'atténuer. Je savais bien qu'ils allaient revenir, et soupirai en attendant une réaction du loup. Si moi j'étais bizarre de lui dire bonjour, il ou elle l'était encore plus de me fixer ainsi sans réagir. Comme si j'avais réellement dit une énormité, pour le coup. Alors comme ça, on avait plus le droit d'être poli avec les gens qu'on rencontrait dans la forêt ? J'vous jure. L'animal finit par japper, ce qui était plutôt bon signe. Pas de grondement, pas de rugissement, juste un jappement. Bien sûr, je ne savais ce que ça voulait dire au juste. Ca pouvait être un salut aussi bien qu'une menace de mort. Thieffelin me fit comprendre que je n'avais aucun instinct de survie en enfonçant ses petites griffes dans mon épaule pendant que le lycan se mettait à tourner autour de nous, sans lâcher l'écureuil de son regard se voulant menaçant. S'il n'en voulait qu'à Thieffelin, ce n'était pas bien grave, je savais que le petit animal en avait à revendre et qu'il parviendrait à s'échapper, ne serait-ce qu'en grimpant au plus haut dans un arbre. A la chasse, rien n'était sûrement plus dur à attraper qu'un écureuil. Je baillai et m'apprêtai à me relever. J'allais vraiment me mettre en retard et je n'avais pas le temps d'attendre qu'un lycan bizarre daigne me répondre.
Je sentais confusément que quelque chose n'allait pas. Mais quoi ? Le loup finit par disparaître entre les broussailles, et moi, par me mettre sur mes deux pieds, péniblement. Un léger mal de crâne pointait. Qu'est-ce qui n'était pas normal, dans cette situation ? Quelque chose me tracassait...

Thieffelin, toujours de mauvaise humeur, fit mine de me guider vers la sortie du bosquet, et je me mis à lui emboîter le pas, mais de nouveau un bruissement me fit me retourner. Les buissons étaient décidément trop agités ce matin. Mes yeux se posèrent sur une jeune femme aux cheveux au moins aussi blonds que les miens, quoique moins bien coiffés, et moins longs. Elle affichait un air mutin, et je ne mis pas très longtemps à reconnaître ses yeux. Ce fut lorsqu'elle me salua, comme je l'avais fait quelques instants plus tôt, que je compris ce qui clochait.
Thieffelin avait raison : je n'avais plus aucun instinct de survie. J'aurais pu être en danger de mort tout à l'heure que j'aurais attendu la mort sans me préoccuper de mettre le plus de distance possible entre cet énorme louve (car oui, c'était une louve) potentiellement menaçante et moi. Comme si je n'avais pas déjà assez frôlé la mort... Ca faisait combien de fois maintenant ? Une fois pendant le Blizzard, une autre fois en Thaodia avec le fenrir... Et puis j'aurais aussi pu être réduite en esclavage par des brigands, toujours dans la contrée des lycans, ou alors être digérée lentement par cette espèce d'énorme araignée qui nous avait attaquée, moi et Uthann. J'étais une survivante, en somme. Mais si je continuais avec cet instinct de survie lamentable, la chance n'allait pas m'épargner et j'allais finir par mourir pour de bon.
Et le pire était que je ne m'en inquiétais pas plus que ça. Je ne parvenais plus à avoir peur. Ce n'était pas normal...

Je me rappelai soudain que je n'étais pas seule. Je devais être restée une bonne trentaine de seconde le regard fixé sur cette inconnue à la voix doucereuse. Bêtement, je répondis pour répondre :

« Bonjour ! »

Et je me rendis compte de ce que je venais de dire. De mieux en mieux. Je me remuai les méninges et me remis à déblatérer ce qui me passait par la tête, me maudissant d'avoir engagé la conversation. Car je n'avais rien à dire, et en plus je devais y aller.

« Désolée, je crois bien que j'ai fait fuir ta proie. »

Car c'était bien ça qui s'était passé, elle poursuivait ce pauvre lièvre, et moi j'étais au beau milieu de passage. C'était un peu illogique que ça soit moi qui m'excuse, pourtant....

« J'm'appelle Astralÿs. Et lui, c'est Thieffelin. Si t'as de l'argent et que t'as faim je connais une auberge, pas loin. »

Car si j'étais dans un état pour le moins étrange, je n'avais rien perdu de mon besoin d'aider les autres.

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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Lun 28 Avr 2014 - 19:02

A l'évidence, Luce n'était pas trop le genre de personne à qui on faisait facilement confiance. Il y à quelques jours, elle avait croisé un voyageur et son cheval, tous deux installés autour d'un feu de camp. Ils n'étaient que de passage et devaient repartir dès le lendemain, et jouant un numéro de pauvre fille paumée, il accepta qu'elle partage la chaleur de son feu,et les protéines de son repas. Pourtant à l'aube, quand il se réveilla, tout avait disparu autour de lui. Elle lui avait laissé que son cheval, parce que ce dernier ne s'était pas laissé faire. Ses yeux semblaient criaient au passant, comme pour les prévenir, en bons traîtres, de fuir la fille, mais dans ce cri retentissait un écho charmeur et rassurant. Et si elle ne parvenait pas à ses fins, tant pis, demain serait un jour meilleur. Ne vous a t-on jamais dit que les loups sont des opportunistes.. ?

Quand elle alla rejoindre l'elfe, une fois habillée, elle n'avait pas d'idées précises en tête. La fille n'avait rien de bien précieux sur elle. Mais de toute façons, Luce venait de perdre sa proie , son ventre gargouillait, et son cœur s'ennuyait fermement. Alors rien de tel que traîner avec une inconnue bizarre pour voir ce que ça donne. Ca's trouve c'est une princesse, et hop, la lycanne allait pouvoir gagner ( entendez par là, dérober) de quoi vivre plusieurs semaines sans chasser ( même s'il est vrai, elle chassait de temps à autre pour le plaisir). Elle réapparut donc devant elle, en devinant que l'inconnue ferait le lien entre la louve beige et l'humaine à la crinière furibonde. Si elle n'était pas trop bête bien sûre,car malgré son attitude peu commune et son regard étrange, une lueur d'intelligence brillait en elle. Quand la louve revînt donc, l'elfe la fixa de longues secondes, durant laquelle Luce conserva son attitude impassible et mystérieuse, qui ne laissait rien transparaître de son état d'esprit actuel, de ses sentiments ou ses pensées. Laisse deviner à autrui ce que tu penses, et il prend une longueur d'avance.

Finalement l'elfe répond par un bonjour. Illogique, vu que théoriquement elle lui a déjà dit bonjour, quand Luce était encore sous l'apparence d'une louve. Mais de toutes façons, l'inconnue était illogique dans sa façon de faire. Au fur et à mesure que les secondes passaient, l'esprit sineux de la lycanne récoltaient les minces informations sur la fille qui lui faisait face. Façon d'agir, façon d'être, comment se comporte -t-elle. Elle articula quelques mots :

« Désolée, je crois bien que j'ai fait fuir ta proie. »

Luce pesta intérieurement. Non de non, tu ne l'as pas fait fuir, tu l'as juste aidée !pensa t-elle. C'est un jour de chance pour ce lièvre, il a intêret à jouer à un quelconque jeu d'argent. Sa vie vient d'être sauvée par l'apparition providentielle d'une elfe étrange et son écureuil fou à lier. Et pourtant, une si belle poursuite ! À croire que la bonne étoile de la louve est partie en vacances. Cette dernière ne répondit pas, devinant qu'il y avait une suite.


« J'm'appelle Astralÿs. Et lui, c'est Thieffelin. Si t'as de l'argent et que t'as faim je connais une auberge, pas loin. »

Thief... ? Erm. Depuis quand on donne des noms à un repas ? Je vous signale que c'est assez malsain … Luce lança un regard étincelant vers le petit écureuil, avant de réfléchir à la phrase qui venait d'être dite. De l'argent ? Elle ? Payer pour un repas ? Elle se retînt de rire comme un savant fou. Mais elle avait bien une pièce en poche et elle commençait tout juste à s'amuser, alors bon, une petite pièce pour s'amuser, c'est pas trop, si ? Luce attrapa la pièce en question, qu'elle posa sur son pouce, puis elle la fit sauter dans les airs , en pariant avec elle même. Pile, j'y vais, face, je continue la chasse.
La pièce rutilante retomba dans la paume de sa main : pile.

«Enchantée , Asträlys. Je meurs de faim, et étant donné que ton écureuil ne se laisse pas croquer, je te suis. » Puis elle ajouta en se désignant vaguement : « Luce. »
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Sam 3 Mai 2014 - 0:49

Je revenais peu à peu dans un état que je trouvais plus normal. L'état de celle que j'étais à l'origine : effacée, timide... A l'époque où j'avais quitté ma famille, l'une de mes grandes appréhension était le changement. Je ne voulais pas que ma personnalité change, pour rien au monde, et surtout pas sous l'influence des autres. J'étais vaguement consciente de mon identité, et je ne voulais pas la perdre. Mais le monde façonnait, et j'avais changé, sans en avoir le choix, bien plus que je ne voulais l'admettre. Il m'apparaissait à présent que pour survivre, l'adaptation était nécessaire. Une bouffée d'angoisse incontrôlée me monta à la gorge lorsque je me rendis compte que je ne savais plus au juste qui j'étais. Sans pour autant chercher le contact, je parlais plus, prenais des initiatives. J'allais jusqu'à me montrer insolente avec un vampire (un vampire !) tel qu'Alistair qui – et j'en avais eu la preuve – était loin d'être doux et innocent. Je m'étais mise à avoir des hallucinations et des maux de tête violent, et je me rendais peu à peu compte que je devrais apprendre à vivre avec. J'étais moins curieuse, voire plus du tout : je n'avais plus aucune envie de voyager. Juste envie de rester là, assise au milieu de l'herbe, à ne rien faire pour le restant de mes jours. Mais ce qui me perturbait le plus était cette sorte d'indifférence, de stoïcisme que j'adoptais face au danger et à la mort. Ce n'était pas naturel, et encore moins chez moi.
La peur me parvenait sans m'atteindre, comme étouffée dans un paquet de coton mouillé ; j'étais spectatrice des situations dans lesquelles je me débrouillais pour m'engluer. Je ne vivais plus le présent, je me contentais d'attendre passivement l'avenir en ressassant le passé.

 Mes prunelles noires suivirent celles de la lycane qui regardait Thieffelin pensivement. Je me demandai vaguement si, tout compte fait, elle n'allait pas décider de remplacer son lapin par mon écureuil. Lorsque l'idée finit par m'atteindre, et alors que je songeais à prendre la fuite, tout compte fait, l'étrangère émergea de ses réflexions et sortit une piécette de sa poche. Cool, t'as de l'argent. Et ? Je haussai un sourcil et posai un poing sur ma hanche tandis qu'elle jouait avec l'écu, attendant ma réponse très patiemment. Puis, sans prévenir, j'en eus marre. C'était un nouvel aspect du nouveau ''moi'' : calme la plupart du temps, j'étais parfois en proie à de petits accès de colère dissimulée. Je supposais que c'était dû au fait de n'avoir jamais vraiment eu l'occasion ou le désir de me confronter à qui ou quoi que ce soit. Je m'apprêtais donc, sous le coup de l'émotion, à tourner les talons et à m'en aller sans me soucier des conséquences. J'avais entamé ma volte quant la lycane reprit la parole de sa voix modulée. Je tournai de nouveau la tête vers elle, le visage neutre, espérant presque qu'elle refuse de m'accompagner. Cela me simplifierait bien des choses.

«Enchantée , Asträlys. Je meurs de faim, et étant donné que ton écureuil ne se laisse pas croquer, je te suis. »

Raté. Je souris machinalement. « Ne fais pas cette tête, tu me déprimes. Souris, au moins, si tu refuses de parler, tu n'as aucune raison de pas sourire, et ça fait bonne impression », me disait parfois mon père au détour d'un couloir, dans les quelques moments où nous nous croisions. Comme toujours, moi, silencieuse et rêveuse, et lui, affairé.
J'arrêtai de ressasser mes pauvres petites questions existentielles qui ne rimaient à rien et poursuivis – toujours avec un léger sourire pas tout à fait dénué d'une certaine ironie à laquelle moi-même je ne m'attendais pas – reprenant les mots de Luce.

« Enchantée, Luce. Eh oui, dommage pour toi, il n'est pas encore suicidaire, et je tiens quand même un peu à lui. »

Thieffelin me fit comprendre son agacement en balayant ma joue de sa queue touffue. [''Un peu'' ? Ah ouais ?] J'invitai Luce à me suivre ; une chape de silence retomba en même temps que mon excès de hardiesse. Je ne savais plus quoi dire, et mes joues se teintèrent imperceptiblement de rose, comme une goutte d'encre qui se diluait lentement dans l'eau. Je n'avais jamais vraiment été douée pour lancer une conversation. Lorsque l'on m'abordait, il y avait quelques années de cela, les discussions commençaient en général si laborieusement qu'elles ne tardaient pas à s'éteindre, pour mes interlocuteurs les moins obstinés. Tout en regardant mes pieds nus (au moins quelque chose qui n'avait pas changé), je caressai d'un doigt la tête de Thieffelin, qui s'était débrouillé pour se rouler en boule en équilibre sur mon épaule.

« Je ne t'ai jamais vue dans le coin, et pourtant, j'en vois passer des gens. Tu viens de loin ? »

On en avait bien pour dix minutes de marche encore, avant d'apercevoir les premières habitations au détour d'une colline. Quinze minute au moins avant d'arriver à l'auberge. Il ne serait pas encore neuf heures. Lorsque les deux femmes passeraient devant la maison où Alistair avait déposé Adranne, plusieurs semaines plus tôt, déjà, la petite fille serait encore entrain de dormir d'un sommeil d'enfant. J'irais peut-être la voir plus tard dans la journée, attendant qu'elle soit sortie d'elle-même dans la rue. Elle savait à quelle heure était ma pause, et se débrouillait le plus souvent pour traîner non loin de l'auberge aux alentours de ces heures. Elle et son insouciance me faisaient du bien, mais ne parvenaient pas tout à fait à gommer ce sentiment d'absurdité qui m'habitait.

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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Mer 7 Mai 2014 - 20:28

C'est étrange, comme même à travers d'un sourire, les yeux peuvent trahir quelqu'un. Luce avait toujours eu du mal à faire semblant que son cadeau d'anniversaire lui plaisait quand cette affirmation était fausse. Alors elle souriait en fermant légèrement les yeux, car elles savaient qu'ils étaient ses pires ennemis. Quand elle croise un marchand, ceux ci semblent hurler: protège ta marchandise! Quand elle croise un lapin, ils crient: Fuit! En bref, Luce connaissait le pouvoir sans limite des yeux. Alors, quand elle avait finalement répondu qu'elle était d'accord pour aller manger quelque chose dans une auberge, c'était les yeux d'Asträlys qu'elle avait fixé, et non son sourire. Cette jeune fille lui parraissait tout sauf hypocrite. Aspect faiblard, fragile, pas d'instinct de survie, regard vide. Pourtant, elle avait cru lire dans ses yeux une lueur de mécontentement quand elle avait entendu sa réponse. Après tout, elle avait bien le droit; elle avait dû lui faire cette offre par politesse alors qu'elle n'avait aucune envie de passer une heure avec une fille qui venait de l'agresser.

Finalement, la pauvre enfant devant ses yeux parut être atteinte d'une lueur de vie, et usa même de l'ironie, prouvant que sa platitude n'était pas naturelle:
« Enchantée, Luce. Eh oui, dommage pour toi, il n'est pas encore suicidaire, et je tiens quand même un peu à lui. »
C'est le cas de le dire, cet écureuil enragé est loin d'être suicidaire. De toute façon, se dit Luce, sa chair doit être si dure qu'il ne vaut mieux pas le manger, les maux d'estomac ne sont pas son fort. En revanche, encore une fois elle s'étonna quant à la capacité de certains à s'attacher à des ptites bêtes, mais elle mit ça sur le compte de la race elfique. Plus proche des animaux, sans doute, mais encore une fois ce n'était que des stéréotypes, car la lycane n'avait jamais eu l'occasion de fréquenter des elfes au long de sa vie, et aujourd'hui était l'occasion d'y remédier. Elle aperçut l'écureuil agiter sa queue comme pour faire passer un message, comme quoi cet animal paraît avoir un semblant d'intelligence.
Finalement, elles se mirent en marche. Luce n'était pas le genre de fille dérangée par les blancs dans les conversations. En fait, peu elle parlait , mieux c'était. Sauf quand c'est elle qui posait les questions. Hors, ce n'était pas le cas. Et quand on lui posait des questions qu'elle n'appréciait pas, elle n'hésitait pas à mentir sans même se poser de questions. La première question s'abbatit. « Je ne t'ai jamais vue dans le coin, et pourtant, j'en vois passer des gens. Tu viens de loin ? » Elle réfléchit rapidement à la réponse qu'elle allait formuler. Oui, non. Peut-être. Hein? Répète? Euh. Loin. Non, tout près. Par ici. Là. Les options défilèrent dans sa tête, avant de répondre en restant plutôt vague: " Ben euh oui. Pas très loin, je suis arrivée y'a pas longtemps. Et toi? T'as l'air de connaître par ici." Hop, détourner le sujet. Moins les gens la connaîtrait, plus elle pourrait continuer sa petite vie, faite de routine aventureuse. Dormir, voler, manger, explorer, voler, manger, dormir. Sachant que le vol précède normalement le repas. Ou alors elle vole quelques pièces dans le but de s'acheter une monture. Mais elle savait pas encore quoi, et de toutes façons elle avait le temps de réfléchir, parce que c'est pas avec sa petite bourse qu'elle allait réussir à acheter un truc qui a de la gueule. Hors de question qu'elle achète un bête cheval ou un truc du genre, il lui fallait grand, féroce, rapide. Pendant qu'elle écoutait la réponse de l'elfe, elle taquina l'écureuil d'une main en le poussant légèrement de façon à déstabiliser son équilibre précaire, perché sur l'épaule de la blonde.
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Sam 10 Mai 2014 - 1:50

Je regardais d'un air blasé les landes autour de moi. Elles ondulaient sous la caresse du vent ; les arbres étaient de plus en plus clairsemés, formant le sillage du bosquet que nous venions de quitter. Je jetai un coup d'oeil à Luce – plus qu'un coup d'oeil, en fait, puisque je me mis à la fixer, attendant sa réponse sans m'émouvoir. La jeune femme avait des traits particulièrement délicats, peut-être mutins, mais qui ne laissaient en rien paraître une once de la férocité qu'elle pouvait adopter. Du moins en cet instant. Elle levait légèrement ses yeux clairs vers le ciel, dans lequel quelques nuages passaient comme autant de moutons. Visiblement, ma question l'ennuyait plus qu'autre chose, et elle réfléchit une seconde avant de m'en balancer la réponse.

"Ben euh oui."
Donc elle venait de loin.
"Pas très loin..."
Ah, ben faudrait savoir... La jeune lycane (quel âge avait elle, au juste ? Une vingtaine d'années ?) n'avait pas l'air de vouloir m'en dire plus sur l'endroit d'où elle venait. Soit par manque de confiance, soit par pure flemme ; ni l'un ni l'autre ne m'auraient étonnée. Elle me renvoya immédiatement la question, et je fis une moue pensive. Est-ce que je venais de loin ? Oh oui, assurément. Je ne tenais pas particulièrement à raconter ma vie, mais cela ne me dérangeait pas non plus. Et permettrait de combler ce silence qui me gênait. Je ne savais pas pourquoi au juste j'étais si mal à l'aise dans un silence qui n'était pas solitaire, alors que cela devrait plutôt m'arranger. J'ouvrais la bouche dans l'intention de relancer la conversation, lorsque je sentis Thieffelin vaciller, puis plante ses petites griffes pointues dans mon épaule. Je grimaçai en tournant de nouveau la tête, et haussai les sourcils en constatant que Luce s'était rapprochée de moi et taquinait mon écureuil du bout du doigt. Je n'avais vraiment pas les pieds sur terre, il fallait que je me concentre un peu sur ce qui m'entoure. Mais après tout, à quoi bon ?
L'air mutin de la louve ne m'avait pas trompée. L'héritage vivant d'Olorion émit un sifflement et la foudroya de ses yeux noisette. Il s'installa dorénavant en chien de faïence et ne lâcha plus notre accompagnatrice du regard. Un sourire imperceptible naquit aux commissures de mes lèvres. Décidément, personne ne l'aimait ce pauvre écureuil : entre Luce et Alistair... La bestiole enfonça encore un peu ses griffes dans mon épaule, ce qui voulait plus ou moins dire : [Tu comptes me défendre un jour contre tes connaissances pour le moins douteuses, agressives, sanguinaires et hostiles ?]

« Yep, je commence à connaître par ici, ça doit faire deux mois que j'habite au village derrière la colline, là-bas. Puis ça fait bien deux fois que je traverse cet endroit des Landes Eternelles, une fois à bord d'une caravane, puis une autre fois pour m'installer au village. La première fois je venais de Thaodia, et la deuxième fois j'ai fait le chemin depuis la Vallée Nocturne. Mais à la base je viens d'Evanya, tout au nord, dans la Vallée des Cascades. »

En gros, c'était ça. J'en avais parcouru, du chemin... Depuis la Vallée des Cascades, j'étais descendue jusqu'au village de Lïm, puis à la Maison du Lac en Oryenna. De là, je m'étais rendue à la forêt des Damnés, en Thaodia. J'avais de nouveau traversé Evanya par la suite, cette fois dans le coma, et m'étais arrêtée dans la Vallée Nocturne en Oryenna. Puis j'étais remontée jusqu'ici, dans les Landes Eternelles. J'avais traversé Ephaëlya en long et en large, bien que je n'eusse encore jamais vu Angaïla, Omërie, ni Màvreah – où je ne comptais de toute façon jamais mettre les pieds. J'avais une attitude inconsidérée face au danger, mais de là à me jeter directement dans la gueule du loup... En parlant de loup, j'en oubliais presque Luce. Nous avions déjà quasiment contourné la colline. J'hésitai, puis en eus marre et décidai de parler avec sincérité. Je n'avais jamais aimé les détours et faux-semblants du langage, mais j'y avais toujours accordé un peu d'attention ; aujourd'hui, je ne m'en préoccupais pas plus que... que de la vie, en général. Je m'effrayais moi-même.

« Tu ne veux pas trop parler de toi, hein ? J'vais supposer que tu viens de Thaodia. J'ai pas tenu une journée sans me faire enlever, là-bas. Enfin je suppose qu'une bande de brigands n'est pas représentative de la race. Les lycans sont comment, en général ? Féroces, non ? Il y a une guerre en ce moment avec Evanya. D'après ce que j'ai cru comprendre, c'est à cause de la meute de Croc-Noir à la base... Bref, je me demande comment ça va finir. C'est comment la vie dans une meute ? »

J'interrompis ce flot de pensées et de questions que, finalement, je me posais de façon absolument machinale. Les réponses m'auraient peut-être intéressée un ou deux ans plus tôt, lorsque j'étais encore curieuse. Encore une fois, je me demandai avec un pincement d'angoisse lointain ce que j'allais faire de ma vie. Car il me restait bien 700 ans encore à vivre, au moins... C'était long. Mais rien n'étais moins sûr que mes jours ne soient pas écourtés plus tôt, vu le nombre de fois où j'aurais pu mourir en à peine deux ans. Nous marchions à présent le long des champs, à l'entrée du village. La première ferme était à moins de cinquante mètres devant nous. Sans crier gare, Thieffelin, qui n'avait pas lâché la lycane du regard depuis dix minutes, bondit et rebondit sur son visage, avant de se précipiter pour disparaître entre les hautes pousses de blé. Je pinçai les lèvres, interdite, attendant la réaction de la jeune femme.

Encore cinq petites minutes et nous étions devant la porte de l'auberge. J'époussetai et lissai ma robe avant d'entrer, précédée par Luce, et de saisir puis d'enfiler un tablier accroché près de l'entrée. Nous étions dans la salle commune de l'auberge, qui faisait office de taverne. De part et d'autre du bar, des portes donnaient sur les dortoirs, pour les moins fortunés, tandis que les chambres les plus belles se trouvaient à l'étage. Mon patron, qui ressemblait plus ou moins à l'idée qu'on pouvait se faire d'un aubergiste ou d'un tavernier, me héla.
« T'en as mis du temps, Astralÿs ! Y'a pas grand monde aujourd'hui, occupe toi de la table au fond. »
Je désignai à Luce une petite table ronde et libre, dans un coin.
« J'reviens tout de suite. »
Je me dirigeai vers la table qu'on m'avait indiquée, à laquelle trois gaillards étaient assis – ils n'en étaient visiblement pas à leur premier verre. J'affichai un sourire poli et leur demandai ce que je pouvais leur apporter. L'un d'eux me prit familièrement par la taille. Ce contact me dégoûtait vaguement, mais j'avais l'habitude de l'endurer ; ça n'avait rien de bien méchant, puis ça n'allait jamais plus loin. Et je n'étais plus en ce temps où j'aurais rougi et reculé précipitamment, indignée. Je regagnai le bar, indiquai à l'aubergiste ce dont j'avais besoin et patientai en tapotant le comptoir en bois. Il était usé par les coups de couteau et d'armes diverses infligés par les voyageurs au sang chaud, ou ceux qui ne tenaient vraiment pas bien l'alcool.
« Tiens. Ca et ça, c'est pour les tables 2 et 3, et ce truc c'est table 6. »
Avec un équilibre précaire, pas encore tout à fait digne d'un jongleur, je m'emparai d'une main du plateau chargé de commandes, tandis que de l'autre je tenais deux chopes de bière bien remplies. Une fois que j'eus distribué les boissons, de toutes tailles, de toutes températures et de toutes couleurs, un peu partout dans la salle, je lissai de nouveau mon tablier et retournai auprès de Luce. J'étais essoufflée. Mes collèges serveuses s'étaient occupées du reste de la salle, et il j'avais quelques longues minutes devant moi avant que de nouvelles commandes ne fusent. On n'était que le matin, les rares personnes présentes étaient les clients de l'auberge qui y avaient passé la nuit et petit-déjeunaient. Parfois avec des boissons alcoolisées, ce qui ne manquait jamais de m'écoeurer.

« Qu'est-ce que j'peux te servir ? » lançai-je à Luce.
Je remarquai qu'entre temps, Thieffelin avait fait une nouvelle apparition et s'était installé sur cette même table, face à la louve.

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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Jeu 15 Mai 2014 - 19:45

Ce petit écureuil faisait le fier malgré ses 10 centimètres de hauteur (j'exagère à peine), mais Luce était très amusée de voir son petit air outré quand elle le taquinait du bout des doigts. Elle reporta ensuite son attention vers l'elfette qui répondait à sa question en mettant du coeur à l'ouvrage:
« Yep, je commence à connaître par ici, ça doit faire deux mois que j'habite au village derrière la colline, là-bas. Puis ça fait bien deux fois que je traverse cet endroit des Landes Eternelles, une fois à bord d'une caravane, puis une autre fois pour m'installer au village. La première fois je venais de Thaodia, et la deuxième fois j'ai fait le chemin depuis la Vallée Nocturne. Mais à la base je viens d'Evanya, tout au nord, dans la Vallée des Cascades. » 
Luce n'avait pas écouté tout ce qu'elle avait dit. Non mais c'est vrai, on a pas demandé un compte rendu, date heures et compétences acquises en chaque lieu non plus. Sur cette pensée aigrie, la lycane se dit que la fille pourrait peut-être lui être utile. Une jeune fille sans problème qui connaissait bien l'endroit, c'était une amie parfaite pouvant faire office d'alibie ! Oui, elle était assez obssedée par le fait de voler et quelque chose lui disait qu'à force de pratiquer elle avait dû devenir cleptomane, mais on va pas en faire toute une histoire non plus. Puis la fille devant elle – comment elle s'appelle déjà ? Astralyte ? Euh, Asträlys,oui, c'est ça) continua en prenant la lycane à parti :
« Tu ne veux pas trop parler de toi, hein ? J'vais supposer que tu viens de Thaodia. J'ai pas tenu une journée sans me faire enlever, là-bas. Enfin je suppose qu'une bande de brigands n'est pas représentative de la race. Les lycans sont comment, en général ? Féroces, non ? Il y a une guerre en ce moment avec Evanya. D'après ce que j'ai cru comprendre, c'est à cause de la meute de Croc-Noir à la base... Bref, je me demande comment ça va finir. C'est comment la vie dans une meute ? »
Au vu de toutes ses questions indiscrètes, la louve émit un grognement , mélange de reproche et de réponse à la première question. Asträlys était loin d'être politiquement correcte, sinon elle n'aurait sans doute pas posé toutes ses questions maintenant comme ça. C'était un vrai moulin à parole, et elle, ça la dérangeait pas d'exposer sa vie. Ou plutôt une partie, car elle semblait cacher une sorte d'étrangeté, comme si elle était éloignée du monde tout en y étant présente. Et puis elle avait l'air hyper songeuse. Ce qui incita Luce à se méfier un peu plus. Elle répondit donc à toutes ses questions prudemment, en ignorant la première.
«Oui, je viens de Thaodia , mais je n'y suis pas née. - Car oui techniquement, elle était née ici, en Oryenna. Mais elle ne connaissait pas l'endroit, car la nuit de sa morsure par un lycan, elle avait aussitôt été transporté en Thaodia chez un vieux lycan. Elle était encore assez petite, et ne se souvient donc de pas grand chose.- Les lycans ne sont pas tous des brigans, et pas forcément féroces- sans s'en rendre compte, elle émit un autre petit grognement- , mais ils sont loyaux – elle ne donna pas d'explication, mais elle aurait dû rajouter « entre eux »-. » Elle s'interrompit pour regarder rapidement ce qui l'entourait avant de reprendre : «  Je viens d'arriver dans la meute, celle qui est en guerre. C'est très organisé, la vie en meute. » Ses phrases étaient courtes, trop sèches, elle s'en rendit compte, et afin de ne pas paraître trop étrange, lui sourit rapidement.
Elles continuèrent à marcher, et le rat – euh, l'écureuil, lui sauta au visage où elle put sentir ses petites griffes. Instinctivement, elle claqua des dents dans le vide, tentant de l'attraper, mais se ressaisit rapidement quand il disparut, sans regarder l'elfe. Comme si tout était normal.

Après encore pas mal de marche, elles arrivèrent devant l'auberge. Où Asträlys travaillait, apparemment. En entrant, le bruit, l'agitation, le rire rauque des hommes, l'odeur de sueur mélangée à la levure de la bière. Et les petites sacs d'argents accrochés aux pantalons des clients. La lycane esquissa un discret sourire, avant d'aller s'asseoir à la table indiquée par sa nouvelle « pote », qui, elle, devait gagner son pain. Luce prit le temps de prendre le chemin le plus long jusqu'à sa table, et passant près d'un homme au regard traînant, en profita pour lui décrocher discrètement la bourse pendue à sa ceinture, en la détachant d'un geste sec de couteau. Elle lui sourit, et alla s'installer tranquillement à la table, en observant Asträlys faire ses allers retours en laissant les clients l'attraper de façon bourrue, sort réservé aux serveuses du bar, apparemment.
« Qu'est-ce que j'peux te servir ? »  L'elfe surprit Luce dans ses pensées. Elle s'accouda à la table en toussotant, avant de réfléchir rapidement à ce qu'elle pouvait prendre. « Euh du, euh, lait ? Y'a du lait ici ? » Puis elle faillit rajouter qu'elle voulait bien l'inviter à boire un truc, mais elle pensa qu'en travaillant ici elle ne payait peut-être pas ses consommations.
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MessageSujet: Re: Les désagréments de la chasse.   Sam 28 Juin 2014 - 22:14

Je pensai avec un lointain amusement à la façon qu'avait Luce de ponctuer ses discours de grognements plus ou moins significatifs. Elle n'avait pas apprécié toutes ces questions indiscrètes que j'avais déversé sur elle, dans mon parfait rôle de pipelette. On eût dit que ses émotions n'étaient exprimées que par son côté lupin, et pas son côté humain. Dans tous les cas, humaine ou louve, elle continuait à éviter le plus possible de répondre à mes questions, ce qui ne me gênait de toute façon absolument pas. En un peu plus d'une heure, tout ce que je savais sur elle était qu'elle était une lycane mais qu'elle n'était pas née en Thaodia, et qu'elle était visiblement très fière de sa race. Mais puisqu'elle n'avait apparemment pas envie de parler, et que j'avais horreur d'ennuyer les gens (au moins quelque chose qui n'avait pas changé, chez moi), j'allais arrêter de déblatérer les premières choses qui me passaient par la tête. Je l'avais conduite jusqu'à l'auberge parce que je l'avais – certes involontairement – empêchée de mettre la main sur sa proie ; ni plus, ni moins. Maintenant que j'avais bonne conscience, elle pouvait tout aussi bien m'insulter et repartir que cela ne m'eusse fait ni chaud, ni froid. Le seul rôle que j'endossais était à présent celui de serveuse. Et elle était ma cliente.

Je vacillai un instant sur mes jambes en sentant une migraine poindre et tentai de camoufler cet instant de faiblesse en prenant place sur une chaise usée et grinçante. Thieffelin me lança un regard pour me montrer qu'il n'était pas dupe. Je ne cesserais sans doute jamais de m'émerveiller sur l'intelligence et la compassion de cet écureuil. Outre le fait qu'il savait jouer aux échecs, il avait compris que j'avais des hallucinations, et dès lors il n'avait cessé de me soutenir à sa manière. Mais je ne comprenais toujours pas les regards entendus qu'il me jetait depuis quelques temps, ni la façon qu'il avait de me pousser au contact social. Je n'avais pas envie de me lier à des gens ; je n'avais envie de rien, et par « rien », j'entendais « solitude ». Je supposais que j'avais besoin d'être au calme depuis tout ce qui m'était arrivé, et plus que jamais avec mes hallucinations chroniques. EN me massant les tempes distraitement, je me centrai de nouveau sur la lycane, attendant sa commande.

Une nouvelle fois, Luce sembla répondre la première chose qui lui passait par la tête. Pourtant, je ne lui avais pas posé de question indiscrète, si ? Je restai là, légèrement indécise. Du lait, pour de vrai ? Je finis par me lancer :

« Du... lait ? Oui, oui, on en a. Mais t'es sûre ? Tu n'avais pas faim ? Bon, il est encore tôt donc on a pas énormément de plats chauds à proposer, mais on a toujours du pain, du fromage, des charcuteries en réserve... »

Je me mis à détailler le menu de l'auberge d'un ton rendu un tantinet monocorde par l'habitude. Au loin, quelque part entre mes deux oreilles, un bruit ténu de galopade se rapprochait. J'espérais que Luce allait vite commander pour pouvoir m'isoler sous un quelconque prétexte. Je n'étais jamais sûre de quand l'une de mes crises pouvait survenir, et cette migraine ne présageait rien de bon.
Mes yeux furent soudain attirés par le bruit que faisait la porte de l'auberge en s'ouvrant sur... un vampire. Encore. J'espérai qu'un autre serveur allait s'occuper de lui avant que je n'en aie fini avec Luce.

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