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 La douleur passe, la beauté reste.

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Elënna Betràyëd
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MessageSujet: La douleur passe, la beauté reste.   Dim 10 Nov 2013 - 0:12


Suite de ce sujet-ci.

LA DOULEUR PASSE, LA BEAUTÉ RESTE.



" Le sang est la sueur des héros... "

*Que l’obscurité était pesante. Que cette sensation de vide était désagréable. Tout semblait désert. Rien n’avait disparu mais rien n’était présent à la fois. C’était comme si le monde avait décidé de se dissimuler aux yeux de la jeune femme. Elle avait beau regarder dans tous les sens, il n’y avait rien. Ni de haut, ni de bas. Pas de sol, ni de ciel. Tout n’était que noirceur et solitude. La belle avait la tête qui lui tourner mais comment s’allonger, comment fixer un point quand il n’y avait que le vide pour toutes questions et réponses. Elle se sentait partir en arrière, flotter dans cet univers où seul le mal semblait régner. La louve secouait la tête de droite à gauche, comme prise d’une folie sans pareil. Les larmes se mirent à couler sur ses joues de porcelaine alors qu’elle ouvrait la bouche pour hurler à l’aide. Aucun son ne sortit, rien. Alors elle essaya encore et encore, appelant au secours même si elle savait qu’elle ne recevrait rien en retour de ses cris de désespoir. Dans un dernier souffle, d’une voix étouffée de sanglots, ce fut un et un seul hurlement de douleur qui brisa ce silence effrayant…*

Tout s’était passé si vite, si rapidement qu’Elënna n’avait pas pu prévoir les choses. En temps normal, il fallait bien dire que la jeune louve était une maniaque de l’organisation depuis qu’elle dirigeait les Sang-Chauds. Ce soir-là, elle n’aurait pas dû rencontrer ce lycan et ces vampires n’auraient pas dû oser pénétrer sur son territoire. Une fois de plus, le destin lui avait joué un tour et voilà qu’elle s’était lancée à la poursuite des suceuses de sang avec le loup étranger. Heureusement, après des coups de pattes, des morsures et autres attaques dignes des plus grands, la belle et l’inconnu avait fini par venir à bout de ses cadavres vivants. Elen aurait pu rentrer, remerciant le lycan de l’avoir aidé à mettre fin à la cavale des vampires et l’invitant à passer la nuit dans le village de la meute. Pourtant, cela ne s’était pas déroulé exactement comme prévu. Ayant ingéré trop de sang, la louve venait de sombrer dans l’inconscience, perdant tout contrôle sur son corps et sur son esprit.

Le fameux Folker avait réagi au quart de tour, partant à la recherche de sa cape. Si elle avait été consciente, la demoiselle aurait certainement pensé qu’il allait l’abandonner ici, allongée nue sur le sol d’une forêt où le froid commençait à prendre place. Mais le lycan était revenu, enroulant la cape comme une couverture autour du corps frêle de la jeune femme pour ne pas qu’elle attrape froid. Il avait ensuite confectionné des liens pour l’attacher à lui, pour attacher ce poids mort qu’elle devait être à présent. Blottie contre son corps, la belle semblait dormir alors que son esprit était des plus tourmentés. En temps normal, elle se serait montrée forte et fière, refusant d’être assistée comme une enfant et la proximité avec l’homme l’aurait certainement gêné. Mais après tout, ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de tort pour le moment. Le loup devait posséder une force impressionnante car il était partit à toute allure, prenant la route du campement que dirigeait la demoiselle lorsqu’elle était consciente. Le trajet dura de longues minutes sans que la chef de meute ne se doute de rien.

" Tenez bon Elënna, nous ne sommes plus très ... "

Ce ne fut qu’un souffle pour la lycanne qui semblait ne plus être dans ce monde. Elle savait que quelqu’un lui avait parlé mais elle était si loin des-à-présent…


*Dans cet univers tout de noirceur, la chef de meute se sentait tanguer comme si elle avait pris la mer, ne contrôlant plus aucune partie de son corps qui se balançait allégrement au rythme d’une douce mélodie qui ne résonnait que dans la tête d’Elënna. C’était comme si l’océan n’était plus très loin, les sons étaient semblables à celui du bruit des vagues s’échouant sur le sable fin et chaud. Ouvrant faiblement les yeux, la jeune femme put apercevoir un mouvement face à elle. Elle la voyait, elle voyait la mer. Etait-elle en train de mourir ? La mort était-elle si sombre et maintenant si reposant ? Elen ne marcha pas mais ce fut l’eau qui se rapprocha d’elle. Rien qu’à l’idée de sentir la sensation de l’eau fraîche sur ses mains, un mince sourire se dessina sur le visage de la louve. Elle tendit les doigts, effleurant le rouleau d’une vague.

Mais cela n’eut pas l’effet attendu. Le liquide qui venait d’entrer en contact avec la peau de la guerrière prenait peu à peu une teinte rougeâtre, tâchant le sable et embaumant l’atmosphère d’une odeur de sang. Les quelques gouttes qui se trouvaient sur les mains de l’ancienne elfe parurent s’incruster dans sa peau de poupée. La Sang-Chaud put sentir ces quelques perles de sang glisser sous sa peau, dans ses veines, dans la totalité de son corps. Bientôt, ce fut une vague qui la submergea, enflammant son corps de l’intérieur, comme si ce sang qui n’était pas le sien lui dévorait les entrailles. Plaquant ses mains sur son visage, Elënna tomba à genoux dans ce sable ensanglanté, retenant un cri de douleur. Malheureusement, le silence apaisant de la mer ne dura pas longtemps. La louve sentait naître dans son corps un doux foyer aux flammes meurtrières qui léchaient chaque partie de son corps, l’embrasant sans se soucier du mal que cela allait provoquer. La belle ne put se retenir plus longtemps, hurlant sa souffrance, tombant sur cette plage morbide, son corps se contorsionnant de douleur et ses cris déchirant le mutisme du lieu imaginaire. Des sanglots se mêlèrent à ce mal. Cependant, les larmes qui roulaient sur les joues de la jeune femme et tâchait son corps à l’aspect si fragile, si pure, avaient elle- aussi pris leur source dans le sang vampirique qui brûlait l’âme et la chair de la demoiselle…

La mort était-elle si cruelle ? Elle la faisait se languir. Un jour bon, calme et serein, l’autre empli de douleur et de désespoir. Elen voulait que tout cela cesse. Elle ne faisait qu’appeler des dieux dont elle ne connaissait même pas le nom, leur priant et les suppliant que tout cela cesse. Qu’ils prennent son âme, qu’ils prennent son corps mais qu’ils fassent vite. Une fois de plus, le sort s’acharnait sur elle et dans cette douleur atroce, elle ne souhaitait plus qu’une chose, que la mort l’emporte…
*

Était-ce quelques minutes ou quelques jours qui venaient de passer ? Perdue dans les méandres de son esprit, Elënna n’aurait pu le dire et devait attendre que son corps se remette de tant d’épreuves, ou non d’ailleurs. Le Palais du Limikkin tremblait sous les cris de leur chef de meute. Allongée dans son lit, semblant endormie depuis maintenant trop de temps, les traits du visage de la belle étaient tiraillés sous la douleur ou la peur, l’apaisement pouvant se lire sur son visage de temps en temps. Que pouvait-il bien passé dans ce sommeil qui paraissait être un vrai calvaire pour la dirigeante ? Toutes les heures, une jeune servante passait éponger le front fiévreux de la lycanne, posant sur elle un regard inquiet et compatissant. Elen était une chef très aimée de sa meute, qui pouvait bien savoir ce qu’il se passerait si elle venait à décéder…

Pourtant, un matin, alors que le Grand Froid avait déjà pris possession des terres d’Ephaëlya, un rayon de soleil parvint à percer les nuages épais et blancs de neige pour venir réchauffer la couche de la chef de meute. Sa température semblait avoir baissé et son état devait être en train de s’améliorer. Du moins, c’est ce qu’avait dit un des soigneurs de la meute. Après tout, rares étaient les personnes qui avaient survécu au sang vampirique. L’astre solaire redonna un peu de couleurs au visage de la jeune femme qui semblait avoir perdu toute forme d’énergie, ses cheveux couleur neige brillants légèrement. Le souffle de la belle fut un peu plus régulier et ses yeux s’ouvrirent doucement…

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