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 Terreurs nocturnes

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Loarwenn Black
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MessageSujet: Terreurs nocturnes    Mar 29 Juil 2014 - 23:57

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À l'endroit. À l'envers. À l'envers, à l'endroit.

Qu'importait le sens de la carte qu'elle tenait dans ses mains, Loarwenn n'y comprenait rien. Il fallait bien l'admettre : son manque de savoir en matière de lecture de cartes l'avait tout bonnement perdue.  Elle savait à peu près où elle se trouvait : quelque part dans la forêt des Damnés, dans le pays de Thaodia. Et encore, elle n'était pas vraiment sûre d'être bel et bien en pays lycan...
Elle poussa un profond soupir de résignation et fourra la carte dans sa besace de cuir. Décidement, elle aurait dû apprendre à se servir correctement d'une boussole. Son père et sa mère lui avaient enseigné les rudiments de la vie d'aventurier mais toute seule, ce n'était pas pareil. Et en  pleine nuit, c'était tout simplement impossible de se concentrer sur quoi que ce soit...

Lorsque la nuit tombait, la jeune elfe paniquait. Toutes ces ombres, ces bruits, ces odeurs étrangères... Elle reconnaissait parfois certains animaux et tentait de se rassurer comme elle le pouvait. Mais la peur reprenait à chaque fois le dessus.

Plus que tout au monde, elle craignait la nuit.

Chez elle, quand le soleil se couchait, personne ne restait dehors. Toute la famille se mettait à l'abri.
Mais à l'abri de quoi ? Les parents de Loarwenn ne craignaient pas les animaux nocturnes et les brigands, ils étaient d'excellents combattants.

Ce qui les effrayaient, c'était une vieille légende.
Une vieille légende qui disait que la malédiction sur le nom des Black était double. Ils étaient des monstres.

Des monstres qui disparaissaient.

On ne savait pourquoi, mais des membres de la famille Black se volatilisaient, toujours en pleine nuit. D'après certains, les Black disparus étaient ceux qui avaient le plus de mal à contrôler leur colère et étaient donc éliminés par les dieux pour éviter tout carnage. D'autres affirmaient que la personne qui avait maudit le nom des Black avait en plus créé une créature ne vivant que la nuit et qui avait pour unique but de tuer et traquer les Black.

Mais en dehors de ça, d'autres personnes disparaissaient, pas que des Black et en plein jour !
La pauvre Loarwenn tentait de se rassurer. Les légendes étaient ce qu'elles étaient : des croyances infondées. Personne dans sa famille n'avait disparu. On racontait ça pour faire peur aux enfants. Combien de fois avait-elle entendu "Loarwenn, sois sage ! Sais-tu que la créature ne vient juste que pour les enfants désobéissants ?"

Elle laissa échapper un rire nerveux. Bon sang, elle devait se ressaisir ! Elle avait beau être affamée, fatiguée, trempée à cause de la dernière pluie qui avait eu lieu peu de temps auparavant, sale et sans le sous, ce n'était pas une raison pour trembler de peur lorsque la nuit était là !

Ce n'était qu'un mythe !

À peine eût-elle pensé cela qu'elle crût que son coeur allait sortir de sa poitrine tant il se mit à battre fort.
Au loin, marchant dans la brume basse levée par la pluie, une silhouette emmitouflée dans d'immenses pans de tissus qui voletaient doucement au gré d'une légère brise se dirigeait vers elle. Elle n'eût pas le courage de détailler plus la silhouette.

Terrorisée et tremblante comme une feuille, la courageuse Loarwenn grimpa dans un arbre et ne bougea plus.

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Myrdhal Elwing
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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Lun 8 Sep 2014 - 20:34

Non loin de la frontière Lycan, à environ six heures de marche de la frontière Evanya, quelque chose se tramait. La nuit recouvrait les terres Lycanne de son voile bleu marine tandis que la lune éclairait ce qu'elle pouvait en créant, par la même occasion, des ombres malsaines semblables à des démons. Sans comptait que l'épaisse brume de soirée, que l'on pouvait qualifier de brouillage à couper au couteau, ne rajoutait pas une ambiance rassurante au thème nuptial. Une faible pluie avait également décidé de faire parler d'elle, il ne manquait plus qu'un orage et des vents forts venant du Sud pour décrire cela comme une véritable colère divine. Même si l'orage et le vent n'y étaient pas, il y avait son lot de malchance, au moins pour une personne. En effet ce qu'il y a de pire de courir en pleine nuit pendant un temps lourd, c'est d'être forcé de le faire pour échapper à des poursuivants.

Les pas course étaient lourds, chargés par le poids de la fatigue mais néanmoins entraînés par l'instinct de survie. Le souffle et l'endurance étaient à ce moment la les seuls amis sur lesquels il pouvait compter, ce n'est pas comme s'il n'était pas habitué, d'ailleurs il n'était presque pas époumoné. Dans ce genre de situation, il fallait mieux garder la tête froide et rester concentré sur l'objectif le plus urgent : semer les traqueurs qui talonnaient l'Elfe aux yeux émeraudes. Séparé d'une cinquantaine de mètres, il se devait d'agrandir la distance et, fort heureusement, la brume allait se porter complice de son escape. De par la distance qui séparait Myrdhal de ses quatre poursuivants, ils ne pouvaient que voir une ombre se déplacer à même allure qu'eux, passant quelque fois derrière les arbres dans le but de brouiller les pistes, mais c'était en vain. Même le jeune Elwing, pendant son sprint, avait remarqué une ombre loin devant lui dans le brouillard qui lui était aveuglant. Était ce une ombre parmi tant d'autre ou une présence ? Il allait bien le découvrir puisque de tout manière il se dirigeait droit sur cette ombre derrière la brume, pour finalement la voir disparaitre comme par magie, voilà donc l'effet que ça fait de perdre une cible.

L'idée était donc donnée et lui traversa l'esprit telle une illumination. Pour le moment il essayait de courir de manière plus fluide pour atténuer le bruit de ferraille que faisait tout son attirail en s'entrechoquant. Pour diminuer les traces visuelles qu'il laissait derrière lui, il s'efforçait de ne pas marcher sur d'éventuelles branches ou feuilles qui auraient pu trahir sa future cachette. Il était devenu lui-même comme une ombre, agrippant son écharpe qui pendait sur un bon mètre, il l'avait enroulé une deuxième fois autour de sa tête, camouflant même ses yeux verts étincelants. Les circonstances ne permettaient pas à l'Elfe de se reposer un seul instant, aussitôt arrêté, profitant une nouvelle fois d'un arbre pour ne pas être vu des autres, il escalada ce dernier. Enfin le voilà sauvé, non pas qu'il risquait de se faire étriper, bien au contraire, mais l'envie de tuer, lui était passé depuis quelques mois. Allez savoir pourquoi, même même avec son écharpe devant les yeux, il voyait assez clairement ce qu'il se passer autour, si bien sûr on oubliait la brume et la pluie, sa vision se rapprochait de celle d'un simple humain. C'était étrange, à croire qu'il arrivait à déceler les sources de lumières à travers le tissu.

Quoi qu'il en soit, ses pensées avaient été rapidement coupée lors de l'arrivée plutôt bruyante des quatre hommes armés. L'un d'eux possédait un arc de bonne qualité, cela faisait de lui la cible principale en cas de conflit. Les autres se trimballait avec des lames courtes et autres couteaux de même apparence qu'une dague. Le petit groupe de recherche allait tranquillement passer pour continuer la route dans l'espoir d'y trouver des indices ou même directement l'Elfe qui se cachait en haut d'un arbre... Mais bien entendu, ils n'étaient pas aussi idiots que ça. Pour eux aussi la course s'arrêta, on aurait dit qu'ils sentaient sa présence.

- Hey ! Je vois quelque chose, venez ! Cria l'un deux en levant la tête vers les étoiles.

La surprise était palpable car celui qui avait repéré "quelque chose" ne se trouvait absolument pas devant l'Elfe qui fuyait ces hommes là, mais bien devant une autre personne. L'ombre mouvante qu'il avait vu précédemment n'était donc pas le fruit de ses pensées et, pour confirmer ce que tout le monde contemplait, Myrdhal avait écarté un bout de tissu de devant son oeil droit. Il y voyait maintenant plus clair et, même dans la brume il avait pu déceler une présence féminine perché dans un autre arbre à une trentaine de mètre de lui. Elle avait un arc sur elle, et un tas d'autres affaires qu'il avait du mal à déchiffrer, surement une vagabonde comme lui. Elle avait choisi la même cachette à quelques mètres prêt, sur ce coup-là, ça c'était joué à une chance sur deux, et Divine seule sait que la chance à son importance dans une aventure.

- Ce n'est pas la personne qu'on cherche...

- Elfe ! As tu remarqué un homme courir ? brun de la tête au pied.

Pendant qu'ils entamaient un dialogue avec cette Elfe haute perchée, l'archer du groupe d'hommes de recherche effleura une flèche du bout des doigts. Il avait surement raison d'être sur ses gardes, mais il fallait mieux pour lui qu'il évite de faire une bête. Ce n'était pas vraiment qu'il s'en faisait pour la vie de l'Elfe qui s'était faite accostée à se place, d'autant plus qu'elle avait un avantage, mais sa mort ne lui aurait servi à rien pour fuir. D'un mouvement lent pour ne pas dévoiler sa présence, au risque d'effrayer un groupe d'oiseaux, il avait encoché une flèche sur son arc dont il tendait la corde en visant l'archer au sol.

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Loarwenn Black
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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Jeu 11 Sep 2014 - 23:56

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Bien solidement accrochée à son arbre, le front collé au tronc, Loarwenn était tendue à l'extrême.
Et si c'était la Chose qui approchait ? Celle qui, d'après les légendes, traquait et tuait chaque Black qu'elle rencontrait ?
Elle n'avait alors aucune chance. Vraiment aucune.
La silhouette qu'elle avait aperçu au loin était maintenant juste en dessous d'elle. Elle risqua un rapide coup d’œil mais il n'y avait plus rien à voir. L'individu qui se trouvait là à peine quelques secondes plus tôt avait disparu. Loarwenn bougea légèrement et observa plus attentivement les environs. Au sol, il n'y avait plus rien. Elle jeta alors un coup d’œil aux arbres et faillit tomber du sien en apercevant la même silhouette brune qui lui avait fait peur tout à l'heure. Situé à une trentaine de mètres d'elle, l'individu, au vu de sa position, semblait se cacher. Une espèce d'immense écharpe lui masquait le visage mais le choix de la cachette, la discrétion, la rapidité d'escalade dont il avait dû faire preuve et la silhouette plutôt fine et fuselée lui firent penser qu'il s'agissait sûrement d'un elfe.
Il ne l'avait pas encore vu et semblait guetter quelque chose. À peine eut-elle pensé cela que son ouïe fine capta non loin d'ici un groupe de personnes qui semblait se rapprocher.
Au moins maintenant, elle était sûre que ce n'était pas la Chose...
Elle se détendit un peu mais resta tout de même sur ses gardes. Son compère elfique semblait tendu en haut de son arbre. Peut être était-il poursuivi par ces personnes qui approchaient ? Cela expliquerait son empressement et sa très grande discrétion...
Fronçant les sourcils, elle espéra ne pas se faire remarquer. Un bien faible espoir s'ils levaient la tête.
La peur lui avait fait commettre une belle erreur. Elle était montée à une vitesse fulgurante dans l'arbre mais son choix n'avait pas été très judicieux. Paniquée, elle avait pris pour cachette le plus proche d'elle, soit un cèdre immense aux branches épaisses et... clairsemées.
Elle aurait grimpé tout en haut qu'on ne l'aurait pas remarqué mais ne voulant plus faire de bruit, elle s'était arrêtée à mi-chemin. Si quelqu'un levait la tête et scrutait bien l'arbre, il la repérerait facilement.

Les éventuels poursuivants de l'elfe habillé de brun débarquèrent juste en dessous d'elle. Et comme par hasard, deux d'entre eux s'arrêtèrent pile poil au pied de son arbre protecteur...

Et elle fût bien vite découverte.

- Hey ! Je vois quelque chose, venez ! Cria l'un deux en levant la tête vers les étoiles.

Deux autres hommes accoururent aussitôt. Ils étaient donc quatre. S'ils cherchaient la bagarre, ils la trouveraient rapidement...
Elle grimaça en apercevant qu'un des hommes possédait un arc. Accrochée au tronc tel qu'elle l'était, elle n'avait aucune chance d'esquiver des flèches rapidement sans se faire mal.

- Ce n'est pas la personne qu'on cherche...

- Elfe ! As-tu remarqué un homme courir ? Brun, de la tête au pied.

Loarwenn se tendit sur son arbre. Il cherchait bien l'elfe caché un peu plus loin.


Brusquement, elle se laissa tomber en arrière, se rattrapa in-extremis située à trois mètres du sol et se laissa tomber, légère et souple comme un petit félin.

Se redressant fièrement sous ses besaces, elle toisa de sa petite taille les quatre grand bonhommes qui lui faisait face. Son joli minois avait prit un air hautain qu'elle surjouait, bien évidement. Elle avait toujours adoré jouer la comédie et en rajouter des tonnes...

- Je l'aurais aperçu que je ne vous le dirai pas. Non mais vous avez vu comment que vous me causez ? Non ? Et ça vous plairait à vous de vous faire appeler « Homme » ?

Prenant une grosse voix qui se voulait masculine, Loarwenn fanfaronna devant les quatre personnes incrédules.

-Hé Homme, t'aurais pas vu un p'tit gars tout brun ? Même pas un bonjour ! S'exclama t-elle en reprenant une voix normale.

-Bon ça suffit maintenant, s'énerva un des hommes en pointant une dague en sa direction. Tu vas nous dire si tu l'as vu ou pas !

Feignant un air penaud et fragile, la jeune elfe leur indiqua du doigt un point qu'elle avait choisi au hasard.

-Je l'ai vu... Il courrait dans cette direction, il s'est enfoncé loin dans la forêt.

Et ils croyaient vraiment qu'eux, hommes ordinaires, lui feraient peur...
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Dernière édition par Loarwenn Black le Mar 11 Nov 2014 - 1:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Ven 31 Oct 2014 - 7:15

Les quelques interactions échangées entre l'Elfe le groupe d'Humain était presque comique, la même situation sur les planches d'un théâtre en aurait fait rire plus d'un. Le spectateur de cette scène restait à sa place, car indirectement, Myrdhal était lui aussi un acteur. Contre toute attente, la fine Elfe arrivait à tenir tête au groupe et, même plus, elle n'était absolument pas impressionné par leur carrure de nobles brigands et leur nombre. Les réponses qu'elle enchaînait faisait preuve d'une répartie amusante malgré le sale caractère de ces hommes armés. D'après ses mouvements, la jeune Elfe donnait l'impression d'être extrêmement agile, mais aussi taillée comme un fil de fer. C'était assez impressionnant à voir, même lui doutait pouvoir réussir de telles acrobaties.

- Je ne connais pas ton nom Elfe, et je m'en fiche pas mal, donne moi simplement une bonne raison de te croire ou on va s'amuser un peu ! rétorqua l'un deux sur un ton sec.

Un court silence brisé par un vent glacial s'était imposé à la suite de cette réponse. Un peu comme si la forêt elle-même voulait mettre fin à cet échange verbal pour ne pas que passer à un échange physique et assassin. On pouvait lire une once de découragement, d'après l'expression de leur visage et leur manie de regarder autour d'eux, ils n'étaient guère rassurés de rester ici. Il fallait dire que l'ambiance dominante d'une forêt en pleine nuit sur le territoire des Lycans était loin d'être apprécié de tout monde. La peur... Avait dit Myrdhal en pensant un peu trop fort, mais néanmoins suffisamment doucement pour que ses mots ne soient pas audibles. Peu importait ce qu'allait dire la jeune Elfe courageuse, ces hommes n'avaient qu'une seule idée en tête : quitter les lieux. Un seul semblait restait sur ses positions, le regard sévère, il tenait lui aussi tête à l'Elfe. Difficile de cacher qu'à présent elle avait l'avantage, c'était peut-être ça qui contrariait le soit-disant chef du groupe. Le sentiment d'être abandonné par ses hommes au moment de faire face à un opposant, aurait énervé n'importe quel leader au solide caractère... La tension se termine finalement par une simple phrase qui cependant ne dévoilait pas la défaite du groupe d'Humains pour autant.

- J'espère pour toi que tu dis vrai... ... Allez, rattrapons le, nous avons perdu assez de temps.

Les sourcils froncés de l'Humain, lui donnaient un regard perturbé et sévère, un peu comme une personne qui avait du mal à digérer sa défaite. C'est sur cette dernière phrase et ce regard meurtrier lancé sur la fine Elfe, que le groupe d'Hommes armés avait pris congé de l'être aux oreilles pointues qui ne s'était pas défilée. Tenant son regard jusqu'au bout pour ne pas perdre sur tout le front et, aussi quitter le champ de défi en gardant sa dignité, lui et ses hommes avaient maintenant disparu dans l'épais brouillard de la forêt noire. On pouvait encore les apercevoir tel une ombre à peine opaque à travers ce manteau blanc. De son côté, l'Elfe aux yeux émeraudes avait gardé le groupe d'hommes sous le joug d'une flèche d'argent prête à partir en cas de problème quelconque. Du haut de sa branche, il avait gardé dans sa ligne de mire ce petit monde qui bien vite s'était séparé, laissant seule la jeune Elfe devant un arc tendu. Le silence de la nuit rarement interrompu par les cris des animaux sauvages, donnait à la scène un peu plus de malaise. Les deux Elfes enfin seuls, se regardait, ou du moins, Myrdhal regardait l'ombre aux oreilles pointues et aux cheveux d'or qu'il parvenait à distinguer dans ce brouillard gris. Après un court instant de réflexion, il avait rangé son arc et sa flèche d'argent avant de redescendre de son arbre en se laissant glisser par une corde. D'un mouvement net et ample, le jeune Elfe avait dégagé la corde de l'arbre pour la laisser tomber sur la terre et les feuilles mortes. En s'approchant de sa congénère d'un pas plutôt lent, il enroulait sa corde pour ne pas la laisser trainer derrière et, risquer d'être gêné. Une fois arrivé sur le lieu de la rencontre, il était resté à quelque mètre de distance de la femme Elfe sans stopper sa lente marche, décrivant un cercle autour d'elle. Sa tête était vulgairement recouvert d'une vieille écharpe brune qui ne dévoilait pas grande chose de son visage. On pouvait seulement distinguer une seule partie de l'une de ses oreilles, ainsi que son regard vert brillant au reflet de la lune. Le regard pesant et silencieux était sans cesse posé sur elle. C'était après avoir pratiquement effectué un tour complet, qu'il avait pris la décision de commencer une conversation d'une voix tout aussi lente que sa marche, mais tout de même d'une intonation sûr, roque et calme.

- Vous n'êtes pas une Lycanne... Et vous avez l'air perdu... Plutôt rare à notre époque... Elfe !

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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Lun 8 Déc 2014 - 20:20

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-Je ne connais pas ton nom Elfe, et je m'en fiche pas mal, donne moi simplement une bonne raison de te croire ou on va s'amuser un peu ! rétorqua l'un deux sur un ton sec.

« Bon, ils ont vraiment l'air de s'énerver ces humains prétentieux. Mais comme si ils me faisaient peur... Mes cauchemars sont une centaine de fois plus horribles que leurs faces de moules défraîchies ! », pensa Loarwenn, le visage redevenu sévère sous la menace. Elle savait, enfin non elle sentait plutôt qu'ils n'allaient pas tenter quoi que ce soit. Les regards inquiets qu'ils lançaient de temps à autre par dessus leurs épaules laissaient croire, et à juste titre, qu'ils craignaient quelque chose. Ils ne souhaitaient pas s'attarder et deux d'entre eux étaient clairement mal à l'aise. À l'affût, Loarwenn fixait sans ciller ce qui semblait être le chef du groupe. Après un court moment, il cessa d'affronter la jeune elfe du regard et lui tourna lentement le dos non sans jeter quelques regards en arrière, méfiant.

 - J'espère pour toi que tu dis vrai... ... Allez, rattrapons-le, nous avons perdu assez de temps.

Sans esquisser le moindre geste, Loarwenn regarda les hommes partir dans la direction qu'elle leur avait indiqué. Quand elle fût sûre qu'ils furent bien loin, elle s'approcha d'un arbre et se laissa glisser le long de son tronc jusqu'au sol et ferma les yeux. La retombée d'adrénaline et le soulagement avaient rendu ses jambes faibles et le haut de son corps était secoué de petits tremblements. La rencontre qu'elle venait de faire cette nuit aurait pu être tout autre. Jamais donc elle ne serait abandonnée par la peur qui la taraudait chaque nuit...

Un léger craquement fît repartir son cœur au triple galop. Elle tourna vivement un visage terrifié vers l'origine du bruit, Mais qu'est ce que ?...

- Vous n'êtes pas une Lycanne... Et vous avez l'air perdu... Plutôt rare à notre époque... Elfe !

Bon sang. Elle avait oublié l'individu recherché par les mercenaires humains.

C'était bien un elfe, plus grand qu'elle (ce n'était pas compliqué...), les cheveux noirs de jais, la peau pâle et les yeux émeraudes, tout comme elle. Il était bien emmitouflé dans une écharpe brune que Loarwenn... Avait déjà vu quelque part !
Elle se releva doucement tout en l'observant. Vraiment, plus elle le détaillait, plus cet elfe lui disait quelque chose !

- Vous êtes un fin observateur ! Effectivement, je suis perdue. On a jamais pris le temps d'aiguiser mon sens d'orienta...

Ce regard !... Mais oui !

Ses yeux, qui venaient de croiser ceux de l'elfe brun s'éclairèrent soudainement. Elle savait enfin pourquoi cet elfe lui disait quelque chose !
Il s'appelait Myrdhal. Myrdhal Elwing ! Elle n'était encore qu'une jeune elfette (encore plus) écervelée lorsqu'elle l'avait rencontré la première fois.

Il venait d'être amené au campement des voleurs du Canyon de Rhaw. Vu qu'encore une fois, elle avait échappé à la vigilance de ses sœurs aînées, elle était là à traîner et à amuser ceux qui ne participait pas au raid. Elle ne l'avait pas vu au début, ses jeunes yeux n'étaient pas encore entraînés. Enveloppé dans son immense écharpe brune, il était adossé à une paroi rocheuse. Il avait entouré ses genoux de ses bras et regardait le sol d'un regard que Loarwenn n'oublia pas. Un regard plein de haine et de rage, vaguement triste et légèrement désespéré.

C'était le regard d'un fauve blessé qui allait être mis à mort. Et cela l'intrigua.

Contre les avis de ceux qui lui avait conseillé de ne pas s'approcher de ce jeune elfe, elle alla le voir prudemment, se déplaçant presque à la manière d'un grand singe. Ses cheveux emmêlés tombaient en mèche sur son visage et de son regard étincelant, elle dévisagea l'inconnu un long moment. Il en fit de même, sans un mot.

Ce jour-là, l'enfant sauvage avait presque trouvé plus farouche qu'elle.

- Comment n'ai-je pu ne pas te reconnaître Myrdhal ? Après toutes ces années, ton regard n'a pas changé...
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Dernière édition par Loarwenn Black le Jeu 15 Jan 2015 - 1:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Lun 15 Déc 2014 - 16:21

Le sol froid et humide recouvert de feuilles d'automne en train de dépérir avait enfin été remué sous les pas hésitants de la jeune Elfe blonde. Lentement, les petites intonations du feuillage-sec et des branches-craquantes paraissaient raisonner indéfiniment aux fines oreilles pointues de Myrdhal. À tel point, qu'il pensait que si elle continuait de s'approcher ainsi, elle finirait par le percuter. Regardant le sol comme s'il ne craignait pas la présence de la jeune Elfe, il avait remarqué les pieds de cette Demoiselle qui s'avançaient doucement, puis enfin ses jambes et, pour finir sa tête à la peau si agréablement lisse et clair. Son regard insistant semblait rechercher la profonde couleur des yeux de l'Elfe brun. Un regard tellement remplit de curiosité sans gêne, que cela commençait à perturber Myrdhal qui n'avait eu que pour seule réaction de fermer les yeux. Imitant une lassante fatigue et évitant tout manque de respect involontaire, autant pour lui que pour elle. Mais son regard allait bien vite changer à la suite de ces paroles intrigantes. N'ayant plus que le son pour le guider, il écoutait ses dires d'une oreille attentive.

- Comment n'ai-je pu ne pas te reconnaître Myrdhal ? Après toutes ces années, ton regard n'a pas changé...

À cet instant, Myrdhal avait rouvert ses paupières et, même un peu redressé la tête en direction de la jeune Elfe pour la regarder. Droit dans les yeux, il ne montrait aucune expression dans son regard, et encore moins sur sa figure qui était camouflée par son écharpe. Le bras tendu et aussi raide que la corde de son arc, sa main armée de son piolet tranchant était venu se loger sous la gorge de son interlocutrice. Le froid glacial de sa lame argentée appuyait progressivement sous son menton de sorte à lui faire lever la tête au ciel. L'Elfe assaillant ne quittait pas sa proie du regard, allant même jusqu'à contempler le reste de son corps fragile pour éviter une mauvaise surprise de sa part. La pression de la lame blanche étant là de toute manière pour décourager la moindre envie de se rebeller. Avant de répliquer, il avait ôté son écharpe avec sa main libre pour faciliter son dialogue et aussi dégager son champ de vision, dévoilant ainsi son visage aux yeux de sa "confrère."

- Vous avez le don de toujours tomber très mal... Mais je n'ai encore jamais croisé de Rhaw aussi peu discret que toi. Je dois quand même admettre que vous êtes tenace. Penche légèrement la tête sur la droite en observant la prévenue. Je devrais peut être faire un tour au canyon, histoire de vous donner une bonne raison de me traquer.

Sa voix restait aussi solide que la roche, mais raisonnait sereinement dans l'air tel le long et sage hurlement d'un loup. Sans haussement de ton, ni même aucune agressivité dans sa manière de s'exprimer malgré la situation, il avait expliqué son point de vue. Après une précise considération de la personne qui semblait connaitre l'identité de l'Elfe au regard émeraude, la froide lame, étincelante mais néanmoins usée, redescendait paisiblement. Arrêtant toute menace, la jeune aventurière pouvait désormais respirer sa délivrance de l'avertissement du dernier Elwing. Le brouillard, tout comme la tension créée par cette rencontre, commençait petit à petit à disparaitre, laissant face à face deux êtres liés par le passé. D'un pas vers l'arrière, Myrdhal était revenu s'adosser à son rocher en croisant les bras face à l'Elfe perdue.

- Si tu me connais, tu sais à quel danger tu t'exposes, à moins que notre altercation ne soit qu'une coïncidence.

Étrangement, la disparition de l'épais brouillard ne changeait pas uniquement l'ambiance visuelle des lieux. En effet, un nouvel univers sonore n'avait pas tardé à faire son entrée, oubliant le sifflement du vent pour laisser place aux grillons nocturne et, hululement des hiboux. D'autres animaux, aussi grands que petits, souhaitant se faire entendre, arrivaient à peine à couvrir le bruit des hauts feuillages sous le souffle du vent. Par delà cette ambiance nuptiale, un animal commun à Thaodia, la Contrée des Lycans, avait imposé son territoire en un cri bien connu. Le cri du loup. À la suite de ce hurlement lointain mais pourtant parfaitement audible, Myrdhal avait tourné la tête dans la direction de ce long aboiement avant de replonger son regard dans celui de la jeune Elfe.

- ... On dirait que je ne suis pas le seul prédateur ici.

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MessageSujet: Re: Terreurs nocturnes    Jeu 15 Jan 2015 - 1:17

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À peine eût-elle prononcé ces quelques mots qu'un piolet peu amical s'était logé sous sa gorge, la forçant à lever la tête afin d'éviter à son joli cou d'être tranché. Malgré elle, elle déglutit et laissa ses yeux s'écarquiller sous la peur manifeste qui s'emparait d'elle. Pourquoi tant d'animosité à son égard ? Quel goujat, elle venait de lui sauver la vie ! Elle aurait mieux fait de le laisser se faire prendre...

- Vous avez le don de toujours tomber très mal... Mais je n'ai encore jamais croisé de Rhaw aussi peu discret que vous. Je dois quand même admettre que vous êtes tenace. Je devrais peut être faire un tour au canyon, histoire de vous donner une bonne raison de me traquer.

Ah ! C'était donc ça ! Il s'était mis en tête que d'après sa remarque, elle le traquait. Elle en avait d'autres choses à faire que de traquer les gens, déjà fallait-il qu'elle ait l'expérience pour le faire...
Mais lui ne le savait pas et il était suivi. Comment pouvait-il se rappeler d'elle ? Il ne l'avait pas vu souvent bien qu'elle l'avait épié plus souvent qu'il ne le pensait. Il avait constitué une source de questionnement dans sa petite tête blonde. Qui était-il ? D'où venait-il ? Pourquoi ne parlait-il pas ? Pourquoi n'avait-il jamais l'air heureux ?

Doucement, elle sentit la lame de son piolet descendre le long de son cou. En lui lançant un regard glacial, il s'éloigna et alla s'adosser à un rocher. Loarwenn palpa précipitamment sa gorge et ne pût s'empêcher de respirer de façon saccadée. Autant de coups de peur et de stress, ce n'était pas bon pour son cœur ! Elle sentit un mal de crâne arriver et se laissa tomber lourdement à genoux, les yeux fermés. Elle n'avait jamais été aussi éreintée mentalement de sa vie. Son cerveau goûtait tant bien que mal aux effets yo-yo que celle-ci pouvait réserver.

- Si tu me connais, tu sais à quel danger tu t'exposes, à moins que notre altercation ne soit qu'une coïncidence.

Bien sûr que ce n'était qu'une coïncidence ! Elle ne savait pas traquer les gens. Elle était trop lourde et trop peu indiscrète avec son équipement. Si seulement elle pouvait gagner assez d'argent pour s'acheter une de ces besaces enchantées ! Elle pourrait voyager plus légèrement et discrètement à l'avenir...

Ses futurs achats fictifs furent interrompus par un long hurlement qui déchira le calme de la nuit (qui commençait à peine à devenir douce en plus...). Cette fois-ci, Loarwenn ne paniqua pas.  Elle ouvrit calmement les yeux pour surprendre le regard de Myrdhal. Elle savait quelle créature produisait ce genre d'appel.

Un Lycan. Et elle n'avait pas peur des lycans.

- ... On dirait que je ne suis pas le seul prédateur ici.

Loarwenn soutint le regard perçant qu'il lui adressa. Alors comme ça, il n'y avait qu'elle qui était une proie ce soir ?

- Bon, pour le cas où l'on se fait attaquer par ce Lycan et pour être sûre que tu ne crois pas qu'à la première occasion je ne te plante un poignard dans le dos : je ne te traque pas, je suis réellement perdue, annonça t-elle, le regard franc et droit.

Elle hésita un peu mais ajouta quelques précisions tout de même.

- Je t'ai connu il y a des années de cela. Je n'étais qu'une toute jeune elfe à l'époque, encore une enfant frêle et fragile.

Un second hurlement se fît entendre. Avec rapidité et dextérité, Loarwenn se mit debout tout en se débarrassant de ses besaces, attrapa son arc et encocha une flèche qu'elle pointa vers le bas, regardant les alentours avec méfiance. En jetant de nouveau un coup d’œil à Myrdhal, elle surprit de nouveau son regard glacial braqué vers elle. Elle le soutint de nouveau avant de redonner toute son attention aux alentours. Mais cela ne l'empêcha pas d'avoir un sourire en coin et un air mi-figue mi-raison lorsqu'elle se présenta enfin.

-Je ne suis pas une Rhaw à proprement parler.

De nouveau, un sourire en coin.

-Je suis Loarwenn, la dernière des rejetons maudits de la famille Black.
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