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 A la frontière de l'autre monde [PV]

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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Lun 4 Avr 2011 - 8:01

Alors que je l'écoutais attentivement, l'un des deux petits oursons sauta sur moi et tenta de s'agripper à mon torse. Bien sûr il retombait doucement sur le sol puis laissa deux petites marques de griffures qui étaient très semblables à celles qu'elle avait pu voir dans mon dos. Oui ces petites marques avaient bel et bien été causées par les séances de jeu avec les deux oursons. Je la regardai et pris un instant pour penser, instant qui me parut très long. Je finis par la regarder et lui dit après un petit baiser sur la joue.

-Oui, je comprends... je ne connais pas bien l'endroit, mais peut-être pourrions-nous leur aménager un endroit en attendant qu'ils retournent chez eux. C'est tout de même étrange qu'ils soient venus jusqu'ici, ce n'est pas dans les habitudes des animaux que je soigne de me suivre après que je les ai quittés. Mais bon, je suis certain que tout finira pour le mieux, nous trouverons un moyen de les emmener dans un endroit sécuritaire.


Je la pris dans mes bras et la regardai dans les yeux, me perdant dans ceux-ci quelques secondes avant de l'embrasser. Je lui souris doucement alors qu'une idée me vint à l'esprit.


-Viendrais-tu avec moi les ramener où je les ai trouvés? Nous partirions après que mon épaule soit guérie et reviendrons ici rapidement, deux semaines voir trois si tout va mal, de route ou nous pourrions mieux nous connaître. Bien sûr je comprendrai si tu ne veux pas. Ne t'oblige pas à me suivre si cela te rend malheureuse, je m'en voudrai énormément de te vois triste.


Je posai mon front sur le sien puis la regardai dans les yeux. Je ne voulais pas la quitter, mais si elle préféra m'attendre il en sera ainsi, c'était de ma faute si la petite famille était venue jusqu'ici et je comptai bien m'assurer qu'ils soient en sécurité. Dans tous les cas je sentais que mon chemin me ramènerait ici, que je sois avec elle ou non. Est-ce que tous les humains s'attachaient aussi rapidement? Je ne pouvais le dire, je n'avais jamais visité de cité humaine ou de quelque race que ce soit. Je finis par approcher ma bouche de son oreille et, lorsque je fus tout près de celle-ci, je lui dis tout bas.


-Ne réponds pas maintenant, je te laisse tout le temps dont tu as besoin pour y penser, pour l'instant je ne veux qu'être avec toi. Dans tous les cas je reviendrai te voir si tu veux toujours de moi.


Je la pris dans mes bras puis déposa un petit baiser sur la pointe de son oreille, l'endroit me semblait accueillant. Je restai ainsi plusieurs minutes, respirant le doux parfum de ses cheveux avec le sourire. Tout était calme et serein autour de nous, les petits oursons et la mère nous avaient laissé du temps seul et étaient allez se coucher au pied d'un arbre. Les oiseaux changeaient leur mélodie et le vent soufflait dans ses cheveux qui flottaient devant mes yeux.


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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Mer 6 Avr 2011 - 9:43

Les ramener chez eux, oui il le fallait il ne resterait pas longtemps en vie ici, c’était bien trop dangereux, c’était déjà un miracle qu’il est pu venir ici sans problème ni blessure, de plus les braconniers étaient de plus en plus connu sur les terres humaines, il n’avait pas non plus beaucoup de chance pour s’en sortir, mais Estel ne pouvait les garder dans son parc, le jardin immense qu’était sa maison, impossible, ils seraient comme en cage. Soudain elle eut une idée, dans sa contrée il y avait le labyrinthe d’Amarth, les gros monstres n’y allait pas car il n’y avait pas assez de nourriture, personne n’allait là bas, de l’autre coté, sur les terres de d’Oryenna, se trouvait la statue des braves, certes de grand guerriers venaient se recueillir au près de cette statue, mais pour ces braves l’ours n’était pas un animal assez fort pour les combattre, il fallait donc les amener là, ils serraient en sécurité. Elle était dans ses bras, ce qui lui allait assez bien, elle devait l’avouer.

Je ne peux être malheureuse avec toi, tu es si doux et si gentil, nous conduirons ces ours dans un endroit avec plus de sécurité pour eux, près d’un labyrinthe elfique où les monstres n’approche pas, nous disposeront aussi une essence, une odeur que les ours détestent afin qu’ils ne reviennent pas ici et qu’ils n’entrent pas dans le labyrinthe, je pense avoir ça dans mon jardin, une fleur produit cet effet.

Elle retirait sa tête de la sienne, puis l’embrassait, ces lèvres étaient si douce, si délicate, elle qui lui avait dit qu’il devait se connaitre avant d’avoir toute relation, elle était bien mal parti avec lui, elle adorait ses bras, son corps, son odeur, ses yeux, sa bouche, oui il allait être difficile de se détacher de lui.

Nous devrions nous mettre en route aujourd’hui, on en a pour trois à quatre jours à les amener, ensuite nous pouvons revenir ici et après un peu de repos partir sur les terres des loups comme tu le voulais, bien que je n’aime pas trop aller là bas, je ne te laisserai pas aller seule, sauf si la foret à besoin de moi, mais …

Elle se recollait contre lui, caressant son torse, son dos, ses bras, descendant par de petits baisers de ses lèvres jusque dans son cou afin d’arriver sur le lobe de l’oreille, puis tout en passant ses mains dans le drap qu’il portait autour de la taille, déposant ses mains sur ses fesses après avoir desserré légèrement le linge blanc.

Il faudrait que tu sois habillé pour faire tout ça.

Elle le regardait à nouveau ne retirant pas ses mains pour autant, elle le regardait avec un sourire malicieux et coquin à la fois. Les ours attendaient sagement au pieds d’un arbre, par ce matin ensoleillé ils ne craignaient rien et avec le soleil qui se déposait sur eux, ils n’allaient pas bouger pour le moment, ce qui leurs laisser pas mal de temps pour qu’il s’habille, se lave même et qu’elle prépare une nouvelle mixture pour le bras de Victor, sans oublier de quoi faire le voyage.
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Sam 9 Avr 2011 - 8:00

J'eus un léger sourire de gêne lorsqu'elle me dit que je devais être habillé. J'avais totalement oublié que je n'avais que le drap comme vêtement. Ses mains étaient chaudes et elle me regardait avec une expression nouvelle, une expression qui m'était inconnue. Je restai silencieux tout en la regardant pendant une longue minute, une minute qui sembla durer une éternitée. J'était bien, si ce n'avait été des ours je serais resté comme ceci toute la journée, plongeant mon regard dans les siens et profiter de la beauté de ses yeux. Elle voulait venir avec moi au pays des loups comme elle l'appelait, bien que je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle l'appelait ainsi. Malgré tout, je voyais bien qu'elle serait incapable de quitter sa demeure, elle y était attachée et je ne voulais pas qu'elle s'en prive pour moi. Je fini par l'embrasser, un baiser doux et simple, lèvres contre lèvres.

- Oui, ce serai plus simple avec des vêtements. Préparons ce voyage e ensuite nous reparlerons pour les terres des loups, bien que je ne comprenne pas vraiment pourquoi tu appels les terres de l'est ainsi. Nous avons le temps d'y penser, nous avons beaucoup de temps devant nous.


Le temps, bien qu'il était faut de croire que j'en avais beaucoup devant moi je ne pouvais le savoir, ne connaissant pas la longévité d'un humain normal et encore moins d'un humain dans ma condition qui pouvait s'avérer précaire. Je pensais qu'il pouvait bien me rester des dizaines d'années, une centaine peut-être, peut-être plus. Jamais je n'aurai pu me douter qu'un humain vivait une vie aussi courte et jamais je n'avais anticipé la vieillesse. Il était clair pour moi que j'avais encore beaucoup de temps pour découvrir ce nouveau sentiment. Je voulais prendre mon temps, comprendre ce qui se passait, et profiter au maximum de chaque minute où je le ressentais. Mon souffle était long et détendu, rien ne laissait prévoir que j'allais bouger. Pourtant, je finis par reculer ma tête un instant en lui souriant. Elle avait raison, il fallait partir aujourd'hui, contrairement à lui l'ourse et ses petits n'avaient pas tout le temps que je disposais, ils étaient menacés dans cette parcelle d'Evanya. Je finis par la coller contre moi en disant avec le sourire.

- Oui, mettons-nous en route aujourd'hui, la journée est belle et le soleil est radieux, si nous marchons assez vite nous pouvons prendre moitié moins de temps et tu retrouveras ta demeure d'ici cinq jours.


Une partie de moi désirait qu'elle reste ici. Pas que je ne voulais pas qu'elle m'accompagne, mais bien que je sentais qu'au fond d'elle un voyage, aussi court soit-il, lui faisait du mal. Toute sa vie était ici et elle était incapable d'abandonner ses souvenirs matériels, je le savais au fond de moi. Je ne pouvais lui en vouloir, cette maison et cette forêt représentaient beaucoup pour elle, c'était sa forêt, sa demeure, son endroit bien à elle. La tenant toujours dans mes bras, ma tempe collée sur la sienne, je descendis les yeux vers le sol. Un endroit à moi, je n'en avais pas, je ne m'étais jamais vraiment senti chez moi, peu importe où j'allais. Peut-être que je n'en avais tout simplement pas, peut-être que j'avais fui cet endroit lors de la mort de mon père. Tout ce que je savais, c'est que je ne pouvais comprendre ce sentiment d'appartenance, du moins lorsqu'il s'agissait d'un endroit où vivre. Le seul lien que j'étais en mesure de faire était mon lien sentimental avec Sên Cu, ce sentiment que je n'était jamais seul lorsque je portais la lame sur moi. Si seulement j'avais su, su que ce sentiment n'était pas une illusion comme je pensais. Si seulement j'avais su que Sên Cu m'avait aidé toutes ces années, tout aurait été plus simple, j'aurai pu demander conseil à mon amie secrète, à ma protectrice. Mais non, j'ignorait tout de la magie de ce couteau, lui disant même qu'il n'était qu'un simple outil de survie. Je finis par redresser la tête, ne voulant pas qu'elle comprenne que l'absence de ce sentiment d'appartenance m'affectait secrètement. Je ne voulais pas qu'elle pense que je désirais allez vivre chez les humains. L'idée de vivre comme eux m'horrifiait, ils étaient menteurs et traitres, ils s'entretuaient pour décider de qui allait détruire le plus de chose et de vie autour d'eux. Comment aurai-je pu accepter une telle réalité? Je préférais de loin vivre seul et ne jamais savoir ce que c'était d'avoir un endroit à soi, un endroit à aimer et à protéger. Bien sûr je protégeais sans cesse les forêts que je parcourais, mais, c'était différent, je ne le faisais pas parce que c'était chez moi, mais bien parce que je ne pouvais accepter de voir les hommes détruire la vie de bêtes pour s'amuser. Je le faisais, car je sentais quelque chose en moi me dire que c'était mon devoir d'aider ces animaux qui devenaient sans défense face à ces pièges qu'ils ne comprissent même pas.

Alors que je pensais au passé et au futur à la fois elle put sentir que ma mâchoire se crispait et ma tête tomba sur son épaule. Tout d'un coup mon bras droit relâchait l'étreinte qu'il lui faisait et tomba le long de mon corps. Mon souffle devint court, je fermai les yeux et retins un cri de douleur. De mon bras gauche de la serrai contre moi, m'empêchant ainsi de tomber et posa mon visage, qui était soudainement en sueur, dans le creux de son cou. Oui, j'étais en sueur, des sueurs froides. Ce genre de sueur que l'on ressent lorsque l'on passe à deux doigts de se faire décapiter par une panthère ou un lion. J'avais l'impression que l'épée entrait à nouveau en moi et tentait de s'enfoncer plus profondément, finissant de sectionner mon bras qui ne réagissait plus. Je finis par tomber à genou, mes jambes faillissant sous l'effet de la douleur atroce, et je sentis ma tête glisser sur sa poitrine et se déposer sur son ventre. J'avais les yeux grands ouverts, ronds comme deux écus tout neufs. Mon regard vert semblait regarder loin devant moi, cherchant un endroit où échapper à cette douleur, un endroit qui m'appartenait. Pourtant, je ne trouvai pas, tout se noircit autour de moi et je tombai dans l'inconscience sur ces dernières paroles que je dis ans mêmes m'en apercevoir.


- Sên, protège-la.
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Lun 11 Avr 2011 - 20:08

Recevant un baiser des plus léger, il lui donnait sa réponse, oui ils avaient du temps, celui-ci allait leur servir, ils allaient pourvoir apprendre à se connaitre, discuter sur leurs vies, leurs connaissances, savoir les envies, ce qu’ils aiment, détestaient, leurs façon de voir les choses, l’avenir, leurs avenir qui sait, leurs destins étaient liés, elle devait veiller sur lui et qui pouvait dire qu’il n’y aurait pas qu’une simple amitié qui en sort, qui pouvait affirmer que l’amour ne prendrait pas de nouveau part dans le cœur d’Estel, personne pas même elle. Voulait-elle revivre un amour qu’elle savait déjà perdu dans le temps, de plus la vie d’un humain est bien plus fragile, personne ne peut estimé le temps qu’il peut vivre, était-elle prête à revivre cette perte ? La terre des loups, ainsi il n’avait jamais vu de loup garou pour ne pas savoir pourquoi elle appelait Thaodia ainsi, cette phrase lui confirmait une chose, elle ne le laisserait pas aller seul sur ces terres de l’est, il serait bien trop en danger seul avec ces bêtes qu’il ne connaissait pas.

Cinq jours, mais elle pouvait quitter son domaine bien plus longtemps que ça, elle savait que deux semaines étaient le maximum qu’elle pouvait partir seule, mais elle n’était pas seul en cet instant et le fait qu’il serait prêt de lui durant le voyage changerait peut être la donne. Elle arriverait à quitter sa maison plus longtemps, elle ne savait le dire, elle avait toujours voyagé seule sur toutes les terres d’Ephaëlya, le fait d’être à deux, elle pourrait discuter, lui montrer ce qu’elle avait déjà vu, ce qu’elle connaissait déjà et apprendre et voir des nouvelles choses sur les terres parcouru par son corps il y a plus de cent ans. Alors lui elle passerait plus de cinq jours avec cet homme, elle voulait mieux le connaitre, lui montrer d’autres femmes pour qu’il soit sur de ses sentiments, elle, elle le trouvait à son gout, il avait l’air d’un homme doux et gentil comme elle les aime, mais sa seul question était, était-elle prête à revivre un amour pour le perdre à nous ? Quand à lui, il était exclu de toute civilisation, il n’avait pas connu d’autres femmes et le fait qu’il se retrouve dans les bras de notre belle elfe avait fait monté des sentiments en lui, mais d’un coté il ne connaissait qu’elle.

Il reposait sa tête sur son épaule, recollant sa joue contre celle d’Estel, elle sentait son souffle dans son oreille, cependant son corps fut plus lourd que précédemment, il n’allait pas bien, sans qu’elle n’eut le temps de réagir, il tombait en arrière, elle fit alors de son mieux pour le freiner dans sa chute, mais un corps inconscient même un poids léger comme le sien était impossible, elle plongeait avec lui sur le sol, le stoppant légèrement pour aggraver le moins possible les blessures qu’il allait recevoir, son bras encore, pourtant elle l’avait soigné la vielle, certes ce qu’elle lui avait mit n’était pas très puissant mais là ça lui paressait bizarre. Elle réfléchissait rapidement en se relevant, il n’y avait plus rien à faire il était inconscient ! Elle se rappelait de la veille, il voulait de la viande saignante, elle était incapable de la lui donner si vite !

Montant le plus rapidement possible dans un des arbres pour retourner de l’autre coté et entrer dans sa maison, elle avait dans son garde mangé de la viande qu’elle laissait sécher, elle prit la plus récente espérant qu’elle soit encore assez saignante pour lui, de plus elle saisit une fiole comme la veille, elle n’avait plus de souffre douleur, il allait souffrir, mais elle n’avait pas d’autre choix, elle se devait de le réveiller de toute façon pour qu’il avale la viande ! Faisant marche arrière le plus rapidement possible avec ses médicaments, elle revenait près du corps de l’humain qu’elle se devait de re-sauver une nouvelle fois. Elle devait le tenir car son réveil allait être vif, la potion allait lui faire du bien mais la douleur qu’elle allait lui donner allait être insoutenable, elle se postait sur lui, assise à califourchon sur les parties génitales de Victor, elle se tenait prête à verser le liquide sur la blessure de son ami, elle postait ses genoux sur le sol, sa main droite sous l’épaule gauche de Victor, la deuxième allait verser la potion puis une fois appliquait sur la blessure, elle plaçait sa main gauche comme la droite, s’était une prise pour empêcher l’adversaire de bouger dans un combat à main nue. Elle attendait la réaction qui n’allait pas tarder à arriver et qui serait dès plus violente.
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Mer 4 Mai 2011 - 7:57

Le monde des rêves, si étrange, si unique, j'y étais retourné contre ma volonté. Mon esprit s'était réfugié dans ce monde étrange qui mêlait réalité et imagination pour fuir la douleur. À l'instant même où j'avais senti la douleur, une chose étrange s'était passée, j'avais aussi senti les morceaux de métal bouger dans mon épaule. En effet, lorsqu'elle rouvrit la blessure elle put voir l'un des trois morceaux d'épée rouillés tomber par terre. J'étais perdu dans mes rêves, voyageant au dessus du monde et explorant les endroits que je n'avais jamais vus.

C'est alors que je fus transporté vers une ile, au nord d'Evanya. Une petite île qui me semblait familière, trop familière. Plus je m'approchais de cette île plus sên cu étincelle de milles feux. Je finis par poser le pied sur l'ile, sur une plage de sable fin. Ma curiosité l'emportant sur ma raison je commençai à marcher vers le centre de l'ile, où une épaisse jungle limitait les déplacements. Utilisant Sên Cu pour me frayer un passage j'avançais tranquillement sans me presser, explorant cette île avec curiosité. Peu à peu je vis des créatures étranges, des elfes vivant de l'arc et de l'épée pour survivre, des ruines du passé. Je continuai d'avancer un bon moment, je ne pouvais dire combien de temps j'étais sur cette île, mais si le temps de mon rêve était le même que la réalité je devais soit être inconscient depuis plusieurs heures soit être mort et devenu un fantôme.

J'arrivai à une petite maison, une chaumière d'artisanat des plus normale. Elle semblait habitée si je m'en fiais à la fumé qui se dégageait de la cheminée. J’entrais donc dans cette maison et ce que j'y trouvai me stupéfia. Devant moi se trouvaient un elfe et un humain, l'elfe semblait forger quelque chose, prenant soin de donner des coups précis et au moment parfait. Je m'assis donc et les regarda faire, étant curieux de voir ce qu'un humain et un elfe pouvaient prendre autant de temps à créer. L’objet était petit et allongé, l'elfe donnait une multitude de directions à l'humain comme si la moindre erreur pouvait détruire tout le travail qui avait été accompli depuis le début. Ce fut au couché du soleil que je compris ce qu'ils faisaient, ils forgeaient Sen, elle me montrait l'endroit de sa création. À ce moment même, je sentis une forte douleur à l'épaule et me sentis aspirer à mon corps.

J'ouvris grand les yeux en tentant de me relever, mais ça m'était impossible, Estel me tenait bien fermement. Je pris plusieurs minutes avant de cesser de me débattre devant la douleur puis me laissa tomber sur le dos en fermant les yeux. Je finis par ouvrir les yeux puis je lui fis un faible sourire pour la rassurer. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais j'étais bien décidé de faire en sorte qu'elle ne s'inquiète pas pour moi.


- Merci, c'était juste une rechute, tout va bien allez maintenant.

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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Ven 13 Mai 2011 - 14:45

Il venait de s’excuser sur la nouvelle crise qu’elle venait de subir de sa part, avait il vécu toujours ainsi jusque maintenant ? Comment avait il fait pour tenir jusque la seul alors quand douze heures de temps il avait déjà fait deux crise malgré les remèdes fournis par Estel ! Elle ne comprenait pas ce qui se passait, mais son cœur lui disait de l’aider comme elle le pouvait, ils étaient unis par leurs destins respectifs, elle se devait de veiller sur lui, mais allait elle toujours devoir vivre dans la crainte de se retourner et de le voir à terre inconscient ou mort ?

Elle se trouvait toujours sur lui, attendant qu’il soit sur de pouvoir se remettre debout, allongé sur lui sans le regarder juste sa tête délicatement posé près de sa joue, les cheveux d’Estel volaient avec le léger vent qu’il y avait ce matin, donnant au nez de l’elfe l’odeur de l’orchidée, cette odeur qu’elle adorait, celle que son mari lui avait fait découvrir, prise sur les fleurs d’orchidées mortes et seulement sur les mortes, elle se laissait envahir par les souvenirs, ce parfum qu’il lui avait offert, cette senteur que peut connaissait car n’arrivant pas à la capturer, normal puisqu’il n’attendait pas que la fleur perde sa beauté pour se servir d’elle.

L’elfe desserrait son emprise, ses pensées l’emmenant ailleurs, loin très loin dans le passé, à ces jours sans soleil ou elle se plaisait à être allongé sur son mari en pleine forêt, dans ses bras protecteur, sur son corps musclé, près de sa peau blanche, sentant son odeur d’orchidée, ses mains se baladaient alors sur le corps de Victor, pour elle bien sur il s’agissait de Warren, elle était absente, il aurait pu lui parler qu’elle n’aurait rien entendu, s’imaginant avec l’amour de sa vie, revivre un de ces instants magiques. Glissant ses doigts sur le torse de son aimé, qui pour la réalité avec un torse nu, puis les yeux fermés elle déposait un baiser sur les lèvres de son amour, puis une voix dans sa tête.

Je t’aime mon amour, un jour tu me rejoindras mais pas maintenant…

Elle ouvrait alors les yeux, voyant la vrai situation , elle était entrain d’embrasser Victor, de lui caresser le torse, toujours à califourchon, sa partie intime contre la sienne, honteuse Estel s’excusait.

Pardonnez moi Victor, j’étais ailleurs, je n’aurais pas du, désolé.

Elle se relevait en faisant bien attention à ne pas lui faire du mal, puis lui tendait le bras avec un petit sourire afin de l’aider à se relever s’il en avait la force…
[HRP : C’est court mon chou mais tu m’as pas laisser une grande marche de manœuvre^^]
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Mar 24 Mai 2011 - 1:08

-Estel?

Elle me caressait le torse, absente. Non ça ne me plaisait pas, ce n'était pas moi qu'elle caressait, son regard absent me l'avait dit dès qu'elle avait posé les mains sur moi. J'aurais voulu le croire, croire que j'étais celui qu'elle désirait, celui avec qui elle voulait être. Non, en cet instant précis je n'étais qu'un corps qui symbolisait cette personne, je n'étais pas celui qu'elle aimait. C'est alors qu'elle m'embrassa, ce baiser si différent des autres qu'elle m'avait donnés, un baiser si amoureux, si... absent. Son coeur était ailleurs, très loin d'ici et je réalisais rapidement que je ne pourrai jamais vraiment y toucher. Elle finit par me regarder en comprenant ce qu'il venait de se passer.

- Pardonnez-moi Victor, j’étais ailleurs, je n’aurais pas du, désolé.


Je tournai la tête un instant, le regard vers l'horizon, cherchant un point de repère autre que ses yeux. Après un bon moment, je fermai les yeux, n'étant pas capable de soutenir la scène plus longtemps.

- Pourquoi n'allez-vous pas le rejoindre?


La question sortit de ma bouche d'elle-même, c'est bien tout ce que je trouvais à répondre, tout ce que mon coeur trouvait à dire dans ce tumulte d'émotions que je ne connaissais pas. J’avais envie de crier, frapper tout ce qui était à porter de main. Mais la seule qui était assez près... c'était elle, elle ne m'aimait pas, mais je l'aimais bien trop pour lui faire du mal. C'est alors que je sentis un picotement au niveau de l'épaule. Je portai ma main à celle-ci puis sentirent les morceaux de fer. Dans un grand grognement je les retirais un à un puis laissa tomber ma main en fermant les yeux. Pourquoi je faisais cela? Je ne savais pas, la seule chose dont j'avais la certitude était que cette nouvelle douleur diminuait l'autre, celle du coeur. Je finis par la regardé sans grande conviction et dit d'une voix faible.

- Je ferai peut-être mieux de les ramener dans le foret du crépuscule... c’est chez eux après tout.

C'était bien une façon détournée de dire qu'il pensait partir sans elle, ne voulant pas devenir un poids pour elle. J'aurais voulu qu'elle m'aime, un amour véritable et unique, mais ce n'était pas le cas.

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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Mer 1 Juin 2011 - 11:48

Il avait refusé sa main, elle qui voulait l’aider, puis cette question qu’elle se poser dès qu’elle se sentait seule et qu’elle pensait à lui, à eux. Pourquoi ne pas le rejoindre ? Bien nombreux, le nombre de fois où elle y avait pensé, se laisser dévorer par une bête de la foret, se laisser couler au fond du lac, se laisser mourir en s’ouvrant les veines, se laisser attaquer par les loups de Thaodia où même se laisser manger par les vampires. Pourquoi ne pas l’avoir fait, tout simplement parce que ce n’était pas elle. Elle n’était pas une femme à se laisser démoralisé, toute les fois où elle y avait pensé, n’avait fait que traverser son esprit et elle était reparti à chaque fois avec plus de moral, plus de vie dans son cœur, se laisser mourir non, hors de question pour elle, certain voulait vivre alors que la mort ne les épargner pas, alors pourquoi se donner la mort alors qu’il y a temps de chose à vivre ? Pourquoi se donner la mort alors que t’en de monde réclame la vie ! Elle regardait au loin, puis elle l’entendit se lever, elle se devait de lui donner une réponse, il ne la connaissait pas, il disait déjà l’aimer mais que connaissait-il de l’amour ? Il n’était qu’un homme solitaire jusque là, un homme ne connaissait aucun plaisir charnel, ne connaissant aucune femme, elle saisit alors son bras nu et musclé, afin de retomber dans ses yeux de la foret.

Je ne peux le rejoindre car il n’est plus de ce monde Victor et JE NE VEUX PAS le rejoindre, je ne suis pas ainsi, on m’a donné la vie et je dois en profiter, je ne dois pas y mettre fin moi-même, la mort viendra me chercher quand elle le désirera ! Mais il faut que tu te mets en tête que je l’aime et que j’aimerai toujours mon mari, mon fils et mon amant tout au long de ma vie, car ils ont été MA vie. Tu pourrais être ma nouvelle vie, mon nouveau souffle, mais ne me demande pas de t’aimer aussi vite, laisse moi le temps d’apprendre à te connaitre et fait en de même, car l’amour que j’ai pour Warren, Arthur et Drack est très fort et très présent dans ma vie, on ne vie pas avec la mort des gens, j’en suis bien consciente, mais ces eux qui me maintienne en vie et qui me donne la force de continuer, de les rendre fiers de moi. Je ne veux pas te faire souffrir Victor, non je ne veux pas.

Elle avait posé sa main sur la joue de cet humain rencontré la veille, de ce gardien de la dague sacrée, puis elle avait glissé celle-ci dans son cou puis sur son torse, collant à présent son visage sur ses pectoraux nu, l’autre main se glissant dans son dos, elle était de nouveau collé à lui, venant de lui avouer son cœur, murmurant encore un « je ne veux pas » te faire du mal, me faire du mal, je veux vivre, avec où sans toi s’était une question qu’elle allait se poser durant le chemin, car elle ne le laisserait pas partir seul, non elle avait enfin trouvé celui qu’elle devait protéger, celui qu’elle allait peut être aimé, un nouveau amant plus fidèle que les autres, était il le nouvel homme de sa vie ? Elle ne pouvait le dire pour le moment. Après ce moment de tendresse, elle se décollait de lui, le sourire aux lèvres, postant ses deux mains dans les siennes.

Tu veux réellement les ramener entouré de ce drap, ce n’est pas très pratique pour marcher mais nous aurons un tissus pour nous emmitouflé la nuit venu, je ne crois quand même pas que tu tiennes à gravir des montagnes ainsi vêtu, mais bon c’est toi qui vois, moi cette vue de toi me va très bien tu sais.

Elle lui souriait aimant le taquiné, avait il comprit qu’elle avait besoin de temps et que son cœur n’était pas complètement libre, qu’il ne lui appartiendrait pas totalement, était il encore en colère et déçu ? Voulait-il tout arrêter et partir réellement seul ? Quelque soit son choix, elle le laisserait décider, car elle ne voulait pas lui imposer sa façon de vivre et de faire.
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Mar 4 Oct 2011 - 20:31

Tout ceci était dur, non pas parce qu’elle ne m’aimait pas, mais bien parce que je me rendais compte que tout ceci nous faisait tourner en rond. Oui j’avais mal, je me sentais trahis par elle et par mes sentiments, mais surtout idiot d’Avoir cru que je pouvais à nouveau vivre avec quelqu’un sans avoir mal. Pourtant je le savais, même s’ils paraissent gentil et attachant ça ne vaut pas la peine de créer des liens avec les humanoïdes. Au final tout finirait par mal virer et il y aurait toujours quelqu’un pour avoir mal. Je hochai la tête doucement avant de me diriger vers la maison pour y trouver mes vêtements. Estel était une personne formidable mais son cœur était pris et le resterait. Du moins, il ne pourrait jamais espérer y toucher du moins. Et puis, je n’étais qu’un humain et elle une elfe, je n’en avais plus pour longtemps et elle vivrait encore plusieurs siècles. Non je ne devais pas m’enfoncer plus loin dans cette voie, c’était dangereux et, au final, il n’y aurait que des larmes qui en découlerait. Je m’habillasse doucement et attachât Sên Cu Ghaere à ma ceinture en silence, étant perdu dans toutes ces pensées sombres. Je ressortis dans un silence de mort et la regarda un instant, un regard qui se voulait fort et résistant.

- Je comprends… l’important c’est d’emmener les petits en sécurité.


Je pris mon sac et y déposa le reste de mes affaire sans dire un mot de plus. Je ne savais pas si elle me suivrait mais cela n’influencerait pas mon départ. Ses mots résonnaient encore dans ma tête et j’Avais besoin de partir de cet endroit, c’était la maison de son mari, de celui qu’elle aimait et je ne m’y sentais plus à l’aise maintenant que je le savais. Je mis mon sac sur mon dos doucement et la regardait un instant, examinant sa réaction.
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MessageSujet: Re: A la frontière de l'autre monde [PV]   Jeu 17 Nov 2011 - 17:39

Il avait l’air abattu de la réaction d’Estel, mais elle ne pouvait pas lui mentir, pas sur une chose si délicate, pas sur l’amour, lui donnait des faux espoirs lui était impossible, elle ne le pouvait pas et ne le ferait pas. Ainsi, elle le voyait rentrer chez elle pour se changer comme elle le lui avait dit, pendant ce temps, elle regardait le ciel tristement. Elle avait mal au cœur de ne plus le voir avec ce sourire qu’il avait hier, mais elle se connaissait trop bien. Une petite larme coulait sur sa joue droite, elle détestait faire le mal, elle était horrifiée à l’idée d’attrister les autres et elle demandait pardon au ciel de faire du mal à cet homme qui ne le méritait pas. Essuyant cette dernière pour qu’il ne le remarque pas, Estel attendait qu’il soit près, ce qui ne tardait pas à arriver. Elle saisit son sac sur le bord de la porte, puis referma cette dernière à clef, il l’a regardait lui disant qu’ils devaient ramener les petits. Le voyant prendre ses affaires sur le dos, Estel ne pouvait s’empêcher de lui prendre la main.

Victor, nos destins sont liés, apprenons à nous connaître tu veux bien ?

Elle replaçait la longue mèche ébène derrière son oreille, tout en caressant son visage pour revenir, un léger sourire sur son visage, ils se postèrent sur la passerelle et Estel mit en route son petit mécanisme pour les faire revenir de l’autre coté, une fois en bas et descendu, elle remit la passerelle en hauteur et l’attachait à l’arbre, regardant cette grande palissade épine une dernière fois, disant au revoir à sa maison, car elle partait pour quelques jours, peut être quelques semaines cela allait dépendre de Victor et de leurs comportements. Etait-il son nouvel amour ? Un nouvel ami ? Elle ne savait le dire mais elle ferait tout pour le savoir, ils se mirent en route, les ours le suivaient ce qui était assez amusant, comme ci il avait plein de poisson avec lui pour les nourrir. Les deux petits ours joués ensemble tout en avançant, la maman restait à l’arrière pour défendre la petite troupe, Estel se trouvait à coté de Victor ne sachant pas quoi faire, ni dire. Elle montrait la route tout simplement, l’aidant par moment, mais c’était un réflexe, car il était très fort.

Après deux heures et demi de marche sans paroles, Estel prit la décision de s’arrêter pour manger, la route de l’après midi allait être plus dangereuse et il fallait y être avant la nuit afin de trouver un endroit pour dormir en toute sécurité, un endroit pour la famille ours. Elle se mit en place près d’une petite source afin d’avoir de l’eau fraîche et changer celle de leurs gourdes, après cette longue attente, Estel n’en pouvait plus de se taire, mais que pouvait elle lui dire ? En saisissant de la viande sèche dans son sac, elle se mit à le lui en tendre.

Tiens Victor, ça te fera du bien.

Toujours rien durant le repas, pas de discutions, pas d’échange, elle ne savait pas quoi lui dire, il devait en être pareil pour lui. Une fois le repas fini et les ours digérant leurs poissons fraîchement attrapé de la source, ils devaient se remettre en route, toutefois Estel voulait engager la conversation avant de repartir, elle avait soudain l’idée en voyant les flacons dans son sac. Elle saisit une feuille dans ce dernier, la mâchant dans sa bouche comme un bonbon pour les enfants, puis elle se postait à coté de l’humain.

Pourrais-tu ôter ton vêtement de ton épaule que je regarde ta blessure avant de repartir ?
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