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 Une dure et froide réalité - Clos -

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MessageSujet: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 13 Mai 2012 - 11:52

UNE DURE ET FROIDE REALITE

Un vent frais fit voleter la longue chevelure aux reflets bleutés grisonnants de Godric. Il déambulait dans les sombres ramures de la Forêt de Sanglot. Voilà bien des mois qu'il avait quitté les territoires de sa meute afin de retrouver son frère jumeau et étant donné qu’il n’avait point retrouvé ce qu’il convoitait, il traînait sans but apparent, se contentant à première vue de survivre uniquement. Mais Godric n'avait jusque-là rien trouvé, son frère demeurait introuvable et cela l’attristait grandement. Du fait de cet échec il avait vécu ces longs mois d’errances de rapines et de menus larcins, chassant tout ce qui était à sa portée pour se nourrir chaque fois que la faim le tenaillait. Il avait tellement vécu dans l’ignorance qu’il avait à peine remarqué que le Monde était dorénavant plongé dans un hiver éternel. Lorsqu’il s’était finalement décidé à revenir à la surface, il avait été frappé par une autre dure réalité de la Disparition de son Chef de Meute et qui avait été dorénavant remplacé par l’ancien Maître de guerre de Drack : Thorolf Grunnar… Le jeune lycanthrope ne l’aimait point particulièrement du fait de sa politique légèrement barbare, néanmoins il le respectait respectueusement. Par conséquent, il avait été dans l’obligation d’accepter sa nomination au poste de Chef de Meute…

Depuis son retour à la réalité, le jeune lycanthrope n’avait cessé d’errer afin de s’habituer au nouveau monde avant de retrouver sa meute. A l’heure actuelle, il se trouvait en plein cœur de la forêt des Sanglots. Voyant que la nuitée tombait rapidement, il avait décidé d’établir son campement près d’un cours d’eau. Mais malgré le froid généré par le blizzard qui avait frappé Thaodia, il s’était tout de même décidé à chercher des bois morts afin de créer rien qu’une minuscule étincelle de feu, du moment qu’il chauffe. Par conséquent, il s’était enfoncé dans la forêt. Sur son chemin, il n’avait rien de trouver d’alarmant, néanmoins il progressait d’un pas leste mais avec le maximum de circonspection : tous les sens en alerte, son avancée se faisait le plus prudemment possible. Bien qu’il était habillé chaudement, il ressentait tout de même le froid lui fouetter le visage. Il n’aimait pas vraiment le froid car cela lui rappelait des souvenirs pas si lointains d’ailleurs, en effet lorsqu’il fut plus jeune et que son frère et lui gambadait dans la neige en tant que louveteaux. Il fermait les yeux, les sentant larmoyer… Dès qu’il pensait à son jumeau, les souvenirs de ce combat qui les avait opposés lui revenaient sans cesse en mémoire et à chaque fois, cela l’énervait et le déprimait en même temps. Il n’arrivait toujours pas à se faire à l’idée que son frère jumeau avait pu l’affronter…

Lorgnant près d’un petit ruisseau gelé, il sentit soudainement des présences qui semblaient se rapprocher de lui. Aussitôt il se déshabilla et se métamorphosa en loup. Etant donné qu’il ne ressentait point les agissements des présences ainsi que leurs sentiments… Par conséquent si jamais elles étaient hostiles et quitte à se battre, mieux valait utiliser toutes ses forces et sa forme lupine était tout bonnement parfaite pour cela. Il s’élança sous sa forme de loup et courut rapidement en direction de l’endroit d’où pourrait provenir l’odeur des présences. D’ailleurs au fur et à mesure qu’il se rapprochait d’elles, il sentait qu’elles n’étaient point masculines donc il se mit à ralentir sa course et avança plus prudemment. Sûrement des lycanthropes féminines car il ne voyait guère des humaines ou bien même des elfes et encore moins des naines se déplacer dans cette forêt à la sinistre réputation. Seule pensée qui lui fit hérisser les poils fut « Non pas des vampires… » et à cette sinistre pensée il avançait un peu plus profondément dans la forêt. Il laissait énormément de traces de pattes dans la neige, il avait très froid mais il s’en moquait pour l’instant tant qu’il n’aurait point vérifié qui étaient ces inconnues qui devaient l’épier… Au prix de quelques minutes, il se retrouva dans une clairière blanchâtre et fortement éclairée par les lueurs de la lune qui avait atteinte son zénith. Il plissa les yeux et distingua une ou deux silhouettes légèrement floues… Il avança silencieusement…


Dernière édition par Godric Lackey le Dim 13 Mai 2012 - 15:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 13 Mai 2012 - 14:03

Combien de temps allais-je le chercher ? On m'a dit que les terres Nord-Bois étaient neutre, et que les loups qui y vivaient cherchaient des marchands, des contacts, des échanges. On m'a parlé d'homme-loup, Dont mon cher inconnu faisait sans doute parti. Il fuyait et moi je le cherchais.

Mes pas lent, ma grande taille, mes cheveux lassés, je m’emmitoufle sous mon épais manteau. Je n'aime guère le froid, moi qui habite le désert. Je m'en accommode. Les accords commerciaux entre le Zenith et les Nord-Bois sont bien trop important pour que je déroge à ma volonté. Mes essences de monoïe et de cerise entoure mes pas, huiles saintes des déserts. J'avance en prêtresse sur cette terre inconnue.

Vit ici un lycan, de nature bonne, d'après ce que l'on m'a dit. Je cherche toujours... Mais quoi ? Fréderik... Si seulement tu étais à mes côtés.
Mon coeur se serre, j'espère le revoir, je le vois dans mes rêves, son regard, ses yeux ne me quittent jamais.
j'approche d'une rivière, quelques traces de pattes, puis des symboles de loups gravés dans le bois, je ne dois plus être loin. Mes yeux s'arrêtent sur ce loup, je l'ai effrayé ? En tout cas, je peux comprendre, je ne suis guère silencieuse.

Je montre mes mains, plates, sans armes, assez hautes, j'avance tout doucement, je baisse les yeux, je ne sais pas si il me comprend mais j'ose et ma voix se fît encore plus douce que mes gestes:


" - Pardonnez moi, Loup, je cherche ma route.. Sauriez-vous m'indiquer le chemin du village marchand ? "

Je m'écarte d'instinct, m'approchant plus de cette rivière, la faim tenaille mon ventre, la soif serre ma gorge, j'ai longtemps marché et je suis exténuée. Je relève les yeux, j'attends l'accort du loup pour me reposer. Je me baisse, pose mon baluchon à terre, mon arc et ma dague par dessus.

Je recule de quelques pas, toujours mes mains bien visible. Tous mes gestes sont simples, le vent souffle dans mon dos, j'attends ainsi, droite et fière. J'ai peur, mais je reste froide, je ne dois plus penser...



Dernière édition par Prodegara Volwgard le Sam 26 Mai 2012 - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Lun 14 Mai 2012 - 22:39

Le jeune loup voyait la silhouette s’approcher de lui, ce qui le fit aussitôt stopper sa progression silencieuse afin de découvrir ce qu’était celle-ci. Il resta, par conséquent sur ses gardes, les poils légèrement hérissés et prêt à en découdre en cas d’attaque intempestive. Il n’avait guère l’envie de se battre ce soir-là, il avait simplement besoin de repos car son périple fut très long et il avait l’impression que jamais le sommeil ne s’était emparé de lui pendant ces longs mois où il avait disparu. Par conséquent, il avait plus qu’hâte de retrouver le doux parfum du songe lorsqu’on était endormi… Cependant, une lueur de colère apparut sur son visage lorsqu’il pensa à cela, en effet, il était retardé par la silhouette d’un sombre ou d’une sombre inconnue. Enfin bref, il l’attendait de pieds fermes mais quelle fut sa surprise lorsqu’il constata que ce n’était autre qu’une humaine. Godric ne bougeait toujours point mais ses poils n’étaient plus hérissés : il ne pourrait faire du mal à la gent féminine…

La jeune femme s’approchait de lui, tout en montrant ses mains dénuées d’armes, comme si elle essayait de l’assurer qu’elle ne lui ferait aucun mal. Le loup n’en avait point peur, de toute façon, c’était un lycanthrope et il est puissant comme tous les membres de son espèce. De surcroît, lorsqu’elle fut à sa hauteur, elle s’exprima d’une voix douce mais dissimulant mal une certaine froideur qui vexa légèrement Godric :


" - Pardonnez moi, Loup, je cherche ma route.. Sauriez-vous m'indiquer le chemin du village marchand ? "

Elle déposait en même temps ses armes au sol, puis elle recula de quelques pas tenant toujours les mains en l’air. Le chemin du village ? Il ne connaissait guère cet endroit pour pouvoir aider l’humaine, néanmoins, il ne pouvait la laisser mourir de faim. En effet, dès qu’il avait posé son regard gris sur elle, il avait aussitôt deviné qu’elle était exténuée par son périple et que la faim la tenaillait depuis des heures. Sachant qu’il s’exposait à dévoiler sa nudité à la jeune femme, il prit tout de même la peine de se métamorphoser en humain. Ceci ne dura point plus de trois minutes… Une fois redevenu humain, Godric regarda la jeune femme dans les yeux et dit :

« Bonsoir gent dame, je suis singulièrement navré car je ne connais point ces territoires. Par contre, si vous le souhaitez, je puis vous proposer de vous abreuver en ma compagnie dans mon campement de fortune. Qu’en dites-vous ? »

Il marqua une légère pause, puis il reprit d’une voix douce :

« On me nomme Godric Lackey et vous très chère ? »
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Mar 15 Mai 2012 - 9:53

Le regard du loup m'espionne, me scrute et me sonde mais pourtant je en lui fais pas peur. Et quels yeux: gris, profonds, doux dans sa voix, il m'étonne un peu. Je ne suis certes qu'une humaine mais je sais défendre ma vie si la nécessité l'exige. Puis le loup se transforme en humain, sous mes yeux, je n'en suis guère surprise. Toute fois celui-ci montre ses attributs, bien qu'il peut en être fier, à une demoiselle juvénile d'à peine vingt ans, prêtresse de surcroit ... Je rougis, n'osant regarder plus que ce que mes yeux auraient voulu, le voilà nu et debout devant moi, dans la neige et le froid. J'ôte mon seul manteau de mes épaules, fermant les yeux, pivoine sur mes joues qu'une tomate en deviendrait jalouse, tendant mon vêtement à cet .. homme.

" - Votre compagnie ? Oui, bien entendu, avec plaisir si toute fois, vous acceptiez d'être un peu moins ... dévêtue. Votre campement est loin ? Bien que je sais que vous ne craignez pas le froid, ce n'est pas mon cas."

Je glousse légèrement, la situation était gênante pour moi mais je ne pouvais mentir en disant que ce Lycan était fort appréciable dans sa tenue d'Adam. Honte à la prêtresse que je suis de penser de telles choses, moi qui me force à rester vierge de peur de n'être qu'une amante, une maîtresse, une passade. Le seul et l'unique qui aura droit de me voir offrir sera celui dont je serais certaine de ses sentiments, et le dit gentleman aura des preuves à fournir avant cela, beaucoup de preuves.

Et puis... Une jeune femme d'un mètre quatre vingt cinq n'était pas de celle que l'on courtise le plus, trop effrayante. Et j'en joue, restant placide comme le marbre aux approches entreprenantes. D'ailleurs, aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été courtisée, je ne sais pas si je l'aurais remarqué ceci dit en passant.

Toute fois, ce jeune homme eut droit à un de mes sourires, chose rare et non négligeable, ainsi qu'une voix beaucoup plus détendue:


" - Prodegara Volwgard, enchantée. Je dois avoir une carte fourrée dans mon baluchon, si vous me permettez de récupérer mes maigres affaires, messire Lackey. "


Je l'appelle par son nom, par principe, par respect. Je tendais toujours cette brave main avec ce manteau au bout, grelottante de froid dans mes kimonos de soie et de satin. S'il trainait trop, pour sûr que la faim et la soif ne seraient pas responsables de mon trépas mais bien la congélation par ce froid hivernal.
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Ven 18 Mai 2012 - 11:19

Lorsque le jeune lycanthrope devint humain, il fut content au début de pouvoir converser avec la jeune femme sous sa forme humaine, néanmoins il constata qu’il commençait lentement à avoir froid. Des frissons parcoururent son corps, tandis qu’elle devenait d’un rouge éclatant qui fit apparaître un léger sourire sur le visage du jeune homme. Il baissa aussitôt les yeux vers son intimité, tout en essayant de la cacher à l’aide de ses mains. Puis il reporta son regard gris sur l’humaine et tout en l’examinant du regard, il constata qu’elle ne devait pas être plus âgée que de quelques périodes, voire même d’un âge similaire. Plongé comme il était dans la fascination, il fut légèrement surpris lorsqu’elle se mit à lui parler tout en lui tendant son manteau. Il balbutia des paroles incompréhensibles, tout en faisant des gestes avec les mains afin de lui montrer qu’elle pouvait garder son manteau… Pour retourner à son campement, il se retransformera en loup… Le jeune homme fut hypnotisé par sa façon de parler qu’il trouvait extrêmement agréable, ce qui lui fit rougir instantanément et la façon dont elle l’avait appelé par son nom lui avait fait l’effet d’une décharge électrique, lui faisant retourner la poitrine… Pendant tout ce temps, il n’avait cessé de la fixer dans les yeux, hypnotisé par son regard émeraude, puis il inspira lentement et dit d’une voix douce, mais tremblotante et trahissant son trouble face à elle :

« Dame Prodegara, gardez votre manteau, vous en aurez plus besoin que moi. D’ailleurs mon campement se trouve à quelques pas d’ici. Je vous guiderai sous ma forme de loup, ne vous inquiétez point. Pour commencer, où aviez-vous posé vos affaires ?»

Il leva un sourcil d’un air interrogateur, puis après avoir eu confirmation de la jeune femme qui approuvait d’un simple hochement de tête et lorsqu’elle lui dit où se trouvait ses affaires, il se métamorphosa en loup. Sous cette forme, il ressentait une bouffée de chaleur très agréable et pourrait se déplacer dans toute cette neige, sans pour l’heure s’arrêter car le froid ne l’atteignait point… Lorsque sa transformation fut complète, il leva ses yeux gris vers l’humaine et fit un mouvement du museau afin de lui dire de le suivre. Ce qu’elle fit aussitôt, par conséquent, il se mit en route suivi de près par l’humaine. Ils ne mirent point plus de dix minutes pour retrouver les affaires de la jeune femme, puis lorsque ceci fut fait, ils se dirigèrent vers le campement du jeune lycan.

A peine plus de quelques minutes plus tard, le loup ralentit l’allure et se tourna afin de savoir si son invitée le suivait toujours. Content qu’elle soit toujours là, il reprit sa progression, s’insinuant dans un chemin noueux puis à la fin de celui-ci, il trouva finalement son campement de fortune. Une maigre tente et un feu qui crépitait malgré la neige qui commençait à tomber dru… Il la mena jusqu’à la tente et lui intima de rentrer à l’intérieur. Il y pénétra aussi, mais en ressortit presque aussitôt avec ses habits… Une fois seul à l’extérieur, il se métamorphosa en humain et commença à s’habiller. En dernier lieu, il ajusta son foulard sur son visage, puis il revint dans la tente en disant d’une voix douce :

« Bienvenue dans mon humble campement, il y a de la nourriture, de quoi s’abreuver et de quoi vous réchauffer si vous le souhaitez »

Il la regarda en rougissant, dans l’attente d’une quelconque réponse de la part de la jeune femme. Il se sentait étrangement bien auprès d’elle, il ne comprenait point comment cela pouvait se faire vu qu’il ne la connaissait que depuis une heure voire peut-être mais il ressentait des choses étranges et totalement inconnues pour le lycanthrope… Que lui réservait cette rencontre ?
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Ven 18 Mai 2012 - 12:36

Je l'entends, il est aussi mal à l'aise que moi. Et bien que je cache mes yeux, je le sens me regarder. Que dois-je en penser ? Je ne suis pas habituée, mon coeur s’efforce de garder un rythme régulier avec grand mal, il m'explique que son campement n'est pas loin.
Mes affaires non plus: je les avais posé devant lui et les récupère sans mal.
Certes, je n’ai que de maigres bagages, un baluchon rempli de divers marchandises, un arc, une dague, j'ai même une tente mais au vu de cette neige inlassable, je sais déjà que je ne pourrais pas la monter avant que celle-ci ne tombe plus.

Il me demande de remettre mon manteau, il est vrai qu'il fait très froid, je grelotte encore, passant la fourrure sur moi. Il prend soin de mon être.
Je ne peux m'empêcher d'ouvrir à nouveau les yeux, le regardant se transformer en loup, son regard gris posé sur moi ainsi, j'ai l'impression qu'il me sonde à chaque fois.

Je me souviens de Fréderik, qui me disait qu'il n'était pas "Humain", je le savais quand j'ai nettoyé ses plaies, son corps avait guéri bien trop vite pour le commun des mortels dont je fais parti.
Mais voir une transformation est autre chose, fascinant et captivant.
Rare doit être l'humain qui peut se venter de l'avoir vu de ses yeux. Et ce Lycan me l'offre une seconde fois.

Puis je sens sa truffe sur ma cuisse, j'ose caresser son pelage, le sommet de sa tête, entre ses deux oreilles. J'évite de parler pour une fois, le laissant me guider à travers un chemin escarpé. Je dois faire un peu plus attention que lui, ma grande taille se faufile entre les arbres, je m’appuie aux troncs, lève mes grandes jambes pour passer quelques obstacles. Le campement se dessine enfin devant moi, simple et modeste. Le feu de camp m'effraye un peu.

Le loup me pousse encore de sa truffe, veillant à ce que je m'avance, j'ai peur du feu, il ne peut pas savoir. Une peur terrible, irrationnelle, puissante, je contourne largement ces flammes même si faibles qu'un coup de vent trop brusque pourrait aisément éteindre. Je le laisse entrer le premier, agrippant à la toile de tente les yeux rivés sur cette chose qui m'effraye tant. La neige tombe en abondance, je sais que je n'ai plus le choix, je dois partager cette tente avec lui.
Je le vois sortir avec ses habits dans sa gueule, je me faufile alors dans cet abri. Je suis surprise d'y voir de nombreuses peaux de fourrure au sol, c'est agréable. Je laisse mon sac en appuis sur la tente, ôtant à nouveau mon manteau. appréciant la pâle chaleur qu'offre ce coin de repos.

Je plie minutieusement mon vêtement, ôte mon large collier d'argent pendant que ce cher Lycan s'habille. Curieuse, je le vois mettre un foulard au niveau de son visage. Je lisse mes cheveux entre mes doigts, l'écoutant encore me parler d'une voix si douce que mon coeur s’accélère. Mes yeux sont grand ouvert, comme mes sens d'humaine, je grelotte encore un peu, me faisant la plus petite possible dans un coin de la tente, chose quelque peu impossible, même si il y a assez de place pour deux, il est évident que la proximité serait grande.
Il rougissait à nouveau, en me regardant encore avec ses yeux gris si profonds. J'acquiesce simplement et dis dans un murmure:


" - Merci, messire Lackey... Ce ne sera pas de refus. Mais dites moi ? Je m'interroge : Pourquoi me cacher votre visage alors que je l'ai déjà vu.. Pardonnez ma curiosité, je n'aurais sans doute pas dut ..."


J'évite bien sûr de préciser que j'ai vu bien plus que son visage. Je me sens sotte. J'en rougis encore, rien qu'à l'image de cet homme debout, magnifique, en tenue d'Adam et maintenant habillé. Cela lui allait tout aussi bien. Dans une telle promiscuité, je pouvais aisément découvrir chaque parcelle de son visage, je me surprends à le regarder, à admirer chacun de ses traits, ses épaules, sa finesse et ses yeux qui me bouleversent tant, je ne peux m'en détacher.







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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 20 Mai 2012 - 7:40

Le jeune lycanthrope se sentait étrangement mal à l'aise à proximité de la jeune femme, il était troublé par une telle présence. Elle était définitivement belle et il ne pouvait s'empêcher d'admirer toutes les parties de son visage si ravissant d'un air qui pourrait paraître niais. Il souhaiterait rester ainsi durant des siècles, ne plus faire un geste et rester simplement là debout dans une tente à admirer les traits magnifiques de la jeune femme. Totalement hypnotisé par sa beauté, il plongea dans ses songes tout en se projetant dans l'avenir. Etait-il en train de faire l'une des rencontres les plus importantes de sa vie? Cette jeune femme, humaine de surcroît réussirait-elle à le ramener pleinement dans le monde de la réalité ? Allait-il trahir sa promesse s'il cessait sa quête uniquement pour en sa compagnie ? Toutes ces questions existentielles fusaient longuement dans l'esprit du jeune lycanthrope qui avait, lentement fermé les yeux afin de profiter au maximum de cet instant bien que court mais extrêmement agréable... Il semblait voguer dans les nuages ou bien même dans un autre monde : celui de l'Espoir ?

Tout à ses songeries, il en fut tiré d'un coup sec lorsque la jeune femme lui posa l'une des questions qu'il ne supportait point entendre, surtout dans les contextes actuels des choses... La raison du port du foulard sur son visage... La réponse, c'était quasiment certain qu'il ne la donnerait point, cependant le jeune homme fixait lentement mais profondément Prodegara, comme s'il essayait de la sonder. En effet, il essayait de savoir si elle méritait ou non sa confiance. Après tout, il ne la connaissait que depuis une heure ou deux tout au plus et il se disait qu'en si peu de temps, il ne connaissait point assez la jeune humaine pour lui révéler son plus grand secret... Cependant, une partie de lui souhaitait révéler ce grand secret à cette jeune femme. Non point parce qu'elle était ravissante, ni qu'elle avait tout pour le faire fondre... Il souhaitait partager avec elle tout cela, parce qu'il souhaiterait ensuite devenir ne serait-ce un simple ami afin de pouvoir l'aider à vaincre cette légère fragilité que trahissait son regard parfois... Fermant les yeux tout en retirant le foulard, il s'exprima d'une voix rauque, pleine d'émotions :

« Le port de ce foulard est pour moi la marque de mon engagement à réaliser une quête d'une importance capitale... Tant que cette quête ne se termine point, je ne puis le retirer pleinement car ça serait contraire à ma promesse, faite quelques années auparavant...»

Il s'interrompit, les yeux larmoyants et guettant son regard. Il attendait impatiemment qu'elle reprenne la parole afin de lui apporter une réponse à ses dires...
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 20 Mai 2012 - 14:51

On s'épie, se juge, se regarde, se sonde, lui et moi. Mon esprit reste concentré sur la place que je lui laisse, dans cette tente, dans mon coeur...
Et celui-ci bat comme jamais, je n'ai pas peur, ce n'est pas tout à fait ça, gênée oui, c'est un peu plus normal.
Je me retrouve, simple jeune femme dans une tente avec un jeune homme qui soulève en moi tant de questions et tant de sentiments que je m’efforce de combattre.

J'entends encore ma mère me supplier de trouver un "époux", j'ai fuis la maison familiale bien que j’ai son accord, je me sens bien trop jeune et certainement pas assez jolie pour intéresser un quelconque "mari" potentiel.
Je veux prendre mon temps, apprendre sur celui qui partagera ma vie, découvrir avec lui les choses simples, les ballades, les clairs de lune et les couchés de soleil sans me soucier du lendemain. Je ne veux pas être l'amante d'un soir, la passade, celle qui s'offre à un inconnu, je le refuse.

Et voilà que ma route croise ce jeune homme dont les yeux m'inspirent sécurité, son visage si doux derrière cette tristesse qu'il cache si bien, et cette force qu'il émet... Il me trouble à ce point. Je me laisse à me voir porter dans ses bras tous les jours qu'il le souhaiterait et c'est bien ce qui m'effraye. Je résiste à cet appel du coeur, l'ayant déjà vécue avec Frederik, cela avait été si douloureux: J'avais lutté contre lui tout comme je lutte maintenant... Je ne veux plus souffrir ainsi.

Offrir mon coeur une nouvelle fois quand ma frayeur de me perdre à aimer est si forte ?

Il se met à parler, m'expliquant que sa quête est si important qu'il se doit de respecter ce simple rituel. Je regarde un instant mes colliers, sachant ce qu'il en coûte de devoir suivre une quête, j'avais aussi la mienne, c'est bien ce qui me rend froide pour les hommes.
Il dit cela dans des timbres chargés d'émotion, comme s'il attendait que je comprenne.. J'avais déjà compris, j'avais déjà tout accepté.
Puis je vois ses yeux, humides, tristes, je ne veux pas le voir ainsi, il est fort, mon regard chargé d'amour pour lui, que je ne peux plus cacher.
Je me dois de laisser parler mon coeur. J'avance ma main, la pose sur sa joue, passe mes pouces sous ses si beaux yeux, et je lui murmure, d'une voix tremblante:


" - Messire... Godric, si c'est important pour vous, ce le sera également pour moi. Mais sachez que je ne vous forcerais jamais ni à l'enlever, ni à le garder en ma présence. Vous seul déciderez."

Nous sommes si proche que je sens son souffle, sa chaleur, son odeur de bois sauvage et je ne ne peux détacher ce simple contact de sa peau si douce. Je tremble, je ne sais pas ce qui va nous arriver mais je ne veux que lui, je le sais à présent.
Et je souris tendrement, je n'ai jamais sourit ainsi, je me surprends moi-même par ce qu'il arrive à faire naître en moi par sa simple présence.
Cette sécurité, cette douceur qu'il m'apporte...
Je m'avance encore, au point que mon corps le frôle et je reste ainsi mes émeraudes plantées dans ses yeux.


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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Lun 21 Mai 2012 - 8:48

L'attente de la réponse de la jeune femme se faisait longue et Godric la fixait attentivement et longuement, cherchant vainement dans ses yeux une réaction. Au fond de lui-même, il pensait que cela faisait des années, même des siècles qu'il la dévisageait en espérant qu'elle réponde à sa déclaration, de plus le rouge ne cessait de monter à ses joues. Le jeune homme se sentait si mal à l'aise d'avoir tant parlé dévoilant légèrement son cœur qu'il aurait voulu être foudroyé sur place. Jamais auparavant, il n'aurait osé ouvrir autant son coeur mais l'humaine qui lui faisait face actuellement lui faisait tout bonnement sortir de la réalité. En effet ce qu'il ressentait pour elle, bien qu'il ne la connaissait seulement depuis quelques heures, était si puissant qu'il aurait donné n'importe quoi pour que cela soit réciproque. Mais ce n'était pas uniquement pour cela qu'il avait prononcé sa déclaration, quelques minutes plus tôt, en effet, il souhaitait également l'aider à vaincre cette tristesse que ses yeux, parfois, trahissait.

Soudainement elle s'avança doucement vers le jeune homme qui en demeura stoïque car il ne s'attendait pas à ce qu'elle s'approche de lui. Elle était tout près de lui désormais ce qui permit lui de distinguer tous les ravissants détails de son visage. Elle posa légèrement sa main sur la joue du lycanthrope qui ressentit comme une décharge électrique. Des milliers de frissons parcoururent son corps et de plupassages sentir comme une prodigieuse bouffee de chaleur. Elle se mit à parler d'une voix tellement douce qu'il en tomba fou amoureux... C'était clair dorénavant, ses sentiments naissants se mettaient réellement en place. D'ailleurs elle était de plus en plus près de lui, il pouvait voir chaque parcelles de son visage, tous les moindres détails : de ses cils à la commissure de ses lèvres. Il voudrait tant déposer ses lèvres sur ces lèvres qui paraissaient si douces mais il n'osait point faire le premier pas. À la fin place, il plaça ses bras autour de la taille de la jeune femme et la serra tout contre son coeur qui battait plus vite qu'à l'ordinaire. Par ailleurs, il s'enivra de son délicat parfum aux senteurs irrésistibles et murmura au creux de son oreille :

" Vous ne me forcez en rien. Si j'ai décidé de retirer mon foulard devant vous, c'est parce que j'ai jugé utile de le faire." Il se tut quelques secondes puis reprit d'une voix tremblante : " Vous me troublez, Prodegara... Votre présence m'enivre... "

Il l'avait toujours serrée dans ses bras, cependant il n'osait toujours point à déposer ses lèvres sur les siennes... Il avait peur de pousser son avantage... Et si ce sentiment qu'il éprouvait à son égard n'était point réciproque? Et si ce n'était que les effets secondaires du froid engendré par ce blizzard? Toutes ces questions existentielles fusaient dans l'esprit du jeune lycanthrope...
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Lun 21 Mai 2012 - 11:38

~ Et si tout venait à changer ? ~


Je sens ses bras entourer ma taille et me serrer, je peux alors sentir son coeur battre au même rythme que le mien.
Il rosit ses joues quand les miennes s'empourprent. Je sens son nez frotter mon cou, et me murmurer d'une voix délicieuse ce que mon coeur appelait depuis que j'ai croisé son regard.

Et pourtant, il se retient de faire le moindre geste indélicat, frissonnant. Je passe mes lèvres sur sa joue pendant que ma main glisse jusqu'à sa nuque, caressant ainsi ses cheveux et je tremble de plus belle. Je cherche désespérément sa bouche, n'osant que la frôler. Mes lèvres remuent sous les siennes, je sens milles morts m'envahir quand j'ose enfin parler:


" - Godric ... Si je ne vous force à rien, pourquoi hésitez-vous encore ?"

Tout me semble dérisoire, je me sens si bien dans ses bras que je ne voudrais en aucun cas que cela se termine. Ma seconde main glisse sur son torse, même sous cette chemise, je peux sentir cette douce chaleur avec laquelle il m'enveloppe. Je la passe délicatement, fébrile, sur sa peau en écartant ce maudit tissus qui nous empêche d'être en contact. Je me surprends à le désirer alors que nous nous connaissons à peine. Est-ce cela ? Le coup de foudre ?

Et mes lèvres si proche des siennes, qui me narguent, que je veux absolument goûter. J'ai peur, ce peut-il qu'il arrive à lui seul à me faire perdre toutes mes craintes ? Je me sens capable de tout, je le frôle encore plus, frissonnant à mon tour en approchant encore de ses lèvres. Mon coeur et mon être ne réclame plus que lui. J'ose lui exprimer dans un ultime supplice:


" - Je vous en prie. Faites donc ! Ne comprenez-vous pas que vous me troublez et m'enivrez également ? Je vous appartiens déjà, Goldric, ne me faites pas souffrir ainsi plus longtemps."

Longeant son torse, je ramène cette main sur son beau visage, mes yeux brillants d'amour. Je ne peux me défaire de son étreinte, je m'y sens si bien. Je rougis de plus belle, me mordillant la lèvre en ouvrant légèrement ma bouche. Je ferme doucement les yeux, mon autre main appuyant légèrement sa tête vers moi. Je veux que ce soit lui qui me l'offre, tout comme je lui offre mon coeur en cet instant.

Osera-t-il enfin ? Je souffre déjà de cette attente interminable. Je devrais en éprouver de la honte, moi, la pretresse, me livrer ainsi à cet homme. Et pourtant, il n'en est rien, je le veux et je suis à lui. Plus rien d'autre ne me semble important que lui, mes pas m'ont éloigné si loin de cette peur de m'offrir. Je l'aime, j'en suis persuadée. Mes sentiments font vibrer mon corps comme mon coeur mais je n'ai plus peur d'eux, juste la peur de le perdre lui ! Il est trop important pour moi.

Va-t-il enfin se décider ? Moi qui supplie de mes maigres efforts, après avoir lutter comme une diablesse de le laisser me voler mon coeur ?

Et je n'ose pourtant pas le faire moi-même... Si peur qu'il me repousse, ses gestes disent le contraire, tout comme les miens. Que dois-je faire de plus pour qu'il les voit enfin ? Mon coeur a parlé si fort, mon corps et mes yeux aussi, et ma bouche vibre encore sous la sienne sans qu'elle ne puisse y accéder. C'est une torture cruelle qu'il m'impose, je me cale contre lui un peu plus, mon coeur si proche du sien tout comme le reste de mon corps. Je lui donne tout, aussi longtemps qu'il voudra de moi. Je l'aime, je le sais, c'est lui que j'ai choisi et je me laisse porter par ce supplice qu'il me fait subir.

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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 27 Mai 2012 - 3:26

Elle lui répondait ce qu'il avait souhaité entendre sortir de sa bouche. Elle lui permettait enfin d'aller plus loin. Le jeune lycanthrope rougissait de plus en plus lorsqu'elle promena sa main le long de son torse chaud et qu'elle se serrait de plus en plus fortement contre lui. Il plongea son regard grisâtre dans celui d'émeraude de la jeune femme : il y voyait tout ce que ressentait la jeune femme. Néanmoins, malgré tout cela et même si elle lui avait qu'il la troublait tout autant, il se demandait tout de même si elle lui redonnerait goût au bonheur... Ce mot ne faisant plus partie de son vocabulaire et ce depuis la mort de ses parents ainsi que son combat contre son frère jumeau... Des milliers de questionnements fusaient sans relâche dans son esprit ainsi que des pensées à la fois heureuses et étranges... Il ne savait plus du tout quoi faire en la présence de la jeune femme, elle le troublait tellement. Il la désirait tant mais il n'osait point de peur de regretter sa décision... Il avait fermé les yeux tout en pensant à tout cela, néanmoins il tenait toujours la jeune femme dans ses bras tout contre son coeur...

Au prix de quelques secondes de lutte spirituelle, il parvint à rouvrir les yeux et sourit de nouveau à la jeune femme. Son véritable sourire venait de réapparaître sur son visage : la raison était simple... Il savait parfaitement qu'il ne pourrait ramener sa famille à la vie pour qu'ils puissent tous ensemble revivre comme avant par conséquent il se devait d'accepter leur départ et de commencer une nouvelle vie... Sa vie... Son père, lorsqu'il était plus jeune, lui avait dit que le jour où il rencontrerait l'amour, il reconnaîtrait facilement car plus rien n'aurait plus de sens et d'importance hormis elle. Il voulait connaître cela : pourquoi ne pas vivre cet amour avec la jeune femme qu'il tenait étroitement dans ses bras dont il était en train de devenir extrêmement amoureux... Son père avait raison : C'était comme si on voguait dans un autre pays, le doux son de la pluie, l'esquisse parfum d'une rose... C'était extrêmement puissant... OUI, il n'y avait plus aucun doute à avoir désormais : Il aime!

Fort heureux de cette constatation, il se pencha lentement, approchant ses lèvres de celles de son aimée et tendrement, il déposa sur celles-ci un doux baiser... Une seconde... Une minute... Une année.... Une éternité passa, c'était comme si le temps s'était arrêté durant ce baiser... C'était un baiser d'amour entre un homme et une femme, celui qui vous fait chavirer et battre votre coeur le plus vite possible. Le lycan s'évadait dans ce langoureux et doux baiser qui se prolongeait... Il avait l'impression de voguer dans les nuages, mais il mit tout de même un terme au baiser et il regarda tendrement avant de murmurer à son oreille d'une voix très douce et surtout amoureuse :

«Je t'aime» Il la regardait d'un air énamouré, en la tenant tout contre son coeur qui battait si fort. Après une brève interruption, il reprit de sa voix amoureuse :

« Prodegara, dès l'instant où mes yeux se sont posés sur toi, je suis tombé follement amoureux de toi... »

Suite à sa petite déclaration, il se tut la regardant droit dans les yeux tout en rougissant comme une pivoine...

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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 27 Mai 2012 - 16:28

Je le sens me serrer encore et enfin ses lèvres se poser sur les miennes.
Un instant frissonnant et passionnel, je le laisse me goûter ainsi comme je le goûte à mon tour, il m'emporte dans ce simple baiser dans un avenir sans nom, je sers mes bras autour de son cou comme si j'avais peur de le perdre.
Savoureux moment que je ne veux en aucun cas rompre. C'est lui qui le fait, me murmure un " Je t'aime" qui me transcende, je soupire de bonheur, il m'aime ...

Et puis d'autres mots, sincères, si doux, il rougit, je me cache dans son cou encore tremblante, il me tutoie, il m'avoue ses sentiments que je partage, ne sachant que répondre, sa chaleur m'enveloppe, je fronce les sourcils par ces sentiments si forts et lui murmure, remontant vers son oreille:


" - Comment est-ce possible ? Je t'aime aussi mais j'ai peur, Godric. Cela m'effraye tant.
Peur de te perdre, peur que ceci ne soit qu'un rêve... Je veux te connaître pleinement, mon cher, très cher loup. C'est si soudain..."


Tout se bouscule dans ma tête. J'embrasse sa joue, retourne sur ses lèvres et mon baiser vient du coeur, saveurs, délices aux quels je n'aurais jamais oser me donner avant lui.
Mon corps et mon coeur l'appellent, mon instinct le repousse, je ne peux m'offrir plus, je dois lui dire.
Je prends son visage entre mes mains, le regardant avec amour:


" - Godric ? M'en voudras-tu si nous ne faisons que cela ? Pas plus que ces simples baisers ?
Le temps de nous connaître mieux, auras-tu cette patience, mon cher amour ? Pourtant j'aimerais t'offrir tant et plus, je ne le peux pas, Godric.
Je t'aime, je suis à toi, mais je ne peux pas."


Aveu cruel qui me torture, prêtresse que je suis, je me maudis. Je baisse les yeux, j'ai honte, je le veux, je ne veux que lui mais je le force à l'attente quand il me donne tant ?
Je sens mes yeux s'humidifier, je ne veux pas pleurer, je suis si heureuse avec lui, alors pourquoi ces larmes qui coulent sur mes joues ?

Il m'aime, je l'aime, où est le problème ?
Je me cache encore de sa vue, je ne veux pas qu'il me voit ainsi, perdue, peureuse de ce simple accord qui pourrait le faire fuir. Et si il me quittait de par ce fait ?

Mordant ma lèvre, je me fais violence pour combattre cette crainte, je réfléchis un instant, prendre le temps avec lui.
Je me sens si bien dans ses bras qui me sécurisent. Pourquoi ais-je encore peur ainsi en sachant qu'il m'aime ? Je me pose sans doute trop de questions.
J'ose ...

Et mes mains glissent à nouveau sur son torse, je dégrafe ma tenue, j'embrasse à nouveau son cou, je veux le voir à nouveau, sentir sa peau sur la mienne, sentir ses yeux et ses mains sur ma peau même si l'on ne va pas plus loin. Je l'invite à s'étendre avec moi, et ses mains à me découvrir.
Ma soie tombe à mes pieds, nos corps enlacés s'allongent et mes craintes s’apaisent simplement, je lui murmure encore en frissonnant sous ses doigts:


" - Je ne peux m'offrir mais je peux te donner ceci, découvre moi, mon amour ... Mon coeur t'appartient tout comme mon âme, je t'aime tant, Godric. "

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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Mar 29 Mai 2012 - 12:08

Cet instant de pur bonheur dans ses bras était comme un rêve pour le jeune lycanthrope. Il ne voulait remplacer cela pour rien au monde. Au prix d'une longue discussion mentale avec lui-même son cœur avait finalement réussi à parler en son nom et il a pu avouer à la jeune femme tout ce qu'il ressentait pour elle. Et oui il l'aimait cette douce et ravissante humaine et il souhaitait tellement la marquer comme sa compagne. Rien, ni personne ne pourrait le séparer d'elle dorénavant... Le baiser qu'ils échangeaient se prolongeait: la sensation était si enivrante pour le jeune loup, plus il l'embrassait plus son amour pour elle augmentait d'intensité.

Lorsque le baiser fut rompu, elle promena sa main sur la joue du jeune loup pour le caresser tendrement. Elle répondit à sa déclaration d'une voix si douce, elle lui confirmait ce qu'il pensait. Elle l'aimait aussi! Le jeune loup en était plus heureux que jamais, il n'aurait jamais pensé quelques mois auparavant qu'il ressentirait un tel sentiment de bienêtre, elle lui faisait oublier tous ses tourments... Tout en la serrant dans ses bras il la regarda d'un air enamouré, mais il constata qu'elle cacha son visage dans son cou. Il sentit une larme couler le long de son cou, signe que sa douce pleurait. Il se demandait ce qu'elle avait. Était-ce de l'émotion ou était-elle réellement mal? Godric avait peur pour elle, il n'aimait pas qu'elle soit mal, il murmura d'une voix douce et tendre au creux de son oreille:

" Qu'est-ce qu'il y a mon amour?"

Les yeux embués de larmes, elle lui répondit qu'elle ne pourrait lui offrir plus que de simples baisers. Normal se disait le jeune loup, étant donné que leur amour était si soudain... Était-ce cela ce que l'on appelle le coup de foudre? Un sentiment qui poussait les personnes à révéler leur sentiments rapidement sans fausse honte. Godric s'en moquait car il aimait sa douce et il la protégerait au péril de sa propre vie. Il lui caressa tendrement le visage et s'appreta à répondre, mais elle l'interrompit... Il était légèrement surpris de ce qu'elle faisait: elle se déshabillait lentement tout en promenant sa main le long du torse du jeune loup. Elle l'embrassa tendrement dans le cou et s'allongea tout en invitant le jeune loup qui l'élan ça amoureusement. Une fois au sol, elle se serra un peu plus contre lui et murmura:

" Je ne peux m'offrir mais je peux te donner ceci. Découvre moi mon amour... Mon cœur t'appartient tout autant que mon âme, je t'aime tant Godric...

Godric, heureux comme jamais, rougit puis l'embrassa à nouveau en mettant tout son amour dans ce doux baiser. Lorsqu'il interrompît le baiser, il caressa tendrement son corps magnifique, puis déposa lentement amoureusement ses lèvres sur sa peau si douce et répondit d'une voix vibrante d'amour:

" Je t'aime mon amour... Je suis tellement heureux dans tes bras... J'attendrai le temps qu'il faudra. Je te protégerai au péril de ma vie, je ne veux pas te perdre "
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Sam 2 Juin 2012 - 12:59

Rassurée par les propos de celui que mon coeur avait choisi, je ferme les yeux en caressant sa chevelure d'argent.
Ses baisers chauds tout comme ses mains douces me font soulever des gémissements que je ne peux contrôler.
Portant mes deux mains à ma bouche, je rougie de honte quand aux bruits de ma gorge afin de les étouffés.
Puis en vient à ce que ses baisers me tordent de plaisir, mon corps se cambre sous ses doigts au point que je dois l'arrêter.

Mon désir de lui est trop forte et je ne veux le perdre par mon geste de recul.
Je lui ôte ses vêtements, l'embrassant encore, je veux sentir sa peau sur la mienne et mes sourcils se froncent par cette envie.
Je prends son visage entre mes mains et lui soupire:


" - Tu ne me perdras pas, mon loup, mon tendre amour.
Je suis tienne sans avoir besoin de me donner.
Je tâcherais de ne pas te faire attendre trop, je te le promets, car c'est une preuve des plus magnifiques que tu m'offres."


J'ose aussi gouter sa chair en le mordillant, me collant à lui, le respire pour ne pas oublier un brin de son odeur, jouant avec sa peau comme il joue avec la mienne.
Et mes supplices m'échappent encore, haletante dans son cou.

Un autre bruit me trahi, celui de mon ventre, la faim tenaillant mes entrailles.
Je le regarde à nouveaux, mes deux yeux grands ouverts, la bouche béante sans oser lui dire que mon estomac est vide.
Celui-ci parle pour moi et je me mets à rire doucement sous son corps chaud.


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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 10 Juin 2012 - 11:04

Le coeur du jeune lycanthrope était finalement libéré de ce poids énorme qui pesait sur lui depuis tant de cycles. Néanmoins, même s'il ressentait ce sentiment de soulagement, il ne savait toujours pas s'il oserait avouer la raison de tout cela. Il le ferait non pas par devoir mais parce qu'il aimait cette jeune humaine qu'il sentait dans ses bras. Sa peau si douce qui effleurait le sien, l'enivrait comme un damné mais il avait promis d'attendre qu'elle soit prête et le jeune lycanthrope respectait toujours ses promesses. Il l'embrassa tendrement et ouvrit grand les yeux l'air étonné lorsqu'elle se décida à le caresser tendrement. Des frissons agréables parcoururent le corps chaud comme la braise du jeune Godric. Il la dévisageait avec tant d'amour : Oui il avait fait le bon choix cette fois-ci, se disait-il intérieurement. L'amour ne pouvait atteindre un loup qu'une seule et unique fois comme le disait souvent son père... Godric sourit à cette pensée, son père avait toujours été un grand romantique et il était vrai que depuis sa rencontre avec la louve qui allait devenir son épouse, il n'avait été amoureux d'aucune autre femme. C'était ces valeurs là qu'il avait toujours enseigné à ses fils : Amour, Honneur, Devoir et Justice...

Des larmes embuèrent soudainement ses iris grisâtres, mais il parvint à dissimuler cela en détournant légèrement le regard. Puis il reporta de nouveau son attention sur sa douce qui lui murmurait tout en lui prenant le visage entre les mains :

" - Tu ne me perdras pas, mon loup, mon tendre amour.
Je suis tienne sans avoir besoin de me donner.
Je tâcherais de ne pas te faire attendre trop, je te le promets, car c'est une preuve des plus magnifiques que tu m'offres."


Sa voix fit vibrer le corps du loup d'un désir si puissant qu'il craignait de faire une bêtise mais il se retint et sourit amoureusement. Elle se mit à lui mordiller le cou, jouant avec le corps bouillant de désir du jeune loup et laissant échapper des gémissements. Il promena sa main douce le long de son corps, puis il fit promener sa bouche le long de son corps également en s'attardant longuement sur ses seins nus, d'une douceur si envoûtante. Il goûtait chaque parcelle dénudée du corps de la jeune femme. Comme elle disait, elle était déjà sienne tout lui était sien. Qui aurait pu prédire un tel amour? Godric soupira longuement tout en souriant avec beaucoup de tendresse.

Soudain, il sentit le ventre de la jeune femme vibrer : signe que la faim la tenaillait. Il sourit tendrement, puis après l'avoir embrassé longuement, il se leva lentement et demanda d'une voix douce :

" Qu'est-ce qui te ferait plaisir mon amour? J'ai du gibier fraîchement chassé que je pourrais faire cuire sur un feu. Des fruits également et tout autre nourriture... "

Tout en parlant il montrait le coin où sa nourriture était soigneusement entreposée.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Mer 27 Juin 2012 - 19:46

" Hummm .... "

Pourquoi avais-je besoin de réfléchir? tout simplement car j'étais bien dans ses bras, aussi simplement. Regrettant presque qu'il ait quitter mon corps pour se lever, je lui souris:

" Des fruits m'iront très bien du moment que tu ne me laisses pas trop longtemps sans tes bras.. Mon Godric ..."


Je le nargue un peu dans une position des plus sensuelle, me mettant sur le côté, mes longs cheveux en masse sur mon épaule. je me dandine un peu à vrai dire en me levant à mon tour, sans son contact mon corps refroidit relativement vite, je m'enroule d'une peau de fourrure, m'approche comme une panthère du désert que je suis et caresse simplement sa joue.

" - Oui de simples fruits .. et toi .."


[hrp: Dsl pour le retard soucis médical]
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Jeu 28 Juin 2012 - 1:45

Il attendait tendrement et patiemment la réponse de sa douce, puis il pouffa de rire intérieurement lorsqu'elle lui dit qu'elle ne voulait point qu'il la laisse trop longtemps hors de ses bras. Tout cela était nouveau pour le jeune loup qui n'avait jamais connu un tel amour auparavant. Même l'amour qu'il avait porté à ses défunts parents n'avaient jamais été aussi forts. Lorsqu'il était près d'elle, il ne savait plus quoi faire exactement... Il ne voulait plus la quitter d'une semelle car il avait apporté son odeur sur elle, ce qui faisait d'elle sa partenaire officielle. Aucun autre loup ne pouvait avoir de droit sur elle, ni même aucun autre " mâle ". Il était heureux d'être sien pour toujours dorénavant, il n'aurait jamais pu penser auparavant qu'il connaîtrait de nouveau le goût d'un semblant de bonheur. En pensant à cela, une petite larme perla mais il parvint à refouler ses larmes et se mit en quête des fruits.

Lorsqu'il les trouva, il prit les plus comestibles et se tourna de nouveau vers son amour qui arborait une posture tellement sensuelle qu'elle avait fait monter le désir du jeune loup d'encore un cran. Même s'il la voulait comme un damné, il avait promis d'attendre qu'elle soit vraiment prête et il respectait toujours ses promesses. Il revint donc en souriant vers elle avec à la main, une sorte de plat où étaient posés des fruits.

- Bon appétit mon amour... dit-il mais il s'interrompit aussitôt lorsqu'il prononça ses deux mots "Mon Amour". Dans d'autres circonstances, il se serait enfoui pour éviter d'être foudroyé sur place, mais cette fois il soutenait son regard. C'était sur et certain, il se sacrifierait pour elle...
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Mar 21 Aoû 2012 - 11:37

Mon amour ... Ces simples mots résonnent dans mes oreilles comme dans mon coeur.
Je le vois revenir avec des baies, il a prit tant de soin pour les cueillir.
Je ne suis pas idiote, je sais qu'il y a mis du temps, cela se voit même à l'approche de ce plat.
Je lui offre un regard tendre, rempli d'amour et de promesses de lendemain.
Quand il s'interrompe de cette façon en soutenant mon regard comme s'il y attendait que j'y voie sa sincérité, je ne peux m'empêcher de caresser sa joue du revers de ma main.
J'essaye de trouver, moi aussi, les mots qui pourraient lui prouver combien je l'aime.
Aussi surprenante soit cette rencontre, il en a bouleversé ma vie et mes principes à jamais.


" - Mon loup ..."

Je cale mon front sur son épaule, mes sourcils se froncent.
Comment lui exprimer le bonheur qui m'envahit ? Et bien que je ne tremble plus à son approche, je ne peux que m'inquiéter.
Cette attente, je la subis de la même manière que lui, j'aimerais tout lui donner cette nuit, mon coeur comme mon corps.
Serais-je alors vu comme une parjurée aux yeux de mes pères de le désirer avec autant de force ?
Non ! J'ai le droit au bonheur, je le touche déjà des doigts, il est si proche que de le laisser attendre en devient insupportable.
Mais je me le dois. Je ne peux me livrer aux bouts de quelques heures à peine... Je soupire.
Je lève enfin mes yeux, quelque peu humides, l'amour qui les fait plus intenses encore.
Verra-t-il combien je l'aime ?
C'est une prière que je me fais à moi-même, à mes pères, à mes sables.
Pour le moment, je mange les baies encore froides du rude hiver et lui souris, persuadée de vivre toutes mes nuits à ses côtés.
Demain sera un jour nouveau quand j'ouvrirais mes yeux, enlacée par ses bras protecteurs, bercée par son odeur.
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MessageSujet: Re: Une dure et froide réalité - Clos -    Dim 26 Aoû 2012 - 0:37

Le lycanthrope la regarda manger avec toute la tendresse qu'il pouvait mettre dans son regard. Elle était belle et ses parents auraient été fiers de lui, s'ils avaient été encore en vie. Mais une chose ternit légèrement son bonheur: sa douce était une humaine et lui un loup... Il ignorait si une telle union était possible dans sa meute, serait-elle acceptée comme une nouvelle soeur de meute et non comme un repas potentiel? Toutes ces questions sombres commençaient à envahir le jeune Godric qui les chassa aussitôt en inspirant très fort. Il avait le temps pour y penser. Ce soir, il allait pour la première fois de sa vie, dormir aux côté d'une tendre jeune femme et ce même s'il n'allait pas goûter au plaisir charnel, ça serait tout de même une nuitée excellente

"Mon loup.." Ces simples mots lui firent l'effet d'une douce caresse, il la regarda caler son front contre son épaule... Par les poils du premier loup, elle était vraiment très belle. Elle était devenue l'essentielle et avait fait passer sa mission au second plan. Il s'était toujours dit que jamais il ne se détournerait de son chemin tant qu'il n'aurait pas retrouvé son frère jumeau mais aujourd'hui depuis sa rencontre avec Prodegara, ce principe avait changé à tout jamais. Sa priorité était désormais de vivre pour sa compagne, la rendre heureuse, la protéger au péril de sa propre vie. OUI il l'aimait plus que tout. Il murmura à l'oreille de sa belle:

"Je t'aime.." Il la fit allonger à ses côtés l'enveloppant de ses bras...
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