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 Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]

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Olympe Prior
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MessageSujet: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Dim 26 Jan 2014 - 17:41

J’ai passé toute la matinée dans la caverne de la nuit. Les affaires ont plutôt bien marché et sans aucune embrouille pour une fois. Je décide de m’isoler pour avoir un peu de tranquillité et opte donc pour rejoindre la forêt qui sépare les landes éternelles  de la vallée nocturne.

J’arrive là-bas en fin de journée, le soir va bientôt tomber. Cette longue marche m’a épuisée mais je me sens bien. L’ombre qui règne ici est reposante. Je m’adosse à un arbre et balance la tête en arrière pour observer ses feuilles : elles sont d’une couleur très spéciale, presque bleues selon moi. Je ferme les yeux et respire l’odeur de la forêt. Cette odeur bien particulière m’enveloppe dans un sentiment de bonheur.

Une goutte d’eau tombe alors sur le bout de mon nez. J’ouvre brusquement les yeux. Une autre goutte tombe sur ma main, puis une autre : il pleut. J’aime la pluie ! Je me relève et regarde autour de moi. Une envie stupide me prend : je me mets à tourner sur moi-même, le visage vers le ciel. La capuche de ma cape tombe et libère mes cheveux. La pluie s’intensifie et on entend l’orage au loin. L’eau ruissèle sur mon visage et dans mes cheveux. Je tourne à en avoir le tournis. Alors je m’arrête et je me mets à courir. J’ai l’impression d’avoir à nouveau cinq ans : trempée, les cheveux au vent, un grand sourire sur les lèvres. J’arrive dans une petite clairière et m’avance à découvert. Je me sens libre et heureuse pour rien, comme je ne l’avais pas été depuis des années. Je m’allonge dans l’herbe mouillée. La pluie tombe toujours mais peu importe. Je me mets à rire, d’un rire aussi beau et pur que les gouttes d’eau qui tombent du ciel. J’avais oublié comme c’était bon de profiter de la vie, tout simplement, comme si vous étiez seule au monde et que rien ne pouvait vous arrêter.

C’est alors que j’entends un craquement de branche et des bruits de pas. Je m’arrête de rire et me relève brusquement. Je tombe alors nez à nez avec un énorme loup et une jeune femme enveloppée dans une cape rouge sang, qui, à la lisière de la forêt, se dirigent vers moi. En un quart de seconde je me dis que je n’aurais pas dû me laisser aller à ce moment de folie, inutile, puéril et inconscient, j’attrape mon arc, encoche une flèche et la pointe sur la jeune femme.


Dernière édition par Olympe Prior le Lun 3 Mar 2014 - 1:05, édité 2 fois
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Aricie Vuk
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Dim 26 Jan 2014 - 18:57

J'arrive à la lisière d'une grande forêt dont je ne connais pas le nom. Il commence à faire sombre, et je ne suis pas très rassurée. J'agrippe la fourrure de mon Fenrir et me hisse en un mouvement fluide sur son dos. Je ne sais pas trop où je suis, je crois que je me suis perdue... A vrai dire, je ne sais pas vraiment où je vais, je me laisse seulement guider par mes pas. Le destin décidera du reste.

Je fais avancer Freki sous le feuillage dense de la forêt. Avec la faible luminosité du crépuscule, les feuilles me paraissent bleues, et toute la forêt se teinte de couleurs irréelles et féeriques. Je n'ai plus peur, j'ouvre mes yeux en grand, comme une enfant curieuse et je n'arrive pas à arrêter de sourire. Le ciel s'assombrit d'un coup et des trombes d'eau se déversent sur mon fidèle destrier et moi. Cela me surprend tellement que je ris. Je rabats ma capuche rouge sang sur mes cheveux châtains trempés.

On arrive à la lisière d'une clairière et j'entends un rire clair et pur résonner dans la forêt. Une jeune fille est allongée dans l'herbe de la clairière, totalement à découvert, profitant de la pluie sur son visage, ses cheveux châtains en bataille aussi trempés que les miens et ses yeux bleu-gris aussi beaux que le ciel. Je saute du dos de mon Fenrir et atterris sur le sol, malheureusement sur une brindille. Elle craque, et en un quart de seconde, la jeune femme, qui me paraît vraiment jeune de plus près, malgré ses arabesques noires au coin des yeux, braque son arc sur moi. Je m'approche et, de mon index gauche, je pousse la pointe de la flèche vers la gauche, de telle sorte qu'elle ponte à présent par terre.

"Tu vas te faire mal avec ça.", lui dis-je avec un sourire bienveillant.

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Dim 26 Jan 2014 - 23:26

La jeune femme pousse la pointe de ma flèche de sorte qu’elle est à présent dirigée vers le sol et souris :

« Tu vas te faire mal avec ça. »

Je recule de quelques pas et pointe à nouveau ma flèche vers l’étrangère. Je siffle entre mes dents :

« Ne m’approchez pas ! »

Mon ton est plus violent que je ne l’aurais voulu.

« Calme toi, je ne te veux aucun mal. Je m’appelle Aricie, et toi ? »

Cette Aricie s’avance et tend une main vers moi, paume vers le ciel.

Je recule encore, sans abaisser mon arc et fixe la jeune femme dans les yeux. Elle a de très jolis yeux, bleus ciel avec un iris cerclé de jaune, un peu comme ceux de son énorme loup. Ses cheveux châtains, trempés comme les miens, dépassent du capuchon de sa cape, qui plonge son visage dans l’ombre. Un grand sourire bienveillant s’étire sur ses lèvres roses.

Je jette un coup d’œil en arrière, évaluant la distance qui me sépare du couvert des arbres, puis repose mon regard sur la jeune femme. Elle n’a pas l’air bien méchante. Elle doit avoir deux ou trois ans de plus que moi. Puis-je lui faire confiance ? Elle m’a surprise en plein moment de faiblesse, elle pourrait retourner cela contre moi. Elle cache sûrement son jeu : on ne se promène pas avec un énorme loup en bordure de la vallée nocturne quand on est une gentille fille qui ne veut de mal à personne, comme elle prétend l’être.

Je recule encore de quelques pas, retournant les options dans ma tête : je peux lui faire confiance et voir ce qu’il se passe ou m’enfuir lâchement dans la forêt. Mon honneur me dicte laquelle choisir. Rien ne me coûte de lui répondre. Je laisse cependant mon arc pointé sur elle. J’aimerais remonter ma capuche pour empêcher la pluie de me tremper encore plus et de m’aveugler mais cela supposerait relâcher mon arc, ce que je ne peux pas me permettre. Je regarde toujours la femme au loup quand je lâche :

« Olympe. Je m’appelle Olympe. »

Le sourire sur ses lèvres s’étire encore. Je ressers ma prise sur mon arc et recule encore d’un pas : j’ai presque atteint la lisière de la clairière. Mon cœur bat très vite, plein de choses se bousculent dans ma tête. Une partie de moi me pousse à aller vers la jeune femme et à lui faire confiance mais une voix, derrière, me crie de ne pas être aussi naïve, de me méfier.

Tendue j’attends une réponse. J’attends de voir ce qu’il va se passer.


Dernière édition par Olympe Prior le Mer 5 Fév 2014 - 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Mer 29 Jan 2014 - 23:13

Je m'avance doucement vers la jeune femme, ancrant mon regard dans le sien. Je l'approche comme je le ferais avec un animal apeuré: doucement, tendrement, la main vers le ciel. Je sais qu'elle peut penser que c'est un piège; elle m'a l'air farouche et aussi sauvage qu'un quelconque habitant de cette forêt. J'en profite d'ailleurs pour la détailler un peu plus.

Elle est plutôt petite, très pâle, avec une chevelure châtain foncé en bataille et trempée par la pluie. Son corps mince est entouré d'une cape noire comme la nuit, qui fait ressortir ses yeux bleu orage. Elle tient fermement son arc, et je devine sa tension à la blancheur de ses phalanges, même si le port fier de sa tête et la froideur de ses iris tentent de lui donner un air supérieur. Je remarque qu'elle plisse un peu les yeux, aveuglée par les gouttelettes qui tombent sur ses cils.

Elle lâche: "Olympe. Je m'appelle Olympe." C'est joli.

Elle continue de reculer, lentement, et je sais qu'elle se dirige vers la lisière de la forêt. Je ne veux pas qu'elle parte. Elle me fait tellement penser à moi, à ce que j'aurais pu devenir si je n'avais pas été gardée par la meute de Nord-Bois... Je réfléchis vite, et, en deux enjambées, je la rejoins, et remonte tendrement sa capuche, comme une grande soeur le ferait. Ma main glisse le long du tissu qui encadre son visage et je lui caresse instinctivement la joue du dos de la main.

"Voilà, c'est mieux comme ça, non?"

Je n'ai jamais entendu ma voix aussi douce. Un sourire étire mes lèvres et je sens que j'ai envie de prendre soin de cette jeune fille, je ne veux pas qu'elle passe à côté de sa jeunesse. Je sais que je ferai tout pour elle, tout. Son regard éberlué me fait rire.

"Freki, viens s'il te plaît." Le langage lupin -de simples grognements que n'importe quel loup pourrait émettre- semble encore plus l'émerveiller. "Je vous présente. Freki, voici Olympe, et Olympe, voici Freki, mon Fenrir. Tu peux le caresser si tu veux."

Je me mords la lèvre inférieure pour m'empêcher d'exploser de rire en voyant la lueur de joie enfantine dans son regard et celui noir de reproches que me lance mon compagnon.

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Ven 31 Jan 2014 - 0:02

Mais alors, à ma plus grande surprise, la jeune femme s’avance et relève ma capuche comme si elle lisait dans mes pensées. Elle passe le dos de sa main sur ma joue.

« Voilà, c’est mieux comme ça, non ? »

Je n’en reviens pas. Elle a mis tellement de douceur et de sincérité dans ce geste que toutes mes barrières s’écroulent. Je reste figée, bouche entrouverte, visage trempé et lentement, redescend mon arc le long de ma jambe droite.

Je fixe la fameuse Aricie. Elle a toujours ce sourire protecteur sur les lèvres et me regarde d’un air amusé. J’ai l’impression, à voir son regard, qu’elle me comprend en quelque sorte. A moitié contre mon gré, un très léger sourire se dessine sur mon visage. Une larme coule sur ma joue, indétectable au milieu des gouttes de pluie. Cette larme, c’est une larme de joie, une larme de délivrance. Oui c’est ça, je me sens délivrée d’un poids. Comme si cette jeune femme que je connais depuis quelques minutes seulement allait pouvoir devenir cette amie, cette sœur que je cherche depuis si longtemps. Je vais peut-être enfin être délivrée de cette constante solitude, cette tristesse qui m’oppresse.

Aricie se retourne et grogne quelque chose à son loup. Je suis d’abord légèrement surprise puis émerveillée par cette jeune femme qui murmure à l’oreille des loups. Le sourire sur mon visage s’agrandit encore un peu.

« Je vous présente. Freki, voici Olympe, et Olympe, voici Freki, mon Fenrir. Tu peux le caresser si tu veux. »

Mes yeux s’ouvrent plus grand. Son loup, qui restait un peu en retrait, est magnifique : plus grand qu’un loup normal, sa fourrure marron tirant sur le noir est trempée. Ses yeux, aussi bleus que ceux de sa propriétaire, la fixent d’un air de reproche.

Je murmure alors d’une petite voix : « Merci... » et me mets décidément à pleurer. Je laisse tomber mon arc au sol, m’approche d’Aricie, m’écroule dans ses bras et ferme les yeux. Je me sens protégée. C’est la première fois depuis la mort de ma mère que quelqu’un me voit telle que je suis vraiment.


Dernière édition par Olympe Prior le Mer 5 Fév 2014 - 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Lun 3 Fév 2014 - 21:02

Elle murmure un petit "merci" à peine audible par-dessus le vacarme des gouttes de pluie sur les feuille des arbres. Et la jeune Olympe, sous mes yeux ébahis, s'effondre en larmes. Larmes de joie? De soulagement? De tristesse? Peut-être les trois. Son arc tombe à terre et je n'ai que le temps d'ouvrir mes bras avant qu'elle ne s'y réfugie. Je suis hésitante, et inhabituée à autant de tendresse et d'amour. Elle a besoin de réconfort, je le sais. Je ressers mon étreinte sur ce petit corps frêle et faible, sensible et cruellement en manque d'affection. Je sens les sanglots qui la parcourent de spasmes, et mon coeur se serre.

"Chuuut, calme-toi. Tout va bien se passer, je suis là maintenant. Chuut..."

Le ciel semble vouloir se vider sur nous, l'eau se déverse à seaux sur nos capes respectives. En plus des sanglots, elle est trempée et frigorifiée. Je ne suis pas vraiment dans un meilleur état.

"Il faudrait qu'on trouve un endroit où s'abriter."

Elle hoche la tête dans mon épaule et prend une grande inspiration saccadée. Elle se dégage de mon étreinte et recule de quelques pas pour récupérer son arc. Elle lève les yeux vers moi, me sourit, et je vois, dans son regard, qu'elle est heureuse. Elle a retrouvé un peu d'insouciance et de joie qui conviennent à son âge. Je me tourne vers Freki.

"Allons-y." Puis, d'un air malicieux, je demande à Olympe: "Tu sais monter à cheval?"

Sans attendre sa réponse, je la hisse sur Freki et monte gracieusement derrière elle. J'enfonce mes talons dans les flancs de mon Fenrir, qui part au petit galop dans la forêt. Je ris quand je sens la jeune femme se crisper sous mes mains. Je l'entoure plus fort de mes bras et la tiens fermement contre moi. On vole dans la nuit tombante, le vent jouant avec nos cheveux et renversant nos capuches, les gouttes nous tombant dans les yeux, mais je suis heureuse. Un instinct fraternel, presque maternel, m'enveloppe d'une douceur incroyable. Je ne suis plus seule, j'ai une soeur. Alors que Freki s'enfonce toujours plus profondément dans la forêt, je réalise que je ne sais pas où nous allons, mais après ce coup du destin, je ne peux que lui faire confiance.

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Mer 5 Fév 2014 - 17:46

« Chuuut, calme-toi. Tout va bien se passer, je suis là maintenant. Chuut… »

Mon corps est parcouru de spasmes liés aux sanglots. Je ne peux plus m’arrêter de pleurer, comme si dix années de solitude se déversaient d’un coup.

« Il faudrait qu’on trouve un endroit où s’abriter. »

Je m’oblige à me calmer, hoche la tête et prend une grande inspiration. Je me dégage de l’étreinte d’Aricie et recule pour récupérer mon arc. Toujours en pleurs, je lui souris. Elle grogne à nouveau quelque chose à son loup puis me demande :

« Tu sais monter à cheval ? »

Sans même prendre la peine de répondre, je m’approche et me hisse sur Freki , il me semble, à l’aide d’Aricie qui monte ensuite derrière moi. Le loup se met à marcher, puis à courir. Légèrement effrayée, je m’agrippe à la fourrure de l’animal. Ma nouvelle amie se met à rire. Elle a un beau rire… La pluie tombe toujours sur nous même si le feuillage des arbres nous protège un peu. Je suis glacée, fatiguée et ne sais pas où nous allons. Je pers assez vite la notion du temps, bercée par la course du Fenrir.

Au bout d’un moment, Freki ralenti puis s’arrête devant une petite grotte. Aricie se laisse glisser à terre. Je fais de même pendant qu’elle remercie son loup, enfin, en admettant que ces grognements soient des remerciements. Je m’avance dans la grotte, éclairée par les rayons de la lune qui s’est installée dans le ciel. Quelques feuilles mortes jonchent le sol de terre humide. Je les balaye du pied et m’accroupis dans l’ombre, au fond de la grotte. La pierre est froide contre mon dos. Aricie me rejoins et fait signe à son loup de rentrer. Nous devons nous serrer pour pouvoir être tous les trois abrités.

Je ferme les yeux et pense à cette journée, à tout ce qu’il s’est passé.

Petit à petit, je sens ma tête basculer sur l’épaule d’Aricie sans pouvoir la redresser. Mes pensées s’embrouillent. Je plonge dans le monde sombre et trouble des rêves.
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Jeu 6 Fév 2014 - 0:04

Freki nous a amené dans une grotte à peine assez large pour nos trois corps. Peu à peu, je vois que le souffle d'Olympe se ralenti et, en peu de temps, elle est entre les bras de Morphée. Je la lui confie un instant et essaye d'aménager un espace pour faire un feu. Je ne veux tout de même pas qu'on meure de froid! Très vite, la proximité de nos trois corps et le crépitement des flammes emplissent la grotte d'une chaleur bienfaisante. Seule ma cape et celle d'Olympe sont mouillées. Je retire l'étoffe rouge des mes épaules et l'étend près du feu afin qu'elle sèche. Je ne veux pas que ma petite soeur -oui, je la considère comme faisant partie de ma famille dorénavant- prenne froid, alors je dégage doucement la cape noire de son corps frêle pour la poser à côté de la mienne. Une fois cela fait, je retourne près du feu et m'en occupe un petit moment, les yeux plongés dans le ballet incessant des flammes.

Mais je sens la fatigue qui me gagne. Cette journée a été pour le moins éprouvante et riche en émotions. Faisant confiance au bon vouloir des divinités, je m'assoupis devant le feu, la tête d'Olympe dans le creux de mes reins, le corps à même le sol, et la chaleur de Freki qui nous entoure, bienveillant, de sa masse de poils.

***

Je me réveille aux premières lueurs du soleil qui pénètrent dans la caverne et réalise qu'il est déjà bien tard. Ma soeur -rien que de penser ce mot fait bondir mon coeur de joie- dort encore à poings fermés. Je me glisse délicatement de sous elle et la confie à Freki, puis part chercher notre petit déjeuner. Quand je reviens, la jeune femme est juste en train de s'étirer.

"Bonjour! Bien dormi?"

En voyant l'ai ahuri d'Olympe, je réplique:

"Eh non, ce n'est pas un rêve."

Un grand sourire vient étirer mes lèvres et je lui présente ma cueillette. Quelques baies qui n'ont pas gelées pendant la nuit, de l'eau de source et des oeufs d'oiseaux composeront notre petit déjeuner entre soeurs. Je suis heureuse, plus que je ne l'ai jamais été depuis la mort de mes parents. Je ferme les yeux et profite du soleil sur mon visage. Je suis heureuse. Heureuse.

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Sam 8 Fév 2014 - 16:16

La lumière douce et chaude du soleil filtre à travers mes paupières. J’ouvre difficilement les yeux. J’ai à peine les temps de me rappeler où je suis quand j’entends une voix, la voix d’Aricie :

« Bonjour ! Bien dormi ? »

Je cligne des yeux. Alors ce n’était pas un rêve ? J’ai enfin trouvé une grande sœur ? Encore une fois, comme si elle lisait dans mes pensées, elle me dit :

« Eh non, ce n’est pas un rêve. »

« Euh… Oui, j’ai… bien dormi. »

Je me redresse et lui souris. Elle me tend une poignée de baies colorées et de l’eau.

« Merci beaucoup de faire tout cela pour moi »

Elle me sourit à son tour et me fait signe de manger. Les baies sont sucrées et juteuses. L’eau apaise ma gorge sèche. Pendant que je mange, Aricie fait cuire des œufs d’oiseaux sur le feu qu’elle a allumé.

« Tu sais… Depuis la mort de mes parents… Tu es la première personne qui s’intéresse vraiment à moi. Enfin… Je veux dire… Mon père est mort avant ma naissance. Ma mère, originaire de la tribu de Tarik, a été bannie et m’a élevée seule, à la lisière de la forêt du crépuscule, au nord du lac de l’aube. Elle est morte à son tour quand j’avais six ans. Je suis seule depuis et… Je n’ai jamais été aussi proche de quelqu’un que je pense l’être de toi… »

Aricie s’est arrêtée et me regarde. J’ai l’impression de pouvoir me voir dans ses yeux clairs, pleins de tendresse et de compréhension.
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Mer 26 Fév 2014 - 23:09

Agenouillée devant le feu, je fais cuire les œufs que j'ai trouvés un peu plus tôt dans la matinée. Je suis assez débrouillarde, depuis le temps que je vis seule. Il arrivait même que je parte quelques jours avec mes parents dans la forêt pour que ma mère répertorie diverses plantes de guérisseuse et tente d'en découvrir de nouvelles. La voix mal assurée d'Olympe me sort de mes pensées:

"Tu sais… Depuis la mort de mes parents… Tu es la première personne qui s’intéresse vraiment à moi. Enfin… Je veux dire… Mon père est mort avant ma naissance. Ma mère, originaire de la tribu de Tarik, a été bannie et m’a élevée seule, à la lisière de la forêt du crépuscule, au nord du lac de l’aube. Elle est morte à son tour quand j’avais six ans. Je suis seule depuis et… Je n’ai jamais été aussi proche de quelqu’un que je pense l’être de toi…"

J'arrête de surveiller le feu et bascule sur mes pointes de pieds, le regard perdu dans le ballet incessant des flammes. Je lève les yeux vers son visage, plein d'innocence, de candeur, et de peur aussi. Elle a peur d'être de nouveau abandonnée, de laisser sa sensibilité prendre le dessus. Je lui souris et réponds:

"Tu me ressembles plus que je ne le croyais. Je suis née dans la meute de Nord-Bois, au nord du territoire lycan -mon père était un loup-garou et ma mère, une humaine. Ils s'aimaient beaucoup, j'étais heureuse... Jusqu'à mes six ans." Mon regard se perd dans le vague, dans le passé. "Ils sont morts sous mes yeux sans que je n'ai jamais rien pu faire pour les sauver. Me sentant de trop et inutile dans la meute, j'ai fui en territoire elfique, où je suis restée deux ans. Je suis partie, et maintenant, je suis sur les traces du passé de ma mère."

Mes yeux, qui s'étaient replongés dans les langues de feu brûlantes, retournent se poser dans les abîmes sombres et tourmentées de la demoiselle. Je lui souris et lui tend son œuf, qui a cuit juste comme il faut, sur un bout de bois poli que j'ai trouvé lors de ma "chasse".

"Mais, laissons le passé derrière, il n'est pas que joyeux, n'est-ce pas? Je remercie le destin qui m'a fait croiser ton chemin. On avait besoin l'une de l'autre, tu ne crois pas? Et, si je peux me permettre, m'autoriserais-tu à te considérer comme la petite sœur que je n'ai jamais eue?"

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Dim 2 Mar 2014 - 2:25

« Tu me ressembles plus que je ne le croyais. Je suis née dans la meute de Nord-Bois, au nord du territoire lycan -mon père était un loup-garou et ma mère, une humaine. Ils s'aimaient beaucoup, j'étais heureuse... Jusqu'à mes six ans. Ils sont morts sous mes yeux sans que je n'ai jamais rien pu faire pour les sauver. Me sentant de trop et inutile dans la meute, j'ai fui en territoire elfique, où je suis restée deux ans. Je suis partie, et maintenant, je suis sur les traces du passé de ma mère. » Elle fait une pause avant de reprendre : « Mais, laissons le passé derrière, il n'est pas que joyeux, n'est-ce pas? Je remercie le destin qui m'a fait croiser ton chemin. »

Au fur et à mesure qu’Aricie parle, je me rends compte à quel point nous nous ressemblons. C’est pour cela que, quand je la vois, il me semble me reconnaître en elle, que j’ai toujours l’impression qu’elle lit dans mes pensées et que je ne peux m’empêcher d’éprouver une immense affection pour elle, et ce depuis que je l’ai aperçue à la lisière de cette clairière.

« On avait besoin l'une de l'autre, tu ne crois pas? Et, si je peux me permettre, m'autoriserais-tu à te considérer comme la petite sœur que je n'ai jamais eue? »

Un immense sourire éclaire mon visage : « Si tu savais à quel point j’avais besoin de toi ! Mais maintenant tu es là, et je suis là pour toi, pour toi ma grande sœur. » Je m’avance vers elle et la serre dans mes bras.

***
Il s’est arrêté de pleuvoir, au contraire, aujourd’hui, le soleil brille d’un éclat radieux. Nous avançons vers le nord, sans but précis. Je fais plus ample connaissance avec Freki, qui, finalement, n’est pas plus méchant qu’un chien. J’ai enfin l’impression d’avoir une famille. Je n’avais pas été aussi heureuse depuis une éternité ! La forêt se fait peu à peu moins épaisse quand je lance :

« Je suis sure que je serais la première à la lisière de la forêt ! »

Je me mets à courir le plus vite possible.

« Alors là ! Tu rêves ! »

Je bondis au-dessus des racines, évite les branches, décidée à gagner la course. J’entends les pieds d’Aricie qui se rapprochent ainsi que les grosses pattes de Freki qui frappent le sol à ma droite. Je me retourne pour voir où est Aricie quand je suis plaquée au sol par une folle qui s’est jetée sur moi.

« Raté p’tite sœur ! » Dit-elle les index plantés dans mes joues

« Peur de perdre ? En attendant tu as faillis me réduire en bouillie ! Un peu plus et je m’écrasais contre cet arbr… »

Je suis interrompue par un grognement suivi d’un jappement plaintif : Freki ! D’un bon, nous nous relevons toutes les deux et courrons rejoindre le loup qui avait continué à avancer. Il est étendu au sol, quelques mètres plus loin, et juste derrière lui se dresse un immense dragon squelettique. Il m’est déjà arrivé d’en croiser dans la vallée nocturne mais d’habitude ils ne s’attaquent à personne. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche que je vois Aricie dégainer son épée et s’élancer vers la bête.
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Aricie Vuk
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Dim 2 Mar 2014 - 23:17

Un grognement plaintif interrompt ma sœur dans sa tirade. On se relève d'un bond et je me précipite aux côtés de Freki. Mon Dieu! Que s'est-il passé? Une ombre se projette alors sur moi et je me relève, mon épée à la main. Un monstre se dresse devant moi. Je repasse dans ma tête la liste du bestiaire d'Ephaëlya, que j'ai appris avec mes maîtres elfiques. C'est un dragon squelettique d'environ deux mètres. Ces animaux ne sont d'habitude pas offensif, ce doit être une femelle avec un nid pas loin. Je ne veux pas la blesser, ce n'est pas mon intention de la tuer, mais si elle fait un mouvement agressif vers nous, elle sait que je serais la pour défendre ma famille.

"Freki, ça va? Tu peux te relever?"

Mon Fenrir secoue un peu la tête puis se remet d'aplomb.

" -Je suis juste un peu...sonné.

-Prends Olympe sur ton dos et prépare-toi à courir.
"

Le loup prend l'épaisseur de tissu qui couvre la jeune femme dans sa gueule et la lance sans grand ménagement sur son dos. Ma sœur lâche un petit cri de protestation, mais, heureusement, ça ne semble pas affecter le dragon de beaucoup. Je recule doucement, l'épée toujours brandie, et Freki fait de même à mes côtés. Mauvaise idée. La dragonne, puisque c'est ce qu'elle semble être, lâche un cri primitif qui glacerai le sang de n'importe qui. On a l'air de se rapprocher un peu plus du nid, ce qui ne semble pas être l'idée du siècle. Le monstre lâche un autre cri puis se baisse, ses muscles se tendent, elle est prête à bondir.

"COUREZ!"

Freki hésite, Olympe tourne la tête vers moi. Dans ses yeux, je lis de l'inquiétude et une question aussi: Me laisseras-tu seule? Mais je n'ai pas le choix. On ne peux pas courir, elle nous rattraperai, elle vole, après tout. Je ne peux qu'essayer de la ralentir.

"Allez-y, je vous en prie, je ne la retiendrai pas longtemps!"

Je regarde Olympe dans les yeux et je la supplie silencieusement. Des larmes perlent à ses yeux alors qu'elle donne des coups de talons dans les flancs de Freki. Avant qu'elle ne soit hors d'atteinte, je lui dis ce qui sera sûrement mes derniers mots, puisque je sais qu'il n'y aucun moyen que je m'en sorte.

"Je t'aime."

Ça sort comme un souffle, et je pivote sur mes talons pour faire face à la bête.

***

Après plusieurs heures de chassé-croisé, je commence à m'épuiser. Ce jeu du chat et de la souris semble ne jamais vouloir finir. De mon côté, j'ai la vitesse et l'agilité dues à ma petite taille. Du sien, il y a la force et l'endurance. La sueur et les larmes brouillent peu à peu ma vue. Je sais que je ne tiendrai plus longtemps, mais je veux partir d'une façon digne. Ce n'est que maintenant que je réalise l'ampleur des choses que j'aurais voulu faire: prendre soin d'Olympe, la voir grandir et fonder une famille; revoir mes amis, Hetahel et Elwen; porter mes propres enfants et fonder ma propre famille; retrouver l'assassin de mes parents et les venger. Tant de choses que je voudrais voir s'accomplir, mais que je ne verrais que d'où je serais après ce combat mortel. Il y a une dernière chose que je peux faire, par contre. C'est épargner cette bête qui ne voulais que protéger sa progéniture. Mais je ne suis pas suicidaire. Alors je me battrai jusqu'à la mort.

Je donne quelques coups, ils ont un certain impact, mais surtout, ils enragent la femelle. Je lui fais peur. Peut-être serais-je de taille, au final. Mais cette terreur pour sa progéniture lui fait redoubler d'efforts. Je grimpe agilement sur son dos, enfonçant au passage quelques fois ma lame dans sa colonne vertébrale. J'arrive alors sur son crâne. C'est ma dernière chance.

Alors que j'abats l'épée de toute ma force là où je sais que sa boîte crânienne est la plus fragile, une patte énorme me cueille et m'envoie à terre. Je me cogne la tête contre un rocher et je sens le sang coller mes cheveux sur ma tempe droite. Mes membres fatiguent, je perds du sang de ma blessure et je vois des étoiles. Je suis allongée par terre et je remarque que le ciel s'est particulièrement dégagé depuis hier; il est bleu et de gros nuages qui semblent aussi doux que du coton naviguent dans l'océan des cieux. C'est agréable de rester là à attendre que le sommeil éternel nous emporte. Je suis fatiguée, oui, si fatiguée de vivre. J'attends que le vent me prenne dans ses bras et m'emporte loin d'ici.

Mais j'ai l'impression d'entendre la voix rauque de mon vieux professeur elfique qui m'a si bien recueillie pendant mes deux années en Evanya dans mon oreille: "Mieux vaut mourir debout que survivre à genoux." Je revois ses yeux d'une infinie tendresse et son sourire encourageant et je décide de me lever. Le monde tourne autour de moi. Le sol semble vaciller sous mes pieds. Je vois maintenant deux femelles dragon qui viennent vers moi, alors que je sais qu'il n'y en a qu'une seule. Je ne peux pas combattre dans ces conditions. Je plante mes deux pieds bien dans le sol et je campe sur mes jambes, bien droite, mon épée brandie devant moi comme un bouclier de fortune. La dragonne se lève sur ses pattes arrières. Elle me domine, mais je ne bouge pas pour autant. Elle lance une de ses pattes avant vers moi. Celle-ci me fauche comme si c'était la Mort elle-même qui venait m'accueillir.

***

Juste avant que le noir n'envahisse ma vision pour toujours, je pense à tous ces gens que je laisse derrière moi: mes maîtres d'armes, mes professeurs elfiques et ma meute, Hetahel, Elwen et Freki. Et, alors que je ferme les yeux, je vois mes parents, qui me sourient et m'ouvrent grand leurs bras. Mais le mot qui franchit mes lèvres -certains diraient "son dernier soupir"- est pour celle que je revois, en ce moment, son visage souriant, ses yeux bleu-gris, ses joues inondées de larmes.

"Olympe..."

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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   Lun 3 Mar 2014 - 1:03

Freki saisit le tissu de ma cape entre ses crocs et me jette sur son dos. Je lance un petit cri étranglé : je ne veux pas laisser Aricie seule face à cette créature ! Non ! Freki recule lentement, en même temps que ma grande sœur. La bête lance un cri à vous glacer le sang. Je m’apprête à sauter du dos de Freki pour me tenir aux côtés d’Aricie pour le combat qui s’annonce quand elle nous crie :

« COUREZ ! »

Je veux répliquer mais les mots se bloquent dans ma gorge. Je regarde Aricie, lui demandant silencieusement pourquoi, pourquoi l’histoire doit se terminer comme ça ?

« Allez-y, je vous en prie, je ne la retiendrai pas longtemps! »

Les larmes montent dans mes yeux. Ma sœur me supplie du regard. Dans ce regard je revois tout depuis le début :
moi, riant au milieu de la clairière
Elle et Freki, arrivant
moi, d’abord méfiante jusqu’à ce qu’Elle remonte ma capuche, d’un geste si doux
notre chemin, à dos de fenrir, jusqu’à la grotte
moi, m’endormant, la tête sur Son épaule
Son arrivée dans la grotte à mon réveil, les bras chargés de vivres pour notre petit déjeuner
nous, parlant de nos vies respectives
Elle, me disant qu’on avait besoin l’une de l’autre
nous, marchant dans la forêt
puis cette course…
Mais quelle idée j’ai eu ! Je me sens coupable, mes larmes roulent sur mes joues et Aricie me regarde toujours, de ses yeux clairs… Je plante mes talons dans les flancs de Freki qui démarre.

Puis j’entends un murmure, un souffle à peine audible, peut être le dernier :

« Je t’aime. »

Je murmure « Moi aussi je t’aime. »

Freki cours dans la forêt, les larmes ruissèlent sur mon visage et m’aveuglent. Les sanglots secouent mon corps de nombreux spasmes. Une boule me bloque la gorge. Je voudrais m’arrêter de pleurer, pour Aricie. Je sais que si elle avait été là, elle m’aurait pris dans ses bras et…… Mon cœur se serre encore un peu plus. J’enfouis mon visage dans le doux pelage de Freki.

Pourquoi ? Pourquoi la mort vient-elle toujours me prendre ceux que j’aime ? Pourquoi Aricie ? Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi si tôt ? Pourquoi ? Je pousse un cri déchirant, un mélange de tristesse et de rage. Nous avions tellement de choses à vivre ! Non ! Non ce n’est pas possible !

***
Je suis toujours sur le dos de Freki qui marche désormais au pas. Je ne pleure plus, je n’ai plus assez de larmes dans mon corps. Nous avançons depuis plusieurs heures. Nous sommes arrivés dans les landes éternelles mais le soleil qui resplendit ici est tout à fait décalé. C’est comme si la grande faucheuse me souriait de son sourire cruel. J’arrête le loup et descends de son dos. Il s’allonge sous un arbre et rentre son museau dans ses pattes. Il doit être tout aussi détruit que moi. Je m’adosse contre lui et passe ma main dans sa fourrure. Je ferme les yeux. Les larmes recommencent à couler sur mon visage. Finalement il devait m’en rester un peu.

Puis d’un coup, je sens comme une grande claque sur tout mon corps et un pieu glacé me transperçant le cœur :

« Olympe… »

« Aricie… »
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MessageSujet: Re: Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]   

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Le destin m'a pris mes parents, la vie m'a redonnée une sœur [Terminé]

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