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 Un nouveau compagnon de route

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MessageSujet: Un nouveau compagnon de route   Dim 28 Nov 2010 - 23:51

J’avais fais le chemin inverse de mes ancêtres sans rencontrer de souci. Je mettais cela sur le compte de ma bonne étoile. Nous avions trouvé des gens pour nous héberger, nous offrir le repas en échange de quelques services. Le temps était aussi de la partie, clément et le voyage se déroula sans encombre jusqu’à ce que nous parvenions à la limite du pays des nains. Jusque là, à part mes semblables et quelques mouvements au coin des bois, je n’avais croisé nulle bête curieuse et effrayante qui peuplait nos contes. Allez savoir pourquoi, alors que nous changions de territoire, je frissonnai sans en comprendre la raison. Djebel lui-même était nerveux et Ôpoual ne quittait pas la cache de mes cheveux. J’aurais du écouter mon instinct mais ma curiosité fut plus forte. Je câlinais mes deux compagnons puis pressai doucement les flancs du frison. Celui-ci renâcla quelque peu puis pénétra dans le bois. C’était drôlement silencieux, presque aucun chant d’oiseau ne résonnait et je déglutis alors que mes mains se refermaient un peu plus sur les rênes. J’avais l’impression que le silence me pesait sur les épaules et me forçait à courber l’échine. Je jetai un bref regard derrière moi pour constater que l’orée du bois disparaissait cédant la place à une obscurité oppressante. Les sabots de ma monture frappaient le sol régulièrement et je ne pouvais m’empêcher de scruter les environs. Je sentais Ôpoual trembler contre ma nuque et chantonnais doucement pour le rassurer. J’étais heureuse de savoir que la journée ne faisait que commencer et j’espérais avoir traversé le bois avant la fin de celle-ci.

« On accélère un peu la cadence Djebel. Promis je te laisserai souffler après. »

Il devait être d’accord avec moi car il se mit à trotter puis finit par galoper, sautant par-dessus les nombreux trous qui jonchaient le sol. Je me détendais enfin un peu, lui lâchant les rênes. Les mains sur son encolure, je souriais sentant sa chaleur et ses muscles fonctionner. Nous gardions l’allure un moment puis profitions d’une clairière pour faire une pause. Les bruits de la forêt étaient redevenus normaux et je laissai Djebel brouter un peu. Je fouillai dans ma besace et sortis quelques friandises pour Ôpoual. Il pointa le bout de son nez et croqua dedans avec plaisir. Je me rendis compte que mon cœur battait de nouveau à un rythme régulier et je bus un peu, rattachant soigneusement mon outre. Mon furet prenait enfin ses aises et descendit pour fouiner dans les alentours. Je veillai mes deux compagnons d’un œil attendri et me laissai tomber dans l’herbe. Nous nous étions arrêtés depuis une dizaine de minutes lorsque la terre se mit à trembler par intervalle régulier.

« M’enfin que se passe-t-il ? Un tremblement de terre ? »

Je bondis sur mes pieds cherchant un abri du regard. Soudain je me figeai et devins aussi blanche qu’un fantôme. Ça venait vers nous et ce n’était pas un tremblement de terre. Quelque chose se déplaçait dans les bois, quelque chose qui devait-être énorme. Mon esprit se mit à tourner à toute allure alors que mon corps lui refusait d’obéir. Seules mes dents étaient mouvement et s’entrechoquaient violemment. Je repassai un à un tous les contes de mon enfance. Djebel et Ôpoual s’étaient rapprochés, visiblement nerveux et l’étalon me poussa du bout des naseaux. Je sortis enfin de mon immobilisme et attrapai Ôpoual. Sautant sur le dos de Djebel, je pressai ses flancs pour le lancer au galop. Hors de question de rester ici. Un horrible craquement se fit entendre derrière nous et je tournai la tête. Mon cri s’étrangla dans ma gorge alors que mes yeux devaient jaillir de leurs orbites. Ils étaient deux et beaucoup trop grands, pour ne pas dire Géants ! Nous disparaissions de nouveau dans les bois lorsque le regard d’un des deux monstres se posa sur nous.

« Hiiiiiiiiiiiiiii ! »

Je me repositionnai et m’allongeai sur l’encolure alors que Djebel forçait l’allure. Les yeux à demi-fermés, les mains agrippées dans sa crinière, les branchages me fouettaient violemment mais peu importait. Je nous dirigeai avec pour seul objectif, mettre le plus de distance entre eux et nous.


Dernière édition par Saruwatari Emi le Mer 1 Déc 2010 - 19:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 2:43

Voilà déjà des jours que Daren traversait les forêts, voyageant à couvert de la nuit, plus à l’aise lorsqu’il avait du passer la grande plaine à la sortie ouest de la forêt des damnés. Sous forme de loup, il avait pu éviter de se faire remarquer lors de son passage dans la forêt en terre elfique. Redoublant de prudence ainsi que de vigilance, sa perception fine, même lors de la nuit tombée, couplé à son odorat avec un application à la lettre des règles que Tuzan lui avait enseigné, Daren avait malgré tout pu éviter de se faire repérer par les habitants locaux qu’il aurait pu croiser lors de son périple. Chaque jour, il humait, écoutait et prenait garde à chacun de ses déplacements. Ceux-ci, mués par son instinct, l’avaient conduit en terre naine, dont il ne connaissait pas réellement lui-même les frontières. Mais les odeurs, l’air ambiant et la terre elle-même lui parurent différents. Tuzan lui avait expliqué à peu près comment se découpaient les frontières en Ephaëlya, mais la pratique était bien plus difficile à appréhender qu’il n’y paraissait. Seule la notion de « territoire » pu le convaincre qu’une limite séparait deux terres voisines. Enfin, jusqu’à ce qu’il commence son voyage...

Il ne savait pas trop où aller, ayant continuer de se mouvoir sans vraiment se donner de destination. Il était perdu en réalité. La disparition de Tuzan l’avait secoué mine de rien, plus qu’il ne l’aurait cru. Qu’est-ce qui s’était passé ? Pourquoi s’était-il envolé comme ça ? Pas de traces, pas d’odeur... Comme s’il n’avait jamais existé ! Daren secoua la tête en grognant. Sous sa forme humaine, il avait dépassé une espèce de tour depuis hier, dont il ne s’était pas approché. C’était comme quand Tuzan lui demandait de grimper dans un arbre pour guetter d’éventuels prédateurs ou ennemis, le système était identique mais là c’était une construction faite à la sueur du front. Daren se demandait d’ailleurs comment on avait érigé une tour aussi haute et en combien de temps. Il secoua la tête une nouvelle fois, ce n’était pas le moment de perdre sa concentration.

Couvert d’une boue déjà sèche sur sa peau, s’étant aidé d’une pluie providentielle pour s’enduire de la terre du coin, il marchait toujours avec précaution, attentif au moindre bruit, dans une forêt où la lumière passait peu, ce qui faisait très bien son affaire. Il constatait les nombreux trous qui parsemaient le sol, les arbres sans feuilles lui paraissaient bien sinistre, quoi que moins imposant et tortueux que dans la forêt des damnés. C’était un endroit pour le moins curieux...

Soudain, des bruits étranges résonnèrent non loin de là où il se trouvait. Fronçant les yeux il tendit l’oreille en se retournant vers l’origine du bruit. Il vit alors un cheval, noir comme l’ébène, foncer vers lui au triple galop. Bon sang ! Cette sale bête semblait ne pas vouloir dévier de sa trajectoire ! Son cavalier, quoi qu’au son de la voix cela suggérait plutôt une femelle, semblait hurler à plein poumons sans regarder où se dirigeait sa monture. Daren grogna. Pas question pour lui de s’écarter pour laisser passer ce quadrupède et son équipage à leur guise. Sa fierté prit le pas sur sa prudence du moment. Il se mit à courir vers le cheval et poussant un cri à la limite d’un rugissement de bête en sa direction. Malgré tout, il avait assuré ses appuis pour bondir de côté si jamais l’issue ne tournait pas son avantage.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 3:09

J’entendis à peine le rugissement qui venait de résonner dans les bois. Terrorisée, la tête toujours tournée vers l’arrière, hurlant à Djebel d’aller toujours plus vite. Je constatai avec soulagement qu’ils ne nous avaient pas suivis. J’allais me replacer correctement lorsque mon frison pila brusquement, dérapant des postérieurs pour se cabrer par la suite. Ne pouvant rien faire, je glissai le long de son encolure et lorsque Djebel se cabra, vu que j’avais toujours les rênes en main, je décrivis un petit saut en l’air pour atterrir lourdement dans le fossé. Ôpoual qui avait certainement sentit le coup venir, l’instinct animal, si seulement je pouvais le posséder, avait tranquillement sauté pour venir ensuite me renifler. A l’envers, des feuilles dans les cheveux, de la terre dans la bouche, je gigotais maladroitement pour me remettre d’aplomb. Complètement sonnée, je clignai des yeux un moment sans bouger. Dans ma tête, la course folle se redessinait et je fus prise d’une violente quinte de toux me brûlant les poumons. Ôpoual grimpa pour se mettre de nouveau à l’abri de ma chevelure. Je parvins à pester entre deux toux.

« Ah ben merci pour le soutien ! »

J’avais mal partout mais heureusement rien ne semblait cassé ni foulé. Je poussai un long soupir et sentis les naseaux de Djebel me réchauffer la joue. Je levais une main tremblante et caressai la douce peau.

« Désolée mon beau, cette route est si mauvaise, je n’aurai jamais du te faire aller si vite. »

L’étalon souffla doucement comme pour me contredire. La forêt était de nouveau silencieuse mais une bonne chose était que le sol ne tremblait plus. Au moins les deux monstres ne nous avaient pas pris en chasse. Prenant appui sur une roche, je constatai avec effroi que ma tête n’était pas passée bien loin. Oui, j’étais vraiment une chanceuse au final et je me permis même de rire. Je m’époussetai tant bien que mal, vérifiai mon corps et passai au crible le moindre bout de muscle ou tendon de Djebel. Il n’avait rien et je levai enfin les yeux sur la route pour voir quel trou était responsable de la réaction de mon cheval. Une terreur sans nom me tétanisa sur place et ma bouche s’ouvrit sur un hurlement vraiment, mais alors vraiment aiguë.

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! »

Djebel fit un léger mouvement de côté et regarda dans la même direction que moi. Etrangement, il semblait calme et franchement je ne comprenais pas pourquoi. Sur la route, nous fixant bizarrement une créature faite de boue ! D’apparence humaine, c’était la seule chose qui pouvait se définir de normal tant le reste semblait tout droit sorti d’un conte cauchemardesque. Même si d’un point de vue extérieur, je devais être tout aussi effrayante. Je me retins d’appeler ma douce maman et opérai un brusque quart de tour. J’attrapai la première branche qui passait par là et tentai vainement de la casser.

« T’approche pas hein ! Je suis super dangereuse et mes compagnons ne sont pas mangeables ! Ils sont empoisonnés ! C’est ça et moi aussi, je suis un poison ambulant !»
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 3:54

La victoire était à lui, le canasson avait pilé pour faire basculer d’un coup sa cavalière par-dessus bord. Daren resta donc là, la tête un peu relevée en guise de signe de son triomphe, observant maintenant la jeune femelle dans une étrange posture la tête en bas et faisant à moitié un roulé-boulé pour se remettre à l’endroit. Une petite bestiole était entrain de revenir vers elle pour la renifler, probablement que cette chose lui appartenait. Cela se confirma d’ailleurs quand celle-ci pesta contre la bête, entre deux quintes de toux.

Le manège de la femelle lui fit redresser un sourcil, marquant une légère craquelure dans la boue qui recouvrait son visage. Elle était maintenant entrain se s’assurer que son cheval allait bien. Il n’avait pas l’air d’être plus secoué que ça le bestiaux, au contraire. Daren remarqua vite que la femelle lançait de rapides coup d’œil de la direction d’où elle venait. Avait-elle été poursuivi par quelque chose ? Cela le fit grogner légèrement, ce n’était pas le moment de se retrouver embarqué dans il ne savait quel pétrin. Il détailla l’humaine, tout en gardant son ouïe en alerte au moindre bruit suspect. Il n’aimait pas du tout le fait de rester planté là alors que les règles dictaient le déplacement. Pourtant, sans trop comprendre pourquoi, probablement à cause de sa curiosité assez forte, il ne bougea pas.

Le cri aiguë que l’humaine poussa en le voyant le fit grimacer au possible. Comment pouvait-on avoir une telle vocalise avec un coffre aussi menu ?... Aussitôt, la femelle s’agita dans tout les sens, se plaçant entre lui et ses deux bêtes, pivotant un peu sur elle-même pour tenter de casser une pauvre branche, mais sans succès. Le spectacle laissa Daren assez perplexe, tandis que l’humaine continuait son manège en lui aboyant aux oreilles de ne pas s’approcher, ni de tenter quoi que ce soit à l’encontre de ses « compagnons » et d’elle-même sur le plan nutritif.

Daren secoua la tête, assez grimaçant :


- Dis, tu voudrais pas juste te calmer ?... J’ai mal à la tête avec tout ce que tu hurles depuis cinq minutes là... Baisse d’un ton, ou mieux, tais toi complètement.

Ses oreilles sensibles bourdonnaient un peu sous les vibrations des cordes vocales de la demoiselle. Il fronça les yeux, le temps que celle-ci se calme.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 14:36

« Tu… Tu comprends ce que je dis… Tu parles, toi ? »

Je restai hébétée, la chose communiquait. Le résultat fut que je la regardai à nouveau, la tête sur le côté. On pouvait voir comme une entaille plus claire sur son visage, je la pointai alors du doigt.

« Sorcellerie ! Vade Retro ! »

Combien de temps je m’étais escrimée à vouloir casser cette branche ? Impossible de le dire avec certitude mais non seulement j’avais mal partout mais en plus j’étais en sueur. Je me sentais poisseuse et dégoûtante et soupirai, la branche me narguant toujours bien fixée à son arbre. Finalement la créature n’avait pas l’air bien méchante, je redressai les épaules et bombai le torse aussi fièrement que possible.

« On ne t’a jamais appris la politesse ! On ne parle pas comme cela aux gens que l’on ne connait pas ! »

J’étais bien placée pour lui donner une leçon de morale, mais je m’en fichais éperdument. Inspirant longuement, je saisis une fine branche qui trainait et jouait avec l’air de rien. Je m’approchai très lentement de la chose alors qu’Ôpoual me laissait à nouveau tomber pour rester sur le dos de Djebel.

« Espèce de couard. »

Lorsque je fus à un peu près 1.50 mètres d’elle, je la piquai avec le bout de la branche. Bien ancrée sur mes pieds, le corps légèrement tourné, j’étais prête à détaler au premier mouvement tout en espérant qu’elle ne courait pas bien vite. On pouvait voir la boue craqueler légèrement aux endroits que j’avais frottés.

« T’es quoi toi ? »

Je tentais de maîtriser les tremblements de ma voix, je venais de faire un effort surhumain pour ne pas prendre mes jambes à mon cou. Toutefois, j’étais en période de découverte et d’apprentissage, il me fallait donc prendre sur moi. J’avais opté pour parler plus doucement, on ne savait jamais et redoutais sa réaction. Dans mon esprit terrifié, nombreux scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres alimentaient mon angoisse presque palpable. La forêt était de nouveau silencieuse et seuls les battements de mon cœur, à nouveau frénétique, résonnaient à mes oreilles.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 16:23

En voilà une bonne. Voici maintenant la femelle qui le regardait avec des yeux ronds en pointant un doigt tremblant vers lui. Sorcellerie ?... Daren secoua la tête d’un air toujours aussi perplexe, peut-être même un tantinet blasé. Elle s’agitait beaucoup trop et, à force de hurler, elle pouvait attirer des prédateurs ou autres individus du genre qu’il n’avait pas forcément envie de croiser. Il soupira.

Continuant dans ce qu’il aurait pu appeler une espèce de délire, l’humaine se mit carrément à changer d’attitude du tout au tout en bombant sa poitrine face à lui dans une posture de victoire. Comment ça « la politesse » ?... Ce cirque commençait à l’agacer. Il grogna encore un peu, puis soudain l’humaine se rapprocha de lui, munie d’une brindille qu’il aurait pu facilement briser en deux sans effort. Elle grattait la terre sur son torse avec ce ridicule bout de bois. Sa panique n’avait pas diminuée, loin de là, Daren pouvait entendre d’ici les battements frénétiques de son cœur aussi distinctement que s’ils avaient été les siens. A l’endroit où elle avait frotté, la terre s’était effritée et laissait voir un morceau de sa peau, pâle mais sale. Elle lui posa une question sur une toute petite voix de proie effrayée. Il inspira profondément, histoire de ne pas être agressif.


- T’as fini ?... Je suis juste quelqu’un recouvert de boue, ça te va ?...

Pas question pour l’instant de lui dire qu’il était lycanthrope vu la demoiselle, sinon il aurait une cardiaque inconsciente sur les bras... Il leva le nez en l’air, humant légèrement celui-ci en écoutant attentivement si rien ni personne n’était dans les parages. Rien, il se détendit un peu. Fixant le bout de brindille que tenait la femelle, il releva son regard vers elle, toujours aussi neutre.

- C’est bon ? Tu es calmée ?... Pose ce truc là, si je devais t’attaquer ça ne te servirait pas à grand-chose. Et rassure toi c’est pas mon intention non plus...

Il ferait mieux de se remettre en marche, ça lui serait beaucoup plus bénéfique que de rester planté là face à une trouillarde. Cependant, il songea aux leçons de Tuzan... Cela faisait des jours qu’il n’avait vu personne, qu’il voyageait seul et « un loup qui voyage seul est plus à même d’être une cible pour d’autres que lorsqu’il est accompagné ». En même temps, vu cette humaine, il se demandait s’il ne valait mieux pas rester encore un peu solitaire...
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Lun 29 Nov 2010 - 17:51

Ce monde était complètement loufoque et illogique. Depuis quand les êtres humains se roulaient-ils dans la fange. Je devais être entrain de rêver, cela ne pouvait être que ça. Bon sang on n’avait pas idée et puis en plus de ça il ne sentait pas vraiment la rose. Cela était étrange de découvrir la blancheur de sa peau, le soleil, il ne devait pas connaître.

« T’es… Tu… Mince ça t’arrive de prendre des bains ? Non parce bon, enfin tu vois quoi… »

Je le regardai faire alors qu’il levait la tête pour renifler l’air. Un vrai sauvage en fait, je ne pus réprimer un frisson. La brindille chuta au sol et je reculai un peu, prudente. Je croisai les bras et fronçai le nez. Impossible pour moi de déterminer quel âge il pouvait avoir mais au moins, il semblait costaud et pas peureux. Je ne pouvais pas m’empêcher de le détailler, essayant de jauger ce qu’il valait. Je parvins à esquisser un petit sourire et clignai des yeux.

« Encore heureux, je ne t’ai rien fait ! Je m’appelle Saruwatari Emi et toi ? Tu fais quoi, tu voyages ? Moi aussi c’est fou hein ?»

J’étais ravie maintenant que la situation était claire et ne présentait aucun danger. Je me demandais même comment j’allais faire pour le convaincre de voyager avec moi. Au moins je ne serai plus seule et puis il devait savoir se défendre quoiqu’avec son allure, n’importe qui devait directement faire demi-tour. Opérant un quart de tour, je désignais mes compagnons.

« Voici Djebel et le furet là, c’est Ôpoual. »

Je m’approchai de ma monture et pris mon outre avant de revenir vers la Chose. Je lui tendis, un petit sourire sur les lèvres. Je constatai toutefois que mes deux zouaves ne s’approchaient pas. Je mis cela sur le compte de l’odeur qui devait peut-être les déranger et haussai les épaules.

« Tu as soif ? Ou faim peut-être ? Il me reste un peu de nourriture. »

Je me dandinai sur place, cherchant mes mots.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mar 30 Nov 2010 - 16:57

Daren fit claquer sa langue sur son palet. Cette humaine était réellement insupportable. Des bains ? Alors qu’il était en plein voyage et en proie à être traquer ? Décidément la femelle n’avait pas les mêmes préoccupations que lui en matière de déplacement. Mais la perspective de peut-être enfin pouvoir commencer à apprendre quelque chose du monde extérieur, même si c’était en étant auprès d’une braillarde et trouillarde pareille, lui valut d’être encore calme et patient. Cependant, se faire assaillir de questions aussi rapidement était entrain de le conforter dans son opinion.

- Daren... Et... on peut dire que je voyage oui...

Restant méfiant, il étudia sans vergogne la dite Saruwatari Emi du regard, la détaillant minutieusement. Les battements du cœur de la jeune femme s’étaient calmés, il pouvait être un peu plus tranquille quand à la crise cardiaque éventuelle qu’elle aurait pu faire quelques minutes plus tôt. Elle semblait faire de même avec lui, l’observant et soulignant l’apparence qu’il offrait à sa vue. Une idée trottait dans la tête de cette humaine, c’était presque certain. Humant toujours un peu l’air, les odeurs nouvelles se détachaient d’elle et ses deux bêtes. Elles étaient exotiques pour lui, et il tenta de s’imaginer les terres d’où elle devait venir, à savoir Oryenna probablement, en tant qu’humaine. Il nota les effluves nouvelles pour son odorat. Du sable... Des étendues de Nature inconnue... Une voyageuse comme elle le lui avait dit. Cela lui donna matière à réfléchir encore quand à ce qu’il pourrait apprendre d’elle, malgré tout les défauts qu’il pouvait lui trouver de prime abord.

Elle commençait à lui sourire, il eut un réflexe de léger recul. Sourire, ce n’était pas vraiment quelque chose qu’il connaissait et savait faire. Avec Tuzan, aussi loin qu’il se souvienne, ça n’avait été que très rarement le cas, voire pas du tout pour lui. Les deux compagnons de Saruwatari n'avaient pas l'air de vouloir l’approcher. Ils devaient sentir la bête en lui, Daren n’en doutait pas un seul instant. Cela pourrait s’avérer compliqué... Néanmoins, l’humaine s’accorda une attitude plutôt sympathique à son encontre, lui proposant même à boire ou à manger. Que cherchait-elle à faire exactement ? Daren demeurait prudent, gardant une posture assez sur la défensive. C’était peut-être un piège, bien qu’il n’eut pas au fond de lui un sentiment de menace la concernant, ni autour d’eux. La légère paranoïa, que les instructions de Tuzan avaient semé en lui, l’incitait à s’assurer totalement de ses intentions.


- Non, je n’ai ni faim ni soif... Que cherches-tu comme ça ?...

Elle paraissait se tortiller sur place comme un ver de terre, cherchant quelque chose dans un coin de ses pensées. Daren détendit ses épaules, restant encore et toujours à l’affût du moindre bruit suspect qui pourrait lui parvenir aux oreilles.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mar 30 Nov 2010 - 20:41

J’ouvris des yeux ronds en le voyant reculer, je lui faisais peur moi ? Bonjour, le monde à l’envers. Il semblait suspicieux alors que je lui proposais de se désaltérer et de manger, avait-il seulement déjà vécu en communauté. Je haussai les épaules.

« Comme tu veux, Daren… »

Je rangeai mon outre et pris les rênes de Djebel pour les passer par-dessus son encolure. Il avait assez donné et je décidai de continuer à pied. Ôpoual vint se loger sous mes cheveux, poussant de petits cris ravis apparemment. Alors que l’on s’approchait de la chose, l’étalon se cabra, hennissant violemment et battant des antérieurs. Je restai un moment surprise, ne l’ayant jamais vu comme ça.

« Djebel, doucement, il n’est pas méchant ! »

Je réussis à le calmer un peu et le flattai longuement. Je le sentais nerveux mais je mis cela sur le compte de la course folle que l’on venait de faire. Ôpoual quant à lui, tremblait contre mon cou, ça promettait. Je me tournais vers Daren et secouai doucement la tête.

« Ton odeur ne doit pas leur revenir, il leur faudra certainement un petit temps. Moi je suis en quête si l’on peut dire, je cherche à apprendre de nouvelles choses grâce à ce voyage. Dis. Ca peut paraître un peu rapide mais… Comment dire… On pourrait faire un bout de chemin ensemble non ? Bien sûr je garde mes distances. »


* Pas envie de tomber dans les pommes moi.* Je ne pus m’empêcher de glousser comme une pucelle. Je ne savais pas où il allait mais à vrai dire je m’en fichai complètement. L’épisode des géants était encore chaud dans ma mémoire et avec un autre compagnon, je pourrai au moins me cacher derrière ou l’envoyez sur le front pendant que je filerai me cacher. Toute fière de ma stratégie, j’attendis sa réponse.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 0:39

Deren se mit à grogner. Si ces bestioles ne supportaient pas sa présence, le voyage à plusieurs s’avèrerait compliqué... Comment procéder ? Si Saruwatari apprennait que c’est un loup, et qu’elle lui refasse une crise comme tout à l’heure, il n’était pas sorti. De plus, si elle compte aller dans la direction d’où il venait, il allait devoir faire attention pour deux, car visiblement la discrétion n’était pas son fort à elle. Cela lui rappela sa propre situation et ce que Tuzan lui avait dit avant de s’envoler, il n’est pas censé exister officiellement... Et pourtant il avait besoin d’apprendre et surtout de se retrouver en groupe. Quoique, avec elle... Ca revenait presque au même que d’être tout seul, ou pire.

Ce casse-tête commençait à peser sur l’esprit de Daren qui secoua la tête en fronçant les yeux. Devait-il tenté sa chance et montrer « patte blanche » ? Ou devait-il la laisser là et attendre ?... Avec les risques que cela comportait. Cruel dilemme. Avec Tuzan, mine de rien c’était plus simple. Ils étaient toujours ensemble, sur le même territoire et... Daren paraissait nerveux de l’extérieur. Ressasser ses pensées l’embrouillaient plus qu’autre chose. Il releva un regard un peu étrange vers l’humaine, préférant jouer sur la franchise que le secret.


- C’est pas mon odeur qui les rend comme ça, c’est plutôt le fait que je sois lycanthrope qui les rend nerveux. Ils sentent le loup que je suis... Quand à savoir si on peut voyager ensemble... Ca déprendra de toi... et de tes compagnons à poils.

Cette fois il était près à la voir hurler encore ou pire, tomber dans les pommes sans alerte. De son point de vue la deuxième solution lui était plus douce, surtout pour ses oreilles...
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 16:27

La chose qui s’appelait Daren grognait et je frissonnai de nouveau. Si c’était là son moyen de communication favori, j’allais me sentir bien malheureuse. Que ne fallait-il pas accepter pour ne pas voyager seule. En plus voilà qu’il semblait nerveux et moi je recommençai à avoir peur. Avait-il senti quelque chose s’approcher ? Je clignais des yeux sous son regard particulier et me serrai contre Djebel. Je me sentais transie, des frissons me parcourant l’échine et mon cœur, de nouveau, avait entamé une gigue endiablée.

« Un quoi ? »

Je le regardai un moment et éclatai de rire. Au moins avait-il une touche d’humour. Lui un loup-garou, voyez-vous ça. Je dus me tenir les cotes tellement je riais et des larmes roulèrent sur mes joues. Je pris appui sur Djebel et tentai de me calmer. Bon sang de bois que cela faisait du bien. Je pris une longue inspiration et le regardai, un large sourire sur les lèvres. Je tapotai l’encolure de Djebel et reniflai un peu. Une lueur moqueuse dansait dans mes yeux et je décidai d’entrer dans son jeu.

« Puisque nous en sommes au confidences, sache que je suis une Enchanteresse. D’un simple claquement de doigts, je pourrai te réduire en une jolie bouse de vache. »

Je me mordis les joues au sang pour ne pas rire de nouveau et tirai un peu sur les rênes. Djebel renâcla mais ne bougea pas. Je souris et lui caressai les naseaux. Avec tout ce qu’il venait de se passer j’en oubliais nos accords. Je passai donc les rênes par-dessus la tête et les nouai de telle sorte qu’il ne puisse marcher dessus même en broutant. Ôpoual toujours à l’abri de ma chevelure cessa de trembler alors que je doublais Daren. Mon étalon avait fait un écart, nerveux et avança plus vite comme pour mettre de la distance entre eux. Je me grattai la tête et me demandais comment je pourrai lui faire prendre un bain. Jetant un coup d’œil par-dessus mon épaule, je lui lançai.

« Alors en route la Chose, heu Daren. »

N’ayant aucune idée de la direction à suivre, je me contentai de rester sur le sentier. Zigzaguant pour éviter les trous, j’observais les bois qui étaient franchement sinistres. Il fallait absolument que l’on sorte de là avant la nuit. Entre les arbres sans feuille, le silence un peu trop présent et cette obscurité presque palpable, il devenait urgent de ne pas s’attarder en de tels lieux.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 17:11

Ca l’amusait tant que ça ? Pourquoi pas, il préférait cela à autre chose. Lorsqu’elle lui annonça qu’elle était Enchanteresse, Daren eut du mal à comprendre réellement ce qu’elle voulait dire.

- Une Enchanquoi ?...

L’explication qui suivit ne lui parut que peu engageante. Un humain pouvait-il réellement faire cela ? Il songea à faire appel à encore plus de prudence. Néanmoins, son scepticisme lui valut une réflexion tout à fait évidente :

- Dis moi, si tu es aussi puissante, pourquoi me demander de t’accompagner ?...

Laissant le cheval mettre de la distance en eux, il suivit les pas de Saruwatari, en alerte constante, ne doutant pas que la nuit tombante ne serait pas en leur faveur. Soudain, il eut un éclair de mémoire. Elle était entrain de le faire revenir sur ses pas ! Cela l’enchantait encore moins et il grogna une fois de plus.

- Tu es sûre de vouloir aller par là-bas ?... On risque peut-être de rencontrer des... prédateurs... C’est de là que je viens. Je te conseille de prendre le chemin plus à l’est au lieu de celui du nord si c’est réellement ta destination...

Revenir vers Thaodia ne lui était pas plus favorable, cependant cette perspective était la moins pire des deux, quitte à choisir, il ne préférait pas tomber sur des elfes. Et puis, sa traversée lui avait permis de prendre quelques repères, il se sentirait moins en danger. Il allait falloir trouver quelque chose pour inciter l’humaine à ne pas trop vouloir le forcer à explorer ce côté-là. De plus, peut-être que si ils restaient dans les environs, il aurait le temps de penser et de tenter de comprendre pourquoi Tuzan avait si mystérieusement disparu. Etait-il encore en Thaodia ? Vivant ? Mort ?... S’il ne l’était pas, Daren se promit de le lui faire payer très cher... Il fallait qu’il se forge lui-même pour devenir plus puissant, acquérir des connaissances et pouvoir lui prouver, si un jour il le revoyait, que son jugement à son encontre était faussé, minable et qu’il était capable de se débrouiller quoi qu’il arrive et sans lui surtout.
Cette pensée lui décrocha un sourire mauvais, son regard grenat fixant l’horizon, il évitait les trous du sentier presque par instinct, se laissant guider par les bruits et son odorat. Le jour déclinait déjà quelque peu, sa vision se précisait d’autant plus grâce à son sang elfique, détaillant encore plus minutieusement ce qui les entourait.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 17:43

Je me forçai à respirer calmement car malheureusement, une chose devenait plus ou moins sûre, nous n’échapperions peut-être pas à une nuit dans ces bois. Cette perspective était loin d’être rassurante voire même carrément effrayante. Les propos de la Chose firent bouillir mon sang. Il était loin d’être idiot et je haussai les épaules. J’observai Djebel, le temps de trouver une réponse à lui donner et souris.

« Plus on est nombreux et plus cela dissuade d’éventuels assaillants. Il faudrait penser à sortir un peu de ta forêt. »

Je sursautai en l’entendant encore grogner, cela n’allait pas être possible. Je tournai sur moi-même et croisai les bras. Mon regard en disait long sur l’acceptation que j’avais de son comportement. Ne pouvait-il se comporter en humain, normalement quoi. Son passé expliquait certainement beaucoup de chose mais bon, il n’était plus seul maintenant.

« Ecoute, je ne comprends rien à tes grognements et des compagnons à poils, j’en ai déjà alors fais un effort, tu veux. Non parce que je n’ai pas l’intention d’apprendre ce langage durant mon voyage. Je pense qu’il y a des choses plus intéressantes, tu comprends ? »

Je clignais des yeux devant ses explications et penchai la tête de côté. La direction m’importait peu, seules la découverte et de nouvelles connaissances dirigeaient ma route. Mais la peur des prédateurs lui donnèrent raison seulement hors de question pour moi de l’avouer. Je levais les yeux pour tenter de déterminer la position du soleil, ce fut peine perdue, le plafond végétal était bien trop dense. Je reportai alors mon attention sur les arbres et quittai le chemin pour les observer en détail. J’étudiais l’écorce, ses variations, la présence éventuelle de mousse et hochai la tête. L’Est avait-il dit, pourquoi pas ? Je n’avais aucune idée de ce que nous allions y trouver mais au moins avais-je un genre d’escorte. J’allais retourner sur le sentier lorsque mon pied buta sur des champignons. Je me baissai, les observai un instant puis les fourrai dans ma besace. Un petit supplément pour le prochain repas, je revins, ravie. Je fis faire un quart de tour à Djebel et fouillai les bois du regard afin de trouver une sente quelconque qui nous permettrait de nous déplacer aisément. Je parcourus une dizaine de mètre et trouvai mon bonheur. Je fis signe à la Chose de nous suivre et m’engageai d’un pas allègre sur la piste. Djebel était de nouveau serein et cela me rassura. Quant à Ôpoual, il ne trouva rien de mieux à faire que filer sous mes vêtements déclenchant des chatouilles en série. Je riais et m’agitais dans tous les sens pour tenter de l’attraper.

« Ôpoual ça suffit ! »
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 18:43

La réponse, quoique douteuse, lui suffit pour l’instant. Marchant derrière l’humaine, il la vit très clairement frissonner. La nuit n’allait pas tarder et ça ne semblait pas lui convenir le moins du monde. Soudain elle sursauta, suite à son grognement, et se retourna en le toisant du regard, d’un air excédé. Elle n’avait pas l’air d’être du genre à accepter les différences entre ses habitudes de comportement et les siens. Il soupira.

- Si tu voulais pas d’autre compagnon à poils, fallait pas me demander de venir. Je suis un lycanthrope je te le répète, et c’est normal pour moi de grogner, que ça te plaise ou pas, « humaine Enchanteresse ».

A ces mots, il reprit sa marche. Se déplaçant toujours agilement, Daren se rendit compte après quelques minutes qu’il était passé devant et qu’elle ne le suivait qu’à moitié. Il se retourna et constata avec un agacement certain qu’elle s’était éloignée du chemin pour aller regarder l’écorce d’un arbre ou même cueillir des champignons ! Daren écarquilla les yeux et serra les dents en fronçant les sourcils. Il grogna encore une fois, dévoilant un peu ses dents, notamment ses canines un peu trop développées.

- Tu comptes t’arrêter toutes les deux minutes pour aller voir les arbres et les champignons ou on va pouvoir avancer avant que la nuit ne tombe ? Je te préviens, je m’arrêterai plus, si tu ne suis pas, c’est pas mon problème...

Et la voilà qui riait pour il ne savait quelle raison encore. Pour couronner le tout, la pluie commença à tomber avant de devenir une véritable averse déversant des trombes d’eau sur eux, lui nettoyant la terre qu’il avait sur lui. Si tous les éléments s’y mettaient maintenant... Heureusement, l’eau brouillait aussi les odeurs, c’était encore acceptable, enfin presque.
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MessageSujet: Re: Un nouveau compagnon de route   Mer 1 Déc 2010 - 19:07

« Non mais quel caractère tu aurais pu me prévenir au moins. J’ai bien l’intention de manger moi alors je fais ce qu’il faut ! Et je m’appelle Saruwatari Emi nom d’un chien ! »

*Lycanthrope, lycanthrope, je t’en ficherais moi des lycanthropes* Ôpoual arrêta enfin son cirque pour retourner sous mes cheveux. Je soupirai et le câlinai, ce dernier visiblement ravi poussait de petits cris. En moins de temps qu’il ne fallait pour dire ouf, je me retrouvai trempée et grommelai. Mon furet revint se planquer sous mes vêtements. Manquait plus que cela et je n’avais pas de capuche. Prochain achat lorsque l’on pourrait enfin se reposer dans une ville sûre. Soudain, je constatai avec effroi que mon nouveau compagnon avait une dentition pour le moins développée, un peu trop même. La vie en plein air opérait de drôles de transformations. Dans quel pétrin m’étais-je encore fourrée ? Djebel me poussa et je le houspillai gentiment.

« Ça va, ça va, j’avance ! »

Je pris néanmoins le temps d’observer le changement radical de Daren. La pluie le lavait enfin et je gloussai. Je restai un moment interdite en voyant son visage. Il avait quelques tatouages noirs et étranges sur le visage, un partant du menton en remontant jusque sur sa lèvre inférieure, et deux symétriques, de chaque côté de son visage, partant de ses tempes pour entourer ses yeux, remontant sur son front en s’arrêtant sur l’arrête du nez et juste sous ses yeux. Je me demandai si cela pouvait bien signifier quelque chose. C’était bien mieux ainsi, il était moins repoussant. La tenue vestimentaire laissait un peu à désirer mais le tout était agréable à regarder. Je me remis en marche, prenant soin de garder mes distances. Nous allions certes dans la bonne direction mais sur quoi allions nous tomber ? Mon corps prenait un malin plaisir à me rappeler qu’il avait souffert de la chute et je grimaçai à tout va. Tout en essayant d’éviter les trous de la route, je ne pouvais m’empêcher de le détailler. Le bougre était plutôt musclé et on pouvait aisément deviner le genre de vie qu’il avait bien pu mener. Finalement c’était un bon choix, il devait savoir se battre et suivant la taille des ennemis, cela m’arrangeait bigrement. Nous nous enfoncions toujours un peu plus dans les bois. Ce que je ne savais pas encore, c’est que nos pas nous menaient tout droit vers Thaodia, le territoire des lycans.
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Un nouveau compagnon de route

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